Aller au contenu
Tous les transcripts
Discours / meetingNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 11 mars 2022 32 minAutoproduitFond programmatiqueSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & international

Intervention de Nicolas Dupont-Aignan à la fédération nationale des sapeurs-pompiers de France

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 66 %Attaque 18 %Défensif 16 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 16:17OuverteRéponse directe

    Question vidéo de Maxime Perchet, sapeur-pompier professionnel : La sollicitation opérationnelle sur le secours à personne ne cesse d'augmenter malgré la crise sanitaire. Pouvons-nous espérer retrouver des missions liées à notre activité ?

  • 19:38OuverteRéponse directe

    Question de Stéphane Desvous-Juron : Quelle serait la priorisation et le dimensionnement de ce ministère en charge de la sécurité civile ?

  • 22:10OuverteRéponse partielle

    Question vidéo de Frédéric Brunet, sapeur-pompier volontaire : Quel serait l'avenir du volontariat avec la mise en place des 11 heures de repos obligatoires et comment remotiver les sapeurs-pompiers volontaires ?

  • 23:35OuverteRéponse directe

    Question d'Angélique Friedrich, sapeur-pompier volontaire : Quelles ambitions pour soutenir la coopération et la solidarité nationale, voire internationale, en aidant le financement des SDIS ? Quel doit être le rôle de l'Union européenne ?

  • 26:00OuverteRéponse directe

    Question de Florent Feutrier, sapeur-pompier volontaire : Ne trouverez-vous pas normal d'accorder des avantages fiscaux ou autres aux artisans et indépendants qui donnent de leur temps aux sapeurs-pompiers volontaires ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 16:58Invité politiqueChiffre
    « Ils ont supprimé 100 000 lits d'hôpitaux en 20 ans. »
  • 18:10Invité politiquePromesse
    « Il y a cette idée de recréer 20 000 lits en France, dans les zones sous-dotées. »
  • 18:23Invité politiqueChiffre
    « Prendre sur les 20 milliards de plusieurs millions de fausses cartes vitales et de faux numéros d'immatriculation de sécurité sociale. »
  • 19:16Invité politiqueFait
    « Il faut une vision nationale de péréquation, parce que surtout avec les problèmes climatiques, il n'y aura pas que des incendies dans le sud demain. »
  • 21:55Invité politiqueChiffre
    « Mettre 2 milliards de plus sur la sécurité civile. »
  • 26:40Invité politiquePromesse
    « Il faudrait un plus pour les indépendants qui donnent de leur temps au service de la collectivité. »
  • 29:13Invité politiqueFait
    « Mais c'était l'affaire de la vaccination imposée, il faut être honnête. »
  • 29:18Invité politiqueFait
    « Parce que quand vous avez 35 ans et que vous n'avez aucun risque de vous obliger à subir ça, c'est inacceptable. »
  • 30:00Invité politiqueFait
    « ce que j'aimerais, c'est que nos grands hiérarques et tous ceux qui parlent toute la journée suivent peut-être un camion de pompier une journée. »
  • 31:00Invité politiqueFait
    « C'est que j'ai une hésitation sur le 112. C'est-à-dire que tout le monde me dit qu'il faut le faire. C'est expérimental. »

Temps de parole

  • Nicolas Dupont-Aignan85 %
  • ?6 %
  • Invité3 %
  • Présentateur2 %

≈ 53,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Oui, ça

0:01
Présentateur

y est. Nicolas Dupont-Aignan nous rejoint pour son grand oral. Bonjour Monsieur le candidat.

0:15
Locuteur

Je

0:16
Nicolas Dupont-Aignan

peux commencer ? Oui, vous pouvez

0:17
Locuteur

y aller,

0:17
Nicolas Dupont-Aignan

c

0:17
Locuteur

'est à

0:17
Nicolas Dupont-Aignan

vous. Écoutez, merci de votre invitation. Vous êtes encore un des derniers lieux où l'égalité républicaine l'emporte,

0:27
Locuteur

c

0:28
Nicolas Dupont-Aignan

'est-à-dire où tous les candidats sont considérés de la même façon,

0:32
Locuteur

ce

0:32
Nicolas Dupont-Aignan

qui est assez rare dans notre monde médiatique, où les sondages décident de qui a le droit de parler et de ne pas parler. Donc je suis très heureux de pouvoir vous dire un mot. Et

0:43
Locuteur

c

0:44
Nicolas Dupont-Aignan

'est une sorte de

0:44
Locuteur

moment

0:46
Nicolas Dupont-Aignan

rare. Alors je voudrais, je n'ai pas préparé un papier écrit, rédigé, parce que j'ai été maire 22 ans, dans ma bonne ville de Yerre dans l'Essonne. Et j'ai pu au cours de ces années, toujours comme député, mais quand on est maire, on est vraiment plus en contact encore avec les sapeurs-pompiers, voir à quel point votre rôle est beau, exigeant et ingrat.

1:15
Locuteur

J

1:15
Nicolas Dupont-Aignan

'emploie ces trois mots tels que je le ressens. Parce que les pompiers ne sont pas seulement

1:23
Locuteur

les

1:25
Nicolas Dupont-Aignan

soldats du feu, les héros,

1:27
Locuteur

que

1:27
Nicolas Dupont-Aignan

vous pouvez être, au point qu'il y ait des morts. Et on parle toujours des soldats morts pour la France, des gendarmes, des policiers. Et finalement, on parle assez rarement des pompiers morts pour la France.

1:42
Locuteur

Ce

1:42
Nicolas Dupont-Aignan

sacrifice, il est partie inhérente de votre engagement.

1:48
Locuteur

Mais

1:48
Nicolas Dupont-Aignan

au-delà de ce sacrifice héroïque, qui est toujours présent dans la conscience de chacun, je le sais, il y a cette usure dont me parlent beaucoup de vos collègues, cette usure parce que vous êtes au front de la société,

2:04
Locuteur

et

2:05
Nicolas Dupont-Aignan

en fait vous êtes la voiture balai

2:07
Locuteur

de

2:07
Nicolas Dupont-Aignan

toutes les carences, de toute la décrépitude

2:11
Locuteur

de

2:12
Nicolas Dupont-Aignan

notre société moderne. Parce qu'en vérité, vous êtes confronté à la violence, vous êtes confronté à la mort, vous êtes confronté aux accidents, vous êtes confronté au drame de la vie. Ce n

2:23
Locuteur

'est

2:23
Nicolas Dupont-Aignan

pas nouveau, bien sûr. Mais vous êtes confronté aussi à la décrépitude de notre État. Je suis désolé de le dire, moi je ne

2:30
Locuteur

vais

2:30
Nicolas Dupont-Aignan

pas vous faire de langue de bois aujourd'hui. C'est-à-dire que

2:33
Locuteur

quand

2:34
Nicolas Dupont-Aignan

l'hôpital n'est pas présent, quand la police est débordée, et ce n

2:38
Locuteur

'est

2:38
Nicolas Dupont-Aignan

pas de leur faute, mais problème de moyens, quand les services publics régionaux, départementaux, communaux ne sont pas là, qui on appelle ? Les pompiers.

2:48
Locuteur

Pour

2:49
Nicolas Dupont-Aignan

tout et rien.

2:50
Locuteur

En

2:50
Nicolas Dupont-Aignan

permanence.

2:51
Locuteur

Et

2:52
Nicolas Dupont-Aignan

il y a une grande lassitude,

2:53
Locuteur

car

2:54
Nicolas Dupont-Aignan

même si vous êtes des héros, même si vous aimez votre métier, même si vous servez votre engagement, il

3:02
Locuteur

y a

3:02
Nicolas Dupont-Aignan

un moment, vous ne pouvez pas répondre à tout.

3:05
Locuteur

Et

3:05
Nicolas Dupont-Aignan

il en ressort, je le sens en ce moment. J'ai reçu encore certains de vos camarades il n

3:09
Locuteur

'y a

3:09
Nicolas Dupont-Aignan

pas longtemps, dans une permanence parlementaire, ils sont venus me voir. J'ajoute à cela l'obligation vaccinale scandaleuse. Eh bien, un sentiment d'injustice.

3:20
Locuteur

Et

3:21
Nicolas Dupont-Aignan

quand des agents, aussi courageux que vous, commencent à douter

3:25
Locuteur

de

3:26
Nicolas Dupont-Aignan

l'État, de leur service, de leur rôle, c'est qu'il y a quelque chose qui ne va pas bien dans notre société.

3:31
Locuteur

Et

3:32
Nicolas Dupont-Aignan

voilà pourquoi je tenais à être présent aujourd'hui. Car j'estime que quand on est candidat à la présidence de la République, on ne peut pas se défausser d'un tel rendez-vous. Alors, une fois qu'on a dit ça, vous allez me dire, on attend des actes. Parce que les belles paroles, vous en avez eu à chaque fois. Tous les cinq ans, ça recommence.

3:50
Locuteur

Qu

3:50
Nicolas Dupont-Aignan

'est-ce que je peux vous promettre, ou du moins, qu'est-ce qui me paraît important

3:54
Locuteur

? Trois

3:56
Nicolas Dupont-Aignan

choses. La sécurité, c'est quand même la moindre des choses, mais on n'y est pas.

3:59
Locuteur

La

4:00
Nicolas Dupont-Aignan

considération,

4:01
Locuteur

traduit

4:03
Nicolas Dupont-Aignan

dans les actes, et, troisième point, une meilleure organisation.

4:08
Locuteur

Je

4:09
Nicolas Dupont-Aignan

regarde le temps parce que je ne

4:10
Locuteur

veux

4:10
Nicolas Dupont-Aignan

pas me laisser déborder. Et je conclurai sur, au-delà de ça, le fait qu'on ne peut pas parler aux pompiers comme aux gendarmes, aux policiers,

4:20
Locuteur

sans

4:20
Nicolas Dupont-Aignan

parler des Français.

4:22
Locuteur

Mais

4:22
Nicolas Dupont-Aignan

je conclurai là-dessus. Premier objectif, la sécurité.

4:26
Locuteur

Vous

4:27
Nicolas Dupont-Aignan

connaissez mon projet. Du moins, vous m'avez entendu cent fois là-dessus. Je suis élu de banlieue de l'Essonne depuis,

4:33
Locuteur

je

4:33
Nicolas Dupont-Aignan

n

4:33
Locuteur

'ose

4:33
Nicolas Dupont-Aignan

pas dire combien de temps, 95, ça fait longtemps. Je répète toujours la même chose. Et je constate une dégradation quotidienne. Et rien n'a changé. Et vous le savez, le problème, il est judiciaire.

4:45
Locuteur

Et

4:45
Nicolas Dupont-Aignan

tant qu'on aura le fonctionnement de notre justice en France, eh bien, rien ne changera. Agression, laxisme, récidive. Voilà. Vous connaissez ça par cœur, je ne

4:55
Locuteur

veux

4:55
Nicolas Dupont-Aignan

pas revenir là-dessus. Donc, bien évidemment, grande réforme judiciaire. La justice est rendue au nom du peuple français, adoptée par référendum, avec un nouveau code pénal, un nouveau code de procédure pénale, avec des peines planchées pour toute agression de policiers. Parce que le problème, ce n

5:10
Locuteur

'est

5:10
Nicolas Dupont-Aignan

pas simplement de voter des lois, c'est de faire en sorte qu'il y ait place de prison et surtout de faire en sorte que les magistrats les appliquent au nom du peuple français, ce qui n'est plus le cas. Je ne reviendrai pas là-dessus. Deuxième objectif, qui me paraît beaucoup plus important, encore, parce que le reste, vous connaissez, c'est la considération. Mais la considération, ce n

5:30
Locuteur

'est

5:30
Nicolas Dupont-Aignan

pas de remettre des gerbes ici ou là, ce

5:34
Locuteur

n

5:34
Nicolas Dupont-Aignan

'est pas de vous dire que vous êtes magnifique. C'est plusieurs choses. Et je veux insister là-dessus.

5:39
Locuteur

La

5:40
Nicolas Dupont-Aignan

première, c'est le modèle français, qui est le modèle républicain.

5:43
Locuteur

C

5:44
Nicolas Dupont-Aignan

'est ce modèle français républicain

5:46
Locuteur

que

5:47
Nicolas Dupont-Aignan

chaque village,

5:48
Locuteur

par

5:49
Nicolas Dupont-Aignan

le volontariat,

5:50
Locuteur

est

5:51
Nicolas Dupont-Aignan

au service des autres.

5:53
Locuteur

C

5:53
Nicolas Dupont-Aignan

'est donc cette double

5:54
Locuteur

organisation,

5:57
Nicolas Dupont-Aignan

le volontariat

5:58
Locuteur

et

5:59
Nicolas Dupont-Aignan

l'organisation territoriale.

6:01
Locuteur

Et

6:02
Nicolas Dupont-Aignan

le volontariat existe parce qu'il y

6:03
Locuteur

a

6:03
Nicolas Dupont-Aignan

organisation territoriale. Parce qu'on habite le village, on habite le département, on veut s'engager pour défendre ses amis, ses voisins.

6:11
Locuteur

Et

6:12
Nicolas Dupont-Aignan

donc les deux vont ensemble. Et c'est là où ça commence à dérailler, si je peux me permettre. Ça commence à dérailler, vous le savez, je ne

6:19
Locuteur

vais

6:19
Nicolas Dupont-Aignan

pas revenir dessus, c'est d'abord le fameux arrêt de la CJCE. Moi, je ne me coucherai pas devant les institutions européennes puisque je ne les respecte pas et je ne veux pas les respecter. Voilà. Et j'ai lu vos trucs là, alors vous ne pouvez pas faire autrement, M. le Président, je ne vous en veux pas. Mais c'est toujours le même baratin. Vous croyez que vous allez changer l'Europe

6:36
Locuteur

? Vous

6:37
Nicolas Dupont-Aignan

allez croire que vous allez changer 27 pays ? Mais rien du tout. C'est un rouleau compresseur. Ça ne veut pas dire que

6:42
Locuteur

je

6:42
Nicolas Dupont-Aignan

n'aime pas l'Europe. J'aime les coopérations. Mais faisons la coopération pour nous occuper des choses importantes et laissons chaque pays gérer son système de sécurité civile comme il l'entend.

6:51
Locuteur

C

6:52
Nicolas Dupont-Aignan

'est aberrant. Pourquoi une directive ? Mais pourquoi

6:54
Locuteur

?

6:55
Nicolas Dupont-Aignan

Laissez les nations se gouverner comme elles l'entendent. Ça veut dire que le problème, ce n

7:01
Locuteur

'est

7:01
Nicolas Dupont-Aignan

pas de tourner autour du pot. Ça fait trois ans, quatre ans maintenant qu'on tourne autour du pot, qu'on essaye d'inventer l'œuf et la poule et puis en fait, rien ne sort.

7:10
Locuteur

Et

7:10
Nicolas Dupont-Aignan

vous êtes dans l'incertitude. Et derrière cette directive

7:14
Locuteur

et

7:14
Nicolas Dupont-Aignan

derrière cet arrêt, c'est la destruction de l'État-nation.

7:19
Locuteur

Pas

7:19
Nicolas Dupont-Aignan

seulement de vous, de nos armées.

7:21
Locuteur

C

7:22
Nicolas Dupont-Aignan

'est terrible ce qui est en train de se passer. Et la soumission de nos gouvernements successifs est indigne. Je le dis comme je le pense. Il y

7:29
Locuteur

a

7:29
Nicolas Dupont-Aignan

un moment, comme le disait le général de Gaulle, un moment où on met le veto. On n'applique pas. Stop. Stop. Et puis ça passera. Nous n'avons aucune raison, comme le disait le général de Gaulle, de baisser la tête devant qui que ce soit. Voilà. Ça c'est la France. Alors sinon,

7:46
Locuteur

vous

7:46
Nicolas Dupont-Aignan

passerez votre vie à tourner autour du truc et on n'y arrivera pas. Parce qu

7:49
Locuteur

'il

7:50
Nicolas Dupont-Aignan

faut défendre ce volontariat. Il faut aussi l'accompagner. Parce que les générations changent et ne donnent pas leur temps de la même façon. Cela veut dire bien sûr, une bonification de la retraite, d'un trimestre, tous les dix ans. C'est indispensable. car il n'y

8:05
Locuteur

a

8:05
Nicolas Dupont-Aignan

aucune raison que des gens qui vivent de l'assistanat soient récompensés et que des gens qui donnent leur temps en plus de leur boulot, de leur famille, n'aient pas une récompense. Mais s'il

8:17
Locuteur

y

8:17
Nicolas Dupont-Aignan

a un domaine où le discours sur la récompense du mérite, de l'effort et du travail doit porter, c'est bien celui-là. Et je ne pense pas que le coût soit si exorbitant que cela. Quand on voit les dépenses qu'on fait en RSA, dans nos conseils départementaux, c'est bien sûr du domaine de l'État là pour les retraites. Mais vraiment, on peut le faire. On peut le faire. Qu'on ne me dise pas qu'on ne peut pas le faire. Le deuxième point qui me paraît très important,

8:40
Locuteur

pour

8:40
Nicolas Dupont-Aignan

que les chefs d'entreprise n'aient pas des réticences ou ne soient pas tiraillés, c'est un allègement de charge pour son salarié qui s'engage. C'est le seul moyen de faire converger les responsabilités entre celles du chef d'entreprise et celles du pompier volontaire. Enfin, je veux rétablir le service national civique de trois mois, filles et garçons. Et bien évidemment, ce serait merveilleux que les

9:08
Locuteur

SDIS

9:09
Nicolas Dupont-Aignan

puissent accueillir des jeunes volontaires

9:11
Locuteur

pour

9:12
Nicolas Dupont-Aignan

découvrir le métier, apprendre pendant ces trois mois et vous auriez une part tout à fait exemplaire en ce domaine. Considération pour aussi les professionnels. On parle tout le temps des volontaires, mais vous avez 47 000 ou 50 000 professionnels, il ne

9:30
Locuteur

faut

9:30
Nicolas Dupont-Aignan

pas les oublier. Moi, ce que je ressens, d'abord, il y

9:33
Locuteur

a

9:33
Nicolas Dupont-Aignan

un besoin au niveau des directions. Direction, peut-être revoir un peu le fonctionnement, mais on m'a dit ça, mais moi, je ne

9:38
Locuteur

suis

9:38
Nicolas Dupont-Aignan

pas un spécialiste comme vous, c'est à vous de voir, mais de l'école nationale supérieure des officiers, on me dit qu'il

9:44
Locuteur

y a

9:44
Nicolas Dupont-Aignan

des problèmes de formation, il

9:46
Locuteur

y

9:46
Nicolas Dupont-Aignan

a un problème de mobilité pour ceux qui arrivent en haut de l'échelle, des passerelles avec d'autres ministères. Quand on a été colonel ou de pompier, quand on a dirigé des SDIS, je pense qu'on a la capacité aussi de faire autre chose et que par moments, c'est bon d'avoir des passerelles et je ne

10:01
Locuteur

vois

10:01
Nicolas Dupont-Aignan

pas pourquoi les pompiers seraient les seuls qui n'auraient pas le droit d'avoir de la mobilité. Je sais que ça existe un peu, mais parfois dans le privé et pas dans le public,

10:08
Locuteur

c

10:08
Nicolas Dupont-Aignan

'est à creuser, je ne suis pas un spécialiste et je ne

10:10
Locuteur

vais

10:10
Nicolas Dupont-Aignan

pas faire semblant de l'aide devant vous. Mais on m'a parlé de ça et je vous en parle. Je pense aussi qu'il

10:17
Locuteur

y a

10:17
Nicolas Dupont-Aignan

la question des budgets.

10:20
Locuteur

Je

10:20
Nicolas Dupont-Aignan

vais revenir sur l'organisation dessus. Il faut que

10:23
Locuteur

j

10:23
Nicolas Dupont-Aignan

'aille un peu plus vite. Sur l'organisation dessus, mais on ne peut pas continuer à demander à des départements et des communes écrasés avec une réduction des dépenses, des contributions de 11 milliards lors du précédent quinquennat d'assurer la montée en puissance des services de secours dans un monde où la crise sociale, la crise sanitaire et peut-être un jour, je ne l'espère pas trop, mais ça peut arriver, une crise beaucoup plus grave nous tomberait dessus. Et donc, j'y viens, cela veut dire changer d'organisation. Enfin, en termes de considération, j'attends le décret sur les gestes techniques.

11:00
Locuteur

On

11:00
Nicolas Dupont-Aignan

attend toujours. Je vois que le ministère de la Santé veut revenir dessus parce que les lobbies sont là. Mais quand on sait ce que vous faites, de grâce, mais qu'on vous laisse un peu faire. c'est insupportable. Et puis,

11:11
Locuteur

j

11:11
Nicolas Dupont-Aignan

'ai appris récemment que dans les âmes maritimes, vous n'aviez plus le droit d'aller en montagne. J'espère que

11:15
Locuteur

ça

11:15
Nicolas Dupont-Aignan

ne

11:16
Locuteur

va

11:16
Nicolas Dupont-Aignan

pas être généralisé à tous les massifs parce que ce serait injuste et c'est absurde. Enfin, c'est peut-être plus restreint, mais quand même, j'en parle parce que c'est aussi une question de considération. Et ça passe, il ne

11:26
Locuteur

me

11:26
Nicolas Dupont-Aignan

reste que 3 minutes 48. Ça m'oblige à parler de l'organisation.

11:30
Locuteur

Parce

11:31
Nicolas Dupont-Aignan

que pour que cette considération ait lieu, il faut bien évidemment qu'il y ait une impulsion d'un chef d'État. Mais il faut aussi que ce chef d'État tape du poing sur la table pour passer à une autre organisation. La réalité, qu'on le veuille ou non, c'est que la décentralisation atteint ses limites. Oui, il faut garder une organisation communale départementale d'ancrage et de maillage territorial. Je m'engage par exemple à ne plus fermer aucun centre de secours sans bien sûr l'accord du maire. C'est une évidence,

12:01
Locuteur

c'est

12:01
Nicolas Dupont-Aignan

dans votre projet. Mais

12:02
Locuteur

ça

12:04
Nicolas Dupont-Aignan

ne sert à rien de dire ça si on ne donne pas les moyens aux départements et aux communes de porter l'effort. Or, en fait, c'est toujours la même tactique, diviser pour régner. On oppose les uns les autres.

12:16
Locuteur

Et

12:17
Nicolas Dupont-Aignan

moi, j'ai vu dans mon département de l'Essonne des centres de secours où les effectifs réglementaires ne sont même pas là.

12:22
Locuteur

On

12:23
Nicolas Dupont-Aignan

triche.

12:24
Locuteur

On

12:24
Nicolas Dupont-Aignan

triche. Les effectifs réglementaires ne sont pas là.

12:27
Locuteur

Et

12:27
Nicolas Dupont-Aignan

le ministère de l'Intérieur ne contrôle pas.

12:30
Locuteur

Alors,

12:31
Nicolas Dupont-Aignan

on fait comment

12:31
Locuteur

? Et

12:32
Nicolas Dupont-Aignan

un jour, il y

12:32
Locuteur

aura

12:32
Nicolas Dupont-Aignan

un drame. Donc, je dis, le système est à bout de souffle. Ça veut dire quoi ? Qu

12:38
Locuteur

'est

12:38
Nicolas Dupont-Aignan

-ce qu'on fait ? Je crois que la meilleure solution, c'est qu'il y

12:40
Locuteur

ait

12:40
Nicolas Dupont-Aignan

un fonds national qui soit abondé d'un milliard d'euros, par exemple, et qui serve à la péréquation. Une péréquation en fonction d'indices, départements, communes, et puis qui aide à l'organisation matérielle. Car soit les départements et les communes se concentrent sur les personnels et le national prend en charge le matériel, soit il faut une aide. On ne peut pas continuer comme ça. Chacun se renvoie la balle.

13:05
Locuteur

C

13:05
Nicolas Dupont-Aignan

'est insupportable. Parce que vous, vous êtes au front. Et puis derrière, c

13:08
Locuteur

'est

13:08
Nicolas Dupont-Aignan

des bureaucrates qui passent leur vie à discuter entre eux. Et des élus qui ne savent pas comment faire. Ça ne peut pas continuer. Donc, moi, je souhaite qu

13:15
Locuteur

'il

13:15
Nicolas Dupont-Aignan

y

13:15
Locuteur

ait

13:15
Nicolas Dupont-Aignan

un vrai ministère de la protection civile, rattaché au Premier ministre, qui permette que vous ne soyez pas... On va se parler franchement. Et j'ai beaucoup de respect pour le ministère de

13:23
Locuteur

l

13:23
Nicolas Dupont-Aignan

'Intérieur. J'en étais un. J'étais issu de ce ministère. Beaucoup de respect pour nos amis policiers et gendarmes. Beaucoup de respect pour toute la technostructure du ministère de l'Intérieur. Mais il faut être honnête, la sécurité sauve-vie, il passe toujours après. Voilà, c'est tout. C'est comme ça. Et donc, si on veut préparer notre pays aux grandes crises de demain, c'est-à-dire non pas simplement vous faire plaisir, vous considérer, vous donner l'envie de faire, vous récompenser. Il faut qu'il y

13:46
Locuteur

ait

13:46
Nicolas Dupont-Aignan

une vision générale. Et le ministère de l'Intérieur, pris par le quotidien, ne peut pas avoir cette vision générale. Il ne peut pas y arriver. Et ça fait 20 ans qu'on tourne autour. J'ai entendu ça auprès de Charles Pasqua et d'autres. On répète toujours la même chose. Donc, vous devez vous lasser, moi aussi. Et donc, je crois qu'il faut oser ce grand ministère de la Protection civile avec l'autorité du Premier ministre, avec bien sûr un lien très étroit avec le ministre de

14:10
Locuteur

l

14:10
Nicolas Dupont-Aignan

'Intérieur. On peut trouver un arrangement pour qu'il soit, je veux dire, acteur de ce ministère.

14:15
Locuteur

Je

14:15
Nicolas Dupont-Aignan

ne

14:15
Locuteur

sais

14:15
Nicolas Dupont-Aignan

pas, on peut trouver quelque chose. Ça se trouve quand on veut. Parce que c'est la seule condition d'avoir une vision générale.

14:21
Locuteur

C

14:21
Nicolas Dupont-Aignan

'est la seule condition d'imaginer une montée en puissance financière d'équipement. Je pense au Canadair. Je pense à tout ce qui dépasse l'action quotidienne. C'est ce qui permettra aussi de taper du poing sur la table vis-à-vis du ministère de la Santé des ARS. Moi, je suis pour la dissolution des ARS.

14:37
Locuteur

Ça

14:37
Nicolas Dupont-Aignan

a été une catastrophe. Et qu'on revienne à des bonnes directions départementales qui étaient ancrées sur le terrain, qui comprenaient quelque chose et qui agissaient, et

14:43
Locuteur

pas

14:43
Nicolas Dupont-Aignan

des bureaucrates qui ne sortaient pas sur le terrain. Je suis pour qu'on revienne à un État qui fonctionne, des directions départementales, une structure, une volonté politique, des moyens accordés, un échéancier. Voilà ce que je vous propose. Alors après, j'aurais pu dire d'autres choses.

15:01
Locuteur

Je

15:01
Nicolas Dupont-Aignan

vais être très bref pour conclure. Vous me laissez 30 secondes pour conclure. 30 secondes. 30 secondes. Parce que moi, je n

15:07
Locuteur

'ai

15:07
Nicolas Dupont-Aignan

pas lu un discours écrit par d'autres. Donc, je vous en supplie. Et je l'ai écrit moi-même. Donc, je vous donne 30 secondes de répit. Ça

15:16
Locuteur

fait

15:16
Présentateur

30 secondes que vous demandez 30

15:17
Locuteur

secondes. Après,

15:17
Nicolas Dupont-Aignan

je ne les aurai pas. 30 secondes de répit. Je veux juste vous dire que ce grand ministère de la Protection civile permettra aussi de dire aux Français ce que je veux venir là-dessus. Je ferai peut-être dans les réponses. Mais de dire aux Français, ce n

15:31
Locuteur

'est

15:31
Nicolas Dupont-Aignan

pas les pompiers qui pourront tout faire pour vous. Comme ce n

15:33
Locuteur

'est

15:33
Nicolas Dupont-Aignan

pas les policiers, pas les gendarmes. Ça veut dire qu'il faut apprendre à l'école. Et c'est la question des gestes de premier secours. C'est la question de l'apprentissage d'une vision générale de ce qu'est la France, de ce que sont les dangers climatiques, guerriers, on le voit avec l'Ukraine. Bref, une autre vision de ce qui est en danger et pas simplement une vision consumériste. On appelle les pompiers parce que le chat est parti sur la gouttière et que personne ne veut nous le faire. Ça, ce n

16:02
Locuteur

'est

16:02
Nicolas Dupont-Aignan

pas possible de continuer comme ça. Voilà ce que je voulais dire. Mais j'ai oublié sans doute plein de points. J'en profiterai dans les réponses.

16:07
Locuteur

Oui, mais grâce

16:08
Présentateur

aux questions,

16:08
Locuteur

on

16:09
Présentateur

va y revenir.

16:09
Locuteur

Je n'ai pas dépassé 30.

16:11
Présentateur

Moi, je

16:12
Locuteur

ne

16:12
Nicolas Dupont-Aignan

sais pas.

16:12
Locuteur

Et

16:12
Nicolas Dupont-Aignan

puis, j'ai commencé.

16:13
Locuteur

Je

16:13
Nicolas Dupont-Aignan

n

16:13
Locuteur

'ai

16:13
Nicolas Dupont-Aignan

pas mis 5 secondes

16:14
Locuteur

au début.

16:14
Présentateur

Bon, c'est bon. On va dire que c'est bon.

16:17
Locuteur

Première

16:17
Présentateur

question vidéo de Maxime Perchet, sapeur-pompier professionnel. Dans les sols, question vidéo.

16:21
Nicolas Dupont-Aignan

Ah, dans les sols.

16:22
Invité

Mesdames et messieurs les candidats à la présidence, bonjour.

16:26
Locuteur

Ma

16:26
Invité

question est la suivante. La sollicitation opérationnelle sur le secours à personne ne cesse d'augmenter malgré la crise sanitaire.

16:33
Locuteur

Les

16:33
Invité

interventions des sapeurs-pompiers ne sont pas toujours justifiées

16:36
Locuteur

et

16:37
Invité

nous souffrons également d'une sur-sollicitation de la part des SAMU.

16:41
Locuteur

Pouvons

16:41
Invité

-nous,

16:42
Locuteur

un

16:42
Invité

jour, espérer retrouver des missions liées à notre activité ? Qui est l'urgence

16:47
Locuteur

? Eh

16:51
Nicolas Dupont-Aignan

oui, c'est le problème de la reconstruction des services publics, police, gendarmerie, hôpital. En fait,

16:58
Locuteur

on

16:58
Nicolas Dupont-Aignan

a supprimé 100 000 lits.

17:00
Locuteur

Enfin,

17:00
Nicolas Dupont-Aignan

ils ont supprimé, moi j'ai toujours refusé. Ils ont supprimé 100 000 lits d'hôpitaux en 20 ans.

17:07
Locuteur

Quand

17:07
Nicolas Dupont-Aignan

même, en pleine crise sanitaire, 17 300 depuis 2017, 5 700 en 2020. Le Val-de-Grâce devrait être ouvert depuis deux ans. bref, on a fait maigrir l'État.

17:23
Locuteur

Et

17:23
Nicolas Dupont-Aignan

puis après, on dit aux pompiers, allez-y, faites la voiture balai. Voilà, donc moi je pourrais faire de la démagogie en vous disant, on peut augmenter les... Mais vous l'avez très bien dit, vous demandez d'être recentré sur votre métier. Vous ne demandez pas de replacer tout le monde. Donc la seule réponse que je peux vous faire honnête, c'est en reconstruisant un vrai ministère de l'Intérieur et une police et une gendarmerie et en arrêtant de regrouper les brigades et les commissariats, ce qui continue toujours,

17:45
Locuteur

on

17:45
Nicolas Dupont-Aignan

vient de me regrouper trois commissariats chez moi. C'est de reconstruire un appareil de santé bien diversifié et c'est la question fondamentale des ambulances.

17:54
Locuteur

Je

17:54
Nicolas Dupont-Aignan

ne

17:54
Locuteur

suis

17:54
Nicolas Dupont-Aignan

pas revenu dessus. Mais c'est la privatisation de tout, de l'argent roi, et qui fait qu'à la fin, comme tout le monde ne peut pas payer, c'est les pompiers qui le font. Voilà la réalité. Donc,

18:06
Locuteur

il

18:07
Nicolas Dupont-Aignan

faut traiter la cause du problème. Et dans mon plan, vous verrez, il y a cette idée de recréer 20 000 lits en France, dans les zones sous-dotées, de recréer des vrais systèmes ambulanciers, c'est-à-dire de reconstruire. Et de prendre l'argent, parce que ça coûtera de l'argent, beaucoup d'argent, et de prendre sur les 20 milliards de plusieurs millions de fausses cartes vitales et de faux numéros d'immatriculation de sécurité sociale. Je vous invite à lire un livre extraordinaire qui s'appelle Ouvat le pognon. que j'ai écrit avant la campagne, où j'ai repris tous les rapports parlementaires, tous les rapports parlementaires, ce n

18:40
Locuteur

'est

18:40
Nicolas Dupont-Aignan

pas moi, et où j'ai mis les fuites financières.

18:44
Locuteur

Et

18:44
Nicolas Dupont-Aignan

quand vous voyez les dizaines de milliards qui sont perdus, que tout le monde sait, c'est dans tous les rapports parlementaires, de gauche, de droite, de députés de gauche et de droite, si on ne prend pas cet argent pour le remettre sur les services publics qui en ont besoin, eh bien, on passera notre vie à écoper d'un côté pour remettre de l'autre, etc. Donc, pour moi, ça va avec la reconstruction de l'État, police, gendarmerie, santé, et à ce moment-là,

19:10
Locuteur

on

19:10
Nicolas Dupont-Aignan

peut recentrer les pompiers sur leur mission, mais quand même en réorganisant, j'insiste, parce que tout le monde dit la décentralisation,

19:18
Locuteur

c

19:18
Nicolas Dupont-Aignan

'est formidable, moi, je n'en crois pas un mot, et pourtant, j'ai été maire 22 ans. Oui, l'ancrage local, mais il

19:23
Locuteur

y a

19:23
Nicolas Dupont-Aignan

un moment, il faut une vision nationale de péréquation, parce que surtout avec les problèmes climatiques, il n'y aura pas que des incendies dans le sud demain, j'en ai même eu un en forêt de Sénard, et on fait quoi ? Donc, il y a bien un moment, il faudra quand même avoir une vraie politique de sécurité civile dans notre pays.

19:38
Présentateur

Et la deuxième question, c

19:39
Locuteur

'est

19:39
Présentateur

Stéphane Desvous-Juron qui vous la pose.

19:42
Invité

Merci, Aurélie.

19:44
Locuteur

Monsieur

19:44
Invité

Duportelion, bonjour. Bonjour. Vous l'avez évoqué dans vos propos, la création de ce ministère en charge de la protection civile. Du coup, ma question va être plutôt sur sa priorisation parmi vos propositions et son dimensionnement de ce ministère en charge de la sécurité civile et des situations d'urgence, afin que notre pays se prépare à toutes ces situations qui se multiplient et sur toutes les crises.

20:07
Nicolas Dupont-Aignan

Bon courage à celui qui en aura la charge, parce que c'est un énorme travail. Si la création d'un ministère de la protection civile, c'était simplement

20:16
Locuteur

de

20:17
Nicolas Dupont-Aignan

prendre la direction du ministère de

20:19
Locuteur

l

20:19
Nicolas Dupont-Aignan

'Intérieur et de mettre ministre et de le rattacher au Premier ministre, on a connu ça pour plein de trucs. Ça ne marchera pas.

20:26
Locuteur

Dans

20:26
Nicolas Dupont-Aignan

mon esprit, c'est vraiment de bâtir une culture de la protection civile. Et dans mon esprit, ce serait d'aller en Suisse, en Suède, dans des pays qui ont une culture de la protection civile.

20:38
Locuteur

C

20:38
Nicolas Dupont-Aignan

'est ça qui est important. Et ça veut dire un travail gigantesque. Mais gigantesque, c'est peut-être un travail de 20 ans. Mais il faut commencer maintenant. Parce que moi, quand j'étais étudiant et que

20:49
Locuteur

j

20:49
Nicolas Dupont-Aignan

'ai fait ma première, j'étais sous-préfet, je me souviens,

20:52
Locuteur

on

20:52
Nicolas Dupont-Aignan

m

20:52
Locuteur

'a

20:52
Nicolas Dupont-Aignan

emmené, j'étais dans la direction de la protection civile au ministère de

20:55
Locuteur

l

20:55
Nicolas Dupont-Aignan

'Intérieur, je ne vous en dirai pas plus. Et voilà, il y a quand même un certain nombre d'années. Et rien n'a changé. Si ce

21:00
Locuteur

n'est

21:00
Nicolas Dupont-Aignan

à mon avis que ça doit être un peu pire. Mais voilà. Donc, est-ce qu'on se dit

21:06
Locuteur

que

21:06
Nicolas Dupont-Aignan

la protection des Français face aux crises climatiques, aux crises de sécurité, on a vu les pastilles d'iode là, mais même, imaginez demain, on est enregistré, donc, imaginez demain, après je ne suis pas anti-nucléaire, donc je ne suis pas Mélenchon, mais imaginez demain un incident ou un accident dans une centrale nucléaire française.

21:28
Locuteur

ben

21:29
Nicolas Dupont-Aignan

moi, je ne suis pas convaincu qu'on soit prêt.

21:31
Locuteur

Donc,

21:32
Nicolas Dupont-Aignan

heureusement, on a un système très sûr, je m'empresse de le dire. Heureusement qu'être très sûr parce qu'on a une qualité, etc. Mais voilà. Donc, n'attendons pas le pire, surtout que c'est des sommes dérisoires par rapport, je lisais vos documents, enfin, ce n

21:48
Locuteur

'est

21:48
Nicolas Dupont-Aignan

pas le quoi qu'il en coûte là, c'est des sommes dérisoires. Est-ce qu'on ne peut pas être, est-ce que honnêtement, dans un programme global, mettre 2 milliards de plus sur la sécurité civile,

21:58
Locuteur

c

21:58
Nicolas Dupont-Aignan

'est rien à

21:59
Locuteur

l

21:59
Nicolas Dupont-Aignan

'échelle de l'État. C'est rien.

22:01
Locuteur

C

22:01
Nicolas Dupont-Aignan

'est rien.

22:02
Locuteur

Et

22:02
Nicolas Dupont-Aignan

pour vous, ce serait tout.

22:03
Locuteur

à

22:05
Nicolas Dupont-Aignan

condition d'être organisé, à condition de ne pas saupoudrer à chacun.

22:08
Locuteur

Voilà. Troisième question, c'est une

22:10
Présentateur

question vidéo.

22:13
Locuteur

Bonjour. Frédéric

22:16
Invité

Brunet, sapeur-pompier volontaire dans le département des Deux-Sèvres.

22:20
Locuteur

Il

22:21
Invité

y a aujourd'hui en France

22:22
Locuteur

plus

22:23
Invité

de 250 000 sapeurs-pompiers, dont 80% sont des sapeurs-pompiers volontaires.

22:28
Locuteur

Ces

22:29
Invité

sapeurs-pompiers sont étudiants, artisans, agriculteurs, employés ou ouvriers

22:34
Locuteur

et

22:35
Invité

partagent toute cette même passion,

22:37
Locuteur

celle

22:37
Invité

de porter assistance à son prochain.

22:40
Locuteur

On

22:41
Invité

ne parle pourtant jamais d'eux,

22:42
Locuteur

voire

22:42
Invité

très rarement.

22:45
Locuteur

En

22:45
Invité

oubliant la sécurité dans laquelle peuvent intervenir ces soldats du feu,

22:49
Locuteur

ma

22:49
Invité

question est simple.

22:51
Locuteur

Quel

22:52
Invité

serait l'avenir du volontariat chez les sapeurs-pompiers avec la mise en place des 11 heures de repos obligatoires et comment remotiver les sapeurs-pompiers volontaires qui aujourd'hui, dans ce contexte particulier, perdent espoir de leur passion et préfèrent abandonner cette fonction qui est la leur

23:09
Locuteur

? Je

23:10
Invité

vous remercie.

23:12
Nicolas Dupont-Aignan

J'ai déjà répondu sur la directive.

23:16
Locuteur

Voilà.

23:17
Nicolas Dupont-Aignan

Donc, je ne

23:17
Locuteur

vais

23:17
Nicolas Dupont-Aignan

pas recommencer. Et puis, là aussi, c'est un problème de considération, de rémunération, de droit à la retraite, d'exonération de charges, de conciliation. Donc là, je suis désolé, mais j'ai déjà répondu d'une

23:30
Locuteur

certaine manière et je ne voudrais pas qu'il le prenne mal. C'est seulement

23:32
Présentateur

8 minutes.

23:33
Locuteur

Voilà. On

23:34
Présentateur

va enchaîner avec la question d'Angélique Friedrich qui est sapeur-pompier volontaire dans les Ardennes.

23:39
Locuteur

Comme

23:40
Invité

vous le savez, les pandémies et les catastrophes naturelles n'ont pas de frontières. Quelles ambitions avez-vous pour soutenir la coopération et la solidarité nationale, voire internationale, en aidant le financement des SDIS ? Et quel doit être le rôle de l'Union européenne ?

23:56
Nicolas Dupont-Aignan

Vous comprenez que je n

23:57
Locuteur

'ai

23:57
Nicolas Dupont-Aignan

pas une passion pour l'Union européenne, mais en revanche, j

24:01
Locuteur

'ai

24:01
Nicolas Dupont-Aignan

une passion pour les coopérations.

24:04
Locuteur

C

24:04
Nicolas Dupont-Aignan

'est-à-dire, je crois à l'Europe. Mais l'Europe, des coopérations sur des objectifs précis. Et donc, par exemple, j'ai toujours pensé qu'il fallait une coopération des pays du sud de Méditerranée, qui peut d'ailleurs traverser avec le Maghreb, sur les incendies de forêt. Mais essayer de faire marcher à 27, tout le monde pareil, je pense que c'est une illusion et que moralité, tout le monde est mécontent.

Donc, abandonnons tous ces projets de directive, soyons fiers de nous, défendons nos intérêts, et en revanche, coopération, par exemple, sur cette histoire du Canadair, parce que ça, ça me rend malade chaque été, quand je vois les pilotes du Canadair qui risquent leur peau pour les baigneurs, et que vous êtes dans des avions rafistolés depuis, enfin,

24:52
Locuteur

c

24:52
Nicolas Dupont-Aignan

'est pas possible de voir ça, et que tous les gouvernements sont venus, enfin, quand même, on n'est pas capable, alors voilà l'Europe. Voilà, plutôt que d'inventer des trucs très compliqués qu'on mette sur place, vraiment, un système de Canadair, d'une flotte de Canadair, opérationnelle, forte, et qui peut être polyvalente entre les pays. Vous voyez, moi, je ne suis pas le, contrairement à l'image qu'on veut donner de moi, je ne

25:14
Locuteur

suis

25:14
Nicolas Dupont-Aignan

pas nationaliste du tout. je considère que la nation doit être libre et qu'en revanche, elle doit coopérer. Et là, il y a un beau projet de coopération. Voilà, tout le reste, alors après, vous êtes en zone frontalière, il peut y avoir bien évidemment des accords, c'est évident, on ne

25:28
Locuteur

va

25:28
Nicolas Dupont-Aignan

pas s'arrêter à la frontière s'il y

25:30
Locuteur

a

25:30
Nicolas Dupont-Aignan

un danger. Et puis, il y a tout le problème des grands équipements, on parle du nucléaire, mais aussi des équipements chimiques, vous avez un rôle clé à jouer, ce qui s'est passé à Rouen, j'ai été sur place deux jours après, ce qui s'est passé à Rouen, là aussi, on n'imagine pas qu'il y

25:45
Locuteur

a

25:45
Nicolas Dupont-Aignan

toutes ces usines partout et que les pompiers sont au premier rang. Est-ce qu'on a tout de près

25:50
Locuteur

pour

25:50
Nicolas Dupont-Aignan

ça ? Franchement, je ne crois pas. Quand je dis pour ça, ce qui s'est passé à Rouen,

25:55
Locuteur

et

25:55
Nicolas Dupont-Aignan

vous avez été héroïque, mais il

25:57
Locuteur

y a

25:57
Nicolas Dupont-Aignan

un moment, il faut aussi préparer.

25:59
Présentateur

Dernière question, celle que vous pose Florent Feutrier, sapeur-pompier volontaire dans les Hautes-Alpes. C'est en vidéo.

26:05
Invité

Bonjour. Ne trouverez-vous pas normal d'accorder des avantages fiscaux ou autres aux artisans et aux indépendants qui donnent de leur temps aux sapeurs-pompiers volontaires en délaissant leur activité professionnelle

26:18
Locuteur

? Merci

26:20
Invité

pour votre réponse.

26:23
Locuteur

Oui,

26:23
Nicolas Dupont-Aignan

parce qu'eux, ils ont la double peine.

26:25
Locuteur

C

26:26
Nicolas Dupont-Aignan

'est-à-dire que déjà, ils ont des RSI, des charges sociales extrêmement lourdes avec des bénéfices sociaux dramatiquement faibles. Et en plus, ils donnent de leur temps. Donc, ils ont la triple peine, je dirais presque. Donc, il est clair qu'il faudrait un... Alors, je ne

26:40
Locuteur

peux

26:40
Nicolas Dupont-Aignan

pas vous répondre techniquement, mais il faudrait un plus pour les indépendants qui donnent de leur temps au service de la collectivité. Mais ça, honnêtement, on doit pouvoir le régler techniquement assez simplement. Et c'est là où il faut mettre le paquet. En tout cas, il faut que, dès le collège, on apprenne

26:59
Locuteur

à

27:00
Nicolas Dupont-Aignan

ce que veut dire donner aux autres.

27:02
Locuteur

Pas

27:02
Nicolas Dupont-Aignan

de manière, j'allais dire, comment dire,

27:06
Locuteur

de

27:07
Nicolas Dupont-Aignan

charité ou de bon sentiment. Je vais vous faire une confidence. Nous sommes dans une société du bon sentiment permanent

27:13
Locuteur

qui

27:14
Nicolas Dupont-Aignan

couvre l'égoïsme total.

27:15
Locuteur

C

27:16
Nicolas Dupont-Aignan

'est-à-dire qu'on n'a jamais autant parlé du don aux autres que dans une société d'égoïste. Mais c'est sans doute parce que les vedettes ont énormément l'habitude de cela et que ça rejaillit sur toute la société. Alors, il y a des vedettes qui sont généreuses discrètement. Mais en général, plus ils en parlent de leur solidarité,

27:36
Locuteur

de

27:36
Nicolas Dupont-Aignan

leur générosité, moins ils la font en titre personnel. Bon, eh bien, les bénévoles, eux, ils la font, ils n'en parlent pas. Voilà. Et donc, l'État devrait être là plutôt pour eux plutôt que pour faire du spectacle.

27:47
Présentateur

Merci Nicolas Dupoignan. Vous avez du rab. J'ai

27:50
Locuteur

du rab.

27:50
Présentateur

Pouvoir en faire ce que vous voulez.

27:51
Nicolas Dupont-Aignan

Je regarde si j'ai oublié quelque chose. Voyez,

27:54
Présentateur

je...

27:55
Nicolas Dupont-Aignan

Non, parce que...

27:57
Locuteur

Je

27:58
Nicolas Dupont-Aignan

vais vous dire ce que j'ai envie de vous dire. Je regarde si j'ai oublié quelque chose.

28:02
Présentateur

Mais ce n

28:02
Locuteur

'est

28:02
Présentateur

pas énormément de rab non plus.

28:03
Nicolas Dupont-Aignan

Non, rassurez-vous,

28:04
Locuteur

je ne vais

28:04
Nicolas Dupont-Aignan

pas rester. Rassurez-vous, je ne

28:06
Locuteur

vais

28:06
Nicolas Dupont-Aignan

pas rester. Vous en avez d'autres qui arrivent. Non, je

28:11
Locuteur

vais

28:13
Nicolas Dupont-Aignan

vous dire ce que j'ai ressenti. C'est le dernier rendez-vous que j'ai eu dans mon bureau il n'y

28:18
Locuteur

a

28:18
Nicolas Dupont-Aignan

pas si longtemps,

28:19
Locuteur

je

28:19
Nicolas Dupont-Aignan

ne

28:19
Locuteur

sais

28:19
Nicolas Dupont-Aignan

pas, deux, trois mois, suite à l'affaire du Covid d'un sapeur-pompier professionnel ou deux,

28:29
Locuteur

de

28:29
Nicolas Dupont-Aignan

deux volontaires qui, et c'est ça qui m'a fait le plus de peine, étaient écoeurés et regrettaient presque d'avoir sacrifié leur vie. Au sens,

28:40
Locuteur

vous

28:40
Nicolas Dupont-Aignan

voyez ce que je veux dire

28:41
Locuteur

?

28:41
Nicolas Dupont-Aignan

Et là, je me suis dit

28:43
Locuteur

il

28:43
Nicolas Dupont-Aignan

y a quelque chose de très grave.

28:45
Locuteur

Et

28:45
Nicolas Dupont-Aignan

je vois ça aussi chez des policiers.

28:47
Locuteur

C

28:47
Nicolas Dupont-Aignan

'est-à-dire que

28:48
Locuteur

ils

28:49
Nicolas Dupont-Aignan

ont la foi chevillée au corps. Mais vraiment. Ils ont tout donné dans leur vie

28:53
Locuteur

pour

28:53
Nicolas Dupont-Aignan

la collectivité. Et ils ont un sentiment d'ingratitude

28:58
Locuteur

et

28:58
Nicolas Dupont-Aignan

de dégoût. je me permets d'être solennel. Et ça, ce n

29:04
Locuteur

'est

29:04
Nicolas Dupont-Aignan

pas possible.

29:06
Locuteur

Parce

29:06
Nicolas Dupont-Aignan

qu'en même temps, ils sont fiers de ce qu'ils font. Et nous sommes tous fiers de ce qu'ils font. Et donc, j'aurais remonté le moral. Mais c'était l'affaire de la vaccination imposée, il

29:15
Locuteur

faut

29:15
Nicolas Dupont-Aignan

être honnête. Parce que quand vous avez 35 ans et que vous n'avez aucun risque de vous obliger à subir ça, c'est inacceptable. Moi, je ne

29:25
Locuteur

l

29:25
Nicolas Dupont-Aignan

'accepte pas pour moi. mais ça s'ajoutait à tout. Ça s'ajoutait au couteau. Il avait reçu un marteau sur la tête du 8e étage lancé d'un immeuble au crachat. Enfin, il faut voir ce que c'est dans la vie quotidienne. Et ça, je le vis tellement dans ma banlieue,

29:46
Locuteur

à

29:46
Nicolas Dupont-Aignan

Vigneux, ailleurs. C'est quotidien. C'est les pneus crevés de sa voiture personnelle. C'est ses enfants menacés au collège qui peuvent même puis dire que leur père est pompier.

29:57
Locuteur

Vous

29:58
Nicolas Dupont-Aignan

vous rendez compte ce que ça veut dire

29:59
Locuteur

? Donc,

30:00
Nicolas Dupont-Aignan

ce que j'aimerais, c'est que nos grands hiérarques et tous ceux qui parlent toute la journée suivent peut-être un camion de pompier une journée.

30:08
Locuteur

D

30:08
Nicolas Dupont-Aignan

'ailleurs, moi, je veux bien venir un jour. Non, mais sérieusement, c'est ça le problème. On ne peut pas demander à des femmes et des hommes ça. Il y

30:18
Locuteur

a

30:18
Nicolas Dupont-Aignan

un moment, trop, c'est trop.

30:20
Locuteur

Et

30:20
Nicolas Dupont-Aignan

j'aimerais que les responsables politiques le comprennent. Et moi, je le comprends parce que j'ai la chance d'être très proche dans ma circonscription sur ce qu'on m'aurait dit, malgré tout ce que je dis et ce que je fais. C'est que, voilà, je les connais, on vit, on va sur le terrain ensemble. Et ces femmes et ces hommes, ils portent le pays. Vraiment. Et donc, autant que les policiers, les gendarmes et les autres. Il n

30:41
Locuteur

'y a

30:41
Nicolas Dupont-Aignan

pas qu'eux. Même des membres de SAMU. Donc, il y en a des formidables. Attention. D'ailleurs, moi, je ne sais pas, j'ai une dernière point.

30:50
Présentateur

En fait,

30:53
Locuteur

il ne me reste que deux secondes.

30:53
Nicolas Dupont-Aignan

J'ai un point que je ne sais pas parce qu'on est très franc et c'est convivial. C'est que j'ai une hésitation sur le 112. C'est-à-dire que tout le monde me dit qu'il faut le faire. C'est expérimental. Mais si on le fait, il

31:05
Locuteur

faut

31:05
Nicolas Dupont-Aignan

que ça marche vraiment parce que sinon, il y a le danger

31:09
Locuteur

qu

31:09
Nicolas Dupont-Aignan

'il y

31:09
Locuteur

a

31:09
Nicolas Dupont-Aignan

un trou dans la raquette. Et là, il faudra que vous m'en parliez parce que j'ose vous dire que je ne suis pas au point encore là-dessus. Je sais. Bon. Voilà. Là, c'est la seule inquiétude que j'avais. Voyez, je ne sais pas tout, mais vous pouvez nous apprendre beaucoup et je vous souhaite bonne chance.

31:26
Présentateur

Merci Nicolas Duprégnon.

31:36
Locuteur

Le

31:37
Présentateur

grand oral touche à sa fin.