Prêt à taux zéro parentalité : « N'ayez plus peur d'avoir un enfant », assure Vincent Jeanbrun
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:01OuverteRéponse directe
Le gouvernement présente demain matin son budget 2027. On va en reparler dans quelques instants, mais d'abord, j'aimerais revenir avec vous sur le déplacement du pape en France.
- 0:45OuverteRéponse directe
De quoi parle-t-on quand on est ministre du logement avec un souverain pontife ?
- 1:27OuverteRéponse directe
L'État dépense beaucoup pour lutter contre le mal-logement, mais c'est très difficile et il reste beaucoup à faire. Le pape aurait probablement aimé parler de ça avec vous ?
- 2:07OuverteRéponse directe
Votre promesse en Gironde de reconstruire le Porsche plus vite que Notre Dame. Expliquez-moi à quoi ça ressemble un Notre-Dame de la construction.
- 2:46RelanceRéponse directe
Vous parlez d'écraser les procédures administratives. Comment ça va se passer concrètement ?
- 3:21OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous pouvez faire de votre statut de ministre pour aider les Français et les professionnels à s'affranchir de ces procédures ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 11:47Vincent JeanbrunFait
« Je veux être derrière le candidat qui sera capable de rassembler le camp des gens raisonnables qui veulent amener notre pays en dehors de l'ornière. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
RCF Notred-Dame, l'interview politique Nathana El de Rinxan. Il est 7h37 sur RCF Notredame Natel de Rinxan. Vous recevez ce matin Vincent Jambrin, donc le ministre de la ville et du logement. Oui, bonjour Vincentrin. Alors, le gouvernement présente demain matin son budget 2027. On va en reparler dans quelques instants, mais d'abord, j'aimerais revenir avec vous sur le déplacement du pape en France. Vous faites partie de celles et ceux qui ont pu approcher, échanger peut-être avec avec le Saint-Père. Alors, de quoi parle-t-on quand on est ministre du logement avec un souverain pontif ? Bah d'abord, j'ai eu cette chance extraordinaire de pouvoir participer à l'événement à l'Élysée où il est venu nous adresser un message très puissant
et je fais partie de quelques personnes qui ont eu la chance de de le saluer, de le toucher, de lui serrer la main euh au moment où il est reparti et on a échangé juste une salutation. Mais euh d'abord, c'est un moment très fort forcément. Euh et deuxièmement, je pense que si on avait eu un peu plus de temps, je pense qu'on aurait aimé ensemble parler euh probablement du mal logement et comment en France, dans un pays comme le nôtre, on peut tenir cette promesse de fraternité et de faire en sorte que personne ne dorme à la rue. C'est aussi dans mes compétences en tant que ministre du logement et c'est probablement un des plus grands défis qu'on a tenir cette promesse qui est un des éléments de la promesse républicaine. On ne laisse pas les plus fragiles à la rue dans notre pays.
L'État dépense beaucoup. Ce sont des milliards d'euros qui sont dépensés chaque année pour essayer de de mettre une politique efficace au service de ceux qui sont les plus démunis. Mais objectivement, c'est très difficile et il reste tellement à faire. Voilà, je pense que il aurait probablement aimé me parler de ça et moi j'aurais aimé dû parler de ça aussi. Alors, monsieur Jambre, je ne connais pas vos vos convictions religieuses, mais peut-être ont-elles inspiré cette référence faite à Notre Dame à deux reprises en quelques jours. Votre promesse en Gironde de reconstruire le Porsche plus vite que Notre Dame. C'est vous qui l'avez dit. Et quelques jours plus tôt devant les parlementaires, votre volonté de lancer, je cite, un Notre Dame de la construction. Alors, j'adore la formule,
mais j'ai du mal à la visualiser. Expliquez-moi à quoi ça ressemble un autre dame de la construction. En fait, euh, on connaît dans ce pays la plus grande crise du logement depuis l'après-gerre. Euh, les Français ont un mal de chien à se loger et donc le défi c'est de produire à nouveau du logement. Derrière le mot produire, il y a rénover un neuf et il y a construire du neuf. Euh or, on se rend compte queil y a énormément de blocages qui viennent de nos procédures administratives et donc il s'agit pas de construire moins bien que ce qu'on faisait hier. Au contraire euh et c'est en ça que déjà Notre Dame est un exemple. C'est-à-dire qu'on a su reconstruire avec une qualité architecturale, une qualité des matériaux, un savoir-faire de nos artisans qui est extraordinaire euh mais
le faire le plus vite possible en écrasant les procédures et il faut s'affranchir de certaines procédures administratives dans la bouche d'un ministre. Je suis euh je suis à la fois je suis agréablement surpris si j'ai un problème de de construction, mais je suis un peu surpris quand même. [grognement] Moi vous savez, j'ai j'étais maire pendant plus de 10 ans et on a bien vu exactement toutes les lourdeurs administratives et à chaque fois je me disais mais mais comment c'est possible qu'on ait autant de lourdeur de procédure ça empêche en fait et quand la crise du logement est aussi forte que ce qu'on est en train de vivre il faut qu'on gagne du temps parce que et comment ça va se passer concrètement ? Qu'est-ce que vous pouvez faire de votre statut de ministre pour pour aider
les Français, les professionnels à s'affranchir de ces procédures ? On a actuellement au débat un projet de loi relance logement. Il est déjà passé au Sénatin. Il doit passer à l'Assemblée nationale dans quelques semaines. Dedans, il y a un article que justement j'appelle souvent le les Jeux Olympiques du logement ou le Notre-Dame de la construction. Parce qu'au fond, on l'a vu pour les Jeux Olympiques ou pour Notre-Dame, on a su construire de la qualité mais en le faisant beaucoup plus vite que les procédures normales. Au fond, maintenant, on arrive à une moyenne complètement folle. Quand vous avez un projet immobilier qui doit sortir de terre, on est sur du 5 8 ans pour sortir le projet de terre. Sur ces 5 à 8 ans, vous avez 2 ans et demi maximum de travaux. H
tout le reste c'est de la procédure. Et donc dans cet article loi, on s'inspire de ce qui a été fait aux Jeux Olympiques ou à Notre Dame et on vient simplifier toutes les démarches préalables. Je pourrais rentrer dans le détail, c'est un peu technique, mais la conformité au plan local d'urbanisme, les délais de recours et cetera, tout ça est est compressé de façon à ce qu'on puisse aller le plus vite possible dans des zones qui seront identifiées par les maires et les préfets. Alors, le nerf de la guerre dans la construction également, c'est c'est bien sûr l'argent. Euh il faut retrouver hein, demain le budget 2027 est présenté en conseil des ministres. Quelle sera la part consacrée à l'immobilier ? De combien disposera votre ministère pour financer entre autres ce ce Notre-Dame
de la construction ? Il y a plusieurs choses. D'abord, il y a dans le projet de loi plusieurs outils qui soutiennent la production de logement et surtout le fait que les Français accèdent à des logements. Vous avez notamment le célèbre préato zéro qui lui va être prolongé de plusieurs années. Donc c'est un coût puisque ce prê zéro c'est l'État qui paye les intérêts aux banques hein. Donc pas pour tout le monde mais en tout cas il y a il y a des Français qui en bénéficient. Alors il y a beaucoup de Français qui peuvent en bénéficier. Ensuite, en fonction de vos revenus, vous avez pas tout à fait la même le même soutien. Et surtout une grande nouveauté et ça c'est une vraie fierté pour moi. Euh on va lancer un prêta zéro parentalité. On vit dans un pays et ça enfin je vous
en parle, ça me je ça me saisit. Vous avez des familles qui renoncent à faire des enfants en se disant je ne sais pas comment je vais pouvoir loger mes enfants dignement demain. Donc je renonce. un pays qui commence à renoncer à faire des enfants alors queon en a envie, c'est un drame. Ça en dit long sur la complexité euh du logement dans notre pays, que ce soit locatif et et l'acquisition. Il va s'adresser à à qui ce préatau zéro des parents qui font des enfants sur le même modèle que le préatau zéro que nous connaissons aujourd'hui avec donc une aide qui peut monter jusqu'à 100000 € en fonction de vos revenus et qui va vous permettre de vous accompagner. Mais la bonne nouvelle, c'est qu'en fait vous pourriez en bénéficier même si vous avez déjà été propriétaire par le passé et
vous pourrez en bénéficier même si vous avez déjà bénéficier du premier après à zéro. La seule condition, c'est d'avoir un enfant à naître ou un enfant jusqu'à ces 3 ans. Ça change complètement la logique. Et on dit aux parents qui nous écoutent ou aux parents potentiels qui nous écoutent, "N'ayez plus peur de faire un enfant, vous aurez les moyens. L'État sera à vos côtés pour vous soutenir dans l'acquisition d'un logement plus grand." Ça c'est dans vos projets euh dans les prochaines semaines. Ça sera débattu au budget dans les prochaines semaines. Mais globalement euh votre budget, il est plutôt en hausse ou plutôt en baisse par rapport à l'année dernière ? ben au global, il est légèrement en baisse puisque vous le savez euh l'État va demander au regard de la la situation
financière qui est la nôtre, des efforts un petit peu à tout le monde mais beaucoup d'efforts à lui-même. Et c'est un budget de courage politique parce que effectivement l'État va se serrer fortement la ceinture euh dépendre de mon ministère des agences que ce soit sur la rénovation urbaine, que ce soit sur la rénovation de l'habitat par exemple, et bien on leur demande de gros efforts dans leur fonctionnement et dans leur gestion. L'idée c'est que ce soit pas l'argent qui est utile au français qui soit diminué mais bien tout ce qui est les coûts de fonctionnement. Et donc oui forcément une une baisse faciale c'est mais encore une fois assumer moi je je vous le disais tout à l'heure j'étais maire moi je suis je suis arrivé à la tête d'une mairie qui était
quasiment faillite. Bah on a fait des économies mais sans que ce soit en un impact sur les services publics. On a protégé le service public tout en se desendettant et en faisant des économies de gestion. on peut être plus efficace à l'heure de de tous les outils qu'on a aujourd'hui. On doit pouvoir faire des économies importantes. Alors, l'objectif, c'est de construire 400000 neuf par an. Une partie de ces logements doit être convertis en logements sociaux. Vous étiez le weekend dernier à Bordeaux pour le congrès HLM. Vous avez annoncé 500 millions d'euros d'efforts supplémentaires pour les bailleurs sociaux. C'est c'est énorme. On fait quoi aujourd'hui dans l'immobilier avec un demi milliard ? dem milliard que l'État renonce à prélever aux bailleurs sociaux pour qu'ils aient
les moyens de produire. Vous leur donniez quelqu indirectement quand même. C'est c'est ça c'est tout à fait. Et donc pour soutenir la production de logements sociaux, c'est fondamental. Moi je suis un enfant du logement social. J'ai grandi justement dans bar HLM dans la ville dont j'ai eu la chance d'être mère plus tard. Euh et mes parents qui étaient modestes n'auraient pas pu nous apporter les le même confort de vie sans ça. Donc moi je je crois au logement social mais je crois aussi au parcours résidentiel. le fait que on peut démarrer dans la vie dans un logement social avec l'envie plus tard de de pouvoir évoluer et de devenir propriétaire. C'est important d'être au côté de nos bailleurs sociaux. Ils sont aujourd'hui dans la crise du logement qu'on connaît les les les piliers de
cette relance et c'est eux qui maintiennent encore la production de logement dans notre pays. Il était important de leur envoyer un signe fort. Il y a le signe que vous venez d'évoquer. Il y a le fait que avec la banque des territoires à la caisse des dépôts, on a annoncé aussi des sommes très importantes pour financer ce qu'on appelle le logement intermédiaire qui est un tout petit peu plus cher et qui est plus adapté aux classe moyennes. Et puis aussi un défi qui est devant nous, la rénovation du parc existant que ce soit sur le confort d'hiver et évidemment sur le confort d'été après les anot sur le les logements sociaux. Vous attendez combien de logements supplémentaires en contrepartie de la part des des bailleurs HLM ? On on en s'est fixé avec le premier ministre euh
l'objectif de d'avoir 2 millions de logements supplémentaires d'ici 2030 pour tous les logements confondus sur du neuf, sur la rénovation à neuf, du privé, du social. Et le le la part des logements sociaux, elle va être considérable. On vise évidemment plus de 100000 logements sociaux par an sur le territoire national en France métropolitaine comme dans nos autres mers. Et pour ça, il faut qu'on ait des bailleurs sociaux qui se sentent soutenus, qui soient motivés et au rendez-vous. Alors justement Christophe Barbier, je vous invite à mettre le casque qui est à côté de vous, nouveau chroniqueur sur RCF Notredame à une question, il s'intéresse à l'immobilier Christophe à une question à vous poser à ce sujet. Tous les candidats, tous les gouvernements nous disent "Avec moi
200000, 300000 400000 500000 logements par an, j'ai la clé et ça n'arrive jamais. On ne les construit pas ces logements. Avez-vous vous la clé, la mesure qui débloquerait tout ? Alors, comment est-ce qu'on peut obliger entre guillemets celles et ceux qui sont concernés par ces mesures à aller au bout de leurs promesses ? L'année dernière, il y a eu 370000 logements neuf construits en France. C'est euh un petit peu moins que ce qui était prévu, ce qui était constaté ces cinq dernières années. L'année prochaine, vous repartez sur du 400000. Quelles mesures vont vous permettre de de constater qu' c'est l'objectif est atteint ? La question, elle est très juste parce qu' en réalité, si on ne change pas les règles du jeu, on n'y arrivera pas. Euh cet objectif de 2 millions de logements
d'ici 2030, c'est pas le premier ministre et moi-même qui sur un coin de table l'avons décidé. On a réuni que j'aime appeler l'équipe de France du logement. Tous ceux qui de près au de loin particip à la production de logement dans notre pays. C'est avec cette équipe, on s'est dit bon qu'est-ce qu'on peut raisonablement euh viser ? On a regardé le les logements qui me manquaient. Il nous en faudrait effectivement 400000 par an. On s'est dit est-ce que c'est atteignable ? Et la réponse est oui à condition. À condition qu'on ait des outils comme ceux qu'on a évoqué tout à l'heure pour faire un choc d'investissement. Prê au zéro, Prê au zéro famille. Des dispositifs fiscaux pour euh inciter les Français à investir dans la pierre, dans le neuf comme dans
l'ancien. Choc d'investissement, choc de simplification. On en a parlé tout à l'heure, le Notreame de la Construction, les Jeux Olympiques du logement, on simplifie les procédures pour que ça sorte plus vite de terre. Quand ça sort plus vite de terre, ça coûte moins cher. C'est aussi un élément très important. Euh et puis un choc de rénovation puisque dans produire 400000 logements par an, produire 2 millions de logements d'ici 2030, il y a aussi l'idée de réhabiliter de l'ancien dégradé à neuf. Ça compte aussi euh dans ces travaux-là. Et puis un dernier point, moi je crois beaucoup à un choc de décentralisation. Je fais confiance aux élus locaux, je fais confiance aux maires et leur donner plus d'outils pour maîtriser et la politique de peuplement. C'est un mot un
peu barbare mais pour dire en gros qu'on crée des quartiers équilibrés avec une vraie mixité où chacun est heureux d'y vivre, ça participe de la capacité à faire accepter les projets. Juste un mot sur votre actualité dans dans quelques mois. Il y aura donc l'élection présidentielle. Euh vous serez derrière qui ? Parce que les Républicains vous ont exclus après lorsque vous avez [raclement de gorge] excusez-moi. Lorsque vous avez accepté, c'est l'émotion. Ben je comprends mais moi aussi ça m'a beaucoup attristé à l'époque. Lorsque vous az accepté de rejoindre le gouvernement de Sébastien le Cornu, demain pour la présidentielle, vous serez derrière qui ? Moi, je veux être derrière le candidat qui sera capable de rassembler le camp des gens raisonnables qui veulent amener
notre pays en dehors de l'ornière et non pas la plonger dans le précipice. Et donc effectivement, je travaille à discuter avec tous les candidats, je dirais, du du camp des raisonnables, du camp des gens sérieux qui qui sont qui ont conscience de la difficulté de la crise dans laquelle on est. Donc, je parle à chacun et je leur dis à chaque fois les aventures individuelles ne pourront mener qu'un échec collectif et je pense qu'il faut absolument qu'on évite cet échec collectif. Une toute dernière question rapidement. 2023, vous étiez maire de Lily Rose. Votre maison a été attaquée à la voiture Bélier. On en a beaucoup parlé dans dans les médias. Est-ce que cette nuit a changé votre regard sur la ville et sur les banlieux ? Bah c'est un moment évidemment euh qui
marque et qui transforme une vie et la vie d'une famille à jamais. Euh ça aurait pu nous décourager beaucoup et je pense que fort heureusement ça a été exactement l'inverse. C'est d'autant plus envie de me remonter les manches et transformer la vie des millions de Français qui vivent dans les quartiers. Merci beaucoup Vincent Jean Brbrin, ministre de la ville et du logement. Merci. Merci à tous les deux. c'est à réécouter évidemment sur rcfnotreame.f
Vincent Jeanbrun