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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 30 janvier 2026 26 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieInstitutions & électionsSolidarités & famille

Zones à faibles émissions : une mesure écologique injuste socialement ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Le Sénat rejette sans examen ce budget, le renvoie à l'Assemblée nationale pour un dernier 49.3. Est-ce que vous dites les débats budgétaires ont assez duré, il faut en finir vite, donner un budget aux français et passer à autre chose ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que le 49.3 était finalement la seule issue pour donner un budget au pays et rassurer des Français inquiets sur leur pouvoir d'achat ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que les socialistes sont l'assurance vie de ce gouvernement macroniste qui se maintient tant bien que mal au pouvoir ?

  • 15:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que les socialistes finalement ont évité le pire avec ce budget de compromis et en obtenant certaines concessions sociales ?

  • 21:00RelanceRéponse directe

    Reporter un vote sur un projet de loi comme celui-ci pour tenter de trouver un compromis sur une mesure qui entérine un recul écologique. C'est normal ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous entendez ces arguments quand même là où ça a été mis en place, ces zones à faible émission ont permis de faire diminuer la pollution et donc c'est bon pour la santé publique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Bernard JaumierFait
    « On a un gouvernement qui est arrivé quand même euh euh en légitimant euh sa sa présence après la chute du gouvernement Bairou par le fait que euh ils allaient pas utiliser le 493, que cette fois premier juriste, ce serait différent, cette fois ce serait le budget du parlement. »
  • 7:00Bernard JaumierChiffre
    « On a en tendantiel 30 plus de 30 milliards en coupe sur l'action publique et on a une absence quasi absolue de nouvelles fiscalités sur les plus riches. »
  • 10:00Claire LeuneFait
    « Si on censure, le gouvernement tombe et puis le chef de l'État qui est irresponsable va renommer un proche. »
  • 12:00Claire LeuneFait
    « On a la loi spéciale et nous ce qu'on est meilleur pour les Français que ce budget qui va être qui va être passé. »
  • 15:00Stéphanie DespierreFait
    « 98 contre 51. 28 mai 2025. À la surprise générale, l'Assemblée nationale vote la fin des ZFE, les zones à faible émission. »
  • 21:00Claire LeuneFait
    « Cette mesure sur les aides des feu euh elle est incl on a beaucoup travaillé parce qu'il y a un un très grand nombre d'articles et qui inclut le détricotage du zéro artificialisation nette par exemple, enfin des mesures de régression écologique. »
  • 25:00Claire LeuneChiffre
    « 40000 morts en France dans dans ma région dans l'Île-de-France et à Paris. Ce sont plusieurs milliers d'enfants qui décèdent chaque année de la pollution de l'air. »
  • 26:00Bernard JaumierChiffre
    « Il y avait presque 20 % de véhicules très polluants en dans notre pays. Il en reste 4 %. »
  • 30:00Bernard JaumierFait
    « Les premières victimes de la pollution de l'air, ce sont les classes sociales les plus défavorisées. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à tous. Très heureux de vous retrouver pour ce nouveau numéro de Parlement Hebdo, l'émission qui vous fait vivre les temps forts de la semaine au Parlement. Et vous connaissez la formule un débat entre un député et un sénateur.

Cette semaine, nous accueillons Claire Leune. Bonjour. Bonjour.

Vous êtes député la France insoumise de l'essonne, membre de la commission des finances et cette semaine face à vous Bernard Jaumier. Bonjour. Bonjour.

Vous êtes sénateur [musique] socialiste de Paris et membre du parti Place publique, le parti de Raphaël Gluxman. Et vous débatterez du budget puisque Sébastien Lecornu a utilisé une dernière fois ce vendredi le 493 après le rejet du projet de loi de finance par le Sénat. Ce budget sera définitivement adopté si les motions de censure sont rejetées.

Et puis on reviendra sur un sujet qui fâche les zones [musique] à faibles émissions où la circulation des voitures polluantes est interdite. Députés et sénateurs étaient d'accord pour supprimer ces ZFE mais le gouvernement a reporté le vote pour sauver cette mesure écologique. Mais d'abord le budget avec des débats qui ont tourné courts au Sénat.

Jérôme Rabier. La droite sénatoriale avait prévenu, elle comptait rejeter d'emblé le budget pour montrer sa désapprobation face aux arbitrages du gouvernement. La ministre des comptes publics résigné a tout de même une dernière fois défendu la copie présentée.

Le produit d'un compromis bâti patiemment article par article pendant plusieurs centaines d'heures de débats par des forces politiques aux orientations distinctes, parfois opposées qui ont tous dû faire des concessions pour avancer. Concession que je reconnais difficile pour chacun mais utile pour le compromis final. Avant de voter la question préalable qui met fin au débat et provoque le rejet du texte, la droite sénatoriale a lâché ses coups sur les choix du gouvernement.

Tout d'abord, un fiasco sur le fond s'agissant de la politique économique, budgétaire et fiscale de notre pays, mais également un fiasco quant à la méthode employée par le gouvernement et enfin, mais non des moindres, un fiasco à la fois pour le crédit de la France et la crédibilité de la parole politique qui n'avait pourtant pas vraiment besoin de ça. Le Parti socialiste a regretté que la droite refuse de discuter avec le gouvernement et la gauche lors des débats budgétaires au Sénat provoquant selon eux un effacement de la voie sénatoriale. Cette année, la situation politique a conduit la majorité sénatoriale à ne pas vouloir s'inscrire dans la recherche d'un compromis large et à s'exclure de fait de la discussion en prenant des solutions le plus souvent maximalistes.

Une très large majorité de l'hémicycle a finalement voté pour mettre fin au débat après 4 mois de discussion budgétaire laissant le dernier mot à l'Assemblée nationale. Bernard Jaumier, le Sénat rejette sans examen ce budget, le renvoie à l'Assemblée nationale pour un dernier 493. Est-ce que vous dites les débats budgétaires ont assez duré, il faut en finir vite, donner un budget aux français et passer à autre chose ?

Ben ce que je dis c'est que construire un budget c'est un une épreuve on va dire de discussion au Parlement et le Sénat a délibérément choisi de se positionner de façon complètement orthogonale au travail des députés comme d'ailleurs sur le texte Aide à mourir qui était au Sénat cette semaine. C'est une constante de la majorité sénatoriale depuis quelques temps. Alors nous la gauche au Sénat qui sommes très minoritaires, on a convenu que c'était pas la peine de poursuivre les discussions.

La le budget ne peut pas être construit de façon on va dire constructive, pardon pour la répétition, quand toute une partie de l'Assemblée décide de l'assemblée sénatoriale décide de ne pas participer. Donc le mieux à faire parce qu'il fallait en finir, c'est que le budget retourne à l'Assemblée nationale et que ce soi les députés, moi j'oublie pas qu'ils sont la chambre du peuple qui adopte la copie budgétaire. Alors en tout cas en commission des finances à l'Assemblée nationale et en séance, il y a eu beaucoup de de discussions à l'Assemblée.

Est-ce que le 493 était finalement la seule issue pour donner un budget au pays et rassurer des Français inquiets sur leur pouvoir d'achat ? Alors, il faut quand même rappeler le contexte dans lequel on est, c'est-à-dire qu'on a un gouvernement qui est arrivé quand même euh euh en légitimant euh sa sa présence après la chute du gouvernement Bairou par le fait que euh ils allaient pas utiliser le 493, que cette fois premier juriste, ce serait différent, cette fois ce serait le budget du parlement. S'en sont suivi plus de 350 heures de débat en hémicycle.

On a eu à peu près 150 heures de débat nous en commission des finances et on arrive en janvier avec une série de 3 493. Donc en fait euh tout ça euh tout ça signifie que depuis le début en fait, c'est ce qu'on disait d'ailleurs, c'est que ce budget ne pourra passer sans 493 euh et sans ordonnance parce que on a un gouvernement qui est un gouvernement dans la droite lignée de ce qui se fait depuis 8 ans et qui a pris pour l'habitude de malmener le parlement et de passer outre et qui de toute façon ne veut pas lâcher d'un yota. Oui, mais il y a il y a une élection dans ce pays il y a il y a maintenant un an et demi qui a signifié un rejet massif des politiques macronistes.

Aujourd'hui, si on regarde les grands équilibres du budget, pas le détail de la petite mesure qu'on peut mettre en avant pour dire oui ça va aller ou non ce budget est inacceptable, c'est grand ligne. On a en tendantiel 30 plus de 30 milliards en coupe sur l'action publique et on a une absence quasi absolue de nouvelles fiscalités sur les plus riches. C'est bien que c'est un budget qui est dans la droite ligne de ce qui se fait depuis 8 ans et donc c'est inacceptable.

On va revenir sur le fond de ce budget. Mais d'abord politiquement Bernard Jaumier, est-ce que les socialistes sont l'assurance vie de ce gouvernement macronis qui se qui se maintient tant bien que mal au pouvoir ? L'assurance vie de ce gouvernement, c'est un chef de l'État qui est totalement irresponsable, qui n'accepte pas qu'il a perdu les dernières élections législatives et qui refuse obsinément de nommer un premier ministre qui soit issu de la gauche.

Il l'a refusé en juillet 2024. qui n'a cessé depuis et quand Sébastien Lecnu qui est tombé son gouvernement, il l'a renommé premier ministre. Donc face à l'irresponsabilité politique du chef de l'État, les Français nous demandent d'assurer un minimum de stabilité.

Ce budget, il est mauvais. Ce budget, il est mauvais. Il est injuste socialement.

Il ne prépare pas la transition écologique du pays. Il préserve les plus riches. Donc, il n'y a pas de doute là-dessus.

Mais à partir de là, on fait quoi ? Pourquo ne pas censurer Pourquo ne pas censurer le gouvernement ? Si on censure, le gouvernement tombe et puis le chef de l'État qui est irresponsable va renommer un proche.

Notez qu'il nomme des premiers ministres de plus en plus proche de lui. C'estàd qu'avec Sébastien Lecornu, on est dans le premier cercle au lieu de faire de l'ouverture politique. Donc et ben il va falloir tenir jusqu'à ce que l'échéance constitutionnelle arrive dans un an, qu'on réalise un président de la République et en attendant bah donnons un budget au pays et donnons la parole au français lors des élections municipales qui ne doivent pas être parasités à l'excès par le budget.

Il était temps d'en finir. Il est temps d'en finir. Clair le jeune à chaque 493 les députés de la France sououmis déposent des motions de censure pour renverser le gouvernement.

Pas que nous pas que nous. pas que vous mais notamment conjointement à l'ensemble du NFP moins les socialistes. Vous souhaitez qu'il tombe donc vous souhaitez pas la stabilité.

Nous on a quelque chose qui est je pense important en politique c'est qu'on a on a une une cohérence. C'est-à-dire qu'on a été élu sur le programme du Nouveau Front populaire en juillet 2024. On défend ce programme dans nos positions de vote à l'Assemblée.

On est dans l'opposition euh au macronisme. Et donc lorsqu'on a un gouvernement macroniste face à nous qui impose un budget macroniste qui a les effets qu'on connaît sur les Françaises et les Français parce que moi je ne crois pas aujourd'hui que les Françaises et les Français qui vont subir le manque d'enseignants dans les écoles, les apprentis qui vont voir leur aide pour passer le permis de conduire diminuer voir supprimer. Je pense pas que toutes les personnes qui vont subir les conséquences de ce budget nous remercient euh d'avoir laissé passer une une tel texte budgétaire.

Donc aujourd'hui, je pense que effectivement euh ne pas censurer revient à accepter et à normaliser, à banaliser le coup de force. Et ça c'est très grave politiquement et c'est très grave pour l'état de notre débat démocratique parce que c'est ça le plus dramatique, c'est que plus ça va euh plus les pratiques institutionnelles en fait malmènent l'assemblée et font perdre en crédibilité la parole politique. Et ne pas avoir de budget, c'est aussi grave pour les Français.

Alors, on a voté une loi spéciale qui d'ailleurs a été et a été écrite à minima juste par la ministre Montchalin et par le gouvernement pour justement exercer une pression en disant "Regardez, on peut pas tenir avec la loi spéciale, vite vite, il faut que vous avalysiez le budget." Donc c'était encore une fois une insincérité envers le parlement. C'était une manière de nous mettre la pression pour qu'on vote le budget.

Donc on a la loi spéciale et nous ce qu'on est meilleur pour les Français que ce budget qui va être qui va être passé. Elle elle reconduit à l'identique quasiment enfin justement un peu un peu à minima crédits de de l'an dernier. Mais nous ce qu'on dit depuis le début c'est que on ne sortira pas de cette situation sans nouvelles élections et donc une présidentielle anticipée.

Il y a quand même des baisses importantes de dépenses publiques Bernard Jaumier dans l'éducation, l'écologie ou le social, on le disait. L'homme de gauche que vous êtes accepte ces coupes qui sont quand même fortes. L'homme de gauche que je suis cherche à défendre les Français.

On a eu deux budgets. Le budget de la sécurité sociale, le budget d'État. Regardez sur le budget de la sécurité sociale.

Si on avait pas fait de compromis, les franchises médicales étaient doublées, les consultations chez le médecin étaient moins remboursées. En gros, on faisait payer aux assurés sociaux un début, enfin une volonté peut-être de réduire le déficit. Mais c'était des assurés sociaux qui allaient payer.

On a obtenu de protéger les assurés sociaux. C'est pas satisfaisant pour autant, je vous en donne acte. Mais si on l'avait pas fait, il passait à la caisse pour parler trivialement.

Et quant au budget de l'État, s'il n'y a pas de budget l'État, c'est la loi spéciale qui s'applique tout au long de l'année. Ça empêchait de reporter par exemple la contribution sur les grandes entreprises était annuelle, elle n'aurait pas été reconduite par la loi spéciale. Donc la loi spéciale c'était le pire des choix.

C'était euh non seulement une inertie, un conservatisme, mais c'était l'impossibilité d'obtenir la moindre avancée. Alors, ce qui a été obtenu, bien sûr, on peut dire que le verre est à moitié au trois/4 vides si vous voulez, selon ce que vous pensez, mais il n'empêche que si on ne l'avait pas fait, on serait dans une situation de chaos politique, de déstabilisation. On demanderait peut-être aux Français en même temps que les municipales de voter pour des législatives avec un chef de l'État qu'il faut pas se faire d'illusion ne quittera pas l'Élysée.

Clair le jeune, est-ce que les socialistes finalement ont évité le pire avec ce budget de compromis et en obtenant certaines concessions sociales ? la hausse de la prime d'activité, le repas 1 € pour les étudiants, quand même une hausse de fiscalité sur les grands groupes et puis dans toute cette phase budgétaire la suspension de la réforme des retraites. Alors, dans la présentation des avancées euh obtenues par le Parti socialiste, à mon sens, il y a un peu un trompleœuil, c'est-à-dire que euh vous présentez comme des grandes avancées des choses qui en fait euh étaient dans la copie initiale, qui bien souvent ont été battues à chaque fois qu'elles ont été votées euh par euh par le Parlement et du coup, c'est des choses qui n'auraient jamais existé si le gouvernement était tombé, si on avait pas eu la copie initiale telle qu'elle était, c'est-à-dire la copie qui venait en fait du gouvernement Bairou.

Donc en fait, c'est pas des avancées, c'est des non reculs en fait. Par exemple, le fait de de la d'avoir une indexation du barême de l'impôt sur le revenu sur l'inflation, c'est des choses qui étaient c'est la la désindexation était dans la copie initiale, on l'a battu à chaque fois à l'Assemblée et finalement le gouvernement concède de réindexer. C'est pas une avancée, c'est des choses qui étaient imposées par les rapport de force parlementaire.

Une loi spéciale, c'est pas parfait non plus. Vous pouvez pas augmenter la fiscalité sur les grandes entreprises avec une loi spéciale ? Alors, la loi spéciale permet de tenir le temps de d'organiser dans notre pays le débat sur les présentiels de manière anticipée.

Si on est d'accord sur le fait que les effets des politiques macronistes dans le pays sont désastreux, on ne peut pas accepter quand on est à gauche de laisser se perpétuer cette politique pendant 1 an, un an et demi en disant il faut surtout pas déranger trop les choses. On va attendre un an et demi le temps qui est la présidentielle. alors que les gens en souffrent au quotidien aujourd'hui.

Mais le volontarisme politique, ça n'est pas de prendre ses désirs pour des réalités. D'abord, la première chose, c'est que Beou avait prévu de réduire de 60 milliards d'euros les dépenses publiques et ça n'est pas ce qui ce qui existe à l'arrivée. Donc c'était une austérité et donc notre intervention a bien permis, on n'est pas du tout à la copie initiale, a bien permis des progrès en la matière et d'éviter de donner un coup de masse sur la tête des Français, sur la tête des des plus fragiles.

Deuxièmement, on peut espérer une présidentielle anticipée. Moi, si le chef de l'État nous disait comme l'a proposé un de ses amis, enfin je ne sais plus si c'est son ami Édouard Philippe, de démissionner après la séquence budgétaire, très bien, mais je n'ai pas d'illusion et je ne veux pas prendre mes désirs pour des réalités. Il y a des échéances constitutionnelles.

La présidentielle, ce sera en 2027 et il faudra en 2027 trancher ces débats. En attendant, on va parler euh d'un autre sujet qui fâche, les ZFE pour zones à faibles émissions. Ces zones qui interdit la circulation des voitures les plus polluantes dans les métropoles.

Leur suppression a fait l'objet d'un compromis entre députés et sénateurs. Mais coup de théâtre et bien le gouvernement a reporté le vote final. Stéphanie Despierre. 98 contre 51. 28 mai 2025.

À la surprise générale, l'Assemblée nationale vote la fin des ZFE, les zones à faible émission. L'un des amendements les plus controversés du projet de loi de simplification. Réuni en commission mixte paritaire, députés et sénateurs confirment la suppression de ces zones qui empêchent les véhicules les plus polluants d'accéder aux métropoles.

Un dernier vote était à l'ordre du jour cette semaine dans chaque chambre, mais coup de théâtre, le gouvernement a décidé de le reporter. À l'Assemblée nationale, il est clair, il peut que constater que ce texte ne va pas passer. Et donc plutôt que d'envoyer un texte, pardon, de le dire de manière un peu triviale au CASPIP, à l'Assemblée nationale, il nous semblait plus opportun d'essayer de trouver un accord en amont.

Les défenseurs des ADFE saluent une bonne nouvelle. Nous sommes parfaitement opposés à ce texte. J'entends l'argument démocratique, mais considérant qu'il va vraiment dans le mauvais sens, on va pas nous socialistes nous rouler par terre parce qu'il arrive pas l'ordre du jour.

Non, je pense qu'il faut prendre. Le gouvernement n'a pas beaucoup de courage en ce moment. Il doit avoir un courage celui de ne pas inscrire ce texte à l'ordre du jour.

En première ligne de la contestation contre les ZFE, le RN dénonce une décision antidémocratique. Vous avez arbitrairement désinscrit le vote final sur ce texte très attendu et c'est une forfaiture démocratique, une dérive illibérale de ce macronisme autoritariste. Le gouvernement remettra-t-il le vote à l'agenda ou abandonnera-t-il complètement ce projet de loi sur la simplification ?

Le premier ministre recevra les présidents de groupe parlementaires la semaine prochaine pour en parler. Claire le jeune, reporter un vote sur un projet de loi comme celui-ci pour tenter de trouver un compromis sur une mesure qui entérine un recul écologique. C'est normal.

Alors déjà euh cette mesure sur les aides des feu euh elle est incl on a beaucoup travaillé parce qu'il y a un un très grand nombre d'articles et qui inclut le détricotage du zéro artificialisation nette par exemple, enfin des mesures de régression écologique. Bon, on voit que maintenant que le gouvernement a retiré le masque du gouvernement qui respecté l'assemblée, il y va il y va. Cette mesure, c'est celle qui le plus de colère.

Oui, bien sûr. Euh et mais sur ça donc il y a bien sûr une anormalité dans le fait de désinscrire un vote euh après sur cette mesure sur les aides des feux. C'est une mesure qui suscite énormément de tension, d'opposition et nous depuis le départ nous y sommes opposés mais nous sommes par ailleurs opposé à l'ensemble du texte de simplification de la vie économique.

Donc on aurait pas voté favorablement à ce texte même s'il incluait la suppression d'une mesure contre laquelle on se bat depuis depuis toujours. Mais vous dites quand même reporter le vote c'est anormal du point de vue démocrat. Oui c'est anormal en terme de pratique institutionnelle.

Mais s'il y avait que ça en ce moment, écoutez Bernard Jaumier, quand il y a eu un accord entre députés et sénateur notamment sur cette suppression des des FE, reporter le vote, c'est antidémocratique tout simplement parce que le gouvernement n'est pas d'accord. Bah surtout, il faut parler du fond de la mesure à un moment à un moment on peut quand même réaliser que ce vers quoi on allait est catastrophique pour la santé publique et pour l'écologie. Et j'ai bien entendu la la présidente du groupe écologiste d'ailleurs qui soutient le fait que non, on remet on va dire l'ouvrage sur le métier, on le remet d'autant plus que c'est une mesure qui concerne une quarantaine d'agglomération qu'il va y avoir des élections municipales et que il faut entendre ce que les élus de ces agglomérations disent.

Le gouvernement a eu peur à cette mais non mais le gouvernement n'a pas de tête. Le gouvernement c'est un canard sans tête actuellement qui va au gré de on ne sait pas trop quoi. Donc très sérieux porter le débat dans la campagne municipale.

Mais évidemment évidemment les habitants des grandes agglomérations subissent eux majoritairement la pollution de l'air. 40000 morts en France dans dans ma région dans l'Île-de-France et à Paris. Ce sont plusieurs milliers d'enfants qui décèdent chaque année de la pollution de l'air.

Enfin on oublie ce chiffre là. La ZFE est un des outils de lutte contre la pollution de l'air. Ça a prouvé que c'est efficace.

Je veux dire, il y a avant que la loi sur les FE soit promulgué en 2015, il y avait presque 20 % de véhicules très polluants en dans notre pays. Il en reste 4 %. Il y a une question sociale qui se pose et il faut y répondre.

Mais il faut y répondre. On y reviendra peut-être par d'autres alternatives, certainement pas en jetant le bébé avec l'eau du bain. Clair le jaune.

Est-ce que vous entendez ces arguments quand même là où ça a été mis mis en place, ces zones à faible émission ont permis de faire diminuer la pollution et donc c'est bon pour la santé publique. Il y a des chiffres précis qui disent qu'elles sont efficaces. Vous l'entendez ?

Alors le problème de santé publique sur la pollution de l'air, il est évident. Vous avez rappelé le nombre de morts que ça provoque tous les ans. Mais quand on a un problème de santé publique, les macronistes ont décidé d'y répondre par cet outil qui est un outil d'exclusion sociale.

Et nous, on porte une écologie populaire, c'est-à-dire que on va mettre en avant des mesures qui permettent de rendre compatibles les intérêts sociaux et les intérêts écologiques. des aides et feu aujourd'hui dans une situation où ce gouvernement n'a pas été capable de mettre l'investissement qu'il fallait pour le développement des transports en commun dans une situation où ce gouvernement n'a pas été capable de soutenir le développement d'une filière automobile française souveraine et de mettre la pression sur les solution pour vous les alternatives aux Oui bien sûr qu'il faut voir il faut voir les bien sûr les ZFE nous on avait proposé par exemple d'instaurer un moratoire sur les ZFE conditionné au fait que le développement des transports en commun soit assuré et que l'accès à la voiture à la voiture électri électrique soit assurée. Aujourd'hui, on a un énorme retard sur le développement des transports en commun et c'est la responsabilité des gouvernements successifs d'Emmanuel Macron.

Et euh on a également un énorme retard sur l'électrification et la décarbonation des mobilités automobiles à cause du désastre de la politique industrielle qui se mène depuis plusieurs années. Oui. Bernard Jaumier, ce débat sur les aides des feux, il fait un peu penser à la crise des gilets jaunes, c'est-à-dire que par une mesure écologique, on va fabriquer de l'exclusion sociale.

On ne fabrique pas d'exclusion sociale avec les EDFE. Il peut y avoir un impact social, mais je rappelle que les premières victimes de la pollution de l'air, ce sont les classes sociales les plus défavorisées, que les études ont montré que entre des enfants qui vivaient euh une pollution euh dans un quartier populaire et des enfants qui vivaient la même pollution dans un quartier favorisé, les premiers avaient plus de conséquences pour la santé. Pourquoi ?

Simplement parce que les parents ont la capacité de mettre en œuvre des phénomènes d'échappement et de compensation. Bref, il y a, moi je suis tout à fait d'accord, les outils alternatifs sont fondamentaux et justement des élus locaux mettent en place des politiques. À Paris, les écologistes ont porté la ZF existait bien avant que les Macronistes ne naissent et bien avant que ils meurent bientôt.

Et bien, ce sont les écologistes qui ont porté cette mesure là. Le maire de Montpellier a mis en place la gratuité des transports en commun. Le maire de Rouan a mis en place la gratuité du covoiturage.

Donc des des dispositifs sont pris et il faut, ça je suis tout à fait d'accord, mettre en place un leasing social sur les véhicules électriques. 100 à 150 € par mois, ça devrait se faire au niveau européen avec un engagement de l'Europe. Voilà.

Et donc il est sage quand même les même si c'est injuste socialement. Elles ne sont pas injustes socialement puisqu'elles protègent les plus fragiles. La réponse de CL le jeune.

Oui. Alors, je pense que si il y a eu une majorité d'élus qui sont quand même au contact hein de leurs concitoyens et qui enfin entendent tous les jours hein les expressions sur les les impacts et les effets sociaux négatifs des aides, c'est que c'est une réalité. C'est une réalité en terme d'exclusion sociale et moi je ne suis pas pour qu'on avalise des instruments qui sont des mauvais instruments pris isolément des autres politiques publiques qu'il faudrait mettre en place juste parce que c'est tout ce qu'on a sous la main et que c'est tout ce que le gouvernement veut bien nous donner.

Il y a un autre outil quand même le bonus écologique il est en hausse l'an prochain jusqu'à 5700 € de prime. On a vérifié pour s'acheter une voiture électrique. Ça va quand même dans le bon sens cette hause.

Oui enfin ça va légèrement dans le bon sens. après un historique sur l'aide à l'électrification de du parc automobile qui est une catastrophe. On a eu un leasing social qui a été annoncé puis retiré au bout de 2 mois et surtout il n'y a aujourd'hui de la part du gouvernement aucune pression mise sur les constructeurs français pour développer des véhicules qui seraient légers, petits et qui seraient accessibles en terme de prix parce que aujourd'hui c'est à 5700 € cette hausse.

Je pense que c'est pour la tranche la plus élevée, donc les ménages les plus modestes. 5700 € pour acheter des véhicules qui souvent sont autour des 30000 €. euh un ménage précaire euh ça ça ne l'aide absolument pas à sauter le pas de l'achat d'un véhicule électrique.

Donc vous vous rendez bien compte que pour par exemple un ménage qui habite en périphérie, qui n'a pas la desserte en transport en commun et qui n'a pas euh malgré ses petites hausses euh la possibilité d'acheter un véhicule électrique ou un véhicule plus propre, vous voyez bien qu'il est dans une impasse du point de vue de ses mobilités. que Bernard Bernard Jaomier les zones affaibles émission sont censé inciter à aller acheter une voiture électrique à euh accélérer la transition du parc automobile. Mais aujourd'hui c'est un c'est un luxe quasiment de s'acheter une voiture électrique un privilège.

La voiture électrique est bien trop coûteuse et malheureusement là aussi le leasing qui avait été vous l'avez rappelé qui avait été mis en place par le chef de l'État bah était détricoté a été arrêté puis reprend maintenant mais sur une version complètement dégradée. Il est clair que si on veut que la population adhère à la politique de transition écologique qui est indispensable pour préserver notre santé et notre environnement, il faut lui donner les moyens notamment de de de pouvoir avoir une mobilité satisfaisante, donc de se déplacer. Je rappelle que vous vous mentionniez les gilets jaunes.

Les gilets jaunes étaient une révolte à fort question sociale ancré dans des territoires qui sont des territoires qui ne sont pas ceux des métropoles. Et or, ce ne sont que 40 métropoles au maximum qui sont concernées par les FE. Et la mobilité, la réponse dans ces métropoles, ça doit bien être de mettre à disposition des transports en commun une offre importante et pour ceux qui ne peuvent pas se passer de la voiture, effectivement une aide à l'acquisition d'un véhicule électrique.

Mais mais pardon, le mythe de l'ouvrier qui prend le périphérique parisien avec un vieux dièel, c'est quasiment une existence. La réalité c'est que ce sont des CSP+ qui défendent leur égoïsme. Vous entendez ces arguments de Ah non, je peux absol je peux pas les entendre parce que par exemple mon père qui était ouvrier électricien qui travaillait on était on était donc on habitait dans les travaillit sur divers chantiers en Île-de-France.

Typiquement pour emmener ses ses outils au travail, il était obligé de prendre la voiture. Et donc typiquement vous voyez c'est le genre de cas qui existe et c'est absolument pas un mythe. C'est une réalité très très concrète pour pour plein de gens.

Et d'ailleurs, oui, c'est à l'échelle de la métropole, mais en fait la ZFE, elle vient contrôler l'accès à la métropole. Ça veut dire que c'est bien pour les gens qui arrivent de l'extérieur de la métropole. Donc bien sûr que ça concerne pas que les métropolitains mais ça concerne en terme d'accès à la mobilité, ça concerne les personnes qui souhaiteraient venir dans la métropole depuis l'extérieur de la métropole.

C'est le principe de la ZFE. Donc l'argument ne tient ne tient pas de ce point de vue là à mon sens. Et c'est la fin de cette émission.

Merci à tous les deux d'avoir participé à ce débat. Merci à tous d'avoir suivi cette émission. Ciao ciao.