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Podcast / conversationNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 22 novembre 2018 41 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesOutre-mer

Nicolas Dupont-Aignan dans Punchline

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 54 %Défensif 16 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:35OuverteRéponse directe

    Nicolas Dupont-Aignan, comment percevez-vous cette réception en deux temps des maires ?

  • 3:07OuverteRéponse directe

    Vous faites le lien avec les gilets jaunes ?

  • 4:24ComplaisanteÉludée

    On partira sur l'île de la Réunion dans un instant. Écoutez ce que dit Benjamin Griveaux à l'Assemblée nationale.

  • 5:04FerméeRéponse partielle

    Vous êtes un démagogue, Nicolas Dupont-Aignan ?

  • 6:29OuverteRéponse partielle

    Vous étiez à l'Assemblée tout à l'heure, vous avez vu Jean Lassalle ?

  • 6:46OuverteRéponse directe

    Jean Lassalle, quand vous entendez ce que dit Nicolas Dupont-Aignan sur ce mépris à l'égard du peuple, c'est un avis que vous partagez ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:45Invité politiqueFait
    « Il avait trop peur d'être sifflé. Et ce sont les préfets qui ont choisi les maires. »
  • 2:49Invité politiqueChiffre
    « Il y a la moitié de la France et plus de la moitié qui est larguée et qu'on donne tous les crédits aux métropoles. »
  • 3:21Invité politiqueFait
    « D'un côté, on dit l'entreprise ferme, mais tu dois aller à 50 km travailler. L'hôpital ferme, mais tu vas accoucher à 80 km. L'école ferme, mais tu as accompagné tes enfants à 20 km. »
  • 5:14Invité politiqueFait
    « J'ai levé les barrières avec quelques gilets jaunes de l'époque. »
  • 5:18Invité politiquePromesse
    « J'avais fait des propositions très concrètes sur les carburants pour que quand le prix du baril augmente, la taxe diminue, ce qu'on appelait la TIPP flottante. »
  • 5:28Invité politiquePromesse
    « J'ai proposé un plan de conversion énergétique sur l'électrique, sur les 20 ans qui viennent. »
  • 5:34Invité politiqueChiffre
    « En Norvège, la moitié des véhicules sont passés à l'électrique ou à l'hybride. »
  • 9:02Invité politiquePromesse
    « Je crois qu'il faut d'abord un moratoire sur les taxes, sur l'essence et le diesel. »
  • 9:17Invité politiquePromesse
    « Deuxièmement, des États généraux de la fiscalité. »
  • 9:50Invité politiqueChiffre
    « Il y a eu 2 milliards de plus de votés pour l'Union européenne. »
  • 10:03Invité politiqueFait
    « Pourquoi les supercargos qui polluent comme des millions de voitures, qui amènent des marchandises, du libre-échange déloyal, sont exonérés de taxes ? »
  • 15:12Invité politiqueChiffre
    « Plus de 900 euros pour un ménage qui touche 1250 euros par mois, les Français n'en peuvent plus. »
  • 15:47Invité politiqueChiffre
    « Un million de travailleurs sont à ce tarif là. »
  • 16:49Invité politiqueFait
    « On est en concurrence avec des esclaves, eh bien, on devient esclave dans notre propre pays. »
  • 16:56Invité politiqueChiffre
    « Les travailleurs détachés viennent dans notre pays, ils ne payent pas les charges sociales en France 600 000. »
  • 23:18Invité politiqueFait
    « Ils payent les charges polonaises et pas françaises. »
  • 24:01Locuteur 10Promesse
    « Il faut abroger immédiatement la loi NOTRe. »
  • 24:12Locuteur 10Fait
    « Pourquoi le maire ne peut plus se défendre aujourd'hui ? C'est qu'il n'a plus rien. »
  • 27:03Invité politiquePromesse
    « Le référendum d'initiative populaire, on pourrait régler beaucoup de problèmes en France par un référendum. »
  • 30:14Invité politiquePromesse
    « Le président Macron doit d'abord reconnaître qu'on ne peut pas surtaxer les automobilistes qui travaillent avec leurs voitures. »
  • 34:11Invité politiqueFait
    « c'est la deuxième fois que l'Assemblée nationale impose une amende à un député pour une question vestimentaire. »
  • 34:18Invité politiqueFait
    « La première fois, c'était François Ruffin qui avait mis un maillot de football. »
  • 39:53Invité politiqueFait
    « il s'exonère de ses décisions quand il désindexe les pensions de retraite des Français ou les prestations familiales après avoir massacré par la CLG. »
  • 40:01Invité politiqueFait
    « C'est un choix. »
  • 40:22Invité politiqueFait
    « On partage les échecs, il ne veut pas partager les décisions prises. »

Temps de parole

  • Nicolas Dupont-Aignan45 %
  • Locuteur 1012 %
  • Présentateur11 %
  • ?8 %
  • Locuteur 87 %
  • Locuteur 25 %
  • Locuteur 64 %
  • Locuteur 94 %
  • Locuteur 13 %

≈ 54,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

On

0:00
Présentateur

se retrouve dans Punchline et on salue l'arrivée de Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir, président de Debout la France.

0:05
Locuteur

Je

0:05
Présentateur

vais vous donner la parole. On va tout de suite partir à l'Elysée où se trouve notre envoyé spécial Loïc Signor. Il est avec Jean-Laurent Constantini. L'Elysée, mon cher Loïc, bonsoir, où certains nombres de maires sont déjà réunis dans la salle des fêtes. Ils attendent le président Macron. Il est arrivé ou pas encore

0:21
Locuteur

? Alors, il

0:25
Locuteur 1

se trouve dans l'enceinte de l'Elysée, mais à l'extérieur du palais. Il est à ce moment même en train de conclure la réunion qui a commencé en marge de ce discours et de cette réunion des maires de France à l'Elysée avec les représentants du bureau de l'Association des maires de France et dont François Baroin, évidemment, le président qui, de son côté, va certainement se rendre au discours d'Emmanuel Macron. Mais l'ensemble du bureau, nous dit-on, pourrait boycotter le discours du président de la République. Nous sommes là, disait-on tout à l'heure auprès de l'AMF, pour négocier avec le président de la République, pas pour écouter le chef de l'État.

On sent évidemment de la rancœur après la promesse non tenue d'Emmanuel Macron, celle de venir tous les ans au congrès de l'AMF. Vous l'aurez compris, il n'y a pas été cette année. Mais du côté du chef de l'État, on dit que les engagements ont été tenus, à savoir cette invitation. Il instaure, dit-on dans l'entourage du président de

1:19
Locuteur

la

1:19
Locuteur 1

République, une tradition républicaine, une invitation à l'ensemble des maires de France à l'Elysée chaque année pour faire un point sur ces engagements.

1:26
Présentateur

Merci Loïc. Vous nous faites signe. Dès que le président s'apprête à prendre la parole,

1:31
Locuteur

ce

1:31
Présentateur

sera dans les minutes qui viennent, en direct depuis la salle des fêtes de l'Elysée. Nicolas Dupont-Aignan, comment est-ce que vous percevez cette espèce de réception en deux temps des maires ? D'abord une partie au ministère de l'Intérieur et puis une partie à l'Elysée. Mais il ne s

1:44
Locuteur

'est

1:44
Présentateur

pas rendu au congrès, comme il l'avait dit.

1:45
Nicolas Dupont-Aignan

Tout simplement, il avait trop peur d'être sifflé. Et ce sont les préfets

1:51
Locuteur

qui

1:52
Nicolas Dupont-Aignan

ont choisi les maires. C'est-à-dire qu'on est revenu sous l'Empire. Ce sont les préfets qui ont sélectionné les maires parce qu'il fallait des maires obéissants, il fallait des maires bien élevées, il fallait des maires qui pensent, qui ne disent pas ce qu'ils pensent. Donc vous

2:07
Locuteur

leur jettez la

2:07
Présentateur

pierre à tous ceux qui sont

2:08
Locuteur

à l'Elysée ce soir ?

2:09
Nicolas Dupont-Aignan

Je ne leur jette pas la pierre, mais j'ai été au salon des maires hier. Et je peux vous dire que les vrais maires, ceux de terrain, qui d'ailleurs n'ont même plus au salon des maires parce qu

2:17
Locuteur

'ils

2:17
Nicolas Dupont-Aignan

n

2:17
Locuteur

'ont

2:17
Nicolas Dupont-Aignan

même plus de quoi se payer le trajet, en ont ras-le-bol de cette hypocrisie. C'est une gigantesque comédie qui tourne à la tragédie. Et il faut entendre les maires. On les a dépossédés de toutes leurs actions. Et il

2:31
Locuteur

y a

2:31
Nicolas Dupont-Aignan

la moitié qui ne veulent pas se représenter.

2:32
Locuteur

Et

2:33
Nicolas Dupont-Aignan

ce qui est grave derrière, ce n

2:33
Locuteur

'est

2:33
Nicolas Dupont-Aignan

pas les maires. Pardonnez-moi, j'ai été maire 22 ans. Ce qui est grave, c'est la démocratie locale. C'est la cellule de base de la République. C'est ce qui fait le lien avec les territoires,

2:41
Locuteur

nos

2:42
Nicolas Dupont-Aignan

territoires qui crèvent. Donc ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'on est au bout d'un système

2:46
Locuteur

qui

2:47
Nicolas Dupont-Aignan

ne veut pas voir, qui ne

2:48
Locuteur

veut

2:48
Nicolas Dupont-Aignan

pas voir qu'il

2:49
Locuteur

y a

2:49
Nicolas Dupont-Aignan

la moitié de la France et plus de la moitié qui est larguée et qu'on donne tous les crédits aux métropoles

2:54
Locuteur

et

2:54
Nicolas Dupont-Aignan

qu'on supprime les services publics, on supprime les entreprises qui sont délocalisées dans les territoires. Et cette France, elle meurt. Et les maires, ils font tout ce qu'ils peuvent. Mais ils sont les derniers, ils sont les derniers remparts. Voilà. Donc c'est insupportable, cette comédie.

3:07
Présentateur

Et vous faites le lien avec les gilets jaunes, entre effectivement les maires et les gilets jaunes.

3:11
Nicolas Dupont-Aignan

Mais c'est la même France. Les grandes mobilisations ont eu lieu dans les petites villes. Dans les petites villes parce que là, les gens voient bien qu'il y

3:19
Locuteur

a

3:19
Nicolas Dupont-Aignan

une contradiction

3:20
Locuteur

incroyable.

3:21
Nicolas Dupont-Aignan

D'un côté,

3:21
Locuteur

on

3:21
Nicolas Dupont-Aignan

dit l'entreprise ferme, mais tu dois aller à 50 km travailler. L'hôpital ferme, mais tu vas accoucher à 80 km. L'école ferme, mais tu as accompagné tes enfants à 20 km.

3:33
Locuteur

Mais

3:33
Nicolas Dupont-Aignan

comment on fait ? On a besoin d'une voiture.

3:35
Locuteur

Et

3:36
Nicolas Dupont-Aignan

comment on remplit son réservoir quand on vous surtaxe

3:38
Locuteur

?

3:38
Nicolas Dupont-Aignan

Donc le problème de fond, c'est l'incohérence des choix. C'est l'hypocrisie des attitudes. Et ce que je demande, c'est que le gouvernement, à un moment,

3:49
Locuteur

essaye

3:50
Nicolas Dupont-Aignan

de comprendre, de se mettre à la place des autres, de faire preuve d'un peu d'humanité au sens. Voilà. Qu'est-ce que vive une partie de nos concitoyens ? Pourquoi ils sont en colère ? Qu'est-ce que j'ai pas fait de bien ?

3:59
Locuteur

En

3:59
Nicolas Dupont-Aignan

quoi ils ont peut-être tort sur certains points excessifs ? Moi, je ne dis pas qu'il y

4:03
Locuteur

a

4:03
Nicolas Dupont-Aignan

d'un côté la vérité, de l'autre le mal. Ce n

4:05
Locuteur

'est

4:05
Nicolas Dupont-Aignan

pas si simple. Je dis simplement qu'on arrive au bout d'une logique technocratique, financière, qui épuise le peuple,

4:13
Locuteur

et

4:14
Nicolas Dupont-Aignan

que ça va très mal finir s'il n'y

4:16
Locuteur

a

4:16
Nicolas Dupont-Aignan

pas une réorientation, mais très rapide, là. D'ailleurs, ils l'ont fait en Outre-mer, comme par hasard. Alors pourquoi on le fait en Outre-mer et pas en métropole ?

4:24
Présentateur

On partira sur l'île de la Réunion dans un instant. Écoutez, juste ce qu

4:26
Locuteur

'elle

4:26
Présentateur

dit Benjamin Griveaux à l'Assemblée nationale, cet après-midi, sur le fait que le président Macron n'est pas au congrès des maires de France.

4:32
Locuteur

Stop

4:33
Locuteur 3

à la démagogie.

4:35
Locuteur

Stop

4:36
Locuteur 3

au mépris, parce que lorsque l'on caricature, ce sont ceux que vous prétendez défendre

4:42
Locuteur

que

4:43
Locuteur 3

vous méprisez, monsieur le député.

4:45
Locuteur

Et

4:46
Locuteur 3

je vous le dis,

4:47
Locuteur

les

4:48
Locuteur 3

maires de France qui sont à l'avant-garde de la République,

4:51
Locuteur

qui

4:52
Locuteur 3

absorbent les colères sociales, les angoisses de nos concitoyens, leurs inquiétudes légitimes depuis de très nombreuses années méritent mieux que le débat politicien dans

5:02
Locuteur

lequel vous voulez

5:03
Locuteur 3

nous emmener.

5:04
Présentateur

Vous êtes un démagogue, Nicolas Dupont-Aignan ?

5:06
Nicolas Dupont-Aignan

Je crois pas, sincèrement. Vous savez, moi, ça fait des années que j'ai lutté contre la privatisation des autoroutes, qui était une spoliation. J'ai levé les barrières avec quelques gilets jaunes de l'époque. J'avais fait des propositions très concrètes sur les carburants pour que quand le prix du baril augmente, la taxe diminue, ce qu'on appelait la TIPP flottante, pour éviter d'épuiser les Français. J'ai proposé un plan de conversion énergétique sur l'électrique, sur les 20 ans qui viennent. En Norvège, la moitié des véhicules sont passés à l'électrique ou à l'hybride. Donc il

5:38
Locuteur

y

5:38
Nicolas Dupont-Aignan

a des pays qui font des choses, mais sans accabler leurs citoyens. Je veux dire, on nous fait passer pour des réactionnaires, des démagogues, des fascistes, des ringards, mais il y en a ras-le-bol. On a le droit de penser, même si on est en province,

5:49
Locuteur

on

5:49
Nicolas Dupont-Aignan

a le droit de penser, même si on est pauvre, on a le droit de penser différemment. Et il y a des solutions. Et je veux dire aux gilets jaunes qu'il ne

5:55
Locuteur

faut

5:55
Nicolas Dupont-Aignan

pas qu'ils tombent dans le piège de la violence. Parce qu'il y a les casseurs qui vont arriver, il

6:00
Locuteur

y a

6:00
Nicolas Dupont-Aignan

l'extrême-gauche qui va arriver, il y a tout ça qui va essayer de décrédibiliser le mouvement, qui est un mouvement vraiment avec un bon esprit. Et vous remarquerez qu'il y

6:08
Locuteur

a

6:08
Nicolas Dupont-Aignan

beaucoup de femmes, de 40 à 60 ans sur les barrages, c'est-à

6:12
Locuteur

-dire

6:12
Nicolas Dupont-Aignan

des femmes qui n'ont plus rien, qui sont artisans, chauffeurs de taxi, donc ce n

6:18
Locuteur

'est

6:18
Nicolas Dupont-Aignan

pas comme

6:19
Locuteur

d'habitude. Qui n'ont

6:19
Nicolas Dupont-Aignan

jamais manifesté.

6:20
Locuteur

Jamais.

6:21
Nicolas Dupont-Aignan

Donc ce n

6:21
Locuteur

'est

6:21
Nicolas Dupont-Aignan

pas comme d'habitude. Et c'est là où j'aimerais que le gouvernement, je ne

6:23
Locuteur

sais

6:23
Nicolas Dupont-Aignan

pas, à un moment se dise, mais on va essayer de voir ce qui se passe. Non. Non, non.

6:29
Présentateur

Vous étiez à l'Assemblée tout à l'heure, vous avez vu Jean Lassalle.

6:31
Locuteur

Non, je n'y étais pas exceptionnellement. Il a mis son gilet jaune.

6:34
Nicolas Dupont-Aignan

Vous

6:35
Locuteur

lui dites bravo. La semaine dernière,

6:36
Nicolas Dupont-Aignan

je dis bravo. Jean, j'adore Jean depuis longtemps, il le sait. Parce qu'il est vrai, voilà, dans un monde de carton-pattes.

6:43
Présentateur

Jean Lassalle, quand vous entendez ce que dit Nicolas Dupont-Aignan sur ce mépris, encore une fois, à l'égard du peuple, c'est évidemment un avis que vous partagez.

6:50
Locuteur 10

Mais écoutez, il dit très exactement ce que l'immense majorité de nos compatriotes ressentent. Mais il faut vraiment être ailleurs pour ne pas s'en rendre compte. Voilà. Quant au reste, je ne suis pas forcément maintenant d'utilisation très facile pour les gilets jaunes. Je veux quand vous montrer que je suis un petit peu, quand même, comment je dirais, que j'ai les pieds sur terre. Donc, encore une fois, vous l'avez demandé tout à l'heure, j'ai déjà une heure de réflexion de plus. Moi, je me tiens à leur disposition, comme je pense à l'encontre de nous tous, pour que nous sortions par le haut de ce qui est un très grand avertissement. Mais que surtout, on en tienne en compte.

Noël arrive bientôt, on peut bien s'en sortir. Mais qu'on en tire la leçon. C'est peut-être la dernière fois. Comment

7:37
Locuteur

on peut s'en sortir par le haut ? Si je puis me permettre... Alors, M.

7:40
Présentateur

Anouard,

7:40
Locuteur

qui est du

7:41
Présentateur

syndicat Vigipolis, très intéressant.

7:42
Locuteur

Il y a

7:42
Présentateur

des solutions.

7:44
Locuteur 9

Donc, si je puis me permettre, je pense que la première chose, et là, je m'adresse à certains médias officiels et alternatifs, c'est de cesser d'insulter ces gens qui s'investissent dans une lutte populaire, d'ailleurs improvisée, parce qu'au départ, elle était destinée à durer une journée, elle s'est étendue de façon improvisée, et personne ne sait à quel moment elle va s'arrêter et comment elle va évoluer. Effectivement, M. le député, vous avez raison de mettre en garde les autorités sur le risque de radicalisation violente de ce mouvement, parce que je pense que prêter, ignorer le message du peuple, effectivement, ne peut pas déboucher sur un bon résultat.

Mais on entend depuis quelques jours que les gilets jaunes sont homophobes, qu'ils sont racistes. Le parquet d'Angoulême a été saisi d'une enquête, que

8:25
Locuteur

les

8:26
Locuteur 9

islamistes seraient susceptibles de cibler les personnes qui se rendraient sur les terrains de manifestation. On a même appelé les islamistes à la rescousse. Franchement, c'est une équation que je n'aurais pas pu résoudre si on me

8:35
Locuteur

l

8:35
Locuteur 9

'avait demandé. Et on est allé chercher quand même des islamistes dans cette histoire. À un moment, on se pose la question de savoir

8:40
Locuteur

ce

8:41
Locuteur 9

qu'on va nous inventer pour décrédibiliser ce mouvement. Et effectivement, il faut tout simplement répondre.

8:46
Locuteur

Nicolas

8:46
Présentateur

Dupont-Aignan, là-dessus.

8:47
Locuteur

Aller

8:47
Présentateur

chercher

8:48
Locuteur

les islamistes. Non, mais au

8:49
Nicolas Dupont-Aignan

-delà des polémiques. Sortir par le haut. Le rôle d'un gouvernement, le rôle d'élu de la République, que ce soit Jean et d'autres, quelque partie que ce soit, c'est un moment de dire, voilà, qu'est-ce qu'on propose

8:58
Locuteur

? Moi,

8:59
Nicolas Dupont-Aignan

je crois qu'il faut d'abord un moratoire sur les taxes, sur l'essence et le diesel.

9:04
Locuteur

Mais c'est non.

9:05
Présentateur

C'est la réponse, ils l'ont déjà

9:06
Locuteur

donnée.

9:07
Nicolas Dupont-Aignan

Non, c'est oui en Outre-mer. Donc ça peut être oui demain en métropole. C

9:11
Locuteur

'est pas

9:11
Présentateur

exactement sur...

9:12
Locuteur

Il y a plusieurs types de réponses sur les bêtises. Mais attendez, je n'ai pas fini. Allez-y, c'est terminé. Vous avez raison. D'abord,

9:17
Nicolas Dupont-Aignan

un moratoire là-dessus. Deuxièmement, des États généraux de la fiscalité, où on se pose

9:21
Locuteur

et

9:22
Nicolas Dupont-Aignan

on dit, voilà, on a entendu et on va regarder si on ne peut pas avoir plus de justice. Parce que vous savez, le désordre naît toujours de l'injustice. Et moi, je crois à l'ordre et je crois à la justice. Et tout l'enjeu, c'est de rééquilibrer justice et ordre. Ça veut dire peut-être prélever l'argent ailleurs. Les paradis fiscaux, ces entreprises qui ne payent pas d'impôts. On a des fuites fiscales considérables dans le pays. Revoir les dépenses. On a voté, enfin pas nous, on a voté contre Jean. Mais il y a eu 2 milliards de plus de votés pour l'Union européenne. Comme ça, un lundi, après-midi à l'Assemblée. Est-ce que cet argent est bien utilisé ? Voilà des choses simples.

Moi, je ne demande pas la lune et puis de la cohérence sur la transition écologique. Parce que pourquoi les supercargos qui polluent comme des millions de voitures, qui amènent des marchandises, du libre-échange déloyal, sont exonérés de taxes

10:13
Locuteur

?

10:14
Nicolas Dupont-Aignan

Donc ceux qui travaillent en France sont accablés de taxes. Ceux qui importent des produits de l'étranger sont exonérés de taxes. Mais je ne

10:20
Locuteur

sais

10:20
Nicolas Dupont-Aignan

pas si vous réalisez ce qui est en train de se produire. Donc il y

10:23
Locuteur

a

10:23
Nicolas Dupont-Aignan

des solutions. Et ça, on a le devoir de le dire aux Gilets jaunes. Il y a des solutions, il faut en sortir. Mais le gouvernement doit au moins tendre

10:31
Locuteur

la main.

10:32
Présentateur

Pour l'instant, on est en plein dans la crise. On va juste prendre au téléphone, si vous le voulez

10:35
Locuteur

bien. Une

10:36
Présentateur

autre députée, je vous passe la parole ensuite, chère

10:38
Locuteur

Jean

10:38
Présentateur

Lassalle. Elle s'appelle Nadia Ramassamy. Bonsoir. Vous nous appelez en direct de Saint-Denis de la Réunion. Quelle est la situation sur place ? On sait qu'il y

10:46
Locuteur

a

10:46
Présentateur

une situation quasi insurrectionnelle. Beaucoup de barrages, beaucoup de violences avec les forces de l'ordre. Et un couvre-feu. Est-ce qu'il fonctionne ou pas, ce couvre-feu ?

10:56
Locuteur 2

Oui, en fait, ce couvre-feu fonctionne. Mais il y a toujours ces personnes-là qui sont venues se greffer au mouvement des Gilets jaunes. Et qui n'écoutent pas trop. Donc il y a toujours des rebelles et qui continuent

11:10
Locuteur

à

11:11
Locuteur 2

sortir le soir et à toujours piller.

11:13
Locuteur

Donc

11:14
Locuteur 2

en fait, je pense que là,

11:15
Locuteur

il

11:15
Locuteur 2

y a deux mouvements, en fait. Il

11:17
Locuteur

y

11:17
Locuteur 2

a le mouvement des Gilets jaunes, où il y a de grandes revendications. Et puis il y a, qui se greffe à ça, un autre mouvement, où là, il y a vraiment des personnes qui pillent, qui cassent, qui brûlent. Et là, on voit vraiment un gros malaise, en fait, à la Réunion.

11:32
Locuteur

–

11:33
Présentateur

Et est-ce qu'effectivement, les annonces du gouvernement sur la suppression d'un certain nombre de taxes sur le carburant pour les Outre-mer peut faire baisser la pression ou pas ?

11:42
Locuteur

–

11:42
Locuteur 2

Moi, je pense qu'ici, le mouvement des Gilets jaunes se greffe sur une situation sociale et économique davantage dégradée qu'en métropole. C'est-à

11:51
Locuteur

-dire,

11:51
Locuteur 2

en fait, c'est une accumulation de beaucoup d'actions, en fait, en défaveur des Outre-mer et en trottes à la Réunion. Parce qu'il faut que je situe que quand même, à la Réunion, il y a plus de 40% de personnes qui vivent au-dessous du seuil de pauvreté. Et plus de 56% de jeunes qui sont au chômage, dont à peu près 26 à 30% tout à l'heure.

12:12
Locuteur

Donc,

12:13
Locuteur 2

en fait, c'est une succession de mesures qui ont été prises, qui viennent se dresser, imputer, en fait, le pouvoir d'achat des Réunionnaises et Réunionnais. Vous savez qu'ici, la vie est chère, on importe pratiquement tout. Et cette situation où on n'adapte pas, en fait, tout ce qui est voté à l'Assemblée, les textes budgétaires, en fait, ne sont pas adaptés aux situations des Outre-mer en trottes à la Réunion. Donc, c'est sûr que cette accumulation, bon, ben, fait que les gens ont un ras-le-bol.

Et je pense, moi, que ceux qui sont en train de faire cette violence énorme, ce sont beaucoup plus des jeunes qui ne travaillent pas, qui en ont marre et qui veulent qu'on donne des solutions beaucoup plus importantes, surtout sur le travail.

13:07
Locuteur

–

13:07
Présentateur

Effectivement.

13:08
Locuteur

Merci beaucoup

13:09
Présentateur

de ce témoignage, Madame le député. Ce problème, effectivement, du chômage des jeunes dans la salle, il est crucial que ce soit à la Réunion, on vient d'entendre ce témoignage, ou dans notre pays, pardon, pardon, excusez-moi, pas dans notre pays, en métropole, évidemment.

13:22
Locuteur

–

13:23
Locuteur 10

Oui, mais, Madame, ma chère collègue, c'est exactement ce que je voulais dire, et Laurence a été obligée de faire un choix, mais je voulais dire que ce soir, j'étais très profondément à vos côtés, parce que là, malheureusement, sur ce bout de France merveilleux, vous êtes un cran plus loin que nous, et c'est ce que nous devons éviter sur le territoire métropolitain. Ce soir, vous êtes en danger, il faut que chacun garde son calme, et je veux en profiter pour dire, oui, Madame, le problème est là. Tous ces jeunes sont sans espoir, mais leur grand-père aussi, leur père le sont, ils ne voient pas venir.

Quant à moi, je suis conscient aujourd'hui de la responsabilité que j'ai mise sur mes épaules, parce que quoi qu'il en soit, on ne peut pas faire, poser un acte comme celui-là sans se poser quelques questions. Je sais qu'il y a déjà deux morts, je ne pense pas qu

14:15
Locuteur

'il

14:15
Locuteur 10

y

14:15
Locuteur

a

14:15
Locuteur 10

pour grand-chose, mais je m'a pensé auprès de leur famille, et je sais qu'en faisant confiance aux Français concernés, et à l'ensemble des Français, au lieu de les brimer,

14:26
Locuteur

on

14:27
Locuteur 10

en sortira par le haut.

14:28
Présentateur

Madame Zarebi ?

14:29
Nicolas Dupont-Aignan

Bien sûr qu'il est fondamental que les jeunes trouvent, je dirais, un débouché sur le marché du travail, c'est une évidence, et on le souhaite pour tous les jeunes de la métropole ou d'outre-mer, mais il y a quand même une réalité aujourd'hui. Lorsqu'on travaille, les revenus du travail ne permettent plus de vivre dignement. Il est là le sujet des Gilets jaunes. Le revenu du travail ne permet plus

14:49
Locuteur

de vivre dignement. C'était la promesse d'Emmanuel Macron,

14:51
Présentateur

la promesse centrale

14:52
Locuteur

de la campagne d'Emmanuel Macron. C'est là

14:54
Nicolas Dupont-Aignan

où on a eu des gouvernements qui sont succédés, qui ont employé une expression à laquelle on ne peut qu'adhérer, valoriser le travail. Mais valoriser le travail, c'est un, le considérer, le reconnaître et le rémunérer. Or, aujourd'hui, quand je parlais des dépenses contraintes tout à l'heure, plus de 900 euros pour un ménage qui touche 1250 euros par mois, les Français n'en peuvent plus. Donc moi, je veux bien qu'on parle que de la taxe et la hausse du carburant. Mais ce n

15:15
Locuteur

'est

15:15
Nicolas Dupont-Aignan

pas ça le vrai sujet. Le sujet global, c'est les revenus du travail. Aujourd'hui, dans notre pays, se lever le matin n'est pas une récompense à la fin du mois. Il y

15:24
Locuteur

a

15:24
Nicolas Dupont-Aignan

des gens qui ne se lèvent pas, qui gagnent plus que ceux qui se lèvent. Nicolas Sarkozy nous l'avait dit en 2008, je vous signale.

15:30
Locuteur

Et ça n'a pas... On n'a peut-être pas trop

15:32
Locuteur 6

généralisé

15:33
Locuteur

quand même. Et on n'a pas répondu à ça. On n'a peut-être pas trop généralisé. C'est-à-dire qu'il y a des

15:37
Locuteur 6

gens dans ce pays qui travaillent et qui, heureusement, gagnent bien leur vie.

15:39
Locuteur

Monsieur Dubroyant, président de Debout-la-Rence... À 1250

15:43
Locuteur 6

euros net, on est au SMIC. On est au SMIC net, il ne

15:45
Locuteur

faut

15:45
Locuteur 6

pas exagérer.

15:46
Nicolas Dupont-Aignan

Sur

15:46
Locuteur

la bichette. Un million de travailleurs sont à ce tarif là. Messieurs, messieurs,

15:49
Nicolas Dupont-Aignan

allez. Un million de travailleurs, en fait. Ne minimizez pas le phénomène. Écoutez, moi, je crois quand même que c'est le fiasco de la politique économique qui a été mené.

15:58
Locuteur

On

15:58
Nicolas Dupont-Aignan

nous a dit qu

15:59
Locuteur

'on

15:59
Nicolas Dupont-Aignan

va donner 5 milliards aux très très riches, même pas les riches, les très très riches. Il va y avoir ruissellement.

16:05
Locuteur

Comme

16:06
Nicolas Dupont-Aignan

il n

16:06
Locuteur

'y

16:06
Nicolas Dupont-Aignan

avait pas de condition d'investissement en France. Moi, j'avais proposé l'ISF supprimé à condition qu'on investisse sur le territoire national. Là, il n

16:14
Locuteur

'y a

16:14
Nicolas Dupont-Aignan

pas eu de condition. Donc il n

16:15
Locuteur

'y a

16:15
Nicolas Dupont-Aignan

pas eu de ruissellement. Et puis parallèlement, il y a eu une incapacité à maîtriser les dépenses publiques. Et des dépenses absurdes. Et puis, il a fallu aller chercher l'argent. Et donc, ils vont chercher l'argent sur ceux qui bossent et sur

16:29
Locuteur

ceux qui travaillent.

16:30
Nicolas Dupont-Aignan

Et derrière ça, les APL. Enfin, il y a tout. Mais ce qui est insupportable, c'est qu'en fait, on n'a pas changé le cadre.

16:37
Locuteur

Et

16:37
Nicolas Dupont-Aignan

tant qu'on ne changera pas la politique économique européenne, tant qu'on ne changera pas ce libre-échange dévastateur, dévastateur où on est en concurrence avec des esclaves, eh bien, on devient esclave dans notre propre pays. C'est ça, la réalité. Et donc, moi, je ne suis pas protectionniste. Je demande le libre-échange loyal. Les travailleurs détachés viennent dans notre pays, ils

16:56
Locuteur

ne

16:56
Nicolas Dupont-Aignan

payent pas les charges sociales en France 600 000. On importe des produits de Chine qui ne respectent aucune règle environnementale. Et on taxe en France. Donc, tant qu'on ne changera pas la politique générale, eh bien, on aura des gouvernements successifs. Simplement, celui-là, il fait tout en plus grand. Et il méprise en plus les gens.

17:12
Locuteur

Alors,

17:13
Nicolas Dupont-Aignan

si vous tondez les gens, vous les écorchez et vous les méprisez, eh

17:17
Locuteur

bien,

17:17
Nicolas Dupont-Aignan

vous pouvez avoir des émeutes. Moi, je suis très inquiet, comme Jean. Vous savez, je me pose des questions.

17:22
Locuteur

Parce

17:23
Nicolas Dupont-Aignan

qu'il y a eu deux morts, quand même.

17:25
Présentateur

Des

17:25
Locuteur

centaines de blessés. Si on est

17:26
Nicolas Dupont-Aignan

assis au XXIe siècle, il y

17:27
Locuteur

a

17:27
Nicolas Dupont-Aignan

eu deux morts.

17:28
Locuteur

Et

17:29
Nicolas Dupont-Aignan

s'il y en a dix le week-end prochain et dans les semaines qui viennent, qu'est-ce qu'on va faire ? Donc, pourquoi le gouvernement n'est pas à la hauteur de ses responsabilités ? Il n'est pas à la hauteur de l'enjeu historique.

17:40
Locuteur

C

17:41
Nicolas Dupont-Aignan

'est ça, l

17:41
Locuteur

'enjeu. Il

17:41
Présentateur

fait respecter l'ordre,

17:42
Locuteur

il fait respecter la

17:43
Présentateur

sécurité.

17:44
Nicolas Dupont-Aignan

Alors, je vais vous dire,

17:45
Locuteur

c

17:46
Nicolas Dupont-Aignan

'est d'ailleurs très intéressant. Beaucoup de policiers nous faisaient des petits saluts. Beaucoup de gendarmes nous ont dit,

17:52
Locuteur

on

17:53
Nicolas Dupont-Aignan

vous bloque, mais nous, notre cœur est avec vous. Et quand le cœur des forces de l'ordre est avec le peuple, c'est qu'il

18:00
Locuteur

y a

18:00
Nicolas Dupont-Aignan

beaucoup à dire, vous savez. Vous ne pouvez pas tenir un peuple par

18:04
Locuteur

la menace.

18:05
Nicolas Dupont-Aignan

Ce n

18:05
Locuteur

'est

18:05
Nicolas Dupont-Aignan

pas possible. La menace, le mépris, la dissolution du peuple que veut faire Macron. Alors, pendant ce temps-là, il est où ? C'est très symbolique. Il est chez Mme Merkel à genoux.

18:14
Locuteur 9

Il est en

18:14
Locuteur

Belgique.

18:15
Locuteur 9

Un gardien de la paix, c'est 1 600 euros en région parisienne en début de carrière.

18:19
Locuteur

Et qui se fait agresser

18:19
Nicolas Dupont-Aignan

en plus. Et quand il se fait agresser, M. Castanerdu, c'est pas grave. Mais quand, en revanche, quand il y

18:23
Locuteur

a

18:23
Nicolas Dupont-Aignan

un drame sur

18:24
Locuteur

un gilet-jou, il a dit qu'il n'y avait pas de haine

18:26
Nicolas Dupont-Aignan

anti-flic. Il l'a écrit.

18:28
Présentateur

Alors, un mot de clément Vektorovitch.

18:29
Locuteur

Alors, c'est un peu facile.

18:30
Nicolas Dupont-Aignan

Je rejoins ce que disait tout à l'heure Jean-Claude Dacier. On ne peut pas non plus accabler le gouvernement et Emmanuel Macron d'absolument tous les mots. Il me semble,

18:38
Locuteur

en

18:38
Nicolas Dupont-Aignan

effet. Quand on dit que les revenus du travail ont diminué, quand on regarde les chiffres, c'est factuellement faux.

18:44
Locuteur

C'est-à-dire qu

18:45
Nicolas Dupont-Aignan

'Emmanuel Macron, c

18:47
Locuteur

'est les chiffres de l'IPP.

18:48
Nicolas Dupont-Aignan

Enfin, je

18:48
Locuteur

veux dire,

18:48
Nicolas Dupont-Aignan

on a quand même une grande étude qui est sortie le mois dernier, qui montre bien que sur les classes moyennes, le gouvernement a redistribué un peu d'argent et qu

18:54
Locuteur

'il

18:54
Nicolas Dupont-Aignan

y

18:54
Locuteur

a

18:54
Nicolas Dupont-Aignan

une légère augmentation du pouvoir d'achat. Est-ce que c'est suffisant ?

18:57
Locuteur

On

18:57
Nicolas Dupont-Aignan

peut très bien estimer que ça ne l'est pas.

18:59
Locuteur

C'est complètement

18:59
Nicolas Dupont-Aignan

faux,

18:59
Locuteur

monsieur. Par ailleurs, non, ça c'est vrai. Par ailleurs, il est reprend par des taxes

19:02
Nicolas Dupont-Aignan

qui ne sont pas comptés dans

19:02
Locuteur

vos chiffres. Mais

19:03
Nicolas Dupont-Aignan

si,

19:03
Locuteur

l'IPP, c'est... Mais c'est un langage qui est inaudible

19:06
Nicolas Dupont-Aignan

pour la population.

19:06
Locuteur

Oui, mais si vous mettez à aller jusqu

19:11
Nicolas Dupont-Aignan

'au bout, l'Institut des politiques publiques, c'est quand même des statistiques agrégées de toutes les mesures du gouvernement et les classes moyennes ont regagné un peu d'argent. C'est un fait. Qu'ils aient regagné trop peu d'argent, on peut le dire. Par ailleurs, sur le long terme, c

19:23
Locuteur

'est

19:23
Nicolas Dupont-Aignan

-à

19:23
Locuteur

-dire

19:23
Nicolas Dupont-Aignan

depuis 1996, il y a effectivement une érosion du pouvoir d'achat des classes moyennes et une augmentation des dépenses contraintes. Tout ça est vrai à la fois, mais on ne peut pas non plus accabler Emmanuel Macron de tous les maux. Il a redistribué un peu d'argent sur le travail, sans doute pas suffisamment. Ça,

19:35
Locuteur

c

19:35
Nicolas Dupont-Aignan

'est vrai. En revanche, quelque chose qui a été dit et que je rejoins, c'est qu'on a un vrai problème aujourd'hui sur les services publics de proximité. C'est-à

19:41
Locuteur

-dire

19:41
Nicolas Dupont-Aignan

que quand on regarde quand même le tableau d'ensemble, d'un côté, on a des services publics de proximité qui disparaissent, notamment des hôpitaux. C'est-à

19:47
Locuteur

-dire

19:47
Nicolas Dupont-Aignan

que le cœur du plan hôpitaux présenté il y

19:49
Locuteur

a

19:49
Nicolas Dupont-Aignan

quelques mois par Emmanuel Macron, c'est quand même de dire qu'on va regrouper les hôpitaux. Donc, ça veut dire que les gens vont devoir davantage se déplacer. C'est vrai aussi pour les écoles. C'est vrai aussi pour le travail.

19:57
Locuteur

C

19:57
Nicolas Dupont-Aignan

'est quand même Emmanuel Macron lui-même qui, il y a un an, disait à des ouvriers « Faites donc 50 km de plus pour vous déplacer. » Dans le même temps,

20:04
Locuteur

deuxième point,

20:07
Nicolas Dupont-Aignan

on supprime

20:07
Locuteur

des petites lignes

20:08
Nicolas Dupont-Aignan

de chemin de fer. On supprime des petites lignes de chemin de fer. C'était ce qu'il

20:11
Locuteur

y

20:11
Nicolas Dupont-Aignan

avait dans la réforme de la SNCF avec l'aval du gouvernement. Troisième point, on augmente les taxes sur le gasoil et se déplacer est plus cher. Et ça, c'est inacceptable et c'est inadmissible

20:21
Locuteur

pour les citoyens. – Je suis d'accord avec ton début, mais

20:22
Locuteur 6

une seconde. Les voies de chemin de fer, par exemple,

20:25
Locuteur

ça

20:25
Locuteur 6

fait depuis la naissance du chemin de fer qu'on les supprime. 70 000 km de lignes, 30 000 aujourd'hui.

20:30
Locuteur

–

20:30
Locuteur 6

Oui,

20:30
Locuteur

mais alors du réchauffement climatique, c'est peut-être aujourd'hui pas une très bonne chose. – Je lisais au Congrès des mers ce matin un chiffre intéressant. – Non,

20:41
Nicolas Dupont-Aignan

parce que je pense que notre démocratie, elle est malade. Et notre démocratie locale, elle est d'autant plus malade. Et c'est dommage, la prise de position du président de

20:49
Locuteur

la

20:49
Nicolas Dupont-Aignan

République, nous ne voulons pas recevoir les mers, parce qu'il n

20:51
Locuteur

'en

20:51
Nicolas Dupont-Aignan

soit 1 000,

20:51
Locuteur

il

20:51
Nicolas Dupont-Aignan

soit 36 000. Vous vous rappelez qu'il

20:52
Locuteur

y a

20:52
Nicolas Dupont-Aignan

36 000 mers en France, il

20:54
Locuteur

n'en

20:54
Nicolas Dupont-Aignan

soit 1 000. Ça fait dire un peu moins de 10 par département si on fait

20:57
Locuteur

une mérison

20:58
Nicolas Dupont-Aignan

à France métropolitaine. Depuis 2014,

21:02
Locuteur

on

21:02
Nicolas Dupont-Aignan

a 887 mers de moins de 2 000 habitants qui

21:04
Locuteur

ont

21:04
Nicolas Dupont-Aignan

démissionné.

21:05
Locuteur

C

21:06
Nicolas Dupont-Aignan

'était les premiers lanceurs d'alerte. S'ils ont démissionné, parce qu'ils ont la vocation. Un maire de moins de 2 000 habitants, il a la vocation. S'ils ont démissionné, c'est vraiment qu

21:14
Locuteur

'ils

21:14
Nicolas Dupont-Aignan

pensaient que notre situation était catastrophique. Et ce n

21:18
Locuteur

'est

21:18
Nicolas Dupont-Aignan

pas normal que depuis 2014, on ne soit pas saisi de tout ça.

21:20
Présentateur

– Allez, on fait une petite pause, on se retrouve dans un instant dans Punchline. On écoutera peut-être Emmanuel Macron qui prendra la parole dans quelques minutes devant ces maires qui sont donc réunis à l'Elysée. On écoutera Nicolas Dupont-Aignan et Jean Lassalle parmi nos invités.

21:32
Locuteur

A

21:32
Présentateur

tout de suite.

21:33
Locuteur

– On

21:36
Présentateur

se retrouve dans Punchline avec nos invités. Nous sommes avec le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, avec Jean Lassalle, député des Pyrénées-Atlantiques, qui a provoqué cet après-midi un esclandre à l'Assemblée nationale en endossant le gilet jaune que portent évidemment des manifestants depuis samedi un peu partout dans la France. Colère du ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. On a aussi ces maires qui en ce moment même attendent au palais de l'Elysée la venue du président Emmanuel Macron. Environ 2000 maires qui sont ici réunis dans la grande salle des fêtes.

Le président est actuellement en train de discuter avec une délégation de l'Association des maires de France. Un peu plus loin, place Beauvau au ministère de l'Intérieur.

22:16
Locuteur

Il

22:16
Présentateur

ne va pas tarder à arriver, il va prendre la parole. On écoutera ce qu'il a à dire Nicolas Dupont-Aignan. Aujourd'hui, les maires réclament une vraie négociation avec l'exécutif et pas seulement d'être entendus.

22:27
Nicolas Dupont-Aignan

Mais en fait, c'est l'ensemble de la politique des territoires qu'il faut changer. Il faut renouer avec une politique d'aménagement du territoire. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'à un moment, il y

22:37
Locuteur

a

22:37
Nicolas Dupont-Aignan

des choix. Est-ce qu'on concentre les crédits sur les métropoles ou est-ce qu'on pense à notre richesse territoriale ? Voilà, moi j'attendrai si le président de la République va nous faire toujours le même discours. « C'est une question de pédagogie, vous n'avez rien compris. » Ou alors, vraiment, il va infléchir. C'est tout. On ne peut pas continuer à fermer des maternités, à fermer des services publics, à tout fermer, à augmenter le prix de l'essence et dire aux gens « Mais pourquoi vous râlez ? Il y

23:03
Locuteur

a

23:03
Nicolas Dupont-Aignan

un problème

23:03
Locuteur

?

23:04
Nicolas Dupont-Aignan

» Il faut changer la politique de délocalisation. Je vous l'ai dit tout à

23:07
Locuteur

l

23:07
Nicolas Dupont-Aignan

'heure, les travailleurs détachés, ça c'est concret, nos artisans. Il y a beaucoup d'artisans, d'indépendants qui sont sur les barrages. Pourquoi ? Parce que tout simplement, eux, ils payent des charges

23:17
Locuteur

et

23:17
Nicolas Dupont-Aignan

ils voient un concurrent. Ce n

23:18
Locuteur

'est

23:18
Nicolas Dupont-Aignan

pas qu'ils soient polonais qu'ils me gênent. Ça ne les gêne pas. Mais ils payent les charges polonaises et pas françaises. Avouez que c'est complètement aberrant. Donc moi, ce que je demande, c'est de la justice. Ce n

23:29
Locuteur

'est

23:29
Nicolas Dupont-Aignan

pas de désigner un bouc émissaire ou un autre, c'est de rétablir des règles de justice. Vous habitez, vous êtes maire d'une zone rurale, vous devez avoir les mêmes crédits qu'un maire d'une zone urbaine. Sinon, il y a incompréhension. C'est tout.

23:40
Présentateur

Jean Lassalle, qu'est-ce que vous diriez au président Macron si vous l'aviez en face de vous, là, ce soir, à l'Elysée

23:44
Locuteur

?

23:44
Locuteur 10

Alors, déjà, une très grande partie de ce que je vous ai dit, s'il m'en avait laissé le temps, ce dont je doute, et par rapport au sujet que vous évoquez avec Nicolas Dupont-Aignan, je lui dirais, il faut abroger immédiatement la loi NOTRe. Celui qui l'a mise en place, il n'a pas tant vouloir, il est candidat à la mairie de Barcelone, dans l'indifférence la plus générale. Alors, quelle honte pour ce pays. Il faut abroger les derniers textes que nous avons mis, parce que c'est ça qui a tué les communes. Pourquoi le maire ne peut plus se défendre aujourd'hui ? C'est qu'il n'a plus rien. On a créé des communautés de communes qui étaient avant, alors qu'on voulait diminuer... Là,

24:23
Locuteur

l'autre, c'est les

24:23
Locuteur 10

gouvernances,

24:24
Locuteur

la gouvernance à l

24:25
Locuteur 10

'échelle des territoires.

24:25
Locuteur

On voulait

24:26
Locuteur 10

diminuer

24:26
Locuteur

le millefeuille. On a

24:28
Locuteur 10

créé une strade de plus, qui était une communauté de communes au service des communes, mais qui n'était pas une collectivité. On pouvait s'y donner les moyens, et à 25 ou 30 communes, mon Dieu, on trouvait des solutions. Maintenant, il y en a 300. Le maire n'ose même plus se faire accompagner de son adjoint, tellement il a peur d'être ridicule, d'être vu à la 290e place. Ça ne peut pas aller. Le conseiller général, qui était très proche, lui aussi, il est passé à 60 km. Bon, on a gagné quelque chose qui est pas mal, qui fonctionne pas mal. C'est le... comment je dirais... le couple, homme-femme. La

25:03
Locuteur

parité, ça c'est une très bonne

25:04
Locuteur 10

chose. Oui, non, mais c'est le conseiller général. Mais enfin, il est quand même à 60 km plus loin. Moi, j'ai été pendant 30 ans conseiller général d'une vallée, qui était déjà immense et très grande, qui avait d'énormes responsabilités. On a mis maintenant les conseillers régionaux à 700 bornes. S'ils ont la chance de garder leur derrière sur un fauteuil 10 minutes dans la journée, c'est qu'ils sont très bons. Et tous les députés, tous à Paris, tous les députés européens, qu'on n'avait pas une chance de voir pendant leur mandat. Donc, face à cela, moi, je dirais à Emmanuel Macron, puisque tu nous as promis un nouveau monde, eh bien, fais-le. Non,

25:37
Locuteur

mais à l'évidence,

25:37
Locuteur 10

pour répondre aux crises

25:38
Nicolas Dupont-Aignan

qui se superposent, qui s'additionnent, qui frappent les Français dans notre pays, les choses ne peuvent pas se faire simplement de Paris et des ministères. Donc, il faut travailler dans une démarche de coproduction. La proximité est un élément essentiel. D'ailleurs, quand vous sondez les Français, l'élu le plus apprécié par excellence, c'est le maire. Le maire auquel on a vidé de sa substance toutes les prérogatives

26:01
Locuteur

qui étaient

26:02
Nicolas Dupont-Aignan

les siennes. Pour soit les éloigner, soit on fait quelqu'un qui vient faire l'assistante sociale et qui prend simplement les doléances sans pouvoir apporter des réponses. Moi, je crois que quand on parle de la ruralité, une des réponses majeures, c'est la mobilité. Donc, il faut flécher des crédits pour permettre aux maires d'améliorer la mobilité. Quand on parle des métropoles, c'est plutôt la crise du logement. Je crois qu'il faut répondre, il faut faire du sur-mesure sur nos territoires. Mais on ne peut pas le faire, encore une fois, simplement avec des circulaires ministériels. Ça se fait en croisant les crédits nationaux, régionaux, locaux, mais surtout en étant à

26:31
Locuteur

l

26:31
Nicolas Dupont-Aignan

'écoute, en prenant en compte aussi ce que disent les maires, les idées qu'ils ont, les intelligences qu'ils ont, la connaissance du terrain qu'ils ont. Emmanuel Macron n'a pas été un élu local. On lui a souvent reproché. Mais pour pallier à ce reproche-là, il aurait fallu qu

26:44
Locuteur

'il

26:44
Nicolas Dupont-Aignan

fasse avec eux. La France, elle ne se fait pas que d'en haut. Elle

26:47
Locuteur

se fait

26:47
Nicolas Dupont-Aignan

de tous les territoires. Non, la question, c'est quand même la démocratie. Pourquoi le maire est aimé ? C'est parce qu'il ne peut pas tricher. Vous savez, s'il ne fait pas bien son boulot, il est viré.

26:58
Locuteur

Il

26:58
Présentateur

est à portée de baffes, comme disait...

27:00
Nicolas Dupont-Aignan

Exactement. Mais c'est la réalité. Et il y

27:01
Locuteur

a

27:01
Nicolas Dupont-Aignan

un manque démocratique. Le référendum d'initiative populaire, on pourrait régler beaucoup de problèmes en France par un référendum. Il faut oser le référendum. Mais ils ont tellement peur du référendum. Quand il y

27:11
Locuteur

en

27:11
Nicolas Dupont-Aignan

a eu un, ils l'ont bafoué. Donc, ils ont peur de la démocratie, en fait. Parce que la vraie question, elle est technocratie.

27:17
Locuteur

C

27:17
Nicolas Dupont-Aignan

'est une technocratie financière qu'a mis la France sous tutelle. Et Macron est le gestionnaire. Voilà,

27:24
Locuteur

c'est le gouverneur. Ça n'a pas d'Emmanuel

27:25
Présentateur

Macron, on est bien d'accord. Ça s'est aggravé

27:27
Locuteur

avec Emmanuel Macron parce que ses

27:28
Nicolas Dupont-Aignan

prédécesseurs jouaient un peu double jeu. Ils étaient à la fois le représentant de cette tutelle, mais en même temps, ils connaissaient le pays. Ils en avaient été élus. Ils avaient une certaine finesse. Alors, on leur disait, vous n'avancez pas assez vite. Ben oui, mais ils écoutaient. Là,

27:43
Locuteur

il va au

27:44
Nicolas Dupont-Aignan

canon. On ne

27:46
Locuteur

peut

27:46
Nicolas Dupont-Aignan

pas tirer contre son peuple. Ça ne

27:47
Locuteur

peut

27:47
Nicolas Dupont-Aignan

pas marcher.

27:48
Locuteur

Il

27:48
Nicolas Dupont-Aignan

y a peut-être une solution pour le président de

27:51
Locuteur

la

27:51
Nicolas Dupont-Aignan

République ce soir. Il y

27:52
Locuteur

a

27:52
Nicolas Dupont-Aignan

quelque chose dans les cartons qui n

27:53
Locuteur

'a

27:53
Nicolas Dupont-Aignan

jamais été utilisé. Je peux comprendre, d'abord, les maires,

27:55
Locuteur

il faut

27:55
Nicolas Dupont-Aignan

les protéger. Mais je peux comprendre qu'on veut réduire le millefeuille, comme on dit. Et ça, c'est une nécessité parce que c'est vrai qu'au fur et

28:00
Locuteur

à

28:00
Nicolas Dupont-Aignan

mesure du temps, c'est aperçu qu'il y avait des strates supplémentaires. Et qu'à un moment donné, les Français ne comprennent pas pourquoi c'est plus difficile d'aller vers tel endroit ou tel endroit. Il y avait le conseiller territorial qui avait été proposé par Nicolas Sarkozy, qui était en fin de compte le rapprochement du conseiller régional et du conseiller départemental d'aujourd'hui. Et je pense que ça permettait à la fois de garder la proximité tout en diminuant, bien sûr, le millefeuille. Voilà, ça c'est quelque chose qui a été supprimé par François Hollande immédiatement quand il est arrivé pour des raisons politiciennes. Aujourd'hui, il est dans les cartons.

Il pourrait le proposer ce soir. Ce serait une très bonne annonce. Et je suis sûr que majoritairement, elle serait votée aujourd'hui.

28:34
Présentateur

Il pourrait le faire, cette proposition ?

28:36
Locuteur

C'est

28:36
Nicolas Dupont-Aignan

une très bonne idée. Tout ce qui pourra rapprocher, rapprocher, démocratiser le pays, on ne redressera pas la France sans les Français. Ça paraît, la palissade, mais on ne pourra pas redresser la France sans les Français. C'est tout. Désigner une

28:49
Locuteur

conseiller

28:49
Nicolas Dupont-Aignan

territoriale, mais sans

28:50
Locuteur

donner les moyens aux

28:51
Nicolas Dupont-Aignan

collectivités d'apporter des réponses, ça me paraît quand même... Non, mais il

28:54
Locuteur

n

28:54
Nicolas Dupont-Aignan

'y

28:54
Locuteur

a

28:54
Nicolas Dupont-Aignan

pas que ça.

28:56
Locuteur

Je

28:56
Nicolas Dupont-Aignan

trouve

28:57
Locuteur

un peu de moyens pour les collectivités. Je trouve un petit peu nostalgique, mais... C'est aussi la

29:00
Nicolas Dupont-Aignan

première étape vers une fusion des départements et des régions. C'était quand même ça qu'il y avait dans les cartons. Non, et des

29:04
Locuteur

métropoles. Plus concrètement, excusez-moi, je

29:06
Locuteur 9

vous trouve un petit

29:06
Locuteur

peu nostalgique.

29:07
Locuteur 9

Parce qu'à l'époque de François Fillon,

29:09
Locuteur

il

29:09
Locuteur 9

y avait eu, si vous vous souvenez bien, pendant l'été 2010, une crise pétrolière qui avait généré une augmentation très similaire à celle qu

29:15
Locuteur

'on

29:15
Locuteur 9

vit aujourd'hui. La réponse du gouvernement, ça avait été de dire, on va abaisser la vitesse maximale sur les autoroutes de 130 à 115 km heure. Et vous verrez que si vous roulez moins vite, ça vous coûtera finalement le même prix d'arriver à destination. Donc je crois que... Vous me

29:28
Locuteur

permettez, c'était plus

29:30
Nicolas Dupont-Aignan

malin que

29:30
Locuteur

de dire qu'on

29:31
Nicolas Dupont-Aignan

augmentait les taxes à cause de l'environnement, que ça permettait aux gens de moins consommer.

29:36
Locuteur

Je

29:36
Nicolas Dupont-Aignan

pense que ça aurait

29:36
Locuteur

été... Madame Ferrari,

29:39
Locuteur 10

devant la gravité des faits, je dis, moi je ne reviendrai pas sur ce texte. De toute façon, la technocratie,

29:47
Locuteur

c

29:47
Locuteur 10

'est malheureusement, mais comme la finance spéculative, on me prie le pas sur nous, nous sommes qu'un théâtre d'ombre. Moi, je pense que, parlant des maires, parce que les gilets jaunes, ça a été dit, sont sur les territoires. Donc il faut commencer par abroger la loi NOTRe. Déjà, on va y voir beaucoup plus clair. Moi, c'est ce que je dirais tout de suite. Abrogeons ça.

30:08
Présentateur

Sur les gilets jaunes, Nicolas Dupont-Aignan, qu'est-ce qu'il doit faire le président Macron pour, encore une fois, trouver une sortie à cette crise ?

30:14
Nicolas Dupont-Aignan

Mais le président Macron doit d'abord reconnaître qu'on ne peut pas surtaxer les automobilistes qui travaillent avec leurs voitures. Je vous entendais tout à l'heure, cher monsieur, parler de sa volonté de détaxer le travail. Mais si vous détaxez le travail d'un côté et que vous taxez ceux qui utilisent leurs voitures en croyant qu'ils s'amusent avec leurs voitures, c'est là le contresens majeur de gens, d'ailleurs, en vérité, qui vivent à Paris.

30:37
Locuteur

Oui,

30:38
Nicolas Dupont-Aignan

le comité interministériel qui, à Matignon, décide des mesures autour de la table, il devait y avoir trois personnes qui avaient une voiture. Les autres n'avaient jamais de voiture, n'étaient jamais sortis de Paris. Donc, le problème de fond, c'est de comprendre son pays. Peut-être qu'on va prendre un bus. Et comme les chefs d'État sur la rue de Champs-Elysées,

30:56
Locuteur

on

30:56
Nicolas Dupont-Aignan

va mettre le président et le gouvernement dans un bus. Et on va lui faire visiter la France. Non, mais je veux dire, je suis provocateur. Parce que la cause, elle est là. Mais oui, la cause est là. Si vous ne connaissez pas et n'aimez pas votre pays... Il ne

31:09
Locuteur

faut

31:09
Nicolas Dupont-Aignan

pas le

31:09
Locuteur

taxer de ne pas aimer le pays non plus. Alors, à ce moment-là,

31:13
Nicolas Dupont-Aignan

s'il aimait son pays, il ne supporterait pas de voir un agriculteur se suicider tous les deux jours.

31:21
Locuteur

Mais non, mais c'est la termine. Il

31:24
Nicolas Dupont-Aignan

y a une souffrance dans le pays, mais

31:26
Locuteur

qui est terrible. On a appris de dire qu'il n'est pas le pays, c'est pas le temps, 40

31:30
Locuteur 6

ans,

31:30
Locuteur

40 ans

31:30
Locuteur 6

de sottises économiques et d'une politique qui nous a désinstruits.

31:34
Locuteur

On est couverts de la dette,

31:35
Locuteur 6

on est du chômeur partout.

31:36
Locuteur

Oui, en attendant, il y a des solutions, il y a des choix. Je n'aime pas l

31:39
Nicolas Dupont-Aignan

'idée que tout est pareil, qu

31:41
Locuteur

'il

31:41
Nicolas Dupont-Aignan

n

31:41
Locuteur

'y a

31:41
Nicolas Dupont-Aignan

pas de solution, qu'il n

31:42
Locuteur

'y a

31:42
Nicolas Dupont-Aignan

pas de choix et que finalement, on est obligé de subir. Il y a des solutions. On a un pays avec des grands atouts. Il

31:47
Locuteur

y a

31:47
Nicolas Dupont-Aignan

des Français très courageux. Il y a des choix différents à faire. Mais cela veut dire se libérer aussi d'une certaine emprise de l'Union européenne, d'un certain libre-échange déloyale. Cela veut dire du courage,

31:58
Locuteur

de

31:58
Nicolas Dupont-Aignan

défendre les intérêts des Français peut-être.

32:01
Locuteur

En

32:01
Nicolas Dupont-Aignan

attendant,

32:02
Locuteur

on

32:02
Nicolas Dupont-Aignan

peut aimer les siens sans détester les autres.

32:04
Locuteur

Qu'est-ce qu'il peut

32:05
Locuteur 6

dire

32:06
Locuteur

Emmanuel Macron ?

32:06
Locuteur 6

Moi, je pense que pour revenir à la situation préoccupante des Gilets jaunes, il me semble qu'à l'heure qu'il est, le Président de la République, le Premier ministre,

32:16
Locuteur

ne

32:17
Locuteur 6

peuvent pas faire l'économie

32:18
Locuteur

d

32:19
Locuteur 6

'une ou deux propositions, de faire un geste, voire deux. Sinon, je ne sais pas comment ils vont s'en sortir. J'espère qu'ils n'ont pas besoin de moi. Ils doivent y réfléchir. Ils ont peut-être déjà pensé à... Mais si les deux camps ne se parlent pas, là, je ne sais plus ce qui peut arriver. Donc il faut... Il n

32:35
Locuteur

'y a

32:35
Locuteur 6

pas de déshonneur, me semble-t

32:36
Locuteur

-il,

32:36
Locuteur 6

à comprendre ce qui est en train de se passer. Et là-dessus, je partage complètement les points de vue qui ont été exprimés. La province souffre. Il faudra évidemment, dans les années qui viennent, un grand plan pour rénover et aider la province à repartir. Il ne faut pas que le Président de la République, ce soir, j'espère qu'il va sauter sur l'occasion, se fâche, je dirais, de manière durable avec les élus locaux. Ce n

32:59
Locuteur

'est

32:59
Locuteur 6

pas possible. On ne peut pas être un Président de la République enfermé à l'Élysée et qui a les gilets rouges dans la rue, les maires qui ne veulent plus le voir. Ça va très mal se terminer.

33:12
Locuteur

La forteresse

33:13
Locuteur 6

élisienne, c'est bien. Il faut en sortir. Et j'espère que

33:17
Locuteur

ce

33:18
Locuteur 6

soir avec les maires et demain avec les gilets jaunes, on ne

33:21
Locuteur

va

33:21
Locuteur 6

pas continuer à jouer au jeu de laissons pourrir la situation. Vous allez voir qu'on va s'en sortir. Finalement, ils sont chaque jour de

33:27
Locuteur

moins en moins. Une question

33:28
Présentateur

à Jean Lassalle. Après avoir endossé le gilet jaune dans l'Assemblée nationale cet après-midi, vous allez avoir une sanction. A priori, ça sera une retenue sur salaire de 1 400 euros. Quelle est votre réaction ?

33:40
Locuteur 10

Écoutez, je vais être curieux, mais vous savez, je ne suis pas un député qui nage dans l'or. Je paye encore un peu ma campagne électorale. Eh bien, je l'appellerai, madame. Je l'appellerai comme un honneur et avec beaucoup de fierté. Voilà.

33:57
Présentateur

C'est ta amende.

33:57
Locuteur 10

Et ce n

33:58
Locuteur

'est

33:58
Locuteur 10

pas ça qui va me faire taire si toutefois j'en

34:01
Locuteur

ai

34:01
Locuteur 10

l'occasion. Mais encore une fois, mon amende est peu de choses par rapport à la situation dans laquelle nous sommes. Travaillons ensemble à trouver des solutions aux problèmes qui posaient.

34:11
Locuteur

Sur

34:11
Nicolas Dupont-Aignan

cette question, c'est la deuxième fois que l'Assemblée nationale impose une amende à un député pour une question vestimentaire. La première fois, c'était François Ruffin qui avait mis un maillot de football. Honnêtement, je trouve

34:22
Locuteur

que

34:23
Nicolas Dupont-Aignan

c'est extrêmement malvenu de la part du gouvernement et plus précisément du président de l'Assemblée nationale. Car l'Assemblée nationale, c'est un des cœurs du débat français, un des cœurs du débat politique. Et en ce sens, elle ne doit pas être et n'a jamais été exempte d'une forme de théâtralité. Et là, il y a un raidissement sur des questions vestimentaires parce qu'il n'accepte pas de voir l'écho dans cette chambre de débats publics et de débats politiques qui doivent pourtant

34:48
Locuteur

s'exprimer. On voit le

34:48
Présentateur

président Macron

34:49
Locuteur

qui

34:49
Présentateur

arrive, Clément.

34:50
Nicolas Dupont-Aignan

On

34:50
Présentateur

va écouter ses premiers mots à l'Assemblée. Allez-y, continuez.

34:52
Nicolas Dupont-Aignan

Et donc, je trouve que c'est extrêmement malvenu, extrêmement maladroit et qu'au contraire, à

34:56
Locuteur

l

34:56
Nicolas Dupont-Aignan

'Assemblée, ce n'aurait d'accepter que des députés, et notamment des députés de l'opposition, puissent porter leur voix de la manière qu'ils désirent, notamment par ce type de coup de communication, mais qui doivent être acceptés. Et

35:07
Locuteur

qui

35:07
Nicolas Dupont-Aignan

sont normaux.

35:07
Présentateur

Alors, on voit le président Macron,

35:09
Locuteur

non

35:09
Présentateur

pas à l'Assemblée, bien sûr, mais à l'Élysée. Il sert les mains des maires qui sont ici, qui ont été sélectionnés pour venir leur rencontrer. Il a rencontré longuement, encore une fois, une délégation de l'AMF, l'Association des maires de France, qui demande un certain nombre de mesures concrètes. On va écouter les premiers mots de ce discours. Et puis, voilà, on verra si

35:27
Locuteur

le président a

35:28
Présentateur

pris conscience de ce qui se joue aujourd'hui dans notre pays.

35:33
Locuteur

Monsieur

35:34
Locuteur 8

le président,

35:35
Locuteur

c

35:35
Locuteur 8

'est là, monsieur le président de l'Assemblée nationale, monsieur le Premier ministre, mesdames, messieurs les ministres,

35:40
Locuteur

monsieur

35:41
Locuteur 8

le président de

35:41
Locuteur

l

35:41
Locuteur 8

'AMF,

35:42
Locuteur

monsieur

35:43
Locuteur 8

le président de l'AMF,

35:46
Locuteur

mesdames,

35:46
Locuteur 8

messieurs les maires.

35:48
Locuteur

Je

35:48
Locuteur 8

suis très heureux d'être parmi vous. Merci, merci d'être là.

35:53
Locuteur

Et

35:53
Locuteur 8

merci,

35:54
Locuteur

président

35:55
Locuteur 8

Barouin, d'avoir transmis en notre nom cette invitation à toutes celles et ceux qui étaient présents pour

36:01
Locuteur

ce

36:02
Locuteur 8

congrès de

36:02
Locuteur

l

36:02
Locuteur 8

'AMF pour que nous puissions partager

36:04
Locuteur

ce

36:05
Locuteur 8

moment.

36:05
Locuteur

Je

36:05
Locuteur 8

crois que vous êtes à

36:06
Locuteur

plus

36:07
Locuteur 8

de 2 000.

36:08
Locuteur

Donc,

36:09
Locuteur 8

j'ai conscience qu'il y

36:10
Locuteur

en

36:10
Locuteur 8

a qui sont serrés.

36:11
Locuteur

Et

36:11
Locuteur 8

nous étions en train de débattre avec le bureau de l'AMF. Et nous avons débattu un peu plus longtemps que prévu, ce qui explique mon retard. Et je vous prie de m'en excuser. Mais nous avons eu un bon débat.

36:21
Locuteur

Et

36:21
Locuteur 8

donc, l'objectif, c'est d'abord de passer un moment tous ensemble. Et je vais rester avec vous

36:25
Locuteur

aussi

36:27
Locuteur 8

longtemps qu'il y aura du monde dans cette salle. Ce n'est pas un défi.

36:35
Locuteur

Ce

36:36
Locuteur 8

n'est pas un défi que je vous lance. C'est un engagement que je prends.

36:40
Locuteur

Parce

36:41
Locuteur 8

que cet endroit

36:42
Locuteur

est

36:43
Locuteur 8

le vôtre. J'avais l'année dernière invité

36:45
Locuteur

quelques

36:47
Locuteur 8

maires. Et cette année, j'ai souhaité,

36:49
Locuteur

pour

36:49
Locuteur 8

tenir l'engagement pris qui était de rendre compte et de pouvoir échanger, non pas venir

36:55
Locuteur

à

36:57
Locuteur 8

la salle habituelle, ce que je ferai l'année prochaine. Nous en avons parlé avec le président Baroin pour l'ouverture du Congrès. Mais vous recevoir dans ce lieu, parce que je considère que ce lieu de la République,

37:06
Locuteur

il

37:07
Locuteur 8

est le vôtre.

37:08
Locuteur

Et

37:09
Locuteur 8

nous l'avons en partage. Alors, je vais dire juste quelques mots.

37:14
Locuteur

Et

37:14
Locuteur 8

après, ce que je vous propose, c'est aussi de répondre peut-être de manière plus interactive à toutes les questions que vous vous posez. Donc, il y a des zones qui ont été définies.

37:21
Locuteur

Il

37:22
Locuteur 8

y en a quatre, y compris pour celles et ceux qui sont juste derrière dans la salle, qui me voient par le truchement d'un écran, mais que je pourrais toucher tout à l'heure parce qu

37:29
Locuteur

'on

37:29
Locuteur 8

se verra.

37:30
Locuteur

Et

37:30
Locuteur 8

donc,

37:31
Locuteur

on

37:31
Locuteur 8

prendra quatre, cinq questions

37:33
Locuteur

ensuite

37:34
Locuteur 8

par zone. Et puis,

37:35
Locuteur

ce

37:35
Locuteur 8

que je vous propose, c'est après avoir dit quelques mots, d'échanger pendant une bonne heure sous cette forme. Et puis après, je serai parmi vous

37:41
Locuteur

pour

37:41
Locuteur 8

échanger peut-être de manière plus conviviale ou plus particulière.

37:45
Locuteur

Je

37:45
Locuteur 8

vous disais, mes chers amis, que la République, nous l'avons en partage

37:50
Locuteur

parce

37:50
Locuteur 8

que les temps que nous vivons n

37:51
Locuteur

'ont

37:51
Locuteur 8

rien de simple. Et je ne vous l'apprendrai pas. Depuis que je suis élu, et je dirais même avant,

37:58
Locuteur

j

37:58
Locuteur 8

'ai vu sur le terrain le rôle qui est le vôtre

38:01
Locuteur

et

38:02
Locuteur 8

je le vois chaque jour davantage.

38:05
Locuteur

Je

38:05
Locuteur 8

ne suis pas

38:06
Locuteur

heureux

38:07
Locuteur 8

quand je lis

38:08
Locuteur

les

38:09
Locuteur 8

sondages qu'on nous donne et les retours

38:10
Locuteur

d

38:11
Locuteur 8

'inquiétude qu'il peut y avoir sur

38:13
Locuteur

les

38:15
Locuteur 8

doutes que certains maires peuvent avoir, la volonté de ne pas forcément se réengager, mais c'est le symptôme d'une pression collective,

38:21
Locuteur

d

38:22
Locuteur 8

'un mal-être qu'il y a,

38:23
Locuteur

de

38:24
Locuteur 8

quelque chose qui bouscule tous les décideurs publics.

38:26
Locuteur

Et

38:26
Locuteur 8

quand je dis tous les décideurs publics,

38:29
Locuteur

c

38:30
Locuteur 8

'est vous et moi. Parce qu'en effet, pour le concitoyen, il y

38:35
Locuteur

a

38:35
Locuteur 8

le maire et le président de la République, on le dit souvent,

38:38
Locuteur

et

38:38
Locuteur 8

parce que je suis là devant vous, parce que comme vous, j'ai été élu par les Françaises et les Français,

38:43
Locuteur

de

38:43
Locuteur 8

l'endroit où nous sommes.

38:44
Locuteur

Et

38:44
Locuteur 8

comme vous, je ressens

38:46
Locuteur

une

38:47
Locuteur 8

volonté de faire,

38:48
Locuteur

parfois

38:49
Locuteur 8

beaucoup plus rapide et exigeante

38:51
Locuteur

qu

38:51
Locuteur 8

'on y arrive nous-mêmes.

38:54
Locuteur

Je

38:54
Locuteur 8

sens une inquiétude face à tous les changements.

38:56
Locuteur

Il

38:57
Locuteur 8

y a aussi parfois beaucoup d'incompréhension, parce que

38:59
Locuteur

les

39:00
Locuteur 8

changements ou les réformes qu'on engage ne sont pas toujours compris, et il faut avoir cette humilité.

39:04
Locuteur

Mais

39:04
Locuteur 8

je sens beaucoup d'attente.

39:06
Locuteur

Et

39:07
Locuteur 8

moi, je voulais commencer par là, quand je dis que la République est en partage entre nous,

39:11
Locuteur

c

39:12
Locuteur 8

'est qu'il y

39:12
Locuteur

a

39:12
Locuteur 8

une chose

39:13
Locuteur

qui

39:13
Locuteur 8

relie les maires, le président de la République et avec lui,

39:16
Locuteur

tout

39:17
Locuteur 8

le gouvernement, et qui touche aussi l'ensemble des élus de la République,

39:20
Locuteur

c

39:21
Locuteur 8

'est qu'il y a une formidable attente.

39:23
Locuteur

Et

39:24
Locuteur 8

donc il ne faut rien céder

39:25
Locuteur

à

39:27
Locuteur 8

un vent mauvais qui voudrait que la faute est forcément à l'élu.

39:30
Locuteur

L

39:31
Locuteur 8

'élu, c'est celui ou celle qui a la capacité de faire,

39:33
Locuteur

mais

39:34
Locuteur 8

c'est aussi celui ou celle qui est, pardon de cette familiarité, mais à portée d'engueulade,

39:39
Locuteur

et

39:39
Locuteur 8

qui peut se retrouver bousculé, et qui est en quelque sorte au carrefour de tous les paradoxes d'une société.

39:44
Présentateur

Voilà pour

39:45
Locuteur

les premiers mots de ce discours d

39:47
Présentateur

'Emmanuel Macron devant un

39:48
Locuteur

certain

39:48
Présentateur

nombre de maires de France. Votre réaction, Nicolas Dupoignan ?

39:51
Nicolas Dupont-Aignan

C

39:51
Locuteur

'est toujours

39:51
Nicolas Dupont-Aignan

le même état d'esprit. Et en fait, il s'exonère de ses décisions quand il désindexe les pensions de retraite des Français ou les prestations familiales après avoir massacré par la CLG. C'est un choix. Oui,

40:03
Locuteur

il

40:03
Nicolas Dupont-Aignan

l'assume, il explique pourquoi, mais il ne nous explique pas que tous les élus sont pareils, et ce boulibou-là, moi je ne comprends rien. Si vous comprenez quelque chose...

40:10
Présentateur

Merci à tous les sept. Il

40:11
Nicolas Dupont-Aignan

n'a

40:11
Locuteur 10

rien compris.

40:12
Locuteur

Jean

40:12
Présentateur

Lassalle.

40:13
Locuteur 10

Il n'a rien compris. Qui ? Le président.

40:15
Présentateur

Ah bon ?

40:16
Locuteur 10

Si ça continue comme ça pendant deux heures, et jusqu'à ce qu'il n

40:19
Locuteur

'y ait

40:19
Locuteur 10

personne, ce n

40:20
Locuteur

'est

40:20
Locuteur 10

pas ça qui va redonner le mot. La République, on partage. On partage les échecs, il ne

40:23
Locuteur

veut

40:23
Locuteur 10

pas

40:23
Nicolas Dupont-Aignan

partager les décisions prises.

40:25
Présentateur

Si

40:25
Locuteur

vous voulez, c'est

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Nicolas Dupont-Aignan

le communicant qui parle. Au début de son intervention, au lieu de dire qu'il reviendrait l'année prochaine, sans doute là-bas, comme il l'avait promis l'année dernière, il aurait dû dire demain matin, je serai parmi vous. J'aurais fait mon intervention, il aurait fait son intervention, et il serait allé les voir le lendemain matin.

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Présentateur

Merci à tous les sept. Tout de suite, c'est le 20h, il faut

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Locuteur

passer à vous. Bonne soirée sur

40:44
Présentateur

notre antenne. Merci à vous d'être venus.

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Nicolas Dupont-Aignan

Merci à vous.