Discours de Mélenchon : "Il est politiquement bon mais ce n’est pas sérieux !" (Sylvain Bersinger)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 2:50OuverteRéponse directe
Comment avez-vous ressenti ce discours enflammé de Jean-Luc Mélenchon ?
- 8:09OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous retenez de ce discours économique et social ?
- 8:53OuverteRéponse directe
Que pensez-vous de la proposition d'annulation de la dette ?
- 11:13OuverteRéponse directe
Pourquoi cette proposition pourrait-elle marquer la campagne ?
- 11:57OuverteRéponse directe
Le pouvoir d'achat est-il un thème nouveau dans cette campagne ?
Temps de parole
- ?100 %
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Bonsoir Henri Vernet, vous êtes éditorialiste politique à à France info. Bonsoir Lune Bonon, vous êtes journaliste politique à à France Télévision. Bell Nabi est là également. Bonsoir à vous, professeur de droit public et chroniqueur au Nouvels et auteur de l'état de droit au PUF. Et enfin, Sylvain Bersinger, vous êtes économiste, fondateur du cabinet Bersin GCO. Bruno CR est avec nous à distance. Merci beaucoup à vous d'être là également. politologue, chercheuré Vipov et enseignant à à Science Po commençons avec vous peut-être Bruno Cotes qui nous fait l'amitié d'être avec nous depuis tout à l'heure et d'avoir suivi donc ce discours en direct, discours enflammé
d'un Jean-Luc Mélenchon à forte tonalité sociale avec des annonces sur le pouvoir d'achat. Oui, effectivement un discours Tony Truant de Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon, ça lui fait trois discours en une dizaine de jours aux universités d'été de la France insoumise. Son moment politique il y a 2 jours et là un gros discours à nouveau. Il y a du monde pour l'écouter, des discours assez longs à chaque fois entre 45 minutes et 1 heure. Et effectivement, vous avez souligné le l'aspect extrêmement enflammé du discours de de Jean-Luc Mélenchon avec de fortes propositions dans le domaine social. le rétablissement d'une échelle mobile euh des salaires, euh augmentation des salaires et cetera. Donc on retrouve effectivement un genre
d'ension sur les thèmes qu'il martellent depuis toujours avec un gros moment quand même sur l'écologie à nouveau sur le changement climatique, sur son projet des écorégions et un grand moment également sur la question de la de la dette. il revient au fond sur sur l'idée qu'on aurait moqué ou pas pris au sérieux son projet d'annulation d'une partie de la dette française et il réutilise les mêmes les mêmes arguments au fond. Donc effectivement un Jean-Luc Mélenchon qui est effectivement en pleine en pleine ascension de sa campagne avec beaucoup de meetings en quelques jours. Jean-Luc Mélenchon qui veut donc décréter l'état d'urgence sociale. He c'est l'expression qu'il a employé. expression importante, l'une boneton, un état d'urgence qui consiste si on a bien
compris à la fois à bloquer les prix et à augmenter euh les salaires de manière générale. Oui. Alors, derrière cet état d'urgence sociale, il y aurait donc la stratégie de Jean-Luc Mélenchon sur le pouvoir d'achat parce que pour Jean-Luc Mélenchon, le pouvoir d'achat, il passe d'abord par les salaires et il juge que c'est l'augmentation des salaires qui aurait un impact réel sur le pouvoir d'achat des Français. il a repris sa mesure phare du du SMIC à 1700 € net, ce qui serait une augmentation de 15 % par rapport au montant d'aujourd'hui. Donc ça reste la question du financement. Il l'a défendu cet après-midi à Lille. Il l'avait déjà porté devant les patrons du MEDF en leur expliquant sans hausse des salaires, la consommation va ralentir et avec elle l'économie. C'est donc une
politique assumée de relance par la consommation. Mais augmenter les revenus, vous l'avez dit, ce n'est qu'un premier volet. Il veut aussi empêcher certaines dépenses de progresser avec euh ce blocage des prix de produits de première nécessité. Il a évoqué les loyers, les carburants. Encore une fois, c'est des mesures qui restent à chiffrer. Et pour financer cette redistribution, il l'a moins évoqué aujourd'hui, mais il y a toujours cette mesure de la France insoumise de faire contribuer davantage les haut revenus avec le patrimoine et le capital. On va revenir dans le détail sur les sur les sur les annonces sur le plan économique avec vous Sylvain Beringet dans un instant. D'abord Henri Vernet, je voudrais que vous me disiez de manière générale comment vous avez
ressenti ce discours, une heure de discours devant une foule importante si l'on en croit les images qui nous sont fourmies fournies par la France insoumise avec beaucoup de jeunes en tout cas. Oui, on voit c'est la braderie, c'est vrai que l'île est une ville universitaire mais c'est vrai que les jeunes sont un peu les gros bataillons de l'électorat de Jean-Luc Mélenchon et ça se ressent bien. Et du coup, c'est vrai qu'il avait ce côté assez professoral he pourrait-on dire. Alors, on peut ne pas être convaincu par sa pédagogie, par la manière dont il explique un petit peu ces différentes mesures dont il les éteille. notamment, il y a eu un un long passage euh sur sa mesure assez toniante, mais qui lui a permis de marquer la rentrée et de provoquer le débat autour de sa
proposition sur cette fameuse proposition d'annuler euh la dette, enfin en tout cas une partie de la dette et notamment celle qui est détenue par la BCE européenne. D'ailleurs, bon en développant un peu, il a même fait un dialogue comme il sait faire, il reste ce tribun mais c'est vrai que alors pas forcément convaincant d'ailleurs parce que il dit "OK, on va se mettre d'accord avec d'autres pays européens qui sont tout autant concernés que la France mais encore faut-il les trouver même s'il a bien identifié les pays latins, il fait le distingo entre les pays latins qui sont un petit peu de la même situation que nous, c'est-à-dire France, Espagne et Italie contre l'Allemagne. Il a beaucoup visé l'Allemagne. Et là, on retrouve Mélenchon avec son langage quand même assez virulent sur
l'Allemagne. moment, il se dit "Mais c'est quoi cet effort militaire ? À qui ils veulent faire la guerre ?" C'est quand même un peu curieux d'entendre ça aujourd'hui, un peu provoque comme il sait le faire. Il a également visé les patrons à la fois les bah bon pour Carrefour, Michel Édouard Lecler, la grande distribution, ça c'est dans le volet pouvoir d'achat. Donc on sent quand même qu'il y a ce côté un peu dirigiste mais également ce du MEDEF. Enfin bref, donc il y a ça, il y a cet aspect-là. Néanmoins, c'est vrai que c'est pas le mélangon de la provoque des des des saillis parfois douteuses qu'on a entendu disons, aller ces deux dernières années et qui ont provoqué beaucoup de polémiques. On voit bien que avec ce discours, vous l'avez souligné, c'est vrai que depuis sa rentrée, donc
depuis le MEDF, depuis les amfil de de de Valence, il y a cette construction d'un comment dire de LFI qui serait disons plus crédible à même avec des des mesures et des propositions assez étayées. les approuve ou pas sur le terrain économique. Donc c'est la construction d'une crédibilité et d'un et d'un programme assez radical mais très radical sur le plan économique et écologique. Jean-Luc Mélenchon qui est donc rejoint en ce moment sur cette scène érigée à la braderie de de Lille par les Cassiques insoumis. Vous le voyez sur ces images tournées pour France info parsoisque Houlier Bellig Nabli. Qu'est-ce que vous retenez de ce de ce discours ? probablement le premier grand discours
économique et social de la de la campagne de Jean-Luc Mélenchon. Disons que c'est un discours important parce que il charit finalement une vision de la société où on a bien compris qu'il mettait pour reprendre un peu son champ lexical l'humain au centre et c'est c'est assez saisissant parce que il le fait en établissant un lien entre les grands défis géopolitiques de notre temps et notre condition très concrète. Et ça c'est une c'est une manière de faire de la pédagogie qui est assez intéressante je trouve parce que ça intéresse à la fois ceux qui sont qui ont une impétence pour la politique, la vie intellectuelle et en même temps les citoyens qui veulent aussi des solutions, des pistes, des idées qu'on
peut discuter mais voilà il fait ce pari et d'ailleurs il l'a souligné hein qu'il qu'il se mettait en position de de pédagogue. Donc il y a une vision de la société où il où il tente de mettre l'humain au centre et de l'autre ce qui est saisissant aussi c'est le contraste entre espèce de souffle dynamique qu'il qu'il tente d'incarner et c'est concurrent parce que au-delà de la présidentielle il y a un premier match pour lui et pour d'autres qui a un match au sein de son propre camp la gauche. Et là pour le coup, le contraste est vraiment saisissant. Quand vous voyez la la difficulté pour les autres figures, notamment celles qui se préparent à une voire deux primaires, je ne sais plus, il y a il y a ce contraste
à la fois à travers cette capacité à mobiliser, deuxièmement à travers les figures de cette foule. Comme vous l'avez dit, il y a des jeunes et il faut bien le reconnaître aujourd'hui lorsque vous jetez un œil sur les meetings politiques euh bah les jeunes on les trouve pas forcément hein. D'ailleurs, il y a il y a il y a un élément objectif hein. La participation électorale des jeunes n n'est pas très [raclement de gorge] importante. Alors que LFI réussit à mobiliser alors le RN aussi fait des scores pardon mais la manière dont il tutoit dont il prend militant manifestant c'est ça capter cela bien sûr. Et donc ça c'est très important. D'autant plus que lui pour le coup n'est pas très jeune. C'est un argument qui auquel il sera peut-être confronté à moment donné. Il
pourra invoquer le fait que il est soutenu par un segment important de la jeunesse française. Donc voilà, il y a il y a il réussit ce cette enfin il y a cette capacité à souligner un souffle, une dynamique qui contraste [raclement de gorge] avec l'essentiel de ces concurrents pour l'instant. Sylvain Veringer, euh Jean-Luc Mélenchon persiste et signe sur cette proposition choc de la rentrée politique comme le soulignait Henri Vernet il y a quelques instants. L'annulation de la de la dette, alors pas toute la dette, il l'a bien reprécisé, la la dette auprès de la banque centrale européenne. Que pensez-vous de cette cette proposition ? Est-ce que ça peut
devenir une vraie thématique de campagne ? Est-ce qu'elle a été caricaturée comme l'a dénoncé cet après-midi Jean-Luc Mélenchon ? En fait, au-delà de la dette publique, mais plus globalement, quand on a écouté Jean-Luc Mélenchon tous ensemble, je me suis dit bah moi j'ai plus qu'à pointer à France travail parce qu'en fait c'est simple l'économie, les prix augmentent, vous bloquez les prix, vous changez l'indicateur, vous voulez du pouvoir d'achat, vous augmentez les salaires, il y a trop d'aide, vous vous en supprimez une partie. Euh je suis d'accord que politiquement il est bon, il cape les jeunes, il cape l'attention. Le problème, c'est que c'est pas sérieux. Ce projet d'amulation de dette, je dois dire que je le comprends pas parce que il va annuler la dette publique qui est
détenue par la B ou la Banque de France, mais on va pas chipoter. La Banque de France est filiale à 100 % de l'État. Donc en fait, vous déshabillez Pierre pour habiller Paul. Quand vous faites le bilan agrégé consolidé de l'État, il y a déjà la banque la banque centrale. Donc en fait, annuler cette dette publique euh détenue par la banque centrale, ça ne changerait rien à la situation de l'État. C'est dire que l'État aurait moins de dette mais il aurait une filiale en situation de faillite faillite virtuelle. Donc ça ça ne changerait rien en fait. Je c'est une mesure que je ne comprends pas. Alors politiquement, je la comprends, elle permet de capter l'attention. D'un point de vue strictement financier, ça ne change rien et ça mettrait une gigantesque pagaille sur les marchés
financiers à l'échelle européenne. Donc je pense que c'est un un c'est une proposition avant tout politique et qui d'un point de vue strictement économique à mon avis n'a pas de sens. Bon politologue et chercheur au au Svipof, c'est une proposition qui peut qui peut imprimer, qui peut marquer la campagne et lui rapporter des points. Est-ce qu'on sait ce qu'on pensent les Français ? Il me semble avoir entendu Jean-Luc Mélenchon revendiquer le fait qu'une majorité de Français était d'accord avec lui. Oui, il y a une enquête de Pon qui est paru qui disait que 40 % des Français au fond se trouvaient intéressés par la proposition. J'ai plus en tête le détail de la question qui leur ait été posée, mais on voit que ce qui est important pour Jean-Luc Mélenchon en ce moment de
campagne, c'est de d'obliger les autres candidats, notamment les autres candidats de la gauche, à venir sur ce sujet parce qu'à travers la question de la à travers la question de la dette, c'est un discours beaucoup plus beaucoup plus important que Jean-Luc Mélenchon adresse et qu'il a adressé cet après-midi en disant au fond aux français, on ne cesse d'expliquer que c'est de votre faute. Vous dépensez trop, vous travaillez pas assez. Ça c'est vrai que c'est un discours qui parle aux gens. indépendamment des questionnements qu'on peut avoir sur la faisabilité, la non faisabilité de cette de cette proposition, mais on voit que l'objectif pour Jean-Luc Mélenchon, c'est à la fois de d'obliger au fond les autres candidats de la gauche à se positionner, d'entre être lui la force
de propulsion de la campagne à à gauche et d'adresser ce message qui va qui va parler une partie de la population de dire "On vous a trop fait payer, vous on vous explique trop que tout est de votre faute." Et c'est vrai que ce message dans le pillon va sans aucun doute trouver de l'écho. Hm. Vous n'y êtes pour rien. On a entendu euh Jean-Luc Mélenchon euh euh prononcer cette phrase à plusieurs reprises, s'adresser euh à cette à cette foule une bonne ton. Euh le le pouvoir d'achat euh sera probablement un des thèmes clés de la campagne. On sait que c'est euh la première préoccupation aujourd'hui des des des Français avec cette cette inflation. Il a d'ailleurs commencé hein sur le sujet de l'inflation en promettant de de modifier les calculs et
de et de créer un indice de développement humain comme le fait d'ailleurs l'indice de développement humain, c'est l'indice du programme de développement des Nations unies, il existe déjà. La France a d'ailleurs un assez bon indice. On est audessus de 0,9 ce qui indique une très bonne qualité de vie. Donc à voir comment ce nouvel indice serait mis en perspective. Et pour revenir sur le pouvoir d'achat, oui, c'est un thème qui s'impose dans cette campagne, mais j'ai envie de vous dire que ce n'est pas vraiment une nouveauté. C'est presque un passage obligé de chaque élection présidentielle. Là, en cette rentrée, en effet, c'est une préoccupation immédiate des électeurs. Le pouvoir d'achat et le niveau de vie constituent le principal sujet que les Français se devoir au cœur
de la campagne selon une enquête. Mais quand on reprend cette même enquête à la rentrée 2021, le pouvoir d'achat était déjà la préoccupation pardon première des Français. C'est un terrain politique important. Il revient dans tous les discours comme aujourd'hui à la braderie de Lille. L'avantage c'est que tous les candidats peuvent promettre davantage de pouvoir d'achat et après ils se différencient sur leur choix économique très différent pour pour y parvenir sur l'argument auquel il sera rapidement confronté et auquel il est déjà confronté de la faisabilité du programme du sérieux du discours. Il y a quelque chose qui va jouer en sa faveur c'est précisément le bilan de 10 ans de de macronisme. Là, pour le coup, n'oubliez pas que enfin on l'a à l'esprit mais
Emmanuel Macron était censé incarner la rationalité économique, la réussite, le succès et cetera. Il s'était engagé également à avoir des résultats qu'on cré sur le front du chômage et sur d'autres domaines. Et là, au moment du domaine du bilan, qui sera forcément incarné par au moins deux candidats pour l'instant, monsieur Atal, monsieur Philippe, bah l'argument du sérieux franchement sera difficilement posable comme un argument d'autorité contre contre Jean-Luc Mélenchon. On pourra toujours discuter naturellement ces propositions, mais baler baler d'un revers de main en disant "Ouais, c'est pas très sérieux parce que euh ça ne répond pas au discours des marchés financiers et autres." Franchement, ça va ça va susciter une forme de tension
au sein de au sein de l'électorat français, je pense. Il y avait d'ailleurs un autre candidat, il le rappelle de temps en temps Mélancon qui avait fait la même proposition il y a quelques années, c'est un certain Raphaël Luxman, enfin plutôt quelqu'un exactement de son parti, Aurore Laluc hein, qui est de place publiqueation l'annulation d'une partie de la dette partie de la dette. Mais le même schéma, c'est-à-dire en passant par la BCE parce que grosso modo alors je veux bien, c'est vrai qu'il embrouille un petit peu la façon dont il fait cette démonstration en prenant le le public à témoin, tu et voilà. Alors ça veut dire que toi-même tu t'annules ta propre dette, tu te dois plus rien et cetera. Mais c'est extrêmement évidemment simplificateur et ça n'expliquera rien les mécanismes.
Néanmoins, c'est quand même ce principe là, c'est-à-dire de jouer euh au sein de la au sein de de l'Europe, mais pas tout seul, avec d'autres pays. Il dit d'ailleurs, enfin quand quand il développe ça, non pas dans le discours mais ailleurs que euh l'idée serait donc de regrouper, comme je le disais tout à l'heure, d'autres pays qui ont les mêmes, comment dire, qui auraient les mêmes ambitions, les mêmes les mêmes désirs. Il faut se rappeler qu'il y a quand même pas si longtemps, en 2021, plusieurs pays européens à la France en tête. ont tordu le bras des Allemands pour obtenir ce qui ne s'était jamais fait, un grand emprunt euh commun mutualisé pour relancer l'économie européenne après le après le Covid. Donc, il y a cet aspect-là. Alors, évidemment euh je précise parce que je
commençais là-dessus, euh Rafman depuis a changé euh d'avis en disant "Non, non, maintenant dans la conjoncture actuelle depuis quelques années, ce n'est plus possible." Donc, il a renoncé à cette idée mais enfin elle existe. Le deuxième point et là, je rejoins Brotess, bien sûr que c'est essentiellement politique, enfin on est on est tous d'accord là-dessus. C'est un objet politique. Néanmoins, c'est alors c'est à la fois en effet pour déculpabiliser les gens. C'est vrai que vous avez quand même souvent ce discours. Bah la France hein, c'est l'opion de dingue finalement de de Macron, c'est-à-dire une France qui ne sait que dépenser. Euh mais donc il y a évidemment cet aspect-là, il y en a un autre, c'est que cette idée de la dette et sur d'autres he l'état d'urgence
sociale, l'état d'urgence écologique aussi avec par exemple ce qui propose la la création d'une espèce de corde volontaire civile hein, un petit peu comme le national côté militaire qui errait au secours des des gens victimes de catastrophes incendie au premier chef. Euh il y a cette idée que avec de telles mesures, l'État enfin le l'État la politique le politique peut reprendre le contrôle. Et ça c'est quand même alors évidemment c'est lui qui le dit. Rien de c'est vrai que la réelle politique vous dira le contraire à la à longueur de journée que en fait ceux qui gouvernent ce sont les marchés, c'est l'Europe, enfin voilà, c'est tout un tas de choses. Là il y a ce volontarisme alors qu'on retrouve d'ailleurs beaucoup chez les populistes he à gauche comme à
droite mais que l'État et ben il peut reprendre le contrôle. Et cette idée-là, alors faisable ou pas, euh fumeuse ou pas comme idée, mais c'est quand même imprimer ça et ça euh le public, euh les électeurs, l'opinion peut l'entendre en tout cas peut s'y intéresser à ce message-là. Voilà, tout n'est pas fatalité. Il y a encore une marche de manœuvre pour la politique. Peut-être là-dessus, Bruno Bruno Cotess, un dernier mot sur cette cette offre de reprise de contrôle de Jean-Luc Mélenchon face à un certain nombre de de discours qui seraient qui qui apparaîtrai en tout cas ou qui serait davantage jugé comme raisonnable et cetera ou comme limité dans une certaine marge de de de manœuvre. C'est
aussi une façon ça d'aller chercher les électeurs, de mobiliser l'électorat ? Bien sûr, c'est une façon de mobiliser l'électorat et puis une façon effectivement de de dire un choix un choix est possible. Ne pas oublier aussi que Jean-Luc Mélenchon dans tous ces discours récents revient aussi beaucoup sur les maladies, la santé publque. Il l'a redit cet après-midi, il l'avait déjà dit au cours des deux derniers discours. Pour lui, il y a des maladies qui sont politiques, c'estàdire qui songent lié à de mauvais choix en matière de politique sanitaire qui sont liées aux conséquences économiques du dérèglement climatique, voilà, et cetera. Donc effectivement, il propose une sorte de grand changement de paradigme où la politique reprend ses lettes de noblesse et où on dessert le
carcan des experts, des institutions internationales qui disent que rien n'est possible, qu'il faut au bout du compte que les populations payent de l'addition et c'est vraiment, je pense, le point fort de son discours de cet après-midi. Yes.
Jean-Luc Mélenchon