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InterviewFrance Inter (sur YouTube)· 6 septembre 2024 12 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileEurope & internationalSolidarités & famille

Michel Barnier à Matignon : "Des gens à droite comme à gauche veulent sa réussite", assure Aurore Be

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:19OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez le sentiment aujourd'hui d'entrer dans une période de cohabitation, de coexistence ?

  • 1:24RelanceRéponse partielle

    Ça ne vous dérange pas que le RN ait pu peser à ce point dans le choix d'un chef du gouvernement ?

  • 3:50OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'il faudrait pour que la composition soit réussie, Aurore Berger ?

  • 4:33FerméeÉludée

    Mais est-ce que vous voulez y rester au gouvernement, justement, comme Lecornu, Darmanin, Dati, Oudéa, Belloubet ?

  • 4:51FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous seriez de ce gouvernement s'il comportait des membres du Rassemblement National ?

  • 5:18OuverteRéponse directe

    Ça consiste en quoi, une coexistence exigeante ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:41Invité politiqueFait
    « Inédite, déjà sans doute. »
  • 0:46Invité politiqueFait
    « On était en majorité relative, mais j'allais dire seul dans cette majorité relative. »
  • 1:45Invité politiqueFait
    « Déjà, honnêtement, je trouve que c'est une honteuse. »
  • 1:54Invité politiqueFait
    « Il n'y a jamais eu aucun compromis, aucune compromission avec l'extrême droite, d'aucune sorte de sa part. »
  • 2:09Invité politiqueChiffre
    « On a à l'Assemblée nationale 140 députés d'extrême droite, entre le RN et le parti d'Éric Ciotti. »
  • 3:10Invité politiqueChiffre
    « Mais est-ce que c'est moi qui ai fait en sorte qu'il y ait 10,6 millions de Français qui votent pour le Rassemblement national ? »
  • 4:11Invité politiqueFait
    « Est-ce que, oui ou non, ils sont prêts à intégrer ce gouvernement ? »
  • 4:57Invité politiqueFait
    « Depuis quand vous avez entendu à un seul moment et à un seul instant que Michel Barnier entendait proposer à quelconque membre du Rassemblement National d'être au sein de ce gouvernement. »
  • 6:04Invité politiqueFait
    « La première des décisions que va devoir affronter ce nouveau gouvernement, c'est quel budget ? »
  • 7:07Invité politiqueFait
    « On a un président de la République qui a été élu et qui a été réélu. »
  • 7:14Invité politiqueFait
    « Le président de la République a été élu jusqu'en 2027. »
  • 9:50Invité politiqueFait
    « Moi, je pense qu'il y a une demande très claire et très forte sur la question migratoire. »
  • 10:11Invité politiqueFait
    « On a une loi d'immigration. Je pense qu'on avait raison que cette loi puisse exister. »

Temps de parole

  • Aurore Bergé67 %
  • Présentateur19 %
  • Invité9 %
  • Auditeur5 %

5,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Deuxième invitée du grand entretien, c'est la ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, ministre démissionnaire et les députés Renaissance. Bonjour Aurore Berger. Bonjour. Merci d'être avec nous. Les auditeurs peuvent vous interroger au 01 45 24 7000 ou sur l'appli France Inter. Ce matin, Aurore Berger, vous avez le sentiment, puisque vous aussi, vous avez fait ce chemin de venir de l'UMP pour rejoindre Emmanuel Macron.

0:27
Aurore Bergé

Il y a quelques années maintenant.

0:28
Présentateur

Il y a quelques années, mais est-ce que vous avez le sentiment aujourd'hui d'entrer dans une période de cohabitation, de coexistence ? Comment est-ce que vous appelez la situation, qualifiez la situation politique ce matin ?

0:39
Aurore Bergé

Inédite, déjà sans doute. Ça veut dire qu'il va falloir arriver à recomposer de nouvelles majorités, puisque personne n'a la majorité absolue. On était en majorité relative, mais j'allais dire seul dans cette majorité relative. Et là, c'est différent. Ça veut dire qu'il faut démontrer l'alternance, parce qu'il y a une demande claire aussi d'alternance. C'est une alternance qui ne peut pas non plus se faire en ignorant complètement les 166 députés du Bloc central.

Et je crois, et je continue à espérer, que tout le monde n'est pas sur la ligne d'ajustement d'Olivier Faure, qui est en effet cette ligne intransigeante, parce que je crois qu'on a à droite et à gauche des gens qui souhaitent la réussite de Michel Barnier. Parce que sa réussite, ce n'est pas juste une réussite individuelle. Ce ne sera pas la réussite d'un parti politique, mais je crois que c'est notre intérêt collectif. Il y a des priorités qui ont été affichées par les Français, et c'est à ça qu'il faut s'employer aujourd'hui.

1:24
Invité

Oh, Berger, je ne sais pas si vous avez vu la une du journal Libération ce matin, une photo de Michel Barnier avec le tampon approuvé par Marine Le Pen. Alors, c'est vrai que le président, d'après les informations de France Inter, du service politique, a appelé Marine Le Pen pour s'assurer que son parti, le RN, n'allait pas censurer un gouvernement Barnier. Ça ne vous dérange pas que le RN ait pu peser à ce point dans le choix d'un chef du gouvernement ?

1:45
Aurore Bergé

Déjà, honnêtement, je trouve que c'est une honteuse, parce qu'on a le droit d'avoir des désaccords politiques avec Michel Barnier, mais il faut regarder aussi quel a été sa vie et son engagement politique. Il n'y a jamais eu aucun compromis, aucune compromission avec l'extrême droite, d'aucune sorte de sa part, aucune alliance électorale avec l'extrême droite. Donc déjà, c'est le premier point. Ensuite, on a à l'Assemblée nationale 140 députés d'extrême droite, entre le RN et le parti d'Éric Ciotti. Ça veut dire que l'extrême droite peut être en mesure de censurer ou de ne pas censurer.

Et il y a quelques semaines, quand on envisageait qu'éventuellement quelqu'un du NFP soit nommé, que faisait le NFP ? Suppliaient le RN de ne pas les censurer. Donc à un moment, il y a juste une donne politique avec trois blocs politiques à l'Assemblée nationale. Et donc, ça veut dire que notre enjeu n'est pas de quémander quoi que ce soit de l'extrême droite, mais c'est de les mettre en responsabilité aussi, en leur disant, attendez, c'est quoi l'intérêt du pays aujourd'hui ?

C'est de dire, avant même la déclaration de politique générale de Michel Barnier, on censure, parce que sur le principe, on considère qu'il ne fallait pas qu'il soit nommé, ou on attend de juger la politique israélacienne, et s'il est en capacité ou pas de répondre aux priorités aux urgences des Français. Je pense que les Français n'attendent pas forcément qu'on change de gouvernement tous les mois, tous les deux mois, d'avoir des gouvernements, des missionnaires qui durent. Ils attendent surtout qu'on réponde à leurs priorités.

3:03
Invité

Mais donc, l'adversaire déclaré depuis le début d'Emmanuel Macron, qui est Marine Le Pen, maintenant, aujourd'hui, joue les arbitres sur la formation du gouvernement.

3:10
Aurore Bergé

Mais est-ce que c'est moi qui ai fait en sorte qu'il y ait 10,6 millions de Français qui votent pour le Rassemblement national ? Est-ce que c'est notre responsabilité de continuer à combattre à la fois les thèmes qui sont ceux du Rassemblement national, la politique qu'ils entendraient mener, et d'essayer aussi, sur le terrain électoral, d'arriver à gagner ? La réponse est évidemment oui. Mais ce n'est pas en méprisant leurs électeurs et en méprisant leurs députés qu'à la fin, vous y arrivez. C'est en les combattant sur le terrain des idées. C'est ça, notre enjeu, encore une fois.

Et quand vous avez le NFP qui dit, a priori, de toute façon, nous, on censure, désolé, mais c'est eux aussi qui, à un moment, mettent le Rassemblement national, malheureusement, au centre du jeu.

3:48
Présentateur

Il y a les idées, il y a les hommes. Michel Barnier est déjà en train de composer ou d'essayer de composer son gouvernement. Qu'est-ce qu'il faudrait pour que la composition soit réussie, Aurore Berger ? Est-ce qu'il faut qu'ils gardent des sortants, vous par exemple, ou d'autres ? Et en l'occurrence, est-ce qu'il faudrait aussi renouveler, renouveler totalement le gouvernement en intégrant des membres des Républicains ? Vous y croyez ?

4:11
Aurore Bergé

Déjà, il va y avoir cette question qui est posée très directement aux Républicains. Est-ce que, oui ou non, ils sont prêts à intégrer ce gouvernement ? Au tout début de l'été, c'était d'abord, éventuellement, on soutiendra, mais sans aucune participation. Et ensuite, il y a un soutien clair, maintenant, qui s'affiche au profit de Michel Barnier. Tant mieux, parce que ça veut dire qu'il y a des positions qui ont évolué. Il y a ceux qui sont restés intransigeants, il y a ceux qui sont prêts aujourd'hui.

4:33
Présentateur

Mais est-ce que vous voulez y rester au gouvernement, justement, comme Lecornu, Darmanin, Dati, Oudéa, Belloubet, par exemple ?

4:39
Aurore Bergé

Non, mais je n'envoie pas un CV, je ne fais pas avec de candidatures ce matin. La question, elle n'est pas là. C'est le Premier ministre qui est souverain. Et d'ailleurs, le Président de la République a été très clair. C'est le Premier ministre, et lui seul, qui compose ce nouveau gouvernement, parce qu'il y a une nouvelle donne politique.

4:51
Présentateur

Est-ce que vous seriez de ce gouvernement s'il comportait des membres du Rassemblement National ? Ou est-ce que c'est une ligne exclue ?

4:57
Aurore Bergé

Depuis quand vous avez entendu à un seul moment et à un seul instant que Michel Barnier entendait proposer à quelconque membre du Rassemblement National d'être au sein de ce gouvernement. Et d'ailleurs, jamais je ne pourrais soutenir un gouvernement qui comporterait un seul membre du Rassemblement National. Cette idée, pour moi, elle n'existe pas.

5:12
Invité

L'entourage du Président de la République parle. Concernant la relation avec Michel Barnier, Premier ministre, non pas de cohabitation, mais de coexistence exigeante, c'est quoi ? Ça consiste en quoi, une coexistence exigeante ?

5:23
Aurore Bergé

Toute l'ambiguïté ou la difficulté aujourd'hui de la situation dans laquelle on est, c'est que la cohabitation, c'est quand vous avez une majorité absolue différente. Aujourd'hui, il n'y a pas une majorité absolue. Il va falloir recomposer une nouvelle majorité. Nouvelle majorité avec le bloc central, avec la droite, avec l'IOT qui représente les territoires, notamment des territoires ultramarins, avec, je l'espère, des sociodémocrates. C'est ça qu'on doit réussir à faire à la santé nationale. Et donc, c'est aussi cette composition-là qui doit être reflétée, évidemment, sur le gouvernement.

5:49
Présentateur

Ça veut dire que Michel Barnier est sur un siège éjectable ? Parce que vous vous dites, s'il n'y a pas de majorité pour le moment, et qu'il n'a pas de majorité pour le moment...

5:56
Aurore Bergé

Ça veut dire que c'est courageux dans la période d'accepter d'être Premier ministre, parce qu'on sait que c'est particulièrement difficile, à la fois au regard de la situation politique, et aussi au regard de la situation budgétaire. Parce que la première des décisions que va devoir affronter ce nouveau gouvernement, c'est quel budget ? Et moi, ce que je ne souhaite pas, c'est qu'à l'Assemblée nationale, vous voyez, soit un peu la foire à la saucisse sur la dépense publique, et de la démagogie, parce que je crois que ce ne serait vraiment pas l'intérêt des Français.

6:17
Présentateur

Des questions d'auditeurs, et elles sont nombreuses, Aurore Berger. Bonjour Marc.

6:22
Auditeur

Oui, bonjour. Merci d'avoir appris ma question.

6:24
Présentateur

Bienvenue sur Inter.

6:25
Auditeur

Pour la foire à la saucisse. Alors ma question est assez simple, en fait. Moi, c'est face à un déni de démocratie aussi stupéfiant, parce que quand même, ça a été dit, redit, donc je ne vais pas m'étaler là-dessus. Mais est-ce que finalement, la bonne solution, ce ne serait pas maintenant de faire un R.A.Z. complet, et de faire une présidentielle anticipée ? C'est quand même... Enfin, je veux dire, ça fait quand même 7 ans qu'on se trimballe un homme arrogant et narcissique, et en fait, on pensait qu'il n'était que arrogant et narcissique, et en fait, on s'aperçoit qu'en plus, il est totalement incompétent. Donc, est-ce qu'il ne serait pas temps maintenant de relancer l'idée ?

7:02
Présentateur

Alors, laissez Aurore Berger vous répondre, Marc, sur au moins la question de l'élection présidentielle anticipée.

7:07
Aurore Bergé

On n'est pas forcément un électeur du président de la République, mais on ne se trimballe pas un président de la République, on a un président de la République qui a été élu et qui a été réélu. Et ça, c'est le choix souverain des Français, et en 2017, et en 2022. Et moi, je crois très clairement et très fermement que le président de la République a été élu jusqu'en 2027, et qu'il sera, et qu'il doit être président de la République jusqu'à la dernière minute, jusqu'à la dernière seconde, dans la plénitude de l'exercice des fonctions qui lui reviennent, et uniquement des fonctions qui lui reviennent.

Et d'ailleurs, il l'a dit, je crois, très clairement aussi, par rapport à cette nouvelle configuration, et un Premier ministre souverain sur la politique qu'il va pouvoir mener, et sur le gouvernement qu'il va composer.

7:39
Présentateur

– Paradoxe, Michel Barnier succède à Gabriel Attal, Gabriel Attal qui est le président de votre groupe à l'Assemblée, alors du coup, on imagine qu'il ne va pas donner un chèque en blanc à Michel Barnier, alors que c'est malgré tout lui qui représente le groupe du président de la République au Parlement. Vous souriez, mais c'est vrai que la situation paraît un peu baroque et confuse comme ça.

7:59
Aurore Bergé

– Je crois qu'encore une fois, notre intérêt collectif, c'est que Michel Barnier réussisse. C'est que Michel Barnier réussisse. C'est-à-dire qu'à un moment, on a entendu quoi dans cette campagne ? On a entendu la question des services publics, la proximité des services publics, on a entendu la question des salaires.

8:10
Présentateur

– Il a été dur avec Gabriel Attal hier au moment de la passation de pouvoir.

8:13
Aurore Bergé

– Mais parce qu'il l'a dit lui-même, à un moment, il y a une nécessité à la fois de continuer des chantiers qui ont été commencés, je pense par exemple au chantier sur la loi d'orientation agricole, à laquelle je crois que le nouveau Premier ministre est particulièrement attaché, et puis il y a une nécessité de changement et de rupture. Ce sont les mots qu'il a employés, mais je ne peux pas venir à votre micro en disant écoutez, on a gagné les élections législatives, donc Michel Barnier doit continuer stricto sans suivre la politique qu'on a menée. Ça, ce serait un déni de démocratie. Donc il doit réussir à composer avec cette nouvelle donne politique en incarnant aussi certains changements.

8:42
Présentateur

– Précision, juste d'un mot, l'expression du Parti Renaissance, c'est de laquelle vient Attal va se venger au groupe ? Ce n'est pas moi qui invente la formule.

8:51
Aurore Bergé

– Oui, mais ailleurs, on a eu une réunion de groupe où l'ancien Premier ministre, qui est aujourd'hui notre président de groupe, Gabriel Attal, a été claire sur le fait qu'évidemment, on est là pour soutenir l'action du nouveau Premier ministre et on est là pour garantir encore une fois qu'il puisse réussir.

9:02
Invité

– Aurore Berger, vous êtes ministre démissionnaire en charge, notamment de la lutte contre les discriminations. Michel Barnier, député, avait en 1981 voté contre la dépénalisation de l'homosexualité. Quel regard vous portez là-dessus ?

9:14
Aurore Bergé

– Je crois qu'après, ce qui compte, c'est évidemment la position qui a été la sienne et qui est la sienne aujourd'hui. Et il n'est évidemment pas question de remettre en cause les acquis et les droits des personnes LGBT, s'autant plus dans une période où malheureusement, on a une recrudescence des actes et de la haine LGBT dans notre pays qui a pu s'exprimer d'agressions homophobes qui ont pu exister, de guet-apens qui ont été tendus à des personnes uniquement au regard de leur orientation sexuelle supposée. Et donc, évidemment, cette politique, elle doit être extrêmement exigeante et elle doit continuer à être menée.

9:47
Présentateur

– Est-ce qu'il faut un moratoire sur l'immigration, Aurore Berger ?

9:50
Aurore Bergé

– Moi, je pense qu'il y a une demande très claire et très forte sur la question migratoire. On a voté une loi qui commence à être mise en application. – C'était une proposition de Michel Barnier. – Est-ce qu'il faut dès maintenant une nouvelle loi ? Encore une fois, ça, c'est les orientations que le nouveau gouvernement va se doter.

10:04
Présentateur

– Non, mais répondez simplement, je ne parle pas de loi, je parle de moratoire sur l'immigration.

10:07
Aurore Bergé

– Un moratoire, vous savez, à un moment, vous allez quand même devant le Parlement pour répondre sur ces questions migratoires. Donc moi, ce que je sais, c'est qu'on a une loi d'immigration. Je pense qu'on avait raison que cette loi puisse exister, qu'il y avait cette nécessité de souveraineté, de fermeté et cette nécessité aussi de garantir que ceux qui travaillent puissent être régularisés au regard de leur travail, ce qu'ils apportent à notre pays. Je crois que c'est le bon équilibre qu'on a réussi à trouver. Est-ce qu'il faudra aller plus loin ? – On ne répondait pas.

– Mais non, mais parce que je pense que la question, elle n'est pas systématiquement binaire sur les questions migratoires et qu'on a eu un débat qui était difficile parfois sur les questions migratoires au regard de la dernière loi. mais je crois encore une fois qu'il porte ses fruits aujourd'hui au regard de personnes dangereuses dans notre pays et qui ont pu être expulsées du fait de cette nouvelle loi.

10:48
Invité

– Question très rapide, enfin réponse très rapide, Michel Barnier qui était candidat à la campagne présidentielle en 2022 parlait de retrouver une souveraineté juridique pour la France pour qu'elle ne soit plus soumise aux arrêts de la Cour de justice de l'Union européenne ou de la Cour européenne des droits de l'homme. Est-ce qu'il faut remettre ça en cause ?

11:02
Aurore Bergé

– Je crois que son engagement européen n'est pas totalement à démontrer et qu'il l'a démontré tout au long de sa carrière. – Non, mais là, en récurrence, il s'en a franchi. – Non, mais la question, c'est encore une fois, quelle est la souveraineté que nous, nous avons sur les enjeux économiques, sur les enjeux migratoires. Et je crois que c'est parfois ce sentiment un peu de dépossession qui a pu générer de la frustration de la part des Français, voire même une distance vis-à-vis de l'Union européenne. – Donc vous êtes d'accord avec Michel Barnier, candidat ?

– Non, je ne dis pas que j'épouse à 100% ces termes-là, je dis juste qu'encore une fois, ce sentiment de dépossession qui a pu s'emparer des Français est celui qui, à mon avis, parfois, a creusé cette distance entre les Français et l'Union européenne. Et c'est aussi ça qu'il va falloir réparer.

11:37
Présentateur

– Il vous a appelé, Michel Barnier ?

11:39
Aurore Bergé

– On s'est croisé hier parce qu'il y avait la passation entre les deux premiers ministres. Ça s'est arrêté là, encore une fois. Il a une tâche qui est immensément complexe, non seulement politique et budgétaire aussi, parce que c'est ça le premier défi qu'il aura.

11:52
Présentateur

– Merci Eran Berger d'avoir été l'invité du Grand Entretien d'Inter.

Michel Barnier à Matignon : "Des gens à droite comme à gauche veulent sa réussite", assure Aurore Be — Aurore Bergé · Pourquijevote