Bruno Le Maire candidat en 2027 ? La réponse de l'ancien ministre de l'Économie|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et en effet, bonjour Bronau Lemire, soyez le bienvenu. Bonjour Martou sur le plateau dans toute franchise avec le Parisien. Comme tous les dimanches, vous avez été ministre des finances de 2017 à 2024.
Vous signez le temps d'une décision chez Galimar. C'est le récit de votre exercice du pouvoir, de votre expérience gouvernementale, vos réflexion et puis une série de portraits des carnivores, ces dirigeants politiques ou économiques qui gouvernent la planète. Donc chez Galimar, votre livre et sur LCI aujourd'hui face à vous Harley Chabo qui est éditorialiste LCI comme chacun le sait, Olivier Baumont, membre du service politique du Parisien.
Frédéric Delpêche nous rejoindra pour son tac au tac à la fin de l'émission. Mais d'abord pour commencer, c'est la règle. Euh Bruno Lemèire, trois questions, vous répondez par oui et par non, nous les développons dans la foulée.
Mais d'abord, êtes-vous favorable à une mesure d'imprescriptibilité pour les crimes sur mineur ? Évidemment, c'est en lien cette réflexion avec l'affaire Liana. Oui, sans aucun doute.
Gabriel Atal, on l'a lu dans le Figaro, il rêve que vous lui apportiez votre soutien dans la course à la présidentielle. Vous lui dites oui ou non ? Non.
Notre ennemi a un visage. On y reviendra évidemment sur le soutien sur votre possible candidature mais on n'y est pas. Notre ennemi a un visage.
On l'a entendu dans le journal. Cette Helen Musk a dit hier à la tribune le peut-être candidat de la gauche Raphaël Gluxman allusion à notre ennemi, c'est la finance de François. Alors notre ennemi un visage c'est celui d'El Musk vous l'avez rencontré, vous en faites le portrait.
Il a raison de dire ça ou pas ? Non, il confond ennemis et adversaires. Voilà des réponses claires.
On va les reprendre dans le détail si vous voulez bien Bruno Lemè avec le drame de Liala de Liana. Vous avez publié une tribune dans le Figaro dans laquelle vous expliquez que si on ne prend pas aujourd'hui la mesure de la révolte, c'est ce sera la révolution euh en France. Qu'est-ce que vous voulez dire ?
Je veux dire tout simplement que ce qu'ont vécu des dizaines de milliers de parents, ce que vivent des dizaines de milliers de parents, ce qu'ont vécu évidemment les parents de Liana est tout simplement insupportable. Est-ce que vous imaginez la solitude de ces parents qui sont allés déposer une plainte près de la justice, auprès de la gendarmerie, qui n'ont pas de réponse, dont la plainte a été classée, qui ont encore leur fils, leur fille chez eux, j'ai quatre enfants, enfin je m'imagine avec mon fils qui aurait été victime d'attouchement, qui aurait été victime d'un viol et dont la plainte n'aurait même pas été entendue. Oui, je le redis avec beaucoup de force si n'entendons pas ce cri, si n'entendons pas cette douleur des parents, cette immense solitude de pas pouvoir répondre à vos enfants, à votre enfant qui était victime de violence sexuelle, bah désolé, il ne se passera rien.
Comment voulez-vous que un père ou une mère puisse dire ça à un de ses enfants ? Moi, je ça me bouleverse totalement et je dis que si nous n'apportons pas des réponses à la hauteur, la révolte actuelle se transformera en révolution. Il y a déjà eu malheureusement des enfants qui ont été tués par des criminels.
Qu'est-ce qu'il y a de différent dans cette affaire ? Qu'est-ce qui fait que vous dites il faudra puis qu'il y a de différent, c'est l'accumulation, c'est ce qu'on apprend, c'est les dizaines de milliers de plaintes qui sont pas suivies. Et dans le fond, qu'est-ce qu'on comprend ?
C'est que les institutions de la République ne fonctionnent plus. C'est le cœur du cœur du raisonnement de mon livre. C'est c'est une faillite totale les instit.
Non, Elisabeth Martichou, laissez-moi terminer. Olivier, c'est une faillite totale des institutions de la République et je le dis, c'est le cœur du raisonnement de mon lit. Ça sert à rien de faire des propositions sur l'économie, sur la sécurité, sur la défense.
Donc on n pas réglé ce problème clé. Les institutions de la République ne fonctionnent plus. Elles ne protègent plus les plus faibles d'entre nous, les enfants.
Et il n'y a jamais ni responsable ni coupable. Tant que nous ne mettons pas fin à cette faillite des institutions de la République, rien ne pourra être reconstruit en France. Vous dites institution mais en fait ce sont les services de l'État les plus hauts.
Puisqu'on parle de justice, on peut aussi parler de police et puis d'autres services c'est le cœur de l'État qui ne marche plus. Donc faire la 5è publique ou pas ? Non, c'est quand je dis institution, je dis autorité publique.
Tout dépositaire de l'autorité publique doit pouvoir être responsable, sanctionnable. voire révocable. On le voit sur la justice.
Moi, j'ai proposé il y a maintenant une semaine qu'on revienne sur la loi Tobira de 2013 et qu'on ait un garde des saut qui puisse donner des instructions au procureur de la République pour qu'il y ait une vraie politique pénale parce que sinépendance l'indépendance mais à chaque fois on nous dit ça mais l'indépendance ne veut pas dire l'absence de responsabilité. Moi je suis pour une responsabilité. Je me souviens de ce mot de Didier Migot qui en transmettant ses pouvoirs de garde des sauts à Gérald Arrmanin lui a dit "Tu verras le garde des sauts c'est la reine d'Angleterre.
On n'a pas besoin de reine d'Angleterre." Ça veut dire quoi d'ailleurs ? Ben ça voulait dire qu'en fait il est là, il est dans le bureau mais il a pas réellement de pouvoir.
Et Gérald Armanin qui a parfaitement conscience de la gravité des choses et qui a eu les mots justes. Il a pris des décisions, il a fait ce qu'il pouvait faire, c'estàd qu'il a envoyé des circulaires, mais une circulaire ça suffit pas. Il faut une vraie instruction et si vous n'appliquez pas l'instruction, vous êtes sanctionnable, responsable voix révocable.
Ça vaut d'ailleurs pour d'autres aspects. Ça vaut pour un ministre mais ça vaut bien entendu pour un ministre. Quand on est ministre, vous avez été, on est responsable aussi.
Bien sûr, mais ça vaut à force de politiser les choses, on ne veut pas voir que c'est tout le fonctionnement de la chaîne de commandement de l'État qui ne marche plus. Ce que c'est ce que dit leur Assemblée national depuis des années. Donc finalement, vous rejoignez leur diagnostic.
Je rejoins pas le diagnostic du rangement national que j'ai jamais entendu dire sur la feille des institutions. C'est ce que dit Marine Le Pen depuis des années. Jamais je n'ai entendu le Rassemblement national nous expliquer que l'ensemble de la chaîne de responsabilité de l'État devait être mise en cause.
Je devais donner d'autres éléments qui montrent que notre état ne fonctionne plus. Ça vaut pour la justice, ça vaut aussi pour l'éducation nationale. Lorsque vous avez un enseignant qui ne se comporte pas bien ou qui est trop souvent absent, est-ce que le chef d'établissement peut sanctionner cet enseignant ?
Non, il ne peut pas parce que il n'a pas l'indépendance et qui n'est pas maître chez soi. Je propose que là aussi sur l'éducation nationale, vous ayez une responsabilité du chef d'établissement sur l'enseignant qu'il puisse révoquer s'il estime qu'il fait pas correctement son job. qu'on puisse bien comprendre puisque comme vous le dites tout le monde amène ses ses ses mesures ici et là il y a tout un chapelet vous dites restaurer l'autorité c'est rendre aux politiques le pouvoir de sanction sur tous ceux qui travaillent pour l'état ça veut dire se donner les moyens de définir les responsabilités d'imposer les sanctions voir les révocations quand ça nécessaire ça changera quelque chose ça changera tout ça veut dire qu'un ministre doit pouvoir révoquer un directeur un sous-directeur un chef de service qui ne répondrait pas à la demande qui est la sienne.
Au résultat, ça veut dire que le garde des sauts doit avoir autorité sur les procureurs et doit pouvoir lui donner non pas des circulaires mais de vraies instructions pour protéger les enfants et avoir une responsabilité pénale. Ça veut dire que le chef d'établissement d'un collège ou d'une école, s'il voit qu'il y a un prof qui répond pas aux demandes des parents et que des parents ne cesse de se plaindre parce que le prof est pas suffisamment là parce qu'il est absent, il doit pouvoir le changer en 48 he ça s'appelle simplement avoir un état tenu. L'État n'est plus tenu dans notre pays.
Alors pourquoi les responsables politiques ont laissé filer, ont perdu leur autorité ? question parce que vous êtes tous couples au fond d'avoir laissé en quelque sorte filer l'état qui n'est pas tenu n'est pas été tenu par ce qui les gouvernent notamment depuis une dizaine d'années et la demande d'autorité bah quand on vous entend effectivement se dit que arriveront au pouvoir des extrêmes et extrême droite en tête le rassemblement national a un boulevard parce qu'ils utilisent effectivement et ils parlent de ces sujets depuis des années. Je pense que nous avons laissé euh dériver depuis pas simplement une décennie, depuis plusieurs décennies, le fonctionnement de l'État.
D'abord, nous l'avons étendu de manière beaucoup trop large. Donc l'État s'occupant de tout et n'importe quoi, fait tout pas bien. En deuxème lieu, on a voulu déposséder les ministres d'un certain nombre de leurs responsabilités en rajoutant des agences, des autorités administratives indépendantes.
Il faut bien entendre dans les termes la contradiction qu'il y a entre une autorité administrative et son indépendance. Si est administrative, elle est sous l'autorité d'un politique en multipliant les agences de ceci, les agences de cela. Prenez un exemple très concret de ministre des sports, il est censé animer la politique sportive du pays, mais il a à côté de lui une agence des sports que nous avons créé et qui a un budget plus important que le sien.
Qui a le plus d'autorité ? L'agence qui a l'argent ou le ministre qui ne l'a pas ? Nous avons cédé à ce goût très français, très monarchie techocratique.
J'en parle aussi beaucoup dans mon livre pour dire il faut mettre fin la monarchie techocratique. On fait remonter toutes les nomination président de la République. Moi je propose qu'on divise au moins de moitié les nominations qui sont aux mains du président de la République.
Si le ministre de la culture est vraiment mise à culture, c'est lui qui nomme le président de Versailles. Donc il faut donner plus de verticalité au ministre et un peu moins au président. Mais bien sûr, il faut que le président se mette en retrait de tout cela. que le président soit réellement le chef de l'État mais pas le patron des administrations.
Comment voulez-vous que la ministre de la culture soit respecté par ces administrations, par ces établissements publics qui sont puissants, le musée d'art moderne, Versailles, si c'est pas elle qui nomme le président de Versailles et qu'on doit attendre pendant 6 mois ou pendant 1 an de savoir quelle sera la décision du président de la République. Comment voulez-vous que le ministre des finances ne soit pas respecté si le directeur général du trésor fait l'objet de discussion infinie entre le premier ministre, le président de la République, les conseillers pour savoir qui est la bonne personne au bon endroit. Olivier Brenau le maire ce matin dans les colones du Parisien, Édouard Philippe candidat à l'élection présidentielle, il va aussi de de sa proposition notamment pour mieux détecter le profil de de potentiel prédateur sexuel.
Euh, il suggère de de s'inspirer de ce qui existe notamment Outreemanche en Grande-Bretagne sur la possibilité euh que pourraient avoir les adultes de de consulter euh le fichier de la police des prédateurs sexuels quand ils auront un doute sur un adulte qui a une garde d'enfants. Est-ce que c'est une bonne solution selon vous ? Oui, je pense que c'est une bonne idée.
Je pense que tout ce qui permet de mieux informer euh les parents sur le comportement de tous ceux qui ont une relation directe avec un enfant, on l'a vu avec le drame du périscol scolaire à Paris, on l'a vu dans le secteur des sports, on l'a vu dans trop de domaines pour qu'on se dise pas c'est un problème systémique et c'est même un problème culturel dans la mesure où on n'entend pas suffisamment. Oui, je pense que le citoyen pouvoir être informé si il a le moindre doute. Est-ce qu'il existe sur la personne qui est au contact d'un de mes enfants la moindre doute ou la moindre suspicion ?
Parce que le sujet, on le voit bien avec le drame du pays scolaire à Paris, on le voit avec l'affaire Liana, on le voit avec ces dizaines de milliers de plaintes qui sont classées. On ne respecte pas suffisamment la parole des enfants et on entend surtout pas suffisamment la souffrance indiscible de parents qui savent qu'il se passe quelque chose. Ils le savent.
Ils le savent dans leur trip parce qu'ils sont pères ou parce qu'ils sont mères. Ils comprennent au visage de leur enfant au comportement parce qu'il se remet à faire pipi au lit ou parce qu'il se met à se reprillier sur lui-même ou parce qu'il mange plus. Ils savent qu'il y a un truc qui va pas avec son enfance.
Quand on est père ou qu'on est mère, on sait qu' quelque chose qui va pas avec votre gosse et que les institutions se drapent dans leur dignité en disant un non désolé il y a rien, vous pouvez pas savoir. Votre plainte ne sera pas suivie et vous ne saurez rien sur celui qui est au contact de vos enfants. C'est révoltant.
Vous proposez la construction de 25000 places de prison. Alors, on se dit que vous êtes assez optimiste parce que la promesse d'Emmanuel Macron, c'était 15000 il y a 10 ans. Il y en a un tiers seulement qui a été réalisé, un tiers seulement des places construites et les présences aujourd'hui surchargées.
Comment vous faites vous ? Abandonner d'autres pans de l'activité de l'État qui sont moins prioritaires. Lesquels ?
Le choix qui est devant nous pour les 25 prochaines années, c'est de savoir si nous allons continuer à faire grossir l'État social. Ouais. qui distribue des aides, qui distribue des allocations, qui s'occupe de tout dans votre vie jusque à la manière dont on va rembourser la couture d'un de vos boutons ou le repris d'un de vos vêtements.
Est-ce qu'on va dans cette direction là ou est-ce qu'on va dans une autre direction qui est celle que je propose ? Un état social qui protège les plus faibles, les plus malades, mais un état régalien, un état protecteur qui reprend la main sur les grandes politiques publiques dont la construction de place de prison. Ce que je veux vraiment faire comprendre à nos compatriotes, c'est que les deux sont pas compatibles.
On ne peut pas à la fois étendre sans fin les dépenses sociales de l'État et garantir un bon fonctionnement de l'État régalien parce qu'il y a des investissements à faire sur les places de prison et que ça coûte très cher et que ça prend du temps et que c'est compliqué, qu'on voit bien avec ce qui se passe en Russie, que nous devons réinvestir dans le domaine de la défense et je pense que nous prenons du retard. Je pense que nous n'y sommes pas. Et évidemment cette affaire vient de montrer aussi qu'en matière de justice, de police et de gendarmerie, il faut poursuivre ce qui a été fait par le président de la République, renforcer les moyens financiers.
Est-ce que vous ne vous payez pas de mots quand même Renault le maire ? Parce que effectivement, on l'entend beaucoup. On peut pas l'état providence ne serait plus compatible avec le maintien à bon niveau des services publics, mais il faudrait des milliards et des milliards et des milliards, ne serait-ce que pour construire vos places de prison.
Vous allez pas réduire de plusieurs de dizaines de milliards aujourd'hui les systèmes sociaux, les amortisseurs sociaux. Dites-nous comment quand vous doublez la franchise sur les médicaments, comme je l'ai fait contre toutes les oppositions, ça rapporte plusieurs milliards d'euros. Quand vous acceptez de reporter l'âge de départ à la retraite avec un âge de référence que j'ai proposé à 65 ans, ça rapporte plusieurs milliards d'euros.
Quand 63 quand vous acceptez de désindexer à 65 ça il faut en discuter mais en tout cas il faut fixer un objectif quand vous acceptez de désindexer les pensions de retraite comme je l'ai proposé pas pour les petites pensions mais pour les pensions les plus élevées et que vous le faites sur plusieurs années c'est pas des milliards d'euros que ça rapporte Élisabeth Martichou c'est des dizaines de milliards d'euros sur 5 ans. Donc je veux vraiment là aussi dire à nos compatriotes, c'est pas réduire les pensions désindexer une partie des pensions de retraite de l'inflation, pas les plus faibles, pas les pensions des plus modestes mais c'est pas des milliards d'euros que ça rapporte des dizaines de milliards d'euros. Le courage ouvre un chemin convaincre les français c'est quand même ça le conv les français qui sont gavés à la dépense sociale cha si nous exprimons ce matin si j'ai la joie de vous retrouver un dimanche matin comme ça c'est justement pour essayer de convaincre no compatriotes et pour leur dire surtout c'est possible parce qu'on les met systématiquement devant devant des impasses on dit financièrement on peut pas y arriver politiquement c'est trop compliqué institutionnellement c'est pas possible moi je leur dis c'est possible c'est juste une question de clarté et de courage si vous acceptez de désindexer même partiellement les pensions de retraite lorsqu'il y a de l'inflation.
Je sais que c'est pas populaire mais je suis persuadé que ceux qui sont aujourd'hui à la retraite qui voi bien qu'ils font réinvestir dans l'hôpital qui voi à quel point les conditions de vie dans nos soignants dans les hôpitaux ne sont pas dignes. Qui voit bien que nos policiers et nos gendarmes ont besoin de moyens. qui voit bien qu'il faut plus de place de prison peuvent comprendre que les dizaines de milliards d'euros que rapportent la désindexation des pensions de retraite, ça peut être utile public de supporter des journées des journées de grève sans céd c'est ça le courage politique.
J'ai pas vu beaucoup de retraités faire la grève. Non mais le réformer le système de retraite, vous l'avez vu ? Oui, je l'ai vu.
Mais euh ce que je propose en l'espèce, c'est la désindexation des pensions partielles pour une durée qui soit déterminée. C'est déjà des dizaines de milliards d'euros de revenus. Et j'ai rarement vu les retraités manifester dans la rue ou surtout faire la voulez défier là Olivier.
Oui. Alors, depuis la mort tragique, la disparition de de Lihana, on est saisi he pas aussi par les les commentaires. On écoute, on lit un peu comment les les Français ressentent ce drame, y compris dans dans leur chair.
On entend aussi cette part de la population qui se dentite même prête à se faire justice elle-même si son enfant était victime d'agression sexuelle. On entend aussi cette petite musique autour de la peine de mort qu'il faudrait rétablir. Est-ce que vous est-ce que ça vous inquiète ou est-ce que vous comprenez cette colère qui va jusqu'à ce que je viens de vous décrire ?
Je je l'ai dit, je la comprends. Toute personne qui est père ou mère de famille, qui a des enfants se projette légitimement dans cette situation. Cette colère, elle est compréhensible.
Je veux juste dire que les institutions de la République sont faites pour que le droit prenne la place de la vengeance. Car le droit, il a une immense force, il est collectif et il fixe une limite. La vengeance, elle est sans limite.
H Elle est sans limite. Elle ne s'épuise jamais. La vengeance appelle toujours la vengeance et elle mène à toujours plus de violence et toujours plus de désordre dans une société.
Donc aussi difficile que cela soit à entendre et c'est pour cela que je reprends la première question posée par Ézabeth Martichou. La révolte se transformera en révolution. Je le redis si nos institutions ne sont pas capables de prendre la mesure du drame et de la déchirure que représente l'affaire Liana dans le corps social français en refondant complètement comme je le propose dans mon livre. nos institutions pour que tout dépositaire de l'autorité publique, qu'il soit simple policier ou ministre de l'intérieur dans toute la chaîne d'exécution la décision publique soit responsable, sanctionnable et révocable.
C'est pas 9 mois de la présidentielle que ça va se faire. Mais si la présidentielle n'est pas l'occasion de poser les grands débats que je suis en train de poser sur l'état social ou l'État régalien, sur la restauration d'une chaîne de commandement dans tout l'état et sur la refonte de nos institutions pour qu'elles soient plus efficace, alors ça sert à rien d'avoir une élection présidentielle. Arrête le courage de regarder les choses en face.
On a beaucoup été étonné par les propos du président de la République qui a dit "C'est pas un problème de moyen, qu'on ne me parle pas d'un problème de moyen." Euh bah, on s'aperçoit quand même qu'il y a des rapports qui alèrent depuis au moins 2 3 4 ans sur la situation de la justice, sur l'empilement de dossiers non traités sur ces affaires qui touchent aussi à la fois des femmes victimes de tentative de viol ou des enfants. Franchement, les politiques il ferment les yeux. quand même je pense qu'on peut pas reprocher au président de la République de ne pas avoir augmenté les moyens de la justice et de la police.
Mais il dit on n pas fait assez fort, on n pas été assez coin et assz fort fait mais essayons d'être honnête dans nos jugements. Je sais que c'est pas facile en politique mais en tout cas c'est ma propre morale. Soyons honnête.
L'onnêteté commande de dire que s'il y a un président de la République qui a augmenté massivement les moyens de la justice, de la police et de la défense, j'étais ministre des finances à l'époque et je me souviens des demandes qui étaient faites. Je n'ai jamais refusé des demandes d'augmentation de budget pour les ministères régaliens parce que je considère que l'État c'est d'abord la protection des gens et c'est d'abord le régalien. Est-ce que ça suffit ?
Parce que quand vous regardez les comparaisons avec les autres pays européens, on voit bien que nous n'y sommes pas encore ni pour l'éducation, ni pour la justice, ni pour les armées où nous sommes puissants, mais nous devons être encore plus puissants pour faire face aux menaces. Donc nous devons continuer dans cette direction en reconnaissant honnêtement les efforts qui ont été faits. Je constate aussi que on a parfois l'impression qu'on est encore chez court ligne dans certaines administrations.
C'est-à-dire quand vous apprenez que entre Huch et Toulouse à peine 1 heure de trajet, euh on narrive pas à avoir des communications qui soient efficaces, qu'on en prend une enveloppe craft qu'on utilise pas l'intelligence artificielle, on se dit on est où ? On est au 19e ou on est en 2026 ? qu'il y a un besoin d'équiper des outils de communication et les technologies les plus en pointe l'ensemble des services de l'État.
Ça vaut pour la justice, ça vaut pour tous les ministères. Violence sur les violences faites aux enfants. Vous dites pas que la la chaîne politique est est exemple de toute responsabilité.
Je trouve que quand à chaque fois d'ailleurs le national sorti un rapport qui date de 2023 qui n' pas Non mais j'ai noté que l'un des partis qui appelait à la démission de Gérald Armanin, il y avait la France insoumise si je me trompe pas et il y a Jordan Bardella. Et ça contredit exactement ce que vous disiez tout à l'heure, c'est que dans le fond ils ne veulent pas ces parties ne veulent pas régler le fond des problèmes, c'est-à-dire la restauration d'une chaîne de commandement efficace. Parce que pour ça, il faut avoir un tout petit peu d'expérience du pouvoir.
Ayant une longue expérience de ministre, je peux vous dire très précisément au scalpel, ce qui ne va pas dans la chaîne de commandement de l'État. Et donc je que les politiques prennent la responsabilité. Oui, mais vous reconnaîtrez que s'il y a bien un ministre garde des sauts qui a alerté sur le problème des enfants, qui a envoyé des circulaires, qui a dit c'est une priorité absolue, c'est Gérald Armin.
Il a donc tout mon soutien. Néanmoins, vous n'êtes pas un adepte de la démission, hein. Vous consacrez plusieurs pages au fait que vous n'avez pas démissionné, contrairement à ce que certains vous le reproche, mais quand même quand un élu ou une personnalité nommée fait face à un drame dont vous dites vous-même qu'il faut un avant et un après, est-ce que politiquement ça ne peut pas créer un électrochoc de dire "Bon ben voilà, je prends je m'en vais." C'est les Français sont plus sages que nous.
La preuve, c'est que ils nous tiennent pour responsable nous les politiques de ce qui s'est passé parce que on a pas suffisamment transformé l'action de l'État mais il demande pas la démission de Gérald Armana parce qu'ils ont parfaitement compris que c'est là où il est garde des sous qui peut être le plus utile. Et je persiste et je signe, je l'explique dans mon livre. À aucun moment, je n'ai songé à démissionner parce que j'étais ministre des finances, parce que je faisais mon job, parce que j'avais engagé le rétablissement des comptes publics, parce que j'avais fait passer des économies que toutes les oppositions avaient refusé et que la seule chose que je ne pouvais pas prévoir, c'est que mon plan de rétablissement des comptes publics de 2024 serait torpillé par la dissolution.
Dans un instant, en toute franchise, on continue. On va parler de Trump, tiens, un dîner à Versailles, c'est bien raisonnable. Et puis le scaf, un projet francoallemand et puis la présidentielle Bruno Lemè à tout de suite.
Bruno Lemire est l'invité ce matin dans toute franchise avec le Parisien. Euh tiens, une petite question, les petits plats dans les grands Olivier ce matin. Et oui, on a appris hier que mercredi soir Emmanuel Macron recevrait Donald Trump sous les ordres de Versailles pour fêter le 250e anniversaire de l'indépendance des États-Unis.
Euh grand repas, grand dîner, feu d'artifice, euh les grandes eaux, beaucoup de faste pour le président américain. Est-ce que malgré tout vous pensez qu'on a les moyens de s'offrir ça aujourd'hui est-ce que c'est un peu une humiliation quand même quand on regarde un peu dans le rétroviseur et tout ce qu' a pu dire Donald Trump sur Emmanuel Macron et la France en général ? Ce que je crois surtout, c'est que nous avons un choix stratégique à faire par rapport aux États-Unis, ceux de Trump comme ceux qui viendront.
Est-ce que nous voulons être indépendants d'un allié qui se comporte de plus en plus comme un adversaire ? Oui ou non ? Ma réponse est oui.
Je plaide pour ça par écrit, par oral depuis maintenant 2 ans. Je pense qu'il faut que nous tirions les leçons de ce qui s'est passé avec Obama, avec Biden, avec Trump. Lui dérouler le tapis rouge comme ça à Versailles.
Est-ce que c'est utile ? Je pense qu'il faut surtout lui montrer notre détermination totale à construire un avenir national et européen indépendant des États-Unis d'Amérique. C'est à mes yeux le plus important. na pas l'impression qu'il y a une quand même une manifestation d'asservissement de vassalisation crois pas à la séduction.
Franchement les Français peuvent être choqués quand ils savent que Trump donne ma position de fond. Je suis pas là pour juger décision. Je vous dis simplement que je ne crois pas la possibilité de séduire Donald Trump.
Je pense qu'il faut s'opposer à Donald Trump, s'opposer aux États-Unis d'Amérique, s'opposer aux décisions qu'ils prennent qui sont dangereuses aujourd'hui sur l'Iran, qui sont dangereuses sur l'intelligence artificielle, qui peuvent être dangereuses sur l'Ukraine et que la seule attitude à la fois digne et efficace des chefs d'État européens globalement est celle d'une opposition ferme et résolue à ce que deviennent les États-Unis d'Amérique en creux, c'est pas exactement ce qu'on va faire mercredi soir. C'est ma position et c'est ma position constante depuis maintenant plusieurs années. Vous savez quand j'ai taxé les gens du numérique, ce qui me paraît absolument indispensable, que j'ai essayé de rassembler tous les États européens autour de ça, c'était une question de justice et d'efficacité.
Il me paraissait indispensable de pouvoir dire à des commerçants français qui sont encore lourdement taxés, les gens du numérique qui utilise 450 millions de consommateurs européens vont être taxés au même niveau. Ça m'a amené à m'opposer frontalement à l'administration Trump et je le redis pour moi, c'est la seule attitude à la fois digne et efficace. Vous êtes convaincu par la méthode Trump, c'est-à-dire la paix par la force ou bien vous êtes extrêmement sceptique et vous ne croyez ou vous ne croyez pas à la signature d'un accord de paix avec l'Iran ? parce que d'un côté il y a la version toujours optimiste effectivement de Donald Trump et en face la réaction iranienne.
Pas de signature aujourd'hui comme l'annonce Trump. Je ne suis pas sceptique. Je pense que c'est un échec.
Je pense que ce à quoi conduit toute cette politique de la force à la place du droit, sans associer ses alliés, sans les consulter, sans les convaincre, c'est le renforcement de la Chine. C'est exactement ce que nous voyons aujourd'hui. Quant à cet accord qu'on vous annonce pour le 80e anniversaire, enfin, ouvrons les yeux, enfin, on est où ?
Quel délire tout ça, c'est du bluffire de Ah bon ? C'est du bluff sur des sujets qui sont sérieux parce que c'est notre sécurité qui est en Bien sûr que c'est du bluff. Vous parlez de sujets que j'ai eu à traiter depuis 2003 quand j'étais conseiller de Jacques Chirac et de Dominique de Villepin.
Il y a trois sujets qui sont sur la table et croyez-moi, il demande beaucoup beaucoup de techniques, il demande beaucoup d'engagement, il demande beaucoup de précision. Le premier c'est évidemment le nucléaire mais il nous dit on va aller récupérer les matières ficiles comme la poussière. Enfin d'où ça sort ?
La la formule est sans doute jolie, mais je doute beaucoup de l'efficacité quant à la capacité à arrêter définitivement le programme nucléaire militaire iranien qui est évidemment inacceptable. Le deuxième sujet dont tout le monde ne parle parle très peu mais qui est pourtant prioritaire pour nous, ce sont les missiles balistiques car je rappelle que les missiles iraniens peuvent toucher le sol européen. Et donc, quel est le programme de désarmement du programme de missile balistique iranien que propose monsieur Trump dans cet accord ?
Vous verrez, il y aura rien. Et le troisème sujet, c'est Hormouse. Ça nous concerne directement parce que c'est l'approvisionnement en pétrole d'une partie de l'Europe et donc c'est le prix du carburant à la pompe.
Je vous fais un paris sur ce plateau. Ce à quoi aura conduit cette crise en Iran et cette guerre décidée unilatéralement par Trump, c'est une augmentation durable des prix du pétrole. Et contrairement à ce que dit tout le monde en disant il y a un accord, les prix du pétrole vont baisser, je pense que les infrastructures ont été tellement détruites que les prix du pétrole vont repartir à la hausse dans les prochains.
Non, on n'est pas prêt de retrouver les prix de l'essence à la pompe comme avant Fren il y a un risque très important qu'au regard des destructions qui ont été engagées, la remise en route des puits ne se faisant pas comme ça en 30 secondes, les prix du pétrole repartent à la hausse. Donc triste bilan de cette opération. Aucune réponse sérieuse sur le nucléaire, zéro réponse à les missiles balistiques qui peuvent toucher le territoire européen, des prix du pétrole qui augmentent et notre adversaire stratégique qui est la Chine qui sort très renforcé de cette affaire.
Alors la défense française, les Allemands ont annoncé euh sont eux qui l'ont fait l'abandon d'un projet franco-allemand. Le SCAFS alors c'est un avion de chasse furtif qui pourrait travailler en coopération avec des drones. Euh je ne suis pas une spécialiste, mais en tout cas c'est un avion d'avenir.
Ça traîne depuis euh des années. Ça a été mis sur les fonds bâtismaux par Emmanuel Macron et Angela Merkel et puis rien. 2026 c'est un échec complet.
Euh la question franco-allemande, c'est un ça vous concerne un peu, hein. Vous travaillez bien là-dessus depuis des années. Cet échec, c'est l'échec de qui ?
Je saurais pas vous dire les responsabilités des uns des autres, mais je reprends votre mot. C'est un échec terrible. Pour la coopération franco-allemande, nous parlons du successeur des avions de combat actuels avec un système de combat total avec l'avion lui-même, les drones qui vont autour et l'ensemble des communications avec les forces terrestres et les forces balistiques et l'ensemble de ce qui protègent le territoire européen.
Ça nous permettait d'avoir un système totalement intégré entre la France et l'Allemagne et donc ensuite avec d'autres pays européens totalement intégrés à l'OTAN. Il n'aura pas lieu pour la France, pour l'Allemagne, pour l'Europe. C'est un désastre.
C'est d'assus pas défini les responsabilités des autre parce que je suis pas suffisamment informé de l'intérieur pour savoir quelles sont les responsabilités. Tout le monde dit que d'asso et Airbus ce sont pas parce que chacun voulait. Je suis pas commentateur, je suis acteur.
Donc je vous fais des propositions. Face à cette situation, vous avez deux possibilités. Soit vous laissez l'Allemagne partir seule dans son réarmement où elle va dépenser à peu près 100 milliards d'euros par an pour sa défense et çaen est fini de l'unité de la défense européenne.
Soit vous dites tirons les leçons de cela et allons encore plus loin dans la coopération franco-allemande pour aller vers ce que j'ai proposé une union franco-allemande et là aussi avec des méthodes de travail totalement différentes. Moi, j'ai proposé qu'il y ait un conseil des ministres franco-allemands chaque mois. J'ai proposé qu'il y ait un ministre français dans le gouvernement allemand et un ministre allemand dans le gouvernement français.
J'ai proposé qu'on ouvre de nouveaux programmes en commun, notamment sur les missiles de moyenne portée qui sont essentiels pour nous protéger en profondeur face à une éventuelle attaque russe. Donc reprenons la voie du franco-allemand parce que c'est la condition de notre sécurité, de notre prospérité et de la construction européenne. Encore un mot quand même parce qu'il nous manque maintenant des dizaines de milliards pour faire ce cet avion dont on a besoin.
Vous parlez du réarmement. Comment on va faire ? Ben, on va avoir aujourd'hui, si on fait de nouveau, nous allons avoir un programme français, nous allons avoir un programme allemand, français peut-être avec les Suédois, nous aurons un programme britannique avec les Japonais.
Enfin, c'est ridicule. Est-ce que vous imaginez aux États-Unis chaque État construisant son propre avion ? Bah non, vous avez le F35 qui est vendu partout, qui est imposé avec les mêmes normes, les mêmes spécifications partout aux États-Unis.
Serait peut-être tant qu'en Europe, on se réveille et que nous comprenions que la coopération est préférable à la rivalité. Ah oui, d'accord. Mais l'Europe se réveille, le rapport Dragy, tout le monde dit "C'est formidable, Mario Dragui, mais il se passe mais chab totalement raison.
C'est bien pour ça que là aussi comme sur les institutions françaises, je propose des changements systémiques. L'Europe à 27 fini, passons à l'Europe à 6. À 27, vous n'y arriverez pas." Je le dis avec cette expérience une fois encore de dizaines et de dizaines de conseils des ministres, de conseils européens.
J'ai vu ces bavardages à 27, ces tables, il y a 150 personnes autour, vous n'arriverez jamais à rien. Donc il faut se réunir d'abord en franco-allemand, union franco-allemande, travail en commun régulier chaque semaine avec des représentants de chaque côté du rein. En deuxème lieu, une Europe à 6, France, Italie, Espagne, Allemagne, Pologne, Pays-Bas.
Ensuite des projets très concrets. Exemple, il nous faut un Google européen. S'il y a pas de Google européen et que nous sommes coincés entre Alibaba d'un côté et de l'autre monsieur Musk, monsieur Alpman Open AI, Microsoft et d'autres hyperscalers américains, nous sommes morts.
Nous ne serons jamais une puissance. Non, c'est pas trop tard. Simplement, si nous voulons vraiment arriver à avoir notre propre Google européen, qu'est-ce qu'il faut ?
Il faut des infrastructures, on commence à les avoir, c'est les centres de stockage de données et ils sont c'est une chance en France parce qu'on a l'énergie nucléaire pour les faire fonctionner. Il nous faut ensuite de l'intelligence artificielle européenne parce que c'est là qui est la valeur. Chance aussi le seul champion de l'intelligence artificielle en Europe, il est français, il s'appelle Mistral et va proposer au-delà du chat qui est pas son cor business, il va proposer des solutions adaptées pour chaque type d'industrie et chaque type de secteur économique qui vont être très rentables et qui vont très bien fonctionner.
Et on faut enfin une troisème brique. Je travaille dessus depuis 2 ans, c'est des semi-conducteurs, c'est-à-dire ce qui fait tourner ses machines, ce qui fait tourner ses centres de données et ce qui fait fonctionner l'intelligence artificielle. Nous avons avec ASML, l'entreprise néerlandaise pour laquelle je travaille, le meilleur champion de la gravure de 2 nanomè la plus fine au monde en Europe.
Nous avons toutes les briques, c'est juste une question de volonté. Il faut moins de régulation, plus d'investissement et de la coopération. qui est dirigé non pas par les fonctionnaires de Bruxelles mais par les industriels et les entreprises privées.
Et là dans 10 ans, vous avez un Google europé. Oui. Enfin tout ça dépend du résultat de la présidentielle.
Et oui he vous l'avez rappelé en début en début d'émission, vous vous sentez ce climat révolutionnaire monté dans la société. Ça se traduit aussi dans les sondages hein puisque aujourd'hui on sent que la dynamique est plutôt du côté du RA assemblée nationale de Jordan Bardella et où Marine Le Pen on saura le 7 juillet avec le verdict du procès et de l'autre côté le la France insoumise de de Jean-Luc Mélenchon dans tout ça le bloc central voilà et dans pleine bataille de de chifonniers comment vous évitez ce duel RN LFI par un projet qui le porte vous par un projet unique c'est on sait ce que veut la France insoumise La soi-disante Nouvelle-France, c'est très simple, c'est la fin de la nation française, c'est le commotarisme érigé en règle de vie dans la nation. Je le combats totalement.
On sait ce que veut le rassemblement national. C'est une France étriquée, rétrécie. C'est pas ce que je souhaite non plus.
Nous, on a beaucoup de mal à savoir ce que nous voulons. Donc, avant de parler de candidature de personne, il nous faut un projet unique. Tout le monde parle de candidature unique.
Moi je dis, il nous faut un projet unique où on tranche les grandes questions que nous avons essayé de trancher pendant cette heure d'échange. Comment vous organisez état régalien ou état social ? Quelle part pour chacun ?
L'Europe, veut-on une union franco-allemande ? Oui ou non ? Est-on prêt à avoir un Google européen en prenant les mesures que j'ai proposé sur la régulation, sur l'investissement, sur l'innovation et sur la place des entreprises privées par rapport au technocrates de Bruxelles ?
Posons ces sujets là. Qui qui qui organise ça ? Qui qui montre ça ?
Très bien, c'est c'est loupable comme intention. Mais comment vous laissz laissez le débat d'idée prospérer ? Ayons le sang frroid nécessaire pour dire c'est vrai.
Aujourd'hui, il y a plusieurs candidats, ils sont tous légitimes. Personne ne peut contester la légitimité d'Edouard Philippe, de Gabriel Aattal, de Bruno Rotaillot et d'autres à être candidat d'élection présidentielle. Et ça ne me pose aucun problème.
Ils sont légitimes. Ce qui me pose problème, c'est que nous ne savons pas où nous voulons emmener les Français. Et moi si je peux être utile dans ces semaines et dans ces mois vous dites quoi ?
Ils n'ont pas de vision. Il y a pas la vision elle est elle est pas très Je continue à ne pas voir ce que nous collectivement nous défendons. Donc plus cela va avancer plus je dirais avec force avec clarté avec détermination ce qui me semble le bon chemin pour la France.
J'ai une certitude Eisabeth Martichou vous ne gagnerez pas en disant nous sommes une digue. Nous sommes une digue contre la France insoumise nous sommes une digue contre le Rassemblement national. Vous ne pouvez pas gagner et je vais même vous dire, vous ne devez pas gagner car on ne gagne pas contre, on gagne pour.
On ne gagne pas en fermant des écoutilles, on gagne en ouvrant un chemin et en disant français voilà où on peut aller. Et je vais vous donner ma dernière certitude. La France a tout pour réussir.
Ce que j'ai essayé de montrer pendant cette heure-là, c'est que nous avons tous les atouts pour réussir mais que si nous ne changeons pas l'organisation, les règles, le fonction depuis 40 ans disent une majorité de Français. Bien sûr, mais on les comprend. Regardez où nous en sommes.
Nous n'en sommes pas là où nous devrions être. Donc donc nous avons nous avons échoué sur des décisions politiques qui auraient dû être prises parce que là nous aurions dû transformer, nous avons simplement adapté. Nous avions proposé, c'était le titre du lit d'Emmannel Macron en 2017 la révolution et nous avons fait des réformes.
Ouais. C'est plus des réformes qu'il faut, c'est une transformation complète du modèle. C'est incroyable parce qu'il y a beaucoup de de téléspectateurs qui nous regardent qui doivent dire c'est incroyable parce qu'on est lucide, intelligent, clairvoyant, dès qu'on quitte le pouvoir, qui au pouvoir paf et ben on fait exactement le contraire de ce que c'est très juste.
Chav, je pense que beaucoup de gens disent ça. J'en ai parfaitement j'en ai j'en ai parfaitement conscience. On perd toute lucidité, tout courage.
Non mais ça vous connaissez la phrase, vous connaissez la phrase de la fontaine qui disait le repos, le repos bien si précieux qu'on en faisait jadis le partage des dieux. Qu'est-ce que je veux dire par là ? C'est qu'un peu de repos après les 30 années de vie publique, un peu de distance du travail ailleurs pour cette entreprise technologique ASML pour l'aide sociale à l'enfance puisque je suis membre d'une association qui lutte contre ces drames qui sont imposés aux enfants.
Elle s'appelle Impact est dirigé par S Greco qui est une forme d'ab chef de service de l'hôpital Neer à Paris. Un peu de repos, un peu de retrait, un peu de distance. Ça vous permet de souffler ?
Ça vous permet de voir ce que vous avez réussi et ce que vous avez échoué à faire et ça vous permet de mieux comprendre et d'ouvrir un chemin pour le pays. Alors, on avance parce que Frédéric d'abord nous rejoint pour ces questions tac. Non.
Quelle est la première décision que vous feriez que vous regrettez de ne pas avoir fait puisque vous parlez de choses qu'on ne suit plus une fois qu'on est au pouvoir ? La première chose, avoir été plus ferme sur les comptes publics. Bon, c'est dit, c'est un regret.
Euh et vous vous enouvain avec plus de force notamment les oppositions qui n'ont jamais jamais voulu soutenir les économies proposé. Oui. Ben alors là vous vous dites c'est la faute des autres.
Non c'est ma faute aussi parce que c'est moi qui aurais dû convaincre. Vous ayez pu dire aussi président de la République plus ferme à l'égard des oppositions, plus ferme à l'égard du président de la République. En tout cas nous n'en sommes pas là où nous devrions être.
Donc si si on revient en disant écoutez tout a été formidablement fait même pas la peine d'aller parler au français. Une question sur Jordan Bardella. Oui.
Euh est-ce qu'est-ce que vous avez pensé des images de Jordan Bardella la semaine dernière qui s'affichait avec sa compagne Maria Carolina de Bourbon des de Siciles au grand prix de Formule 1 de Monaco ? Je pense que chacun est libre de sa c'est une erreur, c'est de s'afficher comme ça. Chacun est libre de sa vie personnelle.
En revanche, je vois dans le Rassemblement national deux lignes très différentes qui s'opposent et moi, il y a que ça qui est compte vis-à-vis des Français. Chacun fait ce qu'il veut de sa vie personnelle. J'ai pas jugé de qui sort avec qui qui fait quoi.
Je trouve ça indigne. Je trouve pas ça respectueux des gens. En revanche, je trouve que le Rassemblement national n'est pas respectueux des Français en étant si ambigu par exemple sur la réforme des retraites.
J'ai toujours pas compris ce qu'il voulait sur la réforme des retraites et on sait que notamment sur l' rétablissement des comptes, la moitié du rétablissement des comptes dépendra de nos décisions sur la réforme des retraites. Derrière, il y a des millions de Français qui se demandent si leurs pensions vont être versées, si elles vont être versées à temps, si ça va être les mêmes pensions. Ils sont toujours incapables de nous dire quelle est leur position.
C'est plutôt ça qui me dérange. Frédéric Delpêche, bienvenue à vous. Vous avez préparé cinq questions du tac au tac.
Bruno Lemire, question brève, réponse brève. Alors, pour prolonger pour prolonger ce que vous disiez un instant sur la présidentielle, est-ce que vous préférez aller le weekend prochain au meeting de Bruno Rotillo au parc Floral ou le 5 juillet à celui d'Edouard Philippe ? Alors, je ne vais faire aucun meeting comme ça, vous voyez, ça fait pas de déçu.
L'Assemblée nationale a voté la semaine dernière pour la deuxième fois. la nationalisation d'arcelorale au nom d'une forme de souveraineté, c'est à l'initiative de la gauche. Est-ce que alors le bloc central s'y est opposé, est-ce que ce serait pas un geste tout de même nationaliser Arcelor Mital ?
Non, c'est c'est totalement stupide. C'est l'assurance des droits dans le mur en claxonnant. Donc on peut reprendre ce qui était fait pendant 40 ans.
C'est des mesures de la nationalisation se fait plaisir. Les politiques qui se font plaisir honnêtement je supporte plus. C'est tellement facile d' va nationaliser.
Puis alors qui va diriger Mital ensuite ? Vous avez des compétences pour diriger une grande assyrie comme Arcelor ? Vous allez être rentable, vous allez être compétitif, on m ouvriers, on m au salariés, on m en français, c'est insupportable.
Donc non, trois fois non. C'est stupide, c'est irréaliste et surtout ça mettra la boîte, les Français et la Syrie française dans le mur. Alors les députés toujours pour le 493 cette automne pour le prochain budget, Yelbron Pivet, la présidente de l'Assemblée, il est favorable pour aller plus vite enfin un budget adopté rapidement.
C'est pas la seule solution. Je pense qu'il faut aller beaucoup plus loin. Surtout, il faut revoir de A à Z la procure budgétaire.
Il faut qu'elle dure 3 semaines, pas 3 mois. Oui, il faut limiter voir supprimer le droit d'amendement des parlementaires sur le budget comme c'est le cas par exemple en Grande-Bretagne puisqu'il ne propose que des dépenses supplémentaires supprimer ou limiter drastiquement le droit d'amendement des parlementaires sur le budget. Donner un droit de vétoces.
Le plus de pouvoir au parlement vous c'est pas votre truc. Si, mais un pouvoir de contrôle. Je veux dire, quand je vous dis qu'il faut transformer de A à Z nos institutions et la manière dont l'État est dirigé, j'en tire les conséquences concrètes.
Je vous dis que si vous gardez le même droit d'amendement, c'est-à-dire ces milliers d'amendements qui sont déposés chaque année depuis 10 ans, j'ai fait ça pendant 7 ans à 7 reprises sur sep budgets différents, j'aurais rêvé d'avoir des dizaines de milliards d'euros de proposition d'économie. Je n'ai jamais eu que des dizaines de milliards d'euros de proposition de dépenses supplémentaires. J'en tire la conséquence, limiter le droit d'amendement des parlementaires sur le budget.
Alors, ça sera pas pour l'automne prochain, mais peut-être pour le le futur. Euh David Amiel, le ministre des comptes publics, propose d'envoyer un SMS à chaque français quand il sortira de la pharmacie, du centre de santé pour évaluer le coût exact de ce qu'il vient de dépenser sans le savoir. Est-ce que c'est une bonne initiative ou un peu culpabilisant ?
Non, je pense que c'est une bonne initiative, mais j'élargirai encore plus. Là aussi dans le principe de responsabilité que je veux remettre au cœur du fonctionnement de l'État en France, à chaque dépense publique, l'information du citoyen sur ce que ça a coûté. Vous allez à l'hôpital, vous utilisez un service public, vous allez à l'école, vous utilisez une crèche, vous achetez un médicament, vous avez la facture et vous savez combien ça coûte.
Là aussi, c'est une façon de responsabiliser tout le monde. Alors, dernière question. Le les Suisses se prononcent aujourd'hui sur un référendum à l'initiative de l'extrême droite sur l'immigration qui vise à plafonner à 10 millions d'habitants la population en 2050 avec dès 9,5 millions d'habitants et bien restriction du droit d'asile, regroupement familial supprimé.
Est-ce que ce type de référendum, vous qui êtes favorable au référendum dans votre livre, est-ce que ce type de référendum serait euh applicable en France ? Je pense qu'il est indispensable. Je sais qu'il faut revoir certains articles de la Constitution pour le permettre, mais nous aurons besoin de consulter le peuple français sur l'immigration.
Nous aurons besoin de consulter le peuple français sur la refonte des institutions que je propose. Nous aurons besoin de consulter le peuple français sur l'intégration européenne. Cette démocratie qui fonctionne sans le peuple en général ça marche pas très bien.
Vous savez être cach quand il le faut. Bruno le maire un let Chabot avant de nous quitter on a 2 minutes. Oui.
Dernière interrogation parce que vous êtes apporteur d'idées en quelque sorte je veux dire comme ça dans le débat qui devrait avoir lieu entre la droite et le centre sur la mise au point d'un projet qui sera ensuite soumis au français. Mais quand on pense qu'on a des idées, qu'elles sont peut-être meilleures que les autres, on se dit à un moment quand même, je serais vraiment le meilleur pour les porter ces idées. C'est pas quelque chose qui continue à traverser un peu votre alors il est trop tôt pour que je tombe dans tous les pièges des journalistes.
C'est pas un piège, c'est c'est excusion. Je suis j'ai de l'expérience. Vous avez été ministre de l'agriculture, ministre des finances, ministre des affaires européennes que vous avez vu la construction européenne de près, vu ce qui ne marchait pas.
J'essaie juste d'être utile et ma manière d'être utile, c'est de dire voilà le chemin qui est possible pour la France et pour les Français. Et je vais le dire avec vous parler de cash la manière la plus cache possible parce que j'ai la conviction absolue que nous sommes un tournant notre histoire et qu'il y a deux façons d'aborder un tournant. Mais vous mettez soit vous accélérez en sortie de virage et là vous retrouvez de l'élan pour la route, soit au contraire vous freinez, vous accélérez, vous faites tout et son contraire et là vous êtes dans le décor.
Oui, vous dites vous êtes cash mais vous maintenez quand même une ambiguïté sur le fait que vous puissiez être candidat ou pas en 2027. Je vous dis que je continuerai à défendre avec la même ardeur, la même clarté, je l'espère, des idées qui me tiennent à cœur et qui sont plus rien exclu comme on dit la formule rien n'est exclu par définition. Je vous laisse vos formules, j'en ai fait suffisamment dans l'émission.
D'accord. Merci beaucoup euh Bruno Lemire d'avoir été notre invité aujourd'hui dans dans un en toute franchise. Vous finirez par soutenir quelqu'un précisément quand même avant si si vous n'y allez pas vous vous apporterez personnellement votre soutien ce qui me paraissait nécessaire pour le pays et ce qui est nécessaire pour le pays à mes yeux n'est pas négociable est vraiment pas négociable parce que le pire de tout serait que cette élection 2027 n'est pas lieu et c'est possible une élection un peu foireuse où on dit tout et son contraire où on essaie de maintenir un statut c'est possible et ce serait le pire pour la France vous le voyez venir vous le sentez pas ça je pense que c'est possible le le manque de clarté le manque de courage à dire les choses fermement et tranquillement et sereinement en français peut nous amener une mauvaise élection.
Moi je souhaite une bonne élection. Question plus théorique et ce sera la dernière. Le retour possible en politique, principe du retour.
On a été battu, on a dû partir, on a on porte le fardeau d'une réputation par exemple de ministre qui qui a creusé le budget. Vrai ou faux lire le livre de toute façon ? C'est possible sur le principe de revenir.
Mais toute la vie, pas simplement la vie politique, elle est faite de réussite et d'échecs, de cicatrices, d'attaque, de moment où ça va bien et de moments où ça va mal. Jacques Chira avec cette formule que je trouve très juste, il faut mépriser les hauts et repriser les bas. Repriser les bas.
Merci beaucoup Bruno d'avoir été notre invité aujourd'hui dans LCI. Merci Arlette, Olivier et Frédéric.
Bruno Le Maire