Prix des carburants : Roland Lescure face aux auditeurs de RTL
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 25 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:02OuverteRéponse directe
À qui la faute ? Y a-t-il des profiteurs de guerre ? Peut-on agir sur les prix ?
- 1:37OuverteRéponse partielle
Est-ce que c'est de nature à changer l'engagement de la France dans ce conflit ?
- 3:46FerméeRéponse directe
Est-ce que vous pouvez me rappeler les chiffres, ce que ça vous coûte en plus depuis 10 jours ?
- 4:08OuverteRéponse directe
Comment, monsieur le ministre et les couverts publics pourraient nous permettre d'équilibrer le rapport de force entre les raffineurs et nous en termes de délai de règlement ?
- 5:19FerméeRéponse directe
Comment, monsieur le ministre, les couverts publics pourraient nous permettre d'étaler vos factures, c'est ça ?
- 7:52OuverteRéponse directe
Allez-vous faire des contrôles sur les entreprises et les distributeurs, sur la comptabilité analytique, pour voir exactement si les distributeurs ont vraiment joué le jeu, ou s'ils nous prennent un peu pour des dindons ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:21AuditeurFait
« Il y a trois semaines, le tarif était à 1,589. Aujourd'hui, il est à 2,20 euros. »
- 3:51InvitéChiffre
« 16 000 euros de surcoût par jour, 80 000 euros par semaine. »
- 8:07Invité politiqueFait
« 0,7% de marge d'exit, monsieur Leclerc. »
- 11:07AuditeurFait
« Je fais 44 km, 22 pour aller, 22 retours pour rentrer chez moi. »
- 11:19AuditeurFait
« Le travail nous donne 43 centimes par kilomètre. »
- 11:30PrésentateurChiffre
« 1100 euros pour 100 secteurs. »
- 17:47AuditeurChiffre
« On est à environ 3 000 euros par an au niveau du prix du fuel, sans compter le gasoil. »
- 22:49PrésentateurFait
« Le pétrole, il valait 60 euros, 60 dollars en janvier. Il vaut entre 90 et 100 aujourd'hui. »
- 20:12InvitéFait
« Les taxes représentent 50 à 60% du prix du litre. »
- 22:01PrésentateurFait
« Il y a plus de la moitié de ces taxes qui sont assises sur les volumes, pas sur les prix. »
Temps de parole
- Présentateur45 %
- Présentateur 224 %
- Invité6 %
- Invité 26 %
- Roland Lescure5 %
- ?5 %
- Auditeur3 %
- Auditeur 22 %
≈ 28,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
12h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole. Avec Amandine Bégaud.
Je viens faire le plein de mon véhicule, station Leclerc d'Éricourt. Dimanche, il était à 1,684. Aujourd'hui, il est à 1,865,
c
'est-à-dire 18 centimes. C'est énorme. Il y a trois semaines, le tarif était à
1
,589. Aujourd'hui, il est à 2,20 euros. Oh là là, on va où ? Bonjour, je kiffe Mocton dans ce pays. Station service Auchan, Neugent-sur-Oise dans l'Oise. Lundi matin, le gazoil était à 1,68
euros.
Hier matin, il était à 1,71 euros. Ce matin, il est à 1,90 euros. Sur Carrefour Mim, on est à 1,80 et des poussières. Là, je viens de passer sur une station Esso. Le gazoil est à 2,159 euros. Il faut savoir qu'à la Charité-sur-Loire, à l'intermarché, le gazoil a pris 25 centimes en deux jours. Je trouve ça scandaleux de profiter de la situation.
Voilà une compilation des messages que vous nous envoyez depuis maintenant dix jours. Dix jours que vous nous alertez sur la flambée des prix des carburants. À qui la faute ? Y a-t-il des profiteurs de guerre ? Peut-on agir sur les prix ? Le ministre de l'Économie est là pour vous répondre. Invité exceptionnel des auditeurs.
On
a la parole. Bonjour Roland Lescure. Bonjour. Merci beaucoup de
jouer
le jeu, de répondre aux questions des auditeurs. Monsieur le ministre, avant d'évoquer les prix des carburants et les conséquences de tout ça sur notre quotidien, on a appris cette nuit, on en parlait dans le journal, qu'un militaire français, l'adjudant-chef Arnaud Frion, avait été tué hier soir dans une attaque de drones dans la région d'Erbil, en Irak. Six autres ont été blessés.
D
'abord, est-ce que vous avez des nouvelles de ceux qui ont été blessés ? Non, ils ont été pris en charge, donc je n
'ai
pas de nouvelles fraîches, si je puis dire, à ce stade. Évidemment, je voudrais témoigner de toute notre tristesse, nos condoléances aux proches d'Arnaud Frion, sa famille, mais aussi ses compagnons d'armes. Rappelez que cet événement est évidemment dramatique. Il est particulièrement, d'autant plus triste que, vous le savez,
ces
soldats, ils sont sur place pour former des soldats irakiens à la lutte contre le terrorisme. Ils n'ont évidemment rien à voir avec le conflit qui a lieu
à
quelques centaines de kilomètres de là, en Iran.
Il
nous rappelle aussi, et je vais évidemment répondre autant que je peux à toutes les questions des auditeurs, mais il nous rappelle aussi de quoi on parle. C'est un conflit, c'est une guerre qui fait des victimes aujourd'hui dans la région,
qui a
des conséquences quotidiennes sur nos concitoyens, qui a aussi des conséquences partout dans le monde. Vous savez qu'aujourd'hui, en Asie, on a des rationnements, on a des semaines de quatre jours qui se mettent en place, on a des rationnements à la pompe, on a des restaurants qui sont fermés parce qu
'ils
n'ont plus de gaz. Ça a des conséquences très concrètes dans le monde entier, parce que c'est un conflit qui se
passe
dans une zone névralgique pour le monde entier. Ce décès, c'est le premier au sein de
l
'armée française depuis le début de ce conflit, de cette guerre au Moyen-Orient. Est-ce que c'est de nature à changer l'engagement de la France dans ce conflit
?
Écoutez, je pense que le président a vocation à s'exprimer sur ce sujet. Il est actuellement en échange avec le président Zelensky, et je pense qu
'il
aura l'occasion de revenir sur cet événement dramatique et sur la manière dont la France va vivre tout ça. Mais notre objectif, on le sait depuis le début, nous ne sommes pas part à ce conflit. C'est la désescalade et la défense de nos concitoyens, de nos partenaires dans la région et de nos intérêts économiques. Et c'est, je pense, ce dont on va parler maintenant avec vos éditeurs. Tout à fait, on va retrouver Eric. Bonjour Eric.
Oui,
bonjour. Bonjour Amandine. Bonjour Monsieur
le ministre. On a
échangé ensemble il y a quelques jours, Eric. Vous êtes vice-président de
l
'association Monde du Transport Réuni, 450 camions, 700 salariés dans votre entreprise de transport. Vous nous aviez chiffré la hausse des prix du carburant pour votre entreprise. Est-ce que juste d'un mot, vous pouvez me rappeler les chiffres,
ce
que ça vous coûte en plus depuis 10 jours
? Alors
oui, je vous avais annoncé 16 000 euros de surcoût par jour, 80 000 euros par semaine. Et puis vous faites le compte après pour découler ce que ça peut nous coûter sur un mois.
Vous
avez une question à poser au ministre Eric.
Alors
avant de poser une question à Monsieur le ministre, je voulais surtout et encore alerter, parce que cet état de fait et les trésoreries de nos entreprises, et notre entreprise est particulièrement malmenée actuellement. Je voulais aussi en profiter pour adresser une pensée à tous les conducteurs aujourd'hui et les conducteurs français qui nous écoutent actuellement pour les remercier pour leur conduite économique, pour sauver leur emploi.
Parce qu'ils se sont
adaptés ces derniers jours
?
Non, on le fait depuis longtemps et ils le font depuis longtemps, mais je crois qu'ils sont encore plus sérieux là-dessus et c'est encore plus important de le souligner, parce que quand je dis que nous devons sauver nos emplois, c'est une réalité. Et donc c'est bien de cette alerte que je voulais avant de poser ma question, signaler que les trésoreries sont, et vous le savez bien, l'oxygène de nos entreprises. Et là c'est très compliqué. Les délais de règlement que l'on a à supporter aujourd'hui pour faire face et nous ravitailler en carburant sont bien trop
peu
en adéquation avec ce que l'on répercute à nos clients.
Bon, votre question Eric
? Comment,
monsieur le ministre et les couverts publics pourraient nous permettre d'équilibrer le rapport de force entre les raffineurs et nous en termes de délai de règlement
? Donc
pour essayer d'étaler vos factures, c'est ça,
monsieur
le
ministre
? Non mais c'est très important ce que dit Eric. Bon d'abord, ce que dit Eric aussi sur les comportements de conduite, parce qu'évidemment pour lui c'est des hausses en 100% très importantes, mais à l'essence et au diesel, à la pompe, on a à peu près aujourd'hui en moyenne 10 à 15% de hausses sur l'essence et à peu près deux fois plus sur le gasoil. Donc c'est des hausses importantes, mais on peut les compasser en partie par notre comportement de conduite. Donc je donne de leçons à personne, mais les gens sont intelligents, ils savent que quand ça coûte plus cher, il faut conduire moins vite, etc. Peut-être faire du covoiturage et utiliser les transports en commun autant que possible.
Pour les entreprises qui sont en première ligne, évidemment les hausses sont sans commune mesure.
On
est sur des hausses très importantes et ça a été dit par Eric, que ça peut impacter leur trésorerie. Un, moi j'ai écrit à tous les préfets,
pour
qu'ils soient à l'écoute des entreprises sur le terrain, parce que nous évidemment on rencontre des filières, notamment la Fédération nationale du transport routier, qui représente des gens comme Eric, qui nous ont alertés, mais je souhaite que les préfets soient à l'écoute des situations particulières sur le terrain. Parce qu'on peut parfois, ne serait-ce que parler aux banquiers, parler aux distributeurs dans le département, pour s'assurer qu'Eric ait une réponse concrète
là où il est. Que les préfets
fassent un rôle de facilitateur. Pour l'instant, monsieur le ministre, vous n'envisagez pas d'aide à proprement parler pour un quelconque secteur.
Non,
parce que vous savez, ça a été dit aujourd'hui, d'abord on fait face à un choc massif, qui est un choc mondial, on ne sait pas combien de temps ça va durer, on ne sait pas l'intensité. Et aider, Paul, c'est taxer pierre. Il n
'y a
pas de secret aujourd'hui. Soit le pire de demain, nos enfants, on s'en détend davantage, soit le pire d'aujourd'hui. Donc avant de se dire, et moi je trouve que les gens ont le bon réflexe, c'est un réflexe face à un choc extérieur, d'être plutôt solidaires et de travailler ensemble. Mais évidemment, on écoute des entreprises comériques, et je souhaite qu'on puisse travailler.
C
'est un des sujets dont on va parler avec les raffineurs, pour s'assurer
aussi
que là, il n
'y a
pas d'abus. Justement, Charles, bonjour Charles. Oui, bonjour Abantine.
Bonjour monsieur le ministre.
Bonjour.
Le ministre vous écoute.
Oui,
alors moi j'avais une remarque à faire tout d'abord. Déjà, c'est
bien que ces minutes... Je vous demande juste
tous d'être très courts, parce que le ministre risque de partir à tout moment, parce que le président doit s'exprimer, je vais être très transparente avec vous. Donc plus vous faites court, plus le ministre peut répondre.
Et
moi je ferai court aussi. Voilà, allez-y Charles.
C'est bien dommage,
j
'avais plein de choses à lui dire, mais bon, c'est pas grave. Alors ma question, ça serait plutôt, allez-vous faire des contrôles sur les entreprises et les distributeurs, sur la comptabilité analytique, pour voir exactement si les distributeurs ont vraiment joué le jeu, ou s'ils nous prennent un peu pour des dindons. 0,7% de marge d'exit, monsieur Leclerc.
Oui, ce matin sur
RTL, oui, c'est ce qu'il dit.
Qu
'en pensez-vous, monsieur le ministre
? Alors, je
ne
vais
pas commenter ce que disent les uns et les autres. C'est vrai qu'en général, dans la grande distribution, l'essence est un produit d'appel sur lequel ils font des faibles marges, mais sur des gros volumes. Donc ça peut faire quand même beaucoup d'argent. En revanche, ce que nous on fait, c'est qu'un, on contrôle le fait que les prix soient bien affichés. 2, quand des distributeurs s'engagent, y compris à votre micro, sur des engagements, nous, on va les contrôler. Mais il
dit moins de 30
centimes,
mais sauf qu'on
avait été vérifié à la talange
à côté de Bordeaux, ce n'est pas du tout le cas. 6 centimes de baisse.
Il a dit dans les jours qui viennent, mais clairement, quand un distributeur, lui ou un autre, s'engage publiquement à faire des choses, pour éviter que ce soit potentiellement de la publicité mensongère, on a la Direction Générale de la Consommation et la Répression des Fraunes, qui contrôle que les engagements publics des uns et des autres, que ce soit sur des prix ou sur des marges, sont respectés. Par ailleurs, vous le savez, le Premier ministre nous a demandé d'instruire une réflexion sur comment on mesure, contrôle, voire même pourquoi pas en cas des marges des distributeurs.
Est
-ce que c'est ça la question ? Quand le prix du pétrole monte, c'est normal que le prix de l'essence monte, on le regrette tous. Mais ça, c'est à dire, c'est mécanique. Il
ne faut
pas qu'il monte plus que la musique. Sauf que là,
il
est monté quand même très vite,
beaucoup plus vite que
d'habitude. Qui en profite ? Sincèrement, depuis 15 jours, mais je vous le dis, on a...
On cherche.
Et Victor est
témoin.
Non, mais tous les auditeurs
nous disent
qui est-ce qui en profite ? Est-ce que c'est la grande distribution ? A priori,
ils
nous disent non, 0,7% de marge. Les raffineurs
?
Non, mais malheureusement, j'allais dire, ça nous coûte à tous. Parce qu'on prend un choc sur le prix du pétrole qui nous affecte. Vous nous dites que
personne
ne s'enrichit aujourd'hui
? Aujourd'hui, je
peux vous dire qu'en France, là, c'est un choc négatif pour tout le monde. Après, il faut s'assurer que ce choc, il soit équitablement réparti. Et qu'il n'y
en
ait pas qui, j'allais dire, vont plus vite que la musique pour rétablir le prix à la hausse et moins vite que la musique pour le rétablir à la baisse. Et ça, on le suit. Et c'est ce que le Premier ministre nous a demandé d'instruire. C'est des mesures qui vont nous permettre de s'assurer que ça baisse aussi vite que c'est monté. Ça, c'est très important. Mais c'est un choc de l'extérieur qui nous affecte tous. Il faut juste que ce soit équitablement réparti. Et ça, c'est mon job. Bonjour Manuela. Bonjour. Bonjour Amandine. Bonjour Monsieur le ministre.
Bonjour.
Vous êtes aide à domicile, pardon, et vous avez besoin de votre voiture tous les jours pour travailler, pour vous rendre au chevet des patients dont vous vous occupez. Vous aviez une question aussi pour Roland Lescure
?
Oui, je voulais simplement faire comprendre
la réalité de nombreuses aides à domicile comme moi. Ils faisaient un métier essentiel, mais les déplacements, c'est vrai, ils coûtent de plus en plus cher. J'aurais voulu lui dire, est-ce normal que pour aller travailler, je dois me déplacer autant de
carburant ?
Vous faites 44
km par jour, c
'est
ça ? Non, non, je n'en fais plus que ça. Je fais 44 km,
22 pour aller, 22 retours pour rentrer chez moi. Plus
tout le reste.
Plus tout le reste. Je travaille pour des personnes âgées dépendantes, donc d'une personne âgée à l'autre, j'utilise mon véhicule personnel. Et vous
gagnez
? Et je paye une grande partie des frais, les frais d'essence. Le travail nous donne 43 centimes par kilomètre, mais tout le reste de bénéficiaire à bénéficiaire. Et
vous gagnez, vous nous le disiez,
1100 euros pour 100 secteurs. 1100 euros. Vous nous
appelez d'où,
Manuela ? Un achat mollusant de commenter dans l'allié. Dans l'allié. Monsieur le ministre, effectivement, 1100 euros par mois, ça chiffre très vite la moindre augmentation. Ça pèse ? Oui, et là, on est vraiment au cœur, j'allais dire, du problème, ce qu'on appelle des grands rouleurs, dans des territoires ruraux, sans doute, qui font beaucoup de kilomètres, 44 aller-retour, plus tout le reste, et qu'on a du mal à atteindre pour les aider. Un, il faut qu
'on
fasse baisser le prix de l'essence, et ça, c'est tout ce qu'on fait là-bas. Libération des stocks stratégiques, ça a l'air technique, mais ça veut dire qu'on va remettre de l'essence sur le marché pour qu
'il baisse.
Ça n'a jamais fait baisser les prix, d'après, on dit tous les spécialistes ces derniers
jours.
Si,
si,
si, ça stabilise, non mais je veux bien, mais je ne sais pas où il serait aujourd'hui le pétrole si on n'avait pas fait ça, quand même.
Deux,
et ce n
'est
vraiment pas la question pour aujourd'hui, mais Manuela, à terme, il va falloir réfléchir au type de mobilité, et notamment aux véhicules électriques, parce qu'il est de moins en moins cher, il est de plus en plus subventionné, et in fine, on se rend compte que tant qu'on dépend du monde entier, ça va nous coûter cher l'essence, et de plus en plus, il faut le garder dans un coin de la tête. Trois, à court terme, je ne sais pas quel est son statut à Manuela, mais il y a une partie, c'est peut-être les 43 centimes auxquelles elle faisait référence, des prix de l'essence qu'elle peut déduire de ses impôts, et ça c'est important. Donc je ne sais pas si elle le fait, et ça moi
je le ferai. Vous le faites
Manuela
? Oui, oui,
oui, je déduis mes déplacements, oui.
Donc ça c'est
important, parce que ça veut dire que si les déplacements sont plus chers, Manuela pourra déduire davantage aussi. Donc c'est quand même, il y a des dispositifs aujourd'hui. Maintenant, ça n'empêche pas que pour elle, aujourd'hui à court terme, ça lui coûte plus cher, j'allais dire, je le comprends bien, il faut qu'on travaille pour baisser le prix de l'essence. Monsieur le ministre, on se retrouve dans un tout petit instant. Manuela, merci à vous, et vous continuez à répondre aux questions des auditeurs.
A
tout de suite. Amandine Bégaud. RTL Midi, les auditeurs ont la parole. Oui, bonjour, je souhaitais savoir comment, à l'île de la Réunion, les préférents ont la possibilité de bloquer les prix
pour six mois. Pourquoi ce n'est pas faisable en métropole ?
Et c'est assez exceptionnel, après dix jours de débats autour des prix du carburant,
le
ministre de l'économie est venu en personne. Ici à RTL, pour répondre à vos questions, Roland Lescure, vous avez entendu la question de cette auditrice au 30 de 10. Pourquoi on bloque à la Réunion et pas en métropole ? Non, mais on peut bloquer. La France Insoumise veut qu
'on
bloque. Le problème, c'est que si vous bloquez trop, tout le monde va se mettre au prix bloqué, y compris, on l'a vu aujourd'hui, avec des prix qui sont plus bas que d'autres. La concurrence sur la métropole s'ajoute.
C
'est plus compliqué à la Réunion, parce qu'il
y a
moins de distributeurs. En métropole, il y a la concurrence, il
y a
la transparence, prix-garburant.gouv.fr, qui est lié à MAPI, ou à Waze, et vous pouvez aller chercher l'essence le moins chère. Si vous bloquez les prix trop, les
gens vont se mettre au
plus haut. Si vous les bloquez trop bas, ils vont arrêter de vendre de l'essence. Les gens ne vendent pas à perte. Et donc, vous allez organiser la pénurie. Bloquer les prix au niveau national, c'est organiser la pénurie, et on n'en a pas aujourd'hui. Il faut continuer, évidemment, à ce qu
'on
ait de l'essence. Beaucoup de questions, M. le ministre, au 3210, mais aussi sur la page Facebook de l'émission et sur l'application RTL. Victor, on a une question notamment de Philippe.
Oui, bonjour M. le ministre. Une question de Philippe, qui est chauffeur routier dans le Nord. On le voit chaque jour, le carburant est devenu aujourd'hui un produit de première nécessité. Alors, pourquoi ne pas tout simplement appliquer une TVA à 5,5
? 11
milliards d'euros.
Ça
coûte 11 milliards d'euros. Et on n'a plus les moyens aujourd
'hui ?
Ou c'est non d'eau ?
Non,
mais on ne les a jamais eus. Ce que je veux dire,
c
'est qu'11 milliards d'euros, c'est beaucoup d'argent qui aujourd'hui n'entre pas dans mes poches. Elles entrent dans ma poche droite et elles sortent de ma poche gauche parce qu'elles vont financer des collectivités locales, parce qu'elles vont financer des politiques sociales, des politiques économiques. Donc, on a effectivement un déficit public important et ça, il
faut
qu'on continue à travailler, à le réduire. Mais 11 milliards d'euros, c'est énormément d'argent. Et vous savez quoi ? On n'est même pas sûr que ça se retrouve dans la poche de Philippe. Parce que quand on baisse la TVA, souvent, c'est les différents maillons de la chaîne qui en profitent. On a bien vu, je ne
veux
pointer du doigt personne. Quand on a baissé la TVA dans la restauration, on n'a pas eu une baisse de 15% des prix partout. Donc, il faut faire attention à ça. Autre question, Victor, celle de Thierry de Moselle.
Exactement, qui nous écrit sur l'application RTL. Monsieur le ministre, les prix des barils ont en premier temps fortement augmenté, puis baissé. Chez nos voisins au Luxembourg, les prix ont logiquement augmenté, puis baissé. Mais ce n'est pas le cas en France. Il n'y a pas eu de baisse. Avez-vous une explication
?
Alors,
on
voit qu'il y en a qui nous promettent des baisses. Ce qui est vrai, c'est que ça a baissé très récemment. En fait,
ça
a baissé lundi, mardi. Puis, mercredi, jeudi, c'est remonté. Donc, on s'attendrait à ce que les cuves qui ont été remplies sur les prix de lundi, mardi se traduisent par des prix qui baissent à la pompe. C 'est assez logique de
vendre en fonction
du prix auquel on a acheté. Auquel on remplit sa cuve, en fait. Donc, moi, j'ai entendu des distributeurs s'engager à baisser leur prix. Très bien, on devrait le voir. Et donc, on devrait le voir.
Et si on ne le
voit pas ? Si on ne le voit pas ?
Qu
'est-ce que vous
pouvez faire,
vous, gouvernement ? Nous, en fait, quand un... Et je ne veux pas mettre un policier derrière chaque pompiste, mais quand un distributeur s'engage à faire quelque chose,
nous, on est en droit... Publiquement à la radio. Voilà, par exemple.
Nous, on est en droit de contrôler qui l'a fait. C'est le travail de la répression des fraudes qui protège la concurrence en France. Vous n'avez pas le droit de dire n'importe quoi. Donc, Michel
-Édouard Leclerc
qui, ce matin, sur RTL, dit « D'ici quelques jours, vous verrez une baisse de 30 centimes. Si lundi et mardi, il n
'y a
pas de baisse de 30 centimes dans les stations Leclerc,
vous
le convoquerez
?
»
Bien
sûr, on échange avec eux. On les a eus hier, les distributeurs. Nous, on leur a dit « On souhaite que vous vous engagez. » Et franchement, commençons par l'essentiel. On salue ceux qui s'engagent à baisser les prix, quand même. Mais une fois qu'ils s'engagent à baisser les prix, il faut que ça baisse. C'est normal. On va accueillir Julie. Bonjour, Julie. Bonjour, Armandine. Bonjour, monsieur le ministre. Vous êtes viticultrice, c'est ça, dans le Var ? C'est ça, exactement.
Oui,
monsieur le ministre. Alors, je vais essayer de faire rapide. Voilà, je suis une jeune viticultrice.
Mon
installation a déjà été très lourde financièrement. Moi, tous les jours, j'utilise le carburant dans mon véhicule pour me déplacer sur mes partenaires, le fuel pour faire fonctionner mes tracteurs, sachant que d'autant plus, je fais l'effort de m'adapter aux normes environnementales, c'est-à-dire que j'utilise le travail mécanique et moins les désherbants. Donc, moi, avec cette augmentation brutale du prix du fuel, c'est une charge supplémentaire. Vous l
'avez chiffrée
à peu près, Julie, cette
charge ? Oui,
à peu près, on est à environ 3 000 euros par an au niveau du prix du fuel, sans compter le gasoil. Voilà. Et moi, ce qui est dur pour moi, c'est que je suis récemment installée, je n'aurai mon revenu que dans un an et demi, puisque c
'est
en viticulture, on touche le fruit de son travail un an et demi après son installation. Donc là, si vous voulez, je vis actuellement de mes économies et de mes parents qui m'aident. Donc, moi, ce que je ne comprends pas, alors, j'entends vos paroles, Monsieur le Ministre, nous sommes en conflit de guerre, ça touche tout le monde, il n
'y a
pas de problème. Mais par contre, ce que je ne comprends pas, c'est que les carburants qui sont vendus aujourd'hui ont été achetés et stockés bien avant la crise actuelle. Moi, je n'ai aucune trésorerie, je n'ai pas de salaire. Je ne peux pas le répercuter sur autre chose comme les autres professions. Alors, ma question est simple. Qu'est-ce que vous comptez faire concrètement pour les agriculteurs et viticulteurs récemment installés ou même pour les autres
?
Voilà, qu'est-ce que vous comptez
faire ?
Roland L'Escher vous répond. Non, mais c'est important parce qu'effectivement, vous dites comme les autres, vous êtes dans une situation très particulière. On se souvient pendant le Covid, les restaurants qui venaient d'ouvrir, qui ne voulaient pas dire l'année dernière,
je gagnais.
Ils n'avaient pas le droit aux aides, en théorie, parce que l'année dernière,
ils
n'avaient pas de chiffre d'affaires et qu
'on
basait les aides sur les chiffres d'affaires. Donc, vous êtes dans une situation très particulière pour les agriculteurs et viticulteurs dans leur ensemble. La ministre les a reçus hier avec la ministre de l'énergie pour les écouter et voir l'impact. Mais c'est vrai que sur votre situation particulière, moi, à ce stade, je n
'ai
pas de réponse. Je le reconnais, je n
'aurai
pas réponse à tout, mais il faut qu
'on
regarde ça et notamment avec les banques. Parce que la trésorerie, elle vient aussi de votre banquier qui peut peut-être vous aider. Moi, je vous engage quand même à vous rapprocher de votre préfet. Je l'ai dit tout à l'heure. Je souhaite que les préfets soient à l'écoute des situations particulières.
Mais
ça veut dire quoi ? Que Julie, elle écrit au préfet ? Ah oui, oui. Elle peut contacter sa préfecture. À la limite, si vous avez ses coordonnées, vous nous les
donnez.
Julie,
on
va transmettre si vous le voulez bien vos coordonnées.
Et nous, on s'assurera que
la préfecture l'appelle comprendre la situation et voir si on peut parler aux intervenants de la région pour voir si on peut l'aider. Parce que c'est très particulier comme situation. Autre question, celle d'Alain. Bonjour Alain. Oui, bonjour
Amandine.
Bonjour Monsieur le Ministre. Vous nous
appelez d'où Alain
?
Je vous appelle du sud-ouest de la France, dans les Landes. Monsieur le Ministre, je me permets d'attirer votre attention. On demande aux distributeurs, on demande aux pétroliers de faire des efforts et je le comprends. Mais quand on sait que les taxes représentent 50 à 60% du prix du litre, je me demande si, comme on l'a fait un jour lors du Covid, le quoi qu'il en coûte, alors je ne dis pas d'en venir jusque-là, mais au moins, ne pourrait-on pas faire un geste au niveau je sais qu'il n
'y a
plus d'argent, le directeur de la Banque de France sur l'antenne avec Marc-Olivier Fogier,
elle
a dit, en France, on n'a plus d'argent, mais je trouve que quelques pourcents en moins de taxes, 50-60%, c'est énorme, Monsieur le Ministre, et je suis conducteur routier, donc je vois, je fais mon plein, c'est pas moi qui paye, c'est mon employeur, je salue d'ailleurs Monsieur Eric Bernard qui est intervenu tout à l'heure, président d'un grand groupe que je
connais
bien, qui est un ami, et le président du Monde du Transport Réuni, et Monsieur, nous sommes en danger, moi je viens de retrouver du travail, et je ne suis pas certain que mon employeur pourra tenir son effectif, et je dis que si on met la
main en question de demande aux gens, c
'est ça de transport ?
C'est une petite entreprise de transport, de 25 salariés, et de 25 conducteurs, et je dis que si on demande à tout le monde de mettre la main à la poche, il faudrait que l'Etat mette aussi un petit peu la main à la poche, je comprends, nous sommes dans une situation financière catastrophique, Monsieur le Ministre.
Non mais c'est deux bonnes questions en fait, Alain. D'abord, un, vous ne payez pas 50 à 60% de taxes quand vous êtes professionnel, vous déduisez notamment la TVA, donc c'est pas tout à fait la même...
Mais
ce 50 à
60% de taxes, il est vrai ? Mais le 50 à 60%, il est vrai
?
Non mais c'est pour ça.
Je rajoute juste une mini-question, c'est qu'on se dit que 50 ou 60% de taxes, si le prix du livre
d
'essence augmente, ça fait plus d'argent dans
les caisses de l'Etat.
Merci de me laisser préciser tout ça. Donc un, quand vous êtes professionnel, vous payez moins de taxes parce que vous en récupérez une partie. En revanche, quand vous et moi on va faire le plein à la pompe, on paye un peu plus de 50% de taxes.
Il
y a plus de la moitié de ces taxes
qui
sont assises sur les volumes, pas sur les prix. Donc évidemment, avec le prix qui monte, les gens vont moins consommer d'essence, ça va faire moins de recettes de ce qu'on appelle la TICPE, la taxe sur les volumes. La TVA, elle est assise sur les volumes et sur les prix. Donc les volumes baissent, ça fait moins de TVA, le prix monte, ça fait un peu plus de TVA et au total, franchement, ça ne fait pas grand-chose. Mais surtout,
il
y a tout le reste.
Et
donc il n'y a pas eu un choc pétrolier depuis 50 ans dans lequel l'Etat s'est enrichi. A chaque fois, l'Etat s'appauvrit.
On
est dans le cadre d'un choc pétrolier, là ?
Alors,
ça dépend de combien de temps ça dure. Mais l'intensité, en tout cas, oui. On retrouve des fortes hausses. Le pétrole, il valait 60 euros, 60 dollars en janvier. Il vaut entre 90 et 100 aujourd'hui. Donc c'est plus de 50% de hausse. C'est très intense. Donc on est dans un choc pétrolier. On ne sait pas encore combien de temps il va durer. Et ça, ça va affecter la croissance, évidemment. Donc l'Etat ne se fera pas les poches là-dessus. Je m'y engage et je vous le promets. mais surtout, on risque d'avoir même des baisses de recettes. Donc évidemment, je comprends à la fois les professionnels et les particuliers qui aujourd'hui font face à des hausses du prix de l'essence.
Mais je veux vraiment battre en brèche cette idée selon laquelle moi je m'enrichis. Ce n
'est
pas vrai.
Je
vous le promets. Vous restez avec nous, monsieur le ministre. Vous continuez à répondre aux questions des auditeurs de RTL. A tout de suite.
Si je
ne
me
trompe pas, on fait partie de l'Europe. Comme par hasard, les frontaliers vont chercher leur carburant en Belgique. S'il est moins cher, je pense que les Belges ils n'achètent pas le baril moins cher que nous. Il y
a
quand même quelque chose qui ne
va
pas. On est hyper taxé. Le gouvernement ne veut pas enlever les taxes, bien sûr. Il y a tout le temps un prétexte pour nous faire payer en plus.
Et
Roland Lescure, le ministre de l'économie, continue de vous répondre à toutes vos questions, vos inquiétudes autour de cette flambée des prix du carburant dont on parle depuis bientôt deux semaines. Chaque jour, ici même, dans cette émission, monsieur le ministre, il a raison. Pourquoi les Belges y arrivent et pas nous
?
Parce qu'effectivement, sur l'essence, ils ont moins de taxes que nous. Ils ont d'autres taxes sur autre chose. Aujourd'hui, il
y a
des Allemands qui viennent faire leur plein en France. Il y a effectivement des Français qui vont faire leur plein en Belgique ou en Espagne. Et puis,
il
y a plein d'autres pays où ça a augmenté partout. Ça a augmenté partout. Donc, l'idée que les gens vont faire leur plein en Belgique ou en Espagne, ça existe depuis toujours et ça continue depuis toujours. Là, il y
a eu
un peu un rush. Les gens se sont précipités parce que c'est monté très vite. Mais chaque pays est différent et c'est vrai qu'on n'est pas dans un marché unique de l'essence. Justement, Victor, on a une question autour de ce sujet-là de Franck de Nice.
Exactement. Et puis de Joël et Christophe qui parlent de l'Europe. Pourquoi chaque pays européen a son propre fonctionnement pour la gestion des prix de carburant ? Ne faudrait-il pas instaurer une coopération européenne comme ça existe par exemple pour le prix de l'électricité
?
Alors, le prix de l'électricité varie aussi suivant les pays. Et heureusement, j'allais dire, parce qu'en France aujourd'hui, grâce à EDF et grâce au nucléaire, on est moins cher qu'ailleurs. Donc, moi, je ne crois pas à l'uniformisation européenne, notamment du côté de tous les impôts où on a des TVA minimales. Donc, il y
a
quand même des minimas, ce qui fait que les écarts de prix ne sont pas énormes. Mais on sait bien que sur des biens comme l'essence, les cigarettes aussi, où il y a beaucoup d'impôts, c'est vrai que la France est plus chère qu'ailleurs. Non, moi, je ne pense pas qu'il faille uniformiser l'Europe. Moi, je pense qu'il faut surtout qu'on fasse baisser le prix du pétrole aujourd'hui et qu'on intervienne dans le golfe et puis aussi avec les stocks stratégiques et puis qu'on s'assure que les raffineurs, les distributeurs jouent le jeu. Franchement, la majeure partie joue le jeu aujourd'hui mais qu
'il
n
'y
a pas de probie galeuse comme me l'a dit un des représentants des distributeurs, en tout cas de gens qui exagèrent. Il vous disait qu'il y
en
avait
? Oui,
c'était il y a deux semaines, au tout début de la crise.
Je
pense que maintenant, ça s'est calmé. Grâce à vous d'ailleurs, grâce à nous tous, le fait qu'on en parle tellement, je pense qu'on se sent tous responsables face à cette crise et j'espère qu'on va continuer à être responsables tous les uns avec les autres parce qu'au fond, il faut qu'on y fasse face ensemble à cette crise et je trouve que le ton de vos auditeurs va quand même dans ce sens-là.
Les auditeurs d'RTL
sont toujours extrêmement respectueux,
pas forcément d
'accord mais ils s'écoutent. On
ne se prenne
pas le doigt les uns les autres, on essaie de travailler ensemble. On donne la parole à Fabien à présent. Bonjour Fabien.
Oui,
bonjour M. le ministre. Bonjour.
Bonjour
Amandine.
Vous
nous appelez
d'où Fabien ? Je
voulais vous dire qu'on a déjà été reçus par le préfet des Hauts-Franches hier. Très
bien.
Très bien. Vous voyez que ça fonctionne.
À
quel titre Fabien vous avez été reçu ? Expliquez-nous.
Eh bien écoutez, je distribue du carburant et en même temps je suis concessionnaire automobile.
Et donc vous aviez une question pour le ministre
?
Oui.
Alors,
M. le ministre, devant les promesses de M. Leclerc
qui
à mon avis sont quand même un peu hasardeuses, moi j'ai une petite inquiétude, c'est que justement ça a des conséquences sur le maillage territorial des stations. C'est-à-dire que si effectivement il arrive vraiment à faire ses 30 centimes alors que bien souvent on a un ou deux centimes de marge, pas plus. Votre
question Fabien,
juste s'il vous plaît.
Oui.
Oui, votre question.
Si vous voulez, il y a donc danger pour les petites stations. Mais alors, la question ce serait est-ce qu'il ne serait pas plus judicieux
de
baisser les taxes comme la TICPE ? Vous avez en partie répondu tout à l'heure. Mais certainement que moi je préfère qu
'on
baisse un peu la taxe, la TICPE plutôt que de voir disparaître des entreprises, pas forcément que des entreprises automobiles, mais des entreprises dans leur intégralité qu'on voit des
gens qui ne
peuvent pas Le ministre vous
répond Fabien.
Non
mais c'est pour ça que les idées stupides du genre on bloque les prix, ça ne marche pas. Parce que si on bloque les prix pour ceux qui ne vendent pas cher, on les bloque pour vous, vous arrondez à perte et vous fermez. Donc il faut, malheureusement, c'est un peu plus compliqué que ça. Il faut regarder les marges,
il
faut regarder les évolutions de ceux qui exagèrent dans un sens ou dans l'autre. Puis surtout quand on s'engage publiquement, on
va
s'assurer que c'est le cas. Mais vous avez raison, on a besoin du réseau de distributeurs locaux et on est très sensibles à ça. On les reçoit avec tout le monde, on n'écoute pas que la grande distribution, on écoute tout le monde. Merci beaucoup Roland Lescure, ministre de l'économie,
d
'avoir répondu aux questions des auditeurs, questions qui sont nombreuses et c'est vrai que ça se fait toujours dans une atmosphère apaisée. On peut discuter, c'est ça le principe des auditeurs en la parole. Revenez quand vous voulez, monsieur le
ministre. Ce sera avec plaisir. Je pense
qu'on n
'a
pas fini d'évoquer ces questions-là. Victor, bien sûr, vous restez avec moi en change de sujet dans un tout petit instant à part les sommeils. Rien à voir,
à
tout de suite.
Roland Lescure