Bonjour chez vous ! du 13 avril 2026
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce lundi 13 avril pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. C'est une page de saison qui se tourne en Hongrie. Victor Orban largement défait aux législatives, battu par le conservateur pro-européen Peter Magia. Un résultat salué par les leaders européens. Va-t-il rebattre les cartes dans les relations entre la Hongrie et l'Union Européenne ? Va-t-il débloquer l'aide de l'Union Européenne pour l'Ukraine ?
Le sénateur LR, vice-président de la Commission des Affaires Européennes, Ronan Le Gleux, est notre invité dans quelques instants. Bonjour, à tout de suite. Après l'échec des négociations entre l'Iran et les États-Unis, Donald Trump ordonne un blocus naval du détroit d'Ormuz et menace d'achever le peu qu'il reste de l'Iran. Est-ce de facto la fin du cessez-le-feu ? Comment peut et va réagir l'Iran ? On va analyser tout ça dans une heure avec Yves Tréa et Elisabeth Martichoux. Samedi, les Républicains vont choisir leur mode de désignation à la présidentielle. Un vote qui devrait officialiser la candidature de Bruno Retailleau pour son parti. Et après, le bloc central.
Parviendra-t-il à s'unir derrière un candidat commun ? Gabriel Attal et Bruno Retailleau vont-ils se ranger derrière Edouard Philippe ? Pour le moment, favori des sondages. Dans une demi-heure, on reçoit Marlène Schiappa, ancienne ministre, membre de Renaissance. Et puis ce soir, le Sénat débute l'examen du texte de Gérald Darmanin sur la justice criminelle et le respect des victimes. Il vise à réduire les délais. Vous verrez notre reportage à la rencontre d'une victime de viol qui a attendu son procès de longues années. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. On commence avec les repères d'électualité. Bonjour Quentin Calmet. Bonjour Auriane.
Bonjour à tous. À la ligne de ce lundi 13 avril, Quentin, Victor Orban détrôné en Hongrie. Oui, c'est le conservateur pro-européen Peter Maggard qui a donc remporté les élections législatives en Hongrie avec probablement une majorité des deux tiers des sièges. Cela devrait lui laisser les mains libres pour défaire le système installé par le nationaliste Victor Orban qui a concédé sa défaite hier soir. Les dernières images avec Jérôme Rabier.
La Hongrie tourne la page après 16 ans avec Victor Orban comme Premier ministre. L'homme fort du pays a reconnu sa défaite au législatif tôt dans la soirée de dimanche face à des résultats sans appel.
Pour nous, ils sont douloureux mais sans ambiguïté. Nous n'avons pas reçu la responsabilité ni la possibilité de gouverner. J'ai félicité le parti vainqueur.
Victor Orban a été battu par Peter Maggard qui était pourtant un ancien membre de son parti, le Fides. En 2024, il a bruyamment claqué la porte en dénonçant les dérives autoritaires des dirigeants hongrois. A créé son parti pour finalement l'emporter largement.
Ensemble, nous avons fait tomber le régime Orban. Ensemble, nous avons libéré la Hongrie. Nous avons repris notre patrie. Merci, merci à vous.
Avec la défaite de Victor Orban, la Russie perd son principal allié au sein de l'UE. Peter Maggard promettant une nouvelle ligne politique. La Hongrie sera de nouveau un allié solide au sein de l'UE et de l'OTAN. Fort d'une large majorité supérieure à deux tiers des sièges au Parlement, Peter Maggard veut désormais réformer un système façonné patiemment par Victor Orban pour être un outil de son pouvoir. Le nouveau Premier ministre a déjà réclamé la démission des dirigeants de la Cour suprême, du parquet général et des autorités de tutelle des médias et de la concurrence, promettant le retour à un fonctionnement démocratique normal du pays.
Emmanuel Macron a dit avoir parlé avec Peter Maggard pour le féliciter. La France salue, je cite, la victoire de la participation démocratique, l'attachement du peuple hongrois aux valeurs de l'UE ainsi que l'engagement européen de la Hongrie. Même chose pour Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, qui a écrit que la Hongrie reprend, je cite, son chemin européen, l'Union devient plus forte. C'est une conséquence de l'échec des négociations ce week-end entre Américains et Iraniens au Pakistan. Les États-Unis vont imposer un blocus aux navires de toute nationalité entrant et sortant des ports et zones côtières iraniens.
Après cette annonce, les cours du baril de pétrole sont repartis à la hausse et ont même directement commencé la semaine au-dessus du prix symbolique de 100 dollars. Sébastien Lecornu dit refuser tout passage en force sur la loi qui étend le travail le 1er mai. Voilà, une réunion est organisée cet après-midi à 18h entre gouvernement et organisation syndicale avec pour but de travailler, je cite, à un périmètre très précis des commerces concernés par une ouverture au travail le 1er mai. C'est ce qu'a indiqué hier Matignon à l'AFP souhaitant trouver une solution efficace et acceptable.
L'idée est donc d'arriver à un consensus avant la fin du parcours de cette proposition de loi qui pourra intervenir dans les prochains jours au Parlement. Et puis le Sénat entame ce soir l'examen de la loi sur la justice criminelle. Voilà, le projet de réforme sur la justice criminelle porté par Gérald Darmanin arrive ce soir dans l'hémicycle au Sénat. Dans le même temps, on voit une forte mobilisation des syndicats vent debout notamment contre l'instauration d'une nouvelle procédure de plaider coupable en matière criminelle censée raccourcir les délais de jugement. Merci Quentin, à tout de suite. On va reparler évidemment de l'élection en Hongrie et de la défaite de Viktor Orban.
Ronan Legleu, vous êtes sénateur à l'air des Français de l'étranger, vice-président de la Commission des Affaires Européennes. On va revenir sur ce sujet. Mais d'abord, comme tous les jours, on regarde les unes de la presse régionale. On en a sélectionné trois. Voilà une du Dauphiné libéré et narcotrafic. La justice tape au portefeuille face à la pression croissante des trafics. Les parquets voient dans la captation des bien mal acquis une méthode de lutte efficace contre la criminalité organisée. La deuxième une, c'est celle de la dépêche. Que va devenir le macronisme ?
Dix ans après sa création, le mouvement fondé par Emmanuel Macron traverse une crise identitaire profonde à l'approche de la présidentielle et le macronisme s'intéresse sur sa capacité à durer et à survivre sans son fondateur. Et puis dernière, une politique également présidentielle. Le RN est-il surcoté ? Les candidats du RN, Jordan Berdella ou Marine Le Pen, font la course en tête dans les sondages. Reste à savoir si cet avantage tiendra dans le temps. De quelle une avez-vous envie de nous parler ?
Écoutez, je considère qu'effectivement le RN est surcoté. Donc vous voyez, je pense qu'il y a un travail de vérité à faire sur la réalité de ce qu'est le Rassemblement national aujourd'hui. Il y a eu des votes massifs de hausse d'impôts par le Rassemblement national, 36 milliards d'euros lors du dernier examen budgétaire. Je crois que les Français n'ont pas conscience combien sur les questions économiques notamment. Le RN est à la gauche du Parti Socialiste. Il est finalement plus proche de la France insoumise que du PS sur les questions économiques. Et il est temps que cette vérité soit révélée aux Français. Il suffit tout simplement… Mais ça ne semble pas prendre.
Parce que c'est un argument qui est martelé par les LR. Quand on voit les sondages, ça n'a pas l'air de prendre.
Oui, mais il faut que les Français, tout simplement, regardent la réalité des faits. Vous savez, lors de l'examen budgétaire, c'est un moment de vérité. Vous votez pour ou contre un amendement. Quand les amendements LFI de hausse d'impôts sont proposés et que le RN, main dans la main avec la France insoumise, vote ces hausses d'impôts, je pense par exemple à l'impôt universel sur les Français de l'étranger que LFI et RN ont voté main dans la main le 25 octobre dernier lors de l'examen à l'Assemblée nationale. Il s'en est fallu d'une voix, notamment par la mobilisation des députés de la droite républicaine pour empêcher cela.
Donc vous voyez, si les Français avaient conscience de la réalité du vote RN sur les questions économiques, je pense qu'ils réviseraient leurs jugements.
On va revenir sur les questions politiques à la fin de cet entretien. Mais d'abord, l'actualité de la nuit. C'est Victor Orban, largement défait. C'est le conservateur pro-européen, Peter Maguiar, qui remporte donc les législatives. On l'a vu dans le journal, nous avons libéré la Hongrie. Adi Maguiar, que représente ce résultat pour vous ?
Je considère qu'il s'agit d'un résultat historique au sens premier du terme. C'est-à-dire qu'il renvoie à cette longue histoire de la Hongrie, à cette histoire fondatrice de la Hongrie. Le prince Géza, écoutez, baptise son fils qui devient Saint-Étienne de Hongrie en l'an 1000 et ancre donc l'histoire de la Hongrie. C'est le moment fondateur de la création du royaume de Hongrie avec le christianisme de Rome. Et donc, Saint-Étienne de Hongrie est le premier, est le père fondateur de la Hongrie et choisit l'Occident plutôt que l'Orient. Et donc, c'est cette longue tradition de la Hongrie, ce texte fondateur, c'est le retour aux sources.
Ce pays a toujours été un carrefour entre Occident et Orient et nous sommes ici dans ce moment historique où la Hongrie renoue avec l'Occident. Je le dis d'autant plus que les dernières années du régime Orban ont été d'une incroyable trahison à l'égard des Européens. Nous l'avons vu avec le ministre des Affaires étrangères de Viktor Orban, qui faisait fuiter toutes les informations du Conseil européen.
– On va parler évidemment des ingérents, ce sera avec Quentin, mais Orban, pendant 16 ans, il a mis la main sur l'administration publique, sur la justice, sur les médias. Est-ce que Peter Maguire va réussir à désorganiser l'Anglais ?
– Oui, parce qu'il a gagné par deux tiers. Il y a eu une réforme du mode de scrutin par Viktor Orban, ça s'est retourné contre lui. Aujourd'hui, il y a 199 députés et le régime des deux tiers permet de réformer la Constitution. et par conséquent, Peter Maguire a les mains libres, effectivement, pour déurbaniser, comme vous le dites, la Hongrie.
– Est-ce que ce résultat, c'est aussi un échec qui porte un coup à la montée des populismes ? Viktor Orban, il a théorisé le concept de démocratie libérale, qui est un modèle aujourd'hui pour les populistes. Est-ce que, selon vous, ça va avoir des conséquences ?
– Oui, je le pense. Vous savez, le parti de Peter Maguire, qui s'appelle Tissa, nous le connaissons bien, puisqu'il s'est présenté déjà aux élections européennes de 2024, de juin 2024, et à l'époque, il fait 30%, il fait élire 7 députés européens hongrois. Il siège dans quel groupe ? Dans le groupe PPE, le Parti Populaire Européen, qui est le groupe où siègent les Républicains, avec François-Xavier Bellamy. Donc, nous connaissons bien, c'est un parti frère des Républicains, et donc, c'est la victoire de la droite républicaine sur le populisme, effectivement.
– Alors, lors des élections, il y a des parlementaires, vous le savez, Ronan Le Gleu, qui se rendent dans les pays pour surveiller le bon déroulement des scrutins, et on est avec Pouria Amir Chahy. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous, député écologiste de Paris. Pouria Amir Chahy, vous êtes en Hongrie, à Budapest, vous avez surveillé le bon déroulement de ce scrutin. Est-ce que vous avez constaté des irrégularités ?
– Bonjour, d'abord, merci d'invitation. Écoutez, non, absolument pas plus, en tout cas, que n'importe quelle élection que chez nous. Les élections se sont bien déroulées, il y avait par ailleurs, il faut le dire, une observation internationale très dense, très forte, avec des délégations venues du monde entier. Je crois qu'on peut dire que ces élections étaient d'une certaine manière sous surveillance, et puis, il faut dire que pour une démocratie, la première des choses à faire, c'est d'accepter, pour être reconnu comme tel, d'être contrôlé, surveillé par une autre démocratie.
Donc, chacun fait attention, et comme vous l'avez vu, les élections se sont non seulement bien passées, mais ont bien fini.
– Comment il a été accueilli, vous qui êtes à Budapest ? Vous étiez évidemment au cœur de ce qui s'est passé. Comment ça a été accueilli, ce résultat ?
– Alors, paradoxalement, à la fois par de la joie, massive dans les rues de Budapest en tout cas, une déception visible sur les visages des partisans d'Orban, mais pas de débordement, et de façon générale, une ambiance que je trouvais plutôt calme. malgré la ferveur de la place où Magyar était accueilli, le nouveau vainqueur, donc le futur Premier ministre, il n'y a pas eu de débordement particulier. Je crois que les gens sont surtout en gris en attente. D'abord, ils étaient un peu en attente du résultat hier soir, de savoir quelle allait être la marge exacte avec laquelle le futur gouvernement pourra gouverner et agir.
Et puis, il y a aussi d'autres questions plus fondamentales, qui, je crois que les Hongrois ne sont pas du tout résignés, mais assez lucides sur la situation de leur pays. Ils savent bien qu'à la fois le contexte géopolitique international, mais aussi les marges de manœuvre économiques ne sont pas évidentes tout de suite, d'autant que, je le rappelle, Peter Orban, pendant 16 ans, a eu le temps de verrouiller totalement le système économique, donc il a mis beaucoup d'acteurs à sa botte, ainsi que le système institutionnel.
C'est pour ça que la majorité des deux tiers qui a été rappelé tout à l'heure est importante, à la condition, bien sûr, que ce soit pour un retour à l'État droit, pour répondre à la question sociale qui est très importante ici à Hongrie, et évidemment pour remettre la Hongrie dans le train de l'Union européenne. Mais ça, c'est pas sûr. C'est pas sûr parce que vous avez vu que les derniers échanges, les dernières sorties publiques de J.D. Vence et de quelques autres, a été quand même de considérer qu'il y aurait une continuité et que Poutine n'a fait à ce jour aucune déclaration.
– Renan Legleu, pas d'irrégularité constatée par Poria Amerchey. C'est vrai qu'effectivement, le déroulé du scrutin, quand on le disait, c'était aussi une inquiétude.
– Oui, c'était une inquiétude, mais finalement, un des signes les plus tangibles de la démocratie, c'est l'alternance. Et vous voyez, ce qui s'est passé par exemple en Pologne avec le PIS qui ressemblait finalement à ce qu'a fait Orban en Pologne, il y a eu là aussi l'arrivée au pouvoir, avec Donald Tusk, de cette droite républicaine du PPE, du Parti Populaire Européen, après des années effectivement de ce populisme. Donc qu'il s'agisse de la Pologne ou de la Hongrie, on voit que la démocratie fonctionne. C'est un des fondamentaux évidemment de l'Europe. Et quand Orban vantait l'illibéralisme, finalement, heureusement, nous sommes ici dans un retour à la trajectoire historique de la Hongrie.
– Merci beaucoup, merci pour Yamir Chahi d'avoir été avec nous depuis Budapest. Un mot, puisque effectivement, tous les leaders européens attendaient ce scrutin. Est-ce que pour vous, il va marquer un tournant pour l'Europe et dans les relations entre Bruxelles et Budapest ?
– Oui, j'en suis convaincu, parce qu'il y avait effectivement cet élément de trahison dont j'ai parlé précédemment, avec des fuites d'informations absolument inacceptables entre États de conscience.
– Et on va revenir sur les ingérences, mais même, est-ce que vous jugez que Victor Orban, il s'est servi de son droit de veto pour affaiblir l'Union européenne ?
Bien sûr, il a affaibli l'Union européenne avec son droit de veto, et par conséquent, la victoire de Peter Magyar est une excellente nouvelle, parce que c'est le retour à finalement la position européenne historique et la nécessité effectivement du soutien à l'Ukraine qui est réaffirmé.
– Et justement, ces élections législatives, elles étaient scrutées par les leaders européens, elles étaient aussi scrutées par les États-Unis et la Russie. Quentin, vous allez nous dire pourquoi ? – Oui, on va voir une des images marquantes de la campagne, celle du vice-président américain J.D. Vance en meeting de soutien à Victor Orban. C'était à Budapest mardi dernier. On a même vu le bras droit de Donald Trump sortir son téléphone et appeler directement le président américain qui a pu parler comme ça à la foule depuis le haut-parleur du smartphone lors de ce meeting de la campagne de Victor Orban. Regardez cette séquence, on y revient juste après.
– J'aime la Hongrie et j'aime Victor, je vais vous dire, c'est un homme fantastique. Nous avons une relation extraordinaire, il a fait un travail. Souvenez-vous de ceci, il n'a pas laissé des gens prendre votre pays d'assaut et l'envahir comme d'autres l'ont fait et ont franchement ruiné leur pays. Il a préservé votre pays, il a gardé les Hongrois dans leur pays et il a fait un travail fantastique.
– Donc qu'on comprenne bien, c'est Donald Trump qui parle dans le haut-parleur du téléphone du vice-président américain à la foule, venu donc à un meeting de Victor Orban. Donc on le voit, les ultra-conservateurs américains qui ont tenté comme cela de peser sur la campagne. Donald Trump et J.D. Vance qui sont aussi, on peut le dire, en croisade contre les valeurs européennes depuis des mois. Ils s'opposent au libéralisme défendu par la Commission européenne et ce même depuis le discours prononcé, rappelez-vous, à Munich en février 2025 par le vice-président américain J.D. Vance où ils s'en prenaient comme cela aux valeurs humanistes partout en Europe.
La Hongrie de Victor Orban était donc un des relais de leur idéologie, peut-être un des seuls en Europe. Parlons-en avec vous, Renan Le Gleu, la présence de J.D. Vance en Hongrie quelques jours avant l'élection. Comment est-ce que vous l'avez vécu ? Est-ce qu'on peut dire qu'il y a eu une tentative comme ça d'ingérence américaine ?
Oui, alors effectivement, il y a eu une tentative qui d'ailleurs a été sans doute contre-productive et n'ont certainement pas servi les intérêts du Fides et de Victor Orban.
Ça a pu faire voter contre Victor Orban cette ingérence ?
De toute façon, au moment du meeting, nous sentions déjà le mouvement derrière Tissa et Peter Maguire bien avant. Donc, ça n'a pas inversé la tendance, mais je pense que ça n'a absolument pas servi les intérêts du Fides.
C'est aussi un échec de Trump, pour Trump ?
C'est un échec pour Trump, c'est un échec pour Poutine, parce qu'on passe beaucoup de temps ici à parler de l'intervention de J.D. Vance. Pour moi, le principal danger, c'était d'abord l'ingérence de Lavrov, bien plus que celle des États-Unis.
Et on va en parler justement, Vladimir Poutine. Pourquoi la Russie, Quentin, avait-elle également le regard tourné vers la Hongrie ce week-end ? Eh bien, il faut le dire, Victor Orban est parmi les dirigeants européens les plus critiques du soutien de l'Europe à l'Ukraine. Le 19 mars dernier, le Premier ministre hongrois, qui s'est ainsi opposé auprès de 90 milliards d'euros que le Conseil européen voulait octroyer à l'Ukraine, son attitude alors à Victor Orban avait été qualifiée sur l'âge d'inacceptable par le président du Conseil européen, Antonio Costa.
Victor Orban qui s'oppose également à l'adoption d'un 20e paquet de sanctions européennes contre la Russie, ainsi qu'à l'ouverture de nouvelles étapes dans le processus d'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne. Si toutes ces raisons n'étaient pas déjà suffisantes pour qualifier la Hongrie de Victor Orban de soutien masqué à la Russie, on a également vu une information que vous avez évoquée dans la revue en ligne Politico, on voit par exemple que le ministre hongrois des Affaires étrangères a même admis qu'il parlait à la Russie avant et après les sommets européens.
Une affaire d'ailleurs qui embarrasse à Bruxelles, où on travaille désormais à davantage encadrer les informations divulguées en Conseil européen, car on le voit, certains documents peuvent être directement utilisés par nos adversaires, des adversaires de l'Europe contre elle. Alors comment est-ce qu'on peut qualifier ce comportement ? Est-ce qu'on peut dire cheval de Troie de la Russie en Europe, cette Hongrie de Victor Orban ?
Oui, nous avons des enregistrements. Le téléphone de Sijarto, le ministre des Affaires étrangères hongrois, a été hacké. Et nous savons qu'il parlait à Lavrov pendant les conseils européens, les conseils de l'Union européenne, pour relater l'état des négociations. C'est donc gravissime, c'est un acte de trahison à l'encontre de l'Union européenne. Et c'est aussi une des raisons de la défaite de Victor Orban, parce que les Hongrois ont eu connaissance de cette information.
Qu'est-ce qu'on sait des documents qui ont pu être divulgués comme ça à la Russie ?
Est-ce qu'il peut y avoir par exemple des documents militaires sur ce qui se passe sur le front en Ukraine ? On n'a pas ce niveau de détail. En revanche, ce que l'on sait, c'est que Lavrov a demandé au ministre hongrois d'agir contre certaines mesures de sanctions à l'égard de la Russie. et ça a été la position des Hongrois. Donc on voit bien qu'ils étaient dans les mains. Ils ont réussi à faire lever les sanctions de preuve du régime Poutine.
Absolument. Ce qui démontre donc une forme de trahison, là aussi où on joue pour l'adversaire dans les relations internationales.
Bien sûr, et c'est pour cette raison que la victoire de Tissa et de Peter Maguire est si importante. C'est à nouveau un acteur de confiance avec qui nous allons pouvoir dialoguer. La Hongrie redevient un état de confiance.
Se pose la question de l'Ukraine. Orban, c'était son thème de campagne, faire campagne contre Zelensky. Peter Maguire, lui, c'est un défenseur de l'intégrité territoriale de l'Ukraine, mais il reste quand même assez prudent sur certains sujets, sur l'envoi d'armes, sur l'envoi de troupes. Est-ce que ça va quand même changer les choses entre l'Union européenne et l'Ukraine ? Est-ce que ça va pouvoir débloquer plus de soutien ?
Oui, certainement. Vous avez raison, Peter Maguire, d'ailleurs, vient du Fidesz. Il était un membre du parti politique de Viktor Orban avant sa dérive illibérale. Parce que pendant les 16 années où Viktor Orban a été Premier ministre, les premières années et les dernières ne sont pas de même nature. Et donc, il y a eu un tournant, et qui est ce tournant, qu'a saisi Peter Maguire. Qu'elle a pas du parti.
Bien sûr, et il l'a fait à un moment juste, opportun, pour montrer qu'à un moment, cela suffisait, et que l'on était notamment dans un État qui pratiquait des actes de corruption absolument insupportables et de pression sur la ministre de la Justice, la présidente du Parlement, qui ont été mis sous pression, Kataline Novak, notamment. Et donc, c'est ce moment clé. Et avec Peter Maguire et Tissa, nous renouons, effectivement, avec une Hongrie de confiance et qui s'ancre définitivement dans l'Occident et qui cesse d'être tournée ainsi vers la Russie.
Un dernier mot, justement, sur la Russie. C'est un petit peu parallèle, mais quand même, la semaine dernière, lors d'une audition à l'Assemblée nationale, le chef d'État-major des armées, Fabien Mandon, a affirmé qu'une guerre ouverte avec la Russie était la principale préoccupation en termes de préparation des armées. Et comment on réagit face à cette déclaration ?
– Écoutez, le chef d'État-major des armées a toute ma confiance. Je considère que les informations dont il dispose et la manière dont il informe les Français du niveau de menace est juste. Et je me rappelle de son discours devant l'Assemblée des maires de France, vous savez, ça a été très commenté sur l'idée qu'il fallait être prêt à perdre ses enfants, pas au sens, évidemment, des enfants, mais au sens des enfants de la patrie, c'est-à-dire ses militaires. Ça a été un électrochoc. Eh bien, le temps est venu de l'électrochoc.
– Une guerre ouverte avec la Russie, c'est fort.
– Non, mais aujourd'hui, nous sommes déjà dans la guerre hybride. C'est-à-dire que la Russie, par la guerre informationnelle, la guerre cyber, les rançongiciels, les territoires maritimes en mer baltique, les survols de drones, les avions de chasse qui passent dans des espaces aériens où ils sont interdits, tout ça, ce sont des actes qui, du point de vue de la guerre hybride, sont déjà qualifiés.
– En parlant de Vladimir Poutine, il se dit prêt à participer à une médiation au Moyen-Orient. Il pourrait jouer ce rôle ?
– Je ne pense pas. Je pense que ce n'est pas la personne idoine pour ce rôle et donc c'est une très mauvaise idée.
– Après l'échec des négociations ce week-end, on l'a vu dans le journal, Donald Trump, il annonce le blocage du détroit d'Hormuz. Qu'est-ce qu'il faut y voir ? Une nouvelle marque de son imprévisibilité ou ça acte de facto la fin du cessez-le-feu ?
– Alors, son imprévisibilité est une forme de stratégie. C'est la stratégie du fou, c'est-à-dire qu'on ne sait pas quel est le prochain mouvement dans la négociation. Donc c'est une stratégie délibérée, ce n'est absolument pas l'acte de quelqu'un de déraisonner. C'est une stratégie qui consiste à déstabiliser l'adversaire dans la négociation. Aujourd'hui, qu'est-ce que nous avons ? Une forme de double blocus, finalement. Puisque nous avons un blocus iranien et s'ajoute à un blocus américain. Bon, cette situation, évidemment, elle est provisoire. C'est, je considère, une étape de la négociation.
– On va continuer à parler du Moyen-Orient avec Jefferson Desport, qu'on retrouve grand reporter à Sud-Ouest. Bonjour Jefferson. Concernant ce dossier au Moyen-Orient, vous avez-vous une question sur le Liban et le rôle de la France ?
– Oui, bonjour Orianne, bonjour Rodan Le Gleu. – Oui, pour faire écho à ce que vous disiez, une question sur le Liban, puisque les négociations entre Israël et le Liban doivent débuter demain à Washington. Prenant Le Gleu, qu'est-ce qu'on peut en attendre de cette séquence-là, sachant qu'il y a les casques bleus de la Finule déployés au Sud-Liban, dont 700 militaires français sous casques bleus. Doit-on craindre une occupation du Sud-Liban par Israël ? – Alors, la position de la France, évidemment, c'est celle du cessez-le-feu.
Il est important de rappeler notamment que c'est le Hezbollah qui a enclenché ce regain de ce conflit à nouveau, puisque c'est le Hezbollah proxy iranien dans les mains de l'Iran qui a déclenché le feu en premier. Il n'en demeure pas moins que tout civil qui meurt dans ce conflit, c'est insupportable. Je rappelle également, effectivement, le rôle fondamental de la France à travers la Finule. Le rôle également de la France qui est déjà extrêmement active avec l'aide alimentaire qui parvient déjà sur le territoire libanais. Autant de l'État français, mais également des collectivités territoriales. Je pense par exemple à la région Île-de-France particulièrement mobilisée.
Et il y a dans le Sud-Liban, évidemment c'est une zone majoritairement tenue par le Hezbollah chiite, mais il y a aussi des villages chrétiens qui ont décidé de ne pas partir. Et Israël a épargné ces villages chrétiens. Aujourd'hui, malheureusement, ces villages chrétiens risquent la famine parce que les convois alimentaires n'y parviennent pas. Je tiens à saisir l'occasion ici pour rappeler l'importance de pouvoir fournir des denrées alimentaires à ces villages chrétiens du Sud-Liban.
Jefferson, vous avez une autre question sur la future loi de programmation militaire.
Oui, on va rester sur le secteur de la défense qu'on connaît bien Renan Le Gleu. L'actualisation de la loi de programmation militaire arrive au Parlement. Les discussions ont commencé. Renan Le Gleu, est-ce que la droite sénatoriale soutiendra cette actualisation et cette surmarge de 36 milliards d'euros de plus pour la période 26-2030 ? Vous avez évoqué notamment le rôle de la France au Liban, mais le réarmement de la France plus généralement fait écho aussi au propos du général Fabien Mandon, chef d'état-major des armées. Comment va se situer la droite parlementaire et la sénatoriale plutôt sur ce sujet-là ?
En tout cas, moi, je suis favorable à une hausse des crédits de nos armées parce que c'est une nécessité. Et parmi les très nombreux sujets indispensables qui nécessitent un rehaussement de notre niveau de défense, il y a la dronisation de la guerre, la nécessité d'être beaucoup plus allant sur les drones, évidemment terrestres, de surface, sous-marins, terrestres et évidemment aériens. Vous constatez, nous constatons, aussi bien dans la guerre en Ukraine qu'aujourd'hui au Moyen-Orient, la nécessité de monter en puissance sur la dronisation et la lutte anti-drone.
Et cela nécessite des investissements importants pour être au niveau et je considère que nous devons notamment tirer profit de l'expérience des Ukrainiens qui luttent depuis des années contre notamment les drones Shahed 136 qui ont été livrés par l'Iran à la Russie et ils ont donc développé des techniques de lutte anti-drone et nous devons aujourd'hui être au même niveau de compétence que l'armée ukrainienne sur ces questions.
– Merci beaucoup, merci Jefferson, la une de sud-ouest c'est du rugby, Toulouse-Terrassé, l'Union, Bègue, le Bordeaux qualifié. Merci beaucoup Jefferson d'avoir été avec nous. On termine par une petite question d'actualité nationale à la demande de Sébastien Lecornu. Jean-Pierre Farandou, le ministre du Travail, va recevoir ce soir les organisations syndicales. Elles protestent contre la loi défendue par la majorité sénatoriale par Gabriel Attal qui autorise les salariés de certains commerces à travailler le 1er mai. Sébastien Lecornu dit qu'il n'y aura pas de passage en force.
Est-ce que vous souhaitez, vous, que la loi aboutisse vite et que la commission mixte paritaire, député-sénateur, soit convoquée dès demain ?
– Je souhaite que la loi aboutisse vite parce que c'est une loi de liberté pour notamment les entrepreneurs français, je pense aux fleuristes, aux boulangers, qui avaient ouvert le 1er mai l'année dernière et qui s'étaient retrouvés avec des amendes. Eh bien écoutez, ce dont la France a besoin, ce n'est pas de plus d'interdiction, mais c'est de plus de liberté, de liberté de travail. Et par conséquent, j'avais voté ce texte du Sénat et je considère qu'il faut aboutir vite.
– Mais quand Sébastien Lecornu ne dit pas de passage en force, alors il fait référence au fait qu'à l'Assemblée, il n'y a pas eu de débat, c'est-à-dire qu'il y a eu rejet du texte pour que ça arrive plus vite. C'est un passage en force ?
– Non mais ça, j'ai envie de vous dire, c'est la démarche du Parlement. Mais sur le fond, de quoi s'agit-il ? Il s'agit d'avoir une société de liberté ?
– C'est une démarche un peu particulière, c'est-à-dire que c'est le camp qui est favorable à la loi qui fait en sorte qu'il n'y ait pas de débat.
– Écoutez, moi ce que je pense, c'est que ce dont les Français ont besoin, c'est davantage de liberté dans la possibilité de travailler, d'ouvrir des commerces, nous avons besoin de davantage de commerces et non pas de leur interdire de travailler.
– Merci Rodan Legleux, merci beaucoup d'avoir été notre invité. Quentin, on se retrouve dans 20 minutes pour la réplique régionale ? – Oui, avec notamment cette question « Que va devenir le macronisme ? » c'était à la une ce matin de la dépêche à Toulouse, à l'occasion des 10 ans de La République en Marche. Peut-être une question à poser ? – Vous faites ma transition, Quentin, trop fort ! Effectivement, on va poser la question tout de suite à notre invitée, Marlène Schiappa, qui nous rejoint. – Bonjour Marlène Schiappa, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation.
Vous êtes ancienne ministre, nouvelle conseillère de Paris, associée de Tilder et membre du bureau exécutif de Renaissance et vous publiez ce livre, ça s'appelle « La machosphère » et c'est aux éditions Fayard. Vous allez nous en dire plus à la fin de cette interview. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale, représentée par Stéphane Vernet de Ouest France. Bonjour Stéphane.
– Bonjour Auréane, Marlène Schiappa, bonjour.
– Bonjour. – Avant les questions d'actualité nationale, un mot sur l'information de cette nuit. Marlène Schiappa, après 16 ans au pouvoir, Victor Orban a donc été défait dans les urnes. Les législatives ont été remportées par le conservateur pro-européen Peter Maguiar. Qu'est-ce que vous retenez de ce résultat ? Qu'est-ce qu'il signifie selon vous ? – Je crois que c'est une très bonne nouvelle pour tous les pro-européens, mais au-delà de ça, pour tous ceux qui défendent les valeurs que défend l'Europe. Orban, ça a été une catastrophe pour les droits des femmes.
Je rappelle que c'est lui qui a fait passer les dispositifs selon lesquels les femmes étaient obligées d'écouter le battement de cœur des embryons ou des fœtus avant d'avoir recours à l'avortement, qu'il y a eu des politiques drastiques anti-droit LGBT, terribles et homophobes. Et donc je crois que c'est une bonne nouvelle pour les droits humains de manière générale et pour les pro-européens de manière particulière.
– C'est vraiment une bonne nouvelle pour les pro-européens. On sait que Peter Magyar n'est pas pro-russe comme l'était Viktor Orban. Pour le reste, c'est un petit peu…
– Il est conservateur.
– Il se ressemble beaucoup tous les deux en fait.
– Alors il est conservateur, mais moins populiste, me semble-t-il, que Viktor Orban. Et je crois qu'on aura davantage de consultations qui seront faites et qui seront menées. Et puis surtout, l'Europe, elle garantit, l'Europe qui protège, elle garantit un socle de valeur. Le problème de Viktor Orban, c'est qu'il a eu d'ailleurs à de nombreuses reprises des amendes infligées par les instances européennes parce qu'il s'affranchissait complètement du socle commun de valeur de l'Europe.
– Ce ne sera pas le cas de Peter Magyar pour vous ?
– Moi, je crois qu'il a effectivement des positions assez conservatrices, mais je crois qu'il est respectueux des institutions européennes. Il est pro-européen, il a mené sa campagne sur le fait d'être pro-européen en grande partie d'ailleurs. Et donc je crois qu'il aura à cœur de respecter les bases et les socles de valeur de l'Europe, notamment en matière de droits humains. Je ne vous dis pas que ça va devenir un pays féministe et que la Pride sera diffusée partout en gris. Mais je pense que nous pourrons aller vers davantage de place, par exemple pour les grandes ONG et pour le respect des droits humains.
– On va passer à l'actualité nationale et on va parler de cette loi qui autorise les salariés à travailler le 1er mai. C'est une loi d'origine sénatoriale qui est défendue par votre parti, par Gabriel Attal. Elle a été examinée vendredi par les députés, sauf qu'il y a eu une motion de rejet du camp justement de Gabriel Attal pour éviter les débats. Est-ce que ce n'est pas précisément un passage en force ? – Non, je ne crois pas. D'abord, sur le fond, de quoi parle-t-on ? Je pense que c'est vraiment une question de bon sens et pour être très honnête, je m'étonne que ça fasse encore débat aujourd'hui. Le 1er mai, qu'est-ce qui se passe ?
Les fleuristes n'ont pas le droit d'ouvrir avec des salariés et donc le jour où tout le monde a envie d'acheter du muguet, des fleurs, etc., les fleuristes sont privés d'ouverture de facto et ils sont concurrencés par des vendeurs de muguets qui, eux, ne sont pas fleuristes. Alors, dans le même temps, on déplore la fermeture des commerces, la dévitalisation des centres-villes, notamment dans les villes moyennes et petites et on veut continuer à leur interdire de fait d'ouvrir puisque leur interdire d'avoir des salariés. Sincèrement, je m'étonne même qu'en 2026, ce sujet fasse encore débat. – Donc, vous n'entendez pas les syndicats qui disent on revient sur un acquis social ?
– Non, moi, ce que j'entends, c'est qu'ils disent on ne veut pas que ça glisse et on ne veut pas que ce soit la fin de ce 1er mai qui est la fête du travail, qui est un grand temps de mobilisation, y compris de manifestations pour les syndicats traditionnellement. Et donc, ce sera à la loi de borner cela. Mais j'ai compris que le gouvernement et les parlementaires étaient en train justement de consulter les syndicats pour voir quelles étaient les limites qui étaient mises sur cette ouverture, notamment de fleuristes, mais aussi peut-être de boulangers. – Et quand Sébastien Lecornu dit qu'il refuse tout passage en force, il vous s'avonne quand même un peu la planche, non ?
– Écoutez, on est dans une démocratie avec une séparation des pouvoirs. Donc, le Parlement fait son travail, maintenant, je crois que les parlementaires, je ne suis pas parlementaire moi-même, mais les parlementaires, me semble-t-il, ont raison de saisir tous les outils qui sont à leur disposition dans le cadre de l'organisation de l'Assemblée nationale.
– Le problème, c'est que la gauche dénonce un 49-3 parlementaire en disant que cette motion de rejet, c'est une façon de ne pas… enfin, de priver l'Assemblée de débats sur un sujet qui tient un cœur à la fois à la gauche,
au syndicat. Donc, vous avez toutes sortes de réactions. Pourquoi ? Pourquoi est-ce que les parlementaires sont passés par cette voie-là ? Puisqu'en fait, il y a une majorité pour faire adopter cette loi à l'Assemblée, entre la droite, le centre, l'extrême droite. C'est un texte qui a toutes les chances de passer.
– Mais oui, d'ailleurs, c'est pourquoi je m'étonne qu'on le qualifie de 49-3 ou de passage en force, puisqu'en réalité, ni un décret, ni rien. Il y aura une CMP, il y aura une commission mixte paritaire.
– C'est pour que le texte aille directement en CMP, la CMP sera conclusive et ensuite, il y a un vote, il n'y a plus de débat en fait.
– Oui, je ne sais pas s'il n'y a plus de débat. Il y a un débat, mais qui se fait en Chambre dans la commission mixte paritaire. Mais vous savez, je ne crois pas, et encore une fois, étant moi-même non parlementaire, un peu de l'extérieur, je ne crois pas que les débats qu'on ait pu voir récemment à l'Assemblée nationale nous donnent le sentiment qu'il y a un débat constructif, nuancé, apaisé et qu'on va pouvoir…
– Il s'agissait d'éviter un blocage, en fait, ce qu'on appelle de l'obstruction parlementaire. La gauche était partie pour empêcher le sujet d'être débattu et de se déployer au sein de l'hémicycle. – Sincèrement,
moi je pense qu'il faut partir des dogues. J'entendais que précédemment vous demandiez ce que c'était le macronisme. Depuis dix ans, on dit justement que l'important pour le pays c'est de sortir des dogmes, qu'ils soient des dogmes de droite ou des dogmes de gauche et d'aller vers les choses de bon sens, les décisions véritablement pragmatiques demandées par le terrain. Tous les fleuristes de France demandent simplement à pouvoir ouvrir en ce jour-là. Ne dramatisons pas. – Mais est-ce que vous savez que Sébastien Lecornu convoque cette commission mixte paritaire ? Ce matin encore, Sophie Binet, leader de la CGT, demande à ce qu'elle ne soit pas convoquée.
Est-ce que vous vous dites qu'il faut la convoquer dès demain ? – Franchement, c'est sa responsabilité. Je ne veux pas dire au Premier ministre ce qu'il a à faire. – Oui, mais Gabriel Attal veut que ce texte soit applicable dès ce 1er mai-là. – Attention, mais pardon, et pas que Gabriel Attal parce que quand j'entends certains commentaires, pas ici, mais on a l'impression un peu que c'est un caprice des parlementaires, etc. C'est une demande, encore une fois, c'est une demande du terrain. Les fleuristes, moi à chaque fois je rencontre des fleuristes partout, pas uniquement à Paris, nous disent mais vous vous rendez compte c'est un non-sens.
Le jour où on peut ouvrir, apporter du dynamisme dans les centres-villes, faire vivre les commerces, dynamiser les petites villes, les villes moyennes, où on peut faire travailler des gens qui ont envie de travailler, ce ne serait pas une obligation, mais il y a des gens qui ont envie de travailler un jour férié, un 1er mai, pour vendre du muguet, pour vendre des bouquets, pour vendre des plantes. On ne va pas leur interdire cela, ça me semble vraiment absurde.
Sur la méthode, vous n'avez pas peur qu'aujourd'hui ça déclenche une espèce de tension, de crispation avec les syndicats, un nouveau bras de fer qui débouche sur un mouvement social le 1er mai. Est-ce qu'on n'est pas dans un pays qui pourrait revenir pour x ou y raisons à des mouvements sociaux d'importance ? Il y a le carburant qui est très haut, est-ce que c'est bien le moment de faire ça alors qu'il y a le spectre d'un retour possible des gilets jaunes qui planent ?
Moi je ne mélangerais pas, je comprends votre question, mais je ne mélangerais pas les deux sujets parce que j'ai le sentiment que les personnes qui sont impactées par le carburant et qui sont très légitimement en colère vis-à-vis de la situation sont en général des gens qui ont envie de travailler. C'est-à-dire qu'ils ont la même demande finalement que celles que font les fleuristes et certains commerçants pour le 1er mai. Ce sont des gens qui disent qu'on ne veut pas être empêchés de travailler.
Les routiers, les livreurs, les assistantes maternelles, les infirmières à domicile qui vont avoir beaucoup de mal, qui vont se déplacer à perte eu égard à ce qu'elles sont payées avec les hausses du prix du carburant. Donc moi je dirais qu'il y a une France du travail, une France qui veut travailler, dans laquelle vous avez à la fois les personnes qui sont en colère sur les questions de carburant mais aussi les commerçants et les gens qui travaillent dans les commerces. Il ne faut pas les en empêcher et il ne faut pas les bloquer. Stéphane, on va parler de Paris.
Oui, vous suégez dans l'opposition au Conseil municipal de Paris et au Conseil régional de l'île de France aujourd'hui. Ce n'est pas un peu fade après avoir été ministre déléguée et deux fois secrétaire d'État ?
Vous savez, à chaque fois qu'un ministre part du gouvernement, tout le monde dit « Oh là là, mais tu vas faire ça après avoir été ministre ? » En fait, après avoir été ministre, quel que soit ce qu'on fait, ça n'a rien de commun avec le fait d'exercer des responsabilités comme celle d'être ministre. Moi j'ai eu la chance d'être ministre près de sept ans dans trois ministères, auprès de trois premiers ministres différents auprès d'Emmanuel Macron. On n'a pas vocation à être ministre toute sa vie. Je crois que la démocratie c'est le pluralisme mais c'est aussi le fait de faire tourner les responsabilités. C'est sain qu'il n'y ait pas de ministre à vie et qu'on fasse autre chose.
Moi je suis aujourd'hui associée de l'agence Tilder que vous avez mentionné. Je préside une ONG pour féminiser le CAC 40 et j'ai un mandat local qui j'ai toujours dit que c'était le plus beau des mandats. Vous savez que je n'ai pas souhaité être députée ni en 2017, ni en 2022, ni en 2024. J'ai toujours décliné les investitures parce que moi ce qui m'intéresse c'était aussi les mandats locaux et c'est là qu'on travaille sur des sujets qui sont au plus près de la vie des gens. Donc moi c'est aujourd'hui ce qui m'intéresse. Alors vous allez siéger demain il y a un conseil de Paris. Emmanuel Grégoire, le nouveau maire il a fait du périscolaire sa priorité.
Est-ce que vous allez l'aider sur ce sujet ? Est-ce que c'est un sujet qui va dépasser l'éclivage ? D'abord moi j'en suis très heureuse parce qu'avec Pierre-Yves Bournazel nous avons pendant toute la campagne essayé de mettre ce sujet du périscolaire au cœur des débats. Pourquoi ? Parce que nous avions été interpellés par des parents et que moi en tant que maire de famille j'ai trois enfants entre quelques mois et 18 ans. J'ai hélas été confrontée personnellement à des mises en danger des enfants pendant la période du périscolaire. Et donc je me réjouis qu'enfin nous ayons été entendus. Bien évidemment. Vous avez été confrontée personnellement ça veut dire quoi ?
Que vous avez fait des remontées ? Que vous n'avez pas été entendue ? Ah oui bien sûr. Absolument. En tant que parent en tant que parent d'élève Et qu'est-ce qu'on vous a dit ? Je ne veux pas rentrer en détail parce que je n'ai pas envie d'exposer les enfants. Est-ce que ça a été pris en compte ? Non, non, pas du tout. J'ai eu toutes les peines du monde à trouver ne serait-ce qu'un interlocuteur. Alors je suis très connectée au monde de l'éducation nationale où je travaille toute ma famille pour d'autres raisons. Mais même moi qui suis dans le monde politique et qui suis connectée au monde de l'éducation nationale j'ai eu du mal à trouver ne serait-ce qu'un interlocuteur.
Tout le monde s'est renvoyé la balle pour me dire non ce n'est pas moi la responsabilité ce n'est pas l'école non ce n'est pas l'école c'est la mairie d'arrondissement non c'est la mairie de Paris non mais finalement il faut voir avec le directeur. Donc en fait c'est terrible pour des parents d'avoir l'impression que vous n'avez pas d'interlocuteur. Et d'ailleurs je m'étonne que dans le débat public on n'ait pas fait le lien entre ce drame du périscolaire d'une part et d'autre part les études qui montrent à quel point les parents parisiens plébiscitent l'école privée depuis quelques années.
Parce qu'ils plébiscitent une école je ne dis pas je ne fais pas de hiérarchie de valeur mais une école dans laquelle vous avez un interlocuteur responsable en face de vous. Et donc pour revenir à cette question du conseil de Paris nous déplorons que le maire de Paris ne nous ait pas associés avant de faire ces annonces que nous avons découvertes dans la presse néanmoins nous avons envie qu'il réussisse parce que c'est lui qui est au pouvoir aujourd'hui et sa réussite ce sera notre réussite à tous.
Je vous ai dit j'ai un petit garçon qui il y a quelques mois je trouverais terrible dans deux ans et demi d'être de nouveau devant vous ou au conseil de Paris et de déplorer que rien n'ait été fait. Je veux qu'on réussisse sur le périscolaire ensemble. Alors et les attaques elles ont été vives de la part de votre camp envers Emmanuel Grégoire sur ces questions mais vous qui avez été ministre qu'a fait le gouvernement sur cette question du périscolaire ? Est-ce qu'il en a fait assez ?
On en a fait assez sur la question du périscolaire puisque quand vous avez une série de drames comme ça qui se mettent à jour et je veux saluer ici les parents et les collectifs de parents parce que c'est grâce à eux avant tout.
Je disais que nous nous avons juste été leur relais et nous avons travaillé le sujet mais ce sont les parents qui se sont mobilisés mais il y a des responsabilités et si vous voulez il y a des chefs de file l'État est chef de file pour certains sujets mais sur la protection de l'enfance ce sont les départements comme vous le savez qui sont chefs de file et sur le périscolaire c'est la mairie et notamment la maire de Paris de l'époque avait dans le cadre de la réforme des temps scolaires souhaité véritablement que la mairie soit responsable de cette organisation donc à un moment je pense que chacun doit prendre ses responsabilités il faut un audit extérieur et ça nous le demandons avec le groupe Paris Apaisé qui est coprésidé par Florence Berthoud et Antoine Le Sueur nous demandons qu'un audit externe indépendant soit fait pour qu'on puisse remonter les chaînes de responsabilité il y a bien sûr les animateurs eux-mêmes c'est une évidence et ils seront traduits devant la justice mais il y a aussi des gens qui les ont recrutés formés peut-être mutés ou peut-être qui ne se sont pas intéressés suffisamment à ce sujet du périscolaire qui n'ont pas écouté les parents d'élèves c'est cette chaîne que nous devons auditer de manière indépendante et extérieure Un mot sur un sujet qui a créé une petite polémique c'est Emmanuel Grégoire qui conserve la majoration des indemnités d'élus enclenchée sous Anne Hidalgo vous comprenez son choix ?
Non mais je ne souhaite pas le commenter parce que c'est le choix du maire nous ne sommes pas partie prenante nous n'avons pas été associés ni à la composition du conseil du conseil de l'exécutif du conseil de Paris qui est assez pléthorique il y a 36 adjoints nous n'avons pas été associés à la définition des délégations et c'est tout à fait normal c'est lui qui a été élu démocratiquement qui prend ses décisions à cet égard et c'est lui qui en rendra compte aux Parisiens Vous étiez sur la liste de Pierre-Yves Bournazel au premier tour de Rachida Dati au second est-ce que vous assumez d'être passée de l'un à l'autre et aujourd'hui est-ce que vous allez siéger dans le même camp que Rachida Dati ou est-ce qu'il y aura des divergences entre vous ?
Moi vous savez je fais de la politique depuis près de 20 ans et au niveau national depuis près de 10 ans les Français me connaissent j'ai mes défauts et mes qualités comme tout le monde mais dans mes qualités j'ai quand même la loyauté dont on peut je pense me créditer mon parti a décidé de soutenir Pierre-Yves Bournazel qui était investi par Horizon et je l'ai soutenu avec renaissance avec beaucoup d'enthousiasme parce que c'est une personne engagée, sincère et digne comme la politique en manque je crois et ensuite nous avons décidé de soutenir Rachida Dati pour soutenir l'alternance et donc loyalement j'ai suivi la décision qui a été prise Mais vous comprenez que Pierre-Yves Bournazel ne l'ait pas suivi ?
Bien sûr c'est son choix il était au Conseil de Paris depuis 18 ans Et vous avez prévenu qu'il allait renoncer ? Non je l'ai découvert comme tout le monde mais c'est son choix personnel il était élu depuis 18 ans C'est quand même pas très loyal Pardon ?
C'est quand même pas très loyal Vous l'avez appris comme tout le monde à la télévision Non mais vous savez être tête de liste c'est très particulier j'ai toujours dit quand vous êtes tête de liste c'est votre nom votre visage c'est vous qui prenez à votre charge personnelle la campagne et sa responsabilité donc moi je ne donne pas de leçon aux têtes de liste quelle qu'elle soit et d'ailleurs mis non plus à Rachida Dati parce que depuis qu'elle a perdu j'ai vu que c'était malheur au vaincu et que tout le monde lui trouvait tous les défauts de la terre les mêmes qui la soutenaient juste avant donc moi je pense qu'il faut respecter toutes les personnes quel que soit leur bord politique qui ont le courage de porter une liste pour défendre leurs convictions finalement défendre dans le débat public ce en quoi ils croient je crois que c'est assez respectable Est-ce que la droite et le centre peuvent encore gagner Paris aujourd'hui ?
Alors moi je ne suis pas dans ce vocable de la droite et le centre je vois qu'il y a un narratif qui vise à l'installer à Paris et au niveau national en parlant de la droite et le centre et d'ailleurs c'est notamment pour ça Là c'était une liste il y avait de la droite et du centre Oui et bien justement vous savez je pense que vous mettez le doigt sur l'erreur de narratif qui a été commise je pense que dans une ville qui est plutôt majoritairement de centre-gauche sociologiquement comme Paris vouloir gagner en disant il faut que la droite gagne je pense que c'est une grave erreur et je pense que retourner à ce clivage gauche-droite s'affranchir du dépassement des clivages que nous nous voulions défendre avec Pierre-Yves Bournazel alors peut-être avec pas assez de succès mais en tout cas nous avons essayé de le défendre je pense que c'est une erreur et je pense que cet argument du clivage gauche-droite et de dire on veut faire gagner la droite était vraiment une erreur de stratégie dans la campagne de ministère Et vous dites la même chose pour les présidentielles à venir il ne faut pas de candidat comment de la droite et du centre ?
Je ne sais pas ce que je dis mais ce que je dis c'est que pourquoi les bornes seraient-elles mises sur la droite et le centre ? J'entends des gens dire il faut un candidat unique de Bruno Retailleau à Gabriel Attal mais pourquoi le candidat unique n'y a-t-il pas d'Edouard Philippe par exemple à Raphaël Glucksmann c'est une question qu'on peut se poser Il y en a qui disent d'Edouard Philippe à Sarah Knoff aussi ? Oui, vous aurez compris que ce n'est pas ma tasse de thé Donc vous vous dites qu'il faut que ça aille de Raphaël Glucksmann à Bruno Retailleau ?
Non, moi Bruno Retailleau ce n'est pas ma ligne politique pardon j'ai beaucoup de respect pour lui en tant que personne il est très estimable mais Bruno Retailleau a dit qu'il voulait par exemple un moratoire sur les questions sociétales s'il était élu moi je suis opposée à cela il a dit qu'il voulait mettre fin systématiquement à tout regroupement familial ça veut dire qu'on va continuer l'immigration du travail on va faire venir des femmes pour qu'elles soient aide-ménagères, aide-soignantes et puis elles font des fast-time avec leurs enfants restés dans les pays d'origine moi je suis opposée à cela la ligne politique de Bruno Retailleau n'est pas la ligne politique que nous défendons chez Renaissance avec Gabriel Attal et avec tous ceux qui se sont engagés pour Emmanuel Macron depuis 2017
Et votre ligne politique ce sera quoi pour 2027 ? Vous ferez campagne ? Vous serez investi dans la campagne pour la présidentielle ? Bien sûr, oui Avec qui ? Pour défendre quel périmètre ?
Écoutez, d'abord on a besoin que les candidats mettent les idées autour de la table Je parlais de Bruno Retailleau pour dire que je n'étais pas d'accord avec ses idées mais il a le mérite de mettre des idées sur la table pour 2027 Il a quand même appartenu à un gouvernement où il y avait des macronistes Oui, tout en disant que lui-même n'était pas macroniste en arrivant, en partant Vous n'avez pas dit il ne faut surtout pas que Bruno Retailleau soit dans ce gouvernement Alors, pardon je n'ai pas la responsabilité de nommer le gouvernement et moi j'ai exprimé des accords de ligne avec Bruno Retailleau y compris pendant qu'il était au gouvernement Mais ça veut dire que là vous n'accepteriez pas un candidat commun alors qu'il soit Bruno Retailleau ça on l'a bien compris mais de soutenir le même candidat que Bruno Retailleau Pour vous, c'est inenvisageable Si Bruno Retailleau se range derrière Edouard Philippe ou derrière Gabriel Attal pour vous, ce sera nièce Ce n'est absolument pas Ce que je dis Ce que je dis, c'est que d'abord nous avons besoin de mettre les projets avant les personnes C'est cette phrase d'Eléanor Roosevelt que je répète en politique Les petits esprits parlent des gens Les esprits moyens parlent des événements Les grands esprits parlent des idées Dans la campagne municipale de Paris nous avons trop parlé des gens et pas assez des idées Et c'est ça aussi que les parisiens nous reprochent Personne à Paris n'est en capacité de nommer 5 propositions de chaque candidat Il n'y a pas eu de débat Là pour la présidentielle je ne veux pas que le débat soit encore une fois passe sous la table et que ce soit juste une question de personne La question n'est pas savoir lequel a l'air le plus sympathique La question de savoir c'est quel projet nous allons porter Et de surcroît si personne ne met d'idée et que le débat devient un référendum pour ou contre le Rassemblement National et qu'en fait vous avez un grand candidat unique mais qui n'a jamais vraiment présenté de programme je lui souhaite bon courage pour présider ce pays pendant les 5 ans qui vont venir parce qu'il n'aura aucune légitimité démocratique Mais c'est possible de se trouver un programme commun entre Renaissance Horizons L'EALR Alors c'est ce que je vous dis L'UDI Le Modem Votre question est très judicieuse et c'est ce que je vous dis c'est que je pense qu'il faut avant tout une plateforme programmatique Il faut mettre des idées sur la table et sur la base de ces idées voir quelles sont celles qui sont convergentes et voir comment nous pouvons défendre un socle de valeurs d'idées de projets ensemble Mais la démocratie c'est aussi le pluralisme et donc je crois que là il est vraiment trop tôt pour se dire que le but ultime serait d'avoir un candidat commun Il faut à terme évidemment éviter la multiplication des candidatures mais c'est valable pour tout l'arc républicain mais encore une fois il faut savoir sur la base de quoi Mais autour des discussions pardon Il faudrait rajouter aussi Raphaël Lusman pour discuter un programme commun selon vous ?
Nous nous discutons avec tout le monde chez Renaissance nous ne sommes fermés à personne d'emblée Après c'est vrai qu'il y a des partis avec lesquels Ils ont l'air de se faire entre Gabriel Attal et Edouard Philippe Alors j'allais dire c'est que nous avons un groupe de partis politiques avec lesquels nous avons gouverné autour d'Emmanuel Macron et c'est pourquoi Gabriel Attal a proposé un comité de liaison avec Renaissance avec Horizon avec le Modem aussi Mais pas avec place publique Est-ce qu'il faut rajouter place publique ? À ce stade non Mais de la même manière place publique n'a pas mis de débat sur la table
Mais qui le fait ? Qui est dans cette logique de plateforme programmatique à part Michel Barnier chez Les Républicains par exemple qui fait ce travail-là depuis la semaine dernière en fait qui a créé sa plateforme et qui invite les uns et les autres à y contribuer à échanger les idées Qui au centre fait ce travail aujourd'hui ?
Écoutez nous vous savez il y aura un grand meeting le 30 mai de Renaissance Donc ce sera
Ça c'est un meeting C'est le moment où Gabriel Attal va mettre sur la table son programme ?
Dans un meeting en général alors son programme ce n'est pas ce que je dis mais dans un meeting en général on a des idées et effectivement on trace une vision Mais est-ce qu'il va se déclarer candidat ? Parce que là c'est un grand meeting porte de Versailles bon ça allait supposer quand même une grande annonce Il va se déclarer candidat le 30 mai ? Alors ça je n'en sais rien ce sera à lui ce sera à lui de vous répondre Mais vous souhaitez qu'il le fasse ?
Moi ce que je souhaite c'est que chacun puisse mettre des idées sur la table vraiment c'est ce que je vous dis je pense que c'est la grande priorité nous sommes au mois d'avril vous savez moi j'ai eu la chance de faire les deux dernières campagnes présidentielles et j'ai eu la chance de faire partie des membres fondateurs d'En Marche et à cette période en avril si on remonte 10 ans avant en avril 2016 c'était à peine la création d'En Marche c'était Emmanuel Macron qui était ministre de l'économie et des finances et qui disait j'ai décidé de lancer un grand mouvement politique qui ne sera pas à gauche et pas à droite et on va débattre ensemble il n'avait pas encore déclaré sa candidature donc là encore une fois vraiment mettons les idées au centre les projets les valeurs la vision et ensuite nous choisirons une incarnation pour cela Et justement puisque vous parlez des 10 ans d'En Marche on va regarder ce matin la une de la dépêche que va devenir le macronisme c'est le titre à la une du journal est-ce que le macronisme va survivre à Emmanuel Macron ou est-ce qu'en 2027 ce sera la fin du macronisme ?
Alors de fait on va tourner la page de 10 ans de présidence d'Emmanuel Macron donc de fait il y aura une autre personne qui sera présidente de la République c'est une lapalisade que de le rappeler Après moi je crois que nous avons initié un certain nombre de choses d'abord sur la question du dépassement des clivages j'y reviens mais vraiment ça me tient à cœur moi je venais de la gauche j'étais élue de la société civile dans un rassemblement de la gauche j'ai rejoint Emmanuel Macron justement parce que je trouvais que sur les questions de liberté d'entreprise sur les questions régaliennes sur d'autres questions ce qu'on disait comme coloré de droite devait pouvoir aussi trouver Et ça tient encore aujourd'hui vous n'avez pas l'impression que le clivage droite-gauche il est revenu ?
Je pense que certains essayent de faire revenir le clivage droite-gauche et je pense qu'il ne faut pas tomber dans ce piège je pense qu'il faut poursuivre ce dépassement des clivages en tout cas c'est mon souhait et ensuite je crois que le temps permettra de saluer le bilan d'Emmanuel Macron qui a quand même accompli des choses considérables sur les sujets qui me tiennent à cœur sur la question de l'égalité femmes-hommes on a quand même complètement transformé la loi et la société sur la question des violences conjugales sur la question des violences sexistes et sexuelles vis-à-vis des femmes nous avons ouvert la PMA pour toutes allongé le congé paternité pour les hommes à 30 jours et ce n'est qu'une toute petite partie on pourrait évoquer les questions économiques l'emploi la manière de simplifier l'impôt par exemple avec le prélèvement à la source je crois que le temps permettra de saluer le bilan d'Emmanuel Macron qu'il faudra le préserver même si sur la méthode sans doute nous devrons sortir d'une forme de verticalité redonner peut-être davantage de place aux corps intermédiaires un dernier mot Stéphane
oui sur les violences conjugales et les violences à l'égard des femmes vous en parlez cette fin de semaine a été particulièrement dramatique il y a eu une lycéenne qui a été agressée à Anceni au Couteau un an après l'assassinat d'une lycéenne à Nantes vous avez dimanche deux soeurs jumelles qui ont été assassinées dans la Vienne on a l'impression qu'en fait sur le front des violences faites aux femmes rien ne s'arrange c'est de pire en pire les féminicides ne faiblissent pas
il y a deux choses différentes alors moi je vais vous répondre n'étant plus au gouvernement depuis trois ans mais étant toujours engagé très fortement sur cette question qui ne me quitte pas d'abord nous avons changé la loi je vous donne un exemple avant le Grenelle des violences conjugales un homme qui avait été violent et voire même qui avait tué la mère de ses enfants conservait l'autorité parentale et prenait les décisions pour les enfants parfois depuis la prison depuis cette loi il n'a plus l'autorité parentale c'est extrêmement important nous avons développé les dispositifs de signalement et aujourd'hui vous avez moins d'acceptation des violences conjugales dans la société et vous avez des dispositifs de protection de prise en charge etc maintenant c'est un combat collectif et général vous avez des faits qui il y a dix ans n'étaient pas qualifiés de féminicides on considérait qu'il y avait des faits divers on ne faisait pas le lien comme vous venez de le faire très justement entre l'agression d'une lycéenne et les questions de violences sexistes et sexuelles ou les féminicides mais moi je suis préoccupée par une montée de la violence globale dans la société et ça va je crois avec ce qu'on évoquait précédemment je crois quand il y a du débat il y a de la nuance quand il n'y a pas de débat ça amène de la violence et on voit que l'absence de débat oral, verbal de confrontation d'idées et bien amène finalement de la violence dans l'ensemble de la société et ça va avec votre livre parce que dans votre livre qui s'appelle La Machosphère vous pointez le rôle du numérique dans la haine contre les femmes absolument dans La Machosphère j'ai voulu justement mener cette enquête et analyser les algorithmes mais aussi finalement ce business de la haine il y a des gens qui se font beaucoup d'argent en France aux Etats-Unis en Chine dans beaucoup d'endroits du monde sur la haine contre les femmes parce que c'est une économie les plateformes qui fonctionnent sur l'engagement le retour la fidélisation et hélas les contenus de haine de masculinistes que ce soit des masculinistes traditionnalistes mais que ce soit des islamistes radicalisés que ce soit simplement des haters de stars comme on les appelle des gens qui font profession d'insulter les femmes j'ai porté la loi contre les raids numériques lorsque j'étais au gouvernement et cette loi elle est appliquée partiellement parce que en fait les évolutions technologiques autour de ces groupes masculinistes sont toujours plus forts donc l'Etat leur court après d'une certaine manière Merci Marlène Chappin merci beaucoup d'avoir été notre invitée ce matin la une de West France Stéphane c'est le casse-tête du recrutement des saisonniers du tourisme à la une de votre journal et c'est l'heure de notre reportage en région ce soir le Sénat débute l'examen du texte de Gérald Darmanin sur la justice criminelle et le respect des victimes un texte qui vise à accélérer la justice à diviser par deux les délais de jugement et parmi les mesures clés l'instauration d'une procédure de plaidé coupable c'est un texte qui suscite la colère des avocats mais qui représente un espoir pour de nombreuses victimes Flora Sauvage est allée en rencontrer
10 ans c'est le temps qui s'est écoulé entre le moment où Florence a porté plainte et le jour de son procès
j'ai été agressée et violée par le fils de ma nourrice j'ai porté plainte en janvier 2011 à l'âge de 19 ans deux ans après en 2013 il y a eu une confrontation avec mon agresseur et de 2013 à 2017 silence radio de la justice je n'ai eu aucun aucune nouvelle de mon procès j'en pouvais plus ça faisait des années que j'attendais j'avais l'impression que mon dossier allait être classé sans suite
car il faut compter 6 ans d'attente en moyenne pour obtenir un jugement dans une affaire de viol 8 ans pour un homicide face à la saturation des tribunaux un projet de loi vise à instaurer le plaidé coupable pour les crimes le principe est simple la peine sera réduite si l'accusé reconnaît les faits avant d'être jugé et que la victime l'accepte une avancée pour cette magistrate
on n'arrive plus à juger en temps utile c'est une option qui est proposée puisqu'il faut
l'accord de la victime du mis en cause du parquet et c'est surtout intéressant pour les victimes parce que vous avez une partie des victimes qui ne supportent pas les procès qui veulent être jugées rapidement pour faire le deuil la lenteur de la justice la lenteur de la justice a pesé sur son parcours de reconstruction mais pour Florence le procès a été salutaire lors du procès cette fois ce n'est plus moi qui me sentais coupable c'est lui lui seul qui était face à ses responsabilités c'est essentiel sans procès je ne vois pas comment on peut avancer une étape indispensable aux yeux de cette avocate spécialisée dans la défense des femmes victimes de violence
la victime elle attend cette étape finale qui est celle du procès pénal pendant le procès pénal on a un débat qui est oral et l'oralité des débats est absolument essentielle pour elle pendant ce temps-là l'agresseur va entendre la victime et va peut-être avoir aussi une prise de conscience
donc c'est tout cet aspect-là qui va être supprimé déjà existante pour les délits la possibilité de plaider coupable pour les crimes doit permettre d'accélérer le traitement des procédures alors que 6000 affaires sont en attente de procès les opposants au plaider coupable criminel estiment qu'ils porteraient gravement atteinte au droit à un procès équitable
on va continuer à parler de justice avec la presse régionale et le Dauphiné Libéré qui titre ce matin sur la lutte contre le narcotrafic voilà exactement avec ce titre narcotrafic la justice tape au portefeuille c'est ce que dit ce matin le journal de Grenoble les parquets misent sur les captations des biens mal acquis pour lutter contre la criminalité organisée avec l'exemple du procureur de Grenoble on lit dans le journal ainsi qu'il n'y a plus seulement la réflexion autour de l'emprisonnement des dealers mais l'idée de toucher je cite le vrai moteur des groupes criminels qui est l'accumulation des biens et du capital divers c'est ce qu'explique Étienne Manteau le procureur de la République de Grenoble autre dossier justice à la une de la presse régionale c'est le bilan de la loi pénalisant les clients prostitution oui c'est en 2016 que la pénalisation des clients a été votée par le Parlement on lit dans le républicain lorrain le journal de Metz que les associations et travailleuses du sexe dénoncent un dispositif inefficace qui aurait accru la précarité les risques et l'isolement des personnes concernées dans les pages intérieures on lit ainsi que le bilan en 10 ans c'est seulement 11 500 clients verbalisés faute de véritable volonté politique sur le plan pénal selon une association citée dans le républicain lorrain on passe au une politique que va devenir le macronisme c'est à la une ce matin de la dépêche voilà vous en parliez avec Marlène Schiappa en avril 2016 Emmanuel Macron qui lançait la république en mars 10 ans plus tard le mouvement traverse une crise identitaire profonde selon le journal de Toulouse entre héritage à assumer division interne et absence de successeurs naturels le macronisme qui s'interroge sur sa capacité à durer et à survivre sans son fondateur dans les pages intérieures on se demande ainsi anniversaire ou enterrement il faut dire qu'au débat au-delà du jeu politique il y a le bilan je cite des promesses trahies dépassement bienveillance horizontalité qui n'ont pas été au rendez-vous lors des deux mandats d'Emmanuel Macron et on continue avec de la politique à un an de la présidentielle le télégramme lui s'interroge le RN est-il sur côté ?
Les candidats du RN que ce soit dans un an Jordan Bardella ou Marine Le Pen ils font la course en tête dans les sondages mais cet avantage tiendra-t-il dans le temps ?
C'est la question effectivement à la Une Journal de Brest dans les pages intérieures on lit que cet avantage est beaucoup lié à la bousculade des prétendants pour l'heure le paysage politique semble très fragmenté ce qui avantage les candidats d'extrême droite mais l'électorat est encore très indécis rappelle le journal qui dit que ce sont moins de 70% des électeurs qui ont exprimé une intention de vote aujourd'hui Alors une histoire qui vous a beaucoup plu un enfant de 2 ans retrouvé en pleine nature c'est la une du progrès Voilà il avait disparu dans les monts du Lyonnais on voit en une des équipes cinotechniques qui avaient été déployées l'enfant avait disparu d'une maison où la famille était rassemblée le petit a été retrouvé sain et sauf à 2 km de là où il avait disparu notamment grâce au chien des gendarmes un chien dénommé Draco qui fait la fierté des équipes de gendarmes ce matin Allez on termine avec une course mythique le Paris-Roubaix c'était hier une course folle une foule aux anges Voilà ce fut un enfer du nord à rebondissement pour le plus grand bonheur des fans dit ce matin la voix du nord de très belles photos dans le journal je vous conseille d'ouvrir le journal il est très beau ce matin le belge Wout van Aert qui a réalisé le rêve d'une vie en remportant cette 123ème édition complètement folle devançant au sprint Tadej Pogacar qui a encore échoué à gagner l'enfer du nord Il va falloir recommencer effectivement un titre qui manque à son palmarès Merci beaucoup Merci Quentin pour cette revue de presse et on va tout de suite dans le club avec nos éditorialistes revenir sur l'information de cette nuit Victor Orban qui a largement perdu les législatives c'est un tournant en Hongrie et peut-être aussi un tournant pour l'Europe on va en parler avec nos éditorialistes mais d'abord récit de ces dernières heures avec Jérôme Rabier
La Hongrie tourne la page après 16 ans avec Victor Orban comme premier ministre L'homme fort du pays a reconnu sa défaite au législatif tôt dans la soirée de dimanche face à des résultats sans appel
Pour nous ils sont douloureux mais sans ambiguïté nous n'avons pas reçu la responsabilité ni la possibilité de gouverner j'ai félicité le parti vainqueur
Victor Orban a été battu par Peter Maguiar qui était pourtant un ancien membre de son parti le Fides en 2024 il a bruyamment claqué la porte en dénonçant les dérives autoritaires des dirigeants hongrois a créé son parti pour finalement l'emporter largement
Ensemble nous avons fait tomber le régime Orban ensemble nous avons libéré la Hongrie nous avons repris notre patrie merci merci à vous
avec la défaite de Victor Orban la Russie perd son principal allié au sein de l'UE Peter Maguiar promettant une nouvelle ligne politique la Hongrie sera de nouveau un allié solide au sein de l'Union Européenne et de l'OTAN fort d'une large majorité supérieure à deux tiers des sièges au Parlement Peter Maguiar veut désormais réformer un système façonné patiemment par Victor Orban pour être un outil de son pouvoir le nouveau Premier ministre a déjà réclamé la démission des dirigeants de la Cour suprême du parquet général et des autorités de tutelle des médias et de la concurrence promettant le retour à un fonctionnement démocratique normal du pays
et avant d'en parler avec nos éditeurs réalistes nous sommes avec Claude Kern bonjour merci beaucoup d'être avec nous sénateur union centriste du Barin vous présidez ici au Sénat le groupe d'amitié France-Hongrie Claude Kern comment vous accueillez ce résultat cette large défaite de Victor Orban
avec beaucoup de bonheur il faut dire qu'on s'y attendait un peu j'aurais d'ailleurs dû être à la mission d'observation de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe donc mission d'observation des élections malheureusement il y a une règle qui dit que si on est président d'un groupe d'amitié concerné on ne peut pas y assister pour cause de conflits d'intérêts mais c'est effectivement un bonheur pour moi de voir cette victoire du TISA du parti de Peter Maga Alors
large victoire est-ce que selon vous il pourra opérer rapidement des changements en Hongrie un parti qui est largement urbanisé et Victor Orban avait mis sous sa coupe l'administration la justice les médias il va pouvoir désurbaniser ce pays
Je pense qu'il aura beaucoup de travail effectivement pour connaître assez bien ce pays les gens sont très résilients donc la victoire de Peter Maga sera très bien accueillie également je pense par l'administration qu'il faut réformer naturellement mais c'est une belle victoire et c'est une belle victoire pour l'Europe
Justement l'Europe qu'est-ce que ça ça va changer selon vous dans les relations entre Bruxelles et Budapest et entre Paris et Budapest
Je pense que les liens vont se resserrer nous avons Peter Maga qui est très européen et qui va ouvrir la porte à nouveau des discussions des négociations et notamment en ce qui concerne les fameux blocages qui ont été opérés par Victor Orban ils seront levés très rapidement je pense
Merci Claude Kern merci beaucoup d'avoir été avec nous président du groupe d'amitié France-Hongrie ici au Sénat et on va revenir sur ce résultat avec vous Elisabeth Martichoux bonjour merci d'être avec nous et Yves Tréa bonjour Yves merci également d'être avec nous alors on le disait c'est un écart très large alors les sondages donnés ces derniers temps Peter Maga vainqueur mais quand même qu'est-ce qu'on retient de ce résultat est-ce que c'est un vote anti-Orban ou est-ce que c'est au-delà Elisabeth ?
c'est l'usure du pouvoir d'abord qui est sanctionné 16 ans au pouvoir pour Orban c'est beaucoup un de mes amis qui était en Hongrie il y a quelques jours me disait d'abord à quel point quand même alors il n'était pas allé dans les régions reculées de la Hongrie mais à Budapest en tout cas on était pro-européen on avait envie de revenir dans un giron anti-russe si on peut dire anti-Poutine et par ailleurs ce qui avait beaucoup frappé ce que je trouvais intéressant c'est que la visite du vice-président américain Jay Devens avait été un flop quand même assez pas impressionnant mais il attendait Trump Orban pour peut-être lui donner un petit peu d'élan alors l'écart est important il y avait quand même une envie de passer à autre chose relatif l'autre chose parce qu'il est conservateur mais sur le plan européen sur le plan de la corruption et de l'état de droit ce sont les points sur lesquels effectivement les Hongrois avaient envie de passer à autre chose oui à une alternative mais ça n'est pas une révolution la Hongrie ne bascule pas elle change de prisme en ce qui concerne l'Ukraine ça c'est vrai et elle en avait assez me disait-on de la corruption et enfin l'attirance d'Orban pour Trump a aussi été sanctionnée je pense et effectivement est-ce qu'on va vers un vrai tournant Peter Maguire il vient du Fides le parti de Victor Orban est-ce qu'il va opérer vraiment un virage à 180 degrés on va voir il ne faut pas oublier effectivement qu'il a ce passé là il y a 2-3 ans il était encore assez proche de Victor Orban alors moi ce qui m'intéresse dans cette histoire est-ce que c'est un premier revers ou le signe d'un recul du populisme Victor Orban Donald Trump qui n'est pas non plus dans une situation très confortable aujourd'hui si j'en crois les sondages aux Etats-Unis est-ce que cette période là qui a été quand même ces dernières années avec un un populisme triomphant ici et là est-ce que c'est pas le début d'un le début d'un tournant on va voir j'ai absolument pas avec des conséquences dans d'autres pays de l'Union Européenne à commencer par la France est-ce que c'est aussi une mauvaise nouvelle pour Marine Le Pen et Jordan Bardella ou pas ?
chaque pays a sa particularité sa singularité je dirais pas ça mais je m'aperçois aussi que Mme Mélanie elle a aussi quelques petits problèmes enfin bon c'est intéressant de voir de voir que on est peut-être dans une nouvelle phase je sais pas on verra ça pour la Hongrie ce qui est important c'est que la Hongrie M. Maguiar elle l'a dit il veut vraiment la marée à l'Europe je crois qu'elle va recevoir les milliards qui sont bloqués et que M.
Orban par sa politique et bien il y a 10 milliards de pré-européens qui sont bloqués pré-européens ça va peut-être changer aussi le quotidien des Hongrois on va voir il faut qu'ils fassent ça aussi avec habileté et doigté pour pas qu'on ait le sentiment d'une chasse aux sorcières dans les administrations et qu'il y ait une nouvelle enfin je veux dire un esprit de purge ça serait je pense assez maladroit ce qui est intéressant c'est qu'effectivement le courant populiste n'est pas une vague irréversible irréductible inévitable contrairement à ce que Gene Evans à Munich est venu plaider le populisme quand il est au pouvoir et c'est le cas d'Orban le cas de Mélanie que vous citiez il est sanctionné comme d'autres le sont évidemment et d'autres courants politiques donc non il n'y a pas je dirais une aspiration totalement déconnectée de l'épreuve du pouvoir du populisme ce n'est pas une idéologie qui s'imprime et qui s'impose comme ça ex nihilo non lorsqu'elle ne fait pas ses preuves lorsqu'elle est usée parce que c'est vrai que la lecture quand même de l'échec d'Orban il est beaucoup lié quand même en fait il a passé 16 ans à la tête de la Hongrie n'importe quel pouvoir évidemment et puis avec un bilan à la fin notamment sur le plan économique qui était aussi difficile à vivre pour les Hongrois bien sûr et effectivement de ce point de vue là c'est un chemin difficile pour le nouveau premier ministre le futur premier ministre hongrois parce qu'il va falloir alors il va récupérer la manne européenne qui était bloquée par Sula von der Leyen ça va quand même être important pour le pays pour lui effectivement économiquement pour revitaliser l'économie hongroise ça fait aussi partie des promesses qu'il avait qu'il avait qu'il avait faites mais voilà non mais justement Sula von der Leyen c'est une des premières à se féliciter de la victoire de Peter Magyar Emmanuel Macron d'autres leaders européens l'ont félicité mais est-ce que il faut vraiment s'attendre à un vrai tournant de la part de Peter Magyar alors qui est certes plus pro-européen que Victor Orban mais sur l'Ukraine par exemple il est moins pro-russe mais il a aussi quelques réserves sur l'envoi d'armes sur l'envoi de troupes est-ce que l'Europe n'attend pas trop de ce changement ?
Non on n'attend c'est pas l'Europe qui attend trop c'est Zelensky qui souhaite effectivement que les flux d'aide soient plus pratiques et plus constants on va voir Parce qu'il y avait un veto d'Orban aux dernières aides de 84 milliards Sur le veto d'Orban ça change quand même pas mal de choses on va voir mais ce qui est important de savoir c'est comment vous changez l'état d'esprit d'une administration d'un état profond qui quand même au bout de 16 ans avait pour beaucoup adopté les réflexes d'Orban et était complètement à la main d'Orban et il faut savoir si vous arrivez à changer ça rapidement je crois pas je crois que ça va être compliqué je crois que M.
Magyar va avoir beaucoup de travail et ça va être assez difficile pour lui de changer les mentalités pardon pour Zelensky c'est mieux que si c'était pire au moins les 90 milliards ils vont pouvoir être fléchés vers l'Ukraine alors que l'administration américaine on le sait a serré les cordons de la bourse donc oui tout n'est pas gagné de toute façon de toute façon dans un contexte où rien n'est acquis tout est incertain on ne sait pas où on va mais quand même voilà c'est quand même un verrou qui saute est-ce que c'est une mauvaise nouvelle pour Donald Trump c'est aussi une mauvaise nouvelle pour Vladimir Poutine Victor Orban c'était un peu la courroie de transmission de Vladimir Poutine au sein de l'Union Européenne oui certes mais bon il faut quand même relativiser ça vous savez la grande chose
qu'on oublie c'est que Vladimir Poutine il a le temps avec lui
il est au pouvoir normalement jusqu'en 2035 il ne peut pas le déloger contrairement à d'autres pays qui sont des démocraties lui il n'est pas usé par le temps puisque les russes ne contestent pas son leadership et c'est vrai que sur le terrain on oublie un peu de le dire mais les russes actuellement avancent moins déjà ils n'avançaient pas beaucoup mais avancent moins qu'ils n'avançaient par le passé on va voir mais c'est vrai on est rentré dans une guerre qui est une guerre longue et ça ne va pas changer du jour au lendemain je ne crois pas donc on va voir surtout que l'attention est beaucoup portée sur d'autres fronts comme vous le savez est-ce que les européens vont tenir leur promesse de soutien à Zelensky c'est une chose qu'il faut regarder de près Est-ce que Vladimir Poutine a perdu un peu son atout maître au sein de l'Union Européenne Elisabeth ?
On a toujours sous-estimé Vladimir Poutine au début de la guerre je me rappelle certains qui disaient qu'il était plus près de la porte que de la promotion non mais c'est exactement ça c'est la profondeur stratégique de la Russie le fait qu'il est effectivement du temps on voit bien qu'avec la crise sur les hydrocarbures il peut récupérer aussi une partie de de la manne donc rien n'est on voit bien aujourd'hui que ce qui était défavorable hier le devient aujourd'hui parce qu'il y a des crises multipolaires et que donc Vladimir Poutine il est d'une habileté redoutable il a des alliés considérables il la joue assez habilement avec Washington avec Donald Trump donc Vladimir Poutine il peut espérer je pense qu'il n'arrivera jamais à Kiev non il faudrait c'est pas possible il n'est pas arrivé au début il n'y arrivera pas aujourd'hui maintenant récupérer les terres qu'il occupe depuis presque le début de la guerre c'est une inspiration qu'il a et dont on ne sait pas si elle aboutira mais le temps joue pour lui comme on le dit et c'est vrai et on suivra effectivement les pommets pas de Peter Magyar le nouveau leader de la Hongrie on va passer à l'actualité nationale et c'est un texte qui suscite les crispations texte d'origine sénatoriale désormais défendu par Gabriel Attal qui veut autoriser les salariés qui le souhaitent à travailler le 1er mai ça ne plaît pas du tout au syndicat Sébastien Lecornu a demandé aux ministres du travail de les recevoir cet après-midi à 18h on va écouter ce matin la leader de la CGT Sophie Binet ce passage en force avec ce tour de passe-passe parlementaire qui a été organisé par Gabriel Attal en alliance avec la droite et l'extrême droite pour nous voler le 1er mai est inacceptable et donc ce soir il faut des actes très forts et très clairs il faut l'acte c'est ne pas convoquer la commission mixte paritaire et s'en remettre à la démocratie sociale parce qu'on ne peut pas s'attaquer à une question comme celle du 1er mai en passant en force de cette manière il y a une demande encore une fois c'est une demande du terrain les fleuristes moi à chaque fois je rencontre des fleuristes partout pas uniquement à Paris nous disent mais vous vous rendez compte c'est un non-sens le jour où on peut ouvrir apporter du dynamisme dans les centres-villes faire vivre les commerces dynamiser les petites villes les villes moyennes où on peut faire travailler des gens qui ont envie de travailler ce ne serait pas une obligation mais il y a des gens qui ont envie de travailler un jour férié un 1er mai pour vendre du muguet pour vendre des bouquets pour vendre des plantes on ne va pas leur interdire cela ça me semble vraiment absurde Voilà on est sur deux conceptions et Sébastien Lecornu qui se retrouve donc au cœur d'une bataille entre les syndicats qui défendent le fait de ne pas travailler le 1er mai c'est un acquis social et qui dénoncent aussi la méthode parce qu'il n'y a pas eu de débat vendredi à l'Assemblée le texte a été rejeté pour accélérer et puis Marlène Schiappa qui dit nous on fait remonter ce que nous demande le terrain Oui franchement cette manœuvre parlementaire n'est pas très heureuse alors évidemment une majorité de Français écrasante et pour qu'on puisse travailler le 1er mai à condition que ce soit majoré sur la base du volontariat travailler plus pour gagner plus c'est un slogan qui continue de prospérer 78% je crois des Français donc à la limite on pourrait se dire il n'y a pas de débat mais enfin ce ne sont pas les Français qui décident en l'occurrence Sébastien Lecornu il veille sur le Parlement comme le lait sur le feu il a un budget à faire passer il a peut-être des ambitions qu'il ne dit pas mais pour l'instant il a besoin de garder cette espèce de consensus auquel il était arrivé relativement pour le budget donc il voit cette manœuvre de Gabriel Attal qui consiste à faire rejeter le texte pour mieux le transférer à la commission mixte paritaire pour que les 7 sénateurs et 7 députés puissent entendre sur le 1er mai dire les syndicats ne sont pas d'accord ah quelle surprise toute la gauche se met ensemble évidemment et envisage une motion de censure dans le contexte parlementaire franchement je trouve qu'il y a un jeu de posture le 1er mai même si la majorité des Français sont favorables à ce que les boulangeries et les fleuristes ouvrent il faut faire un peu attention c'est un petit symbole un jour il sera détrôné moi je ne sais pas si je serai encore là mais un jour on travaillera le 1er mai ça c'est sûr ça va dans le sens de l'histoire mais dans le contexte il fallait faire attention je trouve que la manœuvre est un peu grossière et Sébastien Lecornu il essaye de de ne pas tout fracturer maintenant il n'a pas besoin d'être censuré il a mal joué politiquement Gabriel Attal ?
Oui c'est sûr que c'est peut-être pas très habile mais c'est un combat d'un autre siècle c'est hallucinant qu'on en soit encore là
et c'est pour cette raison que la France ne décolle pas c'est tragique c'est tragique quand on écoute Madame Binet mais on a l'impression c'est tragique
c'est tragique Mais ça fait aboutir à une colère sociale à des manifestations le 1er mai et au-delà ? Non parce que finalement vous vous apercevez que tout est parti d'une amende qui a été infligée à quelques commerçants des amendes importantes il y en a un et un commerçant je crois qu'il a dû régler 750 000 euros parce qu'il avait plusieurs boutiques et il était ouvert je crois que c'était un boulanger c'est hallucinant mais c'est c'est proprement révoltant c'est révoltant Oui mais la réalité c'est qu'il faut que ça passe par le Parlement pour l'instant et qu'au Parlement ça bloque et donc ce type d'opération encore une fois essayer de passer en force ça n'a pas
ça n'a pas la première fois
Non mais ça n'a pas de sens aujourd'hui ça n'a pas de sens 78% des Français sont favorables de façon cadrée quand même En plus c'est pas obligatoire et c'est pas obligatoire alors bien sûr les syndicats vont dire oui mais ça veut dire obligation on peut tordre la main bon il faut il faut encadrer c'est ce que Sébastien Lecornu dit à Jean-Paul Farandou son ministre du Travail essayer de trouver une voie d'accès pas de dérogation seulement deux professions dans un contexte très encadré Mais il doit convoquer cette fameuse CMP réunion de députés et sénateurs c'est ça qui est contesté c'est justement contourner le débat c'est ça qui est contesté Mais est-ce que politiquement il doit la convoquer dès demain c'est ce que demandent Gabriel Attal Hervé Marseille c'est ce que demande son camp ou est-ce que comme le disent les syndicats il ne doit pas la convoquer Sur le fond il faudrait se débarrasser de cette histoire assez rapidement et puis que ça soit qu'on autorise le travail pour ceux qui le veulent voilà c'est ça la vérité c'est ce que pense Hervé Marseille c'est ce que pense Gabriel Attal Après bon il y a un jeu qui est entretenu par la gauche qui est malsain me semble-t-il et c'est pour ça que la France en est là aujourd'hui voilà Et il peut parce que Sébastien Lecornu j'ai l'impression qu'à chaque sujet on parle de la ligne de crête de Sébastien Lecornu comment il s'en sort ?
Exactement mais il ne va pas se sacrifier pour le 1er mai il faut le dire les choses voilà je suis sûr qu'il est complètement d'accord j'en ai pas parlé avec lui franchement mais évidemment il est d'accord Il ne va pas se mettre ça mais il ne va pas se mettre ça sur le dos maintenant donc c'est mort il y a un jeu de posture pré-présidentiel de la part de Renaissance c'est évident même si sur le fond les convictions sont sincères mais tout le monde est d'accord pour ne pas le faire maintenant simplement on veut montrer que si on pouvait on le ferait Allez dernier thème plus politique puisqu'on l'a compris la bataille pour 2027 est lancée samedi les militants républicains vaut sont prononcés sur la méthode de désignation de leur candidat et on va écouter Marlène Schiappa ce matin qui dit que ce serait pas mal d'avoir un candidat qui va de Raphaël Glucksmann jusqu'à Bruno Retailleau Pourquoi les bornes seraient-elles mises sur la droite et le sang ?
J'entends des gens dire il faut un candidat unique de Bruno Retailleau à Gabriel Attal mais pourquoi le candidat unique n'y a-t-il pas d'Edouard Philippe par exemple à Raphaël Glucksmann ? C'est une question qu'on peut se poser Il y en a qui disent d'Edouard Philippe à Sarah Knafo aussi Oui, vous aurez compris que c'est pas ma tasse de thé Donc vous vous dites il faut que ça aille de Raphaël Glucksmann à Bruno Retailleau Non, la ligne politique de Bruno Retailleau n'est pas la ligne politique que nous défendons chez Renaissance avec Gabriel Attal et avec tous ceux qui se sont engagés pour Emmanuel Macron depuis 2017 Comment la droite et le sang vont se sortir de cette situation ?
Il y a 50 nuances d'opinion Chacun est à peu près d'accord pour dire qu'il faut un candidat unique mais alors personne n'est d'accord pour dire comment et jusqu'où ?
Oui, bien sûr mais ça, ça va durer encore quelques temps je pense que jusqu'au jour où le départage se fera par l'instrument de mesure qui est celui des sondages et quand vous aurez un candidat qui potentiellement peut atteindre 15 ou 16% et puis un autre qui ne pourra pas décoller et dépasser les 10% si la raison l'emporte sur l'émotion et sur la déraison normalement celui qui n'arrive pas à décoller doit se retirer bon, c'est ce que tout le monde espère d'ailleurs enfin, ceux qui sont favorables à cette voie-là mais on va voir cela dit c'est vrai que dans l'absolu Marlène Schiappel n'a pas complètement tort c'est-à-dire que si vous avez et admettons un candidat social-démocrate centre-gauche et un candidat de la droite et du centre c'est-à-dire centre-droit face à Mélenchon et à Bardella ou Le Pen Bardella ou Le Pen je ne suis pas sûr que ces deux candidats de l'axe central puissent tirer leur épingle du jeu et être au deuxième tour je pense qu'il ne leur faudra sans doute qu'un seul donc un seul de Glucksmann un oui même si effectivement le champ le champ idéologique est quand même assez large mais je ne suis pas sûr qu'il y ait de la place pour beaucoup de monde le problème c'est que comme le seuil de qualification dans ce contexte de est assez bas s'il y en a deux qui se retrouvent autour de 12, 14, 15 ils vont vouloir jouer leur carte jusqu'au bout et donc ça va aller décembre, janvier, février vous savez que la volatilité des électeurs je veux dire ça va se se canaliser ou plutôt cristalliser très tard et donc on aura deux candidats solidement campés et dynamiques dans leur campagne depuis des semaines et au milieu le départage entre guillemets ne sera fait qu'à la fin c'est un risque considérable quand même pour que vraiment à l'ultime moment celui qui est juste devant puisse s'imposer avec ses idées ce camp là aura peut-être été extrêmement usé abîmé par cette incertitude vous voyez bien Gabriel Attal lui regarde à gauche Edouard Philippe regarde plus à droite on peut pas gagner comme vous le disiez sans cette partie droite centre et sans cette partie gauche non plus donc bon si c'est trop tard ça sera tard de toute façon mais si c'est trop tard eh bien le match se fera sans eux voilà donc les sondages c'est même pas sûr que ça puisse vraiment être l'arbitre décisif et surtout sûr pour ce socle commun c'est une élection très particulière certains disent que finalement c'est vous savez on élimine au premier tour et on choisit au deuxième tour là c'est le contraire peut-être qu'on va choisir au premier tour choisir au premier tour celui qui pourra éliminer pour ceux qui sont hostiles au rassemblement national qui pourra éliminer ou Jean-Anne Bardella ou Mme Le Pen alors on va terminer avec l'histoire du jour est-ce que vous avez déjà goûté du vin sans alcool ?
non pour ce qui me concerne non j'ai eu plein d'échos un vin sans alcool c'est pas du vin ah voilà alors justement l'histoire se passe au château Claudeboire c'est du Saint-Emilion l'histoire elle parle de vin de panne de voiture et de joueur du PSG là vous vous dites que j'ai bu mais pas du tout alors on est en 2019 la fille du propriétaire du château Angélus tombe en panne de voiture entre Bordeaux et Libourne et le garagiste qui la dépanne est connecté à des clients du PSG 15 jours après il leur annonce que le PSG souhaite une cuvée désalcoolisée pour les loges et les repas d'affaires 35 000 bouteilles quand même on fait pas dans la demi-mesure 2 ans et demi plus tard sortie de la cuvée Prince Oscar avec un logo co-designé par un graphiste du PSG alors comme vous Elisabeth elle a eu du mal la fille du propriétaire à faire accepter le concept de vin sans alcool on lui disait que c'était pas du vin à sa famille justement qui parlait d'outrage aux traditions et de perte de valeur mais finalement c'est l'engouement des consommateurs qui l'a emporté et ils ont fini par admettre l'importance économique un vin désalcoolisé c'est un vin fermenté dont on a retiré l'alcool il est ramassé et vinifié de la même façon que le vin normal et après il est désalcoolisé et aujourd'hui ça représente 30% du volume annuel et contrairement à la consommation de vin traditionnel qui est en baisse la consommation du sans alcool à vocation augmentée peut-être qu'il faudra qu'on s'y mette oui mais elle l'appelait autrement voilà alors il faut réfléchir à ce concept comment on appelle du vin sans alcool merci beaucoup Elisabeth merci merci à tous de nous avoir suivi on se retrouve demain très bonne journée Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Merci à tous
Bruno Retailleau