L'intégrale d'Apolline Matin du mercredi 28 octobre 2026 - 7h/9h
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 26 %Attaque 47 %Défensif 27 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:31OuverteRéponse partielle
Jusqu'à 10 000 euros pour les commerçants dégradés, annonce du gouvernement hier.
- 0:55RelanceRéponse directe
Les commerçants ont-ils besoin de subventions ou de sécurité ?
- 1:24ComplaisanteRéponse partielle
Vous êtes commerçant ou témoin des violences ? Réagissez au 3216.
- 1:28OuverteRéponse partielle
Investir dans la dette de l'État, bonne idée ou non ?
- 1:58OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous seriez prêt à investir dans la dette de l'État ?
- 3:27OuverteRéponse partielle
Qui prendra les commandes d'Israël ? Résultats serrés.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:31PrésentateurFait
« Jusqu'à 10 000 euros pour les commerçants qui ont vu leur magasin dégradé, voilà l'annonce du gouvernement hier pour répondre aux violences dans les manifestations de ces dernières semaines et au pillage, une aide réservée aux toutes petites entreprises. »
- 6:00PrésentateurChiffre
« Plusieurs mesures ont été annoncées par le ministre des PME, Serge Papin, après les dégradations survenues lors des mobilisations d'octobre. Au moins 3 000 commerces ont été saccagés. »
- 6:11PrésentateurChiffre
« Les commerçants et restaurateurs pourront toucher jusqu'à 10 000 euros d'aide. »
- 6:16PrésentateurFait
« Destinés aux entreprises de moins de 50 salariés dont le chiffre d'affaires est inférieur à 10 millions d'euros. »
- 6:52PrésentateurFait
« Le projet de loi casseur-payeur adopté cette nuit au Sénat. Le texte prévoit de faire payer les dégâts, y compris à ceux qui ne les ont pas directement commis. »
- 7:10PrésentateurFait
« Si ces messages ou ces vidéos appelant à des destructions, des pillages n'étaient pas retirés sous 24 heures, les plateformes seraient tout simplement bloquées sans même attendre la décision d'un juge. »
- 9:29PrésentateurChiffre
« Près de 3 millions de décès sont liés à la chaleur entre 2016 et 2023. »
- 33:46InvitéFait
« Vous savez que c'est le gouvernement qui en décidera. Mais nous, ce que nous proposons, c'est qu'on appelle, qu'on fasse un appel à l'épargne directe des Français. »
- 34:17InvitéChiffre
« On est presque à 500 milliards sur les comptes bancaires. »
- 34:23InvitéChiffre
« Sur les livrets A et les LDD, on dépasse les 650 milliards de mémoire. »
- 34:40InvitéChiffre
« Un emprunt sur 10 ans à 3,5%. »
- 34:11InvitéChiffre
« On était historiquement autour de 14,5. »
- 34:16InvitéChiffre
« On est presque à 500 milliards sur les comptes bancaires. »
- 34:20InvitéChiffre
« Sur les livrets A et les LDD, on dépasse les 650 milliards de mémoire. »
- 34:37InvitéChiffre
« Un emprunt sur 10 ans à 3,5%. »
- 34:43InvitéChiffre
« L'État s'endette à 10 ans, les OAT à 10 ans viennent de dépasser les 5%. »
- 35:36PrésentateurFait
« notamment LFI, Jean-Luc Mélenchon qui dit qu'on pourrait brûler une partie de la dette. »
- 35:51PrésentateurFait
« il est possible aussi que l'épargne des Français soit pris, tout simplement, réquisitionné. »
- 36:15PrésentateurChiffre
« Vous savez qu'on a à peu près un quart de la dette de l'État français qui est dans les contrats d'assurance-vie. »
- 36:50PrésentateurFait
« On a un déficit qui ne cesse d'augmenter, on a une dette qui ne cesse d'augmenter. »
- 37:11PrésentateurChiffre
« l'État français doit se ré-endetter de 340 milliards. »
- 37:14PrésentateurChiffre
« 340 milliards. C'est le plus grand emprunteur européen. »
- 38:33PrésentateurFait
« Est-ce que ceux qui prêtent auront la garantie de retrouver l'argent ? »
- 38:38PrésentateurChiffre
« l'État français doit se ré-endetter de 340 milliards. »
- 40:20PrésentateurChiffre
« On en est déjà à 27 milliards supplémentaires. »
- 40:29PrésentateurChiffre
« on a baissé les recettes de 7 milliards et on les a augmentés on prétend de 17 milliards. »
- 44:23PrésentateurFait
« Vous voulez que la présidentielle permette aux vainqueurs de faire un véritable Big Bang pour les 60 prochaines années ? »
- 44:40InvitéFait
« C'est au général de Gaulle que l'on doit notre parc nucléaire. »
- 44:43InvitéFait
« C'est au général de Gaulle que l'on doit nos TGV. »
- 44:46InvitéFait
« C'est au général de Gaulle que l'on doit les institutions de la Ve République. »
- 44:51InvitéFait
« c'est au général de Gaulle qu'on doit la réconciliation en Europe. »
- 44:55InvitéFait
« C'est au général de Gaulle qu'on doit notre indépendance et notre souveraineté sur le plan international. »
- 45:30PrésentateurFait
« Il a dit oui, mais pourquoi ça a marché avec le général de Gaulle ? C'est parce qu'il n'y avait pas de parlement. »
- 45:57InvitéFait
« D'abord, nos institutions doivent être actualisées. »
- 46:07InvitéFait
« Je pense que notre agriculture doit s'adapter désormais au climat. »
- 46:11InvitéFait
« Je pense que notre droit du travail est obsolète. »
- 46:13InvitéFait
« Je pense que notre justice est complètement dépassée. »
- 46:16InvitéFait
« Notre procédure pénale... »
- 46:19InvitéFait
« je pense que le remboursement des médicaments, des soins de santé doit être remis à plat. »
- 46:22InvitéFait
« Le millefeuille territorial doit être joyeusement tronçonné. »
- 50:01InvitéFait
« Un premier pas jugé insuffisant par les premiers concernés. »
- 51:30PrésentateurChiffre
« Une augmentation qui s'appliquerait à tous les contrats d'assurance, habitation ou automobile pour abonder un fonds d'indemnisation à hauteur de 400 millions d'euros par an. »
- 52:10InvitéFait
« le Sénat a voté cette nuit en faveur de l'élargissement de la loi Casseur-Payeur avec un amendement du gouvernement qui prévoit de restreindre l'usage des réseaux sociaux pour du contenu appelant à la violence. »
- 54:57PrésentateurFait
« une arme automatique et des victimes visées pour leur couleur de peau. »
- 1:00:45InvitéFait
« Par exemple, quand vous n'étiez pas Corse, vous n'aviez pas le droit d'acheter un bien en Corse avant d'avoir résidé 5 ans sur la Corse. »
- 1:01:29PrésentateurFait
« C'est fini puisque ces mesures ont été rejetées hier par le Sénat. »
- 1:01:52InvitéFait
« Un texte pour l'Assemblée nationale avait su préserver la substance même si elle en avait modifié certains termes. »
- 1:05:00Locuteur non identifiéFait
« Le statut de résident s'il rentrait en vigueur serait réservé aux gens pour un certain nombre de biens, pas forcément pour la totalité. »
- 1:19:11PrésentateurFait
« Les policiers n'avaient plus de munitions. »
- 1:21:51PrésentateurFait
« J'ai demandé au gouvernement d'assumer ses responsabilités. »
- 1:30:40PrésentateurFait
« La justice manque de moyens »
- 1:30:41PrésentateurFait
« J'ai un parquet qui manque cruellement de moyens »
- 1:30:44PrésentateurPromesse
« J'attends qu'il protège les français »
- 1:31:31PrésentateurFait
« Le premier ministre a fait son boulot avec beaucoup de conviction »
- 1:31:40PrésentateurFait
« On a la capacité de reconstruire avec le budget de l'Etat cet hôtel de ville »
- 1:33:20PrésentateurFait
« Ils acceptent la peine qui sont des peines lourdes »
- 1:33:28PrésentateurChiffre
« Il y a des peines de prison ferme de parfois 6 mois de détention avec mandat de dépôt »
- 1:34:37PrésentateurFait
« Je reste sans voix »
- 1:35:03PrésentateurFait
« J'ai eu des agents extrêmement engagés qui ont fait un boulot fantastique »
Temps de parole
- Présentateur79 %
- Invité4 %
- Invité 24 %
- ?4 %
- Invité 33 %
≈ 20,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous
écoutez
RMC,
RMC, 7h-9h, Apolline Matin, Apolline de Malherbe.
Il
est 6h57, c'est parti, excellent réveil à tous, soyez les bienvenus dans Apolline Matin, nous sommes le mercredi 28 octobre, on est ensemble jusqu'à 9h, comme chaque matin, un historien, Arthur Chevalier,
un
économiste, Pierre Gondot, bonjour Pierre, et vous nous accompagnez jusqu'à 9h. Jusqu'à 10 000 euros pour les commerçants qui ont vu leur magasin dégradé, voilà l'annonce du gouvernement hier pour répondre aux violences dans les manifestations de ces dernières semaines et au pillage, une aide réservée aux toutes petites entreprises. Dans 10 minutes, je recevrai le représentant, la représentante des supermarchés indépendants et des petites supérettes, des épiceries de quartier, Arthur Chevalier, ça va forcément aider quand même les petits commerçants. Oui, ça va les aider, mais enfin les commerçants, ce ne sont pas des mendiants, ce n
'est
pas de subvention dont ils ont besoin, c'est de sécurité, donc moi ce que je propose, c'est que l'État mette cet argent dans la sécurité, comme ça tout le monde est à sa place. Les
commerçants
travaillent, l'État garantit leur sécurité.
Eh
bien, on leur dira.
C'est fou comme idée. On leur dira, Arthur,
révolutionnaire. Vous êtes commerçant, vous habitez dans une ville qui a subi les violences, ou alors tout simplement vous les avez observées, vous voulez réagir, témoigner, le 3216 vous est ouvert bien sûr, et le WhatsApp 0612 424 424. Et puis si vous investissiez dans l'État français, dans la dette de l'État, c'est ce que vont proposer les députés liottes. Vous vous souvenez de Charles de Courson, Charles de Courson le très rigoureux, vraiment représentant du budget de la France, pratiquement il l'incarne à lui tout seul, eh bien il sera notre invité à 7h40 tout à l'heure dans Apolline Matin. Il veut un livret d'épargne dédié au financement de la dette, avec un taux à 3,5%.
Bonne affaire pour les épargnants et pour l'État, voilà en tout cas ce qu'il nous dira, le député Charles de Courson. Et je vous attends au 3216. Est-ce que vous seriez prêt d'ailleurs à investir, vous, dans la dette de l'État ? C'est une bonne idée ou pas ? Ah, cher Apolline, investir dans la dette de l'État, c'est aussi valider, légitimer finalement les errements budgétaires des députés. Tous les ans, on vote un déficit, tous les ans on vote un budget en déséquilibre. Est-ce à nous, Français, de voter cette dette ? Est-ce que vous êtes prêt à investir dans la dette de l'État ? N'hésitez pas à nous le dire au 3216. Et puis notez, mon invité, à 8h30,
le
maire d'une ville symbole, le maire de Limoges, Guillaume Guérin, dix jours après l'incendie volontaire de l'hôtel de ville, la ville est toujours sous le choc. Donc, Limoges, évidemment, qui se prépare aussi aux manifestations à nouveau de samedi prochain et du 5 novembre. Le maire de Limoges ne le manquait pas, donc à 8h30. Il est 6h59, vous avez donc le programme. Dans un instant,
c'est le journal de 7h, mais on commence par la météo. Bonjour, Charles-Len. Bonjour, Apolline.
Il
est froid ? Oui, il fait froid aujourd'hui, notamment dans le nord. 1 degré ce matin dans la Marne, 4 degrés à Vannes et 2 à Fontainebleau. On reste quand même dans les températures de saison. Cet après-midi, on attend 16 degrés à Paris, 16 également pour Strasbourg ou encore à Caen, 15 degrés à Dijon, 17 à Cognac et à Bordeaux, 20 degrés à Marseille. La maximale, ce sera pour Perpignan avec 23 degrés. On a un peu de brouillard également aujourd'hui. Ce sera le programme de votre journée entre soleil et brouillard. Pour l'instant, ils sont localisés en Bretagne. On a un petit peu de pluie également en Alsace.
Excellent réveil à tous. Merci d'avoir choisi RMC. Il est 7h.
RMC, Apolline Matin.
Le journal de Clément Gouitz. Bonjour, Clément. Bonjour à Pauline, bonjour à tous. Qui prendra les commandes d'Israël ? Pour le moment, les derniers résultats sortis des urnes ne donnent aucune majorité claire à Benyamin Netanyahou et à Kadhi. À N5, RMC est sur place ce matin à Jérusalem. Jusqu'à 10 000 euros d'aide pour les commerçants victimes de dégradation et de pillage lors des mobilisations d'octobre. Alors, qui pourra en bénéficier ? Réponse dans ce journal. Le Sénat valide le texte renforçant la loi casseur-payeur. Il prévoit de faire payer les dégâts, y compris à ceux qui ne les ont pas directement commis. Suspense total après les législatives en Israël.
Le candidat d'extrême droite, Benyamin Netanyahou et le centriste Kadhi Ensenkot, sont désormais au coude à coude, sans majorité claire pour gouverner, selon les dernières estimations. Justement, Marion Gauthier, envoyée spéciale RMC, vous êtes en direct ce matin de Jérusalem. Les deux candidats, eux, se disent prêts à gouverner.
La
majorité des 61 sièges au Parlement, le bloc mené par Benyamin Netanyahou s'en rapproche. Il obtiendrait jusqu'à 57 sièges. Celui de son opposant principal, Gadhi Ensenkot, n'en compterait pour le moment que 47. Et ce qui est historique, c'est le nombre de suffrages obtenus par les deux partis arabes. Une quinzaine de leurs représentants pourraient s'asseoir à la Knesset. Benyamin Netanyahou a immédiatement rejeté la possibilité d'une alliance.
Nous
devons mettre en place un gouvernement national fort, de droite. Il est interdit, simplement interdit, de mettre Israël en danger en formant un gouvernement qui dépend de partis arabes antisionistes.
Et
les toutes premières estimations en début de soirée avaient pourtant donné l'opposition gagnante. L'ancien chef d'état-major, Gadhi Ensenkot, y voit un désaveu pour l'actuel Premier ministre et se propose lui aussi de former un gouvernement pour le changement, dit-il. Des résultats serrés, une population divisée. Une fois tous les bulletins dépouillés probablement recomptés, le président israélien devra désigner un représentant qui aura 28 jours pour tenter de former un gouvernement. Marion Gauthier, envoyée spéciale RMC en direct de Jérusalem.
Donald Trump affirme ce matin que son soutien a beaucoup aidé Benyamin Netanyahou et annonce également qu'une rencontre entre le président russe Vladimir Poutine et son homologue Volodymyr Zelensky sera organisée très bientôt. Falavio, Bolsonaro, lui, a quitté le Brésil après sa défaite face à Lula. Le sénateur brésilien, visé par plusieurs enquêtes, s'est envolé vers l'Équateur et devrait se rendre ensuite aux États-Unis. Washington annonce des visas pour lui et sa famille. Il n'a toujours pas reconnu sa défaite. RMC 7h02, le gouvernement au chevet des commerçants.
Plusieurs mesures ont été annoncées par le ministre des PME, Serge Papin, après les dégradations survenues lors des mobilisations d'octobre. Au moins 3 000 commerces ont été saccagés, Alfred Orange. Les commerçants et restaurateurs pourront toucher jusqu'à 10 000 euros d'aide. Destinés aux entreprises de moins de 50 salariés dont le chiffre d'affaires est inférieur à 10 millions d'euros, toutes les structures, qu'elles soient assurées ou non, auront droit à cette aide, précise le ministre du Commerce, Serge Papin. Pour espérer en bénéficier, les commerçants et restaurateurs touchés devront prouver les dégradations subies.
La baisse de la fréquentation n'est pas un critère suffisant pour y être éligible. Ce fonds de soutien verra concrètement le jour dans les prochaines semaines, mais les aides sont garanties dès aujourd'hui, promet le ministre du Commerce, qui n'a pas voulu dévoiler le montant précis de cette enveloppe en se contentant de la chiffrer à plusieurs millions d'euros. Alfred Orange, le projet de loi casseur-payeur adopté cette nuit au Sénat. Le texte prévoit de faire payer les dégâts, y compris à ceux qui ne les ont pas directement commis.
Et ce n'est pas tout, le gouvernement a déposé un amendement pour restreindre l'usage des réseaux sociaux, amendement Cyprien Pézeril, qui a été également adopté par les sénateurs.
Oui,
le gouvernement considère qu'en laissant circuler des appels à la violence, TikTok, Instagram, X, entre autres, contribuent à ce qu'elles soient commises. Voilà pourquoi, si ces messages ou ces vidéos appelant à des destructions, des pillages n'étaient pas retirés sous 24 heures, les plateformes seraient tout simplement bloquées sans même attendre la décision d'un juge. Avant le vote d'hier soir au Sénat, le gouvernement envisageait aussi d'empêcher l'accès aux réseaux sociaux au bout d'une heure. Une heure simplement, si un contenu appelant à l'insurrection ou à commettre un attentat était signalé. Mais le ministre de
l
'Intérieur a renoncé, reconnaissant un risque que cette mesure ne respecte pas le droit de l'Union Européenne ou la Constitution, avec, assurent des élus de gauche, la possibilité d'une atteinte aux libertés publiques. Le texte doit être maintenant validé par l'Assemblée nationale. 7h04, les automobilistes boudent les stations-services. La hausse des prix à la pompe depuis quelques semaines les font fuir. Et le PDG de Coopérative U parle de véritable effondrement de la situation. Jusqu'à 40% de volume en moins vendu dans ces stations-services. Alors Vincent Chevalier, cette baisse de fréquentation concerne-t-elle également ses concurrents
?
Oui, les passages à la pompe sont moins fréquents depuis plusieurs semaines dans certaines stations-services indépendantes. C'est moins 30 ou moins 40%. Les clients se font rares et les prix continuent d'augmenter. Un casse-tête pour Jacques Veils, président de la branche carburant à la Fédération Nationale de l'Automobile. On applique une marge qui est souvent entre 5 et 8 centimes brut. 5 centimes sur 40 litres, qui est un prix moyen, ça fait 2 euros brut. Quelqu'un qui ne fait que ça ne peut pas vivre. De son côté, l'Union des industries pétrolières confirme moins 7,2% en septembre.
Mais elle refuse de parler d'effondrement. Une baisse de la consommation qui se traduit aussi par une baisse de la pollution, selon Damien Pigat de Atmosud, l'observatoire de la qualité de l'air en PACA. Quand on regarde par rapport à ce qu'on observe en moyenne sur une année, par exemple dans une ville comme Marseille, on va avoir une amélioration de l'ordre de 1 à 3 microgrammes par mètre cube de concentration de ce polluant. Aujourd'hui, à Marseille, sur des gros axes de circulation, on est autour de 40 microgrammes par mètre cube. Enfin, conséquence sur le trafic, baisse de 3 à 4% sur les autoroutes au troisième trimestre.
C'est moins 6 à moins 7% sur certaines routes nationales en un mois.
Le changement climatique
est une urgence sanitaire mondiale. Alerte lancée par un rapport publié ce matin dans une revue médicale britannique avant la COP31. Près de 3 millions de décès sont liés à la chaleur entre 2016 et 2023. Les chercheurs appellent les gouvernements à agir d'urgence pour protéger les populations et renforcer les systèmes de santé. Il est 7h06 sur RMC. Une plaisanterie qui pourrait lui coûter cher à Kylian Mbappé. La capitaine des Bleus se retrouve au cœur d'une polémique en Chine après la diffusion d'une vidéo tournée en mars où il commente un photomontage de son visage sur une image de Mao Zedong. L'attaquant du Real Madrid a évoqué un dictateur chinois.
Des mots, Edgar Grolo, qui provoque une crise dans le football espagnol.
La
chaîne de télévision publique chinoise a décidé de suspendre la diffusion du championnat espagnol. Un enjeu économique de taille pour la Liga dont le président Javier Tebas s'est empressé d'organiser une réunion avec l'ambassadeur de Chine en Espagne pour tenter d'éteindre le feu. Dans un communiqué, la Liga se désolidarise de Kylian Mbappé, regrette profondément ses déclarations et espère qu'un comportement individuel ne va pas ternir sa relation avec la Chine. Lorsque la vidéo polémique a été tournée il y a six mois, personne n'imaginait que la publication de cette plaisanterie ne poserait problème.
Kylian Mbappé se retrouve au cœur d'une affaire d'État et a publié un communiqué pour s'excuser auprès des personnes heurtées par ses propos. Depuis lundi, trois entreprises chinoises ont déjà annoncé l'arrêt de leur collaboration commerciale avec Kylian Mbappé.
La
blague, les excuses, ça vous fait réagir. Vous n'hésitez pas. Franchement, ce matin, j'aimerais beaucoup vous entendre là-dessus. Le 32-16 vous est ouvert. Esta van Vrinka et le tennis s'est fini après 24 ans de carrière. Le triple vainqueur du tournoi de Grand Chlem, âgé de 41 ans, est désormais retraité après sa défaite hier face à l'HK au premier tour de l'ATP 500 de Bâle. C'était le journal de Clément Gouizy.
Il
est 7h08 sur RMC.
C
'est l'heure de jouer. C'est l'heure de jouer et de vous offrir vos vacances parce que vous le savez, toute la semaine dans Apolline Matin, RMC vous offre vos prochaines vacances à la mer ou à la montagne. C'est un séjour d'une valeur de 2000 euros dans les clubs et hôtels Bélembrun, le spécialiste des clubs de vacances pour les familles de France. Vous pourrez choisir parmi 45 destinations, les plus beaux endroits de France. Bélembrun s'occupe de tout. Ça,
c
'est la partie qui, j'avoue, me fait particulièrement kiffer. S'occupe des enfants, des activités, des repas. Ça s'appelle le Tout Compris Premium et c'est ça qu'on vous offre. Pour remporter votre séjour au Bélembrun, vous envoyez dès maintenant vacances au 7h30 de 16h. Vacances au 7h30 de 16h et le gagnant sera en direct avec nous avant 9h. Bonne chance à tous. 75 centimes par SMS, 3 SMS maxi. Jusqu'à 10 000 euros d'aide pour les petits commerces dégradés lors des manifestations de ces derniers samedis. Voilà ce qu'a annoncé hier le ministre des PME, Serge Papadou. Demain, un fonds de soutien de plusieurs millions d'euros. Bonjour Virginie Grimaud. Bonjour.
Merci d'être dans ce studio ce matin. Vous représentez les épiceries de quartier, les petits supermarchés indépendants, les super-aides pour vous. La priorité, c'est surtout de pouvoir ouvrir ces commerces. Alors certes des aides, pourquoi pas, mais la priorité, c'est de pouvoir commercer tout simplement. Vous nous le dites dans un instant et je vous attends au 3216, vous qui nous écoutez. Et vous êtes peut-être justement patron, commerçant. Est-ce que vous avez été concerné ou est-ce que vous avez été effrayé par ce qu'il s'est joué lors de ces derniers samedis ? Appelez-nous pour témoigner et réagir le 3216. A tout de suite.
RMC.
Jusqu'à 9h. Apolline Matin.
Il
est 7h12. Vous êtes bien sur RMC et sur RMC Story 1. Fonds de soutien au commerce dégradé pendant les manifestations parce qu'il faut penser les plaies. Mais il faut aussi tenter de reconstruire. Annonce faite hier soir par le gouvernement. Les petites entreprises les plus touchées pourront bénéficier d'une aide jusqu'à 10 000 euros. Virginie Grimaud, vous êtes toujours avec nous. Vous êtes la déléguée générale de la Fédération de l'épicerie et du commerce de proximité. Vous représentez environ 6 000 petits supermarchés indépendants, super-être, partout en France. Vous dites quoi ? Merci ?
Oui,
on ne peut dire que merci.
Le
17 octobre, on a été
sidérés. Aujourd'hui,
on
a près de 3 000 commerces qui ont été abîmés, plusieurs centaines complètement dévastés, pillés.
Aujourd'hui, parmi nos adhérents, il
y a
une cinquantaine de magasins qui n'ont toujours pas réouvert.
Alors
ce fonds de soutien, il est bienvenu, mais sincèrement, ce n
'est
pas la première priorité. L'État a failli, l'État ne vous a pas protégés,
le
17 octobre
?
Le ministre de l'Intérieur a lui-même reconnu qu'il y avait eu des défaillances. Donc ça,
je ne suis pas là pour juger. Nous,
ce
qu'on dit, c'est qu'aujourd'hui, notre première demande, c'est la sécurité. Un commerçant ne peut pas avoir à arbitrer entre protéger son commerce et exercer son métier. Ce n
'est
pas possible de se dire que pour protéger son commerce, il faut rester fermé. Le résultat, ça sera un peu plus long, l'agonie sera plus longue, mais le résultat sera le même. Et donc ça, cet arbitrage, ce n
'est
pas possible. On a besoin de sécurité. Au-delà de la sécurité, au-delà de la protection physique du commerce, on a besoin d'un retour au calme, celui qui ramènera les clients dans les magasins. Parce que, interrogez-vous, est-ce que spontanément, vous irez ce week-end faire des courses ?
Non.
Et d'ailleurs, les centres-villes de toutes
les villes de France
étaient absolument désertés.
La semaine dernière.
Quels que soient les parcours des manifestations, quoi qu'il arrive, soit parce que les magasins eux-mêmes avaient fermé, soit parce que, de toute façon, les clients n'y allaient plus. Arthur ? On a l'impression qu'on porte un peu atteinte à la dignité d'un métier aussi, avec cette nouvelle façon de fonctionner, c'est
-à
-dire des subventions, parce qu'on a failli. Est-ce que vous ne pensez pas, par exemple, que les municipalités pourraient investir dans de la sécurité privée, comme elles le font déjà massivement, déjà avant même cette crise ? En fait,
ce
ne
serait
pas privé, du coup, si c'est la municipalité qui la paye ? Elle peut engager des entreprises privées. Elle le fait beaucoup pour sécuriser ses quartiers. En tout cas, dépenser cet argent utilement pour sécuriser les villes, permettre aux commerçants de gagner l'argent qu'ils gagnent grâce à leur travail, et tout le monde serait à sa place comme ça, en fait. On ne marche plus sur la tête. Oui, après, le sujet de la sécurité des villes au quotidien, c'est un autre sujet que celui-là, puisque là, d'après ce qu'on a compris, on a eu
des bagues.
Ce qui est important, c'est aussi cette communication. Alors, on attend beaucoup, effectivement, des municipalités, des pouvoirs publics, des
médias,
pour
qu'autour de ce retour au calme, parce que finalement, si on parle du week-end dernier, il n'y
a
pas eu d
'incident
majeur. Les parcours, nous, on trouve que c'est plutôt une bonne chose,
les
parcours des manifestations en dehors des centres
-villes,
ça permet de concilier le droit de manifester et le droit de travailler. Mais au-delà de ça, il faut qu
'il
y
ait
de l'écho.
C
'est-à-dire qu'il faut qu'on donne envie aux gens de revenir, parce que les commerces de centre-ville sont déjà très fragiles. Et en même temps, Virginie Grémeau, ça s'est vu ce week-end, le week-end dernier, vous l'avez rappelé, les manifestations délocalisées aux abords des villes, et pour autant, les centres-villes abandonnées, les centres-villes désertées, par peur, justement, de débordement, par peur de pillage. Donc, quand bien même on met les manifestations aux portes de Paris ou aux portes des villes, les centres-villes sont désertées. Oui, enfin, ça, on l'a vu après. Oui, mais on le constate.
Non, non, mais on le constate, parce que vous croyez sincèrement que les clients avaient envie de venir dans les centres-villes samedi dernier ? Même si les manifestations étaient à l'extérieur, les images de sidération étaient telles le 17 octobre qu'on peut légitimement comprendre que...
Virginie Grémeau, comment on fait pour la suite ? Il y a la question, évidemment, des samedis qui viennent, notamment samedi prochain, jour de Halloween, manifestation à nouveau prévue. Il y a aussi la journée de grève et de manifestation du 5 novembre. Comment vous vous projetez sur ces deux jours-là
?
Nous, on ne peut que se projeter en disant qu'il faut qu
'on
travaille au maximum. Alors, sur ces deux jours-là, évidemment, il va y avoir de la protection.
Il
va y avoir à nouveau,
sans
doute, puisque même...
L'État promet de faire face, d'être présent. Combien d'entre vous aussi ont pris les devants ? C'est-à-dire que, lorsqu'on a entendu les mots qui avaient énormément choqué du préfet de police de Paris, qui laissait entendre qu'au fond, c'était aux commerçants de prendre leur disposition, c'est-à-dire soit de décider de fermer plus tôt, soit d'engager des équipes de sécurité, avec un coût, évidemment, aussi très important, et puis une forme d'abandon.
Je
ne
sais
pas si on peut parler à l'abandon. Je pense qu'ils avaient été totalement débordés et que, voilà, je suis un peu spécialiste du commerce, moins du maintien de l'ordre. C
'est vrai que ça a été mal ressenti.
À chacun son job. Mais en même temps... Ça a été mal ressenti.
C
'est vrai que c'est... Alors après, le préfet de police s'est excusé, il a dit que
c
'est maladroit, etc. Bon, mais ça a été très mal vécu.
On a eu des
adhérents qui nous ont dit, en gros, on nous dit de nous débrouiller tout seul. Aurez-vous des compensations, y compris pour les jours de non-ouverture ou les heures de non-ouverture ? C'est-à-dire que là, les 10 000 euros au maximum, c'est s'il y a eu dégâts. Oui. Mais s'il y a juste le manque à gagner de ne pas avoir ouvert, ça, pour le coup, c'est pour votre pomme. C'est éventuellement couvert par les assurances pertes d'exploitation. Ça dépend de chaque contrat d'assurance. Mais pire que ça, l'activité partielle ne couvrira pas
les
heures de travail perdues si
on a fermé par
précaution. Un mot encore sur cette taxe émeute dont on commence à parler, elle est en préparation, semble-t-il, pour le 1er janvier 2027. Ce serait 0,8% d'augmentation des contrats d'assurance pour les entreprises. Ce serait la double peine ? Oui.
Les
assurances vont augmenter ? Elles vont vous faire payer ? Les assureurs, eux, se réassurent,
mais il
y
a un moment, ils ont plutôt bien réagi. Ils ont répondu présent, pour le 17 octobre.
Si
on enchaîne des semaines comme ça, il y
a
un moment, eux-mêmes auront des possibilités limitées.
Et donc, il faudra
effectivement... Ce qui est important
pour nous, c'est qu'on puisse, il y a des semaines qui vont s'ouvrir d'ici Noël, qui
repartent des événements festifs, importants pour le commerce. Il faut qu
'on
puisse travailler.
Il faut qu'on puisse travailler, c'est votre mot d'ordre. Merci d'être venu ce matin répondre à nos questions. Virginie Grimaud, je rappelle que vous êtes la déléguée générale de la Fédération de l'épicerie et du commerce de proximité.
C
'est 6 000 petits supermarchés, super-êtes partout en France. Merci à vous. Il est 7h19, on va remonter le temps, comme chaque jour avec Arthur. Arthur, Kylian Mbappé, qui a vu plusieurs de ses contrats publicitaires en Chine, suspendus. Et oui, en cause d'une vidéo, où Kylian Mbappé qualifiait Mao Tse-tum de dictateur. Waouh ! Même si Mao a tué plus de 40 millions de personnes en Chine, eh bien, vous n'avez pas le droit de dire du mal de lui, c'est illégal à Pékin. Il s'est même excusé, vous allez nous raconter tout ça dans un instant. Il est 7h19, à tout de suite.
RMC, à Pauline Matin.
Il
est 7h20, et vous êtes bien sûr RMC et RMC Story. Arthur, comme chaque matin, on remonte le temps avec vous,
et
Kylian Mbappé, qui a donc présenté hier ses excuses aux Chinois, en Chinois, à la communauté chinoise à travers le monde. Alors, pourquoi ? Alors, c'est une histoire totalement folle. Tout est parti d'une vidéo qui date d'il y a 6 mois. Sur cette vidéo, on voit Kylian Mbappé déclarer qu'un de ses montages préférés sur les réseaux sociaux, c'est une vidéo de lui, avec les traits, je cite, d'un dictateur chinois. Le dictateur dont il parle, c'est le légendaire Mao Zedong. Et après cette déclaration, eh bien là, tout s'est emballé. Des marques chinoises ont rompu leur collaboration avec Kylian Mbappé. Elles disent qu'il a, je cite, heurté leurs sentiments nationaux.
La télévision chinoise a aussi annoncé qu'elle suspendait les publicités avec Mbappé et même la diffusion du championnat espagnol de football. La Liga, sous pression, Mbappé et la Liga ont donc présenté officiellement leurs excuses. Alors, d'abord, comment cette vidéo humoristique a pu prendre une telle ampleur ? Alors, en fait, c
'est
très simple parce qu'en Chine, il y a une chose avec laquelle personne ne plaisante, c'est l'histoire. Quand il a pris le pouvoir, Xi Jinping a donné un tour de vis autoritaire en matière sécuritaire et politique, mais aussi culturel et historique. Il a imposé une version officielle de l'histoire chinoise avec ce qu'il appelle des héros. Et ces héros, il est interdit de les critiquer. C'est illégal. Quand un historien se permet des critiques, il est condamné par les tribunaux à présenter des excuses publiques aux descendants de ces héros, ou évidemment à la
prison.
Ces héros, entre guillemets.
Ces
héros, entre guillemets, bien sûr. Xi Jinping, donc le chat d'État chinois, combat ce qu'il appelle le nihilisme historique. Alors, le nihilisme historique dans la bouche de Xi Jinping, ça veut dire remettre en cause la gloire de la Chine. Alors,
on
peut le dire. Mao Zedong était un dictateur. Ici, on peut le dire, on doit le dire. Mais évidemment, à Pékin, c'est impossible puisque Mao, c'est le héros par excellence. Un dieu, si vous préférez. C'est le fondateur du Parti Communiste Chinois. En 1949, il prend le pouvoir, il instaure la République populaire de Chine. Elle est toujours en vigueur aujourd'hui. Une république qui va très vite devenir une dictature avec une répression sans pitié. Mao n'est pas un dictateur. Apolline, c'est l'archétype du dictateur. Mais c'est interdit de le dire. De même qu'il est interdit de dire qu'il a causé des morts. En fait, il n
'est
pas juste un dictateur. Il est l'incarnation du dictateur. Et même des millions de morts. Mais oui, c'est un monstre. On estime que sa politique a causé entre 40 et 70 millions de morts en Chine. Donc, au moins 40 millions. Des morts causées soit directement par des meurtres, des arrestations arbitraires, soit par des choix insensés concernant notamment l'agriculture. Ça a conduit à des famines délirantes qui ont décimé des populations entières. Mao est mort en 1979. Mais la République populaire de Chine, elle, elle a survécu. Pour le gouvernement chinois, Xi Jinping est donc un héritier de Mao, si vous préférez. Et critiquer le pouvoir en Chine, c'est évidemment impossible.
Voilà pourquoi Kylian Mbappé a présenté des excuses.
Des
excuses, j'avoue, pour ma part, je les trouve assez lamentables.
Elles
sont horribles.
C'est assez
désespérant. Et ensuite, on demande aux sportifs d'avoir un avis. Ça jette l'opprobre sur tous les avis dits par les sportifs, les artistes. Qu'on se demande du coup quelle est la part de sincérité et quelle est la part qui en réalité ne relève que de l'image que l'on doit donner. Philippe nous appelle au 3216. Bonjour Philippe.
Oui, bonjour Apolline.
Comment ça va
Philippe ? Vous êtes à Brive-la-Gaillarde. Vous vouliez réagir aux propos et aux excuses de Kylian Mbappé. Oui, exactement. Ça me rend fou, cette histoire-là.
Je me dis que c'est... Enfin, ça prend des proportions trop importantes, en fait.
L
'impact, en fait, de l'argent là-dedans. Je trouve que c'est là où c'est pour moi un signal d'alarme où il va falloir à un moment donné que nos dirigeants fonctionnent un peu différemment.
On
ne peut pas être comme ça
happé
par l'argent pour après ne plus avoir de pouvoir... Oui,
c
'est ça, d'honneur.
D
'honneur. De liberté, à la fois d'action ou de liberté de parole, finalement. Parce que c'est eux qui décident après de ce qu
'on
doit dire et de ce qu'on ne doit pas dire.
Il est sûr parce que,
justement, il y a des impératifs financiers. Un sportif peut parler s'il n
'est
pas contraint par un contrat publicitaire ou une marque. Là, en l'occurrence, Bappé, c
'est
des contrats publicitaires avec des marques chinoises. On estime à 4 millions d'euros le contrat qui le lit avec des entreprises
chinois. Oui, il n'en a pas besoin non plus.
Et la Liga, pareil, le championnat espagnol, Arthur l'a rappelé, la télévision chinoise a suspendu sa diffusion, le championnat espagnol. Et les droits TV aussi pèsent énormément sur l'économie du football. On parle de plus de 300 millions d'euros pour le marché chinois. Donc, évidemment, on ne critique pas quand on parle de plusieurs centaines de millions d'euros. Est-ce que, d'ailleurs, la Chine a annoncé qu'elle allait rediffuser finalement la Liga
ou même pas ?
Parce que si ça se trouve, il aurait eu à la fois le déshonneur et la ruine. La Liga a annoncé qu'elle allait faire faire une formation aux joueurs, une formation culturelle pour leur réapprendre un peu ce que c'était que l'histoire de la Chine, si vous voulez. Une formation. Alors, pour l'instant, on ne sait pas quel est le détail, mais ça a été dit. C'est-à-dire une forme de lavage mentale ? Voilà, exactement. On va faire du lavage de cerveau en Occident, maintenant, dans des démocraties libérales pour être bien sûr qu'on dise juste d'où vient du dictateur. J'avais pas envie de parler de cette
histoire. Bien sûr, une formation. Alors, on n'a pas le détail.
Merci, Philippe, d'avoir aussi tiré, comme vous le dites, le signal d'alarme. C'est un signal d'alarme. Voilà ce que vous dites ce matin. Aussi, pour savoir jusqu'où nous sommes libres ou non. Merci, Philippe. Moi, ça me passionne aussi, cette histoire. Je trouve qu'elle dit beaucoup aussi de notre époque et du manque de sincérité dans les déclarations. Et vous, n'hésitez pas, d'ailleurs, vous nous appelez au O3216. Il est 7h26. Dans un instant, la météo et le journal de 7h30. Juste après, notre invité, ce sera le député Liot Charles de Courson, spécialiste du budget, qui viendra nous alerter sur l'état des finances publiques à 7h50. Ce sera Charles Consigny. Oui, parce que c'est mercredi.
C'est la droite. Il viendra nous faire sa proposition. Il faut un Big Bang pour adapter la France aux 50 prochaines années. Il va nous en faire la liste. Vous allez voir. Allez,
il est
7h26. A tout de suite.
RMC, Apolline Matin.
7h30 d'ailleurs. Et c'est l'heure du journal de Solène Gardry. Bonjour Solène. Bonjour Apolline. Bonjour à tous. Nouvelle mobilisation prévue. Samedi prochain, on sera à Limoges auprès des habitants encore
très marqués par l'incendie de la mairie. L'inquiétude des 700 employés du BHV Marais à Paris après l'annonce d'un redressement judiciaire. Puis c'est une idée qui ne passe pas à faire évaluer par ses clients les plus beaux sourires des employés d'un supermarché de l'Hérault.
Nouvelle mobilisation prévue samedi prochain. Et plusieurs centaines d'actions déjà recensées dans toute la France lancées par les syndicats, les lycéens et les gilets jaunes. Mais à Limoges, c'est une journée redoutée par certains habitants 11 jours après l'incendie de l'hôtel de ville. Reportage de Philippine Boulay. Les yeux rivés sur la mairie, Gérard se tient derrière les grilles qui encerclent maintenant ce bâtiment qu'il connaît bien. Je me suis marié ici, magnifique salle de mariage. Il n'y avait pas que ça. Il y avait des collections de porcelaine et autres. C'est la troisième fois déjà qu'il vient voir l'hôtel de ville depuis l'incendie.
On ne
s
'y fait pas, je n
'y
crois pas. C'est tout, on n'y croira jamais. Je dis toujours si mon pépé revenait, il ne comprendrait pas.
Ici, l'odeur de brûlée est toujours présente et la colère d'Iona
aussi.
J'ai de la haine de ce qui s'est passé. Tout le monde en parle. Et c'est triste.
Chantal vit à Limoges depuis 40 ans. Et
moi, quand je passais, j'aimais bien. Il y avait une grande horloge là. Tout a fondu.
À l'approche d'une nouvelle manifestation samedi, elle redoute de voir d'autres lieux emblématiques de sa ville être pris pour
cible. On y tient, nos monuments. On n'en a pas énormément. La cathédrale qui n
'est
pas très loin. Puis la gare, évidemment. La renommée de la gare. Il ne
faut
pas qu'on nous la fasse cramer. Ah non. Les commerçants du centre-ville s'attendent à un nouveau samedi, rideau baissé, sans savoir quand ils pourront retrouver une activité normale.
Et ne manquez pas, mon face-à-face tout à l'heure, l'invité, ce sera le maire de Limoges. Le maire de Limoges qui sera dans le studio d'RMC et de BFM TV, Guillaume Guérin, à 8h30.
Et
des commerçants qui pourront d'ailleurs recevoir une nouvelle aide annoncée hier
par
le gouvernement jusqu'à 10 000 euros pour faire face aux dégradations et pillages. 3 000 commerces ont été touchés. Cette aide s'adresse aux
entreprises de moins de 10 salariés ayant un chiffre d'affaires de moins de 10 millions d'euros. L'Assemblée nationale doit débattre cet après-midi sur la réforme de Parcoursup. Réforme promise aux lycéens lundi par le gouvernement. Un débat sans vote mais quand même très attendu par les députés Romain Cluzel.
Ce débat est une première avancée. Il n'aurait pas existé sans le mouvement lycéen à sur Rodrigo Arenas pour le député LFI. Il faut maintenant aller plus loin. Il faut libérer l'énergie de la France et pour la
libérer,
il
faut en fait supprimer cette garde de triage qui est Parcoursup et faire en sorte que l'université reçoive un choc d
'investissement.
Supprimer Parcoursup,
c
'est aussi l'avis de Maxime Michelet mais le député UDR de la Marne refuse l'idée des insoumis d'augmenter les places à l'université. Ça c'est de la démagogie et c'est mentir
à la jeunesse de France. Si nous vous envoyons dans l'enseignement supérieur, nous voulons que vous maîtrisiez les compétences qui vous permettront de réussir. Il
ne faut
jamais oublier un étudiant sur deux
en première année de licence échoue. Il préfère un renforcement du bac pour la sélection à l'université. Le débat reviendra aussi sur les annonces du gouvernement qui veut transformer Parcoursup en expliquant mieux les critères, ce que salue la députée Renaissance Céline Calvez. Effectivement,
il
y
a
des choses qu'on doit améliorer mais par contre,
la
solution serait juste cédée à une facilité. Pour l'élu des Hauts-de-Seine, ce débat devra être complété par un vote sur le budget pour augmenter les moyens de l'enseignement supérieur.
En
Israël, on ne sait toujours
pas
qui a remporté les législatives. Les résultats sont très serrés. Ce matin, la moitié des bulletins ont été dépouillés et c'est pour l'instant Benyamin Netanyahou qui devance le centriste Gadi Eisenkot mais aucune majorité parlementaire pour l'instant. Le perdant cette fois de la présidentielle au Brésil, le conservateur Flavio Bolsonaro a quitté le pays après sa défaite aux élections. D'abord soupçonné d'être aux Etats-Unis, on apprend ce matin qu'il est dans un avion en direction l'Équateur. Le sénateur fait l'objet de plusieurs enquêtes au Brésil pour des soupçons de corruption et blanchiment d'argent. 7h33 sur RMC, une enquête révèle l'ampleur des violences sexuelles à l'école.
Enquête publiée hier par l'Éducation nationale, on y apprend qu'un tiers des enfants du CE2 au CM2 déclarent avoir subi au moins une fois une forme de violences sexuelles à l'école. Et les CE2 sont les plus touchés avec 4 élèves concernés sur 10. Et puis à Paris, le très emblématique BHV Marais placé en redressement judiciaire. Ça concerne 700 salariés qui ont déjà passé une année compliquée après le partenariat raté avec Chine, un changement de propriétaire et un plan de relance. Le Lyonnais Karl-Stéphane Cotandin est le nouveau PDG du groupe depuis 4 mois. Il assure que ce redressement doit servir à relancer les affaires mais les employés sont fatigués.
Inès
Egloul.
Un redressement pour sécuriser la relance et préserver l'emploi. Ce justifie Karl-Stéphane Cotandin qui avait repris l'enseigne il y a quelques mois. Il accuse le bailleur de ne pas lui avoir versé les indemnités qui lui étaient dues. Un trou dans la trésorerie donc ce que réfute le propriétaire des murs. Alors à qui la faute ? Christian Poncet s'emporte. Peu importe, dit-il. Mon téléphone sonne non-stop. Des appels par dizaines. Le représentant du personnel, 40 ans de boîte derrière lui, tente en vain de rassurer les salariés. Ils se retrouvent dans des situations où ils vont s'inquiéter de savoir ce qu
'ils
vont devenir demain. Depuis qu'on a été repris par ces gens-là, ils nous ont tirés vers le bas. Ce sont des voyous, des voyous à col blanc. C'était à craindre, regrette Franck Rosenthal, expert de la grande distribution qui liste les erreurs commises arrivées en rayon du géant de la fast fashion Chine sous mandat de l'ancien président et puis revirement de stratégie commerciale.
Il
y a beaucoup de clients historiques qui ont boudé le BHV. L'erreur sur Chine, vous avez un magasin qui est quasiment déserté. Et retrouver les conditions financières conclut-il pour sauver les meubles paraît donc bien incertain. Oui, bien sûr.
Puis
c'est une initiative qui ne passe pas un hypermarché au champ à lancer. La journée du sourire, c'est à Pérole dans l'Hérault. Chaque samedi, les clients peuvent remettre des autocollants aux employés qu'ils jugent les plus souriants. Mais pour les salariés, c'est une manière déguisée d'évaluer et de mettre en concurrence Quentin Leclerc est délégué Force Ouvrière de l'hypermarché.
Aujourd'hui, on a l'impression de retourner sur les bancs de l'école, au CP, lorsque l'instituteur nous distribuait des bons points, si on avait fait un bon exercice. Est-ce qu'un salarié va être mieux vu ou moins bien vu de sa hiérarchie en fonction du nombre de stickers qu'il aura eu ? Un salarié n'est pas un robot, il n'a pas à sourire à chaque instant. Il peut faire face dans sa vie personnelle, mais aussi dans sa journée de travail, à des difficultés qui font que peut-être qu
'il
est fatigué, épuisé, et qu'à ce moment-là, il sourit un peu moins. C'est bien loin de la réglementation dans le code du travail. Ah oui,
le quintet
? Le
quintet, c'est sur l'hippodrome d'Auteuil, 13h55. Le pronostic de la Dream Team des courses RMC, leur favori, c'est le numéro 3 Falcon Jet et leur Outsider, c'est le numéro 11 Eman. C'était le journal de Solène Gardry, il est 7h36 sur RMC.
RMC jusqu'à 9h.
Apolline Matin. Et vous, est-ce que vous seriez partant pour prêter de l'argent à l'État, à un rendement intéressant, des économies pour les finances publiques ? C'est votre proposition, Charles de Courson, bonjour. Bonjour. Vous êtes député, député Eliott de la Marne, spécialiste du budget qui est d'ailleurs discuté en ce moment même à l'Assemblée nationale. Il va falloir trouver des sous et peut-être même venir en aide à l'État. On débatte votre idée dans un instant avec vous tous qui nous écoutez au 32-16. Est-ce que vous seriez prêt à financer, à ce que l'État vous emprunte en quelque sorte de l'argent pour cette dette ? Et puis, ce budget a-t-il une chance d'être voté ?
Je vous poserai la question dans un instant. A tout de suite. RMC, jusqu'à 9h. Apolline Matin. Apolline de Malherbe. Il est 7h40 et vous êtes bien sûr RMC et RMC Story. Après le livret A, le livret D comme dette, c'est votre proposition. Charles de Courson, bonjour. Vous êtes député, député Eliott de la Marne. Vous êtes grand spécialiste des questions budgétaires, ancien rapporteur du budget. Avec votre groupe parlementaire, vous proposez que les Français puissent investir dans la dette française,
que
l'on prête à l'État un placement qui rapporterait aux épargnants et à l'État. Comment ça se mettrait en place
?
Vous savez que c'est le gouvernement qui en décidera. mais nous, ce que nous proposons, c'est qu'on appelle, qu'on fasse un appel à l'épargne directe des Français. Il y a, les Français font partie des peuples qui épargnent le plus en Europe. On est à plus de 17% de taux d
'épargne et ce taux d'épargne, grosso modo, a plutôt tendance à augmenter
et qui a diminué. On était historiquement autour de 14,5. Voilà. Donc, il y a beaucoup d'argent ne serait-ce que sur les comptes bancaires.
On
est presque à 500 milliards sur les comptes bancaires. Sur les livrets A et les LDD, on dépasse les 650 milliards de mémoire. Donc, nous, notre idée, c'est de lancer un emprunt. Un
grand emprunt national.
Un grand
emprunt national en demandant aux Français de venir souscrire à une dette avec un taux d'intérêt fixe. Un emprunt sur 10 ans
à
3,5%. Je rappelle qu'actuellement, l'État s'endette à 10 ans, les OAT à 10 ans viennent de dépasser les 5%. Donc, ça fait une économie du différentiel mais défiscalisé.
Voilà. Et donc, si
vous voulez... Les 3
,5% de taux de rémunération de cet emprunt pour les Français qui prêteraient, c'est bien mieux que le livret A qui est aujourd'hui à 1,7%.
Bien
sûr. C
'est intéressant.
Il est aussi défiscalisé donc c'est neutre de ce point de vue-là.
Et
donc, certains disent oui, mais il y aura un coût pour l'État de perte de recettes fiscales. Mais je dis, ça dépend. Si c'est une partie
du livret A, du LDD ou des dépôts... De l'argent qui dort. De l
'argent
qui dort. Enfin, qui dort. Il dort pas pour les banques mais il dort pour l'intéressé.
C
'est-à
-dire,
ils sont pas rémunérés. Ça me paraît
intéressant.
Charles
Lecourson, si on ne le fait pas, au fond, on est dans un moment où autour de la dette il y a à la fois un vrai débat politique avec une partie de la classe politique, notamment LFI, Jean-Luc Mélenchon qui dit qu'on pourrait brûler une partie de la dette. une question qui est, au fond, si on ne le fait pas et qu
'on
se retrouvait sous la tutelle de la BCE, du FMI, qui est aussi une menace qui plane, à ce moment-là, il est possible aussi que l'épargne des Français soit pris, tout simplement, réquisitionné. Non. Non ?
Non,
non, non. Ça, c'est des rumeurs qui existent. Vous savez, quand mes électeurs me disent mais qui détient cette dette, cette énorme dette de l'État
?
Eh bien, j'ai dit mais t'en détiens une partie. Comment ?
Tu
n
'as
pas un contrat d'assurance-vie
?
Il
me dit
si, j'en ai un.
Eh
bien, tu as regardé la composante. Vous savez qu'on a à peu près un quart de la dette de l'État français qui est dans les contrats d'assurance-vie.
Tout
simplement. Voilà. Et ce qui est... L'intérêt, si vous voulez, de notre idée, elle est double. La première, c'est de sensibiliser les Français et qu'ils se rendent compte de la dette. Oui, mais en même temps, sensibiliser les Français, là, ça serait demander aux Français.
Et
la question qui est posée, c'est seront-ils intéressés ? On leur dit, finalement, les députés votent un budget en déséquilibre, ça depuis une trentaine d'années, une quarantaine d'années. On a un déficit qui ne cesse d'augmenter, on a une dette qui ne cesse d'augmenter et que vont faire les Français ? Vous allez participer à ce déficit. On pourrait plutôt demander aux députés, aux élus, de voter un budget à l'équilibre plutôt que de demander directement aux Français. Ce
n'est pas faux de l'avoir déjà demandé, Charles de Courson. Financer
la dette. D'ailleurs, vous avez parlé du livret A. Le livret A finance des investissements publics. Là, ici, votre livret D, ce serait simplement financer le déficit voté tous les ans par les députés. Oui, mais actuellement, à travers les contrats d'assurance-vie, à peu près le quart de la dette publique française est financé par les Français qui ne s'en rendent d'ailleurs souvent pas compte. Et donc, c'est un emprunt volontaire, ce n
'est
pas un emprunt forcé. Et donc, je pense que c'est important de sensibiliser les Français et qu'ils puissent directement financer la dette pour qu
'ils
se rendent compte. Vous voyez, il y
a
un aspect aussi psychologique. Tous les plans de redressement...
Participer. Gérard nous appelle au
3216. Gérard, qui est chauffeur VTC à Nice. Est-ce que, Gérard, vous seriez prêt à prêter à l'État
?
Non, pas du tout. Non ? Pourquoi ? Non, pas du tout. Aujourd'hui, l'État, comme tout le monde le sait, qu'on fasse de la politique ou pas, on sait que l'État est très endetté. Du coup, qu'est-ce qu'on a comme garantie d'un retour de cet argent ? Puisque, de toute façon, si un gouffre se fait, l'État doit de l'argent à tout le monde. Moi, j'ai déjà même entendu des sociétés auxquelles l'État doit de l'argent et qu'ils ne le donnent pas. Je trouve ça très intéressant votre message, Gérard, votre appel, parce qu'on a de nombreux messages qui vont aussi dans ce sens-là. Charles de Courson, quelle garantie ? Il y a déjà eu le fameux emprunt russe où on a perdu de l'argent quand il
y
a eu un changement de régime. Est-ce que ceux qui prêtent auront la garantie de retrouver l'argent ? Quand vous regardez le projet de budget pour 2027, l'État français doit se ré-endetter de 340 milliards.
C
'est ça, les estimations actuelles. 340 milliards. C'est le plus grand emprunteur européen. Et on rembourse, on a toujours remboursé la dette française en se ré-endettant.
C
'est-à
-dire,
on rembourse 150 milliards et on se ré-endette de 340 milliards. On a un bon emprunteur. Voilà la situation. Donc, il n
'y
a aucun risque de ce point de vue-là.
Aucun risque,
dites-vous ? Charles de Courson, j'ai une autre question sur le contexte actuel. On est en pleine discussion du budget. Et honnêtement, ça va dans tous les sens. On a l'impression que chacun y va de son idée, de son amendement. La présidente de l'Assemblée nationale dit au fond, arrêtons. De toute façon, on sait que ça va se finir par un 49-3, cette histoire. Donc, autant l'avancer et ne pas avoir ces débats qui sont en réalité des débats pour du beurre puisqu'on sait qu'à la fin, ce sera un 49-3. Qu'est-ce que vous dites ?
Mais c'est pire que ce que vous dites puisque comme tout le monde sait que la première partie de la loi de finances sera repoussée, ça pousse à l'irresponsabilité puisque si on vote contre la première partie, la partie recette, on n'attaque pas la partie dépense. Et donc, le texte, il est transmis en l'État au Sénat. Donc, voilà où on en est. Avec
juste la partie dépense. Ça
facilite l'irresponsabilité. C'est ce qui est en train de se passer sur la loi de financement de la
société
sociale puisque le Parlement, l'Assemblée nationale, a repoussé
la partie recette. C'est du grand n'importe quoi. On est dans le
grand n'importe quoi. Mais bien sûr. Et donc, c'est un chaos complet. Mais
alors, je vous donne les chiffres. Mais
alors, pourquoi laisser ce temps d'un faux débat où chacun y va de son... Je vous donne les chiffres.
En
dépense,
on
est en train d'examiner les missions en commission des finances. On en est déjà à 27 milliards supplémentaires. Et sur les recettes, grosso modo, on a baissé les recettes de 7 milliards et on les a augmentés on prétend de 17 milliards. Vous voyez ? 12 milliards supplémentaires. Mais c'est n'importe quoi. Ça part dans tous les sens. Il n'y a aucune cohérence des votes. Mais du coup, je vous repose la question. Charles de Courson, est-ce qu'il ne
vaut
pas mieux le sortir tout de suite le 49-3
?
Le gouvernement pourrait aussi faire un vote bloqué pour arrêter, si vous voulez, ce chaos. Vous
parlez
d'un chaos à l'Assemblée nationale en ce moment, Charles de
Courson.
Oui,
c
'est un chaos complet. Arthur ? Oui, moi, je trouve qu'il y a un problème de cohésion nationale par rapport à votre proposition en général. D'ailleurs, ça rejoint au fond la question de l'adhésion des Français à l'État et à l'argent que l'État est en train de dépenser. En 1993, qui était le dernier grand emprunt, ça n'avait pas été une grosse réussite économique pour l'État. Mais en revanche, ça avait créé un moment. Un moment français, effectivement, on avait éclaté tous les objectifs parce qu
'il
y
avait
une campagne de promotion formidable. Ça avait resserré le lien entre les Français à l'État. Est-ce que vous ne croyez pas que d'une façon ou d'une autre, un grand emprunt, c'est une idée, mais trouver quelque chose comme ça, rapprocher les gens de ce qu'on vote par rapport aux dépenses qu
'on
fait
avec leur argent ? Il y avait
adhésion à l'État. Adhésion, oui. Charles de Courson. Parce que je rappelle quand même que ça n
'a
pas été une grosse réussite le grand emprunt de 1993. Grosse réussite pour l'État, vous voulez dire.
Pour l'État, les Français sont beaucoup enrégés. En revanche,
les Français, eux,
ont adhéré.
Un grand succès au sens que beaucoup de Français ont soumissionné. Mais cet emprunt national, il faut l'intégrer dans un plan de redressement des finances publiques. Car le problème central des finances publiques
c'est de réduire la
dépense publique. Et si on était une démocratie mature, on se mettrait autour de la table, on ferait la liste des grands axes des possibilités de réduction et on dirait quelles sont celles sur lesquelles une majorité peut se dégager. Mais actuellement, tout ça part dans tous les sens, donnant d'ailleurs à l'international une image catastrophique. D'ailleurs, si les taux d'intérêt français flambent, c'est tout simplement parce que les observateurs étrangers disent mais qu'est-ce que c'est que cette France qui a un Parlement incapable de redresser les finances publiques ? Merci beaucoup. Merci Charles de Courson d'avoir répondu à nos questions ce matin. Vous êtes député Eliott de la Marne.
On va passer d'un Charles à l'autre puisque Charles Consigny vient d'entrer dans ce studio. Bonjour Charles.
Bonjour.
Charles, c'est mercredi, c'est la proposition de droite. C'est donc Charles Consigny ce matin
?
Alors, je suis sûr que ça fera plaisir à Charles à m'aider de Courson. Je propose un Big Bang comme en 1958 qu'on adapte la France aux 60 prochaines années comme l'avait fait De Gaulle. Allez, c'est parti. Charles de Courson va rester finalement, je crois. A tout de suite. C'est modeste.
RMC,
Apolline Matin. 7h51 et vous êtes bien sur RMC. Dans un instant, Charles Consigny, mais d'abord le bonus, Victor. Victor Pochet, on prépare des cadeaux
?
A 28 octobre, vous trouvez ça trop tôt ? Je ne crois pas. La preuve, la saison des produits dérivés inattendus est ouverte.
Comment pourrait-on fêter les 30 ans du premier album des Spice Girls ? Eh bien, le fabricant Mattel vient de sortir un jeu de Uno à l'effigie du groupe. Les mêmes cartes, les mêmes règles, sauf que ça coûte 10 euros plus cher, évidemment. Sinon, pour une vingtaine d'euros, vous pouvez prolonger le plaisir. Prolonger le plaisir avec Céline Dion. Céline Dion qui s'adapte en BD.
Ça sort
aujourd'hui. C'est un documentaire. qui retrace toute sa vie, toute sa carrière. BD disponible à partir d'aujourd'hui dans vos librairies.
Ça
s'appelle, figurez-vous, Je ne suis pas les autres. RMC, Apolline Matin.
Proposition de gauche, proposition de droite. Tous les matins sur RMC, une proposition politique concrète de droite, de gauche, on alterne. Et le mercredi, c'est la droite,
c
'est Charles Consigny. Charles, l'heure est grave. Vous avez une proposition de droite pour la France, mais alors elle est sacrément ambitieuse. Vous voulez que la présidentielle permette aux vainqueurs de faire un véritable Big Bang pour les 60 prochaines années ?
En
1958, le général de Gaulle trouvait un pays à terre et a lancé un certain nombre de chantiers dont nous bénéficions encore aujourd'hui. C'est au général de Gaulle que l'on doit notre parc nucléaire. C'est au général de Gaulle que l'on doit nos TGV. C'est au général de Gaulle que l'on doit les institutions de la Ve République qui ont quand même bien fonctionné pendant longtemps. c'est au général de Gaulle qu'on doit la réconciliation en Europe. C'est au général de Gaulle qu'on doit notre indépendance et notre souveraineté sur le plan international. Moi, je pense que c'est même grâce à lui que la France est restée un pays autonome, est restée un pays tout court après la guerre.
Eh bien, je pense que les institutions d'aujourd'hui, notre système d'aujourd'hui n'est pas adapté au monde d'aujourd'hui. Et donc, je pense que cette présidentielle qui cristallise énormément d'intérêts, à mon sens, peut-être l'occasion d'adapter la France comme l'avait fait de Gaulle en 58 aux 60 prochaines années. Sauf que vous avez entendu ce que Charles de Courson vous a dit, vous a murmuré en quittant ce studio il
y
a quelques instants.
Il
a dit oui, mais pourquoi ça a marché avec le général de Gaulle ? C'est parce qu'il n'y avait pas de parlement. Alors, c'est pour ça que je propose qu'on propose aux Français par référendum l'adoption d'un paquet de mesures. Passer au-dessus de l'Assemblée nationale. On squeeze l'Assemblée nationale, on le fait dans la foulée de la présidentielle. Un paquet de mesures qui seraient adoptées ensuite par ordonnance. Je crois d'ailleurs que c'est peu ou prou ce que le général de Gaulle avait fait. Et je vous donne simplement quelques exemples de ce qui, à mon sens, doit être réformé. D'abord, nos institutions doivent être actualisées. On voit bien là avec les blocages qu'en réalité, ce n
'est
plus tout à fait adapté à la répartition politique du pays. Je pense que notre agriculture doit s'adapter désormais au climat. Je pense que notre droit du travail est obsolète. Je pense que notre justice est complètement dépassée. Notre procédure pénale, je pense que le remboursement des médicaments, des soins de santé doit être remis à plat. Le millefeuille territorial doit être joyeusement tronçonné, etc. Il y a un certain nombre de sujets comme ça sur lesquels on peut, pour s'adapter aussi à l'intelligence artificielle, poser les bases du siècle qui vient ou en tout cas des 60 prochaines aides.
Alors
Charles, effectivement, ces réformes, elles ont été extraordinaires. De Gaulle les a pris par ordonnance. Il s
'est
enfermé à l'hôtel de Matignon pour réformer la France. Une centaine d'ordonnances qui ont changé le visage de la France. Ce
n'est
pas vraiment qu'il n'y avait pas de Parlement. C'est un peu plus intéressant que ça. C'est qu'en fait, le Parlement a voté les pleins pouvoirs pour le général De Gaulle en lui donnant un blanc-seing pour qu'il réforme entièrement la France. Donc pour moi, votre question, elle renferme deux autres questions beaucoup plus importantes. Un, où est-ce qu'on trouve un Parlement qui va accepter de voter les pleins pouvoirs à un nouveau chef de l'État ? Charles
Consigny.
Deuxièmement, il est où, votre Charles De Gaulle ? C'est David Lissner ? D'abord,
il
y avait Charles De Courson qui était là. Vous avez Charles Consigny devant vous. Ça en
fait deux. Ça fait déjà deux. Le nouveau De Gaulle de la France. Je rappelle que
je suis né le 14 juillet 1989. C
'est quand
même une date, cher Arthur Chevalier. Mais pour être sérieux, on s'en fiche à peu près de qui sera. Vous savez, les circonstances font les hommes autant que les hommes font les circonstances. Donc,
moi,
je n
'ai
pas de candidat particulier. Je pense qu'il y
a
une attente énorme des Français et j'entends aujourd'hui chez les candidats à l'élection présidentielle plus d'ajustements que de réformes de fonds
que de réformes structurelles. Ça reste un fantasme de
croire, d'espérer que vous ou d'autres représenterez le changement des 60 prochaines années sans qu'il
y ait
en amont une discussion, un vrai débat avec le peuple qui pourrait décider quelles seraient les bonnes mesures à prendre. La discussion, c'est la présidentielle. La solution, la vôtre en tout cas, c'est proposer clé en main à un projet. Projet décidé en annon par qui ?
Par
vous ? Par les Français avec le candidat. Donc, avant, il faudrait une convention citoyenne, il faudrait une réunion. Non, certainement. Non, pas
d'usine à gaz.
Pourquoi
on ne demande pas directement aux Français ce qu'ils veulent pour les prochaines années ? Ça, c'est
typiquement la France. Le
Paul, il a fait ce qu'il a voulu. Il
a
fait ce qu'il a voulu.
On fait des objections techniques, on essaye d'empêcher les choses de se faire. Moi, je dis un candidat qui propose aux Français 40 mesures sur l'école, notamment, regardé dans quel état l'école. Il
y
a énormément de sujets sur lesquels on peut faire une révolution. Il les propose, il arrive au pouvoir, il les soumet par référendum, elles passent et la France avance. Merci Charles et la France avance. Charles Consigny, la proposition de droite, demain, ce sera la proposition de gauche avec Cécile Duflo. Il est 7h57 sur RMC. On se retrouve dans un instant. La météo et le journal à la ligne du journal de 8h, jusqu'à 10 000 euros d'aide pour les commerçants touchés par les émeutes et les pillages. On y revient dès le début du journal. A tout de suite.
RMC jusqu'à 9h. Apolline Matin.
Il est 8h. Très belle journée à tous. Merci d'avoir choisi RMC.
RMC, Apolline Matin.
Le journal de Thibaut Texer. Bonjour Thibaut.
Bonjour Apolline, bonjour à tous. Jusqu'à 10 000 euros, le gouvernement au chevet des commerçants victimes de dégradation en marche de la mobilisation d'octobre et le gouvernement qui réfléchit aussi à une taxe émeute qui pourrait bien faire grimper le prix de votre assurance. Difficile de prédire à
l
'issue du scrutin législatif. Ce matin, en Israël, 50% des bulletins ont été dépouillés avec un très léger avantage au Premier ministre sortant, Benjamin Netanyahou et sa coalition. Et c'est aujourd'hui que se termine la garde à vue du principal suspect de l'attentat de Trappes qui pourrait être mis en examen dans la foulée.
Une
aide pour les commerçants pillés.
Jusqu'à 10 000 euros, annonce ce de Serge Papin, le ministre des TPE-PME,
a
donc présenté les contours d'un fonds de soutien visant à accompagner les entreprises les plus touchées en marche des mobilisations contre la vie chère. Deux conditions, avoir moins de 50 salariés et un chiffre d'affaires inférieur à 10 millions d'euros. Un premier pas jugé insuffisant par les premiers concernés. Reportage à Paris. Hugo Bauer.
L
'une des boulangeries de Grégory Desfous a été saccagée Place de la République le 17 octobre dernier. Pour le gérant, cette aide est insuffisante.
Évidemment que le chèque de 10 000 euros, il ne comprensera rien du tout.
C
'est des choses... Tout ne se règle pas avec un chèque. Il est surtout inquiet pour ses employés. Comment je vais réussir à les convaincre d'aller tranquillement travailler ? Ils auront toujours cette peur de se retrouver avec des gars qui arrivent dans le magasin cagoulés, qui ont tout arraché. Ça va être compliqué.
Du côté de la Confédération des petites et moyennes entreprises d'Ile-de-France, l'annonce est mieux perçue. Son président, Bernard Cohen Haddad. Dans l'immédiateté, on est extrêmement satisfait puisque 10 000 euros, c'est une somme qui n'est pas négligeable pour celles et ceux qui ont tout perdu. On attend simplement d'en savoir plus. Les commerçants touchés pourront percevoir ces aides qu'ils
soient assurés ou non. Elles sont attendues dans les prochaines semaines d'après le ministre des PME.
Des scènes de pillage, de la casse, des incendies comme à Limoges où l'on redoute l'acte 3 de la mobilisation ce samedi. Deux semaines après l'incendie de la mairie, le maire de la ville, Guillaume Guérin, sera votre invité. C
'est
Apolline ce matin à 8h30 sur RMC BFM TV. Maintenant, il reste à savoir qui va payer tout ça. Le gouvernement propose un fonds d'indemnisation réservé en cas d'émeute financé par une taxe. Un projet de décret est en cours d'examen. Il prévoit, Alfred Orange, d'augmenter le prix de nos contrats d'assurance.
Oui, de 0,8%. Une augmentation qui s'appliquerait à tous les contrats d'assurance, habitation ou automobile pour abonder un fonds d'indemnisation à hauteur de 400 millions d'euros par an. Une sorte de caisse solidaire fondée sur le principe de la mutualisation que l'on habite en ville ou à la campagne. Cette surprime s'appliquerait à tous. Supprimé du projet de loi de finances en début d'année, le dispositif pourrait entrer en vigueur au 1er janvier 2027. Il ne prendrait pas en charge la facture des dégâts des derniers week-ends. Mais le gouvernement cherche à anticiper une nouvelle solution en cas de nouvelle dégradation.
La mesure doit encore être validée par le Conseil d'État qui est en train d'étudier les textes avant de les valider et de les publier au journal officiel.
C'est en pleine période de contestation que le Sénat a voté cette nuit en faveur de l'élargissement de la loi Casseur-Payeur avec un amendement
du
gouvernement qui prévoit de restreindre l'usage des réseaux sociaux pour du contenu appelant à la violence. Le texte doit désormais passer par l'Assemblée nationale. Les députés qui vont se pencher aujourd'hui sur l'avenir de Parcoursu pensaient que le gouvernement va remplacer la plateforme en 2028. Réponse à la colère lycéenne à un débat sans vote sur le sujet doit se tenir dans la journée. Hier, les profs étaient reçus par le ministre de l'Éducation nationale toujours insatisfaits. Ils appellent au maintien de la mobilisation du 5 novembre. RMC, il est 8h03. Benyamin Netanyahou vire en tête ce matin. Est-ce grâce au soutien de Donald Trump ?
C'est en tout cas ce que pense le président américain alors que la moitié des voix ont été dépouillées en Israël au lendemain d'élections législatives particulièrement suivies. Record de participation depuis plus de 25 ans. Envoyé spécial RMC en Israël. Marion Gauthier, vous êtes ce matin en direct de Jérusalem. Une légère avance est donc donnée à la coalition du Premier ministre sortant face à l'opposition du centre mené par Gadier Zenkot. Pour autant, Marion, aucune majorité ne semble se dégager.
Oui,
les pro-Netanyahou pourraient avoir plus de 55 sièges à la Knesset, le Parlement israélien. Les Antilles ne passent pas les 50 ce matin et il faut au moins 61 sièges pour gouverner. Les partisans de l'opposition que j'ai rencontrés ne se font aucune illusion. Il y a un grand désarroi de la fatigue dans leurs yeux.
Dana espérait se réveiller ce matin avec une perspective de changement. Je suis triste, je suis vraiment triste parce que je pense que ceux qui ont voté pour Netanyahou l'ont fait par peur. Parce
qu'il a attisé la peur en faisant croire aux Israéliens
que sans lui,
l'Iran deviendrait encore
plus puissant. qu'on allait
tous nous tuer et que c'était le seul
vrai leader
taillé pour
affronter.
Mais
les guerres doivent s'arrêter, la colonisation aussi lance-t-elle. Certains ont encore du mal à croire aux résultats des urnes. Des électeurs démocrates me disaient qu'ils envisageaient même de quitter le pays. La population israélienne d'autant plus divisée que la participation a été record hier, atteignant 77%.
Marion Gauthier en direct de Jérusalem ce matin pour RMC. Sébastien Lecornu accuse la gauche de faire le jeu du RN et de recel politiciens. C'est en standu hier à l'Assemblée Nationale après avoir respecté une minute de silence en hommage aux victimes de l'attentat de Trappes. Députés et gouvernements se sont écharpés sur le sujet. Loin de ce tumulte politique, Julie Broglie, les victimes et leurs familles attendent désormais des réponses. Elles ont donné de leurs nouvelles hier par le biais de leurs avocats.
Oui, à commencer par la jeune fille de 11 ans, toujours hospitalisée après avoir été touchée par 8 impacts de balles. Une enfant qui s'est accrochée à la vie mais qui risque de garder de lourdes séquelles déplore sa famille par la voix de son avocat. Ses parents attendent désormais que toute la vérité soit établie, écrit Maître Hosni Mahati dans un communiqué dénonçant un passage à l'acte prémédité avec, je cite, une arme automatique et des victimes visées pour leur couleur de peau. Un crime raciste qui doit être jugé comme tel, demande de son côté le père de Pengo Bossio Wangui, l'homme de 26 ans tué vendredi dernier.
En garde à vue, le suspect a jusqu'ici démenti le caractère raciste de ses crimes. Il devrait être présenté à un juge d'instruction en vue de sa mise en examen dans la journée.
Un temps annoncé en fuite aux Etats-Unis, Flavio Bolsonaro serait finalement en route pour l'Équateur, annonce des autorités argentines ce matin, vaincu à la présidentielle dimanche. Le candidat d'extrême droite est visé par plusieurs enquêtes dans son pays. Et puis la Liga espagnole, interdite de diffusion en Chine, malgré ses excuses, est celle de Kylian Mbappé, empêtrée dans une polémique pour avoir dans une vidéo vieille de 6 mois, ironisée sur les parodies qui le représentent, qualifiant au passage et sans le nommer l'ancien dirigeant chinois à Mao Zedong de dictateur.
Si le terme rassemble de nombreux historiens, Pékin ne rigole pas sur le sujet au point d'en faire trembler les plus hautes instances du sport, Aurélien Thiersin, car on parle ici d'une affaire de gros sous. 40 milliards d'euros par an, c'est le marché des événements sportifs en Chine et c'est capital pour la NBA, la Ligue des champions de football notamment. Pour Kevin Vessière, spécialiste de la géopolitique du sport, c'est là où il faut se vendre.
Pour un top club européen, c'est important d'être présent sur le marché nord-américain et sur le marché chinois. Ça va être plus de 100 millions de supporters du Real Madrid donc ça peut être un important levier économique en termes de merchandising et après en termes de diffusion dans le pays
où
vous êtes présent. Et l'Espagne le sait parfaitement, la Chine a acheté les droits de la Liga pour 75 millions d'euros par saison. Autre exemple, l'euro de football est sponsorisé à 40% par des marques chinoises. C'est trop selon Jean-François Diméglio, président du conseil d'orientation d'Asia Center. Les dirigeants chinois ont compris que nous étions devenus dépendants de la Chine pour un certain nombre de nos revenus.
En l'occurrence, c'est revenu publicitaire. On est en position de faiblesse alors qu'on ne devrait pas.
La France aussi tente de séduire la Chine. Le match du dimanche 15h est pensé pour attirer le public chinois et ça marche. L'an dernier, ils étaient 93 millions à avoir regardé au moins un match de Ligue 1. Et puis, à cette grosse surprise en Angleterre, la défaite d'Arsenal en Coupe de la Ligue. Le dernier finaliste de la Ligue des Champions a été éliminé hier soir au tir au but par Fleetwood, club de 4ème division. C
'était le journal de Thibaut Texer. Il est 8h08. On part au 32 16. Il y a Nicolas qui nous appelle de la Nièvre. Bonjour Nicolas.
Bonjour Apolline.
Comment ça va Nicolas ? Vous êtes chauffeur routier et vous êtes amusé. Le mot est peut-être un peu faible par cette espèce de polémique autour de Mbappé. Mbappé qui finit par s'excuser un peu piteusement. Nicolas, qu'est-ce que ça vous inspire
?
Moi, ça me fait beaucoup rire en vrai. Parce que pour une fois, je suis d'accord avec ce qu'il dit.
C'est-à-dire ? La première version ou la deuxième
?
Le fait que Mao Zedong est un dictateur.
Mao Zedong est dictateur. Je ne
suis
pas très fort en histoire géo. Je vais parler sous le contrôle de Arthur Sauvalier. Il vous écoute attentivement. Vous
avez bien raison, c'est un dictateur.
C'est un dictateur
avec des
millions de morts. Bon, merci. Ça me rassure. L'homme qui était si intelligent déjà dans sa vidéo, il ne paraît pas très intelligent parce qu'il n'en est même pas sûr. Il dit je crois que c
'est
peut-être. Donc déjà, mon grand, si tu veux parler de quelqu'un, commence déjà par ouvrir un livre d'histoire et te renseigner un petit peu pour ne pas dire de bêtises et ne pas paraître bête.
Et
lui, qui ne voulait pas faire de contrat publicitaire avec les marques de Paris Sportifs, avec la Malbouffe, qui voulait faire attention à son image, ben là, finalement, ces valeurs, on les voit, elles sont pécuniaires. En fait, ces valeurs sont pécuniaires.
C
'est-à-dire que, étonnamment, il nous avait quand même, me semble-t-il, il avait refusé de faire des sponsors pour la Malbouffe et pour des paris sportifs. C
'est un bon
donneur de leçons à Mbappé en
temps normal. Il nous
avait pas mal donné de leçons quand même, Nicolas. Ben oui, mais c'est là où le bas blesse, en fait. C'est que, forcément, un joueur de ce calibre-là, en termes d'image,
l
'argent, et il y
a
un moment, tu vas être obligé de faire attention à ce que tu dis. Donc, donne pas de leçons de morale aux autres. En fait,
ça
jette l'opprobre sur l'ensemble de la parole des sportifs, des artistes. On leur demande toujours de s'engager, en quelque sorte, ou alors, parfois, ils le font sans même qu
'on
leur demande. Et quand ils ne le font pas, d'ailleurs, parfois, on leur reproche de ne pas le faire. Il me semble que Léon Marchand s'est retrouvé vilipendé parce qu'il n'avait pas pris parti, en quelque sorte, sauf que, désormais,
on
se demande si ceux qui prennent parti prennent vraiment parti par sincérité ou par intérêt pour l'image qu'ils vont renvoyer. Il y
a
de ça, quand même, Nicolas. Oui, et vous faites le parallèle avec Léon Marchand. Mais Léon Marchand, pour le coup, la polémique est complètement débile. Oui,
elle est à l'inverse, en fait.
Vous
avez un
sportif qui vous dit « je ne me sens pas légitime pour parler ». Bon, ne reproche-lui pas de ne pas parler. Le garçon, il a le droit, quand même, de ne pas se sentir légitime pour parler de quelque chose. C'est mieux de ne
pas
en parler dans ces cas-là. Exactement. Merci, Nicolas. Vous êtes où, d'ailleurs, Nicolas ? Vous êtes déjà sur les routes
?
Oui, je suis à l'entrepôt. Je ne
vais
pas donner la main. Vous donnez à Ville ? Je suis à Reims. Vous êtes à Reims. Il fait gris ou ça va
?
Non, ça va. Il faisait gris ce matin, mais là, ça commence à se dégager. Bon, allez, merci, Nicolas. Bonne route. Il est 8h11 sur RMC et RMC Sori. RMC jusqu'à 9h.
Apolline Matin.
C
'est un texte qui, selon ses adversaires, menaçait l'unité de la République française, le statut de l'autonomie de la Corse et finalement enterré par le Sénat.
Ça
fait beaucoup réagir sur place. Dans un instant, nous serons en direct avec le maire de Bastien, Gilles Simeoni. Arthur, pour vous, c'est un texte qui était dangereux ? Il y avait des trucs très dangereux. Par exemple, quand vous n'étiez pas Corse, vous n'aviez pas le droit d'acheter un bien en Corse avant d'avoir résidé 5 ans sur la Corse. Imaginez un peu si on avait inversé la chose pour les
Corses en France. L
'égalité des Français face à la loi. On interroge dans un instant le maire de Bastien, Gilles Simeoni.
A
tout de suite.
RMC,
jusqu
'à 9h. Apolline Matin.
Apolline de Malherbe. Il est 8h14. Vous êtes bien sûr RMC et RMC se rient.
En
parant en Corse, vous retrouvez Gilles Simeoni. Bonjour. Vous êtes le
maire de
Bastien. Vous êtes conseiller exécutif de Corse. Les spécificités de la Corse prises en compte permettent à la collectivité de Corse de fixer des règles, notamment pour encadrer l'accès à la propriété de l'île, sur l'île. Et bien tout ça,
c
'est fini. C'est fini puisque ces mesures ont été rejetées hier par le Sénat. Vous accusez le Sénat d'avoir détruit le processus d'autonomie de la Corse. Le vote d'un certain nombre d'amendements par une majorité de sénateurs a conduit effectivement à détricoter le texte
qui
était le résultat d'un accord politique construit pendant 4 ans. Un texte pour l'Assemblée nationale avait su préserver la substance même si elle en avait modifié certains termes puisque je rappelle que l'Assemblée nationale avait voté ce texte, ce projet d'écriture constitutionnelle à une très large majorité. Il y a eu effectivement avant-hier au Sénat et c'est bien sûr partie de ses prérogatives l'examen de ce texte et une majorité construite à titre principal autour d'une vision archaïque et conservatrice a conduit à adopter un certain nombre d'amendements qui ont détricoté le texte donc qui l'ont privé de son sens.
Le paradoxe c'est que cette manœuvre a finalement été sanctionnée puisque le Sénat lui-même lorsqu'il s'est agi de voter ce texte qui n'avait plus aucun sens l'a rejeté et donc on est aujourd'hui dans une situation de blocage vous l'avez dit. Situation de blocage c'est-à-dire que ce processus d'autonomie qui avait été lancé il
y
a plusieurs années déjà il est retour à zéro retour à la case départ ?
Non,
pas retour à la case départ parce que d'un point de vue juridique et formel la navette peut continuer entre l'Assemblée nationale et le Sénat dans la mesure où pour que la révision constitutionnelle sur un statut d'autonomie aboutisse il faut à la fois un vote des deux assemblées sur un texte identique et ensuite l'adoption de ce texte par le Congrès qui réunit à la fois l'Assemblée et le Sénat une majorité qualifiée donc on est dans une phase qui est en toute hypothèse intermédiaire mais par contre il y
a
un blocage politique profond puisque effectivement une majorité du Sénat a choisi de mettre un veto au texte à sa substance et en cela cette volonté aujourd'hui majoritaire du Sénat s'oppose non seulement au vote quasi maligne de l'Assemblée de Corse mais également à une aspiration qui est très largement partagée je rappelle même si ce n'est candidatif qu'à la veille du vote du Sénat
un
sondage IFOP
pour
ne pas le citer était venu rappeler que 72% des
Corses
attendaient et espéraient un vote favorable et 66% de l'ensemble des Français étaient sur la même position donc il y
a
aujourd'hui une distorsion forte et un blocage politique un blocage politique je rappelle que ce projet d'aller vers cette autonomie avait été négocié depuis 4 ans et lancé par l'actuel ministre de la Justice Gérald de Darmanin lorsqu'il était ministre de l'Intérieur Arthur Chevalier Oui bonjour monsieur le maire une question sur un texte que vous avez fait voter dans votre conseil municipal il y a une quinzaine de jours un statut de résident qui interdit aux gens qui ne sont pas Corses d'acheter un bien en Corse avant qu'ils aient résidé pendant 5 ans c'est évidemment une rupture de l'égalité devant la loi est-ce que vous êtes pour la réciprocité est-ce que vous êtes d'accord pour dire que tous les Corses devraient donc attendre 5 ans avant d'avoir le droit d'acheter un bien en métropole ?
Excusez-moi monsieur mais votre présentation est inexacte le statut de résident n'est pas réservé aux Corse le statut de résident s'il rentrait en vigueur serait réservé aux gens pour un certain nombre de biens pas forcément pour la totalité par exemple dans les zones à forte tension où les gens quelle que soit leur origine n'arrivent plus à se loger nous nous proposons un statut de résident qui existe dans d'autres régions européennes par exemple en Italie c'est-à-dire que les gens qui habitent en Corse et qui y travaillent depuis plus de 5 ans seraient effectivement prioritaires par exemple au détriment de celles et ceux qui construisent des logements pour les Airbnb ou les résidences secondaires mais c'est pas un statut qui serait sur le critère de l'origine c'est sur le critère de la résidence c'est conforme à la constitution et c'est conforme au droit européen Gilles Simeoni vous aviez dit et je me souviens très bien que vous l'aviez dit y compris à mon micro que s'il y avait une forme de déni démocratique si ce texte n'aboutissait pas alors il y avait un risque de retour des violences en cas d'échec de ce processus d'autonomie est-ce qu'aujourd'hui vous êtes inquiet est-ce que vous vous demandez quelle va être la suite quelles vont être les réactions
oui
bien sûr mais vous savez je le dis avec beaucoup de précaution en rappelant d'abord que tout mon engagement politique et notamment depuis 11 ans nous avons accédé aux responsabilités en Corse j'ai été président du conseil exécutif pendant plus de 10 ans tout notre engagement politique a été précisément pour enraciner la Corse dans une logique de démocratie et pour faire disparaître toutes les violences donc en aucun cas le constat de la situation de blocage actuelle qui est une situation qui crée une véritable logique de conflit ce constat ne peut pas être interprété comme un chantage à la violence par contre ce qui est certain c'est qu'il y
a
un déni de démocratie c'est que le suffrage universel qui a parlé en Corse à plusieurs reprises en faveur du statut d'autonomie est aujourd'hui dénié et qu'il faut sortir de la logique de crise politique pour réintégrer la logique démocratique la logique démocratique c'est écouter ce que dit le peuple notamment ce qu'il a dit dans les élections et puis si in fine on continue d'avoir un blocage politique je pense qu'il faudra sans doute retourner très rapidement devant le peuple pour lui poser la question est-ce que oui ou non on veut pour la Corse un statut d'autonomie je pense que les Corses ils sont très largement majoritaires très largement favorables et je pense que l'ensemble des Français ils sont très largement favorables merci Gilles Simeoni d'avoir répondu à nos questions maire de Bastia et conseiller exécutif de Corse il est 8h20 sur RMC c
'est
tous les jours de Manche
Arnaud
de Manche revient lundi il est en vacances mais on vous a gardé le meilleur écouté notamment Arnaud qui revenait sur une drôle d'élection au Pérou
vous
savez qu'on votait ce week-end on salue donc Hitler Mussolini Simeone Flores il vient de remporter une élection municipale au Pérou c
'est une
vraie info authentique c
'est un vrai nom
un vrai
nom
ça fait longtemps
que Arnaud
suit ce personnage
non non moi j'avais Adolf Hitler Unona en Namibie mais lui il est Pérou c'est pas le même
on le salue
bravo Hitler Mussolini il y en a deux
donc on n'a pas l'occasion de dire ça tous les jours il est de centre-gauche on n'est pas sur
Europe c'est vrai qu'il est de centre-gauche on va en
reparler il a 45 ans ça veut dire qu'il est né en 81 en 81 quand même on savait pour Hitler et Mussolini on était au courant même au Pérou on devait le savoir vous savez on parle du niveau de nos lycéens mais visiblement les profs d'histoire au Pérou ils sont pas ouf non plus alors est-ce que le Mediapart péruvien Mediaparto
est-ce qu'ils ont enquêté sur lui quand il avait 17
ans Diego quelque
chose m'est dit que la famille de Hitler Mussolini elle est peut-être un petit peu antisémite il
te
faut
creuser et bien même pas puisque Mathieu le disait Hitler Mussolini a battu le candidat d'extrême droite et il a fait gagner la ville à la gauche c'était pas un ordre désiré je pense que
c
'est la honte de ses parents
c
'est la honte de la famille ce
brave
monsieur il a dû recevoir un coup de fil de son père
allo
Hitler Mussolini tu fais honte à toute la famille on t'a tout donné pour que tu réussisses les jolis prénoms on t'a offert ton premier uniforme nazi à 4 ans on t'a laissé regarder Nazimir à la télé et monsieur fait gagner les gauchistes bon on votait aussi à la primaire
et c'est
Raphaël Glucksmann qui l
'a
emporté après Hitler Mussolini de gauche c'est un candidat de droite qui a remporté la primaire socialiste
il n'y a rien qui fonctionne
alors il a remporté la primaire dès le premier jour ce qui veut dire pas de second tour pour Raphaël Glucksmann comme dans 6 mois si j'en crois les sondages et donc on salue adieu Jérôme Gage Ségolène Royal Olivier Faure et machin là
le type sympa
qui a une tête à faire une pub pour du Saint
-Morais
c'est les premiers éliminés c'est les Aziz et Kenza Dulov et maintenant
les électeurs de gauche ils ont le choix entre
Glucksmann
Mélenchon Tondelier Roussel Ruffin et Hollande
on
ne sait que choisir en fait le problème n'est pas réglé du tout avec cette primaire alors chez sa compagne Léa Salamé c'était la fête
je
ne vais pas retrouver mon 20h tout de suite pourquoi je n
'ai
pas épousé Jérôme Gage
et
ouais mais j'ai gagné Léa et
je te propose
pour fêter ce succès d'avoir un rapport intime immédiatement lâchons
-nous n'ayons pas peur d'être un peu foufou dans la vie
je
vais enlever mes vêtements où
est la chantilly je suis un déglingo vive la France on se lâche de l'audace
le meilleur le meilleur d'Arnaud Demanche il est 8h24 et je crois que c'est l'heure de féliciter Maryse bonjour Maryse bonjour oui oui vous avez gagné
non mais
oui c'est pas possible j'ai jamais gagné quoi ce soir je suis
trop
contente je
suis
trop contente Maryse vous avez gagné vos prochaines vacances merci Apolline c'est trop sympa vous pouvez dire merci à
RMC
franchement j'ai fait un appel franchement on a besoin on a besoin on a besoin donc vous vous donnez de votre temps vous donnez de votre énergie vous donnez de votre émotion on l'entend dans votre voix Maryse et ça c'est extraordinaire donc on est très heureux de vous envoyer ces vacances vous habitez en Haute-Saône c'est ça Maryse ? oui alors si on vous dit Vezoul vous chantez quoi ? ah bah t'as voulu voir Vezoul ? bien sûr allez je vous souhaite de très très belles vacances très belles vacances Maryse et comme Maryse n'hésitez pas vous pouvez jouer il
y a
des prochaines vacances qui sont à gagner dans les GG tout à l'heure donc comme Maryse pour gagner ses vacances 2000 euros un séjour dans les clubs et hôtels Bellembra vous envoyez tout de suite vacances au 7-3216 vacances au 7-3216 je vous avoue que c
'est
le meilleur moment de ma journée quand on offre ses vacances bonne chance à tous
Gagnez vos vacances dans Apolline Matin sur RMC avec Bellembra Bellembra Club numéro 1 des clubs de vacances en France
il
est 8h26 pardon je pars donc dans le studio de BFM TV et d'RMC le face à face mon invité c'est le maire de Limoges Limoges évidemment ville symbole l'incendie de la mairie de Limoges qui nous avait tous bouleversé lors des dernières émeutes à tout de suite merci d'écouter RMC il est 8h28 RMC Apolline Matin le rappel des titres se lèderait en Israël les deux camps au coude à coude ce matin après les législatives la moitié des bulletins ont été dépouillés et pour l'instant Benjamin Netanyahou devance légèrement le centriste Gadi Eisenkot mais sans majorité parlementaire au Brésil le conservateur Flavio Bolsonaro a quitté le pays après sa défaite à la présidentielle d'abord soupçonné d'être aux Etats-Unis on apprend ce matin qu'il est dans un avion direction l'Équateur puis de nouvelles aides pour les commerçants jusqu'à 10 000 euros pour les entreprises de 10 salariés maximum RMC jusqu'à 9h
Apolline
Matin
face
à face Apolline de Malherbe
il
est 8h29 et vous êtes bien sûr RMC et BFM TV bonjour Guillaume Guérin bonjour Apolline merci d'être dans ce studio ici à Paris le studio d'RMC et de BFM TV parce que vous êtes le maire le maire de Limoges Limoges symbole le 17 octobre dernier début d'après-midi pendant les manifestations des hommes cagoulés ont forcé l'entrée de la mairie ils ont mis le feu la mairie s'est embrasée et peu avant 21h le beffroi s'est effondré dans les flammes une mairie ciblée incendiée détruite beaucoup de questions ce matin évidemment qui pourquoi et maintenant et la suite et comment on reconstruit au fond
est
-ce que ce qu'il s'est passé à Limoges n
'est
pas la preuve que notre démocratie est fragile
c
'est une certitude en tout cas l'état
l
'état de droit est fragilisé ça c'est une certitude le pays va pas bien tout le monde s'en rend compte ce qui s'est passé le 17 octobre à Limoges mais dans beaucoup de villes de France avec différents phénomènes mais toujours des exactions sur les centres-villes sur les commerces et à Limoges la quintessence de tout cela la destruction d'une maison commune de l'hôtel de ville de la maison de toutes les Limougeaudes et de tous les Limougeaudes vous savez quand on détruit une mairie on détruit pas la maison d'entrepreneurs du CAC 40 on détruit la maison du peuple et ceux qui ont besoin des services d'une mairie ce sont souvent les plus fragiles ou des gens qui sont parfois en difficulté dans un parcours de vie et donc c'est incompréhensible pour moi c'est inqualifiable sur un plan moral mais c'est surtout même sur un plan politique absolument incompréhensible parce que qu'est-ce qu'il s'est passé ce 17 octobre c'est un concours de circonstances et d'accumulation de faits
différents
c'est une manifestation sociale contre la vie chère vous avez 5000 personnes vous avez des gens qui défilent tout à fait paisiblement au début d'après-midi pour le pouvoir d'achat pour pouvoir vivre dignement vous savez on est dans un territoire rural où le coût de la vie est aussi important qu'en Ile-de-France sauf que nous on a les trajets en plus donc le gasoil à 2,50 est un problème donc vous avez des gens qui manifestent tout à fait pacifiquement et puis le cortège prend son élan et vous avez à l'intérieur de ce cortège différentes typologies de personnes différentes typologies de casseurs vous avez la présence avérée et personne ne peut le contester même si certains essayent de le minimiser de l'ultra-gauche radicale qui est présente
en nombre
qui est présente en nombre avec des faits qui sont visibles sur les caméras de l'hôtel de ville qui sont visibles sur les caméras de la police nationale qui sont visibles par les photos qui ont été prises par les journalistes qui étaient présents il y a la présence d'un certain nombre d'activistes de l'ultra-gauche qui sont très équipés pour aller à l'affrontement avec les forces de police républicaines puis vous avez un certain nombre de gens qui viennent chercher là des sensations fortes un certain nombre de jeunes sans doute un peu esservelés qui ne savent pas trop ce qu'ils font là pas du tout tous issus des quartiers d'ailleurs contrairement à ce que j'ai pu entendre dans d'autres médias vous avez des gens qui sont issus du centre-ville dont les grands-parents habitent ici depuis toujours et puis vous avez un troisième phénomène de fin d'après-midi où là vous avez des casseurs d'opportunités qui profitent du chaos et de l'ambiance générale pour venir se servir gratuitement dans les magasins comment ça s
'est
passé comment ça s
'est
déroulé je voudrais vous poser une question parce que partout vous avez raconté aussi cette scène où le gardien qui est dans la loge à l'entrée de la mairie de Limoges se retrouve face à ces militants très équipés vous le disiez avec notamment un bélier qui pèse très lourd qui a donc été sciemment apporté sur place il n'y
a rien
de spontané ce qui sert de bélier c'est tout simplement un poteau d'abri de bus qui a été arraché
découpé pour pouvoir enfoncer
la porte
centrale de l'hôtel de ville
et là il trouve ce gardien qui tente de s'enfuir et de se défendre avec un balai comment il va alors Philippe va bien je le salue d'ailleurs s'il nous écoute Philippe a eu très peur Philippe c'est un fonctionnaire de catégorie B donc vous voyez c'est quelqu'un qui doit gagner 1700 euros par mois donc on est très loin de la caricature de l'homme de pouvoir ou de l'homme puissant ou de l'homme riche c'est un fonctionnaire de catégorie B qui était là pour assurer le service public permanent dans l'hôtel de ville il était entouré d'un certain nombre d'agents qui venaient pour certains de finaliser des mariages notamment une jeune femme qui a été assistante pendant le dernier mariage qui a eu je crois la peur de sa vie elle est d'ailleurs suivie c'est quelqu'un qui ne va pas bien aujourd'hui et
puis
il
y avait
les policiers municipaux qui étaient là aussi pour protéger l'hôtel de ville qui eux étaient équipés mais qui pour certains me l'ont dit on s'est vu mourir monsieur le maire ça c'est la réalité des
faits ils ont
face à eux
des
personnes cagoulées pas tous il y
a
environ 6 à 700 personnes qui sont présentes sur la place devant l'hôtel de ville et devant à l'intérieur de ces 5-600 personnes des activistes cagoulés équipés qui agissent de manière très méthodique d'ailleurs quand vous regardez des images vidéo c'est assez inquiétant et ça fait froid dans le dos parce que vous avez à la fois tous ceux qui sont très excités qui hurlent à cab à cab à cab donc ça ce sont plutôt les jeunes à
cab on le sait désormais c'est ce
cri contre les policiers exactement et vous avez d'autres qui sont là pour incendier l'hôtel de ville et pour tout faire pour pouvoir pénétrer à l'intérieur de l
'hôtel
de ville on a des magnifiques vitres qui sont séculaires qui ont explosé sous le jet de projectiles qui ont été très nombreux plusieurs centaines de jets de projectiles en moins de 10 minutes et pendant tout ce temps là je n
'ai
pas un seul policier national pour protéger la mairie car ils sont pris en tenaille un peu plus bas par les autres casseurs sur les boulevards c'est aussi la question que je voulais vous poser avant qu'on en vienne à l'enquête et à la suite comment on fait pour reconstruire pas seulement reconstruire la mairie mais reconstruire j'allais dire presque le pays globalement dont Limoges en est devenu presque le symbole monsieur le maire vous dites à 15h25 les policiers n'avaient plus de munitions
oui ils
étaient littéralement démunis alors ils n'avaient plus la capacité d'assurer le maintien de l'ordre faute de munitions suffisantes
et
les LBD ne suffisaient pas à faire reculer
une
partie de ces casseurs les Black Blocks c'est-à
-dire
qu'on voit des images où il y a des tirs de LBD sur ceux qui chargent les policiers nationaux qui les chargent pour les tuer c'est clair il y a eu des voitures de police qui ont été brûlées sur place il y a 31 blessés parmi les policiers nationaux il y
a
des commissions cérébrales ils ont pris des cailloux jusqu'à 1,2
kg
sur la tête donc il
faut
se rendre compte que quand on prend un caillou d'1,2
kg
sur la tête même avec un casque c'est pas pour jouer c'est pour vous tuer voilà il faut rappeler un chat un chat et donc ils ont eu très peur donc ils ont tiré énormément de munitions et les LBD ne suffisaient pas à faire reculer une partie de ces assaillants parce que les assaillants étaient équipés pour lutter contre le
tir de LBD donc la
police n'arrive pas à les arrêter les pompiers eux arrivent sur place le cortège se scinde une partie de ce cortège monte avec une partie de ces activistes sur l'hôtel de ville dans le but de prendre l'hôtel de ville ou de prendre la préfecture a priori il y avait deux options le tracé préfecture ou le tracé mairie c'est le tracé mairie qui a été choisi la mairie est donc prise d'assaut on peut parler d'assaut la mairie est prise d'assaut par une pluie de projectiles qui explose l'intégralité des vitres on tente de pénétrer par la porte principale il y a cette mise en feu exactement il y a l'allumage du feu qui est là quand le feu est allumé les pompiers mettront plus de 20 minutes à intervenir parce qu'il y a une foule
c
'est-à
-dire
qu'ils n'arrivent pas à accéder
tout simplement
les incendiaires sont partis à ce moment-là on ne les voit plus sur les vidéos de protection de la ville mais ce qu'on constate et d'ailleurs la presse qui était présente témoigne du fait que les incendiaires ne
sont
plus présents à ce moment-là en revanche il
y a
une foule très haineuse à l'égard des pompiers
pas
des policiers à l'égard des pompiers qui les empêchent d'intervenir aussi
rapidement ils
perdent environ 15 minutes c'est le commandant qui le dit si on n'avait pu intervenir
si
on n'avait pas eu cette foule haineuse qui entourait nos camions et qui nous menaçait on aurait pu arriver à contenir l'incendie de l'hôtel de ville Guillaume Guérin je rappelle pour ceux qui nous rejoignent vous êtes le maire de Limoges
est
-ce que vous dites ce matin que ce jour-là
l
'état a failli ? oui je l'ai dit toute la semaine il y
a
eu une défaillance il y
a
eu une carence de l'état c'est aussi pour ça et on en arrive à la suite j'ai demandé au gouvernement d'assumer ses responsabilités moi je considère que l'état de droit est là pour protéger les citoyens tous les citoyens quelles que soient leurs confessions quelles que soient leurs religions quelles que soient leurs couleurs de peau quelles que soient leurs idées politiques la police républicaine n'a pas pu faire son travail
et
donc on a ciblé la maison commune de tous les Limougeaux on a détruit des commerces en centre-ville il
y a
eu des pillages d'opportunités mais à Limoges comme dans de très nombreuses villes de France donc je considère que me concernant samedi 17 octobre il y
a
eu une défaillance dans la capitale régionale du Limousin
et
donc à partir de là je demande à l'état réparation ce que le premier ministre a fait puisqu'il est venu vendredi dernier il a visité l'hôtel de ville je pense qu'il a pris un coup quand il a vu l'ampleur des dégâts vous avez
vu
le choc
dans ses yeux
entre le dire l'imaginer et le vivre de ses yeux c'est très différent donc il a assumé la responsabilité de l'état il a dit que l'état serait au rendez-vous de la reconstruction de l'hôtel de ville moi je lui ai demandé à la fois la prise en charge par l'état du financement de la reconstruction et la jurisprudence Notre-Dame pour pouvoir aller suffisamment vite parce qu'aujourd'hui je suis un maire le seul maire de France qui se retrouve sans mairie alors pour moi c'est pas très grave je vais m'en sortir mais c'est pour les agents aujourd'hui il faut assurer la continuité
du service public
exactement et donc je suis obligé de reloger des agents donc il a pris en charge la reconstruction de la mairie sur le budget de l'état bien sûr que c
'est
le contribuable qui continue de payer je ne
suis
pas dupe en revanche ça ne sera pas pris sur le budget municipal ce qui est à dire qu
'on
va pouvoir continuer à porter nos politiques publiques telles qu'elles étaient prévues dans le programme électoral Guillaume Guérin qui ? il y a des suspects il y a une enquête et c'est semble-t-il des mouvements d'ultra-gauche on parle du plateau des mille vaches comme d'un des lieux où se sécularise en quelque sorte une mouvance d'ultra-gauche est-ce que pour vous il est évident
que
c'est signé
?
alors vous savez moi par principe je fais très attention à ce que je dis et je pèse tous mes mots aujourd'hui il y
a
une enquête en cours il
y
a eu des interpellations il
y a
des gens qui aujourd'hui sont incarcérés moi je laisse la justice faire son travail ce dossier a suscité énormément d'émotions il y a des responsabilités avérées selon moi mais ce n
'est
pas à moi de le trancher pour ça il y
a
des magistrats du siège qui vont procéder à un jugement et moi je crois à la justice de ce pays en tout cas j'espère qu'elle sera à la hauteur de la gravité des faits parce qu'il y a une gravité des faits ces faits ne sont pas seulement des faits délictuels ce sont des faits qui pour moi sont criminels dans la mesure où il y avait des gens à l'intérieur et où les mots qui ont été employés on va vous tuer on va tous vous cramer c'est pas follement sympathique pour les agents qui
ont
eu à vivre ça donc il y
avait
une volonté à la fois de destruction par le feu de l'hôtel de ville mais il y a eu aussi pour moi tentative d'homicide pour moi est-ce que la justice retiendra ces faits-là je ne sais pas en tout cas j'attends une justice implacable sur le fait de Limoges parce que je ne voudrais pas que Limoges fasse jurisprudence pour l'avenir avant de nous sous-estimer cette mouvance les black blocs l'ultra-gauche vous vous dites ça fait des années qu'on regarde ce plateau des Milvaches et l'un de vos prédécesseurs alors pas à la mairie mais aux élections Jean-Baptiste Moreau lui qui est l'ancien député parle je cite d'un néo-fascisme d'ultra-gauche est-ce que ces mots vous les reprenez à votre compte et de qui s'agit-il ?
alors vous avez des gens qui vivent dans nos localités et pas que sur le plateau de Milvaches on a aussi des localités à l'ouest de la Haute-Vienne qui concentrent des populations qui veulent vivre en marge de la société vous savez moi j'ai aucun problème avec des gens qui sont décroissants qui veulent vivre différemment et qui veulent élever leurs enfants selon les règles qu'ils ont eux-mêmes fixées dans un environnement qu'ils considèrent extrêmement protégé ce que je ne peux pas tolérer en revanche c'est qu'ils contestent le droit des autres de vivre comme ils avaient toujours l'habitude de vivre et donc je ne sais pas si les termes sont exacts en tout cas ce que je sais c'est qu'il y a un certain nombre d'individus qui vivent sur une partie des localités de notre région qui sont des gens qui sont en dehors du système classique et qui à l'intérieur de ces groupes
ont
des individus qui clairement sont des ennemis qui
clairement
sont des ennemis de
la République
certains
ont été
condamnés il y a eu cet incendie de véhicules Enedis sabotage de ligne EDF qui avait privé un million de personnes de réseau pendant plusieurs jours le coupable désigné par la justice et qui a d'ailleurs été condamné il a été condamné à trois ans de prison avec sursis et il s'est dit en sortant content du jugement et a continué à appeler à la désobéissance civile en sortant du tribunal exactement donc vous voyez les faits parlent d'eux-mêmes encore une fois je ne veux pas avoir à commenter l'enquête en cours parce que mes
commentaires pourraient avoir des incidences
mais vous le soulignez parfaitement il y a des faits clairement établis il y a des populations qui aujourd'hui vivent dans une partie de ces territoires qui sont hostiles aux règles républicaines qui sont hostiles à une partie de l'économie de ce territoire vous savez on a eu des dégradations sur des abatteuses forestières on a eu des menaces de mort sur certains conducteurs d'abatteuses forestières qui font ni plus ni moins que le travail pour lesquels ils sont embauchés il y
a
eu des destructions d'usines de production de granulés de bois en Corrèze il n'y a pas si longtemps il y
a
eu des destructions de relais téléphoniques il
y
a
eu
des incendies quelles sont les réponses de la justice
?
là vous l'avez vu trois ans de prison avec sursis pour cet individu qui a d'ailleurs vous le verrez sans doute il fait partie des suspects aujourd'hui après la mairie en tout cas il y a des liens avec cette nébuleuse ça c'est un fait avéré et donc on verra ce que donnera la justice en termes de résultats et en termes de prononciation de peine à l'issue de l'enquête mais il y a sur ce territoire des gens qui vivent de manière marginale dans les territoires qui sont des gens pacifistes et il y en a d'autres qui profitent de cet écosystème marginal pour faire prospérer une idéologie d'extrême
gauche si
vous aviez face à vous les coupables qu'est-ce que vous leur diriez
? pourquoi ?
je leur dirais d'abord pourquoi
?
ce n'est pas le CAC 40 que vous avez brûlé ce n'est pas le
pouvoir politique mais pardon quand vous dites ça
on a presque l'impression que vous dites bon bah le CAC 40 on comprendrait ce n'est pas non non pas du tout on veut détruire le système capitaliste et on veut détruire le pouvoir politique bon une mairie je ne suis pas le représentant du gouvernement j'ai été élu il y a 6 mois pas il y a 6 ans je lis parfois Guérin qui représente ce pouvoir tant détesté j'ai été élu il y a 6 mois 52% dans une triangulaire où j'avais face à moi l'union de la gauche derrière la France insoumise et le Rassemblement National je n
'ai
pas fait d'alliance avec le RN j'ai gagné seul avec 52% des voix
et c'est votre
premier mandat et c'est mon premier mandat de maire et mon deuxième mandat de président de la métropole donc je suis légitime dans un état de droit dans un pays démocratique je suis légitime donc j'incarnerai ce pouvoir si détesté si je suis si détesté que ça les Limouges n'auraient pas voté pour moi donc ça c'est sur la partie incarnation et encore une fois je ne suis pas le représentant ni du gouvernement ni des puissances de l'argent voilà je suis la mairie des Limouges d'une ville moyenne où la majorité des gens sont des gens qui ne sont pas riches et donc moi je constate qu'aujourd'hui ce sont les plus précaires d'entre nous qui vont payer cette casse et donc je leur répondrai pourquoi et j'attends du monde judiciaire des sanctions implacables parce que c'est un symbole c'est beaucoup plus qu'une
destruction
de matériel exactement Guillaume Guérin quelle suite d'abord les prochains jours samedi prochain de nouveaux appels à manifester y compris chez vous à Limoges mais partout en France il y aura aussi la journée du 5 novembre est-ce que vous êtes inquiet est-ce que vous estimez avoir toutes les garanties nécessaires pour que la sécurité règne non non moi j'ai demandé des effectifs supplémentaires je les ai eus samedi dernier j'ai revu le préfet hier en demandant où est-ce qu'on en était pour le 31 et pour tous les week-ends qu'elle est arrivée moi je souhaite ardemment qu'on ait des forces nécessaires pour pouvoir assurer et le maintien de l'ordre et garantir la tranquillité des commerces
vous
savez ces décisions elles se prennent de manière hebdomadaire donc à chaque fois il faut y revenir j'espère que ça fonctionnera en tout cas je suis inquiet de la tension qui règne dans ce pays de la tension sociale de la tension sociétale et de la tension politique la réalité c'est qu'on a le sentiment que les français ont déjà planifié un deuxième tour Mélenchon Le Pen
et
qui sont déjà dans l'affrontement d'un éventuel résultat comme celui-ci ça m'inquiète beaucoup ça m'inquiète beaucoup parce que l'état a vacillé il n
'est
pas tombé il l'a vacillé le 17 octobre dernier partout en France pas que la Limoges et malheureusement ce scénario risque de se répéter et ça m'inquiète donc j'appelle le gouvernement à prendre conscience de la gravité de ce qui se passe dans ce pays sans doute de donner raison sur le plan politique un certain nombre de colère sociale notamment sur le coût de la vie parce qu'il y
a
des mesures qui sont vous
parliez
tout à
l
'heure de la question du coût notamment des déplacements il
y a des choses qui sont faciles à
faire pour des populations qui jusque là se sont eues manifestées pacifiquement mais pour qui c'est très dur de vivre aujourd'hui donc ça il faut le prendre en compte en revanche pour les casseurs il faut des sanctions implacables et il faut avoir conscience de qui les policiers républicains ont en face d'eux à l'occasion de ces manifestations il faut arrêter d'être angélique sur ces questions là vous avez en face de vous des gens qui veulent tuer des flics qui veulent renverser la république donc il faut que la réponse à la fois pénale lorsqu'il y
a
des interpellations soit à la hauteur de l'enjeu et que le maintien de l'ordre soit aussi à la hauteur de ceux qui vous agressent parce que quand on vous tire dessus au LBD parce que vous avez chargé les policiers nationaux et que vous ne reculez pas c'est qu'il
y a
un problème quand même
c
'est qu
'il y a
un problème Lorsque vous entendez Emmanuel Macron qui dit que le pays et je cite en état d'ébullition Lorsque vous en entendez y compris dans un certain nombre de commentaires l'expression de guerre civile Est-ce que vous estimez que ces deux expressions sont justes
? Ce
qui m'inquiète c'est que ce soit le président de
la
république qui le dise
Le
président de
la
république il n
'est
pas là pour commenter Moi je
fais
quelques études de droit je suis élu local depuis 15 ans Quand vous êtes en responsabilité vous êtes là pour agir pas pour commenter Vous c'est votre métier de commenter
Lui
son métier c'est d'agir
Donc
moi je suis estomaqué de voir les commentaires du président de
la
république Moi ce que j'attends du président de
la
république c'est qu
'il
mette les moyens
à
la justice pour enquêter La justice manque de moyens Moi j'ai un parquet qui manque cruellement de moyens c'est ce que j'ai dit au premier ministre et j'attends qu'il protège les français qu'il protège les français La police républicaine de ce pays elle est là pour protéger tous les français
Vous
avez eu des contacts avec Emmanuel Macron
? Je
n
'ai
pas eu Emmanuel Macron ni en ligne ni par SMS Il ne vous a pas appelé
?
Non Il ne
vous
a pas appelé il ne
vous
a pas mis de message Le premier ministre est venu mais le président de la république rien ? Non
J
'ai eu des chefs d'état étrangers
Des
chefs d'état étrangers ?
Qui vous a appelé ? Qui vous a
mis des messages ? Je vous le dirai après et on a eu des chefs
Pourquoi vous diriez après ? On a eu des chefs de
gouvernement étrangers Pourquoi ? Parce
que c'est gênant Je
ne comprends
pas
pourquoi
vous diriez pas Moi
je ne comprends pas que le président de
la
république n
'ait
pas appelé Je l'ai dit au secrétariat général de l'Elysée que j'ai eu en ligne
C
'est moi qui les ai appelés ce n
'est
pas le contraire
Je
suis
très
surpris
de
la façon dont Emmanuel Macron a traité cette affaire En revanche le premier ministre a fait son boulot avec beaucoup de conviction il est venu tout de suite il a amené les ministres qui étaient concernés on a avancé on a une procédure spéciale pour Limoges sur le calendrier Notre-Dame on a la capacité de reconstruire avec le budget de l'Etat cet hôtel de ville Et
d'ailleurs
les travaux ont commencé c
'est-à-dire symboliquement le fait que ça
ait commencé si vite Alors les travaux pour le coup c'est des mesures de sauvegarde c'est-à
-dire
faire en sorte que le bâtiment ne se dégrade pas davantage c'est absolument essentiel et ils ont pris en charge les premières mesures de sauvegarde pour pouvoir justement mettre ce bâtiment hors d'eau très rapidement de façon à
ce
que ça ne se dégrade pas Je vous repose la question qui vous a écrit qui vous a appelé On a eu un mail du vice-président des Etats-Unis d'Amérique qui est
arrivé sur la boîte de la mairie
Oui, exactement Qui a écrit qui a trouvé
l
'adresse mail de la mairie
C'est
sans doute un de ses conseillers Donc
les Etats-Unis se sont manifestés mais le
président de la République
française On a eu un mail du vice
-président des Etats-Unis d'Amérique on n
'a
pas eu d'appel du président de
la
République française La suite, je le disais et la question aussi des jeunes c'est-à
-dire
que vous disiez il faut répondre aux Français j'ai quand même une question encore sur ces jeunes puisque nombre d'entre eux de ceux qui étaient
j
'allais dire pas en première ligne pas forcément ceux qui ont mis le feu mais qui derrière comme vous le dites ont même empêché les pompiers de pouvoir accéder à l'incendie c'est pour grand nombre d'entre eux des jeunes Oui Qu'est-ce que vous dites à ces jeunes
? Je
voudrais comprendre
où
est-ce qu'on a merdé en fait parce qu'il y
a
un inversement de la chaîne de valeur où il n'y a même plus de différenciation entre le bien et le mal Ce qui m'interpelle profondément c'est les procédures récentes de comparution immédiate pour un
certain nombre de casseurs de
culpabilité Donc le parquet propose une peine l'individu l'accepte ou ne l'accepte pas s'il l'accepte elle est exécutoire
immédiatement Ça c'est ce qui s'est passé ces
derniers jours
dans les tribunaux
de France et à l'image Et donc vous avez des jeunes
qui
sont pris à la sortie d'un magasin qui pourraient être vos enfants qui pourraient être les miens
Ils
se sont servis gratuitement 3 polos, 2 chemises une paire de baskets et la
coste Ils
passent devant un magistrat Ils acceptent la peine qui sont des peines lourdes Le parquet a été au rendez-vous de ce qui s'est passé dans
les
villes de France Il
y a
des peines de prison ferme de parfois 6 mois de détention avec mandat de dépôt C'est-à
-dire
qu
'ils
ne repassent pas chez papa et maman Ils partent directement en prison Et quand vous les interrogez J
'ai
des journalistes de la presse locale qui ont eu qui ont eu à assister à ces procès Est-ce que vous avez compris ce que vous avez fait ? Et là il y
a
une incompréhension Donc ça, ça m'inquiète beaucoup Si vous voulez L'ultra-gauche m'inquiète évidemment Mais ça, l'ultra-gauche c'est un problème qui peut se résoudre politiquement
Se
résoudre politiquement par des condamnations exemplaires par une surveillance accrue etc. Les casseurs, les pilleurs ça peut se résoudre par un maintien de l'ordre fort et des sanctions judiciaires En revanche ceux qui commettent des faits de vols des faits de pillages et qui ont le sentiment
de n'avoir
rien fait En fait, il n'y a plus
de
limites Il
n'y a
plus de distinction entre ce
qui est légal et illégal entre le bien et
le mal Les pompiers ce n
'est
pas les policiers Vous savez la haine du policier elle
a
toujours existé Ce n
'était
pas récent en 68 les manifestants n'étaient pas trop pro-police nationale ni garde républicaine
Mais
les pompiers les pompiers ce sont des gens qui protègent les autres les pompiers et donc voir les empêcher d'accéder pour éteindre ce feu au début je reste sans voix Merci Guillaume Guin d'avoir répondu à mes questions Maire LR Nouvelle Énergie de Limoges Vous avez une date vous savez si vous allez pouvoir retourner dans la mairie sous votre mandat Alors j'espère
Une date de
réouverture J'espère mais vous savez moi c'est secondaire ce qui m'importe c'est la continuité de
service Est-ce qu'on
pourra
réouvrir et
la qualité de travail des agents parce que les agents je veux avoir un mot pour eux ils ont été formidables Vous savez en France il y
a
toujours une volonté du fonctionnaire bashing Alors c'est peut-être spécifique à Limoges mais je ne le crois pas Moi j'ai eu des agents extrêmement engagés qui ont fait un boulot fantastique et qui sont profondément affectés par ce qui se passe et donc je veux les saluer aujourd'hui parce qu'ils sont prêts à reprendre le travail dans des conditions dégradées parce qu'ils n'auront pas leur bureau dans lequel ils ont leurs souvenirs leur vie familiale sur photo donc on va assurer cette continuité de service mais bravo à eux Merci Guillaume Guin d'avoir répondu à mes questions Vous êtes bien
sur RMC et BFM TV il est 8h51 Apolline Matin c'est terminé dans un instant les GG et nous on se retrouve demain dès 6h50 sur RMC et RMC Story à demain