Crise migratoire à Ceuta : EDWIGE DIAZ est FACE-À-FACE avec CARLOS BILONGO sur BFMTV !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:13OuverteRéponse directe
Pourquoi d'un coup cette inquiétude ?
- 1:02OuverteRéponse directe
En l'occurrence, ils semblent tous déjà être rentrés au Maroc.
- 1:56OuverteRéponse directe
On va faire le point dans un instant. Mais il y a eu une sorte d'instrumentalisation aussi, manifestement, pour laisser passer, si ce n'est même envoyer tous ces migrants d'un coup. Est-ce que ce qu'il y a derrière ne vous dérange pas ?
- 3:28OuverteRéponse directe
Quel sujet central ? C'est que c'est des vies humaines.
- 3:55ComplaisanteÉludée
Hugo Capelli. C'est vrai que le président de la République a très vite réagi face à ces images.
- 4:13OuverteRéponse directe
Oui, il faut revenir un petit peu en arrière.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:16Invité politiqueFait
« il faudrait être assez naïf pour penser que les personnes qui arrivent à Ceuta finalement ne se retrouvent pas dans le reste de l'Union européenne. »
- 0:28Invité politiqueChiffre
« nous avons malheureusement des frontières passoires avec déjà un grand nombre de clandestins, difficile à estimer parce que par définition ils sont clandestins, donc un grand nombre de clandestins en France et au sein de l'Union européenne. »
- 0:43Invité politiqueFait
« nous avons tout de suite exprimé notre solidarité à l'égard de notre partenaire espagnol de Vox, Santiago Abascal, qui lui, eh bien, demande le renvoi de ces clandestins illégaux au Maroc, qui demande la fermeture du passage frontalier et qui demande aussi la démission du Premier ministre socialiste espagnol, M. Sanchez. »
- 1:15Invité politiqueFait
« Il y a Frontex, quand même, qui est censé protéger les frontières. »
- 1:19Invité politiquePromesse
« nous souhaitons mettre en place cette double frontière, cette frontière aux portes de l'Union européenne et aussi ces frontières au sein de l'Union européenne, quand cela se nécessite. »
- 1:38Invité politiqueFait
« Jordan Bardella, en tant que président du groupe Les Patriotes pour l'Europe, a demandé en fait la tenue d'une session extraordinaire au Parlement européen, précisément pour assurer les frontières extérieures de l'Union européenne et pour demander l'expulsion temporaire de l'Espagne au niveau de l'espace Schengen. »
- 2:22Invité politiqueFait
« il y a eu l'arrivée de migrants massifs à Suéta, et ensuite, ça n'a pas été suivi d'effet par une arrivée directement à Gibraltar. »
- 7:10Invité politiqueFait
« il y a des responsables de ces morts, de ces drames humanitaires. C'est que dès lors que vous faites un appel d'air, que vous dites aux personnes « Venez chez nous, vous pouvez rentrer illégalement et vous serez régularisés après », eh bien, forcément, que non seulement vous faites le jeu des passeurs, et en plus, vous incitez des pauvres gens à prendre des risques inconsidérés pour leur vie, et finalement, on se retrouve avec des décès. »
- 10:12Invité politiquePromesse
« nous proposerons un référendum aux Français pour qu'ils puissent s'exprimer sur le sujet. Parce que là, en fait, on ne demande pas aux Français s'ils veulent davantage l'immigration, s'ils veulent régulariser. »
- 10:24Invité politiqueChiffre
« au moment du budget, on accorde un milliard d'euros de subventions aux associations immigrationnistes ? »
- 11:37Invité politiqueChiffre
« La France est très généreuse, notamment en matière d'aide médicale d'État qui coûte plus d'un milliard d'euros par an aux Français. »
- 16:26Invité politiqueChiffre
« On a malheureusement entre 600 000 et 900 000 clandestins. »
- 16:58Invité politiqueChiffre
« Une immigration massive qui augmente. Des titres de séjour qui sont massivement délivrés. Des subventions aux associations immigrationnistes qui augmentent. »
Temps de parole
- Edwige Diaz41 %
- Carlos Martens Bilongo24 %
- Présentateur17 %
- Invité10 %
- ?8 %
≈ 31,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Alors le discours politique, justement, Edwige Diaz, on a beaucoup entendu le RN très rapidement. Ceuta, il n
'y a
pas de libre circulation avec le reste de l'espace Schengen, avec l'espace européen. Pourquoi d'un coup cette inquiétude ?
Il
faudrait être assez naïf pour penser que les personnes qui arrivent à Ceuta finalement ne se retrouvent pas dans le reste de l'Union européenne. Après,
il
y a des idéologues qui peuvent faire semblant de ne pas savoir cela. Mais on voit très bien en France que nous avons malheureusement des frontières passoires avec déjà un grand nombre de clandestins, difficile à estimer parce que par définition ils sont clandestins, donc un grand nombre de clandestins en France et au sein de l'Union européenne. Donc nous, nous avons tout de suite exprimé notre solidarité à l'égard de notre partenaire espagnol de Vox, Santiago Abascal, qui lui, eh bien, demande le renvoi de ces clandestins illégaux au Maroc, qui demande la fermeture du passage frontalier et qui demande aussi la démission du Premier ministre socialiste espagnol, M. Sanchez.
En l'occurrence, ils semblent tous déjà être rentrés au Maroc. La frontière est déjà fermée. Ils sont passés par la mer. Après, on ne peut pas mettre de barrières dans la mer.
On se donne les moyens
que l'on veut. Il y a Frontex, quand même, qui est censé protéger les frontières. Nous, vous savez, nous le disons, nous souhaitons mettre en place cette double frontière, cette frontière aux portes de l'Union européenne et aussi ces frontières au sein de l'Union européenne, quand cela se nécessite. Et en fait, Jordan Bardella, en tant que président du groupe Les Patriotes pour l'Europe, a demandé en fait la tenue d'une session extraordinaire au Parlement européen, précisément pour assurer les frontières extérieures de l'Union européenne et pour demander l'expulsion temporaire de l'Espagne au niveau de l'espace Schengen.
C'est vrai que ce qui s'est passé, Carlos Bilongo, ça n'arrive pas tous les jours. En l'occurrence, d'ailleurs, les autorités marocaines ont été pointées du doigt. On va faire le point dans un instant. Mais il y a eu une sorte d'instrumentalisation aussi, manifestement, pour laisser passer, si ce n'est même envoyer tous ces migrants d'un coup. Est-ce que ce qu'il y a derrière ne vous dérange pas ?
Déjà,
moi, ce qui est dérange, c'est que
c'est
un drame humanitaire.
Déjà, il
faut se rappeler qu
'il
y
a
eu quand même 72 morts pour l'instant,
constatées,
et que d'abord, c'est ça le sujet, le drame humanitaire. Et ensuite, Mme Diaz, il y a déjà eu des épisodes
où
il y a eu l'arrivée de migrants massifs à Suéta, et ensuite, ça n'a pas été suivi d'effet par une arrivée directement à Gibraltar. Il y a 14 kilomètres qui séparent Suéta et l'Espagne, du coup l'Europe continentale. Ce n'est pas vrai. C'est un fantasme,
c
'est un faux récit. C'est un faux récit. Et malheureusement, vous avez l'international d'extrême droite, des camarades à vous, de Vox et d'autres partis d'extrême droite qui sont assez huitards dans une ville, une enclave qui est dans le continent africain et qui n'a rien à voir, encore une fois, avec l'espace Schengen. Il faut arrêter de mentir. Et même aux Français, parce que le ministre de
l
'Intérieur, M. Nunez, quand il envoie des drones et des effectifs à la frontière entre la France et l'Espagne, expliquez-moi juste. Même j'invite les Français à regarder, à prendre une map, à regarder la carte, la frontière française et l'Espagne. Et ce État, il n'y a rien à voir avec les drones et du personnel qui peut être utilisé autre part. Il y a quelques semaines, même en Gironde, avec un incendie, on avait besoin de monde pour aider des personnes qui étaient réfugiées climatiques. À un moment donné, je pense que quand on voit ces images-là, c'est une détresse
humaine.
Alors,
on va essayer de ne pas mélanger tous les sujets. Oui, mais bien sûr, les personnes ne nient ces détresses de ceux qui veulent venir en
Europe, en l'occurrence. Quel sujet central ? C'est que c'est
des
vies humaines. C'est ça le vrai sujet. C'est ça qui doit juste nous rassembler, c
'est
-à
-dire
qu'on doit accueillir dignement des personnes qui sont en détresse. Peu importe le continent, peu importe leur couleur de peau, peu importe leur religion, peu importe d'où ils viennent. Essayons d'avoir de l'humanité et de
ne
pas avoir un cœur à géométrie variable.
On va en parler parce qu'évidemment, ça, c'est votre discours, ce sont vos idées, c'est loin d'être partagé par tout le monde, évidemment.
Et il y a de la politique derrière,
Hugo Capelli. C'est vrai que le président de la République a très vite réagi face à ces images. Il y a eu ce message et puis a annoncé le renforcement de la frontière pyrénéenne avec l'Espagne, donnant l'idée que oui, ces migrants pouvaient arriver demain en Espagne et donc tenter de rentrer en France.
Oui, il faut revenir un petit peu en arrière. C'était vendredi, très précisément. Dès qu'on a vu ces images de migrants qui arrivaient du côté de Séouta, il
y
a eu une réponse immédiate de la part du chef de l'État qui a demandé au ministre de l'Intérieur de renforcer les contrôles à la frontière. Le ministre de l'Intérieur qui a déployé la force frontière d'intervention rapide pour mobiliser beaucoup de policiers, de gendarmes, les douanes, les armées. Mais en tout cas, ce qu'il s'est passé vendredi avec ce dispositif qui a été mis en place derrière, ça a déclenché un certain nombre de réactions. On est rentré vraiment dans le débat politique par rapport à cette élection présidentielle. Et celui qui a été ciblé, ce n
'est
pas Emmanuel Macron pour son action, mais c'est vraiment le Premier ministre espagnol, Premier ministre espagnol socialiste Pedro Sanchez, qui veut régulariser, on le sait, un certain nombre de sans-papiers, mesures pour soutenir la croissance économique du pays. Et donc, il
y
a plusieurs choses qui ont été mises dans le débat. Il a été ciblé, ce Premier ministre, par Édouard Philippe, notamment, qui trouve ça inacceptable. Il a été dénoncé également par le Rassemblement national et même par Bruno Rotaillot, le candidat des LR, qui carrément demande, comme l'Italie, comme la Finlande, comme le Danemark, de suspendre l'Espagne de l'espace Schengen.
La France n'est pas signataire.
Sur
les 22 pays, la France n
'a
pas signé ce document-là, cette lettre, en demandant la sortie de l'Espagne de l'espace Schengen. Et ensuite, même le récit sur M. 716, est-ce qu'en Europe, c'est le seul pays à avoir voulu régulariser un nombre de personnes énormes ? Moi, je prends juste Mme Meloni.
C'est 500 000
personnes
qu'elle a voulu régulariser pour
une
volonté économique. C'était l'an dernier. Edwige Diaz, c'est votre allié ou pas, Georgia Meloni ? Parce que c'est vrai qu'on voit tout le monde s'en prendre, là, au Premier ministre espagnol. Mais
Mme Meloni
a aussi régularisé massivement l'an dernier des migrants pour des raisons économiques.
On n'est pas dans la même configuration. Et pour répondre à ce qui a été dit sur... Justement, moi, je voudrais vraiment dénoncer le double discours d'Emmanuel Macron, de M. Philippe et même de M. Nunez. En fait, ensemble, ils détiennent le record d'immigration en France, notamment en matière de délivrance de titres de séjour et même de primo-titres de séjour. Donc, c'est vrai que d'un côté, ils montrent les muscles, ils disent oui, on va mettre des renforts à la frontière espagnole.
Et d'un autre côté, en effet, ils ne sont pas co-signataires de la lettre, qui a quand même été co-rédigée par 22 pays membres de l'Union européenne, qui veulent justement, en fait, clarifier la situation du Maroc et dire qu'ils ne veulent pas être solidaires des décisions prises par le Premier ministre socialiste. Mais il
a pris quoi comme décision, en l'occurrence
? Ben, en
fait, je voulais, il fait un appel
d'air. Il n'a
régularisé personne dans ce qui s
'est arrivé. Non, mais attendez,
déjà, il fait un appel d'air. Et ça,
c
'est très important. Vous parliez, M. Bilingo, du
drame
humanitaire.
Mais je
suis d
'accord avec vous que
cette situation est un drame humanitaire. Mais en fait, il y
a
des responsables de ces morts, de ces drames humanitaires. C'est que dès lors que vous faites un appel d'air, que vous dites aux personnes « Venez chez nous, vous pouvez rentrer illégalement et vous serez régularisés après », eh bien, forcément, que non seulement vous faites le jeu des passeurs, et en plus, vous incitez des pauvres gens à prendre des risques inconsidérés pour leur vie, et finalement, on se retrouve avec des décès. Et enfin, un dernier point sur le Maroc. Le Maroc est quand même un pays avec une forte croissance, une croissance que la France ne connaît pas. Je me demande, en fait, ce que ces personnes fuient, puisque au Maroc, il n
'y a
pas la guerre, il y
a
une croissance économique. Donc, c'est vrai que je me demande ce que ces personnes fuient. Mais j'ai vraiment une pensée, en tout cas, moi, pour les habitants de Ceuta, dont j'ai entendu la détresse qui se sent en insécurité, les commerces sont fermés, la délinquance a augmenté, l'insalubrité aussi. Et donc, voilà, pensée émue à l'égard de ce peuple espagnol qui souffre des décisions politiques de leur dirigeant.
Carlos Bilanco, c'est vrai que vous nous disiez tout à l'heure qu'il faut accueillir parce que ce sont des vies humaines, etc. Mais ça demande une organisation quand même. Et on l'a vu, c'est quelques jours où ces migrants étaient sur place à Ceuta qui n'étaient pas en capacité d'accueillir tout le monde. Résultat, pardon pour le terme, mais c'était un bordel généralisé dans l'espace public. Et personne n'était dans de bonnes conditions à ce moment-là, ni les habitants, ni même ceux qui venaient d'arriver. – Et vous avez vu, ces personnes-là ont fait demi-tour, même par elles-mêmes. Ces personnes ont fait demi-tour au robot ses chemins. – Par elles
-mêmes,
accompagnées quand même
par les autorités. – Oui, mais par rapport au nombre de personnes qu
'il
y avait, il n
'y
avait pas autant de policiers ou autres pour les ramener à la frontière. Ils ont fait demi-tour par elles-mêmes. Ensuite, sur l'appel d'air, ce n'est pas vrai, Mme Diaz. Les 500 000 personnes qui ont été régularisées en Espagne viennent du Venezuela, de Colombie ou du Honduras.
Il
n'y
a
pas d'appel d'air. Ce n
'est
pas vrai. Les personnes qui sont arrivées à Ceuta, à aucun moment, il y
a
eu un discours en disant, on vient en Espagne parce que M. Sanchez a annoncé 500
000 régularisées. – Alors quand même, il faut… – Ensuite, juste sur Mélonis, sur Mélonis. – Non mais non, non, non, chaque fois en s'entend, chaque fois en s'entend, quand
même.
D'ailleurs, certains
pays européens, aujourd'hui, certains dirigeants européens accusent le gouvernement espagnol d'avoir peut-être laissé penser que
par ces réformes, ils pouvaient
accueillir ces migrants dès lors qu'ils arriveraient
par la mer, qu'ils ne seraient pas renvoyés chez eux. – Mme Mélonis, sur l'ensemble de cette législature,
de 2022 à 2028, Mme Mélonis, c'est 1 million de régularisées. Elle a annoncé 500 000 et c'est le même chiffre que M. Sanchez. –
Et
là, on ne
vous
entend pas, Mme Diaz. Elle a annoncé l'année dernière, l'immigration,
l'économie. – Je ne vous dis pas, Mme Mélonis. – Non mais c'est votre allié ou pas ? – Non mais attendez, on peut
avoir des points de convergence avec des dirigeants européens et c'est même souhaitable, mais on n'est pas obligé d'avoir une politique similaire. –
Mais est-ce que vous voulez maintenant la sortie de l'espace Schengen de l'Italie ?
– Attendez, M. Bilingo, nous, notre position sur l'immigration, elle est très claire. Nous sommes en phase avec les Français. Et là, pour vous, pour le coup, vous n'êtes pas en phase avec les Français. Vous voulez régulariser tous les clandestins. Nous, ça n'est pas notre cas. Nous disons, et précisément pour trancher cette question, nous avons demandé à Emmanuel Macron, qui ne l
'a
pas fait, donc nous le ferons quand nous arriverons au pouvoir, nous proposerons un référendum aux Français pour qu'ils puissent s'exprimer sur le sujet. Parce que là, en fait, on ne demande pas aux Français s'ils veulent davantage l'immigration, s'ils veulent régulariser. Est-ce que, par exemple, les Français sont d'accord avec le fait que chaque année, au moment du budget, on accorde un milliard d'euros de subventions aux associations immigrationnistes ? Est-ce qu'on a demandé leur avis
aux Français à ce moment
-là ? En l'occurrence, ce n
'est pas un sujet franco-français, c'est un sujet européen. Il s'agit de dire qu'on est dans un espace Schengen, une communauté européenne. Donc, si un pays décide à lui seul, par exemple, de faire entrer des migrants, de les régulariser, la question se pose pour tout le monde. Parce que demain, s'ils arrivent en Espagne, ils pourront aller en France librement,
où ils ont les papiers. Mais c'est vrai que
la question, le sujet est le même pour l'Italie. Est-ce que vous condamnez l'Italie ? Est-ce qu'il faut exclure l'Italie de l'espace Schengen, comme le demande aujourd'hui l'Italie
pour l'Espagne ?
Non,
mais
Mélanie l'a fait à un moment où la situation était
différente. L'an dernier, 500 000.
Moi, je veux juste le dire, pardon, parce que c'est important. Vous savez, je vous parle souvent
du
référendum sur l'immigration que nous voulons proposer au Rassemblement National. Nous, nous voulons précisément, dans ce référendum, demander aux Français s'ils veulent que la libre circulation au sein de l'espace Schengen soit réservée exclusivement aux nationaux de l'Union européenne. Comme ça, si un pays décide de régulariser des clandestins, ou décide d'accueillir des clandestins, ou décide d'accueillir davantage de migrants, nous ne souhaitons pas que ces migrants se retrouvent dans un autre pays.
Vous
voyez, moi je vois, le système social en France est saturé. La France est très généreuse, notamment en matière d'aide médicale d'État qui coûte plus d'un milliard d'euros par an aux Français. Eh bien, je considère que ça n'est pas aux Français de payer avec leurs cotisations sociales la santé de tous les étrangers qui viendraient de manière illégale en
France. Donc, rétablissement des frontières partout autour du territoire de la France.
Nous disons, en fait, il faut bien sûr... Vous savez, ce principe de double frontière dont on nous a souvent reproché au moment des élections européennes, mais qui au final serait le seul moyen utile pour protéger à la fois l'Union européenne de l'invasion migratoire, et aussi de permettre à la France d'être souveraine en matière de gestion de l'immigration. Et
donc,
si vous remettez les frontières tout autour de la France, il n
'y a
plus d'espace Schengen, il
n'y a
plus de libre
circulation ? Non, mais je
vous dis que la libre circulation sera réservée aux ressortissants de l'Union européenne. Mais après, si un pays décide d'appliquer une politique qui n'est pas conforme avec les attentes des Français, eh bien oui, la France doit garder sa souveraine de
temps
en matière
de migratoire. L'Italie, par exemple. C'est
précisément l'objet du référendum
que nous
voulons proposer.
L'Italie,
par exemple.
Mais je vous dis, Mme Mélanie, en fait, elle agit, parce qu'aujourd'hui, nous ne sommes pas, pour l'instant, majoritaires au sein de l'Union européenne. Demain, vous avez Marine Le Pen à la tête de l'État français. Je pense que Mme Mélanie aura une attitude différente, parce qu'en fait, les interlocuteurs auront changé. Les interlocuteurs auront changé, la situation aura changé, et donc forcément, les décisions auront changé. En fait, vous voulez comparer des choses qui ne sont pas comparables, parce que pour l'instant, nous ne sommes pas au pouvoir, mais ne vous inquiétez pas, nous y travaillons très sérieusement. Et nous attendons ce moment-là avec impatience.
Juste très rapidement, pour... Effectivement, c
'est
un débat entre la France insoumise et le Rassemblement national, mais c'est vrai qu'il faut aussi préciser que le bloc central et la droite, tout le monde s'est emparé de ce sujet. Et ce matin, Gabriel Atta, dans les colonnes du Figaro, dit qu'on doit mener un vrai travail sur les règles de Schengen. Schengen n'est pas immuable. Ce sont ses mots. On voit donc qu'il n'y a pas que vous qui voulez réformer Schengen. Chacun a sa vision politique. On sent en tout cas que les agendas se préparent dans la perspective de cette élection
présidentielle.
Ça,
ça fait 10 ans qu'ils sont au pouvoir, je dis
ça
comme ça. Il ne
faut
pas non plus être totalement naïf. Est-ce que vous condamnez aussi, en l'occurrence, les autorités marocaines, qui ont soudainement laissé passer cet afflux de dizaines de milliers de migrants, alors qu
'ils sont
quand
même connus
pour tenir leurs frontières et très bien coopérer avec
l'Espagne
? D
'abord, je ne peux pas laisser
les mots de Mme Diaz en disant qu'il y a une invasion migratoire. Ce n
'est
pas vrai. Ce n
'est
pas vrai.
Et même
sur l'AME, il y
a
des rapports qui disent qu'il faut l'AME parce que si une personne est malade,
elle
peut contaminer une autre personne. On est dans
un pays où on a connu du
Covid et d'autres encore crises qui peuvent arriver. À un moment donné, il faut soigner les gens.
Et
on peut même en France, en notre territoire.
On n'a
pas dit qu
'on
ne voulait pas les soigner ? En
France,
il y a des personnes qui ont
des titres de séjour, qui sont arrivées à expiration, qui travaillent, qui n
'ont
plus de papier. Et il faut les régulariser, Mme Diaz. Il faut les régulariser. La France, c'est un pays d'immigration.
Mais pourquoi
en
fait
? Il
faut
l
'entendre parce qu'aujourd
'hui, peut-être que quand
vous êtes arrivés... Mais demandez l'avis aux Français ?
Mais vous savez qu
'il
y a eu plus de 20 de lois d'immigration à chaque fois. On en a voté une l'année dernière.
On en a voté une il y a deux ans. Je suis d'accord avec vous. On a voté une il y a quatre ans.
À chaque fois, la loi est votée. Elle n
'est
pas encore mise en place. On a encore une nouvelle loi. C'est une surenchère. Mais
vous voyez bien les sondages. C'est un fantasme qui est
complètement
faux. Et moi,
je suis choqué par quoi ? On a vu une image depuis deux jours.
Elle
n
'est
pas partagée. Vous avez eu une militante néo-nazie qui a été devant l'ambassade du Maroc à Madrid, Mme Isabelle Peralta, faire un salut nazi. Moi, je n'aurais jamais pensé. Je suis dans 90. C'est tout à
fait condamnable. Mais ce n'est pas le même sujet. Mais
c'est un vrai sujet parce que c'est par rapport à ce qui s'est passé à ce État, par rapport à toutes ces images, qu'elle a fait une mobilisation en allant devant l'ambassade marocaine à Madrid et faire un salut nazi. Et ça, je pense qu'il faut le condamner.
Et ça, c'est des images qui sont terribles
et effroyables,
qui font froid
dans
le dos. Est-ce que les images
de Ceuta vous ont choqué ? Bien entendu. Pourquoi ça choque ? Vous voyez un drame humanitaire. Mais les personnes sont retournées au Maroc. Elles n
'ont
pas eu le choix. Ça a été faux. Le cas, c'est que les personnes sont retournées. Maintenant, il faut que le fantasme faux, le faux récit de l'invasion migratoire s'arrête tout de suite. Et dans notre pays, il y
a
des personnes qui sont en situation irrégulière parce que leur titre est arrivé à expiration. Il faut les régulariser.
Et toutes ces personnes-là, est-ce que
vous ne condamnez pas le fait qu'elles soient quand même instrumentalisées ? Bien sûr, il faut qu
'il
y
ait
une enquête. Ça fait deux, trois jours. C'était le 31 juillet. Nous sommes le 4 août. Laissons le temps en temps. Parce que quand on est Français, on aime bien juger tout ce qui se passe. Mais moi, j'aimerais bien juger les drones et l'effectif de police qui a été mis entre la frontière française et l'espagnol parce que cet effectif de police ne sert à rien. Il y
a
plus de 1000 kilomètres entre la frontière française et les rois de Gibraltar.
C'est vrai que ça, j'imagine que vous applaudissez la France qui a annoncé le renforcement de la frontière avec l'Espagne. Mais en l'occurrence, pour le coup, ça n'a aucun sens.
Mais surtout qu'ils n'ont aucune crédibilité.
Enfin,
on voit bien...
Mais
ça n'a aucun sens
à
la
frontière France-Espagne
aujourd'hui. Même en Belgique, on peut mettre sur la frontière en Belgique.
Pardon,
mais je ne crois pas du tout en l'efficacité de l'équipe Macron pour réguler l'immigration dans notre pays. On a malheureusement entre 600 000 et 900 000 clandestins. Donc, je ne fais pas confiance aux macronistes qui sont là depuis 10 ans. Même M. Attal qui, aujourd'hui, découvre que l'immigration massive, anarchique, clandestine est impopulaire. Forcément, on est à 10 mois de l'élection présidentielle. M. Attal a des ambitions. Mais que n'a-t-il fait depuis qu'il est ministre d'Emmanuel Macron
? C'est-à-dire
depuis le début. M. Nunez peut, aujourd'hui, s'agiter. Mais moi, je vois que M. Macron n'a pas co-signé la lettre des 22 pays de l'Union européenne. Et puis, ces gens-là ont un bilan. Une immigration massive qui augmente. Des titres de séjour qui sont massivement délivrés. Des subventions aux associations immigrationnistes qui augmentent. Donc, voilà. À un moment donné, il y a leurs propos. Leurs propos de tribune. Leurs propos électoraux. Et il y a la réalité des faits qui ne leur donne pas raison.
Mme Diaz, Mme Meloni disait comme vous, avant d'arriver au
pouvoir. Et vous l'aimez beaucoup, Mme Meloni, mais vous allez la rencontrer, monsieur. Mais en fait, c'est votre
exemple,
c'est votre référeur égo. Elle annonçait la
même chose. Et au final,
une fois arrivée au pouvoir, Mme
Meloni avait le même discours que vous.
Vous portez
le même discours que Mme Meloni avant qu'elle arrive au pouvoir.
M. Biloni, écoutez, il y a une élection présidentielle l'année prochaine. Je ne sais pas, Mme
Meloni.
Vous vous présenterez aux élections, nous aussi.
Oui, bien sûr. On verra bien qui
la remportera. Si vous gagnez et que dans votre programme, vous dites que vous voulez régulariser tous les clandestins. Écoutez, nous,
nous sommes démocrates. C'est l'ensemble
des travailleurs et
des travailleurs de ce pays. Ce n'est pas la
révolution contre vos mesures. Mais en attendant, nous, nous allons nous présenter devant les Français avec cette proposition de référendum en disant, nous estimons, comme la majorité des Français d'ailleurs, que la France aujourd'hui ne peut pas accueillir cette immigration. Et donc, voilà, j'ai envie de
vous dire rendez
-vous l'année prochaine.
Rendez-vous l'année prochaine. Voilà, c'est tout. Très bien. C
'est la démocratie. Vous
comprenez que les Français puissent être choqués et puissent avoir peur aussi ? Parce que c'est quand même ce qui est ressorti en voyant
ces
images, en s'imaginant que demain, éventuellement, ça pourrait arriver en France. Avec
un faux récit, c'est normal qu'on ait peur. Moi, je vous dis, aujourd'hui, envoyez même des drones et des effectifs de police à la frontière avec la Belgique à tourner. Vous envoyez des effectifs à la frontière avec la Belgique. Peut-être qu'il
y a
des migrants qui vont arriver par la Belgique, peut-être qu
'ils
vont arriver par Strasbourg,
par
l'Allemagne. Stop ! Arrêtez de mentir aux Français. À un moment donné, que chacun prenne sa carte, vérifie les frontières, on va voir où est ce qu
'il
y
a
dans le continent africain. Pareil que Mélida. Mais, à un moment donné,
c
'est 6 ans en moins en français. Il y
a
un faux récit qui est créé. Mais vous verrez que l'année prochaine, au moment de l'élection, vous allez être surpris. C'était pareil en 2024. On va nous annoncer dans tous les sondages, M. Barbada Matignon. Et vous allez être déçus. Parce que les Français savent agir
en cohérence. Mais ça, on
verra,
M. Villeneuve.
C'est la
démocratie.
C'était
pareil en 2002, avec Jean-Marie Le Pen. C'était pareil quand les gens ont fait barrage en 2017. C'était pareil en 2022. Vous n'allez pas arriver au pouvoir.
Écoutez, M. Irma, on verra ça l'année prochaine. Moi, ce que je veux vous dire, c'est qu'il y a... En fait, la peur, ça n'est pas un faux récit. Je pense que tout le monde peut constater, consulter les vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux.
Oui, mais alors, là
-dessus, justement, parce que quand même... Sur les réseaux qu'il y a de Musk ? Ces images, encore une fois, on est à Ceuta. Oui. Pourquoi cette excitation, cet emballement d'un coup ?
Ils ne peuvent
pas passer de Ceuta à l'Espagne. Il n'y
a
pas de pont. Moi, j'ai quand
même entendu des Espagnols, des habitants de Ceuta, qui disaient que les commerces devaient être fermés, qu'il y avait des pillages. On a vu ces jeunes...
Oui, mais il y a un
problème pour Ceuta, c'est clair.
Mais vous, vous inquiétez pour la
France. Oui,
oui,
oui. C'est normal, parce qu'en fait, on le voit bien. Alors, si on parle du sujet juste franco-français, on voit bien qu'il y a une surreprésentation des étrangers dans les actes de délinquance. Il suffit d'aller voir nos prisons.
Un quart des prisons sont peuplées des étrangers. Est-ce que vous
n'êtes pas emballé, justement, en voyant ces vidéos
?
Oui, on voit que, finalement, c'est un petit phénomène, mais il ne se passe pas grand-chose. Est-ce que vous n'êtes pas emballé, comme tous les leaders d'extrême droite,
à l'image de
Donald Trump qui a parlé d'invasion et qui veut s'en servir pour sa réélection en mi-novembre lors des mi-terms, ou à l'image de Ravier Milley en Argentine qui dit que Pedro Sanchez va imposer sa tyrannie en Espagne en faisant voter ses migrants pour lui ? Est
-ce
que vous n'êtes pas, finalement, en train de faire la même chose, version française
? Alors,
déjà, je conteste le fait que nous soyons d'extrême droite. Vous, vous pouvez... Voilà, vous avez le droit de penser ça, mais moi, j
'ai
l'impression que nous ne sommes pas déconnectés des préoccupations des Français. Et je le dis, oui, il
y
a une surreprésentation des étrangers dans les actes de délinquance en France. Oui, ces images sont effrayantes parce que les habitants de Ceuta nous l'ont dit, en fait. Voilà. Et moi, j'ai une pensée pour toutes ces familles qui ont peur de sortir de chez elles, pour toutes ces femmes qui ne se sentent pas en sécurité. Donc voilà, les uns et les autres peuvent avoir leur avis. Moi, ce que je vois, ce sont les chiffres. Et que, oui, aujourd'hui, je le dis, eh bien, l'immigration a des conséquences désastreuses en matière de sécurité des
Français. Mais
ça,
c
'est votre discours. Ah non,
ce sont les chiffres du ministre de l'Intérieur. Et
on le connaît. Mais pour le coup, ça n'a pas de rapport avec ce qui s'est passé à Ceuta.
Mais
c'est ce que je vous disais tout à
l'heure... Certes, ça peut vous servir. Mais quand on regarde véritablement ce qui s'est
passé, en l'occurrence,
ça
se passe en Afrique, ça ne se passe pas en
Europe. Non, mais
on ne se sert pas ni de la misère des personnes, ni... Enfin, on ne se sert pas du tout de la misère, en fait. On dit juste, avec beaucoup de pragmatisme, que la France subit déjà, aujourd'hui, suffisamment d'insécurité, qu'il y a un lien entre immigration et insécurité, et qu'il serait naïf de penser que cette invasion migratoire n'aura pas d'impact en France.
Après,
chacun est libre de penser ce qu'il veut. Moi, je pense que je suis rejoint par une grande majorité
des
Français. Encore une fois, vous jouez avec les peurs. Vous prenez les
images de souhaita,
vous comparez avec
des chiffres. On ne joue pas, M. Bilongo, c'est trop grave. C
'est
trop
grave. C
'est
le chiffre
du
ministère
de l'Intérieur, on peut être en train de les
contester, mais en attendant, ce sont les sujets du ministère de
l
'Intérieur.
Pas du tout. Il faut régulariser les personnes qui sont de notre territoire,
qui
travaillent.
Mais
oui, c'est votre
projet politique. Mais il faut les régulariser,
parce que les gens vont être en insécurité.
C'est le vrai sujet.
Merci beaucoup.
Merci à tous les deux d'être venus sur le plateau de BFM TV.
Edwige Diaz