Sabotage SNCF : "C'est la France qu'on attaque" #cdanslair 26.07.2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Swiffer Duster... ... - A.de Tarlé: Bonsoir.
La SNCF victime d'une attaque massive qui paralyse une grande partie du réseau TGV. Un acte de sabotage ciblé et coordonné, dénonce le Premier ministre. Que s'est-il exactement passé la nuit dernière sur le réseau SNCF?
Comment ont procédé les fauteurs de troubles? Qui pourraient-ils être? Cette attaque intervient le jour même de la cérémonie des JO. "C'est la France qu'on attaque", se lamente le PDG de la SNCF.
Cette paralysie des gares peut-elle avoir un impact sur le déroulé de la cérémonie? Alors que la France s'apprête à accueillir le monde entier, il faut compter avec une invitée surprise: la pluie. Quelles conséquences pour la cérémonie d'ouverture?
C'est le sujet de cette émission. Avec nous, C.Boulloud, journaliste sportive et rédactrice en chef adjointe de france.tv.
Vous allez commenter le pentathlon moderne. E.Girard, vous êtes rédacteur en chef du service société à "L'Express".
D.Aït Youssef, vous êtes docteur en droit public et spécialiste des questions de sécurité globale. A.Bellanger, vous êtes éditorialiste pour franceinfo et spécialiste des questions internationales.
En Skype, on retrouve A.de Rendinger, consultant international sport et olympisme. Merci de participer à cette émission.
On va partir à la rédaction du "Monde" pour retrouver S.Fay. Vous êtes journaliste et spécialiste des questions de transports.
Que peut-on dire ce soir? Que sait-on sur ce qui s'est passé la nuit dernière le long de ces lignes TGV? - S.Fay: Malheureusement, on sait peu de choses à ce stade.
L'enquête est en cours. La SNCF est très prudente. J.-P.Farandou a parlé d'une bande d'illuminés, d'irresponsables qui ont attaqué le réseau de la SNCF à 4 endroits.
Il y a eu des câbles coupés et des départs d'incendie dans des armoires de câbles, c'est-à-dire des endroits qui sont le long des voies et où sont stockés tous les câbles qui alimentent le réseau en électricité mais aussi qui commandent la signalisation qui permet aux trains de rouler. Les premières alertes ont été détectées dès 4h. SNCF Réseau a tout de suite arrêté la circulation.
La sécurité a été garantie. La SNCF ne veut pas d'accident mortel. Un train à l'arrêt est mieux qu'un train qui va causer la mort de ses passagers.
Ca a réagi très vite pour arrêter le réseau. - A.de Tarlé: Ces 4 postes ont-ils été choisis au hasard ou s'agit-il de postes-clés?
Un mot sur Vergigny, dans l'Yonne. Les fauteurs de troubles ont été repérés par des agents SNCF. Ils se sont enfuis.
Ils sont activement recherchés. - S.Fay: C'est la seule ligne qui a fonctionné normalement.
En revanche, ça n'a pas été choisi au hasard. A chaque fois, les armoires endommagées étaient à un embranchement de lignes à grande vitesse, ce qui permet de faire 2 fois plus de dommages. On a à la fois coupé la circulation en direction de Bordeaux et de la Bretagne.
C'est l'axe ouest qui est le plus endommagé. Pour l'instant, on ne sait pas s'il y a eu des complicités internes. Peu de personnes y croient, à la SNCF.
On ne sait pas si c'est un acte d'un groupuscule ou un acte qui pourrait être inspiré par une puissance étrangère. Les enquêtes sont en cours, mais on a encore assez peu d'éléments. - A.de Tarlé: Dans tous les cas, c'était des personnes bien renseignées, qui savaient comment fonctionne le système de signalisation et d'alimentation des TGV. - S.Fay: Il y a eu un précédent.
Vous vous souvenez peut-être. C'était fin janvier 2022, à Vaires-sur-Marne, en Seine-Et-marne. Une armoire avait été incendiée.
On ne savait pas très bien si c'était des voleurs de câbles ou si c'était malfaisant. Il s'avère que c'était un acte malfaisant. On a mis énormément de temps à remettre en route la gare de l'Est.
Le trafic était interrompu à cause de l'incendie et du sabotage de cette armoire. Est-ce que ça a inspiré d'autres personnes, qui ont copié un mode opératoire qui ressemble? Est-ce que c'est la même mouvance?
On n'a jamais su qui avait commis ce sabotage à Vaires-sur-Marne. Ce qui est sûr, c'est que SNCF Réseau a beaucoup investi pour renforcer la sécurité autour de son réseau, pour mettre des vidéos, des conditions d'accès, des barrières, mais ce n'était pas suffisant. On n'arrive pas à sécuriser la totalité des 28 000 km de réseau.
Le ministre Des Transports P.Vergriete a annoncé qu'on allait renforcer ça avec des drones, mais c'est trop tard pour ce qui s'est passé ce matin. - A.de Tarlé: On a beaucoup dit que ce n'était pas la 1re fois que des actes de sabotage avaient été réalisés contre des postes-clés du réseau ferroviaire.
On a parfois accusé l'ultragauche. Il y a eu des exemples dans le passé? - S.Fay: Il y a un exemple qu'on cite, dont on entend parler en interne à la SNCF.
C'était le fameux groupe de Tarnac, qui avait été soupçonné d'endommager des caténaires dans le sud-ouest de la France. L'enquête judiciaire n'a rien donné. On n'a jamais prouvé que c'était eux.
Ca s'est un peu dissous. A la SNCF, il y a cette idée que ça pourrait être des groupes d'ultragauche, mais en ce moment, on n'a pas eu de sources policières ou judiciaires qui confirment cette piste ou une autre. - A.de Tarlé: Merci, S.Fay.
Vous étiez en direct depuis le journal "Le Monde". Il y a plusieurs pistes: l'ultragauche...
Vous, vous dites qu'il ne faut pas négliger la piste russe. On n'entend pas beaucoup cette hypothèse. - A.Bellanger: Il ne faut pas la négliger pour une raison simple.
Il y a 3 mois, le Premier ministre tchèque, qui sait de quoi il parle car il y a eu des sabotages en Tchéquie, a prévenu l'Europe solennellement que la Russie préparait des actes de sabotage dans toute l'Europe sur les réseaux ferroviaires. Ca pouvait être des cyberattaques... - A.de Tarlé: Là, c'était des incendies, à l'ancienne. - A.Bellanger: Des cyberattaques, mais aussi des opérations humaines de sabotage.
Une équipe à la solde de la Russie a été prise la main dans le sac en Allemagne quelques jours plus tard. Elle était en train de saboter une ligne de chemin de fer en Allemagne. Ces faits de sabotage par la Russie ont été constatés en Suède, en Pologne...
La Suède, parce qu'il y a un intérêt avec l'Otan. La Pologne soutient l'Ukraine. Ca a aussi été constaté au Royaume-Uni, un des 1ers financeurs d'armement à l'Ukraine.
En France, il y a cet avertissement général qui a été envoyé à toute l'Europe. Je ne dis pas que c'est l'hypothèse importante, mais il ne faut pas la négliger. En plus, il y a le fait que dans le petit groupe qui a été pris la main dans le sac en Allemagne, ce n'était pas des Russes.
C'était des gens à la solde des Russes. Ils ont rapidement avoué qu'ils avaient travaillé pour l'ambassade, qui leur avait filé un billet pour aller saboter une ligne. - A.de Tarlé: Il y avait beaucoup d'amertume ce matin au sein de l'exécutif, qui promettait de retrouver les coupables et de les punir sévèrement pour l'exemple, parce qu'on vient gâcher cette belle fête.
Comment travaillent les enquêteurs? C'est facile? Le fait que certains n'aient pas réussi leur coup dans l'Yonne pourrait être une piste intéressante.
On imagine qu'il y avait probablement des caméras de surveillance sur ces postes de signalisation. - D.Aït Youssef: Chaque année, SNCF Réseau met une dizaine de millions d'euros pour sécuriser, que ce soit par des grillages, des caméras de vidéosurveillance, des contrôles d'accès par badge...
Néanmoins, il y a quand même 36 000 km de lignes à sécuriser. En France, il y a entre 130 et 140 sites sensibles à sécuriser. C'est beaucoup.
La différence majeure entre l'incendie en janvier 2023 qui a abîmé 600 câbles électriques et aujourd'hui, c'est que les qualifications ne sont pas les mêmes. En janvier, c'était un incendie, une enquête pour dégradation et mise en danger de la vie d'autrui. Le parquet local a été saisi avec un effectif de police judiciaire pour enquêter et retrouver les individus.
Or, aujourd'hui, on sent bien l'agacement de l'exécutif et les moyens qui vont être mis. C'est la Junalco, la Juridiction nationale de lutte contre le crime organisé, qui est saisie, avec des chefs de qualifications qui sont très importants. On parle d'atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation. - A.de Tarlé: Est-ce qu'on pourrait parler de terrorisme? - D.Aït Youssef: Le Parquet national antiterroriste n'est pas saisi.
C'est déjà arrivé lorsqu'il y a eu une attaque ou un sabotage sur des réseaux ferrés que le Parquet national antiterroriste soit saisi. Ce n'est pas le cas aujourd'hui. C'est plutôt de la criminalité organisée, au moment où on se parle.
Ca ne veut pas dire qu'il y aura une dessaisine s'il n'y a pas des éléments nouveaux. Les investissements financiers sont très importants. Les fonctionnaires de SNCF Réseau ont vu des individus qui n'avaient rien à faire en pleine nuit...
Ca fait partie des formations, la sensibilisation... - A.de Tarlé: Ils ont prévenu la gendarmerie. - D.Aït Youssef: Ils ont une procédure.
Ils ont appelé la hiérarchie et la gendarmerie pour alerter. Ca fait partie des objectifs de SNCF Réseau de former les collaborateurs à la détection. En matière de vandalisme, vous n'avez pas que des incendies.
Vous avez des jets de projectiles sur les trains, ceux qui placent des objets qui pourraient avoir un impact sur le trafic sur le réseau...
Là, il y a une hausse, même si elle n'est pas significative, 2 à 3 %, de vandalisme sur le réseau ferré. - A.de Tarlé: Hier, sur ce plateau, vous nous alertiez sur le risque de sabotage dans les moyens de transport, E.Girard.
Je ne sais pas si vous étiez au courant de quelque chose! Vous aviez senti que c'était un point de vulnérabilité. - E.Girard: En réalité, c'est les services de sécurité et de renseignement qui alertent depuis des semaines sur la vulnérabilité.
Il n'y a pas de vulnérabilité liée à quelque chose qui se serait passé ces dernières semaines. C'est toujours une vulnérabilité, les axes de transport et de sabotage. Quand on veut gâcher un grand événement, c'est le moyen le plus facile.
Ca demande peu de moyens logistiques et peu de personnels. On repart très rapidement. C'est un moyen qui est très prisé.
On est obligés de dire qu'il y a eu beaucoup d'affaires de sabotage ces dernières années. Là, on est sur l'affaire de sabotage la plus importante de ces dernières années. Il y en a eu d'autres.
Il y a eu beaucoup d'affaires de sabotage dans la métropole grenobloise, où c'est une forme de spécialité. - A.de Tarlé: Qui est derrière?
Des activistes? - E.Girard: Il y a beaucoup de sectionnements de câbles qui sont liés à des contestations de la haute technologie, des contestations de la société capitaliste.
Ces sabotages sont souvent attribués à des groupes d'activistes, d'ultragauche. En 2022, c'était peut-être le sabotage le plus important jusqu'à présent...
C'était un sabotage de fibre optique qui avait coupé pendant toute une journée la fibre optique dans plusieurs grandes villes de France, des clients de Free, Orange...
C'était des armoires de câbles, des artères de câbles qui avaient été attaquées. On sait qu'en les incendiant et en les coupant, on va pouvoir perturber la vie de centaines de milliers de personnes. La difficulté, c'est l'enquête.
C'est très rare qu'on retrouve les coupables d'actes de sabotage. Il y aurait trop de lieux à surveiller. On ne sait pas le faire.
Le moyen de sabotage est tellement rapide...
L'incendie ou le sectionnement, ça va très vite. Les auteurs repartent immédiatement. Ensuite, on a très peu de moyens de remonter la filière.
Très peu d'enquêtes ont abouti avec des groupes condamnés. Il y en a une poignée dans la métropole grenobloise, c'est tout. Dans les autres affaires, on n'a jamais retrouvé les coupables.
L'affaire de Vaires-sur-Marne, en janvier 2023, on n'a jamais retrouvé les auteurs. - A.de Tarlé: Si ça se trouve, on ne les retrouvera jamais.
Les gares parisiennes étaient paralysées aujourd'hui. On ne pouvait pas quitter Paris et on ne pouvait pas non plus y arriver. Ca peut gâcher, perturber une partie de la cérémonie? - C.Boulloud: Gâcher, non, mais certains spectateurs comptaient venir ce matin.
Donc probablement qu'une partie de ces spectateurs ne pourront pas se déplacer. - A.de Tarlé: Il y avait des Belges qui s'étaient résolus à prendre leur voiture pour se garer en banlieue parisienne. - C.Boulloud: L'impact est là pour les spectateurs.
J'ai entendu d'autres spectateurs qui comptaient être là pour demain pour le début des épreuves olympiques. La quinzaine olympique va s'ouvrir ce soir. Ils ne pourront pas honorer leurs places.
Elles ne seront pas remboursées. Pour eux, la fête est déjà gâchée, mais elle n'est pas gâchée pour la cérémonie d'ouverture de ce soir, qu'ils confirment sur la Seine. Il y a quelques mois, on parlait éventuellement d'un plan B, d'un plan C... - A.de Tarlé: A.de Rendinger, vous êtes un spécialiste de toutes les éditions des JO.
Les JO, qui sont vus par des milliards de téléspectateurs, restent une cible de choix pour ceux qui veulent contester l'ordre établi? - A.de Rendinger: Absolument.
C'est une cible de choix extraordinaire. Mais là, en France, on a fait une grande première. En général, les opposants aux JO s'opposent, dans les différents pays, contre l'attribution des Jeux dans leur pays ou dans leur ville.
Ca se passe avant. Ca ne se traduit pas par du sabotage, du sabotage pendant les JO...
C'est la 1re fois qu'on vit une chose de cette nature. Il y a eu des tentatives, des difficultés majeures, des actes de terrorisme, mais le sabotage de l'organisation des Jeux, c'est une grande première. Je rejoins ce que disait Anthony.
C'est difficile de savoir qui a été à l'origine de ces actes. Les saboteurs en question avaient prévenu. Ca faisait des mois et des mois qu'un certain nombre de groupes d'ultras, de droite ou de gauche, ont décidé de manifester à l'occasion des Jeux.
C'est à partir de fin 2022, début 2023, que l'Etat a pris en charge complètement le problème de la sécurité. Ce n'était pas au Cojo de les rendre responsables. Ils l'ont pris.
Ils sentent bien qu'il y avait une menace de cette nature. Cette menace fait l'objet d'une certaine coordination. Il y a différents acteurs.
Ce n'est pas individuel. Est-ce que c'est fomenté par l'extérieur? Quand je dis extérieur, je parle de la Russie.
Je pense comme A.Bellanger que, d'une manière ou d'une autre, la Russie ne peut que se réjouir de ce qui se passe. La Russie a un autre objectif que celui d'attaquer les JO de Paris.
Elle s'en prend à la gouvernance du sport dans le monde, au CIO. A partir de là se pose un problème: comment résister à cela? - A.de Tarlé: A moins de quelques heures de la cérémonie d'ouverture des JO, c'est une attaque massive qui a touché le réseau TGV cette nuit. 3 incendies coordonnés.
Des actes de sabotage qui affectent au moins 800 000 voyageurs en cette veille de grands départs en vacances. - A la gare Montparnasse, branle-bas de combat ce matin. Agents SNCF, voyageurs...
Tout le monde se parle pour trouver des solutions après l'attaque massive contre le réseau de TGV. Beaucoup de familles sont plongées dans l'incertitude. - Je le déposais pour des vacances et je vais devoir prendre le train et repartir directement au lieu de rester 24 heures sur place.
C'est compliqué, avec un petit. - Certains vacanciers ont sorti leur transat de camping pour patienter. Eux tentent de rester positifs. - Vous partiez où? - A Bayonne.
On va marcher sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. On devait être ce soir à Saint-Jean-Pied-de-Port. On est partis à 6h de Chambéry. - On écoute les annonces.
On va trouver un plan B. - L'attaque du réseau a eu lieu cette nuit vers 4h. Plusieurs actes de malveillance coordonnés.
Des incendies se déclarent dans l'Eure-et-Loir, le Pas-de-Calais et la Meurthe-et-Moselle. Au même moment, dans l'Yonne, 2 individus repérés près des voies prennent la fuite à la vue de cheminots. Partout, les saboteurs ont coupé et brûlé des câbles, paralysant la circulation et l'aiguillage. - J.-P.Farandou: C'est un bout de la France et les Français qu'on attaque.
Ca repartira. Comptez sur nous et la SNCF pour se mobiliser et réduire l'impact pour les Français. - Selon la SNCF, 800 000 voyageurs, dont beaucoup de vacanciers et de délégations sportives, sont affectés par cette attaque.
La reprise normale de la circulation n'est pas attendue avant lundi. Rapidement, le Premier ministre démissionnaire, G.Attal, a convoqué une cellule de crise au ministère des Transports. - G.Attal: La mobilisation est totale.
Tout le monde est sur le pont. Chacun est à son poste, avec un objectif clair: proposer le plus rapidement possible des alternatives, des solutions. Je le dis ici: l'ensemble de nos services, les renseignements, les forces de sécurité intérieure, sont mobilisés pour traquer, retrouver et punir les auteurs. - Une enquête est en cours pour association de malfaiteurs et tentative de dégradation en bande organisée, notamment.
La sous-direction antiterroriste et la direction de la gendarmerie na ont aussi été saisies. - P.Vergriete: Tous les éléments qu'on a montrent que c'est volontaire.
Tous s'est fait aux mêmes heures. Des camionnettes retrouvées avec des personnes qui ont fui sur la partie Sud-Est, des agents incendiaires retrouvés sur place... - Quelles pistes derrière ce sabotage massif?
Alors que G.Attal appelle à la plus grande prudence, une source de sécurité relève que le mode opératoire ressemble à celui utilisé par l'ultragauche dans le passé. La dernière grande action contre le réseau ferré français remonte à 2008: l'affaire de Tarnac.
Alors qu'un sabotage provoque une immense pagaille sur les rails, plusieurs militants proches de l'ultragauche sont arrêtés. Parmi eux, un couple mis en examen pour association de malfaiteurs à caractère terroriste. - M.Alliot-Marie: Cela fait déjà un certain temps que j'ai attiré l'attention sur la résurgence de ces mouvements d'ultragauche.
Depuis quelques mois, nous avions des indications comme quoi des actions violentes pouvaient être menées. - L'enquête s'enlise. Près de 9 ans plus tard, la qualification terroriste est abandonnée.
Selon le tribunal, rien n'a permis de prouver leur implication. Les prévenus sont tous relaxés. - Une fois de plus, nous rapportons la preuve que cette affaire n'était ni faite ni à faire.
Les actes qui ont permis les mises en examen, les incarcérations, les maintiens en détention sont totalement discrédités. - Les auteurs du sabotage de cette nuit encourent jusqu'à 20 ans de prison et 300 000 euros d'amende. Début mai, un dispositif incendiaire avait été retrouvé sur la ligne TGV Aix-Marseille lors de l'arrivée de la flamme olympique à Marseille. - A.de Tarlé: Question.
Ca commence dans 1 heure 30. On va avoir tous les athlètes qui vont défiler sur la Seine, dans une immense zone avec 300 000 spectateurs. - D.Aït Youssef: S'agissant de la présence des athlètes, ils sont tous présents.
Il y a des moyens de transport de substitution qui ont été mis en oeuvre. S'agissant de cet événement en particulier, la puissance publique raisonne en termes d'aléas. Elle s'est préparée depuis de nombreuses années, y compris SNCF et SNCF Réseau, à des risques de malveillance, d'attentat, etc.
Il y a des exercices de tous types. Il y a eu des entraînements. Les policiers sont formés.
Les militaires sont préparés. - A.de Tarlé: Et ça arrive.
Ce soir, on redouble de vigilance à 1 heure 30 de la cérémonie. - D.Aït Youssef: L'aléa est géré correctement si vous prenez en considération 2 choses.
Il faut traiter cela de manière rapide et efficace. Rapide: retour à la normale. Le président de la SNCF explique que ça va durer une paire de jours.
D'ici lundi, retour à la normale. Il faut le faire efficacement. On a des individus dangereux dans la nature qui pourraient recommencer, avec peut-être des événements plus graves.
Une fois que le Premier ministre s'exprime et que la puissance publique se met en mouvement avec l'autorité judiciaire, ça suit son cours. - A.de Tarlé: Ca montre qu'on gère. - D.Aït Youssef: Oui.
La cérémonie aura lieu. 50 000 policiers, gendarmes et militaires sont mobilisés. Ca suit son cours.
Il faut avoir à l'esprit que ces festivités sportives, culturelles et récréatives...
La puissance publique est préparée à ces aléas. C'est assez exceptionnel. Pour la préfecture de police, qui devra gérer l'ensemble du dispositif sur Paris et sa région, c'est inédit d'avoir un dispositif d'une telle ampleur.
Le plus important est d'y remédier rapidement et d'avoir un retour à la normale. - A.de Tarlé: C.Boulloud, vous qui avez suivi le parcours de la flamme, vous avez senti cette obsession, cette grande attention portée à la sécurité? - C.Boulloud: Bien sûr, dès le départ.
Vous aviez cette bulle de sécurité autour du ou de la relayeuse qui a été mise en place. Vous aviez des policiers, en civil... - A.de Tarlé: En civil, pour faire croire que c'était fictif? - C.Boulloud: Ca l'a été.
Le relais de la flamme vient de s'achever. Maintenant, il va partir en bateau et prendre une autre forme, jusqu'au dernier relayeur, peut-être au pluriel. On verra bien.
Des alertes, non. On avait eu des notes pour dire: "Attention, dans certaines régions, il peut y avoir telle action." Ca peut être l'ultragauche, l'ultradroite, des écologistes ou des mouvements contre les JO, tout simplement.
On était alertés là-dessus et eux l'étaient encore plus. Il y avait eu cet exemple de 2008 à Pékin. Le relais de la flamme avait été interrompu à Paris par des opposants... - A.de Tarlé: Des supporters de la cause tibétaine. - C.Boulloud: Et opposants des Jeux à Pékin. - A.de Tarlé: Quand on voit ce souci sécuritaire, on se dit qu'il faut être un peu kamikaze pour être volontaire pour organiser des JO chez soi.
Cette obsession sécuritaire peut expliquer que les peuples refusent de plus en plus? "Not in my backyard", "pas dans mon jardin". - A.de Rendinger: Il y a de moins en moins de pays qui sont candidats, si ce n'est les pays autoritaires.
Organiser les Jeux dans un pays sécuritaire ne pose pas de problème. A Pékin, par exemple...
Organiser les Jeux implique un travail de sécurité et de logistique invraisemblable. Quand C.Boulloud parle du parcours de la flamme, on a su protéger.
Qui s'intéresse au parcours olympique, à part les Français? Le monde entier s'intéresse plus à la cérémonie d'ouverture et aux compétitions. Le risque majeur pouvait exister dans le parcours.
Ca n'a pas été le cas. On a fait un remarquable travail. Maintenant, pour la cérémonie d'ouverture, je pense qu'on n'a jamais vu un dispositif pareil en matière de sécurité.
Je pense qu'on répond très bien et qu'on sait faire. Par contre, on a un défi logistique colossal lié à la pluie et à la manière dont on veut que la cérémonie se déroule. - A.de Tarlé: Quand on se promène dans Paris, on voit tellement de policiers et gendarmes...
On se dit que c'est impossible de faire le moindre malfrat. J'enlève mes écouteurs parce que j'ai peur que les policiers m'arrêtent. Il n'y a plus de pickpockets...
C'est 100 % sécurité. - D.Aït Youssef: C'est un choix polit d'avoir, compte tenu de la menace, de ce qui se passe au Proche-Orient et des informations qui remontent aux services de renseignement, une sécurité maximale.
Il fallait établir une conciliation entre assurer la sécurité des touristes, des Français et des athlètes, et en même temps, assurer les libertés d'aller et venir et de commercer. - A.de Tarlé: Il reste un trou dans la raquette dans ce dispositif? - D.Aït Youssef: Si on parle de la cérémonie d'ouverture, le dispositif...
Tous les moyens ont été mis en oeuvre, que ce soit par les brigades fluviales ou d'un point de vue aérien. On n'est pas non plus à l'abri d'un aléa. C'est un choix politique qui peut se comprendre compte tenu de la situation que vit la France à l'international. - A.Bellanger: Permettez-moi de faire un ode à la France olympique.
Ce qu'on sait faire le mieux en France, c'est administrer et faire des ponts. Administrer un problème, l'organiser...
C'est ce qu'on demandait à ces JO. Administrer un problème de sécurité, un aléa...
En l'occurrence, le sabotage des lignes de SNCF. Vous allez voir qu'en 2 jours, ce sera réglé. C'est l'un des seuls pays au monde dans lesquels l'Etat est si efficace et si mobilisé.
Construire des ponts, la France sait faire parfaitement. C'est ce qu'on demandait à ces Jeux: construire pas cher et solide. Les JO sont dans le pays qu'il fallait avec l'Etat et l'administration qu'il fallait. - C.Boulloud: Pour être allée dans des capitales qui ont accueilli les Jeux... - A.de Tarlé: Atlanta... - C.Boulloud: Je n'étais pas à Atlanta.
C'était à partir de Sydney. Le jour de la cérémonie d'ouverture, dans les villes qui accueillent la cérémonie, c'est un souci sécuritaire permanent. - A.de Tarlé: Comparable à ce que vous avez vu à Paris? - C.Boulloud: A Paris, c'est un tout petit peu compliqué.
Dans les autres villes hôtes des Jeux, c'était dans un stade. Là, c'est différent. Là, c'est 3 Stades de France et demi que vous avez à couvrir sur la Seine.
C'est ça qui est différent et qui n'a jamais été fait, que le CIO veut voir pour que le modèle soit dupliqué ensuite. Je me rappelle qu'en Corée, on n'arrivait plus à appeler. Les communications étaient brouillées - A.Bellanger: La France prend des risques, fait des choses nouvelles, que personne n'avait jamais fait: 6 km de cérémonie. - A.de Tarlé: Il y a un problème: la météo.
Le spectacle promet néanmoins d'être grandiose. Tout Paris est en ébullition ce soir, à moins de 2 heures de la cérémonie d'ouverture, qui va mettre la France sous les projecteurs du monde entier. Une centaine de chefs d'Etat s'acheminent vers les berges de la Seine. - Le grand jour est arrivé.
Dans 1 heure 30 débutera sur la Seine la cérémonie des JO de Paris. Ce midi, T.Estanguet, le chef d'orchestre de ces JO, promet un spectacle sans commune mesure. - T.Estanguet: Ce projet est dingue. 2000 artistes vont se produire sur ces 6 km de long.
On a un peu transformé tout le centre de Paris en une grande scène. C'est le plus grand show qu'on ait organisé. Ca s'annonce exceptionnel. - Un moment unique dans l'histoire de Paris. 200 délégations vont défiler sur la Seine.
Des stars françaises chanteront comme A.Nakamura, J.Armanet, mais aussi internationales: Lady Gaga, vue ces derniers jours à Paris et C.Dion, feront-elles partie du grand show?
Sourire malicieux du président. - E.Macron: On aura des artistes du monde entier et de la France, d'immenses artistes, de variétés, classiques, qui vont dire un peu d'une histoire française qui est universelle. - Donc A.Nakamura mais aussi C.Dion... - E.Macron: Apparemment, elle est arrivée à Paris.
C'est formidable. - Depuis hier soir, E.Macron reçoit les dirigeants des 4 coins de la planète.
La capitale est sous cloche. Plus aucun avion n'atterrit dans les aéroports parisiens depuis 30 minutes. L'espace aérien est complètement fermé dans un rayon de 150 km autour de la capitale jusqu'à minuit.
Dans les rues, 45 000 policiers et gendarmes, 18 000 soldats sont mobilisés. - L.Nunez: On va avoir plus de 300 000 personnes qui vont se rendre à cette cérémonie.
On a les athlètes, des chefs d'Etat et de gouvernement...
Le dispositif sera renforcé, mais tout est prêt. - Toute la journée, la flamme olympique a continué son parcours, portée par P.Williams, la comédienne L.Casta et des rappeurs iconiques, comme l'Américain Snoop Dogg. - Snoop Dogg: Que d'amour, de paix et d'unité!
Du respect. C'est ça, les JO. - Et MC Solaar, qu'on appelle aussi Claude MC.
Les regards du monde entier sont tournés vers Paris et son ciel. Malheureusement, la pluie devrait s'inviter dans la cérémonie. - C'est toujours plus agréable quand il fait beau. - A.Hidalgo: Il y a des tableaux qui sont prévus pour un temps plus sec.
Ca ne va pas gâcher la cérémonie. On fera avec. - Ce soir, Paris est une fête.
Avec ou sans la pluie, la cérémonie pourrait être suivie par près de 2 milliards de téléspectateurs. - A.de Tarlé: Ce sera avec la pluie.
Pour les lumières extraordinaires, ce ne sera pas ce soir. On a posé une webcam sur le toit de "C dans l'air". Voilà à quoi ressemble Paris ce soir.
Le drame, enfin la difficulté, c'est que ça va s'assombrir. On prévoit même de la pluie abondante vers 21h au-dessus de Paris. Est-ce de nature à gâcher la fête?
Je vous propose de regarder cette petite vidéo pleine d'humour postée par un grand spécialiste des cérémonies sous la pluie: F.Hollande. Regardez.
On le voit dans cette vidéo. Il commence par consulter la météo sur son téléphone portable et il en tire une morale. ...
On va de nouveau regarder le ciel parisien. C'est rageant. Ca aurait été tellement plus beau avec un coucher de soleil, qui était pile dans l'axe de la Seine... - E.Girard: Oui.
Le soleil devait faire partie du soft power français et de l'effet "waouh" qu'allait provoquer cette cérémonie d'ouverture. Ca n'aura sans doute pas lieu comme ça. On n'aura pas ces magnifiques photos avec le soleil couchant.
Il faut bien faire avec. La véritable tuile, ce qui inquiétait vraiment les organisateurs, c'était l'orage, parce qu'il fallait revoir une partie du spectacle. Il y avait une partie des tableaux, comme dit le comité d'organisation, ces spectacles d'un quart d'heure qui vont se succéder, qui n'auraient pas pu avoir lieu en cas de pluies abondantes, avec des éclairs.
Donc le pire est évité, si on essaie de positiver. Normalement, avec une pluie même importante, tous les tableaux peuvent avoir lieu. Il restera les artistes.
C'est quand même le principal et ce qui fera le sel et le côté inoubliable de cette cérémonie d'ouverture. - A.de Tarlé: A.Bellanger, ne nous voilons pas la face...
Tout à l'heure, C.Boulloud disait que la France voulait innover. L'objectif était d'en mettre plein la vue au monde entier. - A.Bellanger: D'une part, la France sait faire le spectacle. - A.de Tarlé: C'est rageant, non? - A.Bellanger: Oui...
D'une part, les Parisiens sont grincheux. Le temps sera grincheux. C'est Paris, d'une certaine manière.
Evidemment qu'ils auraient préféré...
Vous vouliez un spectacle sur l'eau. Ce sera un spectacle sur et même dans l'eau, visiblement. Il y a quelques tableaux prévus de danseurs qui vont eux-mêmes patauger dans l'eau.
Très bien! On aura la complète, depuis la Seine jusqu'au pataugeage. Paris, c'est le nord de l'Europe, il ne faut pas l'oublier.
On est à une centaine de kilomètres de Londres, 200 ou 300 km, où il pleut beaucoup. On ne peut pas espérer autre chose que des pluies intermittentes de temps en temps, au nord de l'Europe. - A.de Tarlé: En mettre plein la vue avec cette cérémonie des JO...
On dit que les JO sont aussi l'occasion pour des Etats d'adresser un message. C'est vrai? Au-delà de l'esthétisme, quel message la France souhaiterait-elle faire passer avec cette cérémonie d'ouverture et ces JO? - A.de Rendinger: Pour résumer, la France peut démontrer qu'elle a un savoir-faire unique en ce qui concerne l'organisation de grands événements.
Le côté inédit, spectaculaire de la cérémonie d'ouverture pluie ou pas, c'est un exemple frappant. On prend des risques importants. Vous rigolez de F.Hollande...
Les Anglais se marrent. Le 2e point de vue, c'est que nos amis français veulent faire mieux que les Anglais, qui avaient fait une cérémonie d'ouverture très british, avec de l'autodérision. Nous, ce n'est pas de tout ça.
Le message que l'on fait passer est très clair dans le récit historique qui est sous-jacent de cette cérémonie. C'est le fait de montrer que la France est inclusive. Elle ne fait aucune discrimination.
Après la Révolution française, on fait en sorte qu'il y ait un métissage planétaire. C'est extraordinaire, parce que c'est un message qu'on veut faire passer dans cette cérémonie, en mélangeant athlètes, culture, patrimoine, monuments...
Ca, c'est très important. On veut surtout faire passer la question qu'on est capables d'être ouverts à tous. C'est merveilleux.
Je crois que ça plaira aux gens, mais il y aura de la polémique derrière. - A.de Tarlé: Vous voyez une rivalité avec Londres 2012. - A.de Rendinger: C'est évident.
D'une part, ils nous ont vexés pour 2012. Tout au long de ce parcours, T.Estanguet a dit qu'on ferait mieux que les Anglais, qu'on aurait moins de trous dans la couche d'ozone, qu'on ferait mieux au point de vue écologique, qu'on n'avait pas de reine mais des idées. - A.de Tarlé: En mettre plein la vue...
Il reste du suspense sur ce qui va se passer ce soir. Qui seront les derniers relayeurs de la flamme? Des noms circulent... - C.Boulloud: Vous les connaissez.
On parle beaucoup de M.-J.Pérec, de Z.Zidane, qu'on a vu en marge et qui n'a pas porté la flamme, alors que certains autres, comme Marie-Jo, l'ont portée.
Il y a T.Pesquet, pourquoi pas. - A.Bellanger: Zidane, ça aurait de la gueule, quand même. - C.Boulloud: Sauf que le foot n'est pas un sport olympique majeur.
Ca en irrite un peu certains, dont T.Riner, qui préfère que ce soit un olympien. On va voir quel sera le choix.
Encore une fois, T.Estanguet souhaite casser les codes. Est-ce qu'il va encore nous surprendre? - A.de Tarlé: Comment il pourrait nous surprendre avec les derniers relayeurs? - C.Boulloud: On a parlé de l'exemple anglais.
Les Anglais avaient surpris. Le dernier relayeur n'était pas le mais les, un groupe de jeunes athlètes prometteurs dans plusieurs disciplines: l'athlétisme, la natation...
Ils étaient 6. C'était eux, les derniers porteurs de la flamme. - A.de Tarlé: Vous imaginez, pourquoi pas, un couple?
M.-J.Pérec et Z.Zidane? - C.Boulloud: Je vois bien un homme et une femme.
Quand on commentait...
On nous amenait le nom sur une feuille blanche alors qu'on était en train de commenter pour nous dire qui serait le dernier ou la dernière relayeuse. - A.de Tarlé: C.Dion, c'est un secret de polichinelle.
Elle va chanter ce soir. - C.Boulloud: Si elle est capable de chanter. - A.de Tarlé: Il y a des vedettes de la chanson américaine: Lady Gaga... - E.Girard: Dans les artistes secrets de polichinelle qui n'ont pas été confirmés officiellement mais dont personne ne doute de la présence: C.Dion, Lady Gaga, A.Nakamura, comme "L'Express" l'avait révélé il y a quelques mois, probablement des artistes de musique classique.
Il y aura un duo entre une artiste de musique classique et un groupe de metal français, un duo un peu éclectique. P.Katerine ne chanterait pas mais serait présent.
Il serait présent dans une tenue un peu étonnante, tout nu. - A.de Tarlé: Ca fait le buzz. - C.Boulloud: C'est P.Katerine, en même temps! - A.de Tarlé: D.Aït Youssef, vous voulez réagir. - D.Aït Youssef: Ca peut être un élément de surprise sur l'intensité de la pluie.
C'est une logistique particulière. Le préfet de police disait qu'il y avait une délégation de plus d'une centaine d'agents étrangers. S'il pleut beaucoup, ça peut avoir un impact.
Et puis, il y a aussi les athlètes. Ils ont besoin d'être en forme pour concourir. S'il pleut, c'est compliqué. - A.de Tarlé: Est-ce que la réussite d'une cérémonie d'ouverture se mesure aussi au casting des grands de ce monde qui y participent? "Le Parisien" titrait aujourd'hui: "Les grands de ce monde ont rendez-vous au Trocadéro".
Il n'y a pas Xi Jinping, par exemple. Est-ce que la France affiche un grand millésime en matière de chefs d'Etat et de têtes couronnées? - A.de Rendinger: Dans un monde aussi anxiogène qu'aujourd'hui, c'est une bonne moyenne: 120.
Il n'y aura pas que des chefs d'Etat et des têtes couronnées. Il y aura aussi des Premiers ministres, des chefs de gouvernement. 120, c'est une bonne moyenne.
Ce n'est pas tellement extraordinaire dans la mesure où, il faut bien comprendre qu'aujourd'hui, les Jeux de Paris 2024 sont bien sûr incarnés par T.Estanguet, qui organise les Jeux, mais surtout par le président Macron. C'est lui qui invite, qui a repris le flambeau en 2022-2023 de ces Jeux.
Si les Jeux sont réussis, ce sera grâce à T.Estanguet. Si c'est un échec, ce sera à cause d'E.Macron.
Le casting est important, mais moins que le nombre de médailles qu'on aura obtenues. Il faut le dire très clairement. Maintenant, pour ajouter un petit point à C.Boulloud, ça me ferait tellement plaisir, puisqu'on casse les codes, qu'on invite tous les derniers porteurs de la flamme de tous les Jeux olympiques depuis 1968...
Ca aurait de la gueule. Ils doivent être une quinzaine ou une vingtaine. Qu'ils remettent la flamme à M.-J.Pérec, T.Riner ou Z.Zidane...
C'était ma contribution. - A.de Tarlé: Réponse dans quelques heures. - C.Boulloud: L'inconnu, c'est aussi la vasque olympique.
Traditionnellement, elle était dans un stade olympique. Là, il y a une grande boule géante en métal qui est apparue dans le jardin des Tuileries. A mon avis, il va se passer quelque chose aussi pour la flamme de ce côté-là. - A.de Tarlé: Comment pourrait-elle bouger, cette flamme?
Il y a des ballons? Au sommet du Louvre... - C.Boulloud: Je ne pourrais pas vous en dire plus.
Mais il va se passer quelque chose aussi de ce côté-là. - A.de Tarlé: Surprise du côté du jardin des Tuileries concernant la vasque olympique. - A.Bellanger: Au-delà de ce qu'on peut dire sur la cérémonie d'ouverture, revenons à des choses plus sérieuses.
Le message général passé par la France, c'est un peu que la grande nation est dans la place. C'est comme ça qu'on nous appelle en Allemagne, en Grande-Bretagne... - A.de Tarlé: D'un ton un peu ironique. - A.Bellanger: Là, on s'est pris très au sérieux avec une cérémonie à l'ancienne, même si on a parlé des innovations...
Une cérémonie spectaculaire et particulièrement démonstrative, comme d'autres pays, la Chine, ont pu nous habituer. C'est une manière de dire que les démocraties sont capables de faire des choses aussi spectaculaires et d'aussi bonne qualité, aussi bien organisées que n'importe quelle dictature. C'est aussi une façon pour le CIO de replacer la balle au centre, de dire: "On a beaucoup organisé récemment des Jeux qui ont été une catastrophe, comme Rio ou Athènes, qui ont servi la soupe à des dictatures, comme la Chine.
Paris devrait réconcilier tout le monde avec cette idée que les démocraties n'ont pas perdu la main." La grande nation est dans la place. - E.Girard: Pour poursuivre ce que dit Anthony, 2 enjeux me frappent particulièrement.
On a un honneur à laver, nous, Français. C'est l'honneur perdu de juin 2022. Nous, la grande nation qui sait très bien organiser les grands événements, on s'est complètement ratés lors de la finale de la Ligue des champions, Liverpool-Madrid, où il y a eu un aléa, une grève dans les transports, un petit aléa de rien du tout, qui, comme un effet papillon, a abouti à ce que l'événement vire au fiasco.
Tout ce qu'on savait faire, on n'a pas su le faire ce soir-là. Dès ce soir, on doit montrer que si, on est capables de très bien organiser les choses, de très bien s'adapter aux aléas, de redevenir cette grande nation d'événements. Ce sera ce soir et pendant toute la compétition.
Et puis, dans l'orgueil français, il y a effectivement quelque chose de plus profond: c'est réinventer l'olympisme. Plus personne ne veut organiser des Jeux. Ca a été dit.
Il n'y a plus que les pays autoritaires, la France, les Etats-Unis et l'Australie. C'est les 3 derniers pays démocratiques qui veulent toujours bien organiser les Jeux. Les JO d'hiver de 2030, la France n'était même pas candidate.
Le CIO a demandé à la France d'être candidate parce que personne ne veut plus organiser les Jeux. L'orgueil de T.Estanguet et du comité d'organisation, c'est de dire qu'on va réinventer les Jeux.
Ca ronronne. Ca n'intéresse plus personne. Les pays n'y voient que les coûts, la sécurité, les contraintes.
Nous, on va redonner cet élan, cette envie de Jeux en faisant différemment, en faisant entrer la société dans les JO avec cette cérémonie folle...
On ne se rend même plus compte. Elle est là, donc on doit considérer que c'est normal, que c'est extraordinaire d'organiser une cérémonie sur la Seine, sur un fleuve, dans une ville. Ca ne s'est jamais fait.
Il y a des épreuves dans la ville, à la Concorde, au château de Versailles...
Ca va être extraordinaire. Si c'est réussi, on frappera un grand coup sur ce que peut être l'olympisme. - A.de Tarlé: On oublie le caractère...
Vous avez vécu plein de JO, C.Boulloud. La cérémonie de ce soir, il y aura un avant et un après? - C.Boulloud: Probablement.
Le CIO attend de voir...
Malheureusement, la météo n'est pas à notre avantage. Déjà, pour le relais de la flamme, le CIO est très intéressé pour que, maintenant, les villes organisatrices fassent la même chose. C'est la 1re fois que ça a été fait aussi longtemps.
Jamais un relais de la flamme n'a été aussi long. - A.de Tarlé: Dès Marseille. - C.Boulloud: Le 9 mai, quasiment 3 mois.
Le CIO est déjà conquis. Sur cette cérémonie d'ouverture, il y avait déjà eu, aux Jeux olympiques de la jeunesse, une cérémonie d'ouverture dans la rue. C'est pour ça que les Champs-Elysées avaient été évoqués à un moment.
Ce sera pour les paralympiques, puisque la cérémonie d'ouverture se déroulera sur la fin des Champs-Elysées, jusqu'à la Concorde. Ce sera encore une cérémonie d'ouverture dans la ville. Ca n'a jamais été fait.
Effectivement, là, Paris est un peu un laboratoire grandeur nature. C'est assez incroyable. Le CIO a besoin aussi de retrouver des jeunes, de l'attrait.
Paris a fait rentrer le breaking. Los Angeles n'a pas souhaité renouveler l'expérience. Ca fait partie aussi de cet attrait. - A.de Tarlé: D.Aït Youssef? - D.Aït Youssef: C'est aussi la conséquence d'un investissement qui vient de loin.
J'ai écouté récemment le président de la République dans cette interview. Il disait que l'investissement des sections sportives qui, jusqu'à présent, n'avaient pas forcément les moyens, avec des athlètes qui étaient sous-payés, même pas au Smic, leur donner la possibilité de s'épanouir à travers le sport, c'est aussi ça, les JO. Après, il y a aussi l'équilibre économique.
En Seine-Saint-Denis, département que je connais très bien et que j'affectionne particulièrement...
Si vous regardez Saint-Ouen et Saint-Denis, c'est un développement pharaonique. Le prolongement de la ligne 14, le Grand Paris Express...
C'est formidable. - A.de Tarlé: C'est un coup de boost pour ce département? - D.Aït Youssef: C'est un magnifique coup de booster pour ce département.
Pour la jeunesse de ce département aussi. C'est formidable. Les Français, au travers de la flamme olympique, se sont un peu retrouvés.
Je trouve ça fantastique. - A.de Tarlé: 10 500 athlètes, 204 pays attendus.
La géopolitique de l'Ukraine à Gaza s'invite lors de ces Jeux. La trêve olympique qu'E.Macron avait appelé de ses voeux ne sera restée qu'une utopie. - C'est sans doute la délégation la plus protégée des JO.
Lundi, départ de Tel-Aviv pour les 88 athlètes israéliens et leurs entraîneurs, direction Paris. Hier, le ministre israélien des Affaires étrangères alerte son homologue français. ...
L'ombre des attentats des JO de Munich continue de hanter l'Etat hébreu. En 1972, un commando palestinien tuait 11 membres de la délégation israélienne. Aujourd'hui plus que jamais, dispositif renforcé lors des déplacements et au sein du village olympique. - G.Darmanin: On a pris une décision il y a plus de 3 semaines au ministère de l'Intérieur de les protéger 24h/24 par la police française, mais aussi par des agents spécialisés du GIGN et du Raid.
Ce soir, vous avez vu que la BRI était là pour la protection du match. - Mercredi, plus d'un millier de policiers viennent sécuriser la rencontre de football entre Israël et le Mali. Plusieurs drapeaux et messages de soutien à la Palestine sont brandis.
L'hymne israélien a été hué en début de rencontre. Une hostilité alimentée par certains politiques, comme ici, le député insoumis T.Portes. - T.Portes: La délégation israélienne n'est pas la bienvenue à Paris.
Huées. - Tollé dans le reste de la classe politique et colère du Crif. Accueillir les sportifs, mais aussi les représentants de l'Etat.
Le président israélien est reçu cet après-midi à l'Elysée. E.Macron n'entend pas non plus rompre les relations avec B.Nétanyahou, pourtant accusé de crimes de guerre par la Cour pénale internationale. - E.Macron: S'il venait, il serait accueilli comme un Premier ministre de l'Etat d'Israël et il serait accueilli comme chacune et chacun.
Il serait le bienvenu. Avec nos désaccords, qui sont profonds. - Mais un autre dossier géopolitique s'est invité dans ces Jeux. - T.Bach: La situation entre la Russie et l'Ukraine et Israël et la Palestine n'est pas comparable. - Suite à l'invasion de l'Ukraine, seuls 15 athlètes russes sont sélectionnés, sous bannière neutre du CIO.
Bien loin des 333 de Tokyo. Une décision qui fait suite aussi à de nombreuses provocations russes. En visite à Kiev il y a un an, A.Hidalgo avait poussé pour l'exclusion. - A.Hidalgo: Tant que des soldats russes occuperont votre territoire, je ne veux pas que des athlètes russes participent aux épreuves sportives de Paris. - Réaction immédiate de ce présentateur télé russe, réputé proche de V.Poutine. - Alors, Paris ne veut pas accueillir nos athlètes?
Ils recevront nos missiles Hypersoniques, rapides, efficaces et très déplaisants. - Parmi les athlètes écartés à cause de leur engagement en faveur de l'invasion, ce gymnaste arborant le signe de guerre lors des derniers mondiaux. N.Nagornyy, en or à Tokyo, affiche son implication dans l'armée et sa proximité avec V.Poutine.
Le chef du Kremlin dénonce une décision russophobe. - V.Poutine: Les Jeux eux-mêmes peuvent être utilisés comme un instrument de pression politique envers des personnes qui n'ont rien à voir avec la politique, comme un instrument de discrimination grossière et de faits racistes. - En Ukraine, les combats se poursuivent, loin de la trêve olympique votée à l'ONU en novembre dernier. - A.de Tarlé: Question.
Dans le cas de la Russie, il y a quand même 15 athlètes qui vont venir. Ce sont les 15 seuls qui n'ont pas fait allégeance à V.Poutine? - E.Girard: Ca fait partie des conditions.
Il y a 3 conditions cumulatives. Il faut s'être qualifié sur le terrain, il faut que la fédération dont ils dépendent ait accepté qu'ils viennent. Par exemple, en athlétisme, le président de la fédération a dit: "De toute façon, je ne qualifie pas de Russes." Il n'y a pas de Russes en athlétisme, de fait. - C.Boulloud: Ca fait déjà un moment que la Fédération d'athlétisme... - A.de Tarlé: Pour des questions de dopage. - E.Girard: Maintenant, c'est la guerre d'agression en Ukraine.
La 3e condition, c'est de ne pas avoir tenu de propos pro-Poutine ou pro-guerre en Ukraine. Dans la quinzaine, il y en a quelques-uns qui ont quand même eu, sur les réseaux sociaux, des messages en faveur de la guerre en Ukraine. Maintenant, c'est trop tard, ils sont crédités.
Il n'y en a pas beaucoup. Le CIO est toujours réticent à mêler politique et sport. Leur position historique, c'est de dire qu'on ne mélange pas tout ça et que tout le monde est le bienvenu.
Ca marquera une jurisprudence. La guerre en Ukraine est une vraie exception à ce principe-là. C'est ainsi qu'on a cette solution un peu baroque où il n'y a pas la Russie, il n'y a pas certaines fédérations, certaines disciplines, mais à la marge, on a quand même un certain nombre d'athlètes russes qui ne défileront pas en tant que russes, qui ne porteront pas les couleurs de la Russie et qui n'auront pas le droit à l'hymne russe s'ils gagnent leur épreuve. - A.de Tarlé: Le CIO n'a qu'une crainte, c'est qu'on mélange politique et sport, C.Boulloud?
Chaque athlète est surveillé pour qu'il ne fasse pas de prosélytisme politique? - C.Boulloud: Pas uniquement la Russie ou d'autres nations.
C'est la règle 50 de la charte olympique, qui a été un peu réaménagée. Les athlètes ont un droit d'expression libre jusqu'à la compétition. A partir du moment qu'ils entrent en compétition, c'est motus et bouche cousue. - A.de Tarlé: On se souvient du poing levé en 1968. - C.Boulloud: Ils ont été sanctionnés, exclus, bannis. - A.de Tarlé: C'était à Mexico, en 1968. - C.Boulloud: Ils ont été bannis, après... - A.de Tarlé: Parce qu'ils ont fait de la politique lors de la remise des médailles.
On voit la fameuse photo. - A.Bellanger: Avec un gant noir. - C.Boulloud: Après, ils ont été reçus...
En 2016, B.Obama les a reçus tous les 2. Ils sont devenus entraîneurs, après avoir été mis au ban. - A.Bellanger: Pendant des années et des années. - A.de Tarlé: Là, il y a une polémique sur T.Portes, le député LFI, qui a dit: "Il n'y a pas de Russes.
Pourquoi il y aurait des Israéliens, qui eux aussi sont en train de maltraiter le peuple palestinien?" - A.Bellanger: Je trouve stupide cette réflexion de T.Portes. - A.de Tarlé: Il a dit que les athlètes israéliens n'étaient pas les bienvenus. - A.Bellanger: Et pourquoi pas l'Erythrée, la Corée du Nord, le Venezuela, qui a ruiné son pays et envoyé 5 millions de ses compatriotes à l'extérieur?
Il ne faut pas confondre Etat et régime. Les athlètes israéliens qui ont été ceux qui ont subi le pire en 72...
Ils ont fait l'objet d'un attentat épouvantable en 1972. Il y a eu 11 victimes. On comprend les mesures de sécurité qui les entourent.
Les athlètes israéliens ne représentent ni l'Etat ni le régime de monsieur Nétanyahou. Ils représentent la nation israélienne dans ce qu'elle a de plus sympathique, c'est-à-dire la jeunesse et les sports. Si je suis cette logique, je fais partie de ceux qui pensent qu'il n'aurait pas fallu sanctionner la Russie.
Comme ce n'est pas la 1re fois qu'on sanctionne la Russie et qu'on la sanctionne pour une variété de raisons différentes, notamment pour du dopage, parce qu'ils trichent comme des arracheurs de dents...
La Russie s'est servie des Jeux pour promouvoir son Etat et son régime. On peut donc dire qu'il y a une jurisprudence russe. Mais cette espèce de distinction ou d'attention posée sur les athlètes israéliens, c'est dangereux et stupide.
Enfin, je ne veux pas discuter à partir de prémices totalement stupides. Les athlètes israéliens, contrairement à ce que pense T.Portes, ne sont pas là pour représenter leur Etat ou le régime au pouvoir en ce moment. - A.de Tarlé: Est-ce qu'il n'y a pas de risque, et je sais que beaucoup le pensent, que le CIO soit, au fond, un petit club d'Occidentaux?
On a puni les Russes parce qu'on est bien entre Européens et Américains et on impose nos valeurs au reste du monde. Est-ce qu'il n'y a pas un peu ce Sud global qui pourrait entrer en rébellion contre ces Jeux olympiques orchestrés par les vieilles nations qui ont dominé le XXe siècle et qui continuent de dominer le sport olympique? - A.de Rendinger: Absolument.
C'est le problème. Vous avez raison. Il y aura un avant et un après Paris.
On vit tout ce qu'il y a de plus politisé à travers des athlètes ou leur fédération. La trêve olympique ou politique n'est pas décrétée par le pays qui organise les Jeux. Ce n'est pas du tout ça.
C'est l'ONU qui décide, sous l'impulsion du CIO, de créer une trêve olympique 15 jours avant le début des épreuves et jusqu'à 15 jours après. Quand on regarde les Russes, au-delà du dopage d'Etat, ils ont envahi l'Ukraine au début des Jeux d'hiver de Pékin. Ils ont attaqué la Crimée en 2014, au moment des Jeux de Sotchi.
En 2008, au moment des Jeux de Pékin, ils ont été en Géorgie. Ca fait beaucoup pour la Russie. On se rend compte qu'aujourd'hui, les Russes animent quelque chose qui est vrai.
Le CIO et le moment olympique étaient assez pris par l'Europe...
Nous avons la moitié des membres du CIO. Ca veut dire que les pays démocratiques, et en particulier les pays européens, sont majoritaires. Or, la Russie, la Chine, la Corée du Nord...
C'est très étonnant de voir nos amis américains tout à fait neutres dans ce débat. Ils veulent déstabiliser les Jeux olympiques. On s'attaque à la gouvernance du CIO qui est entre les mains des Européens. - A.de Tarlé: On revient à vos questions.
Question. - D.Aït Youssef: Elles sont assurément les plus simples et certainement les moins chères également.
Avec un incendie...
Si vous voulez incendier une armoire électrique, c'est un bidon d'essence avec des dégâts importants. 800 000 voyageurs bloqués, là. C'est un coût très important.
Pour la petite histoire, parce qu'on n'a pas parlé du commando AZF, qui a été jugé en début d'année...
Ils ont été condamnés à des peines de prison ferme et à 5,8 millions d'euros de dommages et intérêts à la SNCF. Ca démontre le préjudice que ce genre d'action peut avoir. - A.de Tarlé: Question. - A.Bellanger: Absolument pas.
La Russie a prévenu...
On a vu qu'une espèce de pied nickelé du renseignement russe a été attrapée. La France est dans l'oeil du cyclone pour la Russie. L'idée est de tout faire pour déstabiliser ce pays.
C'est peut-être leur objectif principal, en Europe. C'est tout faire pour humilier E.Macron pour que rien ne se passe normalement et que la France soit le plus possible affectée dans sa politique internationale et dans sa représentation. - A.de Tarlé: Question. - A.Bellanger: Non. - E.Girard: Oui, mais ce n'est pas le seul suspect.
Il y a plusieurs suspects. L'ultragauche est un autre suspect. - A.de Tarlé: Merci beaucoup d'avoir participé à cette émission.
Inutile de vous dire que la cérémonie des JO commence dans...
On a le compteur. Elle va commencer à 19h30 précisément. C'est dans 39 minutes.
Jean-Pierre Farandou