"Il faut un grand plan Marshall" pour les sapeurs-pompiers, demande Matthieu Valet, eurodéputé RN
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:28OuverteRéponse directe
Parlons d'abord des pompiers. Ce sont eux les grandes figures de l'actualité de cet été 2026 face aux incendies et donc en grève pour demander plus de moyens.
- 3:15OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qui, aujourd'hui, pêche ? Est-ce que c'est l'organisation par département avec ces SDIS ?
- 5:39OuverteRéponse partielle
Le plan climatisation que propose le Rassemblement national depuis plusieurs mois, où en est-il et est-ce qu'il est chiffré ?
- 9:14RelanceRéponse directe
Le Rassemblement National plaide pour plus de nucléaire, mais on voit cet été qu'il y a aussi des limites, avec les méduses sur la centrale de Gravelines ou la Garonne trop chaude à Golfech. Est-ce que ça ne prouve pas qu'il faut un mix énergétique reposant sur plusieurs piliers costauds ?
- 13:31OuverteRéponse directe
Le gouvernement envisage visiblement un déficit à 4,9% du PIB en 2027, à peine mieux que cette année, 5,1%. Est-ce que c'est un budget qui est en train de se construire, qui vise à ne froisser personne autant que possible, puisqu'on est juste avant une présidentielle ?
- 17:43FerméeÉludée
Le Front National compte durcir les conditions d'immigration. Est-ce que parallèlement, en termes de rééquilibre, il compte également durcir les conditions d'attribution des indemnités chômage ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:54Invité politiqueFait
« D'abord, moi je rends hommage à nos sapeurs-pompiers. Ils l'ont dit, ils ne veulent pas être qualifiés d'héros, ils veulent des moyens. »
- 1:23Invité politiqueChiffre
« Vous savez qu'il y a 1000 fourgons engin incendie liés au feu de forêt en moins depuis 10 ans. »
- 1:32Invité politiqueFait
« Les cadadères qu'Emmanuel Macron prétend avoir achetés ne sont toujours pas livrés. Les premiers arriveront en 2028 et les seconds, si j'ose dire, en 2032. »
- 2:17Invité politiqueFait
« On attend qu'on ait quatre pompiers qui soient morts cet été. Je pense notamment à Anthony et Wilfried qui sont décédés près de Mérignac à Bordeaux. »
- 2:22Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui, on a 44 000 sapeurs-pompiers professionnels. On a 200 000 volontaires. »
- 2:53Invité politiquePromesse
« Il faut un grand plan Marshall, un grand plan d'investissement pour nos sapeurs-pompiers avec, évidemment, des choses chiffrées, des choses concrètes. »
- 4:15Invité politiqueChiffre
« Sur les énergies intermittentes, 7 milliards d'euros. Sur l'immigration, 15 milliards d'euros. »
- 4:40Invité politiqueFait
« En 2029, toutes les sommes payées par les Français au titre de l'impôt sur le revenu, c'est-à-dire les sommes que prélève l'État sur le fruit de travail des Français, des particuliers, eh bien, ça sera dédié au paiement des intérêts de la dette. »
- 5:52Invité politiqueFait
« On veut d'abord climatiser, par exemple, les EHPAD, les établissements sanitaires. »
- 6:50Invité politiqueFait
« On vient d'avoir à Amiens un commissariat de 45 millions d'euros. On se dirait que dans un État moderne, dans un État stratège, dans un État qui lui-même lance la fabrication de nos commissariats, il va adapter aux changements climatiques. »
- 9:53Invité politiqueFait
« Je rappelle que Fessenheim, cette centrale nucléaire a été fermée par M. Hollande et validée par M. Macron définitivement pour des accords avec des écologistes. »
- 11:06Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron, avec du retard à l'allumage comme d'habitude, a annoncé un plan d'investissement en 2022. »
- 12:51Invité politiqueFait
« La réalité, c'est qu'aujourd'hui, Emmanuel Macron va laisser un pays au bord de la banqueroute, un pays au bord de la faillite, un pays où toutes les crises s'acculent. »
- 23:51Invité politiqueChiffre
« Vous savez qu'il manque pour moi 10 000 OPJ si on voudrait traiter toutes les procédures judiciaires. »
Temps de parole
- Matthieu Valet73 %
- Présentateur16 %
- ?5 %
- Locuteur 13 %
- Locuteur 22 %
≈ 17,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Un été de feu et de canicule, des pompiers en grève et déjà la bataille du budget 2027. A huit mois de la présidentielle, le Rassemblement National dit être prêt à gouverner. Mais que votrait-il dès maintenant ? Que fera-t-il demain ? Et avec quel argent ? Posez vos questions à notre invité au 01 45 24 7000 ou par message sur WhatsApp à ce même numéro ou sur l'appli Radio France. Bonjour Mathieu Vallée.
Bonjour François Geoffrey.
Vous êtes député européen du Rassemblement National et conseiller municipal à Lille. Parlons d'abord des pompiers. Ce sont eux les grandes figures de l'actualité de cet été 2026 face aux incendies et donc en grève pour demander plus de moyens. Déçus de leur rendez-vous hier avec le ministre Laurent Nunez. Manifestation à Paris, ce sera fin septembre. Mais dans un contexte où il n'y a plus d'argent nulle part, est-ce qu'on va réussir à satisfaire leur demande d'être mieux équipé
? D'abord, moi je rends hommage à nos sapeurs-pompiers. Ils l'ont dit, ils ne veulent pas être qualifiés d'héros, ils veulent des moyens. Donc, moi je suis étonné que dans la sixième puissance du monde, il n'y ait pas une cagoule anti-feu qui soit digne de ce nom, qui filtre les particules, qui peut leur permettre de faire face à des incendies violents, comme on l'a vu en Gironde, dans le Var ou même aujourd'hui dans Nord-Pas-de-Calais ou dans les Landes. Et donc, on attend aujourd'hui, en 2026, que les sapeurs-pompiers soient au bout du bout et qu'ils aient consacré toute leur force à nous protéger face au méga-feu qu'a connu la France et qu
'elle
connaît encore aujourd'hui, pour leur acheter des cagoules dignes de ce nom. Enfin, il y
a
des choses que je ne comprends pas. C
'est un manque de
moyens ou c'est que
l'innovation n'existe pas à ce stade ? Il y a un grand manque de moyens,
mais vous savez qu'il y a 1000 fourgons engin incendie liés au feu de forêt en moins depuis 10 ans. Vous savez que les cadadères qu'Emmanuel Macron prétend avoir achetés ne sont toujours pas livrés. Les premiers arriveront en 2028 et les seconds, si j'ose dire, en 2032. Ils
sont
effectivement commandés et ça met du
temps. Oui,
mais gouverner,
c
'est prévoir. Donc, ça fait 10 ans qu'il est au pouvoir, mais c'est comme les places de prison, c'est comme la police nationale et la gendarmerie. Tout le monde est à l'os et aujourd'hui, on constate bien que tout le monde, en fait, va être dans la rue. Les policiers ont manifesté des bugies, ils n
'ont
pas obtenu de gain de cause. Les sapeurs-pompiers, vous l'avez dit, le 29 septembre sont dans la rue. Et moi, pardon, mais il faut aujourd'hui que cette loi de modernisation de la sécurité civile, il y
a
eu un beau veau de la sécurité civile qui n'a pour l'instant débouché sur rien. On attend qu'on ait quatre pompiers qui soient morts cet été. Je pense notamment à Anthony et Wilfried qui sont décédés près de Mérignac à Bordeaux. Et bien, pour que cette loi soit présentée, nous nous annonçons début septembre. Donc, évidemment que nous, on est prêt à siéger l'Assemblée nationale avant l'heure, puisque normalement, les députés reprennent le chemin de l'école, si j'ose dire, fin septembre, début octobre. Donc, la réalité, c'est que oui, sur les moyens, les effectifs, vous avez vu qu'ils réclament 21 000 sapeurs-pompiers en recrutement. Aujourd'hui, on a 44 000 sapeurs-pompiers professionnels.
On a 200 000 volontaires. Et la réalité, c'est que ce n
'est
pas suffisant pour faire face aux feux de forêt. Puis, j'ai vu qu'il y avait eu des querelles entre les départements pour permettre de mettre à disposition des sapeurs-pompiers professionnels. C'est pareil. En 21e siècle,
il
faut qu'on puisse libérer facilement des sapeurs-pompiers professionnels pour aller sur les feux. Il faut que, par exemple, dans les administrations, ça n
'a
pas été une doctrine tout de suite adoptée par le ministère de l'Intérieur. On puisse libérer des policiers, des gendarmes ou l'ensemble des fonctionnaires pour pouvoir soutenir leurs frères d'armes. C
'est tout ça qu'il faut mettre
dans ce
projet de loi de modernisation de la sécurité
civile. Il faut un grand plan Marshall, un grand plan d'investissement pour nos sapeurs-pompiers avec, évidemment, des choses chiffrées, des choses concrètes. Puisque hier, les sapeurs-pompiers, en tout cas leurs neuf représentations syndicales, ce qu'ils ont reproché au ministère de l
'Intérieur,
c
'est
de ne pas assez être concret, précis et donner des échéances avec des engagements, finalement, sur les sapeurs-pompiers. Si on doit
moderniser, c'est que la structure actuelle ne fonctionne pas. Qu'est-ce qui, aujourd'hui, pêche ? Est-ce que c'est l'organisation par département avec ces fameux SDIS, les services départementaux d'incendie de secours ? Est-ce que c'est la coordination avec l'État ? Est-ce que un SDIS n'est pas proportionné pour un méga-feu, comme on a vu en Gironde ? Non,
mais je vous ai dit qu'il fallait développer la coordination entre les services départementaux d'incendie de secours. Aujourd'hui, vous savez que ce sont en partie financés par les départements, mais aussi par les établissements intercommunaux. Donc, il y
a
un certain nombre de financements qui sont, vous savez, nous. Donc là, c'est le millefeuille qui pose problème pour vous. Mais dans la France, c'est globalement toute cette technocratie qui pose problème.
Et donc quoi ? On supprime l'échelon départemental ?
Mais nous, on a entamé une réflexion. On estime que d'abord, le maire, c'est le meilleur échelon. Ensuite, au niveau national...
Mais chaque mairie ne
peut
pas
avoir
son bataillon. Non, mais
bien sûr. Mais typiquement, les régions, c'est une structure d'un millefeuille administratif, aujourd'hui, qui est superflu. Voilà, on a les départements, les régions... Les régions,
là, n
'interviennent pas dans les faits. Non,
mais
je sais bien. Mais il faut qu
'on
fasse des économies. Donc, on ne
peut
pas dire qu'on va financer plein de choses. Et derrière, on économise sur rien. Bon, vous savez que nous, on a donné une palette d'économies sur beaucoup de sujets. Sur les énergies intermittentes, 7 milliards d'euros. Sur l'immigration, 15 milliards d'euros. Sur aussi ce millefeuille administratif et ses agences, l'ARCOM, l'ADEME. Alors, je sais que ça chagrine les écologistes. Mais enfin, il faut bien trouver et proposer des économies. Nous, on les propose. Et je ne
sais
pas si vous êtes au courant. Mais si on continue avec un train de vie qui est au-dessus de nos moyens, comme on le fait actuellement, en 2029, toutes les sommes payées par les Français au titre de l'impôt sur le revenu, c'est-à-dire les sommes que prélève l'État sur le fruit de travail des Français, des particuliers, eh bien, ça sera dédié au paiement des intérêts de la dette. Ça veut dire qu
'on
ne financera plus les sapeurs-pompiers, les policiers, les gendarmes, les magistrats, les médecins, les soignants, les hôpitaux. On financera les intérêts de nos créanciers. On financera tout ça à la fois, mais la dette continuera
de se poser. Ah ben non, on
financera pas ça à
la fois. On financera tout. On n'arrêtera pas de payer les fonctionnaires.
Oui, enfin, vous me direz, si j'écoute Jean-Luc Mélenchon, il veut brûler les dettes de la France en croyant que ça va résoudre les problèmes et que finalement, on rentrerait dans une grave crise financière nationale et européenne. Non, nous, on est sérieux, on propose des économies sérieuses. Et en réalité, oui, vous avez raison de me poser la question. Sur ces économies qu'on fera, on les dépensera, on les investira, sur la sécurité. Mais enfin, c'est l'ADN de mon parti. Donc nous, on n'a jamais entendu qu'il y
ait
des méga-feux, des drames et des situations de crise qu'on connaît actuellement pour faire ces propositions.
Et
je rappelle
que vous êtes aussi ancien porte-parole du syndicat indépendant des commissaires de police. Donc, je résume, un grand plan Marshall pour la sécurité civile. Il y a aussi cette question, restée un peu en suspens au début de l'été. Là, on arrive à la fin, on espère, d'une énième vague de chaleur, avec des températures encore aujourd'hui autour de 38-40 selon les régions. Le plan climatisation que propose le Rassemblement national depuis plusieurs mois, où en est-il et est-ce qu'il est chiffré ?
Oui,
mais en fait, si vous voulez, on est sur un investissement assez conséquent lié à la climatisation.
On
veut d'abord climatiser, par exemple, les EHPAD, les établissements sanitaires. On a des personnes de notre population les plus fragiles, les administrations également, en particulier les écoles, les crèches et les établissements scolaires, parce qu
'on
ne peut pas faire accueillir et faire étudier nos enfants dans des fournaises et dans des bouleurs thermiques qui sont à 30-35 degrés et même parfois obligés de fermer ces établissements et les empêcher d'avoir cours parce qu'il y a cette problématique du réchauffement climatique et des canicules qui s'enchaînent. Je rappelle que depuis le début de l'été, mais même depuis fin et début juin, on enchaîne des vagues caniculaires comme on le connaît actuellement dans notre pays et hier était la journée la plus chaude. Mais oui, nous avons un plan d'incidence pour faire simple, parce que je ne
veux
pas noyer des chiffres vos auditeurs, mais en réalité, ce qu
'on
veut, c'est nous équiper sur 10 ans. Alors d'abord, sur une première tranche de 5 ans, on est des gens sérieux, on ne
peut
pas promettre de raser gratis, surtout avec les finances que vous connaissez actuellement, que M. Macron nous laisse. Mais en tout cas, on veut d'abord équiper les administrations prioritaires et ensuite, on va inciter les Français à pouvoir installer, équiper leurs logements de systèmes de climatisation. Mais regardez, je ne sais pas si vous avez entendu, je l'avais déjà dit sur d'autres médias, mais on vient d'avoir à Amiens un commissariat de 45 millions d'euros. On se dirait que dans un État moderne, dans un État stratège, dans un État qui lui-même lance la fabrication de nos commissariats, il va adapter aux changements climatiques. Il n
'y a
pas de clim, les vides sont fermées, il n
'y a
pas d'adaptation pour que les agents puissent travailler en période caniculaire, donc des fois, il fait 30, 32 degrés dans les locaux. Est
-ce qu'on accueille des victimes
dans ces conditions-là ? Est-ce qu'on fait travailler des policiers dans des conditions extrêmes ? Dans un commissariat de 45 millions d'euros où les portails ne fonctionnent plus, où il n
'est
pas adapté aux changements climatiques, et où finalement, les problèmes s'enchaînent parce qu'il est bourré de malfaçons. Ce n
'est
pas la manière digne de dépenser
les agents de Français. Dans
ce commissariat, vous mettez la clim dans les commissariats,
je
l'entends, dans les hôpitaux, les EHPAD, les écoles. On commence d'abord par les hôpitaux,
les EHPAD, parce que vous avez vu que les hôpitaux, c'était la honte de la France, la honte du monde entier, de
remettre
des couvertures anti-feu et des couvertures de protection aux fenêtres, parce qu'il n
'y
a pas de climatisation.
Et on en parlait avec nos invités à 7h50 juste avant vous. Donc là, c'est un financement de l'État, si je vous suis, si ce sont dans
les hôpitaux.
Ça sera des emprunts qui seront financés par les particuliers, que l'État soutiendra. On a présenté avec Thomas Ménager, par exemple, un nouveau système. Vous savez, ma prime rénov', nous, on a proposé un système différent. Ou dire que moi, en particulier, je pourrais prêter à l'État ? Non,
non, non, c'est l'État
qui vous soutiendra avec des taux d'intérêt très bas.
Mais
pour les hôpitaux ? Pour les hôpitaux, oui, l'État investira sur un budget de remodernisation. Mais oui, vous savez, l'hôpital, ça fait un moment qu'on dit qu'il faut changer le fonctionnement de l'hôpital. Là
aussi, il y a
un millefeuille. Hôpitaux, c'est plutôt géré par les collectivités et par un financement étatique. Les écoles, le bâti, c'est la
commune. Oui, bien sûr,
les collèges, c
'est
les départements et puis les lycées, les régions. Mais même, vous avez les
agences.
Vous n'avez pas un chèque global de l'administration Rassemblement National qui arriverait au pouvoir en 2027 sur la climatisation ?
Non, mais d'abord, quand on veut arriver... Vous n
'avez pas
fait un
chiffrage global ? Plusieurs milliards d'euros sur lesquels Jean-Philippe Tanguy a présenté le projet. Simplement, ça sera un package global. Vous savez que si on produit en France, on fait moins de pollution. Vous savez que si on protège nos frontières et nos États membres de l'Union européenne, singulièrement la France, de produits qui viennent de Chine, qui viennent du monde entier, sur lesquels on n'impose rien, alors qu
'à
nos entreprises, on impose tout, y compris nos agriculteurs. Oui, c'est un package complet. Il n
'y a
pas uniquement la climatisation qui est liée à cette lutte contre le réchauffement climatique et à cette lutte contre les bouillards thermiques.
Mathieu Vallée, vous êtes député européen du Rassemblement National. Vous avez parlé des énergies intermittentes, que sont l'éolien et le solaire, selon votre vocabulaire. Le Rassemblement National plaide pour plus de nucléaire,
mais
on voit cet été qu'il y a aussi des limites, avec les méduses sur la centrale de Gravelines, la plus grande de France, la Garonne trop chaude à la centrale de Golfech pour la quatrième fois de l'été. Est-ce que ça ne prouve pas qu'il faut un mix énergétique reposant sur plusieurs piliers costauds et
qui puissent prendre le relais l'un de
l'autre ?
Si, alors on est pour une énergie nucléaire parce que c'est une énergie décarbonée, donc ça permet de limiter les impacts du CO2 sur l'échauffement climatique. Donc c'est pour ça que nous, nous proposons effectivement que la France soit pleinement à nouveau engagée dans le nucléaire. Je rappelle que Fessenheim, cette centrale nucléaire a été fermée par M. Hollande et validée par M. Macron définitivement pour des accords avec des écologistes. Mais est-ce qu'il faut un moratoire sur les énergies renouvelables,
le solaire et le solaire ? On
peut par exemple les barrages hydroalcooliques, par exemple sur d'autres énergies qu'on peut investir également. Mais oui, l'énergie solaire, l'énergie liée aux éoliennes, ce n
'est
pas l'alpha et l'oméga, ça coûte cher et ça ne rapporte pas autant d'énergie qu'on peut espérer.
Mais en Espagne, il y a
eu un blackout lié à toutes ces énergies intermittentes et l'Allemagne, parce qu'elle n
'a
plus fait le choix de nucléaire et qu
'elle
a voulu faire plaisir aux écologistes, elle a dû finalement rouvrir des centrales à
charbon. Mais on voit bien qu'il
faut un peu de tout et qu'il faut des panneaux solaires quand trois réacteurs nucléaires de Graveline sont à
l'arrêt.
Non, il faut plus de centrales nucléaires avec évidemment une anticipation du fait que par exemple, moi je suis du Nord, donc Graveline à Dunkerque,
je
sais très bien comment expositionner en fonction de cette centrale nucléaire, dans le sens où elle a déjà été confrontée à des problèmes d'invasion de Méduse ou des difficultés liées à cette thématique, il faut évidemment installer les EPR de deuxième génération, même de troisième génération, c'est aussi un investissement aujourd'hui qui prend du temps, qui coûte beaucoup plus cher que prévu et sur lequel on devra aller plus vite parce que ça permet aussi de bénéficier d'une énergie dans laquelle on est indépendant et sur laquelle, je le rappelle, on permet d'assurer à la France sa souveraineté et sur lequel Emmanuel Macron, avec du retard à l'allumage comme d'habitude, a annoncé un plan d'investissement en 2022.
Et
vous l'avez dit, ça va coûter plus cher que prévu, on est à 130 milliards d'euros pour la maintenance et la rénovation du parc actuel d'ici 2035, plus 70-73 milliards d'euros pour les six nouveaux EPR, ça fait 200 milliards d'euros, ça va forcément, et c'est plus cher que les réacteurs précédemment construits, ça va forcément se payer sur les factures d
'électricité.
Non mais aujourd'hui, ce qu'on paye sur les factures d'électricité, c'est les règles du marché européen de l'énergie. En fait, on indexe des prix sur des indicateurs qui ne sont pas les nôtres et qui, en fait, il faut augmenter les factures.
Je
vous rappelle qu'elles ont augmenté au mois d'août. Moi,
j
'ai même reçu un mail, je pense que vous l'avez reçu, qui indiquait que le gouvernement avait décidé sur les prix réglementés d'augmenter le prix du kWh. Donc la réalité, c'est que nous, on souhaite que... Mais
ce
marché nous a permis d'éviter le blackout quand, à
l'hiver 2023, on était en déficit.
On va aller dans le fond dans le nucléaire, et que l'Espagne et
le
Portugal, par exemple, dérogent aux règles du marché européen d'électricité, donc on ne
veut
pas en sortir, mais on veut simplement changer le fonctionnement de ces règles. Donc c'est pour ça que, comme l'Espagne et le Portugal, qui ont en moyenne 20-30% de baisse de leur facture d'électricité liée à ce changement des règles auxquelles ils bénéficient, par exception ibérique, et bien oui, nous, on n
'est
pas les dents de la farce, au même titre que l'Allemagne bénéficie d'un rabais de sa contribution au budget de
l
'Union européenne. Je ne
vois
pas pourquoi la France, elle paierait toujours plus que tout le monde, elle ferait la faillote de plus que par rapport aux autres pays de
l
'Union européenne. On
en bénéficie dans les deux sens,
quand on manque d'électricité, et le reste du temps, quand on en exporte, on
est temps rémunéré, bien sûr, sur ces prêts
exorbitants, basés sur le prix du gaz, par exemple. Je ne
vois
pas pourquoi on prend un index du prix du gaz, qui nous coûte beaucoup plus cher que le prix de
l
'électricité, sur la centrale, qui, en fait, va nous coûter la plus cher. Je caricature pour que nos auditeurs comprennent bien, parce que c'est hyper technique, et puis avec beaucoup d'humilité, moi, en tant que conseiller de la police, je découvre ça aussi depuis deux ans, ennemis quasiment en tant que député de l'Union européenne, et de la France au Parlement européen, mais voilà, donc c'est quelque chose sur lequel nous, on veut avancer. Mais vous me posez des questions sur tous ces financements, mais la réalité, c'est qu'aujourd'hui, Emmanuel Macron va laisser un pays au bord de la banqueroute, un pays au bord de la faillite, un pays où toutes les crises s'acculent.
Vous avez vu que la rentrée sociale s'annonce très chaude, sans faire du jeu de mots. Et on va parler de la sape en pompier dans la rue, les policiers, les gendarmes,
à nouveau
dans la rue en septembre. Non mais, je suis en train, je ne
sais
pas si vous en avez parlé, mais cet été, vous avez sapeau en pompier qui lutte contre les méga-feux, mais vous avez des attaques au couteau à Epinal, où le gars est considéré comme cas psychiatrique. À Toulouse, des policiers ont failli me s'y
faut
y rester à la quarantine.
Non
mais, c'est aussi des crises. Moi, aujourd'hui, il y a un gros sujet aussi sur ces organes d'État qui ne fonctionnent pas très bien, parce que le président de
la
République se fout de la gueule
du monde. Vous parlez de la rentrée sociale. Le gouvernement envisage visiblement un déficit à 4,9% du PIB en 2027, à peine mieux que cette année, 5,1%. Est-ce que c'est un budget qui est en train de se construire, qui vise à ne froisser personne autant que possible, puisqu'on est juste avant une présidentielle
? Non
mais, c'est un budget encore qui va faire les poches des Français, de ce que moi, je comprends pour l'instant. Alors, on n'a pas tous les détails et les aboutissants. Évidemment, on ne
va
pas faire de procès d'attention et attendre ce que le gouvernement va nous présenter. Mais moi, je ne fais pas de la politique fiction. Je dirais ce que M. Lecornu, au nom du gouvernement, présente comme budget. On voit
qu'il y a des réflexions.
Par exemple, un gel partiel des retraites. Ça
revient dans l
'affaire avec... Vous savez que c
'était une ligne rouge, nous, de désindexer les
retraits de l
'inflation, par exemple. Bien sûr, on ne
peut
pas faire payer à nos retraités finalement l'argent jeté par les fenêtres par le gouvernement. Nos retraités n'ont pas été les dindons de la force d'un gouvernement qui ne sait pas gérer le budget de la France.
Alors, ce n'est pas payé, c'est
moins revalorisé que ce
qu'il aurait pu être avec l'inflation.
On va appauvrir des retraités qui ont consacré toute leur vie au dur labeur de leur travail, à la sueur de leur front. On va les appauvrir et on va leur baisser leur pouvoir d'achat parce qu'on a un gouvernement qui a jeté l'argent par les fenêtres depuis presque 9 ans, j'allais dire 10 ans
l'année prochaine. Mais
la dette publique est celle, a priori, de tout le pays, de tous les Français.
Je ne suis pas content de la dette
qu'a créé le gouvernement. Nous, on n'était pas en responsabilité, ça faisait payer...
Mais vous aurez du mal à faire payer
individuellement Emmanuel Macron ou ses ministres du
budget pour la dette. Pour
assumer la responsabilité politique, et être responsable politique, ce n
'est
pas simplement avoir des voitures avec chauffeurs, des voitures avec gyrofards qui sont accordées d'ailleurs, je vois, à M. Raffarin, à beaucoup de gens. C'est faire des budgets sérieux, responsables et qui ne mettent pas, en fait, la France au bord de la banqueroute comme on le connaît aujourd'hui. Mais il faudra sans doute demander un effort à des catégories
larges de Français.
On va d
'abord demander des efforts à des gens qui ne contribuent pas ou qui ne payent pas des cotisations comme des étrangers qui bénéficient de prestations immédiatement sans contrepartie. Ce n
'est
pas raciste de dire ça. Et j'entends souvent sur notre antenne des gens qui s'en offusquent mais qui ne proposent rien à côté. On a des escrologistes qui proposent finalement de faire payer les Français honnêtes, de faire payer les retraités, mais qui ne s'attaquent pas à la dépense publique inutile, les agences de l'État. Est-ce que vous lisez les rapports du Conseil économique, social et environnemental qui s'isuent à deux participes à l'Édiena et qui nous coûtent un pognon de dingue ? Est-ce qu'en fait, on a aujourd'hui l'ARCOM et l'ADEME qui font la pluie et
le
beau-trois, qui sont élus par personne et qui n
'ont
aucune légitimité démocratique dans un pays où le général de Gaulle disait que le pouvoir suprême appartenait au peuple ?
Donc les agences
dont vous parlez, c'est aussi France Travail, le CNRS, Météo France,
ce qu'on a bien besoin. Oui, bien sûr, mais
je n
'ai
pas dit qu'on n
'a
pas besoin de toutes les agences.
Ils se sont plutôt celles que je viens
de citer
qui coûtent le plus cher.
Oui,
mais
on peut faire une cure. Non, mais tout le monde a besoin d'une agence parce que tout le monde a besoin de postes et besoin d'argent public pour vivre. Mais la réalité, c'est que nous, on n
'est
pas là pour faire plaisir aux gens, on est là pour être responsables et de proposer des économies dans un sens et des dépenses sérieuses dans un autre. Et avec quelle
méthode ? Puisque, à nouveau, on n'a pas de majorité, il faudra sans doute un 49.3, voire des ordonnances.
Oui, vous parlez
pour le budget, pardon, je pensais que si vous parliez, si on est hors responsabilité, vous parlez pour le budget qui arrive.
Je parle pour le budget qui arrive et qu'il
va falloir négocier et qu'il sera en pleine campagne électorale. Est-ce que là aussi, sur la méthode pour faire adopter ce futur budget 2027, l'ERN a des lignes rouges ? Ou est-ce que finalement, j'allais dire, avant que vous arriviez au pouvoir, qui est votre objectif, vous dites, bon, on verra bien et puis on refera un budget quand on sera en
poste ?
Non,
mais ce n'est pas
parce que l'année prochaine, c'est l
'année
présidentielle et qu'évidemment, on comptera pour cette période de présenter nos thématiques qu'on va raser gratis. acheter la paix sociale pour que M. Lecornu puisse terminer tranquillement le mandat à Matignon que le président lui a donné en mai 2027 et singulièrement après les élections législatives. Donc, la réalité, c'est qu
'on
sera exigeant comme on l'a été l'année dernière. Je rappelle que nos députés de l'Assemblée Nationale sont ceux qui ont le plus siégé. Alors, le but, ce n
'est
pas de faire le concours de celui qui était le
plus
longtemps dans l'hémicycle, mais en tout cas, quand on est élu par le peuple, le but, ce n
'est
pas de faire con la France Insoumise, de bordéliser la rue et d'aller manifester aux côtés des organisations syndicales. Le but,
c
'est de faire ce pour quoi nos députés sont payés, c'est-à-dire les défendre au sein de
l
'hémicycle là où se décide la loi française. Donc, soutenir les corps comme les sapeurs-pompiers, comme les policiers, les gendarmes, comme les salariés, comme les travailleurs, on le fait, notamment aux usines lorsqu'elles ferment et lorsqu'on rencontre les organisations syndicales, mais le but, c'est d'être efficace et d'obtenir des résultats au sein de l'hémicycle. Quand on lutte contre les taxes, quand on lutte contre les dingueries de
l
'extrême gauche ou de la gauche, quand ils veulent taxer les boissons sucrées, quand ils veulent taxer finalement les bouteilles d'eau ou toutes ces dingueries que les Français ne comprennent pas, heureusement qu'on est là pour faire opposition. Parce que la Macronie,
elle
est souvent bien paresseuse quand elle ne dort pas ou quand elle n
'est
pas présente dans l'hémicycle. Mathieu Vallée, on va aller au standard de France
Inter. Dominique nous a appelé. Bonjour Dominique.
Oui,
bonjour. Le Front National compte durcir les conditions d'immigration.
Est
-ce que parallèlement, en termes de rééquilibre, il compte également durcir
les
conditions d'attribution des indemnités chômage
? C
'est-à-dire pour rééquilibrer,
Dominique
? On veut rééquilibrer, c'est facile à comprendre. Actuellement,
les
industries disposent d'une manœuvre facile, peu payée grâce à l'immigration. Beaucoup d'entrepreneurs commencent à s'inquiéter
si
l'immigration est réduite, mais à condition également qu'on puisse à son raconter
sur
les
4
millions, ou je ne sais plus combien de chômeurs qui existent actuellement, pour qu'ils reprennent plus facilement le travail. Par exemple, une condition qui pourrait être au bout de deux propositions, en cas de refus, deux propositions d'emploi, en cas de refus, on supprime les indemnités chômage.
Mathieu Vallée, votre réponse. Non mais d'accord, mais moi je vais revenir sur un principe simple, il faut arrêter de faire croire que les chômeurs sont des paresseux. Vous savez, moi ma mère, elle a travaillé depuis l'âge de 14 ans, elle a été victime d'un licenciement économique parce que sa boîte a fait faillite, une boîte d'aide à la personne. C'est un sacerdoce, un chemin du combattant pour retrouver un emploi. Elle a réaccepté de prendre une formation d'aide soignante, elle a réaccepté de râler sur les bancs de l'école à 58 ans. Donc la réalité, c'est qu'aujourd'hui, beaucoup de gens qui perdent leur emploi, d'abord ce n
'est
pas de leur faute, et ensuite, ils se battent pour le récupérer.
Et
puis il a l'âge de dire... Donc
pas de durcissement des conditions... Non,
mais
il faut
arrêter de faire croire que
les immigrés prennent le
travail ingrat, que les Français ne veulent pas occuper. Il y a beaucoup de Français qui font un emploi, qui cumulent plusieurs emplois, qui se lèvent tôt le matin, qui rentrent tard le soir et qui gagnent à peine le SMIC à la fin du mois. Donc la réalité,
c
'est que oui, dans la restauration, dans l'hôtellerie, dans le bâtiment, pour citer ces secteurs en tension, il faut inciter nos jeunes, dès la formation professionnelle, dès la formation initiale, où tout le monde ne peut pas être Shakespeare ou ne peut pas être finalement Einstein, la réalité, c'est de trouver un emploi à des jeunes qui ont une impétence pour ces emplois, de bien les former et de leur permettre d'intégrer le marché de l'entreprise avec finalement une dignité de pouvoir vivre à la sueur de leur front et avec un salaire convenable à la fin du mois. Maintenant, moi, évidemment, nous, on luttera contre la fraude, on luttera contre les abus,
on
luttera contre des employeurs, parfois, c'est pas évidemment la généralité, qui profitent du travail clandestin, qui profitent finalement de rabaisser les salaires et de mettre finalement le marché plus bas que terre pour pouvoir redonner une fierté à des travailleurs qui se battent chaque jour pour prendre
un
emploi. Si
je peux la reposer, c'est dire qu'il y a des lâches et
qu'il
y a
des profiteurs. Donc nous,
on
est pour lutter contre la fraude. Maintenant, sur le marché du travail, nous, l'idée, c'est pas de matraquer fiscalement ou de réduire les indemnités du chômage de gens qui cotisent, parce que les gens qui touchent les indemnités du chômage, les gens qui cotisent. Sinon, il y a le RSA à 574 euros par mois. Donc la réalité, c'est qu
'on
ne
peut
pas dire qu'on est des gens qui s'enrichissent grâce à leur période de chômage. Et surtout, ceux qui bénéficient du chômage cotisent avant... La question
était sur le durcissement futur.
Je viens de vous répondre. L'idée, c'est de durcir finalement les conditions d'axe au travail pour les gens qui n'ont pas à y avoir accès. Et l'idée, c'est de soutenir des gens qui perdent leur emploi, qui veulent retrouver un emploi par de la formation et par un accès au chemin du travail et d'ailleurs dès la formation professionnelle. Autre question, celle d'Hélène. Bonjour à
vous, Hélène.
Bonjour.
Bienvenue sur France Inter.
On
vous écoute.
Merci. Alors, ce n'était pas vraiment une question. C'était plus une constatation, une consternation plutôt. Quand j'entends de la part d'une personne appartenant à un groupe qui vote systématiquement contre l'écologie en toutes les mesures qu'on essaye de mettre en place par rapport aux dérèglements climatiques, le RN vote simplement contre. Ça va être la suppression des éleveux, la réintroduction des néonicotinoïdes et j'en passe. Donc, voilà, ça me fait rire. Enfin, voilà, ça me fait rire. En même temps, ça me met vraiment en colère d'entendre à la radio une personne du RN
qui dit
qu'il faut plus de pompiers, plus de gendarmes. C'est une chose. Mais attaquer le problème à la source, pour moi, c'est quand même mieux. Donc, voilà.
Question d'Hélène pour vous, Mathieu Vallée. Entre les causes et les conséquences,
en quelque sorte. Je ne
sais
pas si Hélène, elle n
'a
pas l'habitude sur France Inter d'entendre des représentations du peuple. J'appelle, madame, que le Rassemblement National, c'est le premier parti de France et à l'Assemblée et au Parlement européen par le vote des Français. Donc, il faut arrêter de croire qu'on est des pouilleux ou qu'on est des gens qui sommes contre tout. Ce n
'est
pas la réalité. La réalité, c'est que les ZFE que vous parlez, c'est une apartheid sociale. Est-ce que vous trouvez normal que des gens qui viennent de la campagne ou des banlieues ne puissent pas accéder à des centres-villes dont ils représentent une minorité de pollution parce qu'on veut faire plaisir à des bobos qui, eux, ont accès à tout, au transport, à l'emploi, au commerce ? Donc, je suis désolé, nous,
on
n
'est
pas pour une France à deux vitesses, on est pour une France unifiée. Et pardon, je vais être long, mais je ne
vais
pas m'excuser de défendre des policiers et des gendarmes. Madame, sans sécurité, il n
'y a
pas de liberté. L'écologie, c'est un sujet très important, mais nous, on estime aussi que la sécurité, c'est très important. Voilà, donc oui, vous m'entendrez toujours battre et combattre des idées d'extrême-gauche qui font des policiers et des gendarmes. Une cible, pardon, vous n'avez pas posé la question, je sais que ce n
'est
pas l'apanage de votre chaîne radio,
c'est
quand même fort de café.
Après l'affaire Liana, je ne vais pas m
'excuser pour ça. On a donc, après l'affaire Liana, Gérald Darmenin qui envoie il
y
a quelques jours une note, aujourd'hui ministre de la Justice, à son collègue, ministre de l'Intérieur, Laurent Nunes, pointant un certain nombre de défaillances, selon le ministère de la Justice, du côté des instances qui font les enquêtes, les enquêteurs police et gendarmerie. Laurent Nunes répond qu'il va répondre point par point à cette note. Est-ce qu'on n'est pas dans une classique guéguerre entre police et justice, alors que la sidération des Français sur le dossier est toujours là
?
Il ne manque pas de toupée, Gérald Darmenin, il a blessé beaucoup de policiers et des gendarmes qui, chaque jour et même chaque nuit, se battent contre une procédure pénale qui est devenue un carcan judiciaire, qui est devenue une jungle judiciaire, se battent contre toutes ces règles et ces normes, comme les agriculteurs d'ailleurs et comme les sapeurs-pompiers qu'on impose. Vous avez vu que la Déblou qui aubert les camions de pompiers, c'est quand même une dinguerie écologiste, soi-disant, qui a permis à des sapeurs-pompiers de ne pas lutter efficacement contre les feux et qui ont dû parfois revenir avec leur camion.
Sur l
'affaire Liana. Oui, mais je vous parle, en fait, c'est tout le pays qui est aujourd'hui au bord du gouffre et sur l'affaire Liana, on ne peut pas autoriser et admettre qu'un ministre de la Justice qui a un bilan à Beauvau, 4 ans à Beauvau, qui aujourd'hui, compte à ce que ça a été le fossoyeur de la police judiciaire, le fossoyeur de la police nationale, vous savez qu'il manque pour moi 10 000 OPJ si on voudrait traiter toutes les procédures judiciaires.
Vous savez que les usages pour du lieu de moyens de paiement, les escrocs créent abus de confiance, aujourd'hui, calent les armoires des commissariats parce que c'est complexe, parce que c'est technique, parce qu'on n'a pas assez d'enquêteurs formés, spécialisés. Mais qu'est-ce qu'a fait Gérald Darmanin durant 4 ans à Beauvau ? Sa réforme de la police nationale qui l'a menée en même temps que les Jeux Olympiques, moi j'étais au syndicat dépendant des commissaires, on lui a dit que
ce
n
'est
pas le bon tempo le bon moment et la bonne réforme, il n
'a
pas écouté les organisations représentatives des syndicats.
C
'est bien d'écouter les représentations des personnels qui les élisent tous les 4 ans comme on aura en fin d'année. Donc moi je suis désolé, pardon mais la simplification de la pression pénale, les regues du Pomoretti, vous l'invitez parfois pour qu'il fasse la promotion de ses bouquins, de ses pièces de théâtre. Il était où dans cette simplification où il demandait des codoriages à des organisations représentatives des policiers ? La réalité, c'est qu'on a des policiers et des gendarmes aujourd'hui qui sont à bout de souffle parce qu'ils sont bien seuls et bien abandonnés dès que c'est compliqué. Dès qu'il
y
a eu l'affaire Naël, le président de
la
République a sacrifié Florian, le policier qui a fait feu sur ce conducteur qui a refusé d'empérer et sur lequel moi je les soutiens. Non mais pardon de le dire mais pareil, lorsque M. Macron a parlé de violence policière et contre l'offacette sur brut, maintenant dès que
c'est compliqué à faire
l'affaire Leannex à compromet leur chance de pouvoir se présenter, à chaque fois ils sacrifient les policiers et
les
gendarmes. Donc c'est bien beau de leur faire un bisou sur les cérémonies et de leur mettre un poignard dans le dos dès que c'est compliqué, difficile. Un ministre intérieur quand même un
ministre
de
la
justice, surtout quand on a été à la Beauvau avant, il est là pour défendre nos forces de l'ordre. Merci beaucoup.
Les
recrutements d'OPJ, la simplification de la procédure pénale, mais aussi le paiement des heures supplémentaires et les BRI, monsieur.
Ils n'ont toujours pas de forme de spécialité. On ne va pas
parler des BRI maintenant, on a ouvert pas mal de chapitres avec
vous. Merci. La question
de l'affaire Leannex, excusez-moi d'être technique et de vous apporter le point de vue du Rassemblement National comme quoi on
n'est
pas si mauvais et incompétent que certains de vos auditeurs nous interrogent ou parfois j'entends des éditos sur votre antenne, notamment de journalistes qui ne sont pas forcément pour notre parti, tant mieux, mais ça serait bien que ça soit argumenté.
Mathieu Vallée, je
reviendrai pour faire un débat avec eux si vous m
'invitez. Du
Rassemblement National, vous serez réinvité comme les autres membres de votre parti,
bien sûr.
Matthieu Valet