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interviewLe Média — Podcasts· 20 juin 2025 34 min

Anasse Kazib, en procès pour des "tweets pro-palestine"

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

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Et nous serons ce soir avec un ascazible qui devait être jugé aujourd'hui devant la 24e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour un tweet soutenant la lutte palestinienne. C'est cela qui lui a valu d'être poursuivi pour apologie du terrorisme face à une justice surchargée, mais manifestement pas pressée. Le procès a été reporté à juin 2026, un an de plus pour faire peser la menace judiciaire, un an pour tenter d'intimider un militant politique engagé contre le racisme d'État, la répression syndicale et l'impérialisme. Le contexte ne fait aucun doute.

Ce procès s'inscrit dans une offensive plus large, criminalisation de la solidarité avec la Palestine, dissolution d'associations, expulsion de militants et intimidation médiatique, pendant que l'extrême droite rêve de rafle et que le gouvernement court derrière. La solidarité avec la Palestine est devenue un délit, tout comme celle avec les sans-papiers, désormais les cibles assumées de Bruno Retailleau. Le ministre de l'Intérieur déploie plus de 4000 membres des forces de l'ordre ce mercredi et jeudi pour des opérations de contrôle contre l'immigration illégale qui cachent mal une dérive raciste et une normalisation du contrôle au faciès.

On en parle avec mes invités, Anas Kazib, qui est avec nous et qui nous rejoint sur ce plateau qui vient tout juste d'arriver dans les studios du Média. Anas Kazib, bonsoir. Cheminot et membre, on le sait, de Révolution Permanente qui est avec nous ce soir. Bonsoir Anas. Bonsoir Elisa Marcel, avocat au barreau de Paris également. Seine-Saint-Denis, mais pas de souci. Pardon, au barreau de Seine-Saint-Denis également, militante à Révolution Permanente. Et bonsoir Paul Elec, analyste politique pour le Média. Alors, je commence par toi évidemment. Anas, ce matin, devait donc s'ouvrir ton procès.

Tu devais être jugé pour apologie du terrorisme pour avoir posté un tweet dans lequel tu soutenais la résistance palestinienne. L'audience est finalement reportée. Comment as-tu accueilli ce renvoi ?

3:33
Anasse Kazib

Je pense que dans un premier temps, on était assez dégoûté de ce report-là. parce qu'on a travaillé énormément, surtout Elisa et les trois autres camarades avocates qui sont sur le dossier. Je veux dire, après Elisa, elle ne se revendique jamais. Mais pour avoir passé plusieurs journées avec elle, je veux dire, elle passe coup de fil sur coup de fil. Enfin, je veux dire, l'ensemble des témoignages écrits d'Ilan Papé, Richard Folle, que ce soit la présence de Rony Broman, Alain Grèche, etc. C'est le fruit du travail de Elisa et des camarades avocates. Parce que ça, il faut, pour moi, le souligner, le saluer.

C'est-à-dire qu'il y a un militantisme, un type d'avocat révolutionnaire, un nouveau style qui est mis. Parce que souvent, on va avoir des avocats qui vont plaider en droit, qui vont plaider une défense plutôt classique. Là, on a essayé de voir comment on transforme les choses un peu façon les procès des années 60-70, telles qu'on a pu les connaître dans l'histoire. Donc, c'était beaucoup de travail. Du coup, on a un peu dégoûté parce qu'on avait exigé une salle plus grande depuis longtemps. On avait prévenu qu'il y avait quand même une volonté de se défendre un minimum. Je veux dire, c'est nous qui sommes accusés. On a quand même le droit de se défendre.

Donc, voilà, ça, c'était, on va dire, à chaud au moment de l'annonce.

4:51
Présentateur

C'est pesant psychologiquement aussi de devoir attendre encore un an avant de retourner au tribunal ?

4:58
Anasse Kazib

C'est pesant d'une certaine manière parce qu'on nous occupe à autre chose. Je veux dire, pendant qu'on est en train de se défendre pour des procès, on n'est pas sur le terrain à faire d'autre chose. Après, je pense que vous suivez un peu Révolution Permanente. On a eu un calendrier assez fourni entre le meeting internationaliste qu'on a fait, le congrès de Révolution Permanente qui a eu lieu au mois de février dernier. Je veux dire, on aimerait mettre notre énergie dans autre chose que d'aller chercher des soutiens et autres face à un procès.

Mais néanmoins, je pense quand même que c'est une victoire importante ce qui s'est passé aujourd'hui parce que réunir plus de 2000 personnes qui correspondent aussi à mon parcours militant d'une certaine manière. J'ai vu des travailleurs de Honnête, des travailleurs du nettoyage qu'on avait soutenus en 2017 qui étaient en grève dans les gares parisiennes. J'ai vu des camarades de Air France, des camarades de la CGT Placoplatre. Enfin, j'ai vu toutes celles et ceux que dans ma vie, j'ai pu soutenir à un moment donné et qui sont venus.

6:03
Présentateur

Je précise juste qu'il y avait un rassemblement ce midi devant le tribunal de Paris, plusieurs centaines de personnes, notamment qui ont été interviewées par ma collègue Sarah Dieu. Des centaines de personnes qui sont venues t'apporter leur soutien malgré le report de cette audience. Ça t'a fait chaud au cœur, on imagine.

6:23
Anasse Kazib

Oui, c'était important parce que dans le report, je pense que le tribunal, ils se disent « bon, peut-être les gens ne vont pas se déplacer ». Au final, les gens sont venus massivement et avec un arc de force, vraiment un bloc de résistance assez important. Je veux dire, ça va de lutte ouvrière en passant par le NPA, la France Insoumise, Urgence Palestine, SEDEC, la CGT, Sudrail. Enfin, je veux dire, on a rarement l'occasion de pouvoir avoir autant de gens réunis au même endroit et qui vraiment représentent toute la défense que nous, on veut faire de toute cette bataille, en fait, de cet arc de force pour lutter contre le génocide en Palestine.

Donc, pour moi, c'est un premier acquis, ce rassemblement et le fait qu'il y ait eu autant de monde. Et puis, j'ai envie de dire peut-être que la justice, elle nous aime tellement qu'elle avait envie de revoir un deuxième rassemblement encore plus important. Donc, on va s'y préparer. On a un an pour le faire, un an pour marteler notre discours et continuer, quoi qu'il arrive, à être aux côtés de l'ensemble des réprimés, des militants qui se font encore criminaliser aujourd'hui pour leur soutien.

7:31
Présentateur

Alors, je précise juste que ce reportage de Sarah Dieu sur la mobilisation autour de ce procès, elle sera retrouvée sur notre chaîne YouTube, le Média 24-7. Elsa Marcel, comment expliques-tu ce renvoi lointain de la justice ?

7:50
Invité

En fait, je pense que c'est intéressant malgré tout ce qui s'est passé avec ce renvoi, même si effectivement, comme disait Anas, nous, on aurait voulu déployer la totalité de notre discours, parce que dans le contexte où on connaît l'actualité du génocide et de la situation palestinienne, on avait vraiment saisi l'occasion de ce procès, non seulement pour faire la défense d'Anas, mais pour faire le procès de l'infraction d'apologie du terrorisme, et puis le procès du génocide en Palestine, où on s'appuyait effectivement sur la quasi-totalité, ou en tout cas la plupart des grands spécialistes de la question palestinienne, qui après des mois de travail, de discussion, parce que c'est aussi des relations politiques qui se tissent à travers ce type d'expérience, acceptées de témoigner pour la défense.

Maintenant, qu'est-ce que ça dit ? Je trouve que ça montre de manière assez symptomatique comment les parquets utilisent ce type d'infraction, et comment est-ce qu'en fait, avec l'infraction d'apologie du terrorisme, ils ont le beurre et l'argent du beurre. Parce que qu'est-ce qui se passe ? Ils ont à leur disposition l'ensemble des outils d'investigation que permet la procédure antiterroriste, puisque maintenant c'est une infraction terroriste et c'est plus le droit de la presse.

Donc vous pouvez faire 400 pages de procédure, vous pouvez faire des réquisitions extrêmement intrusives dans la vie privée des gens, vous pouvez utiliser des méthodes de coercition très fortes, mais au moment de trouver une date pour l'audience, là vous prévoyez une heure et demie pour deux prévenus. Donc en fait, il faut savoir, soit c'est une infraction terroriste, c'est de la procédure antiterroriste, et dans ce cas on a besoin d'une audience antiterroriste, soit c'est pas une audience antiterroriste et ça dure une heure et demie, et dans ce cas on comprend pas bien pourquoi ils ont la possibilité de déployer tous ces moyens procéduraux.

Et ça montre une autre difficulté de mon point de vue sur cette procédure, c'est qu'il faut savoir qu'on a un parquet qui poursuit des militants politiques sur la base d'une plainte, et je l'ai beaucoup répété, qui a été rédigée par une organisation qui s'appelle la Genèse Juive Française, qu'on a découverte à cette occasion, puisqu'en fait c'est une organisation vraiment opportuniste au sens le plus strict, qui s'est fondée le 7 octobre.

9:34
Présentateur

Et qui lance des procédures, tous azimuts contre des militants.

9:37
Invité

Exactement, et sachant que c'est vraiment une procédure, une organisation extrêmement outrancière, qui compare le drapeau nazi au drapeau palestinien, qui explique que parmi les enfants morts à Gaza, c'est sûrement qu'il y a des terroristes, qui dit que Médecins Sans Frontières a des relations ambigües avec le terrorisme, c'est de la loufoquerie radicalisée idéologiquement, mais ils ont quand même trouvé un procureur qui s'est dit, bah tiens, celui-là, je vais le poursuivre, et donc on se retrouve dans cette situation, où en fait, nous on est parti d'un principe simple, c'est que si on veut nous poursuivre politiquement, on va se défendre politiquement.

Et oui, se défendre politiquement, ça demande du temps, c'est le minimum en fait, quand on impose ce type de pression à des personnes, pour ce qu'on leur reproche, des prises d'opposition politique, parce qu'en fait, c'est aussi à double tranchant, l'infraction d'apologie du terrorisme, parce que c'est le retour de la criminalisation politique au sens le plus strict, parce qu'on ne vous reproche pas d'avoir, jusqu'à aujourd'hui, il y a beaucoup de répressions politiques dans les manifestations, etc., c'est très fréquent, j'en défends plein, mais on va détourner la nature politique de l'infraction en disant, vous êtes là parce que vous avez dissimulé votre visage, parce que vous avez jeté un caillou sur la police, parce que vous vous êtes groupé, alors que vous n'avez pas le droit, etc.

L'apologie du terrorisme, c'est pas ça, c'est clair, net et précis qu'on vous poursuit pour vos propos. Donc après, ce qu'on doit débattre dans une audience, c'est est-ce que ces propos-là, on a le droit de les dire ? Et nous, évidemment, on pense que non seulement on a le droit, mais qu'en plus, on a raison de les dire et qu'il faut les dire encore plus fort.

Donc je veux dire, ce renvoi, ça fait partie des aléas de la défense politique, entre guillemets, on n'a pas la main dessus, et c'est malgré tout le signe qu'ils ont pris la mesure de l'ampleur de la défense qu'on propose, et qu'effectivement, pour ça, il nous faut au moins une demi-journée, et c'est ce qu'on va plaider, du coup, dans un an.

11:02
Présentateur

Et vous regrettez donc le caractère politique assez évident de cette procédure. Paul, justement, que dit cette poursuite judiciaire pour apologie du terrorisme, de la situation politique, du climat politique aujourd'hui en France ?

11:18
Invité

Je pense qu'en fait, on est tous d'accord dans ceux qui se sont mobilisés, notamment pour défendre Alain. Je voulais juste dire, j'ai rencontré des gens ce matin au rassemblement qui étaient venus de Dijon. Ça dit quelque chose quand même de ce qu'il a été capable de rassembler avec d'autres sur le front politique anti-répression. Et en fait, cette répression, elle est non du fait que, dès le 7 octobre et très vite après, les politiques de répression assez traditionnelles, désormais maintenant du mouvement social, se sont déclenchées.

Il y a eu des interdictions de manifestés, il y a eu des amendes forfaitaires données et on a saisi en haut-gouvernement la situation en Palestine pour organiser une politique intérieure. Intérieure, c'est-à-dire une politique de répression des militants qui n'a rien à voir avec la situation sur place dans le sens où, si vous regardez tous ces débats sur la question de l'apologie du terrorisme, etc., ne font pas partie des coordonnées politiques en Palestine.

En Palestine, vous avez des gens, y compris des gens qui sont idéologiquement opposés au Hamas, qui ne remettraient jamais en cause le mot de résistance pour qualifier l'ensemble des factions et organisations qui, par le fait du contexte colonial sur place, ont toutes des branches armées, ont des branches prison, ont des spécificités du développement politique dans le contexte colonial qu'ils ont vécu. Et en fait, sur place, encore une fois, même les opposants au Hamas n'iraient jamais le terme de résistance pour les qualifier. Donc c'est bien que c'est un débat franco-français qui a pour but de réprimer des gens qui, en fait, ont refusé le narratif politique qui est à la fois celui de M.

Netanyahou, mais à la fois celui de la France. C'est-à-dire un narratif de guerre des civilisations, un narratif raciste et un narratif de soutien à la colonisation. C'était ça, le mot du soutien conditionnel. Donc cette opération politique, elle s'est faite auprès de différents responsables politiques, associatifs, syndicalistes. On voit bien qu'il s'agit simplement de briser ceux qui sont encore en capacité ou dans la volonté de refuser le discours et l'agenda du pouvoir en France. Un point de tour.

13:05
Présentateur

On entend de plus en plus l'exécutif mais aussi la classe politique dans son ensemble regretter tout de même, même si, évidemment, le terme de génocide n'est pas encore entré dans le langage général. Mais on entend des personnes regretter ce qui se passe à Gaza. Pourquoi maintenir quand même cette chape de plomb sur les militants pro-Palestine ?

13:30
Invité

Parce que déjà, ce serait perdre la face. Ce sont des gens qui ont justifié l'injustifiable. Il n'y a aucune base de raison en termes de valeur, d'éthique personnelle, de morale ou même de regard des faits historiques sur ce qui s'est passé à Palestine pour obtenir la position qu'a été celle du gouvernement. A ce soir, soutien inconditionnel, un massacre, un nettoie ethnique et à la commission de crime contre l'humanité.

Donc, tout d'un coup, revenir en arrière, ce serait donner raison à la défense et à tous ceux qui ont dit qu'on est réprimés par ce que l'on dit, parce que ce que l'on dit gêne, et pour ce que l'on est, à savoir des militants, des syndicalistes, encore une fois, des gens qui sont activement dans le combat politique, dans le fait de vouloir revendiquer une autre direction, une autre direction intellectuelle et morale à la société, et donc d'autres politiques, d'autres rapports. Parce que derrière aussi, cette vague de répression sur la question impérialiste, c'est aussi ce qui joue, c'est la bataille sur la fracture raciste qui existe en France aujourd'hui.

Et on va en parler en deuxième partie sur le sort qui est fait des personnes qui sont traquées parce qu'ils ont un statut administratif sans papier pour la faire courte. Et c'est aussi dans cette bataille. Donc je pense que c'était se dédire pour eux et c'était tenir une position. À partir du moment où vous avez pris une position qui est indéfendable à tout regard, vous la tenez jusqu'au bout et vous passez en force. D'ailleurs, les gouvernements nous ont-ils habitués à autre chose que le passage en force lorsqu'ils sont désavoués massivement dans la population ?

14:49
Présentateur

Anas, tu regrettes que l'évidence de plus en plus avérée de ce génocide à Gaza n'ait pas joué simplement pour un abandon des charges contre toi ?

15:00
Anasse Kazib

La réalité, c'est que le procureur pourrait abandonner les charges mais le moment où, en fait, il y a une convocation, c'est le juge derrière qui décide. C'est-à-dire que c'est assez incroyable. Vous pouvez avoir, par exemple, demain, le procureur qui dit « Bon, moi, je laisse tout tomber » et le juge, il peut dire « Ok, moi, je m'en fiche de ce que dit le procureur. Moi, je vous écoute. Qu'est-ce que vous avez à dire ? » C'est plus lourd que ce que pourrait demander un procureur. C'est ça, la réalité de la situation. Donc, le moment où, en fait, il y a un parquet qui a donné du grain à moudre à, je veux dire, une organisation totalement… C'est une mascarade.

C'est-à-dire, c'est pas que loufoque.

15:37
Invité

Il faut trouver le terme adapté.

15:39
Anasse Kazib

C'est tellement… Enfin, déjà, ils étaient seuls. Moi, je pense que c'est une grande victoire parce que par rapport aux autres procès qui ont existé, notamment qu'Elsa a plaidé d'autres camarades. Généralement, ils sont sept, huit, neuf organisations et associations sionistes qui sont là. Là, ils étaient seuls. C'est-à-dire que je pense qu'il n'y avait personne qui avait envie de se coller à eux face à révolution permanente. Ça, c'est une… Enfin, je veux dire, moi, sincèrement, mon scénario du matin, c'était d'arriver, qu'il y a des gens, limite, avec des pancartes qui essayent de m'insulter ou quoi que ce soit. une bordélisation. Enfin, je me suis dit, ils vont se faire plaisir.

Je veux dire, on a fait une telle campagne à l'échelle internationale. Il y avait l'AFP, le Monde, le Monde Diplo, Mediapart, Libération, le Figaro. Le Média aussi. Le Média aussi, pardon. J'y suis, c'est pour ça que je ne vous ai pas cité en particulier. Les meilleurs vers à la fin. Bien sûr. Mais je veux dire, par là, c'est aussi une tribune qu'eux cherchent. Et je m'attendais à ça. Et au final, en fait, ils étaient seuls, isolés. Et le pire, c'est qu'en fait, il n'y a même pas de conclusion.

16:50
Invité

Il n'y a pas d'écriture.

16:51
Anasse Kazib

Il n'y a pas d'écriture. Pour ceux qui connaissent un peu la justice, généralement, quand on est convoqué, il y a vos avocats à vous qui font des conclusions, qui expliquent ce qu'ils vont plaider, pourquoi vous n'êtes pas, on considère que vous n'avez commis aucun crime. Et puis, la partie adverse, elle se doit quand même de prendre un stylo bic et une feuille à quatre et écrire quand même pourquoi tu es un apologue du terrorisme. Tu as fait une plainte signée par 50 avocats, va jusqu'au bout. C'est-à-dire qu'ils sont tellement fantaisistes, ces gens-là, qu'ils viennent le jour d'un procès comme celui-là avec rien.

C'est-à-dire qu'ils ne sont même pas capables d'avoir mis un document sur table pour expliquer pourquoi ils attaquent. Parce qu'ils savent qu'il n'y a strictement rien et que la seule chose qu'eux veulent de ces procès-là, c'est d'essayer d'en faire du trollage général, d'essayer de salir les gens et d'avoir une tribune politique. Et ils n'ont pas eu cette tribune. La seule tribune qui a existé, ça a été la nôtre et ça a été celle de la dénonciation et de la criminalisation des soutiens au peuple palestinien. Le procès qu'on a voulu faire du génocide en Palestine et ça, ça les a mis mal, je veux dire.

Donc, pour moi, il va falloir qu'on se penche de plus en plus sur cette organisation-là parce qu'il y a un parquet qui leur donne du grain à moudre et ça, c'est quand même profondément scandaleux. C'est-à-dire qu'ils ressortent comme ça, ils t'attaquent et puis il y a un parquet qui dit « Ah tiens, bah lui, je vais le choper et je vais enquêter sur ce qu'il dit ou il ne dit pas, etc. » Et ça va même bien plus loin que la question de la Palestine. On prend mes paroles, mes meetings sur Naël, sur l'imam Majoubi, si vous vous souvenez, c'était l'imam qui avait dit les drapeaux tricolores qui a été expulsé par Darmanin. On va dire qu'il soutient des imams, etc.

C'est vraiment une volonté de faire taire la parole politique et celles et ceux qui s'expriment avec lesquels ils ne sont pas d'accord.

18:46
Présentateur

Avec plusieurs accusations fourre-tout basées sur du racisme au final.

18:51
Anasse Kazib

Et il y a autre chose que ça montre, en tout cas, ce report-là. C'est que, bon, si on était apologue du terrorisme, je veux dire, d'un point de vue juridique et judiciaire, ça va. Parce que, franchement, l'apologue du terrorisme pour des propos soi-disant, au mois d'octobre 2023, on a le temps de reporter fin 2026 après des massacres et des massacres du peuple palestinien. Il y a un groupe qui dirait du laxisme vis-à-vis de la lorologie. Oui,

19:20
Invité

c'est ce qu'il fallait. Il fallait appeler ces news.

19:24
Anasse Kazib

Ils peuvent dire ça. Nous, ça nous allait très bien de pouvoir plaider et de faire le truc aujourd'hui. Parce que je pense que de toute façon, comme tu l'as dit, la situation, elle est tellement terrible aujourd'hui. Je veux dire, on a eu encore cet éclat dans l'obscurité qui a été la flottille pour la liberté, l'action des dockers de Marseille ou de Gênes, etc., qui ont montré que la situation se réchauffe. Il y a un sursaut nouveau. Ce n'est pas encore la révolution, je ne sais quoi, mais il y a quand même une nouvelle étape qui est en train de réapparaître dans la période pour le peuple palestinien.

Et je pense que c'est bon courage pour aujourd'hui essayer de condamner des gens qui dénoncent un génocide. Donc l'un dans l'autre, dans un an, je dirais, malheureusement, les morts en Palestine ne vont pas sortir des tombes et on va au contraire encore voir plus de morts et avoir encore plus d'informations sur ce qu'a été la réalité de ce génocide avec peut-être quelque chose qu'on est tous en train de suivre, c'est la situation entre Israël et l'Iran, la possibilité d'un affrontement important au Moyen-Orient si les États-Unis rentrent aussi dans la chose et donc on va être dans une autre stratosphère d'ici un an.

20:39
Présentateur

Alors Elsa, est-ce que ce qui peut nous permettre de contester ce délit d'apologie du terrorisme, c'est aussi d'établir un parallèle sur le fait que ceux qui se font les apologues des crimes de guerre et de génocide à Gaza ne sont jamais poursuivis. On entend très peu de procédures pour apologie de crimes de guerre contre des voies du sionisme, est-ce que cela permet de contester justement ce délit, les fondements de ce délit d'apologie du terrorisme ?

21:10
Invité

Exactement, en fait ça le permet sur un terrain politique parce que sur un terrain juridique ils ont un peu tout prévu, c'est-à-dire qu'ils vont vous dire moi je ne suis pas là pour juger un tel, moi je suis là pour juger ce dossier-là donc eux ils ont tout le temps des démarches de dépolitiser les choses mais bien sûr et d'ailleurs c'est une des conséquences moi je parle beaucoup de, enfin depuis un an et demi du coup Anas le disait mais j'en ai plaidé un certain nombre des dossiers d'apologie du terrorisme et en fait c'est aussi un des effets pervers de cette loi de 2014 du parti socialiste qui ressort l'apologie du terrorisme du délit de presse contrairement à l'apologie de crimes de guerre et l'apologie de génocide etc donc en fait ce qui permet pour l'apologie du terrorisme de poursuivre avec les moyens antiterroristes de poursuivre en comparution immédiate de condamner jusqu'à 7 ans de prison etc d'avoir des délits de prescription très long puisqu'en droit de la presse ces 3 mois voilà en apologie du terrorisme c'est des années alors que pour le reste pas du tout mais en fait c'est très politique parce que je pense que dès 2014 le parti socialiste quand il faisait ça il voyait comment est-ce que cet outil-là pouvait permettre si tu l'utilisais de manière extensive de réprimer tout un pan du débat public qui pose beaucoup plus de problèmes à la France parce qu'en fait effectivement à partir du moment où on est dans un pays où on nous explique qu'il n'y a absolument pas de génocide en cours je veux dire personne n'est en train de faire de l'apologie du génocide ici je veux dire pour les procureurs ce qu'il a écrit Eric Dupond-Moretti dans sa circulaire du 10 octobre 2023 c'est très clair c'est maintenant vous tous les procureurs vous poursuivez tous les gens qui il a dit deux choses qui arborent le drapeau du Hamas moi j'ai eu aucun dossier de ce cas je ne sais pas qui arbore le drapeau du Hamas mais globalement c'est très marginal moi j'ai pas eu connaissance de dossier comme ça ou qui présentent le 7 octobre comme une légitime résistance à Israël et c'est là-dedans que se sont engouffrées toutes ces procédures puisque déjà c'est pas la définition du code pénal c'est la définition d'Eric Dupond-Moretti et ensuite c'est là que ça permet un débat extrêmement confus et extrêmement large qui consiste à dire toutes celles et ceux qui présentent mais même pas le 7 octobre parce qu'il y a plein de gens qui critiquent le 7 octobre le mode d'action mobilisé etc.

mais qui par contre disent bah oui ça s'inscrit dans un contexte colonial préexistant l'ensemble des organisations du mouvement national palestinien que tu sois d'accord ou pas avec ça s'appelle la résistance etc.

et ça c'est des trucs que les procureurs ont poursuivi massivement alors qu'effectivement quand on regarde l'état du débat public il y a des gens qui disent des abominations matin, midi et soir enfin je veux dire je sais même pas moi c'est évidemment des choses qu'on soulevait dans le cadre de la défense d'Anas en disant on voit bien que le problème c'est pas la radicalité du débat public parce qu'en fait c'est qu'une radicalité à sens unique parce que tous les gens qui expliquent que les Gazaouis c'est des cancers qu'en réalité il faut les tous parce que c'est des gens très autorisés c'est pas que des fous enfin c'est Caroline Fourest je veux dire c'est des macronistes plus ou moins radicalisés qui expliquent de manière très tranquille

23:50
Présentateur

c'est parfois des élus de la nation Caroline Yaldan anciennement Meilleur Habib aussi

23:55
Invité

Meilleur Habib qui explique de manière très très très tranquille que les enfants qui meurent à Gaza c'est des victimes collatérales que ça a absolument rien à voir etc avec une radicalité mais sans nom je veux dire il y a une surenchère permanente il y a des gens qui expliquent que c'est pas un génocide parce que la population augmente enfin c'est immonde et ce que je veux dire c'est que c'est ça c'est à ça que ça a l'apologie du terrorisme c'est très précis le ciblage c'est pas que ça réprime la liberté d'expression non plus de manière abstraite c'est ça sanctionne des positions politiques données et ça sanctionne les positions politiques qui dans le contexte particulier effectivement critiquent et Paul le disait moi je suis d'accord posent problème à la France pourquoi ?

parce que la réalité c'est que s'il y avait des centaines de milliers de personnes qui étaient d'accord avec la politique internationale d'Emmanuel Macron il n'aurait pas besoin d'utiliser l'apologie du terrorisme de cette manière la réalité c'est qu'il y a un décalage énorme entre la position du gouvernement français le discours dans les médias parce que je veux dire les médias c'est irregardable et le sentiment de l'immense majorité de la population il y a le mouvement palestine mais même au-delà de ça des gens qui vont pas forcément manifester précisément parce qu'il y a la répression moi je discutais avec ma grand-mère qui me disait j'allume la télé je sais pas si j'ai envie de vomir ou de pleurer pardon je finis sur ça j'arrête sur ça mais l'apologie du terrorisme en tout cas c'est ça c'est que ça permet de réprimer seulement un côté du débat public et bien le côté qui pose problème aux intérêts français quoi Paul tu es d'accord avec ce que tu viens d'entendre oui oui mais en fait il y a un décalage effectivement entre ces associations donc beaucoup sont des coquilles vides c'est de la bouffonnerie en bande organisée c'est ça l'expression enfin c'est des gens pas très sérieux qui ont des propos etc.

mais qui viennent aider à l'instrumentalisation politique de l'apologie du terrorisme et de l'autre côté la tâche politique immense parce que ce qu'on ce qu'on lutte c'est le discours du pouvoir du gouvernement et ça ça vaut surtout c'est à dire que pareil on pourrait faire le parallèle mais sur la question de l'islamophobie à partir du moment où vous avez des responsables politiques qui disent ça n'existe pas je vous rappelle qu'on a passé là dernièrement des semaines avec des gens qui le disent entre guillemets ou pas il faut briser le consensus qu'ils essayent de créer sur l'inexistence du gélosie de l'islamophobie de tout de toutes ces notions politiques que justement les gens qui sont attaqués réprimés essayent de maintenir dans le débat public mais pas juste par des mots par des luttes en fait c'est ça le truc c'est que c'est toujours le départ à la base c'est des individus qui se battent sur leurs propres conditions et il y a un décalage immense et en même temps moi si j'ai envie d'être optimiste c'est justement moi je me rappelle quand je suis revenu de Palestine je me suis peu investi dans le milieu pro-palestinien ici etc parce que je trouvais que le débat était très on va dire gelé autour de la question des deux états et d'espèces de répétitions un peu machinales du monde d'Oslo qui n'a jamais marché qui permettait aussi

26:35
Présentateur

de ne pas se mettre en danger notamment sur cette question

26:38
Invité

peut-être mais je pense qu'il y avait vraiment aussi un décalage encore une fois entre le contexte sur place où tout le monde sait très bien que Oslo n'était un piège et un échec total où 50% de la population en Cisjordanie par exemple a une vingtaine d'années et n'a connu que la colonisation que les horreurs de ce mode de vie et la situation française et en fait ce que j'observe c'est que en tout cas dernièrement le mouvement palestinien il a dans la durée ce que disait Anas il commence il a des phases d'intensification ou pas mais il dure il n'est pas comme on l'a connu en France des fois où il y avait quelque chose qui se passait à Gaza un massacre on manifestait puis ça s'arrêtait il y a durablement un mouvement qui se construit deuxièmement que les coordonnées françaises du débat se déplacent qu'on commence à entendre parler d'autre chose à parler d'état binational qui est une voix portée par différentes organisations y compris palestiniennes depuis longtemps que l'on commence à comprendre et à réinvestir le mot colonial aussi sur la qualification ceux qui connaissaient le sujet l'ont toujours fait mais enfin je trouve que ça prend une ampleur notamment dans les publics y compris jeunes qui est intéressante et qui là politiquement c'est encore une fois quelque chose qui gêne donc voilà c'était pour essayer d'être optimiste mais sinon je suis d'accord avec ce que l'ont dit les camarades

27:50
Présentateur

Anas tu as été soutenu par LFI mais comment juges-tu cette forme de silence ou de frilosité qui existe quand même dans la gauche institutionnelle sur cette répression des voix pro-palestiniennes

28:06
Anasse Kazib

parce que d'une part ils sont partie prenante malheureusement ou je ne sais comment dire mais de la loi de 2014 déjà le parti socialiste ne va pas se dédire il a participé à la réécriture de cette loi et qu'en son temps lorsqu'il était au pouvoir il faisait la même chose moi je me rappelle en 2014 la répression incroyable qu'il y avait enfin Valls interdisait l'ensemble des manifestations palestiniennes ça il ne faut jamais il ne faut jamais l'oublier et donc c'est pour ça qu'ils essayent aujourd'hui d'afficher une forme de discours ou comme quoi ils auraient dit déjà que c'est un génocide depuis longtemps alors que ce dont on a connaissance c'est qu'il disait dès le départ que l'état d'Israël avait le droit de se défendre moi je me rappelle aussi de Marine Tondelier qui disait qu'elle avait entendu à la Ouakbar place de la république donc il y a eu de ça après oui c'est clair et net que la gauche institutionnelle elle reste dans une position on va dire au centre où ni d'un côté elle abonde dans le sens des macronismes mais de l'autre côté elle nous laisse prendre les coups et qu'au final en vérité moi je trouve qu'ils sont plutôt idiots d'agir comme ça parce qu'ils voient bien que dans la radicalisation du débat politique et public etc qu'en réalité ceux qui sont en train d'avancer c'est le bloc bourgeois c'est le bloc réactionnaire qui est en train d'avancer la fausse sociale démocratie qu'on essaye de vendre où en fait on pourrait encore essayer de gratter quelques acquis sociaux on pourrait essayer de faire deux trois petites bricoles façon Hollande et autres ils voient bien qu'aujourd'hui enfin je veux dire quand on est dans un moment où c'est la course à la remilitarisation c'est la course à la dissolution d'organisations politiques antifascistes palestiniennes etc mais également la volonté on voit comment Rotaio est en train d'agir aujourd'hui où ils veulent tous s'inspirer de ce qui se passe par exemple avec Trump et les prisons du Salvador etc donc je veux dire que la gauche elle est totalement mise en minorité et elle pense que par son silence par le fait de continuer à être totalement à l'extérieur de ce qui est en train de se passer va leur permettre de continuer à être toujours c'est toujours cette fameuse volonté d'être respectable d'être la gauche respectable etc qui respecte quand même les institutions qui laisse la place à la justice etc l'indépendance de la justice je suis désolé mais l'indépendance de la justice ça n'existe pas il n'y a pas d'indépendance de justice parce que tout ce dont on est en train de parler est le sous-produit de lois qui sont arrivés au parlement et qui viennent de positions politiques défendues par des groupes politiques et donc ce n'est pas vrai en fait de croire que ce n'est pas un juge un matin il s'est dit subjectivement qu'est-ce que j'ai envie de condamner pas condamner etc non ils partent à partir de textes de lois etc avec lesquels ils répriment on a parlé de la circulaire Dupond-Moretti qu'est-ce que c'est sinon éminemment politique donc il y a quelque chose comme ça qui est en train de se passer et moi je veux dire un dernier truc là-dessus il faut que les gens tirent aussi les bilans de ces fameuses alliances électorales qu'on nous ressort toutes les deux élections où on nous dit ah finalement il faut faire barrage au fascisme mais ils sont où ces gens-là quand on expulse des imams ils sont où ces gens-là lorsque un porte-parole d'une organisation politique qui est racisée et qui est syndicaliste aussi se fait attaquer ils sont où quand la jeune garde se fait dissoudre ils sont où quand l'urgence palestine est menacée de dissolution où ils sont parce que si ces gens-là en fait ils sont censés faire barrage contre le fascisme je pense qu'on peut tous s'entendre sur le fait qu'on n'est pas sous un état fasciste et que le macronisme n'est pas le fascisme s'ils ne sont même pas capables de répondre à la dissolution mais qu'est-ce qu'ils vont faire demain s'il y a un Pinochet ou s'il y a un Adolf Hitler ou je ne sais quoi ces gens-là ils vont être c'est eux qui vont être en première ligne mais ils n'arrivent même pas en fait à lutter contre Rotaillot ils n'arrivent même pas à lutter contre un gouvernement qui est ultra minoritaire qui n'arrive même pas à faire passer un texte de loi depuis plusieurs mois

32:08
Présentateur

mais c'est ça le péché originel c'est que ces gens dont tu parles ont été écartés du pouvoir alors qu'ils avaient fait front à l'entre-de-tout Paul peut-être a quelque chose à dire là-dessus aussi ils ont fait front et finalement Emmanuel Macron a choisi la droite et la droite avec des airs quand même très forts d'extrême droite

32:29
Anasse Kazib

et aujourd'hui c'était couru d'avance je veux dire penser qu'Emmanuel Macron et que le pouvoir bourgeois allaient laisser comme ça des gens sous prétexte d'une élection mettre à terre la quasi-intégralité des lois du gouvernement d'Emmanuel Macron la réforme des retraites etc c'est là notre grand désaccord notamment en tant que militant révolutionnaire c'est qu'on ne croit pas en fait que sous prétexte d'une élection le système en fait accepte comme ça 5 ans après 5 ans d'un côté tendre à gauche tendre à droite et comme ça nous on considère qu'au contraire la démonstration qu'on a fait aujourd'hui par exemple c'est qu'à travers un bloc de résistance à travers un arc de force important on pense qu'on est capable de faire reculer en fait les décisions de justice et la répression et que s'il y avait plein de rassemblements comme ça parce que moi je suis porte-parole d'une organisation politique je suis un syndicaliste que les gens connaissent je suis une personnalité qui est connue mais moi je pense à toutes celles et ceux qui sont des anonymes et qui eux n'ont même pas une pancarte à l'extérieur qui les attend et c'est ça la réalité et qu'en fait nous on a envie aussi à travers ça de montrer qu'il faudrait qu'en vrai il y ait des rassemblements importants à chaque fois pour que ça s'arrête pour que derrière la justice se dise et les parquets se disent ah non on arrête les gens pour la Palestine parce qu'on va avoir encore 3000 personnes là comme on en a eu hier avant-hier etc ça suffit mais tant qu'ils se disent bon au pire quand il y a Naskazib on sait qu'il y a du monde mais pour Karim Fatima et tous les autres derrière eux on va continuer à les faire passer en comparution immédiate il y a centaines

34:04
Invité

il me semble déjà de procédures où elle est dans le tout

34:07
Locuteur

elle est l' ghost dans le compagnon où elle记it ça 3 dans le compagnon