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InterviewCNEWS (sur YouTube)· 30 octobre 2026 62 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsImmigration & asileEurope & international

Face à Philippe de Villiers (Émission du 30/10/2026)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 5 %Attaque 70 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:42OuverteRéponse partielle

    Vous souhaitiez réagir à la décision du tribunal administratif sur le parcours des manifestations ?

  • 2:10ComplaisanteÉludée

    Qui peut être contre cette sagesse du juge ?

  • 4:17OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron a qualifié le 24 octobre de modèle d'ordre public. Que vous inspire cette déclaration ?

  • 8:41OuverteRéponse directe

    Sur l'attentat terroriste raciste de Trappe, que pensez-vous des termes utilisés par le président ?

  • 24:36OuverteRéponse directe

    Le Monde a relayé une fausse information sur des tracts du RN dans la voiture du suspect. Que pensez-vous du comportement des médias ?

  • 48:27OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous de la séquence à l'Assemblée nationale entre Ali Rabet et Sébastien Lecornu ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:34Philippe DevilierFait
    « Le juge a choisi le parcours où les commerçants ne sont pas préservés. »
  • 12:15Philippe DevilierFait
    « C'est toute l'économie qui petit à petit va s'éteindre. »
  • 12:58Philippe DevilierChiffre
    « Il y a 2000 policiers blessés. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Il est quasiment 19h sur C News. Merci d'être avec nous pour face à Philippe Devilier. Cher Philippe, bonsoir. Bonsoir Elliot. Bonsoir Geofroid. Geoffroi Le jeûne est avec nous comme chaque vendredi soir. Jeffrois le jeune, bonsoir. Bonsoir, bonsoir Philippe. Philippe Devilier. Beaucoup de choses évidemment ce vendredi soir mais commençons par une actualité brûlante puisque le Tribunal Administratif de Paris a donc autorisé le parcours Bastille Nation proposé par les organisateurs. Euh un recours avait été formé. et un juge du tribunal administratif a donc validé ce que vous voyez en vert donc à l'image un parcours partant de la place de la nation de la place de la Bastille

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en direction de la place de la nation ce que vous voyez en bleu c'était ce qui avait été proposé comme la semaine dernière un parcours au niveau de la lisière de Paris qui n'avait pas empêché en fin de manifestation qu'il y ait des violences je précise précise que et on a pu entendre Laurent Nouise, il va y avoir un appel et donc ce sera au conseil d'État de trancher pour ce parcours. Mais au-delà du parcours, vous souhaitiez réagir à la décision du tribunal administratif, la guerre des parcours. Philippe Deviler, ben vous venez de m'apprendre ce qui vient de se passer. Donc, j'en déduis que le juge du tribunal administratif

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a donné tort au minist de l'intérieur. C'est ça, et raison au responsables de la manifestation. Ce que j'ai compris moi, c'est que le ministre d'intérieur souhaitait que délocaliser la manifestation pour la mettre en périphérie. Vous venez de le dire, je crois. Exactement. pour qu'il y ait moins de casse. C'est ça. Bon, donc qui peut être contre cette sagesse ? C'est pas souvent je défends le le nun même la première fois. Vous vous en êtes vous en êtesbud. [rires]

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Bon et moi je suis très choqué par la République des juges en fait. [toux] Les caractéristiques d'une pré-guerre civile, c'est quand l'ordre est privatisé, ce sera bientôt le cas, c'est le début. et la justice privatiséit. Alors, c'est pas la même privatisation, c'est une privatisation idéologique. Parce que euh il y avait une phrase de de Deg foyer qui dit bien les choses. Voyez, il y a d'abord la France, ensuite l'État, ensuite le droit. Et là, le juge, j'imagine, s'appuie sur le droit. Il devrait s'appuyer [raclement de gorge] sur la France. Il y a des moments où le juge doit doit statuer en équité parce que le juge représente le peuple et le peuple aujourd'hui c'est les commerçants dans la panique, dans la peur et qui montent des contreplaquets sur leur vitrine. Si je traversais Paris tout à l'heure, j'ai vu ça, c'est un spectacle hallucinant. Et donc en fait, il y avait un parcours où les commerçants étaient relativement préservés, un parcours ils ne le sont pas. Le juge a choisi le parcours où les

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commerçants ne sont pas préservés. Euh ce juge porte une très grave responsabilité. Peut-être que si jamais la cour d'appel confirme ce que le juge vient de dire, peut-être que le juge demain soir à minuit [raclement de gorge] aura à regretter la décision qu'il a prise. Il a sans doute jugé en droit, mais le droit est au service du peuple. Le droit est au service de l'intérêt général. Il y avait une phrase Saint Daakin qui disait "Le droit, c'est la paix civile et la paix civile c'est la tranquillité de l'ordre." La tranquillité de l'ordre. Et c'est donc le Conseil d'État qui est saisi et dans ce cas, le Conseil d'État

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pourrait rendre sa décision dans la nuit de vendredi à samedi puisqu'on parle des manifestations et des violences. Emmanuel Macron s'est déplacé cette semaine Philippe Devilier du côté de Marseille et il a hasardé une expression qui a surpris. Le 24 octobre fut un modèle selon lui. Écoutez, c'est pas normal qu'à 6 mois d'une élection présidentiel, notre pays soit dans cet état d'ébullition. Il y a des gens qui se réjouissent du désordre, moi non. Donc plus jamais le 17 octobre. Le 24 octobre est un modèle, on a tenu et c'est ce qu'on continuera de faire. Geoffre le jeune. Alors Philippe, que vous a inspiré cette déclaration du président de la République ? Bah, d'abord avant qu'il aille à Marseille, on a constaté la liquéfaction

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de l'État. C'est un état qui coûte de plus en plus cher et qui rend de moins en moins de services parce qu'on assiste à la tirmandisation euh de la fonction régalienne. Et là à Marseille, il a eu une expression curieuse. Il a dit en fait le 17 ça s'est mal passé, le 24 ça s'est plutôt bien passé et donc il faut que le 24 soit un modèle d'ordre, un modèle d'ordre public. Tu es le modèle, tu es l'idéal. Voilà comme dit Nunè, ça s'est globalement bien passé comme disait George Marchet à propos de l'Union Soviétique, un bilan globalement

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positif. Et donc en d'autres termes, si on comprend bien ce qu'a dit Emmanuel Macron, euh quand en France les commerces sont fermés le weekend, que les villes sont désertées, que tout le monde est aux abris, que les musées sont fermés et que il y a 70000 policiers dans toutes les rues de France. Alors, c'est un modèle d'ordre, c'est tout ce qu'on peut faire de mieux. Bon, alors qu'il s'agit d'un un échec flagrant de la puissance publique. En réalité, la fonction régalienne euh étant faillite et nous assistons à la désagrégation de la société. C'est très grave ce qui se passe en France aujourd'hui. Jamais je n'ai connu un tel climat. Alors on nous dit il y a la liberté de manifester qui est constitutionnelle et la liberté d'aller et venir elle est pas constitutionnelle. Or elle n'est plus garantie. Entre la liberté de manifester la liberté d'aller et venir je choisis la liberté d'aller et venir. C'est ça gouverner. Et la liberté du commerce, c'est pas une liberté constitutionnelle ça dans un pays

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qui est littéralement à plat sur le plan de la croissance et qui a pas de budget qui aura pas de budget. Un pays qui est en capilotade sur le plan économique. Sur quoi on assiste, c'est en fait la peur qui s'installe, la peur avec le confinement sécuritaire. La peur avec l'autoprotection, c'est un mot qu'on entendait pas quand j'étais petit. l'autoprotection avec les émetiers qui tiennent la rue et les délinquants qui tiennent le prêtoir. Ensuite, la propriété qui est garantie dans la déclaration des droits de l'homme. La propriété n'est plus assurée. La propriété face à la radia, elle n'existe plus la propriété, le droit de propriété n'existe plus. D'ailleurs, Mélenchons, le grand animateur, le grand Manitou du désordre a expliqué récemment dans une émission que il fallait remettre en cause le droit de propriété. Donc on va vers une soviétisation progressive de toutes nos libertés. À commencer par la propriété. C'est la Radia qui l'emporte sur la propriété. On s'habitue d'ailleurs quand on entend les hommes politiques cette semaine,

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c'est extraordinaire. Finalement, ils sont les rois du contreplaqué. Donc ils disent "Ah, il faut que les commerçants se protègent." Ah bon ? Comme si c'était naturel qu'on a basculé dans euh dans un monde absurde qui est contraire à toute forme de bon sens. Et puis et puis l'autorité, où est-elle ? Elle existe plus. Il n'y a plus d'autorité familiale. Où sont les pères ? Où sont les mères ? Où sont où est l'autorité éducative ? L'autorité de l'école. On peut pas dire aux élèves là à partir de lundi maintenant vous rentrez et ceux qui rentrent pas tant pis ils perdent

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leur année. Voilà c'estd qu'ils font un peu de poigne. Pu disait le français est poignard. Poignard la poigne l'autorité. Quant à l'autorité régalienne, elle est elle n'existe plus. Là, ils ont fait ils ont voté au Sénat la loi Casseur Payeur. Bon, ils savent très bien qu'elle va être annulé par le par le Conseil constitutionnel au nom de l'individualisation de la peine et cetera. C'est qu'en fait, il n'y a plus de poigne, il y a plus d'autorité, il y a plus de volonté au sommet de l'État. Euh je je hasarde un mot que je retiens. Bon, il y a plus euh il faudrait un mec quoi,

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un vrai [raclement de gorge] euh à poigne. Voilà, parce qu'il y a un moment donné, il faut choisir entre le désordre et la fermeté. Et la fermeté, ça ça relève du caractère d'un caractère fort. Quand on veut être président de la République, il faut en avoir les moyens à la fois intellectuels [raclement de gorge] et psychologiques. C'est très difficile. Et alors moi ce qui me frappe, c'est qu'il y a rien d'anticipé dans tout ça. Ils ont pas anticipé ce qui peut se passer. L'anticipation,

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c'est vraiment le premier don d'un homme d'état, l'anticipation. Qu'est-ce que ça veut dire l'anticipation ? Ça veut dire l'anticipation par exle de l'épuisement des commerçants. Euh là, on assiste à la morlente du commerce et de l'économie. Combien de temps ça va durer ? Ils vont tous mourir. Euh, ils sont dans le désespoir et personne ne leur parle. Combien de temps ça va durer ? Ça va durer jusqu'à Noël, jusqu'à la présidentielle ? Il faut faire quelque chose.

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Ensuite, à quoi ça sert ? Je me mets à la place d'un commerçant. À quoi ça sert de remplir ma vitrine avec des denrées que je veux exposer, dont je suis fier ? s'il faut tous les samedis mettre un contreplaquet pour obstruer la vitrine. Et puis il y a une autre question qui est encore plus grave, c'est euh à quoi sert la liberté d'entreprendre ? Où est la liberté d'entreprendre ? Est-ce liberté d'entreprendre ? Parce que si on peut pas vendre, bientôt on pourra plus produire. ça sert à rien de produire, on aura du trop plein. Et donc

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en fait, c'est toute l'économie qui petit à petit va s'éteindre. Ça c'est la première chose, l'épuisement des commerçants. Deuxièmement, l'épuisement des forces de l'ordre parce que on va pas mettre 70000 personnes dans la rue euh weekend après weekend parce que là, la prochaine fois, c'est le 5 novembre, ça recommence. Donc il y a un problème de rotation, j'imagine. Il y a un problème de euh de respiration. Il a euh les policiers, ils ont une famille, il faut qu'ils puissent se reposer. Et il y a il y a un risque, c'est cross

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en l'air, menotte à terre et rupture d'allégance. Parce que les policiers, ils voient la France mieux que nous. Ils voient la France du désordre et il y a de quoi être désespéré. Il y a 2000 policiers blessés. Donc quand ils partent maintenant demain quand ils vont partir avec leur gilet par balle, [grognement] euh ils savent pas dans quel état ils vont revenir chez eux. Combien de temps ça peut durer ? Ça peut pas durer longtemps. Ça peut plus durer longtemps. [raclement de gorge] Autre élément, c'est le plan de guerre defi. Qu'est-ce que veut Mélenchon ? Il veut la guerre dans la rue jusqu'à la présidentielle.

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Donc qui va céder le premier ? C'est Mélenchon est un révolutionnaire. Mélenchon, c'est Robespierre en KF. Et donc pour lui la révolution c'est revolvéré, c'est le désordre tout à l'envers et tout à l'envers tout le temps. Voilà. Ensuite un autre élément qui sans doute le plus grave, c'est le risque du passage du pillage de rue au pillage d'appartement. C'est-à-dire que euh si vous me permettez cette expression, je dirais que jusqu'à présent le le commerce est devenu un pillage et maintenant à partir de demain, le pillage pourrait devenir un commerce. Pourquoi ? Parce qu'on a constaté cette cette semaine, ce que nous ont dit les services de renseignement, c'est qu'en fait les biens qui ont été volés le weekend du 17 et du 24 sont revendus ensuite dans les quartiers. Donc en fait le pillage est un commerce. Après que le commerce soit devenu un pillage, c'est une une inversion. C'est une nouvelle cité, nouvelle manière de commercer, une nouvelle manière d'échanger, une nouvelle manière de

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vivre, un nouvel art de vivre. la radia de la Mec. Et puis enfin euh et c'est le point capital. Cette semaine, je me suis renseigné, toutes les armies de France ont été dévalisées et comme le disait tout à l'heure Éric Nolo, il y a énormément de gens qui s'inscrivent dans les stands de terre et donc les gens sont en train de s'armer. Euh en disant les uns aux autres puisque l'État ne peut plus nous protéger, euh il faut que on reféodalise la sécurité.

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Donc chacun se fait son petit château fort pour le vie avec les digodes qui remplacent la douve et le drone qui remplace le donjon. Mais on revient au temps carolingien. C'est une régression avant l'état moderne, l'état moderne de HS et de Max Weber qui disait "L'État est détonteur de la violence légitime." La violence légitime au sens de la force, le monopole de la violence légitime. Bon, c'est fini, c'est terminé. Il y a plus d'état. Justement, puisque vous parlez de l'état régalien, beaucoup de commentateurs insistent sur les défaillances de l'État

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régalien. Comment expliquez-vous, Philippe Devilier, ces défaillances ? Bah, on est à Macron, je sais pas si on pourra en parler mais Macron attrape On va en parler dans un instant. euh 10 années de Macron, il y a plus d'état, quoi. Alors, les défaillances de l'État agien, je trouve que l'expression est juste mais elle est un peu faible. C'estàd que on devrait dire que l'État se liquéfie.

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Il n'y a plus d'état galien. Cette semaine, il y a il y a deux choses moi qui m'ont frappé dans l'actualité et qui se rapporte à votre question. La première chose qui m'a frappé, qui est passé totalement inaperçu, c'est que la Commission de Bruxelles, la Commission européenne a prévenu la France que elle n'accepterait pas à n'importe quelle condition que la France finance réacteur nucléaires supplémentaires. Elle a tout accepté pour le gaz, pour l'Allemagne, mais pour la France non. Et alors, on nous parle de comme condition de l'interconnexion et cetera. Enfin, je

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veux pas vous en comprer avec les détails techniques, mais en gros en gros la politique énergétique de la France ne se décide plus en France. C'est clair, c'est une clarté solaire. C'est donc la commission de Bruxelles, les commissaires de Bruxelles qui décident de ce qu'on peut faire comme politique énergétique en France. Deuxème deuxème fait, c'est l'adresse du préfet de police. Il s'est repris après mais quand même, qui dit aux commerçants protégez-vous vous-même. Euh c'est immense, c'est énorme. C'est que

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l'État dit au commerçant nous passons de la puissance publique à l'impuissance publique non postumous. Et je sais pas si vous vous souvenez Elliot Jrois ici même nous avions parlé un jour de euh d'une déclaration de Macron qui avait surpris en parlant de la société de vigilance. C'était après gros lardon Crépol, il avait dit il faudra que les Français s'habituent à la société de vigilance. On lui avait dit c'est quoi la société de vigilance ? Il dit bah il

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faut se retourner, il faut que chacun fasse attention quand il sort dans la rue la société de vigilance et à l'époque on disait de complètement tapé. Bah on y est. La société de vigilance, ça consiste à dire au commerçant aux chaussures, si tu veux protéger tes chaussures et c'est c'est plus pour les vendre maintenant, c'est pour les abrit des des barbares qui vont venir te visiter le weekend prochain, puis le weekend d'après, puis le weekend d'après. Voilà, c'est ça la société de vigilance. Bon travail. Voilà, en fait la souveraineté nous manque. Il n'y a plus de souveraineté. Il faut que les Français comprennent ça. Je voudrais l'expliquer

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en deux phrases. La souveraineté, c'est [grognement] l'exercice d'une puissance qui ne relève d'aucune autre et qui n'en admet aucune en concours avec elle. Si on comprend cette définition de la souveraineté, on voit que le pays n'est plus souverain. La souveraineté, elle a un double aspect. Là, il y a la souveraineté externe et la souveraineté interne. Nous avons perdu les deux. Et c'est pourquoi ça va si mal et c'est pourquoi on est incapable de rétablir l'ordre. La souveraineté externe, c'est quoi la souveraineté externe ?

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la capacité de lutter contre les hégémonies et les empires. Pas de problème. Sauf que on est dans un empire non impérial comme disait Baroso, l'empire de la norme. En d'autres termes, c'est très concret ce que je dis. Est-ce qu'on peut protéger la France contre les black block ? Non, puisqu'on tient pas notre frontière. C'est pas nous qui tenons la frontière. C'est fini. Schengen, est-ce qu'on peut décider de qui entre en France, de qui n'entre pas ? C'est de qui va composer la population française ? On peut plus, c'est Bruxelles. Est-ce que on peut décider de notre

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diplomatie par exemple, ne pas comme a dit Marine Le Pen, ne pas envoyer nos nos petits français se battre dans une guerre qui n'est pas la nôtre ? Non, ça dépend de l'OTAN. Et donc en fait pour notre sécurité, même pour notre sécurité, pas simplement pour nos lois, pour notre sécurité, pour la sécurité du peuple français, la France n'est plus souveraine. Elle ne peut plus lutter contre les hégémonies et les empires. Quant à la souveraineté interne. Dit la souveraineté externe, la souveraineté interne. La souveraineté interne euh elle se trouve en but à deux dérives incroyables que je rappelle, je viens d'en parler. Premièrement,

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l'État n'est plus capable d'assurer l'ordre. Il transmet le le flambeau aux citoyens. Protégez-vous. Alors, aujourd'hui, c'est en ville, bientôt ce sera la campagne. Euh, jusqu'ici, c'est les magasins. Demain, ce sera les appartements. Première faillite de la souveraineté interne. Et deuxème faillite de la souveraineté interne, pardon. C'est évidemment la République des juges puisque on a vu depuis le 17 octobre nom desplais de monsieur Darmanin qui est un excellent communiquant mais qui est un ministre qui rappelle la phrase de de Peggy sur il a les mains pures mais il a pas de main.

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Donc il il a plus la possibilité de commander son ministère. Donc il faut pas qu'il raconte d'histoire. Bon, c'est une catastrophe en fait. La justice c'est une catastrophe. Cette privatisation idéologique depuis Binter consiste à dire que la prison c'est le l'école de la récidive. Donc on ne sanctionne plus et on considère que c'est chacun qui définit le mal et le bien. En fait, il y a plus de sol moral commun, c'estdal supérieur au-dessus de soi et qu'on peut transmettre à ses propres enfants. Voilà. Donc en fait, il n'y a plus de souveraineté. Et quand il n'y a plus de souveraineté, alors il n'y a plus d'état. C'est le drame que nous

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vivons aujourd'hui. L'État s'occupe de 1000 choses de notre quotidien. On a un état totalitaire du point de vue de l'investissement quotidien. Il s'occupe de tout, de toute notre vie, y compris de la question de la vie et de la mort qui ne regarde pas l'État. Mais euh il est incapable d'assurer la fonction pour laquelle il a été inventé. Euh quand on regarde la vie de Clovis, avant Clovis, il y avait la feida, c'est-à-dire qu'en fait, on se faisait justice soi-même par tribu interposée. On revient à cela. On y va tout droit. Allons à présent Philippe Devilier sur l'attentat terroriste raciste de Trappe

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et de la Verrière la semaine dernière. Un hommage citoyen a été rendu ce vendredi avec une prise de parole, c'était il y a quelques instants du maire de de Trappe à l'IRAB qui a expliqué entre autres que le RN a transmis la haine, mesuré le danger de la propagande de Pardella et Le Pen a-t-il dit le discours de haine contamine la société à la tribune. là pour les les propos d'Ali Rabet euh ce vendredi soir qui refusait par exemple lorsqu'il a fait une conférence de presse cette semaine que les équipes de C News puisse être présent notamment à l'Assemblée nationale. Mais vous souhaitez revenir d'abord sur et puisqu'on avait quitté notre plateau et cette émission la semaine dernière sur

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Emmanuel Macron Philippe Devilier la déclaration d'Emmanuel Macron à l'hôtel de ville de Trappe depuis une semaine les commentaires pleuvent. Je vous propose de l'écouter. Ce qui s'est passé aujourd'hui, je le dis, c'est un tournant parce que c'est la première fois qu'il y a un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants à raison de leur couleur de peau ou de la religion qu'on leur donne. Et quelques jours plus tard, dans un autre média, il avait parlé de du climat à Trappe. Il a précisé ses propos en ciblant la responsabilité du Rassemblement national. ce qu'a fait nommément et directement le maire de Trappe ce soir. Je crois que il y a des mouvements

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politiques qui ont laissé s'installer cela à l'extrême droite lesqu et qui a les connais Rassemblement national ceux qui leur sont proches et qui a une forme de désinhibition des propos et racisme d'atmosphère et on voit sur les plateaux dans les propos des choses qui étaient qui faisaient réagir avant beaucoup plus. Jeffrey le jeune. Alors Philippe, quelle appréciation faites-vous des des termes utilisés par le président de la République ? Lamentable, minable, misérable, odieux, ignominieux. Auparavant, je voudrais quand même dire une chose, c'est que euh

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moi, je suis français. Euh je suis un français attaché aux valeurs qui ont fondé ce pays, ce vieux pays recrue d'épreuves. Un français de civilisation. On peut-être français de civilisation quand on reçoit une civilisation dans ses veines. On peut aussi être un français de civilisation quand on choisit la France. Et être un français de civilisation, ça veut dire mettre au-dessus de soi euh quelques valeurs absolues. Et parmi ces valeurs absolues, il y a il y a la valeur de la vie. Et donc ma première pensée avant de répondre à votre question, puisqu'on parle du drame de trappe, c'est de c'est de me tourner vers euh les familles blessé ou en deuil. Je pense à la petite jeune fille de 12 ans qui lutte contre contre la mort et je pense à la victime et à sa famille. En fait, je parlais avec des français, des voisins hier soir et on disait

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ensemble voilà c'est une société déjantée et donc pour qu' un crime comme ça, faut que le criminel, que le suspect n'a rien reçu ou tout rejeté. Camu disait un homme ça s'empêche. C'est ça la civilisation. Mais ça va plus loin que ça la civilisation c'est le décalogue. Tu ne tueras pas. Et on est dans une société au carrefour de l'hédonisme, du narcissisme et du consumérisme. Donc je fais ce que j'ai envie de faire. Je sors avec une kalashnikov, un fusil mitrailleur et je tue dans la rue parce que il y a des choses qui me déplaisent. Voilà. Ça

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c'est l'antisociété. Et le sujet sur lequel on devrait tous se penser, c'est ça, c'est comment retrouver une société qui nous sorte de la déliaison. La déliaison. La déiaison euh c'est une société dans laquelle euh on cible son voisin sans sans h cœur juste comme ça parce qu'on est dans le virtuel c'est épouvantable mais ce qui est épouvantable aussi c'est que quand il y a un drame comme celui-là qui appelle le recueillement le silence et la retenue la retenue parce que on est dans un pays où il y a des esprits faibles de tout côté et donc il y a des risques d'engrenage et donc le rôle de l'homme d'État c'est de de faire attention à chaque mot qu'il utilise. Or ce qu'a fait Emmanuel Macron en fait, il se promène avec un un

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bac de braise qu'il met sous le fagot partout où il le peut et dès qu'il le peut. Donc il a dit vendredi soir, nous étions en pleine émission, c'est la première fois qu'il y a en France un crime terroriste raciste. Mensonge. C'est pas la première fois qu'il y a un crime terroriste. Tous les Français savent qu'il y a eu le Bataclan. Il y a quelques heures, j'ai entendu les cloches qui sonnaient sur ces news à Nice pour le 6e anniversaire de l'attentat de Nice pour les victimes qui ont été tuées dans la basilique. On pourrait multiplier les exemples évidemment les enfants juifs de Toulouse, les pères cach et cetera et cetera. Tous les Français savent que c'est pas la première fois qu'il y a un acte terroriste. Ensuite, il a dit la première fois qu'il y a un acte raciste. Il a oublié Créol. À Créol, c'était un acte raciste. Il a fallu 3 ans pour que la justice dans le dossier d'instruction

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émette l'hypothèse du racisme antiblanc. Parce que en France, il y a pas de racisme antiblanc. Ah bon ? Apparemment pas. Il va peut-être quand même falloir que on ait du racisme une vision vision [raclement de gorge] juste, une vision qui soit vraie et non pas une vision idéologique. Ensuite, il est allé plus loin et c'est encore plus grave. Euh, il a dit voilà, il y a des discours ambiants qui portent un racisme d'atmosphère. Je cite de tête, mais c'est à peu près ça. Un discours ambiant, racisme d'atmosphère. Il insulte les Français. Pourquoi ? Parce que il procède à quelque chose qu'il a lui-même dénoncé avec toute la société de connivance. C'est l'amalgame. Quand il y a eu le meurtre de l'ola, quand il y a eu le meurtre de Philippine, quand il y a eu le le meurtre de de Thomas d'Edas et cetera et cetera. Et quand il y a eu le Bataclan, on la phrase la grande phrase c'était tu

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n'auras pas ma haine et pas d'amalgame. Pas d'amalgame. C'est devenu presque un substantif le pas d'amalgame. Et là, qu'est-ce qu'il fait ? fait un amalgame. C'est-à-dire qu'en fait il fait du tueur, le porte drapeau, le porte parole, l'interprète de millions et de millions de Français qui sont des tueurs qui seraient des tueurs parce que en fait c'estes millions et ces millions de Français qui euh s'apprêtent à voter pour le Rassemblement national euh ou pour des partis de droite qui sont tous englobés dans la même oprobe. euh sont considérés comme ayant armé le

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tueur. C'est ça qu'il a dit. Donc pas l'amalgame. Mais ensuite et ce qu'il y a de plus grave, c'est la définition du racisme. Parce que en fait le racisme est devenu est devenu une arme de vitrification. Je m'explique, euh aujourd'hui, il suffit d'écouter les médias et les hommes politiques. Si vous dites que vous êtes contre l'immigration invasive, vous êtes raciste. Si vous dites que vous êtes contre l'islamisation galopante, vous êtes raciste et islamophobe. Si vous dites que vous êtes pour la France éternelle, vous êtes raciste. Et donc en fait, nous sommes devant une tentative de culpabilisation euh collective de tout un peuple. Et c'est Macron qui est à la manœuvre avec ses proxis. Don Mélenchon la postfance fait alliance fait la courte échelle à l'après-france c'est la non France. Moi ce que je voudrais dire à Emmanuel Macron, c'est la chose suivante pour

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avoir beaucoup parlé avec lui, je me souviens d'une rencontre où nous évoquions le départ de son ministre de l'intérieur qui affectait beaucoup. Gérard Colomb, c'est en octobre 2018 sur Fur de ma part. Gérard Colon euh venait de dire euh nous sommes aujourd'hui côte à côte, j'ai peur qu'un jour nous soyons face-àface. Tout le monde a compris ce qu'il voulait dire. Et je me souviens au cours de cette rencontre, Emmanuel Macron me dit "Quel est selon vous Philippe le la question majeure ?" Je dis "Celle qui

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a posé votre ministre de l'intérieur et qui s'en va ? Ça devrait vous faire réfléchir. Attention au face à face." Et là, il pr un témoin Brigitte qui dit "Philippe a raison, attention face- à face." Et je lui redis aujourd'hui, "Vous n'avez pas fait attention au face à face. Vous laissez derrière vous une France fracturée, multifracturée, multiconflictuelle, multiculturel. Ah, les apprentis sorciers du multiculturalisme. Ça fait 50 ans qu'on nous explique qu'on va libiser la France parce que là-bas, c'est un pays, nous disaiton dans les années 70 où coule le miel et l'encang. On a libisé la France et aujourd'hui

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sont cool en fait. C'est pas du racisme d'atmosphère qu'il faudrait parler, c'est [grognement] du malaise, du mal-être d'atmosphère, le mal-être le mal-être de ceux qui sont les héritiers et de ceux qui sont les arrivants et qui partage une souffrance intime. Il y a un peuple neuf qui sait très bien d'où il vient, qui ne sait rien du pays où il arrive et on ne fait rien pour le lui faire aimer. Et puis il y a un peuple exténué qui dans le souci incompréhensible de la répudiation de l'héritage se met à détester la demeure qui est la sienne depuis un bim millénaire. En d'autres termes, nous souffrons de ce que les sociologues appellent l'oychophobie. Oikos, le domicile en grec, la phobie de la demeure, la phobie de l'endroit où on vit. C'est qu'il y a plus personne pour tenir la maison. Les héritiers se mettent à détester leur passé. Les arrivants se mettent à détester leur présent. Et donc quand je pense à Emmanuel Macron, que je le vois

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là euh parler doucement avec une espèce de sérénité hypocrite alors qu'il est en train de mettre le feu au pays. Je pense à Musé qui s'adresse à Voltaire. Dors-tu content, Voltaire ? Et ton hiux sourire voltige-t-il encore sur tes eaux décharnées ? Ce siècle doit te plaire car tes hommes sont nés. Oui Macron, tes hommes sont nés. Ils vont détruire la France. On a parlé de d'Emmanuel Macron, on parlera du système politique dans quelques instants. Je voudrais qu'on revienne également sur le système médiatique à travers un exemple, l'exemple du journal Le Monde, Philippe Devilier qui a affirmé en début de

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semaine que des tractes du rassemblement national avaient été retrouvés dans la voiture du suspect de l'attaque terroriste de Trap. le procureur du parquet national antiterroriste a a démenti cette fausse information et entre-temps euh la presse mais également les responsable politique avait massivement relayé euh cette information euh en considérant que euh finalement il faisait un lien direct avec le RN. Euh Philippe Devillier, que faut-il penser du comportement du système médiatique dans ce drame à travers cette information, fausse information euh de du monde en début de semaine ? Ben [raclement de gorge] moi, j'aurais

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la tentation pour vous répondre de mettre les choses en perspective. Je partirai d'abord du tweet de Manon Aubri, je pense qu'elle ne l'a toujours pas retiré. À la suite de la fake news du monde sur le tracte dans la voiture de du présumé Manon Aubri a a tweeté Marine Le Pen a du sang sur les mains. Elle a même pas tiré son tweet. En tout cas, il est resté longtemps son tweet. Il est resté jusqu'à hier. Rendez compte où on en est ? Alors qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'en fait moi qui connais la

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presse depuis 50 ans,

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la presse, elle a glissé petit à petit à l'abî. Il y avait encore 20 ans 30 ans en tout cas une presse contradictoire et les journalistes se respectaient les uns les autres par-delà leurs opinions respectives. Il y avait une espèce de confririe, c'était sympathique. Il y avait un esprit corporatiste même. C'était une corporation, on était journaliste. C'était vécu comme un honneur et une joie partagée. Là aujourd'hui, on a une presse presque unanime à part ces news

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et l'ensemble du groupe qui a l'honneur de travailler sous le auspices d'un homme que j'admire énormément, un grand capitaine d'industrie qui s'appelle Vincent Bolloray qui sauve l'honneur parce qu'il sauve la vérité. Euh à part ça, quand on voit le dur à Pauline de Malerbe qui joue la dimie en face de monsieur le maire de Trappe, il s'écrasent tous, ils ont peur, ils sont dans la dimitude c'est qu'en fait ils appliquent à la lettre le roman Sousmission de Michel Wellbeck. Et en fait en en réfléchissant là, en

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réfléchissant tout haut avec vous, je me dis j'ai envie de vous parler de ce que j'ai vécu le moment de bascule. La presse développe un militantisme antifrançais. La presse développe un militantisme communautariste, migrationniste, multiculturaliste. Bon, c'est clair. Mais d'où ça vient ça ? Ça vient d'un tournant comme dirait Macron. Et le tournant c'est 1984. Je l'ai vécu ce tournant de très près pour l'avoir combattu en vain. Qu'est-ce qui se passe en 1984 ?

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Il se passe une chose absolument incroyable. Les Français sont mis en accusation. On est sous MIT. Les Français sont mis en accusation. que on dit la gauche dit et la droite se tait et elle accepte. La gauche dit euh les Français ont été euh ont persécuté les juifs pendant la guerre et aujourd'hui persécutent les immigrés. C'est le moment où Pierre Berger qui est un des grands prêtres de cette opération qui s'appelle SOS racisme dit de Harlem Désir qui conduit

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l'opération SOS racisme, il dit c'est Harlem est un des moments de la conscience humaine rien de moins. Ça va loin. Et alors c'est quoi ce moment de la conscience humaine ? Voilà que on fabrique à l'Élysée des des petites mains jaunes décliné de l'étoile jaune, vous avez compris ? Et on fait accrocher à la boutonnière les petites mains jaunes à toutes les étoiles médiatiques. Je me souviens qu'à l'époque, je citerai personne mais sauf Yve Montan et Simon s'ignorit et j'ai dit à Yve Montan que je connaissais bien qui était un ami quand il est venu au P

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du fou et cetera. Je lui pour que tu portes ça. Il me dit "Ah bah sinon euh sinon quoi ? Ah bah dans le monde du cinéma euh donc c'était une voix d'accès. Ah pour avoir la possibilité de tourner, il fallait avoir le la petite main jaune. En fait c'était une captation de la choa par les lobby immigrés. C'est-à-dire le migrant remplace le prolétaire vu que le prolétaire on nen veut plus de toute façon on a choisi nous les socialistes à l'époque les socialistes ont choisi la mondialisation heureuse le libre échange

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donc la fin du socialisme. Donc le migrant remplace prolétaires et le peuple migrant devient le nouveau peuple élu. C'est à ce moment-là qu'on installe, souvenez-vous, non, vous étiez trop jeune. Le droit à la différence, le droit à la différence en fait, c'est le multiculturalisme. Venez comme vous êtes. Donc, c'est la fin du principe traditionnel de l'assimilation en France. Et c'est le moment où euh arrive le journal Globe qui va être le journal de référence comme on dit aujourd'hui du monde, le journal Globe avec Bernard Henry Lévi et qui dit "Nous sommes cosmopolites, nous nous exécons tout ce qui ressemble

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au bouw, à l'accordéon, à la baguette, au beret, à tout ce qui est franchouillard. Euh tout ça nous est euh nous est insupportable. C'est l'époque où Bernard Henry Lévi, j'aurais bien lui rappeler ça quand même, écrit l'idéologie française. Faut voir ce que c'est que l'idéologie française en livre. Et donc c'est l'époque où que toute la gauche tombe à bras raccourci sur la France. C'est là que ça commence. Et qu'est-ce qu'ils disent tous ces gens-là ? Ils disent "La France devrait se taire. Parce qu'elle a mauvaise haleine

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la France. Elle a la tripe vilaine. Elle a le regard infecté la bouche empuantie. La gauche, la France, c'est le mal absolu parce que elle elle nourrit le ventre fécond qui génère la bâtiment immonde. La France dans toutes ces expressions les plus intimes char des vomissures barbares. Elle elle est comparable à ces diables brûlants qui crachent des laves rejoignantes. La France doit battre sa coulpe, s'excuser d'exister. SOS racisme. SOS racisme est né en 1984, s'est développé et plus SOS raciste s'est développé, plus il y a eu de raciste. Je me souviens de Baudriard, le sociologue qui dit "En fait SOS raciste c'est comme SOS baleine. SOS baleine c'est SOS Bale lutte pour que on protège et qu'on conserve et qu'on sauve les baleines. et so raciste sauve veut sauver les racistes fabriquer des racistes de peur d'en manquer. Voilà et ça c'était l'époque avant Mélenchon,

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avant la nouvelle-france c'estàd que le racisme était encore conçu à titre individuel un français pouvait être raciste. Il était pas forcément alors que maintenant est survenu. Je sais pas si on va en parler avec Mélenchon à qui on n pas encore fait l'honneur quand même. On défile mais le temps des fil parce qu'il nous reste un peu moins de 15 minutes. D'accord. D'accord. Et euh donc à l'époque le racisme était facultatif, maintenant il est obligatoire. C'est un racisme systémique. Le racisme systémique c'estàd vous pouvez pas y échapper. Tu es blanc, tu es raciste. Euh tu es français, tu es raciste. Bon, vous parliez de la peur du système

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médiatique et de la manière dont se sont comportés cette semaine médias. Je voudrais qu'on parle quand même de cet échange qui vous a marqué et vous souhaitiez absolument y revenir à l'Assemblée nationale entre monsieur le Cornu et Ali Rabet qui était présent à l'Assemblée nationale et qui je le rappelle ne voulait pas voir de micro ces news dans les quatre colonnes. Ça a été les dir de Benjamin Lucas député écolo, qui était très heureux de venir sur le plateau il y a de cela quelques années. Voyez la séquence entre Sébastien Lecnu et Ali Rabé qui était à la tribune. Le maire de Trappe a répété de nombreuses reprises depuis plusieurs jours une phrase que je trouve juste et monsieur le maire, je me permets de la

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reprendre à mon compte, c'est il y a des discours en tout cas il y a des gens qui portent des discours et des mots qui finissent par armer d'autres qui eux passent à l'acte. Je je fémienne complètement cette phrase et ça nous rappelle donc aussi qu'il faut lutter de la manière la plus claire qu'il soit devant toute forme de recours à la violence, devant toute forme de racisme, devant toute forme d'antisémitisme, devant toute forme de discrimination, d'homophobie. Bref, dans la République, le combat pour ses valeurs, il ne se fait pas à la carte. Je froid la jeune. Alors Philippe, quelle signification donnez-vous à cette séquence de fraternisation pour le moins surprenante ? Alors, il y a deux personnages face- à

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face. Il y en a qui est dans la tribune, Ali Rabet et le Premier ministre. Ça ça c'est une séquence qui m'a marqué. Euh Alibabè, c'est quelqu'un qui a eu maille à partir avec un homme que j'admire qui s'appelle Didier Leire, professeur de philosophie qui a mis fin à l'enseignement parce qu'il a été menacé et il a été vraiment poursuivi par Alibabel, le maire de Trappe qui lui a fait des misères parce que Didier Le maire 4 mois après l'assassinat de Samuel Patti a dit Trap est une ville islamiste. Enfin, il a parlé de l'emprise islamiste. En fait, il n'a fait que reprendre tout ce qui était écrit partout y compris dans le monde avec Arian Chemin et Raphaël Baquet qui me fait un livre là-dessus. Donc le l'humanité, enfin tout le monde titrait euh l'emprise islamiste de Trappe, tout le monde et cetera. Et donc voilà, il a quitté l'enseignement, il a il a gagné ses procès contre Alibet mais enfin euh il a tout perdu. Donc ça ça m'avait marqué. Deuxième chose qui m'a marqué, c'est quand même la présence de Elias Dzalem lorsqu'il a fait sa conférence de presse

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à l'Irabet en présence de monsieur euh il y a une semaine. Alors il a dit "Ah non, c'est pas moi. Non non, il s'est présenté comme journaliste mais je euh le le le coq de la mosquée a chanté." Bon et et Dimsalem lui a dit "Mais attends mais on se connaît bien pourquoi il dit ça ? C'est un menteur. Voilà. Bon donc on saura jamais la vérité. En revanche, ce que je sais et qui m'a vraiment profondément choqué, c'est que le samedi matin à l'Irabet, un maire qui a des morts dans sa commune, des blessés, des familles en deuil, qu'est-ce qu'il fait ? Il fait la tournée du deuil. Il va voir les familles, il réconforte. Le

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maire, il est consolateur. Pas du tout là. Là, il prend sa voiture, il fil Orléan. pour manifester contre le Rassemblement national. Ah bon ? Donc en fait, il y a un vague petit côté instrumentalisation quand même. Et alors [raclement de gorge] la dernière, je viens de voir ça tout à l'heure, vous allez me démentir démentir cette information ou la confirmer. Il a demandé qu'une loi soit déposée, qu'une proposition de loi soit déposée pour que le grand remplacement et la et la remigration, ces deux termes, soient considérés comme des délits et que ils envoient leurs auteurs en prison. Alors ça c'est quand

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même extraordinaire. En d'autres termes, euh bah ils ont envoyé Mélenchon en prison. Alors d'abord la remigration c'est quoi ? La remigration, c'est quand on dit les OCUTF doivent partir de France, [grognement] ça c'est la remigration, ils doivent repartir chez eux. Bon, quand on dit euh un jeune euh qui a la double nationalité, marocain, tunisien ou algérien, qui demain casse, comme il a la double nationalité, il faut qu'il reparte chez lui. C'est la remigration. Quant au grand remplacement, c'est quand même cocasse à Toulouse, dans une intervention remarquée, euh Mélenchon a

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dit "Mais le grand remplacement, c'est nous. La Nouvelle-France, c'est le grand remplacement, c'est-à-dire le remplacement d'une population par une autre." Et puisqu'on parle de Mélenchon, euh il dit "Je veux une France créolisée, créolisée par le mélange le mélangisme invasif." C'est quoi la France créolisée ? C'est un changement de population. C'est quoi la France créolisée ? Créolisée, c'est du racisme. Ces gens-là sont des racistes et d'ailleurs, ils ont inventé une dialectique incroyable. Personne dit rien. Tout le monde reprend ça dans la presse. Les racisés, les non racisés. Alors vous vous êtes des non racisés, tout blanc, tout moche. Et quelqu'un [raclement de gorge] qui est racisé, c'est quelqu'un qui a le

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droit de dire les non racisés sont des racistes. C'est ce qui permet à Mélenchon de dire il y a un racisme d'état. La police est raciste. Pourquoi ? Parce que les institutions sont racistes. C'est quoi le racisme systémique ? C'est l'idée que de toute façon tu n'y peux rien. Tu es blanc, tu es raciste. Tu es français, tu es raciste. C'est ça le racisme systémique. C'est le walkistan. au pays du Wistan qui est une glaciation intellectuelle. Quiconque n'est pas racisé devient raciste. Alors moi je me lève et j'espère que beaucoup de Français vont se lever en disant maintenant ça suffit. Philippe Devillier, on va essayer pour les 5 dernières minutes de cette émission de justement non pas se lever mais s'élever et souffler un peu dans ce climat qui

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est effectivement onxiogène. Il y a deux actualités que qui vous ont marqué. le celle du 11 novembre où des syndicats dénoncent le caractère obligatoire des cérémonies commémoratives et accusent cette mesure de nuire à l'éducation nationale. Et puis dans le même temps, ce weekend, c'est vrai qu'il est beaucoup de beaucoup question d'Halloween. La nuit des ténèbres, c'est la menace demain soir, samedi soir après les manifestations et plus personne ne parle de l'Atouin et vous vouliez et parler durant 4 minutes de l'oussin et du 11 novembre. Oui, juste avant entrer dans le studio, je vous ai dit que j'avais été bouleversé

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par deux informations qui qui sont arrivées en même temps. La première, c'est que on ne parle plus de la Toussin, on parle d'Halloween, la terreur des ténèbres nu et on parle et et dans un article du Figaro que j'ai lu tout à l'heure avant juste avant d'entrer en studio, il est dit que le les syndicats d'enseignants et cetera euh refusent de commémorer le 11 novembre. Je fais le lien entre tout ça si vous me permettez. Alors d'abord moi quand j'étais petit, quand j'étais enfant, nos parents nous emmenaient le

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jour de la Toussin. On allait fleurir les tombes euh et on allait sur les tombes des voisins. Et je me souviens que mon père nous disait toujours les enfants, tant que les tombes seront fleuries au cimetière de Boulogne, elles étaient toutes fleuries. Ça veut dire que ça voudra dire qu'il reste une civilisation. Une civilisation, c'est quand on fleurit la tombe ou repose les aïeux. C'est une manière de leur dire vous nous attendez, on vous attend.

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C'est l'idée d'une espérance là tout saint, la fête de tous les saints. C'est en fait la communion des saints. En fait la communion des saints, c'est je me dis mon papa, ma maman, ma sœur sont morts. Je peux pas le croire.

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jour de la tout sein spécialement je me dis la communion des saints ça veut dire qu'il m'envoie de la vie il m'envoie du courage la vie qui me manque le courage qui me manque un fin laser invisible la communion des saints et hier en entrant dans cimetière de Boulogne pour voir sur les si les tombes de ma famille étaient bien flories grâce à mon frère Bertrand. J'ai pensé à une confidence de Chérome Fourquet qui a dit récemment aujourd'hui il y a 45 % des chrétiens qui choisissent la crémation à l'inumation. Ça veut dire qu'en fait comme le marquitad, il considère que non seulement la vie est finie avec la mort, ce qu'on peut respecter, c'est une conviction, mais qu'en plus il faut la disperser dans le souvenir même des vivants. C'estàd seulement refuser la petite luciole d'espérance, peut-être

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qu'il y a quelque chose, on ne sait pas mais en plus de ça, refuser que quiconque derrière moi se souvienne. Et enfin le 11 novembre. Le 11 novembre [raclement de gorge] c'est la fête enfin c'est la commémoration de nos morts. [grognement] J'ai fait un lapsus que je ne rattrape pas. Au contraire, c'est Roland Dorgelè qui dit euh il faut qu'une société oublie mais qu'elle se souvienne. L'oubli est nécessaire à la jeunesse pour qu'elle agisse mais le souvenir est tout aussi

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nécessaire. Le [grognement] pareil aux étants transparents dont l'eau limpide dort sur un lit de bourbe. Le cœur de l'homme filtre les souvenirs et ne garde que ceux des beaux jours. Tout le reste est trop lourd, tout le reste tombe au fond. On oubliera dit Dorgelè. Le problème c'est que si une société oublie le 11 novembre, c'est nos morts, nos héros, nos pères, nos grands-pères. Et si une société oublie ses morts parce que on verse dans la crémation universelle, il [raclement de gorge] y a plus de souvenirs, il y a plus de passé.

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Et comme l'a dit Orwell, quand une société n'a plus de passé, elle meurt d'elle-même. Elle meurt d'oublie. Elle s'oublie elle-même et elle est oubliée. Ainsi disparaissent ces civilisations. La différence entre une civilisation et un homme, c'est que pour une civilisation, la décomposition suit la mort. Pour un homme, la décomposition la précède. Merci Philippe Devillier et permettez-moi de rappeler votre ouvrage. Euh résurrection, puisque c'est un weekend de la Toussin, on peut en parler. Le retour de la France éternelle aux éditions Fire. Rendez-vous dans quelques secondes pour l'heure des pro

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2. Merci Philippe Devilier et à la semaine prochaine. Merciot. Merci. Merci Geoffr avec une surprise, je ne dis rien mais [rires] vous avez vu dans mon sourire qu'il y avait une surprise mais pour l'instant je ne dis rien.