Intervention de Nicolas Dupont-Aignan à la fédération nationale des sapeurs-pompiers de France
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 66 %Attaque 18 %Défensif 16 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 16:17OuverteRéponse directe
Question vidéo de Maxime Perchet, sapeur-pompier professionnel : La sollicitation opérationnelle sur le secours à personne ne cesse d'augmenter malgré la crise sanitaire. Pouvons-nous espérer retrouver des missions liées à notre activité ?
- 19:38OuverteRéponse directe
Question de Stéphane Desvous-Juron : Quelle serait la priorisation et le dimensionnement de ce ministère en charge de la sécurité civile ?
- 22:10OuverteRéponse partielle
Question vidéo de Frédéric Brunet, sapeur-pompier volontaire : Quel serait l'avenir du volontariat avec la mise en place des 11 heures de repos obligatoires et comment remotiver les sapeurs-pompiers volontaires ?
- 23:35OuverteRéponse directe
Question d'Angélique Friedrich, sapeur-pompier volontaire : Quelles ambitions pour soutenir la coopération et la solidarité nationale, voire internationale, en aidant le financement des SDIS ? Quel doit être le rôle de l'Union européenne ?
- 26:00OuverteRéponse directe
Question de Florent Feutrier, sapeur-pompier volontaire : Ne trouverez-vous pas normal d'accorder des avantages fiscaux ou autres aux artisans et indépendants qui donnent de leur temps aux sapeurs-pompiers volontaires ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 16:58Invité politiqueChiffre
« Ils ont supprimé 100 000 lits d'hôpitaux en 20 ans. »
- 18:10Invité politiquePromesse
« Il y a cette idée de recréer 20 000 lits en France, dans les zones sous-dotées. »
- 18:23Invité politiqueChiffre
« Prendre sur les 20 milliards de plusieurs millions de fausses cartes vitales et de faux numéros d'immatriculation de sécurité sociale. »
- 19:16Invité politiqueFait
« Il faut une vision nationale de péréquation, parce que surtout avec les problèmes climatiques, il n'y aura pas que des incendies dans le sud demain. »
- 21:55Invité politiqueChiffre
« Mettre 2 milliards de plus sur la sécurité civile. »
- 26:40Invité politiquePromesse
« Il faudrait un plus pour les indépendants qui donnent de leur temps au service de la collectivité. »
- 29:13Invité politiqueFait
« Mais c'était l'affaire de la vaccination imposée, il faut être honnête. »
- 29:18Invité politiqueFait
« Parce que quand vous avez 35 ans et que vous n'avez aucun risque de vous obliger à subir ça, c'est inacceptable. »
- 30:00Invité politiqueFait
« ce que j'aimerais, c'est que nos grands hiérarques et tous ceux qui parlent toute la journée suivent peut-être un camion de pompier une journée. »
- 31:00Invité politiqueFait
« C'est que j'ai une hésitation sur le 112. C'est-à-dire que tout le monde me dit qu'il faut le faire. C'est expérimental. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan85 %
- ?6 %
- Invité3 %
- Présentateur2 %
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Oui, ça
y est. Nicolas Dupont-Aignan nous rejoint pour son grand oral. Bonjour Monsieur le candidat.
Je
peux commencer ? Oui, vous pouvez
y aller,
c
'est à
vous. Écoutez, merci de votre invitation. Vous êtes encore un des derniers lieux où l'égalité républicaine l'emporte,
c
'est-à-dire où tous les candidats sont considérés de la même façon,
ce
qui est assez rare dans notre monde médiatique, où les sondages décident de qui a le droit de parler et de ne pas parler. Donc je suis très heureux de pouvoir vous dire un mot. Et
c
'est une sorte de
moment
rare. Alors je voudrais, je n'ai pas préparé un papier écrit, rédigé, parce que j'ai été maire 22 ans, dans ma bonne ville de Yerre dans l'Essonne. Et j'ai pu au cours de ces années, toujours comme député, mais quand on est maire, on est vraiment plus en contact encore avec les sapeurs-pompiers, voir à quel point votre rôle est beau, exigeant et ingrat.
J
'emploie ces trois mots tels que je le ressens. Parce que les pompiers ne sont pas seulement
les
soldats du feu, les héros,
que
vous pouvez être, au point qu'il y ait des morts. Et on parle toujours des soldats morts pour la France, des gendarmes, des policiers. Et finalement, on parle assez rarement des pompiers morts pour la France.
Ce
sacrifice, il est partie inhérente de votre engagement.
Mais
au-delà de ce sacrifice héroïque, qui est toujours présent dans la conscience de chacun, je le sais, il y a cette usure dont me parlent beaucoup de vos collègues, cette usure parce que vous êtes au front de la société,
et
en fait vous êtes la voiture balai
de
toutes les carences, de toute la décrépitude
de
notre société moderne. Parce qu'en vérité, vous êtes confronté à la violence, vous êtes confronté à la mort, vous êtes confronté aux accidents, vous êtes confronté au drame de la vie. Ce n
'est
pas nouveau, bien sûr. Mais vous êtes confronté aussi à la décrépitude de notre État. Je suis désolé de le dire, moi je ne
vais
pas vous faire de langue de bois aujourd'hui. C'est-à-dire que
quand
l'hôpital n'est pas présent, quand la police est débordée, et ce n
'est
pas de leur faute, mais problème de moyens, quand les services publics régionaux, départementaux, communaux ne sont pas là, qui on appelle ? Les pompiers.
Pour
tout et rien.
En
permanence.
Et
il y a une grande lassitude,
car
même si vous êtes des héros, même si vous aimez votre métier, même si vous servez votre engagement, il
y a
un moment, vous ne pouvez pas répondre à tout.
Et
il en ressort, je le sens en ce moment. J'ai reçu encore certains de vos camarades il n
'y a
pas longtemps, dans une permanence parlementaire, ils sont venus me voir. J'ajoute à cela l'obligation vaccinale scandaleuse. Eh bien, un sentiment d'injustice.
Et
quand des agents, aussi courageux que vous, commencent à douter
de
l'État, de leur service, de leur rôle, c'est qu'il y a quelque chose qui ne va pas bien dans notre société.
Et
voilà pourquoi je tenais à être présent aujourd'hui. Car j'estime que quand on est candidat à la présidence de la République, on ne peut pas se défausser d'un tel rendez-vous. Alors, une fois qu'on a dit ça, vous allez me dire, on attend des actes. Parce que les belles paroles, vous en avez eu à chaque fois. Tous les cinq ans, ça recommence.
Qu
'est-ce que je peux vous promettre, ou du moins, qu'est-ce qui me paraît important
? Trois
choses. La sécurité, c'est quand même la moindre des choses, mais on n'y est pas.
La
considération,
traduit
dans les actes, et, troisième point, une meilleure organisation.
Je
regarde le temps parce que je ne
veux
pas me laisser déborder. Et je conclurai sur, au-delà de ça, le fait qu'on ne peut pas parler aux pompiers comme aux gendarmes, aux policiers,
sans
parler des Français.
Mais
je conclurai là-dessus. Premier objectif, la sécurité.
Vous
connaissez mon projet. Du moins, vous m'avez entendu cent fois là-dessus. Je suis élu de banlieue de l'Essonne depuis,
je
n
'ose
pas dire combien de temps, 95, ça fait longtemps. Je répète toujours la même chose. Et je constate une dégradation quotidienne. Et rien n'a changé. Et vous le savez, le problème, il est judiciaire.
Et
tant qu'on aura le fonctionnement de notre justice en France, eh bien, rien ne changera. Agression, laxisme, récidive. Voilà. Vous connaissez ça par cœur, je ne
veux
pas revenir là-dessus. Donc, bien évidemment, grande réforme judiciaire. La justice est rendue au nom du peuple français, adoptée par référendum, avec un nouveau code pénal, un nouveau code de procédure pénale, avec des peines planchées pour toute agression de policiers. Parce que le problème, ce n
'est
pas simplement de voter des lois, c'est de faire en sorte qu'il y ait place de prison et surtout de faire en sorte que les magistrats les appliquent au nom du peuple français, ce qui n'est plus le cas. Je ne reviendrai pas là-dessus. Deuxième objectif, qui me paraît beaucoup plus important, encore, parce que le reste, vous connaissez, c'est la considération. Mais la considération, ce n
'est
pas de remettre des gerbes ici ou là, ce
n
'est pas de vous dire que vous êtes magnifique. C'est plusieurs choses. Et je veux insister là-dessus.
La
première, c'est le modèle français, qui est le modèle républicain.
C
'est ce modèle français républicain
que
chaque village,
par
le volontariat,
est
au service des autres.
C
'est donc cette double
organisation,
le volontariat
et
l'organisation territoriale.
Et
le volontariat existe parce qu'il y
a
organisation territoriale. Parce qu'on habite le village, on habite le département, on veut s'engager pour défendre ses amis, ses voisins.
Et
donc les deux vont ensemble. Et c'est là où ça commence à dérailler, si je peux me permettre. Ça commence à dérailler, vous le savez, je ne
vais
pas revenir dessus, c'est d'abord le fameux arrêt de la CJCE. Moi, je ne me coucherai pas devant les institutions européennes puisque je ne les respecte pas et je ne veux pas les respecter. Voilà. Et j'ai lu vos trucs là, alors vous ne pouvez pas faire autrement, M. le Président, je ne vous en veux pas. Mais c'est toujours le même baratin. Vous croyez que vous allez changer l'Europe
? Vous
allez croire que vous allez changer 27 pays ? Mais rien du tout. C'est un rouleau compresseur. Ça ne veut pas dire que
je
n'aime pas l'Europe. J'aime les coopérations. Mais faisons la coopération pour nous occuper des choses importantes et laissons chaque pays gérer son système de sécurité civile comme il l'entend.
C
'est aberrant. Pourquoi une directive ? Mais pourquoi
?
Laissez les nations se gouverner comme elles l'entendent. Ça veut dire que le problème, ce n
'est
pas de tourner autour du pot. Ça fait trois ans, quatre ans maintenant qu'on tourne autour du pot, qu'on essaye d'inventer l'œuf et la poule et puis en fait, rien ne sort.
Et
vous êtes dans l'incertitude. Et derrière cette directive
et
derrière cet arrêt, c'est la destruction de l'État-nation.
Pas
seulement de vous, de nos armées.
C
'est terrible ce qui est en train de se passer. Et la soumission de nos gouvernements successifs est indigne. Je le dis comme je le pense. Il y
a
un moment, comme le disait le général de Gaulle, un moment où on met le veto. On n'applique pas. Stop. Stop. Et puis ça passera. Nous n'avons aucune raison, comme le disait le général de Gaulle, de baisser la tête devant qui que ce soit. Voilà. Ça c'est la France. Alors sinon,
vous
passerez votre vie à tourner autour du truc et on n'y arrivera pas. Parce qu
'il
faut défendre ce volontariat. Il faut aussi l'accompagner. Parce que les générations changent et ne donnent pas leur temps de la même façon. Cela veut dire bien sûr, une bonification de la retraite, d'un trimestre, tous les dix ans. C'est indispensable. car il n'y
a
aucune raison que des gens qui vivent de l'assistanat soient récompensés et que des gens qui donnent leur temps en plus de leur boulot, de leur famille, n'aient pas une récompense. Mais s'il
y
a un domaine où le discours sur la récompense du mérite, de l'effort et du travail doit porter, c'est bien celui-là. Et je ne pense pas que le coût soit si exorbitant que cela. Quand on voit les dépenses qu'on fait en RSA, dans nos conseils départementaux, c'est bien sûr du domaine de l'État là pour les retraites. Mais vraiment, on peut le faire. On peut le faire. Qu'on ne me dise pas qu'on ne peut pas le faire. Le deuxième point qui me paraît très important,
pour
que les chefs d'entreprise n'aient pas des réticences ou ne soient pas tiraillés, c'est un allègement de charge pour son salarié qui s'engage. C'est le seul moyen de faire converger les responsabilités entre celles du chef d'entreprise et celles du pompier volontaire. Enfin, je veux rétablir le service national civique de trois mois, filles et garçons. Et bien évidemment, ce serait merveilleux que les
SDIS
puissent accueillir des jeunes volontaires
pour
découvrir le métier, apprendre pendant ces trois mois et vous auriez une part tout à fait exemplaire en ce domaine. Considération pour aussi les professionnels. On parle tout le temps des volontaires, mais vous avez 47 000 ou 50 000 professionnels, il ne
faut
pas les oublier. Moi, ce que je ressens, d'abord, il y
a
un besoin au niveau des directions. Direction, peut-être revoir un peu le fonctionnement, mais on m'a dit ça, mais moi, je ne
suis
pas un spécialiste comme vous, c'est à vous de voir, mais de l'école nationale supérieure des officiers, on me dit qu'il
y a
des problèmes de formation, il
y
a un problème de mobilité pour ceux qui arrivent en haut de l'échelle, des passerelles avec d'autres ministères. Quand on a été colonel ou de pompier, quand on a dirigé des SDIS, je pense qu'on a la capacité aussi de faire autre chose et que par moments, c'est bon d'avoir des passerelles et je ne
vois
pas pourquoi les pompiers seraient les seuls qui n'auraient pas le droit d'avoir de la mobilité. Je sais que ça existe un peu, mais parfois dans le privé et pas dans le public,
c
'est à creuser, je ne suis pas un spécialiste et je ne
vais
pas faire semblant de l'aide devant vous. Mais on m'a parlé de ça et je vous en parle. Je pense aussi qu'il
y a
la question des budgets.
Je
vais revenir sur l'organisation dessus. Il faut que
j
'aille un peu plus vite. Sur l'organisation dessus, mais on ne peut pas continuer à demander à des départements et des communes écrasés avec une réduction des dépenses, des contributions de 11 milliards lors du précédent quinquennat d'assurer la montée en puissance des services de secours dans un monde où la crise sociale, la crise sanitaire et peut-être un jour, je ne l'espère pas trop, mais ça peut arriver, une crise beaucoup plus grave nous tomberait dessus. Et donc, j'y viens, cela veut dire changer d'organisation. Enfin, en termes de considération, j'attends le décret sur les gestes techniques.
On
attend toujours. Je vois que le ministère de la Santé veut revenir dessus parce que les lobbies sont là. Mais quand on sait ce que vous faites, de grâce, mais qu'on vous laisse un peu faire. c'est insupportable. Et puis,
j
'ai appris récemment que dans les âmes maritimes, vous n'aviez plus le droit d'aller en montagne. J'espère que
ça
ne
va
pas être généralisé à tous les massifs parce que ce serait injuste et c'est absurde. Enfin, c'est peut-être plus restreint, mais quand même, j'en parle parce que c'est aussi une question de considération. Et ça passe, il ne
me
reste que 3 minutes 48. Ça m'oblige à parler de l'organisation.
Parce
que pour que cette considération ait lieu, il faut bien évidemment qu'il y ait une impulsion d'un chef d'État. Mais il faut aussi que ce chef d'État tape du poing sur la table pour passer à une autre organisation. La réalité, qu'on le veuille ou non, c'est que la décentralisation atteint ses limites. Oui, il faut garder une organisation communale départementale d'ancrage et de maillage territorial. Je m'engage par exemple à ne plus fermer aucun centre de secours sans bien sûr l'accord du maire. C'est une évidence,
c'est
dans votre projet. Mais
ça
ne sert à rien de dire ça si on ne donne pas les moyens aux départements et aux communes de porter l'effort. Or, en fait, c'est toujours la même tactique, diviser pour régner. On oppose les uns les autres.
Et
moi, j'ai vu dans mon département de l'Essonne des centres de secours où les effectifs réglementaires ne sont même pas là.
On
triche.
On
triche. Les effectifs réglementaires ne sont pas là.
Et
le ministère de l'Intérieur ne contrôle pas.
Alors,
on fait comment
? Et
un jour, il y
aura
un drame. Donc, je dis, le système est à bout de souffle. Ça veut dire quoi ? Qu
'est
-ce qu'on fait ? Je crois que la meilleure solution, c'est qu'il y
ait
un fonds national qui soit abondé d'un milliard d'euros, par exemple, et qui serve à la péréquation. Une péréquation en fonction d'indices, départements, communes, et puis qui aide à l'organisation matérielle. Car soit les départements et les communes se concentrent sur les personnels et le national prend en charge le matériel, soit il faut une aide. On ne peut pas continuer comme ça. Chacun se renvoie la balle.
C
'est insupportable. Parce que vous, vous êtes au front. Et puis derrière, c
'est
des bureaucrates qui passent leur vie à discuter entre eux. Et des élus qui ne savent pas comment faire. Ça ne peut pas continuer. Donc, moi, je souhaite qu
'il
y
ait
un vrai ministère de la protection civile, rattaché au Premier ministre, qui permette que vous ne soyez pas... On va se parler franchement. Et j'ai beaucoup de respect pour le ministère de
l
'Intérieur. J'en étais un. J'étais issu de ce ministère. Beaucoup de respect pour nos amis policiers et gendarmes. Beaucoup de respect pour toute la technostructure du ministère de l'Intérieur. Mais il faut être honnête, la sécurité sauve-vie, il passe toujours après. Voilà, c'est tout. C'est comme ça. Et donc, si on veut préparer notre pays aux grandes crises de demain, c'est-à-dire non pas simplement vous faire plaisir, vous considérer, vous donner l'envie de faire, vous récompenser. Il faut qu'il y
ait
une vision générale. Et le ministère de l'Intérieur, pris par le quotidien, ne peut pas avoir cette vision générale. Il ne peut pas y arriver. Et ça fait 20 ans qu'on tourne autour. J'ai entendu ça auprès de Charles Pasqua et d'autres. On répète toujours la même chose. Donc, vous devez vous lasser, moi aussi. Et donc, je crois qu'il faut oser ce grand ministère de la Protection civile avec l'autorité du Premier ministre, avec bien sûr un lien très étroit avec le ministre de
l
'Intérieur. On peut trouver un arrangement pour qu'il soit, je veux dire, acteur de ce ministère.
Je
ne
sais
pas, on peut trouver quelque chose. Ça se trouve quand on veut. Parce que c'est la seule condition d'avoir une vision générale.
C
'est la seule condition d'imaginer une montée en puissance financière d'équipement. Je pense au Canadair. Je pense à tout ce qui dépasse l'action quotidienne. C'est ce qui permettra aussi de taper du poing sur la table vis-à-vis du ministère de la Santé des ARS. Moi, je suis pour la dissolution des ARS.
Ça
a été une catastrophe. Et qu'on revienne à des bonnes directions départementales qui étaient ancrées sur le terrain, qui comprenaient quelque chose et qui agissaient, et
pas
des bureaucrates qui ne sortaient pas sur le terrain. Je suis pour qu'on revienne à un État qui fonctionne, des directions départementales, une structure, une volonté politique, des moyens accordés, un échéancier. Voilà ce que je vous propose. Alors après, j'aurais pu dire d'autres choses.
Je
vais être très bref pour conclure. Vous me laissez 30 secondes pour conclure. 30 secondes. 30 secondes. Parce que moi, je n
'ai
pas lu un discours écrit par d'autres. Donc, je vous en supplie. Et je l'ai écrit moi-même. Donc, je vous donne 30 secondes de répit. Ça
fait
30 secondes que vous demandez 30
secondes. Après,
je ne les aurai pas. 30 secondes de répit. Je veux juste vous dire que ce grand ministère de la Protection civile permettra aussi de dire aux Français ce que je veux venir là-dessus. Je ferai peut-être dans les réponses. Mais de dire aux Français, ce n
'est
pas les pompiers qui pourront tout faire pour vous. Comme ce n
'est
pas les policiers, pas les gendarmes. Ça veut dire qu'il faut apprendre à l'école. Et c'est la question des gestes de premier secours. C'est la question de l'apprentissage d'une vision générale de ce qu'est la France, de ce que sont les dangers climatiques, guerriers, on le voit avec l'Ukraine. Bref, une autre vision de ce qui est en danger et pas simplement une vision consumériste. On appelle les pompiers parce que le chat est parti sur la gouttière et que personne ne veut nous le faire. Ça, ce n
'est
pas possible de continuer comme ça. Voilà ce que je voulais dire. Mais j'ai oublié sans doute plein de points. J'en profiterai dans les réponses.
Oui, mais grâce
aux questions,
on
va y revenir.
Je n'ai pas dépassé 30.
Moi, je
ne
sais pas.
Et
puis, j'ai commencé.
Je
n
'ai
pas mis 5 secondes
au début.
Bon, c'est bon. On va dire que c'est bon.
Première
question vidéo de Maxime Perchet, sapeur-pompier professionnel. Dans les sols, question vidéo.
Ah, dans les sols.
Mesdames et messieurs les candidats à la présidence, bonjour.
Ma
question est la suivante. La sollicitation opérationnelle sur le secours à personne ne cesse d'augmenter malgré la crise sanitaire.
Les
interventions des sapeurs-pompiers ne sont pas toujours justifiées
et
nous souffrons également d'une sur-sollicitation de la part des SAMU.
Pouvons
-nous,
un
jour, espérer retrouver des missions liées à notre activité ? Qui est l'urgence
? Eh
oui, c'est le problème de la reconstruction des services publics, police, gendarmerie, hôpital. En fait,
on
a supprimé 100 000 lits.
Enfin,
ils ont supprimé, moi j'ai toujours refusé. Ils ont supprimé 100 000 lits d'hôpitaux en 20 ans.
Quand
même, en pleine crise sanitaire, 17 300 depuis 2017, 5 700 en 2020. Le Val-de-Grâce devrait être ouvert depuis deux ans. bref, on a fait maigrir l'État.
Et
puis après, on dit aux pompiers, allez-y, faites la voiture balai. Voilà, donc moi je pourrais faire de la démagogie en vous disant, on peut augmenter les... Mais vous l'avez très bien dit, vous demandez d'être recentré sur votre métier. Vous ne demandez pas de replacer tout le monde. Donc la seule réponse que je peux vous faire honnête, c'est en reconstruisant un vrai ministère de l'Intérieur et une police et une gendarmerie et en arrêtant de regrouper les brigades et les commissariats, ce qui continue toujours,
on
vient de me regrouper trois commissariats chez moi. C'est de reconstruire un appareil de santé bien diversifié et c'est la question fondamentale des ambulances.
Je
ne
suis
pas revenu dessus. Mais c'est la privatisation de tout, de l'argent roi, et qui fait qu'à la fin, comme tout le monde ne peut pas payer, c'est les pompiers qui le font. Voilà la réalité. Donc,
il
faut traiter la cause du problème. Et dans mon plan, vous verrez, il y a cette idée de recréer 20 000 lits en France, dans les zones sous-dotées, de recréer des vrais systèmes ambulanciers, c'est-à-dire de reconstruire. Et de prendre l'argent, parce que ça coûtera de l'argent, beaucoup d'argent, et de prendre sur les 20 milliards de plusieurs millions de fausses cartes vitales et de faux numéros d'immatriculation de sécurité sociale. Je vous invite à lire un livre extraordinaire qui s'appelle Ouvat le pognon. que j'ai écrit avant la campagne, où j'ai repris tous les rapports parlementaires, tous les rapports parlementaires, ce n
'est
pas moi, et où j'ai mis les fuites financières.
Et
quand vous voyez les dizaines de milliards qui sont perdus, que tout le monde sait, c'est dans tous les rapports parlementaires, de gauche, de droite, de députés de gauche et de droite, si on ne prend pas cet argent pour le remettre sur les services publics qui en ont besoin, eh bien, on passera notre vie à écoper d'un côté pour remettre de l'autre, etc. Donc, pour moi, ça va avec la reconstruction de l'État, police, gendarmerie, santé, et à ce moment-là,
on
peut recentrer les pompiers sur leur mission, mais quand même en réorganisant, j'insiste, parce que tout le monde dit la décentralisation,
c
'est formidable, moi, je n'en crois pas un mot, et pourtant, j'ai été maire 22 ans. Oui, l'ancrage local, mais il
y a
un moment, il faut une vision nationale de péréquation, parce que surtout avec les problèmes climatiques, il n'y aura pas que des incendies dans le sud demain, j'en ai même eu un en forêt de Sénard, et on fait quoi ? Donc, il y a bien un moment, il faudra quand même avoir une vraie politique de sécurité civile dans notre pays.
Et la deuxième question, c
'est
Stéphane Desvous-Juron qui vous la pose.
Merci, Aurélie.
Monsieur
Duportelion, bonjour. Bonjour. Vous l'avez évoqué dans vos propos, la création de ce ministère en charge de la protection civile. Du coup, ma question va être plutôt sur sa priorisation parmi vos propositions et son dimensionnement de ce ministère en charge de la sécurité civile et des situations d'urgence, afin que notre pays se prépare à toutes ces situations qui se multiplient et sur toutes les crises.
Bon courage à celui qui en aura la charge, parce que c'est un énorme travail. Si la création d'un ministère de la protection civile, c'était simplement
de
prendre la direction du ministère de
l
'Intérieur et de mettre ministre et de le rattacher au Premier ministre, on a connu ça pour plein de trucs. Ça ne marchera pas.
Dans
mon esprit, c'est vraiment de bâtir une culture de la protection civile. Et dans mon esprit, ce serait d'aller en Suisse, en Suède, dans des pays qui ont une culture de la protection civile.
C
'est ça qui est important. Et ça veut dire un travail gigantesque. Mais gigantesque, c'est peut-être un travail de 20 ans. Mais il faut commencer maintenant. Parce que moi, quand j'étais étudiant et que
j
'ai fait ma première, j'étais sous-préfet, je me souviens,
on
m
'a
emmené, j'étais dans la direction de la protection civile au ministère de
l
'Intérieur, je ne vous en dirai pas plus. Et voilà, il y a quand même un certain nombre d'années. Et rien n'a changé. Si ce
n'est
à mon avis que ça doit être un peu pire. Mais voilà. Donc, est-ce qu'on se dit
que
la protection des Français face aux crises climatiques, aux crises de sécurité, on a vu les pastilles d'iode là, mais même, imaginez demain, on est enregistré, donc, imaginez demain, après je ne suis pas anti-nucléaire, donc je ne suis pas Mélenchon, mais imaginez demain un incident ou un accident dans une centrale nucléaire française.
ben
moi, je ne suis pas convaincu qu'on soit prêt.
Donc,
heureusement, on a un système très sûr, je m'empresse de le dire. Heureusement qu'être très sûr parce qu'on a une qualité, etc. Mais voilà. Donc, n'attendons pas le pire, surtout que c'est des sommes dérisoires par rapport, je lisais vos documents, enfin, ce n
'est
pas le quoi qu'il en coûte là, c'est des sommes dérisoires. Est-ce qu'on ne peut pas être, est-ce que honnêtement, dans un programme global, mettre 2 milliards de plus sur la sécurité civile,
c
'est rien à
l
'échelle de l'État. C'est rien.
C
'est rien.
Et
pour vous, ce serait tout.
à
condition d'être organisé, à condition de ne pas saupoudrer à chacun.
Voilà. Troisième question, c'est une
question vidéo.
Bonjour. Frédéric
Brunet, sapeur-pompier volontaire dans le département des Deux-Sèvres.
Il
y a aujourd'hui en France
plus
de 250 000 sapeurs-pompiers, dont 80% sont des sapeurs-pompiers volontaires.
Ces
sapeurs-pompiers sont étudiants, artisans, agriculteurs, employés ou ouvriers
et
partagent toute cette même passion,
celle
de porter assistance à son prochain.
On
ne parle pourtant jamais d'eux,
voire
très rarement.
En
oubliant la sécurité dans laquelle peuvent intervenir ces soldats du feu,
ma
question est simple.
Quel
serait l'avenir du volontariat chez les sapeurs-pompiers avec la mise en place des 11 heures de repos obligatoires et comment remotiver les sapeurs-pompiers volontaires qui aujourd'hui, dans ce contexte particulier, perdent espoir de leur passion et préfèrent abandonner cette fonction qui est la leur
? Je
vous remercie.
J'ai déjà répondu sur la directive.
Voilà.
Donc, je ne
vais
pas recommencer. Et puis, là aussi, c'est un problème de considération, de rémunération, de droit à la retraite, d'exonération de charges, de conciliation. Donc là, je suis désolé, mais j'ai déjà répondu d'une
certaine manière et je ne voudrais pas qu'il le prenne mal. C'est seulement
8 minutes.
Voilà. On
va enchaîner avec la question d'Angélique Friedrich qui est sapeur-pompier volontaire dans les Ardennes.
Comme
vous le savez, les pandémies et les catastrophes naturelles n'ont pas de frontières. Quelles ambitions avez-vous pour soutenir la coopération et la solidarité nationale, voire internationale, en aidant le financement des SDIS ? Et quel doit être le rôle de l'Union européenne ?
Vous comprenez que je n
'ai
pas une passion pour l'Union européenne, mais en revanche, j
'ai
une passion pour les coopérations.
C
'est-à-dire, je crois à l'Europe. Mais l'Europe, des coopérations sur des objectifs précis. Et donc, par exemple, j'ai toujours pensé qu'il fallait une coopération des pays du sud de Méditerranée, qui peut d'ailleurs traverser avec le Maghreb, sur les incendies de forêt. Mais essayer de faire marcher à 27, tout le monde pareil, je pense que c'est une illusion et que moralité, tout le monde est mécontent.
Donc, abandonnons tous ces projets de directive, soyons fiers de nous, défendons nos intérêts, et en revanche, coopération, par exemple, sur cette histoire du Canadair, parce que ça, ça me rend malade chaque été, quand je vois les pilotes du Canadair qui risquent leur peau pour les baigneurs, et que vous êtes dans des avions rafistolés depuis, enfin,
c
'est pas possible de voir ça, et que tous les gouvernements sont venus, enfin, quand même, on n'est pas capable, alors voilà l'Europe. Voilà, plutôt que d'inventer des trucs très compliqués qu'on mette sur place, vraiment, un système de Canadair, d'une flotte de Canadair, opérationnelle, forte, et qui peut être polyvalente entre les pays. Vous voyez, moi, je ne suis pas le, contrairement à l'image qu'on veut donner de moi, je ne
suis
pas nationaliste du tout. je considère que la nation doit être libre et qu'en revanche, elle doit coopérer. Et là, il y a un beau projet de coopération. Voilà, tout le reste, alors après, vous êtes en zone frontalière, il peut y avoir bien évidemment des accords, c'est évident, on ne
va
pas s'arrêter à la frontière s'il y
a
un danger. Et puis, il y a tout le problème des grands équipements, on parle du nucléaire, mais aussi des équipements chimiques, vous avez un rôle clé à jouer, ce qui s'est passé à Rouen, j'ai été sur place deux jours après, ce qui s'est passé à Rouen, là aussi, on n'imagine pas qu'il y
a
toutes ces usines partout et que les pompiers sont au premier rang. Est-ce qu'on a tout de près
pour
ça ? Franchement, je ne crois pas. Quand je dis pour ça, ce qui s'est passé à Rouen,
et
vous avez été héroïque, mais il
y a
un moment, il faut aussi préparer.
Dernière question, celle que vous pose Florent Feutrier, sapeur-pompier volontaire dans les Hautes-Alpes. C'est en vidéo.
Bonjour. Ne trouverez-vous pas normal d'accorder des avantages fiscaux ou autres aux artisans et aux indépendants qui donnent de leur temps aux sapeurs-pompiers volontaires en délaissant leur activité professionnelle
? Merci
pour votre réponse.
Oui,
parce qu'eux, ils ont la double peine.
C
'est-à-dire que déjà, ils ont des RSI, des charges sociales extrêmement lourdes avec des bénéfices sociaux dramatiquement faibles. Et en plus, ils donnent de leur temps. Donc, ils ont la triple peine, je dirais presque. Donc, il est clair qu'il faudrait un... Alors, je ne
peux
pas vous répondre techniquement, mais il faudrait un plus pour les indépendants qui donnent de leur temps au service de la collectivité. Mais ça, honnêtement, on doit pouvoir le régler techniquement assez simplement. Et c'est là où il faut mettre le paquet. En tout cas, il faut que, dès le collège, on apprenne
à
ce que veut dire donner aux autres.
Pas
de manière, j'allais dire, comment dire,
de
charité ou de bon sentiment. Je vais vous faire une confidence. Nous sommes dans une société du bon sentiment permanent
qui
couvre l'égoïsme total.
C
'est-à-dire qu'on n'a jamais autant parlé du don aux autres que dans une société d'égoïste. Mais c'est sans doute parce que les vedettes ont énormément l'habitude de cela et que ça rejaillit sur toute la société. Alors, il y a des vedettes qui sont généreuses discrètement. Mais en général, plus ils en parlent de leur solidarité,
de
leur générosité, moins ils la font en titre personnel. Bon, eh bien, les bénévoles, eux, ils la font, ils n'en parlent pas. Voilà. Et donc, l'État devrait être là plutôt pour eux plutôt que pour faire du spectacle.
Merci Nicolas Dupoignan. Vous avez du rab. J'ai
du rab.
Pouvoir en faire ce que vous voulez.
Je regarde si j'ai oublié quelque chose. Voyez,
je...
Non, parce que...
Je
vais vous dire ce que j'ai envie de vous dire. Je regarde si j'ai oublié quelque chose.
Mais ce n
'est
pas énormément de rab non plus.
Non, rassurez-vous,
je ne vais
pas rester. Rassurez-vous, je ne
vais
pas rester. Vous en avez d'autres qui arrivent. Non, je
vais
vous dire ce que j'ai ressenti. C'est le dernier rendez-vous que j'ai eu dans mon bureau il n'y
a
pas si longtemps,
je
ne
sais
pas, deux, trois mois, suite à l'affaire du Covid d'un sapeur-pompier professionnel ou deux,
de
deux volontaires qui, et c'est ça qui m'a fait le plus de peine, étaient écoeurés et regrettaient presque d'avoir sacrifié leur vie. Au sens,
vous
voyez ce que je veux dire
?
Et là, je me suis dit
il
y a quelque chose de très grave.
Et
je vois ça aussi chez des policiers.
C
'est-à-dire que
ils
ont la foi chevillée au corps. Mais vraiment. Ils ont tout donné dans leur vie
pour
la collectivité. Et ils ont un sentiment d'ingratitude
et
de dégoût. je me permets d'être solennel. Et ça, ce n
'est
pas possible.
Parce
qu'en même temps, ils sont fiers de ce qu'ils font. Et nous sommes tous fiers de ce qu'ils font. Et donc, j'aurais remonté le moral. Mais c'était l'affaire de la vaccination imposée, il
faut
être honnête. Parce que quand vous avez 35 ans et que vous n'avez aucun risque de vous obliger à subir ça, c'est inacceptable. Moi, je ne
l
'accepte pas pour moi. mais ça s'ajoutait à tout. Ça s'ajoutait au couteau. Il avait reçu un marteau sur la tête du 8e étage lancé d'un immeuble au crachat. Enfin, il faut voir ce que c'est dans la vie quotidienne. Et ça, je le vis tellement dans ma banlieue,
à
Vigneux, ailleurs. C'est quotidien. C'est les pneus crevés de sa voiture personnelle. C'est ses enfants menacés au collège qui peuvent même puis dire que leur père est pompier.
Vous
vous rendez compte ce que ça veut dire
? Donc,
ce que j'aimerais, c'est que nos grands hiérarques et tous ceux qui parlent toute la journée suivent peut-être un camion de pompier une journée.
D
'ailleurs, moi, je veux bien venir un jour. Non, mais sérieusement, c'est ça le problème. On ne peut pas demander à des femmes et des hommes ça. Il y
a
un moment, trop, c'est trop.
Et
j'aimerais que les responsables politiques le comprennent. Et moi, je le comprends parce que j'ai la chance d'être très proche dans ma circonscription sur ce qu'on m'aurait dit, malgré tout ce que je dis et ce que je fais. C'est que, voilà, je les connais, on vit, on va sur le terrain ensemble. Et ces femmes et ces hommes, ils portent le pays. Vraiment. Et donc, autant que les policiers, les gendarmes et les autres. Il n
'y a
pas qu'eux. Même des membres de SAMU. Donc, il y en a des formidables. Attention. D'ailleurs, moi, je ne sais pas, j'ai une dernière point.
En fait,
il ne me reste que deux secondes.
J'ai un point que je ne sais pas parce qu'on est très franc et c'est convivial. C'est que j'ai une hésitation sur le 112. C'est-à-dire que tout le monde me dit qu'il faut le faire. C'est expérimental. Mais si on le fait, il
faut
que ça marche vraiment parce que sinon, il y a le danger
qu
'il y
a
un trou dans la raquette. Et là, il faudra que vous m'en parliez parce que j'ose vous dire que je ne suis pas au point encore là-dessus. Je sais. Bon. Voilà. Là, c'est la seule inquiétude que j'avais. Voyez, je ne sais pas tout, mais vous pouvez nous apprendre beaucoup et je vous souhaite bonne chance.
Merci Nicolas Duprégnon.
Le
grand oral touche à sa fin.
Nicolas Dupont-Aignan