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InterviewFrance 24 (sur YouTube)· 5 mai 2026 18 minComplaisantActualité / polémiqueOutre-merÉconomie & entreprisesImmigration & asileInstitutions & élections

Naïma Moutchou (Horizons) : "Sur les carburants, de possibles mesures ciblées pour les Outre-mer"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:21OuverteRéponse directe

    Qu'avez-vous à proposer aux députés ultramarins pour lutter contre la hausse de l'essence ?

  • 1:43RelanceRéponse directe

    Les pêcheurs et artisans sont-ils couverts par les aides ?

  • 2:26OuverteRéponse directe

    Des mesures ciblées supplémentaires sont-elles envisagées ?

  • 3:04OuverteRéponse directe

    Taxer les superprofits de Total pour aider l'Outre-mer est-il envisageable ?

  • 4:28OuverteRéponse directe

    Comment sortir de l'impasse en Nouvelle-Calédonie ?

  • 5:47OuverteRéponse directe

    Manuel Valls a-t-il fait un bon travail avec les accords de Bougival ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:04Chiffre
    « plus de 300 millions d'euros qui ont été mobilisés à destination des pêcheurs, des agriculteurs, des transporteurs du secteur du BTP désormais, mais aussi les travailleurs modestes »
  • 3:04Fait
    « les prix sont réglementés fixés le premier du mois par rapport au mois précédent »
  • 5:07Promesse
    « j'ai signé un accord justement pour essayer de faire contenir ses prix sur les produits de première nécessité »
  • 6:30Fait
    « les discussions se poursuivent. Elles sont engagées, menées par le premier ministre lui-même »
  • 7:13Fait
    « le statut quo, ce serait l'impasse, c'est la pire solution pour le territoire »
  • 8:35Fait
    « Manuel Vals comme tous mes prédécesseurs ont beaucoup contribué à la reprise du dialogue entre les partenaires calédoniens »
  • 9:59Fait
    « la loi du 12 mai 2025 impose que les deux parents justifient de 3 ans de résidence régulière pour que leur enfant né à Mayotte accède à la nationalité française »
  • 12:52Promesse
    « nous constituons une équipe autour de lui et un projet pour justement aller toucher les Français »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:01

RFI et France 24 présentent mardi politique.

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C'est l'heure de mardi politique sur France 24 RFI. Bonsoir Naï Amutchou. Bonsoir. Merci d'être avec nous. Vous êtes ministre des outresemères. Vous êtes aussi proche des doigts Philippe du Parti Horizon. Euh merci d'avoir accepté donc notre invitation. La pression monte dans les territoires ultra marins. La vie chère dans les outresemers est une bombe sociale [rires] structurelle et la hausse des carburants fait craindre à nouveau des émeutes. Qu'avez-vous à proposer aux députés ultramarin pour lutter contre la hausse de l'essence et qui vous demande de faire des gestes ? [grognement] D'abord, c'est un sujet de préoccupation pour moi évidemment parce que euh au-delà des prix du carburant,

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on sait que c'est euh une condition de vie tout court pour nos compatriotes ultramarins qui sont déjà très affectés par euh la vie chère euh dans ces territoires. Et donc euh c'est un sujet euh euh que je surveille de très près. Nous sommes très vigilants. Nous organisons euh des réunions très régulières pour surveiller cette hausse des prix du carburant à laquelle nous apportons d'abord des réponses très directes et très immédiates. Ce sont les plus de 300 millions d'euros qui ont été mobilisés à destination des pêcheurs, des agriculteurs, des transporteurs du secteur du BTP désormais, mais aussi les travailleurs modestes de ceux qui roulent beaucoup notamment professionnellement. C'est une aide de 50 € pas beaucoup de dans les dans les autres humeurs, il y a moins de de

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transport public qu'en qu'en métropole. Oui, mais il y a aussi des pêcheurs, il faudrait pas qu'il reste àquet ou des artisans dont il faudrait pas que les chantiers s'arrêtent et il y a aussi des gens qui travaillent et pour le coup la voiture c'est le moyen de transport euh le plus emprunté par nos compatriotes ultramarins. Donc ils seront directement eux aussi subventionnés grâce à ces aides. Elles sont en train d'être mises en place parce que ce qui compte évidemment c'est la mise en œuvre concrète et comme je l'ai dit parce que nous regardons la situation mais ça ça rentre pardon dans le dans dans la dans la somme globale nationale. Là vous parlez pas strict au census voilà des outes d'accord au titre desquels bien sûr les outresemes rentrent en ligne de compte.

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Euh nous ne fermons pas la porte à des mesures qui seraient peut-être demain davantage ciblé. En fait, ce que nous regardons, c'est comment le conflit est en train d'évoluer. Euh aujourd'hui, le prix des carburants est en dea dans les territoires ultramarin de ce qu'il a dans l'hexagone. Un peu en dessous de 2 € en moyenne. Euh ça c'est le premier point. La fixation des prix du carburant est un peu différente aussi dans les territoires ultramarins que dans l'hexagone. Ce qui a permis d'ailleurs et ça c'est un point important d'amortir le choc au mois de mars. Au mois de mars en hexagone, il y avait déjà cet impact de hausse mais dans les territoires parce que les prix sont réglementés fixés le premier du mois par rapport au mois précédent. Au mois de mars, on a amorti le choc.

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On regarde de près, on continue à suivre la situation. S'il faut d'autres aides à destination plus spécifiquement et bien on en discutera. Je veux dire le premier ministre est très vigilant lui aussi. On ne se ferme aucune porte. Alors euh il y a il y a cette demande où l'on voit aussi en métropole de de la gauche qui demande de taxer les super profits notamment de de Total et euh les élus ultraarins, eux demandent spécifiquement euh de d'avoir ces super de taxer ces super profits pour aider en outreem. Est-ce que c'est quelque chose d'envisageable pour vous pour le gouvernement ? Alors ça d'abord c'est un débat légitime qui a déjà existé. C'est c'est c'est ce n'est pas nouveau. On l' Oui oui, j'ai

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été parlementaire G de l'autre côté, j'ai participé à ce débat au moment notamment de la guerre en Ukraine où on a connu cette tension sur les prix de l'énergie. Donc c'est légitime d'en parler. taxation des surprit de ces entreprises en fait qui ont fait des profits extraordinaires alors qu'elles n'ont pas investi dans la recherche par exemple, elles n'ont pas mis d'argent qui expliquerait qu'elles aient engrangé davantage que d'habitude. Mais attention, ça ne règlera pas la question parce que cette question de la prix d'abord ce sera pas satisfaisant. Ça ne rapportera pas assez pour couvrir, j'ai envie de dire, cette hausse des prix du carburant. Puis dans les territoires ultramarins, il faut prendre un peu de hauteur. Il y a la question des carburants, mais il y a tout le reste.

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Je parlais de la vie chère tout à l'heure. Oui. Je pourrais parler aussi de la dépendance au pétrole importé parce que là on parle de territoire éloigné qui subissent l'insularité hein, qui subissent aussi l'éloignement. Donc les réponses, elles sont à chercher ailleurs. Elles sont à chercher dans comment on améliore la transition pour ces territoires, comment on dépend moins du pétrole. Donc il faut développer les énergies renouvelables solaires, la géothermie. On a du potentiel et on agit. Et parallèlement comment on lutte contre la vie chère en général. C'est un texte que j'ai porté au Sénat et que je continue à enrichir. J'essaie de muscler, de l'adapter encore davantage. Et on agit j'étais en guignne encore il y a pas très longtemps. J'ai signé un

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accord justement pour essayer de faire contenir ses prix sur les produits de première nécessité. Donc vous voyez, il y a il y a une panoplie d'action qui est amenée qui ne peut pas être uniquement la question. Oui. Vous êtes en train de nous dire que vous restez pas les pieds dans le même sabot. Ce sera bah oui, je crois [rires] je crois que les réponses elles doivent être multiples. On verra. Alors donc vous vous avez remplacé Manuel Vals au ministère des outreemè donc sur la nouvelle Kodénie, votre prédécesseur a négocié ce qu'on appelle les accords de Bougival sur l'identité calédonienne. Et le 2 avril dernier, les députés à Paris ont adopté une motion de rejet pour refuser la discussion du projet de révision institutionnelle pour introduire cet accord dans la

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Constitution. Donc ça a fait pchit. comment aujourd'hui sortir de l'impasse parce que pareil la Nouvelle la Nouvelle-Calédonie est un sujet explosif. Je rappelle qu'il y a eu euh plusieurs une vingtaine de morts euh ou 14 morts, je sais plus exactement euh vous corrigerai euh voilà dans des émeutes il y a peu de temps. Donc c'est un sujet que vous regardez de près et comment régler ce ce sujet ce problème, j'ai envie de dire assez compliqué. Mabous, c'est le territoire qui ne va pas bien et Mabous, ce sont les Calédoniens. Pour ça qu'on a proposé ce processus de bougival au parlementaires. Le texte a été adopté au Sénat. Texte qui est le fruit d'un compromis entre

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les forces politiques, je le rappelle, et qui n'a pas été adopté par l'Assemblée nationale. Vous l'avez rappelé, il a été rejeté. Mais pour les enjeux sont importants. Mais oui, les fondamentaux. Absolument. Mais ça ne met pas un coup d'arrêt. C'est ça qui est important. Les discussions se poursuivent. Elles sont engagées, menées par le premier ministre lui-même. Nous poursuivons la discussion avec tous les partenaire calédonien. Quand je dis tout, c'est FLNKS compris, les indépendantistes compris pour essayer de trouver une issue parce que le statut quo, ce serait l'impasse, c'est la pire solution pour le territoire parce que le statut CO c'est pas la neutralité. Oui. Et moi, j'alerte là-dessus. Le statut Cincertitude. Et l'incertitude en CADI, c'est mauvais.

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C'est mauvais parce que ça ravive les tensions, ça ravive les crispations, ça n'offre pas de perspective et moi ce que j'entends c'est pas des discussions institutionnelles. Ce que me disent les gens, les familles, c'est que ils veulent pouvoir euh des emplois, ils veulent pouvoir ouvrir des magasins euh tous les jours, ils n'ont pas envie d'avoir à fermer, ils veulent pouvoir se projeter. Et donc c'est à ces questions-là que nous devons répondre collectivement. Ce que nous disons, c'est que l'État sera toujours présent hein. Nous onescamote rien du débat. Tout est sur la table pour essayer de trouver une autre solution. parce que quand est-ce que d'abord un est-ce que Manuel Vals, votre prédécesseur a fait du bon travail avec les accords du Bougival. Dans une

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interview le 7 avril, il estime que l'échec de cette motion est un camouflet pour Emmanuel Macron et que c'est le le président de la République qui est responsable du blocage actuel. Est-ce que vous vous considérez que Manuel Vals a fait un un bon boulot avant que vous arriviez ou pas ? Je vais être très clair. Manuel Valé Manuel Vals comme tous mes prédécesseurs ont beaucoup contribué à la reprise du dialogue entre les partenaires calédoniens et c'est ça qui compte. Il a lui-même il a lui-même contribué à ce que les forces politiques puissent se reparler et ça c'est une bonne chose. Alors le fait est que quand Manuel Vas a été aux responsabilités, il a permis la signature de l'accord de Bougival mais

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duquel s'est retiré assez rapidement le FLNKS. Et quand j'ai repris ce dossier pour euh parler rapidement, quand je suis arrivée aux responsabilités, [grognement] ma mission, l'objectif que m'a confié le président de la République, c'était de renouer le dialogue. C'est ça qui est important. Et donc, j'ai pris le temps, je suis allée sur place, je me suis déplacée pour essayer de retisser le fil, ce que j'ai réussi à faire. Puis le président de la République a convié les partenaires en janvier à Paris pour essayer de trouver la voie du compromis notamment avec les indépendantistes. Ils ont malheureusement refusé de revenir à la table des discussions, mais Bougival euh était toujours là réunissant cinq forces politiques sur six. Donc ça c'est un travail qui ne doit pas être jeté à la

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poubelle. Il y a des bases solides de discussion. Maintenant il faut qu'on trouve les voies et moyens avec les partenaires caléoniens d'envisager un accord. Alors, avant de parler de politique intérieure, euh enfin c'est aussi de la politique intérieure bien sûr, mais de politique politicienne, on va dire, euh le gros sujet qui euh de sur Mayotte, le gros sujet qui préoccupe les habitants de Mayotte, c'est l'immigration en provenance des euh des Comors. La loi du 12 mai 2025 impose que les deux parents justifient de 3 ans de résidence régulière pour que leur enfant né à Mayotte accède à la nationalité française. avec un durcissement. Concrètement, un an après, avez-vous un bilan et pousse pensez-vous que cela

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dissuade des traverser mortelle qu'on voit souvent. Vous savez, Mayotte, c'est un territoire extraordinaire. Il faut être fier que Mayotte soit dans la République, mais c'est aussi un territoire où des Français vivent une pression qu'assez peu de territoires subissent. Et il y a la pression démographique et il y a la pression migratoire et donc tout ce qui peut contribuer à lutter contre cette pression, à faire en sorte de désenfler cette pression est bon à prendre. Et j'ai participé comme parlementaire au vote de cette disposition hier que je porte aujourd'hui comme ministre et qui effectivement est un durcissement des restrictions d'accès à la nationalité. Le décret vient de paraître, il entre en vigueur demain. C'était efficace ou pas ?

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Il entre en vigueur demain. Donc effectivement les mais les résultats viendront. Mais en attendant, nous agissons. Euh nous avons lancé l'opération au Kinga, euh opération d'ampleur pour le territoire, 200 policiers et gendarmes, 1700 reconduites à la frontière, des logements insalubres qui ont été détruits parce que nous sommes persuadés que le territoire ne peut se construire ou ne peut se reconstruire que si en parallèle nous agissons aussi sur les questions d'immigration d'un côté, sur les questions de sécurité de l'autre. Alors, on passe à la politique politicienne. Vous êtes donc une proche d'Édouard Philippe, ancien premier ministre d'Emmanuel Macron. Bon, qui a pris ses distance depuis un petit moment avec le président de la République. Dans les sondages, il est apparu comme le

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seul pouvant battre le Rassemblement national. Alors, où situé Édouard Philippe dans soit dans la continuité d'Emmanuel Macron ou dans une véritable alternative ? Alors Édouard Philippe est d'abord Édouard Philippe parce que on ne on ne se définit pas par opposition ou vis-à-vis de quelqu'un d'autre. Je crois que ça c'est une erreur. Ce qui nous importe avec Édouard Philippe et avec Horizon, c'est d'abord proposer un projet au français et d'avoir une vision et de pas rentrer effectivement dans ces polémiques qui consistent à critiquer les uns ou les autres. à défendre. Donc c'est une stratégie parce qu'on euh Retaillo qui s'est euh fait élire par les sympathisants euh du

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Républicains comme candidat. Euh voilà, parle beaucoup et Édouard Philippe est assez silencieux parce qu'il a le sens quoi du c'est le bon timing en politique partir tard ni trop tôt. Alors il c'est vrai qu'il fait ce que font assez peu d'autres candidats ou candidats putatifs c'est que il refuse la précipitation et il a raison. Euh un candidat à la présidentielle a pas vocation à répondre à tout, à être omniprésent, à s'inscrire dans les euh ce qu'ilintéresse, c'est d'abord de travailler, c'est d'aller au contact des Français, ce qu'il fait quotidiennement. Il était la semaine dernière dans le Finistère, cette semaine à Toulouse. Nous nous voyons à Reins ce dimanche avec les cadres, avec les élus Horizon

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pour poursuivre justement ce travail commun. Ce qui nous intéresse c'est un projet pour les Français et donc de discuter du travail, du sérieux budgétaire, de la question de la sécurité, de l'école, de la justice. Voilà quelle est notre responsabilité, le projet et l'incarnation par un homme. Qu'est plus, qu'est-ce qu'il a de plus que Bruno Rota que je ne sais pas Laurent Voquier, Xavier Bertrand ou même d'un Gabriel Atal ? Qu'est-ce qu'il a de plus que tous ces hommes-là ? C'est c'est pas comme ça que nous réfléchissons. D'accord. Moi, je côtoiser Philippe depuis 2017 quand il a été premier ministre du président de la République. Je l'ai vu à l'œuvre, je l'ai vu dans la gestion des risques et des crises. Je peux vous dire que c'est il a la stature, il a la stature d'un chef

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d'état. Il a les qualités et aujourd'hui nous constituons une équipe autour de lui et un projet pour justement aller toucher les Français parce que ce que je sais moi je veux que les autres le sac et rassemblé pour avoir une majorité après mais bien sûr au législative. Or on voit qu'on est dans un paysage politique complètement éclaté. On a vu le résultat des législatives enfin de la dissolution. C'est quand même être le castet du prochain président ou président de la République, c'est d'avoir une majorité. Bien sûr, ce sera difficile. Nous le savons, nous savons bien que ce sera difficile. C'est à nous d'aller convaincre. C'est à nous d'aller convaincre et donc c'est à nous de faire des constats lucides, d'apporter des solutions pour faire comprendre aux

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Français que ceux qui nous intéressent, c'est bien leur quotidien à eux. Pas les petites polémiques, pas les autres. Effectivement, c'est d'abord la France et les Français la vision qu'on a pour eux. Alors, dimanche soir, vous l'avez peut-être entendu, Jean-Luc Mélenchon a annoncé sa candidature sur TF1. Est-il un opposant crédible ou un facteur de blocage dans la vie politique ? Or, Jean-Luc Mélenchon, c'est un politique aguéri et talentueux d'ailleurs. Il sait sait s'exprimer, il sait saisir les colères, mais il porte un projet auquel je suis profondément opposé. Ça c'est vous dire, ça c'est certitude. Euh c'est celui la Nouvelle-Fance. Oui.

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Et ce projet de la Nouvelle-Fance est une idée c'est une idée très simple et c'est une idée aussi simple que dangereuse d'ailleurs. He pourquoi ? Bah parce que c'est c'est c'est l'idée que nous serions dans un pays qui ne serait plus un peuple mais une addition de communauté. Donc nous serions une France fragmentée. Nous serions une France dans laquelle on vous explique que vous êtes une origine, une identité, une histoire, une couleur. Pour vous, c'est du communautarisme. Oui, mais absolument. Absolument. Non seulement c'est le modèle angloaxon, le modèle angloaxon, mais qui ne nous qui n'est pas notre culture et qui ne me convient pas. Qui ne me convient pas. On peut pas être réduit à une couleur de peau, à une religion. à une ethnie et on peut pas la société

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de plus en plus mix mais en plus ce que dit Jean-Luc Mélcheron c'est vous êtes ceci et restez-y restez dans ce cadre et dans ce périmètre. Est-ce que vous vous rendez compte ? Moi ça me choque d'abord parce que je suis l'inverse du discours qu'il tient. Oui. Et nous sommes nombreux. Mes parents sont la première génération. Moi je suis la première génération née ici. Mes parents sont migrants d'origine marocaine. Mon père était agent d'entretien en hôpital. Ma mère était femme de ménage. Si la France de Jean-Luc Mélenchon avait existé au moment où j'ai grandi, je serai pas là devant vous aujourd'hui hein. Je serai toujours dans mon logement social dont j'aurais probablement hérité de mes parents. J'aurais pas eu l'audace de me dire que je pouvais devenir avocate, l'audace de

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peut-être me présenter au suffrage pour devenir élu de la nation comme député et aujourd'hui ministre de la République. Cette Nouvelle France c'est cantonner les gens là où ils sont. C'est exactement le discours qu'il tient. France la France Master Poulet. Oui, mais Bali Bagayoko il est devenu maire de Saint-Dené. Oui, mais regardez ce qu'il dit. Balioko, il tient exactement ce discours là en défendant justement parler je n'ai vous parlé de Master Poulet est en train de dire à des gens parce que vous êtes originaire de tel quartier Oui. ou de tel pays ou que sais-je, alors il faut manger de cette manière-là. Il faut vous exprimer de cette manière-là. Il fautêtre de tel ou de tel bord politique et pas de tel autre. C'est c'est

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il faut se rendre compte. Non, heureusement que la France Heureusement que la République c'est pas ça. Moi la République m'a pas assigné. Elle n'a pas assigné nos compatriote. Au contraire, elle nous a élevé. Alors oui, ça demande un peu d'effort et ça c'est normal mais ça c'est fondamental. On peut pas dire à des jeunes, vous devez rester là où vous êtes parce que là vous les condamnez. Oui. Mais est-ce que comme Éric Zémour ou le Rassemblement national, on peut dire que il y a une France blanche, chrétienne qui doit le rester. Est-ce que c'est pas un combat d'arrière-garde aujourd'hui ? Mais ni l'un ni l'autre, ni la Nouvelle-Fance, ni le grand remplacement. La France tout court, la France telle qu'elle existe aujourd'hui. Et à ces communautés aussi, il faut qu'on le

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dise. Moi je moi je souhaite pour mes compatriotes des quartiers qu'ils puissent s'émanciper et s'élever. Je souhaite pas qu'il reste coincé dans les quartiers. C'est pas ça un projet d'émancipation. Voyez Jean-Luc Mélenchon, il justose les colères. Il se dit aujourd'hui il me manque 400000 voix, je vais jouer bloc contre bloc et je vais essayer de de s'en saisir. Et moi, c'est l'inverse, je veux un destin commun pour les Français. Merci Naimoutu, merci d'être passé sur le plateau de France 24 et RFI. Merci à Flor Simon et à Camille Néran d'avoir préparé cette émission et merci à toute l'équipe technique. À très vite.