Nicolas Dupont-Aignan face à B.Hamon et J.C Lagarde dans le Débat Yahoo des Européennes
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 53 %Défensif 17 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:06OuverteRéponse directe
Pourquoi êtes-vous ici ? Pourquoi refaire la genèse de votre présence ?
- 0:10RelanceRéponse directe
Vous avez contesté votre présence sur France Télévisions en demandant le prime time. Pourquoi êtes-vous là malgré tout ?
- 2:28OuverteRéponse directe
L'Union européenne : on la réforme, on s'en contente ou on sort des traités ?
- 3:04RelanceRéponse directe
Commenter la déclaration de M. Bardella sur la fierté nationale et la force des nations.
- 21:56OuverteRéponse directe
Que doit faire l'Europe pour lutter contre le réchauffement climatique ? Quels leviers d'action ?
- 22:19RelanceRéponse directe
Quels sont les leviers d'action de l'Europe pour l'urgence climatique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:22Invité politiqueFait
« On a conforté des institutions, commissions, banques centrales, cours de justice, qui ne sont pas élus du tout et qui ne peuvent pas être élus. »
- 4:30Invité politiquePromesse
« On rend aux nations les compétences. On arrête avec la commission de Bruxelles. »
- 8:17Invité politiqueChiffre
« Ça nous coûte quand même 11 milliards par an, net, pour les Français. »
- 8:39Invité politiqueFait
« Hollande a trafiqué les chiffres. »
- 10:14Invité politiquePromesse
« Les travailleurs détachés, je n'applique plus. C'est fini. »
- 13:45Invité politiqueFait
« Il n'y aurait pas eu le Brexit si on avait écouté le peuple français en 2005. »
- 14:40Invité politiqueFait
« Le vote de 2005 a été bafoué par le traité de Lisbonne dans le dos du peuple français. »
- 24:02Invité politiqueFait
« et de l'esclavage humain en Inde ou au Bangladesh »
- 24:33Invité politiqueFait
« M. Macron a fait semblant de s'opposer à la renégociation des Allemands avec les Américains et Trump »
- 25:36Invité politiqueFait
« on ne résoudra pas la crise écologique sans mettre des barrières et des taxes carbone aux frontières européennes »
- 26:03Invité politiqueFait
« la France est le seul pays qui a respecté Kyoto »
- 28:37Invité politiqueChiffre
« il nous faut 6 millions de travailleurs supplémentaires »
- 28:58Invité politiqueChiffre
« même le monde parle de 9-10 millions de personnes qui sont arrivées sur le sol européen en 5-6 ans »
- 29:00Invité politiqueChiffre
« moi je dis 18 millions »
- 29:50Invité politiqueFait
« suppression des aides sociales pendant 5 ans pour tout immigré qui arrive »
- 30:02Invité politiqueFait
« revoir complètement l'aide en Afrique, c'est-à-dire avoir un vrai plan de développement africain »
- 31:17Invité politiqueFait
« qui a transféré le pouvoir à des lobbies, à des financiers, à des technocrates »
- 32:18Invité politiqueFait
« 10 grands projets industriels et scientifiques »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan75 %
- ?7 %
- Présentateur7 %
- Benoît Hamon6 %
- Invité4 %
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d'avoir répondu à notre invitation. Nicolas Dupont-Agnan, bonsoir. Bonsoir. Monsieur Lagarde, bonsoir. Bonsoir. Benoît Hamon, bonsoir. Bonsoir. Première question d'abord. Pourquoi êtes-vous ici ? Je voudrais qu'on refasse un petit peu la genèse. Vous avez contesté votre présence sur une émission de France Télévisions ce soir en déclarant que vous vous souhaitiez être en prime time et non pas en deuxième partie de soirée. C'est là où vous étiez convié.
On
vous a tendu la main. Vous nous avez dit oui. Et là on s'est dit, voilà le débat, avant le débat, où les trois personnes qui devaient être sur France Télévisions ne seront pas. Il se trouve que finalement,
vous
y serez M. Dupont-Agnan, vous y serez M. Lagarde et vous serez représenté M. Hamon. Je voulais savoir pourquoi du coup vous êtes là. Alors, merci, malgré toute l'être. Est-ce que nous on a servi un peu d'appât et pourquoi finalement vous y êtes ou vous serez représenté ?
J'irai à contre-cœur, mais j'irai, je vais être très franc. À partir du moment où tous les partis sont représentés, je peux dire je suis le meilleur, c'est horrible, je m'en vais. Mais on est à quatre jours du scrutin et hier j'étais à Marseille avec mes militants, une salle pleine. Ils m'ont dit mais t'es fou, tu vas ravaler ton petit orgueil, tu y vas. Nous on se décarcasse, on colle des affiches.
Ça, ça nous est
arrivé à tous les trois, je crois.
Et
c'est
vrai
que vous
avez
décidé hier.
Et hier soir, on m
'a
dit mais écoute Nicolas, c'est bien, t'es impur, t'es sincère,
t
'es formidable,
t
'es courageux, mais tu ne
peux
pas te suicider. Le suffrage va se faire là dans les derniers jours, dans les dernières heures et tu vas être absent. Parce que tu défends l'intégrité du service public, mais M. X ou Mme Y qui à 22h30 vont ouvrir leur poste, ils vont te voir que t'es pas là. Ils diront quoi, il est passé où ? Et d'ailleurs ils t'oublieront. C'est terrible. Donc je vais être très franc, on est prisonniers d'un système. Mais moi je dis, heureusement qu'il y
a
Yahoo, heureusement qu
'il
y
a
les réseaux sociaux, mais qu'est-ce que c'est que cette démocratie ? Mais c'est monstrueux quand vous pensez, il
n'y a
pas une démocratie, je pense, occidentale,
où
trois jours avant le scrutin, les trois principaux têtes de liste selon des sondages foireux ne vont même pas parler et se font représenter par leur tuteur. Et c'est du délire au-delà du fait, est
-ce
que M. Hamon, M. Dupont-Aignan sont en première division,
en
deuxième et tout. Au-delà de ce problème-là. Compris. Donc maintenant, passons au débat, parce que l'intérêt d'être ici, c'est pas de faire de... Et
de vous
donner vraiment du temps de parole, et encore une fois,
même si on aurait aimé
que ça se fasse dans un autre contexte, mais bon, c'est ainsi. Trois passages obligatoires face à cette caméra selfie, et vous allez vous adresser directement aux Françaises et aux Français. Trois thématiques imposées. La première, c'est pourquoi il faut voter pour ces élections
européennes. Et voilà, Dupont-Aignan, je me tourne vers vous. Alors, l'Union européenne, qu'est-ce qu'on fait au sein de ces institutions ? Est-ce qu'on cherche à les réformer ?
Est
-ce qu'on s'en contente ? Ou est
-ce
qu'on sort des traités ? Est-ce que vous êtes d'accord ou pas avec ce que dit M. Lagarde ? Alors, d'abord, il y a un
grand
paradoxe, c'est-à-dire le drame français. J'écoutais Jean-Christophe Lagarde, qui nous répète ce que répètent les européistes depuis 20 ans, c'est-à-dire, il faut transférer plus de pouvoir, et on va être fort face à la Chine et aux États-Unis. Et c'est ce qui
n'a
jamais été fait.
C'est ce que tu
disais. Alors,
justement, je vous interromps, j'aimerais qu
'on
regarde juste une image. M. Bardella, qui était à cette table il
y
a quelques semaines, a déclaré ceci, et je voudrais que vous le commentiez. Oui,
mais je voudrais
répondre à la
question. Les Américains réussissent parce qu'ils sont fiers d'être Américains, les Russes réussissent parce qu'ils sont fiers d'être Russes. Vous parliez des Chinois, des Américains, des Russes, on y est.
Voilà. Mais je vais répondre. Donc, on doit transférer de plus en plus de pouvoir à cette organisation, parce qu'il faut être fort face à la Chine et aux États-Unis. Et le paradoxe, c'est qu'en transférant de plus en plus de pouvoir à une organisation qui n'est pas un pays, qui n'est pas un peuple, qui est une illusion, qui est un mythe, on est tombé dans un trou noir. C'est-à-dire qu'on n'a jamais été aussi faible vis-à-vis des États-Unis et de la Chine. On a conforté des institutions, commissions, banques centrales, cours de justice, qui ne sont pas élus du tout et qui ne peuvent pas être élus. Et donc,
on
est arrivé, et là, je suis d'accord avec Jean-Christophe dans un sens, on est arrivé dans un système complètement hybride. Contrairement à ce que dit Jean-Christophe, les pays et les gouvernements élus n'ont, ne maîtrisent plus la machine. Et où il a raison, c'est que la machine n
'est
pas pour autant démocratique. Lui,
il
pense, et je pense que Benoît Hamon pense la même chose, qu'on peut aller vers un fédéralisme, vers une démocratie européenne. Moi, je pense qu'il
n'y a
pas de peuple européen. Et que donc, on va vers la technocratie antidémocratique. Alors, qu'est-ce que vous prônez ? Eh bien, moi, je prône, justement, qu'on revienne à la fierté. On est fiers d'être français, on est fiers d'être allemands,
on
est fiers d
'être
italiens. Il faut rendre aux nations... Donc,
on
somme de l'ordre.
Non,
mais justement, alors, on peut au bout de la pensée, un peu plus complexe, un peu plus subtile. On rend aux nations l'essentiel des pouvoirs, de la vie quotidienne. On rend aux nations les compétences. On arrête avec la commission de Bruxelles. Est-ce que ça nous interdit de faire de beaux projets
pour
affronter la Chine et les États-Unis ? Non, tout au contraire. Et on passe à une Europe, à géométrie variable, à la carte, par projet, sur les défis du XXIe siècle.
C
'est-à-dire que, pour moi, il faut, sur 80% des compétences, repartir vers les nations, et ne garder que la gestion d'un marché, légère, et des projets scientifiques, technologiques. Je prends un exemple. La voiture propre, le panneau solaire de demain, le
programme pour la Méditerranée. Non, mais c'est très important. Non, mais on parle à l'écologie. C'est par projet.
Et c'est à 4 ou 5 pays.
À
28, ça ne peut pas marcher. D'ailleurs, ça ne marche pas. Et donc, je pense qu'aujourd'hui, on est au milieu du guet.
Il
y
a
deux solutions. Soit on revient à des nations qui coopèrent, et qui se fixent des objectifs par projet, à 3 ou 4 pays, à la carte. C'est pour moi le plus rapide, le plus simple, le plus démocratique. Soit on part dans le mythe de la démocratie européenne, et on n'y arrivera pas parce qu'il n
'y a
pas de peuple européen,
il
n
'y a
pas d'opinion européenne, il
n
'y
a
pas de langue européenne, et on le voit bien dans ces élections, d'ailleurs, il y a très peu de participation. Benoît Hamon,
je
pense que vous êtes dans la caricature, parce que la question,
ce
que vous dites, c
'est
de l'incantation, parce que vos partenaires, nos partenaires, depuis 20 ans que vous prenez ce discours, que vous soutenez ce qui s'est fait, ne veulent pas de ça. Donc, c'est une caractéristique très française d'imaginer l'Europe telle qu'on la rêve. Mais nos partenaires ne veulent pas de ça. Il y a des nations, les Allemands défendent les intérêts allemands, les Polonais les intérêts poléens, et la seule question qui vaille, compte tenu de l'urgence des défis, parce que je partage, je crois qu
'on
partage tous les trois, l'importance des défis, moi je ne
vais
pas me recroqueviller, il y a des défis considérables, Chine, Etats-Unis, Afrique. Ces défis-là, comment on les relève ? Si on reste dans l'incantation, c'est-à-dire dans cette idée qu'il faut continuer l'Europe, l'Europe, l'Europe, et qu
'il
n
'y
a rien derrière, on est encore plus faible. Moi, je pense que quand une stratégie ne marche pas, quand ça ne fonctionne pas, il faut complètement revenir en arrière, rebâtir des nations, et à partir de là, se fixer des objectifs
en disant, il y aura une Europe beaucoup plus efficace,
parce que,
si je peux venir à penser, vous rêvez,
et au contraire,
Airbus
n'a pas été fait, dans le cadre de l'Union Européenne. Eh bien,
c'est la seule réalisation, c'est la
seule réalisation, excusez-moi, il y avait Boeing, monopole
américain sur la version. Ce n'est
pas vrai, Galiléo, c'est quoi ? Il y a eu Galiléo,
c'est le sol, et encore. C
'est un instrument d'indépendance vis-à-vis des Etats-Unis. Et
qui est très intéressant, l'exemple de l'Union Européenne,
c'est que Galiléo n'est pas imposé dans l'utilisation en Europe, alors que les Etats-Unis imposent GPS, que
les
Russes
imposent en système. Et donc,
ce n'est pas parce qu'il y
a
le défaut d'utilisation, qu'il ne
faut
pas le
battre
sur ce genre de
choses. Il y a eu un
projet, là on est sur quelque chose de très précis, Galiléo.
Il y a eu
un projet, Galiléo, mais il en faudrait 15-20, dans le numérique, dans l'intelligence artificielle, ça ne se fera pas à
28. Comment le faire
sans institutions
européennes
? Pourquoi
vous arriverez à faire un mécanisme
industriel, entre Etats, là où ces Etats se
livreront à une compréhension ? Mais non, parce que... Attendez, attendez, attendez. Excusez-moi, un instant, je réponds, et après je... Ça ne marche pas
à 28, vous ne
l
'avez pas fait à 28, et donc je propose de le faire dans une stratégie à 3 ou 4 Etats
-Unis. Je suis
fasciné. Quand je dis ça, je suis un horrible nationaliste, c'est exactement ce que je dis, et pour y arriver, vous
ne pourrez pas fonctionner à 28.
Sauf qu'une fois que vous aurez
quitté l'Europe, personne ne viendra travailler avec vous. Cher Jean-Christophe Lagarde, je ne vous
ai
pas interrompu, vous avez pu dérouler
un raisonnement. C'est arrivé, je crois. Tout le monde a fait le voir.
Mais là, je vous demande deux choses. D'abord,
vous
dites, tout va bien, ce n
'est
pas si catastrophique. Si
les
peuples se détournent, nous avons une concurrence déloyale, nous avons des délocalisations, j'ai vu les ouvriers d'Argo Wiggins, et vous les avez vus sans doute, c'est dramatique. Ça nous coûte quand même 11 milliards par an, net, pour les Français, qui ont une crise de pouvoir d'achat. On ne se protège pas vis-à-vis de
l
'extérieur, il y a une crise migratoire,
etc. Il dit que ces
chiffres sont faux.
11 milliards net en 2016. En
moyenne, 5 milliards. Non,
vous
prenez la seule année où ça a coûté ce prix-là, mais l'année d'après, c'était 3 milliards. En moyenne, c'est 5
milliards. Quand on prend la moyenne, 5 milliards par an. On reprendra, c'est un fact-check. 11 milliards en 2017, beaucoup
moins en 2017, parce que Hollande a trafiqué les chiffres.
Et
ensuite, oui, il n
'a
pas versé la contribution de la France. Et oui, revérifiez pourquoi en 2017, c'est si faible. Oui, vérifiez. Moi,
j
'ai pris les 7 ans. Attendez, pour être tout à fait objectif, M. Dupont-Aignan,
j'ai pris les
7 ans. Eh bien, j'ai pris les 7 ans.
Et
sur les 7 ans,
vous prenez
ce que la
France a donné, c'est la moyenne. La moyenne, c'est
5 milliards. La moyenne, c'est 5 milliards par an.
Ne dites pas 11. Non.
Aujourd'hui, 2016, 11. Et cette année, ça va être 9. Et 2017, il y
a
eu une chute libre, parce que le gouvernement Hollande n'a pas versé la contribution de la France.
Il
y
a
eu une petite embrouille. Sans que l'Europe ne dise rien. Oui, sans que l'Europe ne dise rien. Et vous pouvez vérifier le rapport du Sénat. Donc, je reviens. C'est une organisation qui fait du mal aux Européens, qui ne défend pas l'Europe vis-à-vis d'extérieur, qui ne met pas en place de projet commun, et qui coûte cher. Il serait peut-être temps quand même de changer. Premier point. Deuxième point, comment on fait ?
Si
on suit votre raisonnement, et c'est terrible d'ailleurs, parce que beaucoup de gens ont votre raisonnement. Et je pense que c'est le fruit de 20 ans aussi d'abandon de
la nation. Monsieur, c'est une
question, ne tirez pas sur le messager.
Je ne vous en veux pas.
Vous le
dites,
Nicolas Duponeur, c'est une question que beaucoup
de monde... Mais c'est normal ! Mais on entend dans
cette campagne
européenne, il faut, il faut, il faut. Alors, du concret... Je vais
vous dire, parce qu'on a fait croire aux Français que la France était un des 28. C'était Malte, le Luxembourg, la Slovaquie. La France,
c
'est la deuxième puissance du continent. C'est la sixième puissance mondiale. C'est une puissance fondatrice. Et justement, la différence, moi, entre nous, avec ceux qui veulent sortir de l'Europe, c'est que je considère que la France, elle est copropriétaire et qu'elle a l'appartement le plus important de l'immeuble. Et qu'il
y a
un moment, la France, ce n
'est
pas un petit pays, il dit, je ne joue pas. Les travailleurs détachés, je n'applique plus. C'est fini. La concurrence déloyale, c'est fini. Et si on avait entendu le non au référendum, parce qu'on a voté non, peut-être pas tous,
le non de demi-sac, eh
bien, on
a voté
non pour les trois. Mais pas
pour les mêmes raisons.
Mais qu'importe.
Si la
France n'avait pas eu les présidents de la République qu'on a eu, qui n'ont pas tiré les leçons du non-référendum, et avaient par exemple exigé que les entreprises ne puissent pas faire venir des Polonais avec les charges sociales polonaises, mais avaient exigé qu'on paie les charges sociales du pays d'accueil, peut-être que l'Europe serait davantage aimée. Et peut-être qu
'il
n
'y aurait
pas eu le Brexit. Donc, ce n
'est
pas simplement la question pour ou contre l'Europe. Est-ce qu'on veut enfermer les Français dans cette question le gentil européen,
le
méchant nationaliste ? Moi, je considère que tout le défi du XXIe siècle, c'est la juste articulation entre la nation et l'Europe. Et que pour ça, il faut uniquement se concentrer sur les dix défis. Tout le reste, on le renvoie aux nations. Et vous verrez que les gens sont beaux le
plus
heureux. Juste pour rappeler qu'on est en direct sur Yahoo.fr et sur la page Facebook de Yahoo Actualité. Énormément de monde, beaucoup de commentaires, beaucoup de questions. Beaucoup parlent d'écologie, de SMIC européen, de fiscalité, de l'immigration. On y viendra dans la troisième partie de l'émission qui se passera sur la partie
canale. Je voudrais
rebondir comme des grands en train de débattre. Je voudrais rebondir sur ce que dit Benoît Hamon, qui est très juste pour son côté socialiste. Mais c'est exactement la même chose pour M. Bellamy, les Républicains. Et c'est pourquoi d'ailleurs, moi, je voulais être au débat et j'essayais de lui dire à chaque fois. M. Bellamy fait oublier
qu
'il va adhérer au PPE, Parti Populaire Européen, que le Parti Populaire Européen a élu M. Juncker, que d'ailleurs, le Parlement Européen a partagé les postes deux ans et demi les socialistes, deux ans et demi le PPE, et que tout ce petit monde a travaillé ensemble. Et donc, ce qui est insupportable quand on regarde avec un peu d'analyse, et c'est là où il y
a
un immense mensonge, et c'est là où il ne vole pas de débat, parce que M. Glucksmann ne veut pas de débat avec M. Hamon, et M. Bellamy ne veut surtout pas de débat avec moi. Parce que moi, je vais lui dire, vous dites que vous voulez rétablir des frontières, mais vous avez supprimé toutes les frontières. vous dites que vous voulez défendre contre l'immigration, mais vous avez signé Marrakech. Vous dites que vous voulez de l'écologie, mais moi,
je dis ce que je pense. Écoutez, je finis, je ne vous ai pas d'accord. Vous dites, c'est normal qu'on ne soit pas d'accord. Radicalement, pas
d'accord. Radicalement. Vous dites, M. Bellamy, que vous êtes pour une taxe aux frontières. Alors, c
'est
la grande nouvelle, c'est que les républicains sont pour une taxe écologique
On
rappelle qu
'il n'est pas là qu
'il ne pourra pas vous répondre. Oui, ce soir, d'ailleurs, il n
'y
va même pas parce qu
'il
ne
sait
plus quoi répondre, il envoie M. Wauquiez. Il ment beaucoup mieux, d'ailleurs, il faut être honnête.
taxe
aux frontières. Bellamy a au moins une qualité, il semble plus sympathique que M. Wauquiez. C
'est un
argument assez limité pour
parenthèses
fermées.
Sur la taxe aux frontières. Et on nous dit, il faut une taxe écologique aux frontières. D'ailleurs, En Marche dit la même chose. Et c'est fascinant. Ce sont quand même eux qui ont voté tous les traités de libre-échange. Et je vous rappelle que le CETA, qui s'applique depuis le 21 septembre 2017, n'a toujours pas été ratifié, cher monsieur, par le Parlement français. Alors, quand je vous dis qu'on a besoin de démocratie nationale aussi, c'est que si on avait subordonné l'application des accords de libre-échange,
au
vote
des
parlements nationaux, eh bien, on aurait pu, les vrais écologistes, ceux qui ne veulent pas de ce libre-échange déloyal qui fait venir des produits qui consomment beaucoup d'énergie, de pollution, auraient pu bloquer le CETA. Donc, ça veut bien dire qu'on est arrivé dans un système complètement fou où il n'y
a
plus de contrôle national et où il
n
'y
a
pas de démocratie européenne.
Nicolas
Dupont-Aignan.
Sur le Brexit. D'abord, il n'y
aurait
pas eu le Brexit si on avait écouté le peuple français en 2005 et si l'Union européenne n'était pas complètement fermée. C'est pas pour ça. Premier point. Deuxième point. Si, parce qu'il y avait le problème de l'immigration qui n'a pas été entendue.
ils ont voté contre le fait que les Européens puissent venir
travailler. Et bien justement,
si on avait entendu ça, ça déstabilise les pays et c'est le drame de cette Union européenne. Et donc, quand on n'écoute pas les peuples, ils votent contre et ils s'en vont. Premier point. Deuxième point. cette Union européenne déteste la démocratie. Elle a voulu punir les Britanniques. Et la réaction va être terrible.
D'ailleurs,
je ne vous ai pas interrompu à chaque prise de parole. Pas à chaque. Et c'est terrible de voir à quel point l'Union européenne et ses oligarques qui nous gouvernent détestent les peuples, veulent les faire taire. Un commissaire européen disait l'Europe, l'Union européenne, c'est une autoroute sans sortie. Et ça, c'est le meilleur moyen d'arriver à l'explosion finale. Donc moi, je considère que les Britanniques ont fait un choix populaire. Comme les Français l'a fait en 2005, le vote de 2005 a été bafoué par le traité de Lisbonne dans le dos du peuple français.
Et la crispation française, la crise démocratique française qui vient de là, eh bien, laissons les Britanniques assumer leur sortie et on peut bâtir absolument demain la nouvelle Europe parce que cette Union européenne mourra dans les dix ans qui viennent.
Elle
est condamnée. Et on bâtira une alliance de pays libres et à ce moment-là, la Grande-Bretagne pourra participer avec nous parce que, bien sûr, on a besoin de la Grande-Bretagne. L'outil de défense, c'est le seul pays qui participe avec la France à l'outil de défense nucléaire. C'est le seul pays avec lequel, d'ailleurs, on a un excédent commercial. Donc au lieu de punir les Britanniques pour leur faire payer leur vote qui est une absurdité
géopolitique... Non, on leur fait assumer leur vote.
Assumer leur vote. Vous venez de le dire, ils assument leur sortie. Eh bien, leurs dirigeants n'assument pas la sortie du peuple. C'est plus complexe que ça. Et donc, moi, je pense qu'en vérité, il faut respecter les peuples, qu'on ne construit rien sans la souveraineté populaire, sans la souveraineté nationale. Et qu'on peut bâtir une future Europe sans sortir, mais en renégociant tout. Et c'est ce que doit faire la France. Taper du poing sur la table, ne plus appliquer les règles, renégocier. D'ailleurs, M. Mélenchon le dit très bien, pas dans le même sens. Il dit... C'est très simple. Soit on renégocie, soit on quitte.
Eh bien, avant de quitter, je préfère renégocier car je suis sûr que le Brexit est une occasion inespérée. Car, maintenant que les Anglais s'en vont, si la France disait on ne joue plus, on n'applique plus vos règles, je peux vous dire qu'il n
'y
aurait pas d'Europe sans la France. On a une position de leadership. Et Emmanuel Macron a été en dessous de tout à l'occasion du Brexit car il avait l'occasion, et là je suis d'accord en partie avec Jean-Christophe Lagarde, pas sur le fond, mais dans la démarche, le président français est extraordinaire de remettre à table l'ensemble des dossiers. Il n'a rien fait parce qu'il est couché devant Mme Merkel devant une logique d'austérité financière absurde, de punition des Grecs, des Italiens. En fait, ils ne comprennent pas ce qui
se passe. En
quelques moments. Ils ne comprennent pas ce qui se passe. Ils
ne comprennent pas
la
douleur des poids. Ils ne
comprennent pas ce qui se
passe.
N'erreur, si vous n'êtes pas sous les cinq points, vous faites... Mais, ras-le-bol de ces sondages, en fait, ils veulent faire l'élection avant et les sondages, on est rentrés dans un délire. Il n
'y a
pas une émission qui nous pose la question des sondages. On ne nous la pose pas ou on nous la pose ? On nous la pose sans arrêt, sans arrêt. On cherche à formater les esprits toute la journée sur les chaînes d'info, les sondages. Mais de grâce, ils se sont trompés.
Mais
c'est ahurissant. Alors moi,
je
vais vous raconter une
anecdote.
Européenne 2014, je lance mes listes, j'arrive un jour, j'étais dans un déplacement dans l'Est, joue le Figaro, 0,5%.
Oh !
0,5%.
Vous
êtes un homme politique, vous voyez 0,5%. Vous vous dites... On le prenait
dans un gros
gros. On a fait 4,5
%
dans cette région. 15 jours avant. C'était 15 jours avant. C'est n'importe quoi. Mais je veux dire aux Français, les sondages devraient être interdits 15 jours avant une élection comme dans beaucoup de pays. Parce que ce sont des anticipations auto-prophétiques. Et ils sont manipulés. Et je veux dire que c'est très grave ce qui se passe. Emmanuel Macron, qui est à bout de souffle, qui de toute façon a perdu l'élection parce qu'il
y a
80% des Français qui voteront contre sa liste. Donc de toute façon, il n
'y
a pas en tête, pas en tête. Il a perdu cette
élection. En plus, c'est pas de victoire.
Il est en train d'instrumentaliser le Front National qu'est son assurance-vie. Voilà. Moi, je défends un patriotisme humaniste modéré. Je l'assume. Gaulliste. Je suis scandalisé, scandalisé de cette manipulation gigantesque qui est à l'œuvre en France. Et je suis convaincu que c'est les Français qui vont décider dimanche. Mais
qui ne regardent pas les sondages.
Merci
Nicolas
Dupont-Aignan. Vous allez les uns après les autres maintenant partir sur la caméra selfie avec une question bien précise et Clément va vous dire de quoi il s'agit. Nicolas Dupont-Aignan. Monsieur Dupont
-Aignan,
au second tour de l'élection présidentielle, vous étiez engagé dans une alliance avec Marine Le Pen. Aujourd'hui, vous vous présentez contre la liste du Rassemblement National. Alors, même question à vous. Pour quelles raisons les électeurs ne devraient-ils pas voter pour la liste emmenée par M. Bardella
?
Eh bien, écoutez, ce n'est pas un second tour d'une
élection présidentielle. Car sinon, M. Bellamy, par exemple, qui a soutenu M. Macron, ferait une liste commune avec Mme Loiseau. Oui, je sais bien. Et si on part de votre raisonnement, il n'y
a
plus que deux parties en France. C'est-à-dire, les deux parties du second tour de la présidentielle. La démocratie, c'est tout le contraire. Avant un second tour de présidentielle, il
y
a un premier tour, il y a une diversité politique, il y a un peu de finesse politique. Et dans notre pays, on a tellement pris l'habitude, ou les Français ont tellement pris l'habitude et ils en souffrent, de voter par défaut qu
'ils
ne savent plus qu'on peut voter un jour par conviction. Et là, on a un mode de scrutin extraordinaire. On a un scrutin proportionnel, national, un seul tour. Ça veut dire qu'on peut développer ses idées, ses convictions. Et celle que je porte avec Debout la France, c'est celle d'un patriotisme gaulliste, humaniste, avec des alliés.
La
différence avec M. Bardella, soyons clairs, d'abord le tête de liste, ce n
'est
pas le même. Les membres de la liste, mes colistiers, ce sont des femmes et des hommes sincères, personne n'est mis en examen, honnêtes. Stéphanie Gibault, deuxième de liste, qui est une lanceuse d'alerte dans l'affaire UBS de la banque suisse, Benjamin Cochy, gilet jaune, des personnalités qui portent une sincérité, un dévouement à la cause publique et je pense que c'est important parce qu'on ne fait pas un sondage, on élit des représentants au Parlement européen. Et puis enfin, une différence importante, ce sont nos alliés. Nous n'avons pas les mêmes alliés, M. Bardella et moi. 23 pays, eurosceptiques, oui, mais eurosceptiques modérés.
Je pense à Thierry Baudet qui est arrivé en tête aux élections sénatoriales aux Pays-Bas et qui n'a rien à avoir avec M. Lenders qui est l'allié de M. Bardella. Moi, je suis convaincu
qu
'on ne sortira l'Europe de la crise qu'en retrouvant l'esprit des nations démocratiques et des projets. Et la liste que je porte, j'en suis absolument certain, aura un rôle. Alors, qu'en 2014, souvenez-vous, le Fonds National a été en tête, qu'est-ce qu'il a fait au Parlement européen ? Rien. Parce qu'il n'avait pas les partenaires. Merci M. Dupont-Aignan.
On
y va, messieurs. Allez, on passe dans l'autre partie de ce studio chez Yahoo. On est toujours en direct, évidemment, sur Yahoo.fr et Yahoo Actualité. que nous avons déterminé les places, M. Dupont-Aignan.
Non, c'est tout seul. M.
Hamon.
Ils
sont tous les deux parce
qu'ils sont
européistes, en fait.
Oui, mais quand vous êtes dans votre salon,
vous n'êtes pas tous sur le même canapé, non ? Non, non,
je plaisante. Quand vous êtes dans votre salon, vous n'êtes pas tous sur
le même canapé. Il faut
bien
plaisanter un
peu
parce que sinon...
Alors, allons-y. On va parler dans quelques minutes d'immigration.
On parlera...
Je vais tout manger, c'est pas bien.
...d'économie. Mais pour l'instant, Clément, on va parler d'écologie parce que c'est un des thèmes principaux aussi de cette élection
européenne.
Oui, on a choisi dans cette émission, dans cette discussion canapé, pourrait-on dire, de parler d'abord de l'écologie qui est un sujet majeur, qui est un sujet qui concerne les Français et les Européens, qui monte dans les instituts de sondage quand on demande aux Français quels sont les sujets qui les préoccupent le plus. L'écologie monte de plus en plus, notamment chez les jeunes.
Le
monde est confronté à une urgence écologique. Il y a aujourd'hui consensus des scientifiques, prises de conscience dans l'opinion publique et prises de conscience aussi chez les responsables politiques. Sans doute, sans aucun doute que l'échelle transnationale est la bonne échelle pour agir sur l'écologie. Alors, ma question à vous, messieurs, j'en aurai deux. Dans un instant, on parlera de biodiversité.
Et vous
débattrez entre vous et on intermédera le moins possible. Voilà. Mais donc, exactement, nous, on va se faire discret. Mais donc, on parlera de biodiversité dans un instant, mais d'abord sur le réchauffement climatique, sur les émissions de gaz à effet de serre. Que doit faire l'Europe
pour
lutter dans ce dossier crucial qui
est
l'urgence climatique ? Quels sont les leviers d'action de l'Europe ? Qu'est-ce que vous préconisez ? Pour nous, la
production du gré ? Je ne suis
pas du tout hostile à un pilotage et à un projet écologique global. Et ça, j'en suis convaincu.
Nous
avons proposé aussi de mettre la Banque Centrale Européenne sous le contrôle des gouvernements pour que le fameux quantitativisme qui est à l'œuvre soit orienté. Le Japon le fait pour les PME et pour avoir des crédits à taux zéro, au lieu de financer la spéculation et les banques, il finance ses entreprises. Et donc, il est faux de dire qu'on ne peut pas mettre sous contrôle la Banque Centrale Européenne des gouvernements nationaux pour avoir une négociation sur le quantitativisme, la répartition par pays. Et moi, je propose que la part de l'euro de la France, par exemple, les 15-16%, chacun a une part au prorata de son poids économique, soit décidée par les Français comme ils le veulent.
C'est-à-dire, on décide le quantitativisme, c'est un peu technique, global de l'année, 200 milliards d'euros, 500 milliards, 1000 milliards, et ensuite, on répartit au prorata par pays et chaque pays fait ce qu
'il
veut. Si la France veut financer à 0% le changement des fenêtres des Français, s'il veut financer à 0% l'intelligence artificielle dans un programme d'ailleurs européen à 3 ou 4 pays, il le fait. On
a besoin de s'assurer
qu'en silésie, on bascule du charbon
à l'énergie renouvelable. Je viens à la
suite. Il
ne suffit pas de
faire ça. Ce que vous proposez, il faut déjà qu'on ait l'accord des autres, donc ça veut dire revoir complètement le système de l'euro et de
la
Banque centrale, mais pourquoi pas ? En revanche, deuxième point, si on continue à mettre des contraintes écologiques sur les Européens et plus particulièrement sur les Français et qu'on laisse importer sur le continent européen des produits qui sont fabriqués à partir de la pollution de la planète en Chine ou ailleurs et de l'esclavage humain en Inde ou au Bangladesh, cela veut dire qu'on se donne bonne conscience, on détruit nos emplois sur place et
on importe la pollution. donc
ça veut dire
déjà
été voté par le Parlement. Non,
non, non, ça veut dire que vous
ne pouvez pas accepter des négociations de traités internationaux comme le CETA, vous ne pouvez pas accepter des traités comme le Mercosur qui est en train d'être négocié, on ne peut pas accepter la suppression du droit de veto qui a été dans le traité de Lisbonne qui fait que M.
Macron a fait semblant de s'opposer à la renégociation des Allemands avec les Américains et Trump et qu'il a dit j'ai été battu à Bruxelles et on voit en ce moment la commission l'Allemagne qui est en train de négocier directement avec Trump pour sauver les voitures allemandes dans le dos de l'agriculture française donc ça veut dire que là aussi il faut une bonne articulation entre le niveau national rétablissement du droit de veto qui permet que la France puisse bloquer une négociation commerciale sinon on est foutu et ensuite servir de levier dans un rapport de force en disant à l'Allemagne nous nous...
Sinon votre... M. Dupont-Aignan vous répondez et
après
en passe moi Moi je vais
juste dire une
chose je suis d'accord sur ce point Juste un point on a un cas très pratique en ce moment parce que moi je suis d'accord là-dessus je pense qu'il
y a
un point d'accord mais on a un cas très pratique très pratique M. Trump fait une menace sur le commerce international avec l'Europe face à cette menace l'Allemagne tout récemment a lâché la France il
faut
être clair négocie en douce avec la complicité de la commission dans le dos des français on ne résoudra pas la crise écologique sans mettre des barrières et des taxes carbone aux frontières européennes parce que sinon tous les efforts qu'on fait font fuir les activités économiques ailleurs et on est foutu comment vous faites concrètement dans votre Europe magnifique à 28 où on est ultra minoritaire face à l'Allemagne la Pologne qui pollue 10 fois plus avec ses centrales à charbon l'Allemagne qui a fermé les centrales nucléaires absurdité écologique en matière de CO2 absolument délirante puisqu'elle pollue sa fabrication d'électricité 6 fois plus polluante que celle de la France donc il
y a
un moment la France est le seul pays qui a respecté Kyoto c'est le seul pays
en
raison d'ailleurs d'une perte industrielle et en raison de son nucléaire comment on fait ? là on a un exemple pratique là ils sont en train de négocier dans le dos la France est totalement isolée et comme la France a perdu sa souveraineté comme la France a perdu sa souveraineté c'est à dire le moyen de dire stop et bien on est entraîné sur un topo
vous au pouvoir j'aimerais savoir entre le
grand discours il va vous répondre monsieur Lagarde la
réponse de monsieur Lagarde vous
avez un discours magnifique vous êtes entraîné dans un piège à 28 où vous êtes ultra minoritaire comment vous faites ?
concrètement là je vais vous dire rapidement
et après on parle d'économie vous
êtes au pouvoir
la première des choses c'est que la France n'est pas structurellement minoritaire elle l'est aujourd'hui parce que monsieur Macron a fait la leçon à tout le monde et qu'il s'est isolé mais la France n'a pas toujours été minoritaire elle n'a pas volonté comment dirais-je vocation à l'être en permanence
sur les négociations commerciales pardon ce n'est pas
vrai ce n'est pas vrai simplement elle s'est fait par chaque arbitre demandée à Montebourg quand la France est dirigée par quelqu'un qui comprend que l'Europe en l'occurrence s'est rassemblée et ne sait pas dire aux autres suivez-moi à
ce moment-là à
ce moment-là ça marche alors
comment vous faites-vous
? deuxième point je veux juste dire que quand monsieur Dupont-Aignan dit moi je veux une Europe où chacun peut mettre son veto la Pologne elle mettra son veto parce qu'elle veut continuer à avoir
mais elle le met déjà et
ça ne peut pas marcher mais là elle
le met pardon
ça ne peut pas marcher pour le compte parce que votre système de veto c'est un blocage sur toutes les politiques qu'elles soient économiques environnementales
je fais un rapport de force c'est l'inverse mais non ça sera en permanence en réalité votre
recette ça revient à faire éclater l'Union Européenne chacun
choisissant sa
voix
mais au contraire Benoît Hamon compris monsieur Benoît Hamon et en avance il n'a pas répondu à mes questions
il n
'a
pas répondu à mes questions actuellement la Pologne fait veto et comme la France accepte la logique majoritaire elle ne peut pas dire
elle
ne
peut
pas créer un rapport de force
la
question de l'immigration qui est souvent phagocyte ce type de débat donc on a choisi de l'aborder à la fin mais on a choisi de l'aborder quand même parce que c
'est
une considération de nos concitoyens on le voit dans les enquêtes d'opinion on le voit dans le vote pour certaines formations politiques alors je vous pose la question simplement les flux migratoires en Europe est-ce que c'est un vrai enjeu est-ce que c'est un vrai défi ou est-ce que c'est en réalité un débat secondaire d'après vous ? C
'est un enjeu majeur c
'est un problème grave
en
vérité l'immigration est organisée voulue par l'Union Européenne le commissaire grec a déclaré à la tribune de Genève vous pouvez retrouver en mars 2017 il nous faut 6 millions de travailleurs supplémentaires c'est un moyen de peser sur les salaires les français n'en peuvent plus les chiffres sont extravagants
on
a eu des polémiques sur les chiffres je ne reviendrai pas dessus même le monde parle de 9-10 millions de personnes qui sont arrivées sur le sol européen en 5-6 ans moi je dis 18 millions mais qu'importe ça veut dire non pas qu'importe si parce que ça veut dire qu'en 5-6 ans c'est où la Belgique ou les Pays-Bas c'est considérable des personnes qui n'ont pas notre culture pas notre civilisation qui ne partagent pas nos règles qui n'ont pas la même formation et au même moment nos jeunes s'expatrient à
l
'étranger parce qu'ils n
'ont
pas de boulot donc ça veut dire
4
choses très simples contrôle des frontières nationales car le contrôle des frontières européennes on nous en parle depuis 20 ans il faudra des décennies pour y arriver et cela voudrait dire une autorité politique unie on ne l'a pas je veux moi un contrôle national deuxième point 1. une coopération européenne pour lutter et repérer les passeurs et détruire leurs actions qui sont des actions misérables qui exploitent la misère humaine et qui tuent des milliers de gens en Méditerranée 3.
et ça c'est un problème franco-français suppression des aides sociales pendant 5 ans pour tout immigré qui arrive pour arrêter la pelle d'air car Mme Merkel prend les immigrés qui travaillent et renvoie vers la France les immigrés qui ne travaillent pas et quatrièmement revoir complètement l'aide en Afrique c'est-à-dire avoir un vrai plan de développement africain qui d'ailleurs pourrait être utilisé par la Banque Centrale Européenne car plutôt que de financer des banques à 0% on pourrait financer des programmes de développement notamment pour la situation des femmes pour le contrôle des naissances dont on a parlé et qui a suscité des polémiques alors que je disais ce qu'a dit le Premier ministre malien c'est-à-dire qu'il n
'y
aura pas de développement du Sahel si on n'arrive pas à enclencher une libération des femmes un développement économique car l'enjeu bien évidemment au-delà des frontières nationales c
'est le
développement de l'Afrique c'est-à-dire un développement équilibré de ce continent qui va doubler
de
population dans les 30 ans 1 milliard 2 minutes également
je sais que vous avez d'autres obligations je vous propose en 1 minute chacun pas M. Hamon donc on va commencer par l'un des deux on va tirer au
sort ça veut dire qu'il va rester une heure à faire une conclusion non
non non
tout
la dupe c
'est-à
-dire le
débat n'est pas d'être pour ou contre l'Europe qui peut être contre l'Europe c'est-à-dire l'idée d'être en paix avec nos voisins et d'avoir des rapports de coopération
la
question n'est pas là
la
question est de savoir si on continue avec cette Union Européenne qui a défiguré l'idée d'Europe qui a transféré le pouvoir à des lobbies à des financiers à des technocrates et qui déresponsabilise tout le monde le débat de ce soir était très intéressant parce que même s'il y
a
de belles idées de belles incantations dans la pratique qu'est-ce qui se passe on a démantelé les Etats les démocraties les assurances nationales et on n'a pas créé un système européen démocratique européen parce qu
'il
ne peut pas exister il n
'y a
pas de peuple européen c'est trop grand il n
'y a
pas d'histoire suffisante commune il y a des nations alors face à la Chine et aux Etats-Unis il faut s'entendre bien sûr mais il faut cibler nos coopérations il faut rendre aux nations le maximum de compétences pour que les démocraties s'épanouissent et parce que ça ne sert à rien que tout le monde fasse pareil en revanche dans un monde de réseau dans un monde qui exige la rapidité face à des mastodontes ou même des Etats-nations très rapides très agiles il faut bâtir les coopérations qui au XXIe siècle permettront à l'Europe de garder son rang cela veut dire 10 grands projets industriels et scientifiques cela veut dire un projet méditerranéen cela veut dire un projet pour stabiliser l'Afrique alors on pourra concilier la fierté d'être français et le bonheur d'être européen
c'est le bonheur d'être
Nicolas Dupont-Aignan