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Discours / meetingLa France insoumise (sur YouTube)· 11 mars 2022 75 minAutoproduitFond programmatiqueSécuritéJusticeInstitutions & électionsSolidarités & famille

Sécurité : les propositions de Jean-Luc Mélenchon - #MelenchonSécurité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 78 %Attaque 17 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quelle est votre position concernant le retour des Françaises et des enfants en Irak et en Syrie ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Quelle serait votre position sur les caméras piéton et les innovations policières ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:00Pierre JoxFait
    « la police n'est pas au service du peuple la police est au service du pouvoir »
  • 20:00François TulierChiffre
    « la mission renseignement en France c'est 2,7 milliards selon la délégation parlementaire au renseignement »
  • 21:00François TulierChiffre
    « les fonds spéciaux c'est 76 millions »
  • 22:00Marion BeauvalletChiffre
    « on a 25 % des commissariats qui sont en mauvais état »
  • 0:10Jean-Luc MélenchonFait
    « ça a permis en fait aux policiers de mieux faire leur travail donc on l'articulant bien sûr avec une meilleure formation »
  • 0:30Jean-Luc MélenchonChiffre
    « on a que 9h de formation sur la lutte contre les violences faites aux femmes »
  • 2:30Jean-Luc MélenchonFait
    « il y a un effondrement c'est le traitement des plaintes des gens et les plaintes des gens sont mal traités ou peu traités »
  • 4:30Jean-Luc MélenchonPromesse
    « il faudrait atteindre 12000 agents à minima au sein de la direction centrale de la police judiciaire »
  • 11:00Jean-Luc MélenchonFait
    « c'est juste l'application de nos engagements internationaux et de la Convention internationale des droits de l'enfant »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bien bonjour à toutes et à tous alors alors j'ai la la très grande fierté de vous présenter ce beau document qui est le livret thématique de l'avenir en commun qui s'appelle refonder le service public de la police édition 2022 puisque évidemment vous saviez qu'il fait suite à l'édition de 2017 qui était déjà un beau document bien rempli et bien fourni et cette fois-ci nous sommes appliqués à aller encore plus loin pas seulement dans le constat pas seulement dans le projet global mais bien dans les propositions concrètes avec je les ai pas listé tellement il y en a mais au moins une bonne 50 soantaines de propositions concrètes dans chacun des domaines allant à de la de la question de la recherche la police judiciaire la police technique et scientifique la police de proximité l'accueil la formation initiale la formation continue la réforme de la déontologie enfinf bon je crois qu'on a brossé absolument tous les sujets et on a eu les honneurs contre toute attente d'un d'un article du du monde félicitant le travail qui a été qui a été accompli aujourd'hui pour vous présenter le le document il y aura donc trois trois intervenants quatre en en me comptant euh d'abord nous avons souhaité inviter pierre Jox ancien ministre de de l'intérieur et puis puisquil fait pour nous figure d'une certaine autorité notamment sur la question de la police de proximité c'est un des éléments mais pas le seul et je lui laisserai exposer son point de vue sur les questions de sécurité et le travail que nous avons accompli ensuite François tulier interviendra pour la partie qui concerne la lutte contre le terrorisme puisqu'il l'avait supervisé en 2017 il la continué de la superviser maintenant en en 2022 et ça reste une thématique évidemment importante qu'il ne qu'il faut traiter et qui est traité dans ce dans ce document et ensuite Marion beauovvallé qui a corédigé le le livret viendra nous exposer les grands points les grandes thématiques qui sont qui sont mises en exerg dans le document et je ferai une conclusion un peu générale avant qu'on fasse un échange avec la salle avec s'il y a des questions d'ailleurs sur sur les réseaux sociaux aussi on on y J un œil pour pour essayer d'y répondre et puis on compte sur vous pour le mettre en en circulation évidemment il est sur sur internet sur les réseaux sociaux donc vous pouvez le le partager autour de vous le faire connaître aux policiers aux gendarmes bien sûr mais à toutes les citoyenes et citoyens dans le pays auxquel s'adresse ce ce document je serai pas plus long et je vais tout de suite laisser la parole à Pierre Jox merci merci et puis bravo parce que vous avez je dis bravo à tous les trois il y en a d'autres qui sont pas là parce que je crois que vous avez fait un travail formidable d'ailleurs d'après ma longue expérience de la vie politique il y a pas eu souvent je pense jamais eu un document on pas dire synthétique parce qu'il est assez développé mais reprenant tous les différents aspects des politique de sécurité avant une élection générale là avant une élection résidentiel et qui permettent à des millions de Français et de françaises qui au fond ne pensent à ça qu'en général lorsqu'il y a un drame un fait divivers une crise quelque chose de grave alors que les problèmes de sécurité se traitent dans la durée dans le temps et se prépare dans le calme et dans la la méthode donc il y a un décalage souvent dans la vie politique entre une grave crise un grand crime une catastrophe et puis la réflexion sur les moyens dont on dispose ou dont on dispose pas donc vraiment ce que vous avez fait est formidable très intéressant évidemment je suis pas d'accord sur tout mais presque je pas d'accord sur tout d'abord parce que vous êtes d'une certaine façon il y a plusieurs on voit bien que plusieurs personnes ont travaillé sur ce document on voit bien que certains commencent dans le style polémique de campagne et d'autres continuent c'est la deuxième partie dans le style de de proposition et de de perspective d'avenir et après vous détaillez t les choses que tu as évoqué tout à l'heure et qui sont évidemment très importantes ce qui m'étonne c'est que vous yez fini je dis vous au plurel les auteurs de cette brochure par la notion de par le votre petit chapitre sur la recherche universitaire ça va peut-être vous étonner que je vous parle de ça mais parce que c'est une question extrêmement importante dans la plupart des pays démocratiques d'Europe auquel on peut ajouter le le Canada par exemple les études sur les questions de sécurité sur la police sur la criminalité sur la délinquence sur la délinquence des jeunes sur la délinquence économique sur les accidents du travail sur tout ce qui peut atteindre les gens dans leur intégrité physique sur la drogue ces études sont des études qui sont poursuivis à la fois dans des laboratoires universitaires en effet des psychologues des sociologues des économistes des criminologues des gens qui sont spécialistes de la lutte contre la criminalité et des policiers du secteur de la police scientifique et technique c'est-à-dire qui sont très important car le rôle de la police scientifique et technique dans la police judiciaire que vous évoquez c'est de permettre à la justice de condamner sur preuve d'apporter des preuves quand la justice fonctionne à coup de claque ou à coup de torture on ne sait jamais si le résultat de l'enquête qui a été obtenu à par la violence ou même pire par des menaces ou par des des tortures terribles on ne sait jamais quelle est la réalité de la culpabilité le rôle de la police scientifique et technique que j'ai ressuscité il y a plusieurs dizaines d'années alors qu'elle avait été très importante en France la France était un des pays où l'aé elle avait disparu et ça vous avez raison à la fin de votre brochure de dire comme vous le faites que cette recherche est nécessaire mais vous dites pour une contribution de la France à la recherche intern nationale non d'abord surtout pour une utilisation par la France de ce que la recherche depuis des années depuis des lustres amèneent de réflexion de connaissance sur les causes de la délinquence de la criminalité quand commence la responsabilité quand elle s'arrête qu'est-ce qu'il faut faire avec les mineurs qu'est-ce qu'il faut faire avec les malades mentaux qu'est-ce qu'il faut faire avec les drogués comment est-ce qu'on traite comment est-ce qu'on prévient comment ce qu'on soigne et ça c'est des c'est un travail de sociologue d'économie psychologue qui en France a été longtemps abandonné il y a quelques temps et pendant quelques temps ressuscité et de nouveau abandonné puisque il y a très peu de temps du temps de Castaner quand Castaner a été m l'intérieur il a fermé l'Institut que nous avions créé il y a 30 ans et vous vous en parlez à la fin de votre brochure je pense que c'est très important que l'opinion publique qui s'intéresse au fond de généralement au problèmes de police et de sécurité que dans les périodes de crise comprennent que le travail lent et patient et opiniâre des psychologues des sociologues pourquoi est-ce que tel enfant devient un petit voleur ou un petit voyou avant d'être un petit voleur est-ce qu'il a d'abord plutôt été un enfant maltraité avant de devenir un grand voyou il a été un petit voyou quelle est l'origine de la délinquence dans les quartiers pauvres quel est le rôle la relation entre la pauvreté la misère le désespoir et la délinquence ça ce sont des études qui relèvent de la psychologie de la psychologie sociale de la psychologie tout court mais aussi de la psychologie infantile et tout ça ce sont des éléments extrêmement importants qui vous avez raison de souligner à la fin je crois qu'il faut mettre aujourd'hui en tête pourquoi en tête parce qu'un pays comme la France qui a un passé important dans ce domaine des sciences sociales qui a abandonné toute recherche en matière de criminologie pratiquement toute recherche et surtout toute recherche indépendante parce qu'il faut que la recherche dans ce semain soit indépendante il faut pas que ce soit dicté par le ministre de l'intérieur par le préfet de police il faut que ce soit des intellectuels qui se critiquent entre eux qui regarde ce qui se fait au Canada en Suède c'est très important et en France malheureusement ça a été ça a été connu il y a longtemps repris il y a pas très longtemps abandonné et aujourd'hui vraiment délaissé c'est la pas la seule critique que je ferai c'est une observation pour que chacun comprenne que dans ce domaine on est dans une un conflit permanent entre le court terme et le long terme évidemment de quoi a besoin la police en urgence de réagir de moyens de déplacement de radio mais dans quel cadre est-ce que ça se développe les actions de la police ça se passe dans le long terme ça se passe dans les longues les choses faut préparer longtemps à l'avance et c'est pour ça que votre première partie que j'ai bien apprécié qui est polémique évidemment c'est un document de campagne électorale alors il y a pas que des roses là-dedans mais vous parlez de l'affolement sécuritaire en effet on peut dire qu'il y a eu un affaulement sécuritaire ces dernières années surtout pendant la la période où ce pendant la période qui a le début du du kakenda où il y a eu un mélange de comment dire de pas d'insurrection mais d'agitation de revendication et d'affolement sécuritaire c'est vrai c'est ce qui s'est passé alors tout le monde sait connaît les résultats c'est-à-dire qu'il y a eu dans le domaine de la ce qu'on appelait le maintien de l'ordre qui était pas vraiment un maintien de l'ordre beaucoup d'excès beaucoup de blessés blessés graves et cetera et ça a été une des raisons pour lesquelles sans doute parce que l'inefficacité de la politique suivie était constaté par tout le monde qu'il y a eu un changement de gouvernement et ce changement de gouvernement alors on aime on aime pas mais il a été positif d'un certains point de vue le nouveau ministre de l'Intérieur qui est arrivé c'est un élément très important c'était pas un homme inexpérimenté il faut pas oublier qu'avant d'être ministre de l'Intérieur il a été ministre du Budget enfin ce qu'on appelait autre fois ministre du Budget ministre des comptes publics et il a été pendant 3 ans à la tête de presque 3 ans une grande administration et donc ce n'est pas un débutant c'est un quelqu'un qui était devenu un un expert en politique publique qui a commencé à traiter la question et vous avez apprécié sûrement le fait que dans l'avenir il se prépare à reprendre un thème qui nous était cher il y a quelques temps du temps de miter nous avion lancé la première loi de programmation pour la police la première qui a aussi été la dernière pourquoi j'insiste là-dessus parce que c'est une particularité que beaucoup d'étrangers observent avec curiosité la France est le pays qui a le depuis le plus longtemps eu des lois de programmation militaire pour sa défense nationale depuis de Gaulle le budget de l'État comme vous savez historiquement dans la démocratie le vote annuel du budget est une condition de la vie démocratique et le gouvernement ne peut dépenser que ce qui lui a été annué pour l'année les lois de programmation militaire font une entorse à cette annualité et ça a été long à installer en France c'est de Gaulle qui l'a imposé pourquoi parce que pour créer la force de dissuision nucléaire c'est-à-dire les armes nucléaires premièrement les moyens de les transporter c'est-à-dire des fusées les sous-marins et des des avions adaptés il fallait il faut des années et des années et des années c'est la raison pour laquelle l'armée française la défense parce que j'aiété ministre de la défense après avoir été ministre de l'Intérieur au ministère de la Défense on a des budgets qui s'inscrivent dans une période pluriannuelle et par conséquent on sait à peu près où on va même si les lois sont pas entièrement appliquer toujours et cetera or curieusement je vois que le nouveau gouvernement c'est une leçon du passé qui tire annonce une loi de programmation alors évidemment vous allez me dire c'est de la blague puisque la loi de programmation qui est annoncée elle ne sera pas votée pendant le quinenda elle sera peut-être soumise au vote à la prochaine assemblée n'empêche que cette progression est très importante pourquoi en parti pour une des questions que vous soullignez c'est les problèmes de la formation du personnel donc je reprends votre plan l'affolement sécuritaire inefficace et vous dites liberticide ça a été vu avec les problèmes de contrôle d'opération en contreinsurrection bon tout ça a été critiqué et vous avez raison de le dénoncer après vous annoncez une deuxième partie c'est vous d il faut refonder de la cave au grenier à c'est une belle image mais vous avez surtout une image et une précision qui me paraît très importante c'est que vous dites à propos de la sécurité il y a en effet un vieux slogan qui traîne à savoir que la liberté est la première des la sécurité et la première des libertés si on considère que la sécurité est la première des libertés on peut être amené à réfléchir et à dire au fond euh auprès de la sécurité on peut porter atteinte un peu beaucoup énormément aux libertés et vous avez raison de vous référer à un vieux mot révolutionnaire la sûreté la sûreté c'est un terme qui date de la Révolution française la sûreté comprend la protection des libertés la sûreté c'est à la fois la sécurité mais la sécurité contre qui contre le pouvoir royal contre la lettre de cachet contre la torture contre les mesures inhumaines qui existaient dans les mesures de police et de justice sous l'Ancien Régime donc dire que la sécurité la première des on peut inverser le disant non c'est la liberté qui est la première des sécurités et c'est ce que vous faites dans votre deuxème partie et là en effet je reconnais que vous avez un bon développement excellent sur les problèmes de police de proximité d'IT public et toute tout ce que vous développez ensuite dans votre brochure dans votre programme donc je prendrai simplement les six points que vous avez étudié proposer de façon un peu méthodique vous dit la police au service du peuple alors c'est vrai c'est un but mais il faut bien se rendre compte que historiquement la police n'est pas au service du peuple la police est au service du pouvoir est au service du roi elle est au service du dictateur elle est au service du prince au service du duc ou du marquis qui on voudra elle est pas au service du peuple l'idée que la police doit être au service du peuple c'est une idée révolutionnaire c'est dans la Déclaration des droits de l'homme qu'il y a un article que je connais à peu près par cœur mais pas tout à fait à savoir que la société exige une force publique au service du peuple et qui ne doit pas être mise au service des intérêts particuliers et ça c'est une idée révolutionnaire et ce n'est que très progressivement que les fonctions de police vont devenir des fonctions de police étatiqu et ensuite destiné à à servir le peuple pourquoi je dis étatique parce qu'à l'origine la police n'est la police n'est pas étatique ou bien elle est seigoriale royale souveraine ou bien elle est municipale les premières polices populaires ce sont les polices municipales les archers le gay ceux qui dans les rues sombres non éclairé du Moyen-Âge ou même des temps modernes donc la construction d'une police d'État c'est quelque chose qui est très tardif qui n'arrive en France qu'au 19e siècle et plutôt à la fin du 19e siècle et qui ne se généralise que au 20e siècle donc l'idée d'une police au service du peuple c'est quelque chose qui paraît évident et en valité qui est en quelque sorte en contradiction avec le principe même d'organisation de la police par l'État parce que si la police est une police d'État elle va défendre d'abord les intérêts de l'État si la police d'État doit être au service du peuple il faut que les fonctionnair de police soi formés habitués à considérer que le rôle c'est avant tout de protéger la population de servir les besoins de la population en matière de sécurité et de sûreté et ça c'est vrai vous avez raison de le souligner c'est quelque chose qui n'a pas a été introduit dans le débat public depuis très longtemps et qui malheureusement l' amené à un certain nombre de problèmes que tout le monde connaît je ferai une petite remarque là-dessus à ce propos c'est quand vous parlez de police et de gendarmerie vous avez tendance à les assimiler il faut bien voir que une des raisons pour lesquelles la gendarmerie nationale qui elle est la première première force de police d'État qui a été constituée en France puisque c'est la mar la maré-chaussée Royale qui a été transformé en gendarmerie nationale alors qu' pendant très longtemps pendant tout le 19e siècle en France il y a la gendarmerie nationale et puis il y a les police locale il y a pas de police d'État et bien euh ce phénomène là fait que la tradition de la gendarmerie nationale encore aujourd'hui qui est une tradition militaire qui comprend une tradition de formation de discipline militaire qui fait que le degré de formation des gendarmes est dans très supérieur à celui des policiers la durée de leur formation à supérieur les conditions de passation de grade dans l'armée sont beaucoup plus exigeantes elles sont liées à des examens à des concours à une formation La formation permanente dans l'armée n'a jamais été abandonnée alors que dans la police quand on a essayé de la rétablir ça a été abandonné au bout de 10 ans donc il faut bien comprendre qu'il y a deux forts de corps de police qui parfois apparaissent en rivalité parfois sont en rivalité mais surtout qui sont d'origine et de contexture presque différentes et pour ça je pense qu'il est très important de voir que les problèmes quand vous dans votre de deuxème point que vous évoquez c'est votre deuxème point c'est le la réorganisation vous dites la le recrutement la formation et la gestion des personnels de police et de gendarmerie c'est vrai je ne dis pas que la situation de la gendarmerie nationale soit idéale et parfaite mais en matière de recrutement puis de formation puis de gestion la gendarmerie nationale a toujours été dans le modèle militaire et donc elle a toujours gardé un niveau desad des traditions qui n'ont été que très rarement mis en en place et très rarement conservé dans la police nationale d'où un problème très grave qui pour vous qui est un peu trop jeune pour avoir vécu ça se manifeste s'est manifesté pendant les guerres coloniales pendant les guerres coloniales qui ont été une partie importante de l'après-gerre c'est-à-dire entre les années 45 46 et jusque en 60 la fin de la guerre d'Algérie entre-temps il y a eu la guerde d'ouine il y a eu gure d'Algérie pendant toute cette période làà c'est vrai qu'une partie de nos forces armées est employé à faire des guerres coloniales non pas de pas faire de la colonisation mais à lutter contre la décolonisation et que les forces de police ont été bonré malgré entraîné à cause du terrorisme urbain qui se développait dans les villes comme Alger ou à Paris à participer à cette espèce de de lutte contre la décolonisation de façon ils étaient pas préparés à ça ils étaient pas encadrés pour ça était pas formé pour ça et c'est une chose très importante et très grave qui a eu pendant très longtemps dans les années 50 60 70 une espèce de de de tradition de violence de brutalité d'illégalité dans une partie de la police parce que elle était liée à des actions de guerre coloniale de résistance contre le contre la décolonisation qui ont véritablement infecté certains secteurs de la force publique donc il faut bien voir que actuellement déjà quand on regarde quand on se tourne vers l'avenir par exemple on s'aperçoit que la gendarmerie a une sorte d'avance dans certains domaines par exemple une chose que vous n'évoquez pas beaucoup dans votre dans votre document c'est la cybercriminalité et les moyens de la lutte contre la cybercriminalité or dans ce domaine j'observe ça depuis des années maintenant avec regret d'ailleurs et la police nationale prend du retard la gendarmerie nationale se met en avance et va rester en avance longtemps parce que c'est une avance qu'on conserve dans ce domaine parce c'est une formation qui peut être suivie ensuite pendant longtemps mais je passe à la vous parlez justement c'est une transition la police judiciaire vous dites restaurer la police judiciaire alors vous avez raison la police judiciaire en France a longtemps été comment dire considéré commeel enfin vu par l'opinion publique plutôt comme les personnages de roman que comme une fonction publique routinière et importante pour lutter contre la contre la la délinquence et la criminalité alors vous évoquez le contrôle des magistrats vous mettez là vous dérapez un petit peu je crois vous mettez une police judiciaire sous le contrôle des magistrats alors effectivement c'est un vieux thème quand j'étais jeune j'ai même écrit un jour un article sur le thème de mettre rattacher la police judiciaire au ministère de la Justice je n'écrirai plus ça aujourd'hui pourquoi d'abord parce que dans la réalité vous le savez très bien les policiers des services de police judiciire quand ils agissent dans leur mission agissent toujours du moins s respectent la loi sous le contrôle des magistrats deux magistrats ils sont placés sous le contrôle de magistrats c'estàdire qu'un policier de police judiciaire il n'est pas dans la hiérarchie du ministère de la justice mais dans sa mission et tant qu'elle dure il est sous l'autorité d'un magistrat par conséquent le rapport étroit entre justice et police il passe par le rapport étroit qui est un rapport de mission entre le magistrat et l'officier de police du chè qui est à son terme et ça vous savez que c'est une question qui est très discutée puisqu'il y a des pays dans lesquels cette séparation diff par exemple en Suisse la Confédération hvétique qui paraît être un modèle de démocratie en Suisse le ministre s'appelle pas ministre làb s'appelle le conseiller d'État le Conseil d'État qui est en fait un des ministres qui est chargé de la police et chargé de la justice il est le il est le responsable de la police et de la justice la première fois qu'on voit ça on est un peu sidéré on s'aperçoit que finalement les rapports d'articulation qui existent dans tous les pays entre police et justice sont plus ou moins efficace et plus ou moins respectueux des libertés mais que c'est pas lié directement au rapport entre les ministères et les services de police ou de gendarmerie et l'exemple de la Suisse pourrait servir très bien en France parce que c'est un un des pays sans doute où les relations de police et de la justice sont les meilleurs mais vous avez raison de souligner ça dans votre tr partie et là je soulignerai simplement que vous citez deux choses que je ne sur lesquelles je n'ai pas d'opinion arrêtez le cannabis vous prenez position sur le cannabis pour la légalisation du cannabis al c'est peut-être parce que je suis de la vieille école personnellement je pense que ça pose un sacré problème mais je sais qu'il y a des pays où c'est mis en œuvre bon alors c'est c'est un sujet de discussion je vous suggère de dire que c'est en discussion c'est à l'étude c'est en réflexion en examinant quoi ce qui se passe dans les pays où des mesures de ce genre ont été mises en œuvre depuis 10 ans pas depuis un mois ou depuis 3 ans depuis 10 ans cela dit vous avez raison d'ouvrir cette question puisqu'elle est posée par beaucoup de gens en France et de même que vous avez raison de souligner alors là c'est une proposition qui a fait parler j'ai Mélenchon a a eu beaucoup de succès quand il a parlé de ça c'est-à-dire faire rentrer l'argent de la fraude financière he c'est ça vous avez intitulé comme ça on reprend l'argent de la délinquance financière on reprend ça c'est pas mal ça c'est vrai ça correspond à quelque chose qui est d'ailleurs prévu par la loi pas seulement l'argent vous savez que les douanes par exemple peuvent reprendre et utiliser des voitures ou même des bateaux des avions des des des trafiquants de drogue donc donner des moyens par prise sur le terrain c'est un ça peut avoir un avantage mais ça aussi quelques ça présente aussi quelques risques et enfin sur la police judiciaire surtout je pense que vous devriez plus développer la question de la cybercriminalité et des moyens de la lutte contre la cybercriminalité un des problèmes en France c'est que les personnels qui sont formés souvent des jeunes sont intéressés par l'informatique par la toutes les techniques qui servent à à à pratiquer ou à combattre des criminalités sont très intéressés mais malheureusement leurs carrières ne sont pas vraiment encouragées alors que la gendarmerie a beaucoup développé ça donc c'est une question qu'il faut suivre certainement enfin pas enfin mais votre pointre le plus important je le développerai pas parce que là-dessus je crois que tout a été dit sur le droit de manifestation vous citer pour commencer le la phrase de Grimaud en 1968 Grimaud qui était préfet de police en 1968 qui a commandé les la préfecture de police de Paris à un moment où il y a eu des scènes d'émeutes et de confrontation assez violentes beaucoup de pavés qui ont volé beaucoup de charges de police et dans lesqueles il y a eu assez peu de blessés et pas de morts il y a eu deux morts 68 un dans la région parisienne un manifestant qui se sauvait et qui s'est noyit un à Lyon un commissaire de police qui dans est mort dans façon on peut dire accidentelle lié à la mission mais vous avez raison de souligner ça à savoir que le problème de la du droit de manifester bon je alors vous l'avez très bien traité tellement tellement bien traité j'ai l'impression que vous avez beaucoup lu partie de mon livre sur la question des droit de manifestation donc j'ai pas de conseil à vous donner parce que là-dessus vous avez une expérience sauf que là où aussi je pense qu'il est très important de se référer à ce qui se passe ailleurs c'est ailleurs et ce sont des des psychologues des des sociologues des gens de métiers qui n'étaient pas des policiers du tout qui ont étudié les conditions dans lesquelles on peut disperser une manifestation sans heure en expliquant aux gens ce qui se passe ce qui va se passer ce qui s'est passé les raisons pour lesquelles on prend tel mouvement on fait tel mouvement en gardant toujours des portes de sortie aux manifestants en utilisant jamais le système de de la Naas qui est terrible qui est très dangereux pour tout le monde donc ça vous avez raison de le souligner c'est quelque chose qui est en encore en débat en France parce que malheureusement les expériences qui ont eu lieu ces derniers ces dernières années oui n'ont pas été très convainquantes sur l'évolution des cités en France sur le contre-terrorisme je comprends pas pourquoi vous citez vous prenez le le thème retrouver la la voix de la raison là c'est un peu mystérieux la raison qui qui a perdu la raison làdedans c'est je comprends que ce que vous TRZ c'est pas les terroristes c'est les les gens qui luttent contre le terrorisme retrouver la voix de la raison je crois comprendre ça veut dire qu'il faut éviter de se paniquer de paniquer les autres c'est vrai sauf que le terrorisme a des effets sur un certain nombre de gens dans un pays comme la France un petit nombre de gens en général qui sont des effets comme le nom l'indique terrifiant moi-même j'étais pas terrifié quand j'allais sur le site de certains attentats mais quand on est en marche dans le fond d'une station de métro dans le verre pilé dans le sang avec des attentats des morts c'est très impressionnant et évidemment avec la télévision tout le monde peut participer à cette impression en étant sur place et cetera et évidemment l'organisation des services de police à l'égard du terrorisme elle est particulièrement difficile parce qu'elle suppose la mise en œuvre de quantité de techniques de renseignement d'information des techniques d'écoute de surveillance des analyses et cetera personnellement comme vous avez quelqu'un qui va en parler et qui l'a vécu de plus près et plus récemment je pense que la la chose qu'il faut souligner c'est ce que vous faites d'ailleurs dans votre programme qui sur ce point comme sur d'autres est très bon c'est la notion de déontologie le problème c'est que la lutte contre la le terrorisme ne doit pas au nom du fait que la sécurité serait la première des liberté réduire les libertés au point qu'elle menace même la sécurité du pays or ça vous le savez ça a été un des problèmes par exemple le Défenseur des droits qui paradoxalement était un ancien ministre de l'Intérieur qui a été très souvent qui a proposé des sanctions dans cette matière qui n'a pas été suivi vous proposez d'ailleurs vous à la fin dans votre brochure que le défenseur de droit pratiquement dicte sa conduite à la police ça ça va aussi être discuté mais l'orientation qui est claire c'est que la lutte pour la sécurité ne do doit pas apporter de réduction aux liberté sauf celles qui sont évidemment nécessaires et c'est pour ça que je trouve très très bien tout ce que vous avez proposé en fin de parcours dans votre 5e partie en matière de déontologie vous savez la déontologie c'est une affaire nouvelle puis que c'est moi qui écrit le premier code de déontologie de la police nationale il en avait pas il a été légèrement modifié adapté élargi à la gendarmerie et ça il y en avait simplement pas c'est-à-dire que c'était simplement les des anciens qui pouvaiit dire à un jeune FLI on fait pas c on fait pas ça aujourd'hui c'est on peut dire codifier c'est en effet un élément de code et ça le problème d'un code il faut l'avoir bien conçu ensuite il faut veiller à son application et dans ce domaine je pense que votre collègue policier en parlera encore mieux que moi pour ces contrôles je conclus là-dessus vous avez raison il faut en effet une réforme profonde des corps d'inspection et de contrôle pourquoi parce queà partir du moment où ça j'ai pu le constater moi-même de très près à partir du moment où on confie la fonction disciplinaire à la hiérarchie à ce moment-là se confonde une fonction exécutive le commandement et une fonction quasi judiciaire c'est-à-dire l'application du contrôle de la discipline et ceux qui ceux qui sont amenés ou qui seraient amenés à exercer ce contrôle judiciaire c'est les agents de la discipline risquerait de ne pas être bien suivi de pas être obéi dans les autres circonstances c'est donc ce problème de séparation de séparation entre la fonction de commandement et la fonction de contrôle de la discipline elle est nécessaire à la fois à tout point de vue parce que il faut que ceux qui vont traiter ces questions après coup le fassent en toute sérénité en sachant que ce qu'ils font ne sera pas contesté parce que ça sera clair parce que les documents seront publié les preuves seront apportées et que les sanctions seront données tandis qu'évidemment lorsque beaucoup de bien des cas ça a été constaté des abus des excès des violences injustifié des étranglements dans des conditions épouvantables ont été pratiqué et qu' y a pas de sanctions des sanctions trop légères ça porte atteinte à tout le monde au corps à à son commandement à sa troupe à sa base et cetera donc là-dessus vous avez effectivement développé des idées que maintenant aujourd'hui tout le monde est à peu près d'accord pour discuter sauf que en France c'est un débat public plus que dans d'autres pays c'est pour ça je terminerai là-dessus vous avez raison d'introduire des comparaisons internationales de parler des études la recherche internationale je crois que c'est une question très importante et même vitale parce que c'est uniquement lorsque des gens y compris des professionnels de la police constatent comment ça fonctionne ailleurs et que ça fonctionne c'est uniquement lorsque j'ai envoyé des des haut fonctionnaires de police en Autriche en pays scandinave au Canada pour regarder ce qui se passait j'allais avec eux et qu'on constate que des règles de fonction des règles de justice des règles de discipline dans certains pays sont appliqué de façon très différente d'une autre et on est a des résultats supérieur qui s'agisse des jeunes qui s'agisse de c'est comme ça qu'on peut faire progresser une force de police et le faire progresser dans le sens de l'intérêt d'une démocratie vivante voilà pour conclure la seule chose que je regrette c'est que vous soyez les seuls à moi publier un livre sur la sécurité intérieure qui m'a demandé beaucoup de travail je sais que dans beaucoup de pays les études sur ces questions sont développées dans les universités sont développé dans les émissions de télévision sont considérés comm une partie de la vie démocratique et vous vous concluez là-dessus vous avez raison j'espère que vous serez entendu et en attendant je réitère surtout mes mes félicitations pour ce travail formidable en regrettant que à ma connaissance vous êtes le seul parti en France qui est publié quelque chose d'ussi complet d'ussi à jour et puis d'ussi énergique voilà votre siège bien je vais dire quelques mots rapides je serai moins long que que Monsieur Jox moins talentueux aussi euh je vais commencer par dire tout le plaisir que j'ai eu à à participer à ce travail de réflexion collective à associé et dont le résultat ici prouve que finalement ce thème de la sécurité euh n'est pas condamné particulièrement dans cette campagne n'est pas condamné aux approximations au aux contevérités voir aux anneries euh et et et pour cela au moment où je dis ça je j'ai une petite pensée pour cet après-midi pour François de La piierre qui justement il y a quelques années il y a pas si long s nous aveit appris que ce thème de la sécurité n'était pas un gros mot euh et que en tout cas c'était un thème qui méritait un travail sérieux sur le sujet pour tous ceux qui avaient la volonté de de de faire prévaloir la justice sociale c'est-à-dire que ces deux termes n'étaient pas antinomiques et que au contraire si on voulait justement promouvoir la justice sociale il fallait au moins mettre autant d'énergie à promouvoir la sécurité des uns et des autres et en particulier des des des plus humbles donc donc voilà ce que je ce que je voulais dire parce que on peut il me semble et je passerai au terrorisme rapidement je pense qu'on peut quand on réfléchir à ces questions avoir deux idées en tête enfin avoir tout à la fois j'allais dire en même temps mais je vais je vais éviter d'utiliser le terme en même temps donc je veux dire tout à la fois une première idée qui qui serait de dire évidemment ce thème de la sécurité est un leure euh est un est un Mirage est un est un est une manipulation euh de l'opinion publique est une diversion hein le le le fait divers fait diversion comme disait Bourdieu et donc on assiste on voit très bien et c'est tout à fait identifié toutes les parties qui ont intérêt à dramatiser la situation en terme de sécurité tant au niveau médiatique que politique qu'académique donc ça on peut très bien avoir cette idée là en tête et puis en même temps mais j'ai dit en même temps et tout à la fois avoir en tête cette idée notamment en période de campagne électorale de répondre aux interrogations de nos concitoyens sur ces questions de sécurité nos concitoyens forcés de regarder ce spectacle de la violence qui qu'on leur soumet matin midi et soir à la télévision et dans une certaine presse et et l'angoisse que ça leur procure mais mérite de notre part une une réponse et une campagne électorale et il me semble sans doute particulièrement le le moment pour pour faire ça et je crois qu'il faut le faire en ayant quelques idées claires et ce qui a un peu soutendu notre travail dans ce livret en tout cas c'est mon mon mon crédau depuis quelques années c'est d'avoir quelques idées claires sur la manière la direction vers laquelle tous nos travaux doivent doivent doivent et et je pense je pense notamment à deux idées c'est c'est d'une part essayer de faire refluer le mouvement général de de privatisation de la sécurité c'est-à-dire que prenez un retour de l'État dans ces dans ces questions euh et cette cette privatisation songer par exemple qu'aujourd'hui la sécurité privée c'est quand même 180000 personnes c'est c'est ce sont des effectifs plus importants que la police national toutes les collectivités locales en même temps se piquent désormais de sécurité euh les municipalité bien sûr on l'a dit depuis longtemps et d'ailleurs dans le livret on fait une proposition relativement audacieuse de réétatiser les effectifs de police municipale ces 23000 personnes ces 23000 personnes policiers municipaux représentent non pas en eux-même mais dans leur principe une rupture d'égalité devant la loi et donc on considère que ils auraient mieux à faire sans doute avec un débat qui serait instauré des des négociations notamment salarial euh pour les réintégrer dans les effectifs de la police nationale donc faire refluer ce mouvement général de déliquissence de libéralisation de la sécurité d'une part et puis d'autre part peut-être d'essayer d'inverser la politique pénale comme vous le savez il n'y a pas de ruissellement de la richesse ça se saurait mais sans doute qu'on pourrait considérer qu'il y a presque un ruissellement du crime c'est-à-dire que par leur exemple par leur funeste exemple toute une classe social euh notamment via la délinquance économique et financière donne un exemple funeste à l'ensemble de la population et finalement euh la sociologie la délinquence montre que au fur à mesure qu'on s'élève dans les classes dans les couches sociales les formes de la délinquence varie mais que finalement par par une espèce d'exemplarité à l'envers les classes sociales les plus privilégiées euh sont sans doute les plus euh comment dire proactives pour rompre justement ce vivre ensemble qui est à la base de toutes les de toutes les les la paix publique justement que ce livret cherche à restaurer et à renforcer alors concernant la partie terrorisme j'en viens à cette partie uniquement sur laquelle j'ai été amené plus particulièrement à à travailler là aussi je crois qu'il faut avoir il me semble pour avancer dans le sujet se débarrasser de toute un peu le la pollution sécuritaire don dont on nous rebat les oreilles depuis depuis maintenant une quinzaine d'années et avoir en tête quelques idées claires pour sur le sujet d'abord faire le constat que notre politique antiterroriste a changé elle a évolué depuis une quinzaine d'années ça n'est pas rien en plus de ça dans un sens qui a été mise à l'écart des voies démocratiques il y a eu donc un travail d'influence de certain nombre de pays étrangers un travail d'influence également euh d'un certain nombre d'acteurs don dont je parlais tout à l'heure qui ont euh tout intérêt à dramatiser la menace y compris la menace terroriste et donc cette cette posture antiterroriste de notre pays a changé dans un sens particulier plus sécuritaire et je pense que le moins que l'on puisse faire avant de réformer notre euh politique antiterroriste ce serait de l'évaluer tout simplement euh on pourrait imaginer et euh dans les premiers temps d'un quinquena procéder à une mission d'évaluation de notre politique antiterroriste avec il y a des grands corps d'inspection en France qui sont tout à fait capables de faire ça associés à l'université à des sociologues des anthropologues et cetera des médiologues mais on pourrait imaginer je pense euh essayer d'évaluer ce que nous aura coûter finalement notre alignement euh dans la guerre contre le terrorisme depuis à peu près euh en gros depuis 2007 c'est-à-dire il y a eu différentes étapes j'essaierai de faire d'être rapide mais bon 2007 c'est le le début du kakena Sarkozi tout a commencé à peu près là en tout cas dans un premier temps dans le langage dans le vocabulaire 2012 Mera la radicalisation donc l'importation d'un concept anglo-saxon qui est tout à fait contraire à nos principes de laïcité 2015 état d'urgence guerre contre le terrorisme donc état d'urgence donc dont les principales mesures administratives sont désormais rentrées dans le droit commun via la loi silt en 2017 donc voyez une posture finalement qui c'est mé métamorphosé au au fil du temps et je crois qu'il serait temps de d'évaluer les effets de ce changement les enjeux sont à mon sens trop importants en terme de liberté publique euh tout cela a été tout à fait documenté par les organisations euh de défense des droits de l'Homme euh c'est un sujet à mon sens très important des enjeux également de souveraineté nationale euh puisque nous en tant que que puissance souveraine et historiquement il n'est quand même pas normal que nous nous soyons obligés de nous aligner sur l'agenda anglo-saxon en matière de politique extérieure et finalement c'est cette influence qui prédomine désormais sur notre euh posture antiterroriste et puis des enjeux de tout simplement de finances publiques euh dans un rapport de la Cour des comptes de 2020 donc il il y a 2 ans notre prévention antiterroriste donc lutte contre la radicalisation nous coûtait déjà 9 milliards d'euros c'est un pognon de dingue j'allais dire donc finalement le citoyen serait en droit de s'interroger de poser des questions sur l'utilisation de cet argent et l'efficience de ces dépenses de ces dépenses publiques la mission renseignement en France c'est 2,7 milliards selon la délégation parlementaire au renseignement les fonds spéciaux c'est 76 millions on parle d'argent quand même et de sommes très importantes qui à mon sens mériterait un débat démocratique qui aujourd'hui n'a pas lieu en tout cas en dehors d'un certain nombre de cénacles spécialisés donc il me semble que il me semble que il y a là des enjeux de de citoyenneté très importants le la deuxième idée forte en matière de lutte antiterroriste c'est que il me semble qu'il y a désormais un déséquilibre qui s'est institué entre d'une part les moyens d'intrusion des services de renseignement des services antiterroristes leur moyens technique notamment d'intrusion et les organes de contrôle chargés de les contrôler en particulier depuis l'avènement de ce qu'on a appelé le renseignement de masse c'est-à-dire toutes ces techniques algorithmes et et surveillance technologique qui permett maintenant de mettre quasiment le pays sous cloche euh sous cloche informatique et un déséquilibre s'est créé et je crois qu'il serait de bon ton de renforcer cer en tout cas une démocratie adulte comme la note le mériterait de renforcer des organes de contrôle on cite quelques pistes dans le dans le livret renforcer les les pouvoirs de la délégation parlementaire au renseignement ou tout au moins lui assurer une plus grande représentativité politique c'est-à-dire associé à ces travaux l'opposition de manière générale ou un membre de chaque groupe parlementaire ce qui n'est pas le cas aujourd'hui songez que la délégation parlementaire au renseignement est présidée généralement par un membre de la majorité actuelle euh par exemple la commission des finances à l'Assemblée nationale c'est l'inverse la commission des finances est enfin bon plus plus trop maintenant mais normalement la commission des finances est présidée par par un membre de l'opposition on pourrait imaginer ça également pour la délégation parlementaire au renseignement il irait sans doute de la vitalité démocratique du débat en la matière et puis renseignement renforcer également c'est un peu technique mais les compétences de la Commission nationale des technique de renseignement euh là aussi lui sans doute lui fournir des pouvoirs un peu plus contraignants euh et cetera en tout cas que le débat euh s'inscrive dans le dans la dans la dans la place publique et je crois que euh il y aurait sans doute beaucoup de bénéfices en terme de débat démocratique mais également je pense en matière opérationnelle c'est un peu long à développer mais je crois que l'efficience opérationnelle des services n'y trouverit que que des avantages et puis dernier point je crois que là aussi trè trè idée claire qu'il faut avoir sur le sujet avoir bien conscience que la menace terroriste profite un certain nombre de gens il y a actuellement une politique antiterroriste et une rhétorique antiterroriste que j'appellerai de conivance en quelque sorte c'est-à-dire que tant nos gouvernants nos services et le discours général en la matière va sur le terrain des terroristes c'est ça signifie que si vous voulez les terroristes ce qu'ils veulent de nous ce qu'ils souhaitent euh la manière dont ils souhaitent être regardés c'est d'abord être considéré comme l'avant-garde une espèce d'avant-garde de l'UMA euh euh musulmane on leur a accordé ça c'est-à-dire qu'on les considère effectivement c'est sujets à caution la le le caractère musulman puisqu'on parle de ce terrorisme-là euh des attentat est discutable euh en tout cas il est discuté par les musulmans eux-mêmes qui le rejettent qui le teste il est discuté par les sciences humaines et sociales qui le contestent également or nous avons une posture générale qui va dans ce sens-là c'est-à-dire qui considè que effectivement ces gens sont peut-être des musulmans dévoyés mais des musulmans tout de même la deuxième chose qu'il souhaitait de notre part c'est une vraie déclaration de guerre c'est-à-dire que que nous allions sur leur terrain sur le terrain de la guerre or c'est exactement ce que N nous leur avons accordé également nous nous proposons dans ce livret une politique anti terrorise de rupture c'est-à-dire que nous n'irons pas sur ce terrainlà nous ne les considérerons pas comme des musulmans nous ne rentrerons pas en guerre avec eux mais uniquement par le biais des services de police et de de de et criminel et donc refuser justement d'aller sur le terrain qu'il nous désigne et rester sur le terrain de la République et et des principes notamment des principes laïques de lutte antiterroriste donc voilà les deux trois idées claires que que je voulais présenter maintenant il y en a beaucoup le livret est très complet mais sur ce sujet du terrorisme et du renseignement voilà un petit peu quels étaient les les fondements et les les piliers qui ont présidé à notre réflexion voilà donc je passe la parole à Mario euh bonjour à toutes et tous donc maintenant je vais en venir à différents points qui ont été développés dans le livret peut-être pour préciser parce que c'est un retour qui a été fait par des journalistes ou des personnes qui ont lu le livret la partie cyber sécurité cyberciminalité elle va être traitée dans le livret numérique qui est pas encore sorti donc on n a pas fait l'impasse juste c'est traité ailleurs avec des camarades qui ont travailler aussi avec le livré justice et le livré sécurité sur la question et donc au total il y a plus de 40 livrets je pense que sur les questions de sécurité si ça vous intéresse il a aussi le livret enfance qui va sortir et le livret justice dans les prochains jours et tout ça donne bien sûr avec d'autres livret un ensemble très cohérent et un approfondissement donc de l'avenir en commun euh donc sans plus tarder je vais revenir en fait sur la philosophie globale qui a guidé cette actualisation du livret donc qui suit le livret de 2017 on a mis en fait au cœur de nos travaux la la police de proximité et en l'articulant à l'idée de service public donc le service public est ce qu'on a peut-être pas dans les autres programmes y compris à gauche en fait on en a fait vraiment la pierre angulaire de notre réflexion en service public donc c'est quelque chose tout le monde doit y avoir accès de manière égale de continue sur sur le territoire et c'est quelque chose aussi qui doit s'adapter aux besoins de la population quand on regarde aujourd'hui le service public de la police et ben avec les politiques de du chiffre les politiques d'austérité on a plus en fait en service public on a quelque chose qui a été détruit si on regarde par exemple les fusions de commissariat il y en a eu un grand nombre en petite couronne notamment aujourd'hui on peut on a plus forcément de commissariat dans sa ville et on a des une amplitude horaire aussi qui a été réduite parle sur des personnes qui voudrai déposer plainte la nuit et ben en fait faudra repasser le lendemain matin ou en journée on peut plus le faire le soir ce qu'on VO aussi avec ce démentantellement pardon du service public c'est qu'on a une politique donc sécuritaire et répressive qui s'est accrue au fur et à mesure des années donc le tout bien sûr en lien avec une politique du chiffre le dernier exemple de ça Vatard de ça c'est la loi sécurité globale qui remet en cause le rôle profond de l'État en donnant notamment une place plus importante à la surveillance du de masse avec la rôle le rôle très décrié du du drone par exemple le transfert aussi de mission au privé on a donné plusieurs chiffres sur la surveillance privée aujourd'hui c'est devenu un marché on peut s'étonner que le le la sécurité la sûreté soit un marché vu que ça fait partie des droits fondamentaux qu'on a dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyens et ben aujourd'hui donc la sécurité privée c'est un marché de plus de 6 milliards d'euros par an en plus donc de ces 180000 personnes qui euh travaillent dedans donc on a ces fusions de commissariat on voit aussi donc avec le New public management euh donc des restructurations de la politique du chiffre et ce qu'on a aussi euh dans le même temps ce qu'on voit quand on s'intéresse au policiers on a une population enfin une profession qui est en malêre il y a quelques années Alexis Corbier avait proposé à l'Assemblée nationale une commission d'enquête sur les conditions de travail dans la police commission d'enquête qui avait été refusée par le la majorité macroniste depuis le début de l'année on a eu 18 suicides dans la police donc ça c'est quelque chose aussi qu'on prendra à brasle corp dès le mois d'avril en ouvrant cette commission d'enquête et faire en sorte qu'on a le l'année dernière je crois c'est 50 policiers qui se sont qui se sont suicidés donc en finir aussi avec ces chiffres pour envenir plus directement à la police de proximité le but premier de cette police de proximité c'est de renforcer le lien entre la police et la population en passant donc des euh du maintien de l'ordre au au fait de garder la paix euh les objectifs de la police de proximité ils seront fixés par les comités locaux de sécurité et de prévention de la délinquence donc ce qu'on appelle les CLSPD avec un diagnostic local qui sera fait et une prise en charge donc qui sera financé par l'État et des objectifs qui seront fixés donc par le maire par la population aussi qui sera partie prenante de ces comités et qui donc définira les besoins qu'ils ont aussi les besoins d'effectifs et aussi pourquoi en fait s'il y a des besoins de police de proximité dans des endroits précis euh euh en ce sens ce qui en découle logiquement c'est qu'on aura une affectation policière qui correspondra à des zones à taille humaine et donc aux besoins de la population euh et qu'on soit au plus proche possible des le plus proche possible des besoins de la population l'intérêt de cette police de proximité c'est qu'elle connaisse la population et qu'elle soit connue de la population et que donc bien sûr les policiers puissent connaître l'endroit où ils travaillent au quotidien ces policiers il on va leur retirer donc les armes létales et on interdira donc également comme dans les manifestations les techniques dangereuses comme par exemple les clés d'étranglement ou de plaquage ventral pour ce qui est des effectifs on a proposé donc 40000 personnes ce qui passe notamment par le démantellement de la BAC une reformation donc de ces personnes qui travaillent dans la BAC pour reverser dans ses effectifs totaux 7000 agents on va également y intégrer les polices municipales soit 24000 agents et enfin redéployer les effectifs de sécurité publique on a aussi travailler sur le recrutement des gardes champêtres qu'on va renommer des gardes environnementaux en leur donnant les prérogatives qui sont celles du code de l'environnement en lien avec l'autorité judiciaire il y a un autre élément moi qui m'a semblé très important dans ce livret et qui est peut-être quelque chose qu' y avait pas en 2017 et qui est en fait un sujet à la fois plus médiatique qui a été travaillé pendant toute la mandature le mandat qui s'est écoulé avec Hugo bernalisis ou Daniel obono c'est la question de l'accueil des victimes c'est un sujet qui est très médiatique on l'a vu à la avec la à la fin du mois de janvier avec l'apparution du rapport du centre ubertino cler on l'a aussi vu malheureusement puisque c'était le la grande priorité du gouvernement et qu'il y a très peu de choses qui ont été faites donc c'est la question des de l'accueil des victimes dans les commissariats nous on a pris en fait la la focale de l'accueil des victimes de violence sexiste et sexuelle donc ça peut être ces femmes qui viennent déposer plainte parce qu'elles sont menacées au sein du foyer par leur conjoint ou leur ex-conjoint c'est toutes ces femmes il y en a 94000 parents qui se font violer euh c'est ces enfants 50000 parents aussi qui sont maltraités dans l'Hexagone et qui sont en êre en danger chez leurs parents c'est ces 213000 femmes par an qui déclarent être victimes de viance conjugale toutes ces personnes c'est donc plusieurs centaines de milliers de personnes en France c'est plus de 100 femmes par an en fait aussi qui meurent on en a plus de 500 qui sont décédés en fait des féminicides depuis 2017 et c'est des personnes qui aujourd'hui il y a tout un tas de raisons qui font que euh elles subissent des violences mais une des choses qui fait qu'il y a pas d'enquête ou de prise en charge c'est le mauvais accueil dans les commissariats euh nous ce qui était intéressant c'est quand M le cette partie- làà du livré avait été rédigé avant l'apparition du rapport du centre ubertino cler et à lire le rapport on s'est rendu compte qu'il y avait un plusieurs choses qu'on proposait en fait qui étaaiit aussi des recommandation du rapport euh donc sans revenir dans le détail sur le rapport ce qu'on voit c'est que déjà il y a un certain nombre de victimes lorsqu'elles arrivent au commissariat on leur refuse le dépôt de plintte par les donc les officiers de police judiciaire qui avant même qu'elles aient plus plus déposer plainte en fait on le ils qualifi eux-mêmes la nature en fait de pourquoi ell viennent déposer plainte il y a une femme sur deux qui lorsque par exemple elle franchit le pas du commissariat pour dép déposer plainte par exemple pour un viol elle va renoncer à déposer plainte parce qu'elle se rend compte que du fait par d'une mauvaise formation de questions qui sont mal posées par ou d'une procédure trop vite expédiée elle renonce et elle se dit qu'elle veut pas donner suite à l'affaire parce qu'en fait c'est trop dur et elle repart chez elle avec un crime donc il ne sera jamais réparé ce qu'on voit aussi la loi pourtant lu autorise mais c'est pas forcément respecté dans les commissariats une victime elle pourrait être accompagné par un avocat ou une assistance une assistance psychologique pardon lors du dépôt et aujourd'hui par il y a des OPJ qui refusent cette présence pourtant c'est prévu dans la loi donc on fera respecter la loi dans ce cas on va aussi mettre en place des cellules d'urgence pour pouvoir accompagner les victimes lorsqu'elles déposent plainte pour qu'ell les aent un suivi psychologique pour qu'on puisse les accompagner dans les démarches ce qu'on voit euh dans ce qui pose en fait la question de des conditions du dépôt de plainte et aussi des conditions de travail des policiers c'est qu'aujourd'hui on a 25 % des commissariats qui sont en mauvais état donc on mettra en place un plan de rénovation rapide et urgent de ces locaux euh donc ça nuit bien sûr à la qualité de travail des policiers et ça nuit aussi au dépôt de plainte ce qu'on voit aujourd'hui et c'est ce qui était précisé dans le rapport du centre ubertino CLA quand une femme vient déposer plainte il va y avoir une prise de la plainte dans un endroit et parfois un manque de confidentialité où il y a des gens qui peuvent passer pendant qu'elle dépose plainte et qu'elle raconte des choses assez compliquées donc ça c'est des choses qui à la fois dans une perspective de service public donc c'est à la fois de manière immédiate les conditions de travail des policiers et aussi la qualité en fait de la chose qui est rendue et le la création d'un lien de confiance entre la police et la population il il y a quelque chose qui était intéressant on parlait tout à l'heure de la recherche universitaire et de de regarder ce qui se fait ailleurs pour faire mieux nous on s'est intéressé à la méthode de Philadelphie qui permet en fait à terme c'est une méthode qui a été donc comme son nom l'indique créée à Philadelphie à la fin des des années 90 par une avocate spécialiste du droits des femmes qui s'appelle Carole Tracy c'est une méthode en fait où tous les ans on a des associations spécialistes sur les questions de droits des femmes et de lutte contre les violences faites aux femmes et aussi des avocats spécialisés sur ces questions qui ouvre en fait les les dossiers de plainte qui avaient été classé sans suite il les réouvre en fait il regardent les questions qui ont été posées lors de l'interrogatoire notamment ils vont vérifier s'il y a des présupposés sexistes lors de l'interrogatoire qui en fait qui existait qui font typiquement on va demander à une femme si elle avait bu comment elle était habillée le type de de de relation de couple par dans lequel elle est on va aussi regarder s'il y a des témoins qui ont été évoqués dans le dossier ou encore si des examens médicaux légaux ont bien été effectués avec cette méthode euh donc ça Ctait une fois par an tous les ans en fait les ces associations et avocates faisaient des retours critiques au commissariat au policiers en leur disant bon bah voilà ça ça a pas été très bien fait et en fait bien pensé à demander s'il y a des témoins et cetera et cette chose ça a permis en fait aux policiers de mieux faire leur travail donc on l'articulant bien sûr avec une meilleure formation on en a parlé à plusieurs reprises donc en sociologie en psychologie aussi sur comment on va recueillir les plaintes ça a permis au policier donc de faire des dossiers de meilleure qualité des dossiers plus complets qui ensuite pouvaient donner sur une lieu sur une enquête et ensuite sur un procès et de l'autre côté et ben une victime de violence quand elle sait qu'en fait elle va pas subir des préjugés sexistes ou racistes et on peut faire un une liste longue en fait de choses qui peuvent altérer le rapport entre la police et la population la victime a elle-même plus confiance et donc ça diminue ce sentiment de crise et à terme on a plus de personnes qui déposent plainte donc plus de personnes qui déposent plainte plus de plaintes qui sont traitées et en fait des crimes qui aujourd'hui sont de l'ordre de l'impunie qui sont enfin sanctionnés j'invite Emmanuel Macron à remment déclaré qu'il allait refaire de la de les de de la la question des violances faites aux femmes la grande cause du quinquena s'il regagnait si on va gagner mais si jamais on perd et que c'est lui qui repasse on l'invite à regarder ce genre de chos pour enfin réussir à agir sur le sujet ce ce que je disais là ça touche aussi la question de la formation par exemple aujourd'hui on voit donc c'est une formation qui a été bien sûr sacrément rabotée on le sait on a que 9h de formation sur la lutte contre les violences faites aux femmes donc il s'agit en fait de remettre au cœur de la formation des policiers qu'on va réétendre à 2 ans et c'est 2 ans en école plus ensuite la période de stage et pas 1 an en école et un an de stage donc on la passe à 2 ans avec des cours de sociologie de psychologie aussi de relation avec les citoyens et les citoyennes voilà ça c'est un sujet un blog qui nous paraissait intéressant et en fait à l'intersection des questions de lutte contre les violences faites aux femmes et de sécurité et qui montre aussi que quand on parle de sécurité on peut parler de plein d'autres choses et que ça a un sens que la gauche soit très présente sur ces sur ces sujets voilà je vais m'arrêter là merci euh à tous les trois pour vos interventions euh moi je vais pas revenir plus que ça dans le détail peut-être faire un petit point sur la police judiciaire qui sera traité aussi sur le livré dans le livré justice puisqu'on a cherché à articuler tous les éléments dans les différents livrés qui sont regroupés évidemment dans le programme pour l'économie générale mais c'est de se dire qu'il faut qu'on ait une police d'investigation à la hauteur des besoins euh les rapports sont tombés récemment on l'a vu euh pendant qu'on fait des chiffres extraordinaires avec le ministre qui vient tous les mois à la tribune nous expliquer combien il a pris de Gramm de cannabis de Gram de cocaïne je sais pas trop quoi pendant ce temps-là il y a un effondrement c'est le traitement des plaintes des gens et les plaintes des gens sont mal traités ou peu traités et le taux d' licidation est est en train de d'être en baisse donc on voit bien que la priorité doit être réorientée de ce qu'on attend de la police et de ce qu'on veut faire de la police quand on voit qu'il y a dans la direction centrale de la police judiciaire et donc le cœur de la police judiciaire 6000 agents sur les 120000 policiers du pays bon on se dit que peut-être il y a une priorité à remettre au centre de la table c'est pourquoi nous avons dit qu'il faudrait atteindre 12000 agents à minima au sein de la direction centrale de la police judiciaire ça c'est un un point qui nous semble déterminant et important pour que l'on sorte de cette idée d'une police tout le temps d'interpellation de flagrant d'lit et le modèle qu' a des brigades antiriminalité et qu'on soit vraiment dans une police d'investigation qui va essayer de trouver des preuves pour faire avec des enquêtes et pour traduire les personnes devant la justice qui elle prend les décisions de manière impartiale bon ça paraît limpide simple ce que je suis en train de raconter évident mais ce n'est pas une évidence aujourd'hui dans le fonctionnement du du ministère de de l'intérieur et pour ça je crois qu'il faut qu'on revoit aussi le recrutement c'est une donnée extrêmement importante et je l'ai vu moi sous un prisme extrêmement particulier qui est celui de la lutte contre la délinquance économique et financière tout n'est pas dans document on a mis un petit extrait et j'ai rendu deux rapports sur le sujet qui sont bien plus longs avec des tas de propositions donc on on aurait pu en rédiger davantage mais ce qui est important de voir sur la question du recrutement c'est qu'aujourd'hui quand il y a des postes ouverts dans les offices centraux de la police judiciaire donc c'est-à-dire le le nec plus ultra le les les troupes d'élite de ce qu'on sait faire de mieux dans le pays quand on ouvre des postes on narrive pas à pourvoir les postes en interne à la poli nationale voilà il y a il y a un sujet majeur parce que la lutte contre la délinquance économique et financière n'est pas valorisée n'est pas valorisante et on préfère faire du stup parce que vous comprenez il y aura des planes des perquisitions on on va courir après des méchants enfinon voilà il y a toute une fantasmagorie autour de de de de tout ça qui qui est assez problématique donc la question est est-ce qu'il y a des gens dans le pays qui seraient intéressés éventuellement pour faire de la lutte contre la délinquance économique et financière la réponse on la connaît puisque parce que quand nous ouvrons quand il y a des postes ouverts de d'officiers fiscaux judiciaires c'est-à-dire d'inspecteurs des finances de du côté de Bery à qui on donne une formation judiciaire là il y a plus de candidats que de postees à pouvoir donc c'est ça qu'il faut faire c'est des recrutements dédiés où on prend dans je suis sûr qu'il y a des tas de comptables d'experts comptables dans le pays qui dans leur routine de leur leur quotidien se verrait bien demain changer se dire bah tiens mes compéten je pourrais les valoriser dans des enquêtes de police et aller faire de la lutte contre la délinquence économique et financière or tout ce qui a été fait des réformes organisationnelles du ministère de l'Intérieur empêche tout cela avec un point d'entrée école de police strict direct et si vous passez pas par toutes les étapes d'avant vous n'arrivez pas à faire de la lutte contre la délinquance économique et financière c'est pas vrai et si vous vouliez en faire vous ne voulez absolument pas passer par l'École nationale de police le commissariat du coin et attendre 10 ans d'utation après avoir été en région parisienne enfin on connaît aujourd'hui les difficultés de de dans dans le dans le dans le métier donc je pense qu'il faut vraiment retrouver une filière judiciaire à la hauteur des enjeux une petite précision quand même parce que il y a toujours ce débat de se dire il faut simplifier la procédure la procédure judiciaire il y a il y a ce ce truc qui est mis en avant par par les syndicats mais aussi par par un certain n d'organisations politiques et qui quand on gratte parce que moi faire des choses simples plutôt que compliqué jeen suis d'accord je pas un partisant de la complexité par principe je préfère quand les choses sont simples néanmoins qu'est-ce qu'on entend par simplification de la procédure judicière pour beaucoup de gens c'est la présence de l'avocat pendant la garde à vue B moi je suis je suis je ne suis pas d'accord pour ça simplifier la procédure judiciaire en supprimant la place de l'avocat voilà ça c'est clairement dit par contre est-ce qu'il y a des choses simples qu'on pourrait faire c'est-à-dire des logiciels qui marchent c'est tout bête est-ce qu'on pourrait avoir des logiciels qui fonctionnent dans ce pays tout le monde connaît je vous vois sourire ceux qui connaissent là devant moi le fameux lrppn hein leiciel de rédaction de plainte de la police nationale je ne sais pas pourquoi ça n'a jamais fonctionné mais on fera en sorte que ça fonctionne correctement parce que faire un copier-collé des trames de plinte dans lrppn pour le mettre ensuite sur WordPad parce que si vous êtes encore sur Microsoft vous aurez peut-être WordPad pour ensuite refaire un copiercollé pour le remettre dans bon c'est pas possible quand est-ce qu'on arrivera à transmettre par voie numérique des documents au magistrat est-ce que c'est possible on est en 2022 ça doit être possible quand même de pas être obligé d'imprimer en TR l'exemplair de mettre les tampons et de perdre le papier et que c'est bon donc ça c'est les c'est les les mesures importantes de simplification concrète dans le quotidien pour les agents qu'il faut qu'il faut opér et puis on a eu on a mis cette proposition qui est qui est importante de créer un Greff de police pour être au côté des policiers des enquêteurs parce que je sais que ça les ça les saoule en vérité de de devoir taper les procès verbaux les machins la procédure est ce qu'ils ont envie c'est de faire l'enquête ce qu'on entend au sens SNOP de l'enquête c'est-à-dire avoir le le flair de se dire c'est plutôt dans telle direction qu'il faut investiguer d'avoir telle idée de recouper des informations bon de faire de travail d'enquête et que on pourrait habilement avoir des greffiers de police qui font eux la tâche de suivre vire la procédure de contrôle de la procédure en tant que telle et de sécuriser la procédure et de faire la prise de des des procès verbaux et cetera comme on a aujourd'hui dégreffieré auprès des des magistrats donc ça c'est une proposition qui est qui est mise sur la table et pour ce qui est de rapprocher la police judiciaire de de la la magistrature je pense qu'il y a un modèle qu'on peut mettre en œuvre très rapidement à très court terme et qui peut améliorer très clairement le le le les fonctionnements et le relation entre la police et la justice entre les policiers et l'autorité judiciaire c'est ce que fait le le le sejf le service des enquêtes euh judiciaaires et des des finances euh qui vous savez côté Bercy en fait c'est un service à compétenence nationale complètement détaché de Bery et où à la tête il y a nécessairement un magistrat en détachement qui est qui qui dirige le service ce qui fait que ce service qui est très efficace par ailleurs les magistrats aiment beaucoup l'employé l'utiliser et ils sont dans l'épure de se dire je quand je suis dans une enquête judiciaire je n'ai aucun compte à rendre une hiérarchie ministérielle parce que effectivement je suis sous le contrôle du magistrat et donc respecter finalement ce qui est prévu dans les textes et donc on doit pouvoir le faire notamment avec les les offices centraux j'ai fait cette focale sur la la police judiciaire parce que c'est un un élément important évidemment de la de la sécurité de la sûreté surtout dans dans le pays je conclurai en disant que on on on l' c'est c'est le sens de notre de notre conclusion on a mis le consentement à l'autorité et le recours de l'État à la force pour faire appliquer la loi repose d'abord sur la légitimité des lois des ordres de ceux qui les appliquent parce que souvent on nous dit euh que la police n'a plus d'autorité çav plus se faire respecter et cetera mais oui c'est pourquoi tout ce qui est qui est dans ce livret vient concourir à leur redonner de l'autorité et de la légitimité et aussi à améliorer concrètement les conditions de travail des policières et des policiers euh pour que ils puissent faire mieux leur tâches de de police au quotidien dire aussi que en conclusion on le redira jamais assez le mot de sécurité n'existe pas en réalité dans notre bloc de constitutionnalité en tout cas pas tout seul jamais tout seul le mot de sûreté il existe tout seul et on l'a défini on l'a expliqué on a expliqué ce que c'était mais le mot de sécurité il renvoie toujours dans notre bloc de constitutionnalité à la sécurité sociale ou à la sécurité matérielle et donc la sécurité sociale et de se dire que la meilleure des sécurités c'est la sécurité sociale il ne faut pas lâcher la dessus et que ce n'est pas un programme sécuritaire au sens où on a que ça à raconter il sint re bien dans toute une logique une perspective de résorption des inégalités de lutte contre la pauvreté et la misère de de de de d'un d'un grand programme pour lutter contre le patriarcat les stéréotypes de genre enfin de lutter contre les causes de ce qui peuvent amener à des comportements délictueux et et criminel donc je suis encore une fois extrêmement fier d'avoir d'avoir contribué à à à ce document d'avoir aujourd'hui la présence des des coédacteurs du livret et de de de Pierre Jox ancien ministre de de l'Intérieur qui pour nous reste un un un point de repère dans les expériences de la gauche au pouvoir dans ce pays puisque l'objectif pour nous vous l'aurez compris c'est bien de gouverner ce pays et nous avons je crois une feuille de route assez claire pour le ministère de l'Intérieur euh et on se chargera de la mettre en œuvre merci de votre attention si vous avez des questions les uns les autres qui sont sur place question sinon j'invite pour ceux qui veulent aller plus loin ouais allez-y on a on a j'ai fait un certain nombre de conféren sur le sujet notamment à à Bron une réunion publique que j'ai complètement dédié à la présentation de ce qui maintenant est dans le livret qui sont des formats plus longs où on a on allit un peu plus dans le détail et j'ai une difficulté c'est qu'à chaque fois qu'on veut parler sécurité il faudrait faire un coloc sur une semaine pour traiter l'ensemble des sujets c'est ça qui est passionnant je vous écoute merci beaucoup pour votre intervention c'est normal que vous vous entendiez pas c'est pour que les gens entendre dans le dans dans le direct euh Camille leveiller de la rédaction descd magazine sécurité défense magazine je voulais connaître votre position concernant le retour potentiel des françaises et notamment des enfants qui sont aujourd'hui en Irak et en Syrie êtes-vous pour êtes-vous contre quelle est votre position sur ce sujet merci beaucoup oui j'ai j'ai Cigné toutes les demandes des lettres avec mes collègues parlementaires pour rapatrier les enfants qui sont qui sont présents en Irak notamment mais pas queeux mais tous les enfants qui sont français parce que c'est pas quelque chose d'extraordinaire en fait ce que je suis en train de dire c'est juste l'application de nos engagements internationaux et de la Convention internationale des droits de l'enfant et je je je je m'étonne en fait qu'on soit obligé de se battre pour appliquer des textes dont on a fêté d'ailleurs les les 30 ans j' sais quelque chose parce que c'est de 89 et que c'est Mo anné de naissance donc on a euh je je comprends pas pourquoi on on a arrive pas à avancer là-dessus d'ailleurs d'autres pays l'ont fait les Américains ont repris leurs ressortissants d'ailleurs pas juste les enfants tous pour d'autres raisons mais ils l'ont fait et donc c'est pas c'est pas une question parce que souvent on nous agite oui mais vous comprenez ça va être une menace pour la France si on les récupère et cetera mais attendez on parle d'enfant qu'on doit protéger et vu comment effectivement on traite et traiter les moyens qu'on donne à la protection de l'enfance dans le pays c'est vrai qu'on peut se dire que effectivement il y a du travail à faire du point de vue de l'extérieur pour les rapatrier et du point de vue de l'intérieur pour correctement les traiter ça c'est ça c'est sûr c'est une évidence mais oui c'est notre position elle a été celle de du du rapatriment parce que c'est une évidence et que c'est un engagement internationale de la France et avec leur mère du coup et avec leur mère avec leur mère évidemment et si et si et sil faut s'il faut judiciariser le le pour pour que il y ait un traitement parce que les mamans ont commis des infractions j'ai pas de problème avec ça non plus on a un système judiciaire on sait faire j'ai pas de difficulté avec ça mais en tout cas par principe on se dit pas non on prend que les enfants ou non on ne prend pas les maères euh puisque encore une fois quand vous prenez la Convention internationale des droits de l'enfant et ce sur quoi on s'est engagé notamment vous pouvez pas placer par exemple un enfant tout seul en centre de rétention administratif et encore he moi je suis pour qu'on les place pas du tout en centre de rétention administratif donc pas pas on va pas mettre leur maman dans le centre de rétention et laisser le gamin tout seul à côté vous voyez ça n'a pas de sens en fait en réalité donc faut faut partir du du concret de et surtout de l'humain rester rester humain ça me semble être l'essentiel dans ce s de domaines est-ce qu' avz d'autres questions interrogations ouais allez-y allez-y euh sur les questions d'innovation notamment au sein de la police quelle est enfin quelle serait votre position je pense notamment aux caméras piéton ce genre de choses qui sont plus ou moins mises en place aujourd'hui est-ce que vous le péréniserez ou pas alors il y a des choses qu'on ne pérénisera pas très clairement vous savez qu'on est hostile à la vidéo surveillance et euh et et que on pense que les caméras ont vocation à être démantelé dans tout le pays parce que elles ont une utilité assez faible 1,13 % de délucidation c'est pas terrible quand même et pourquoi je dis ça parce que les moyens que nous pourrons dégager là-dessus nous permettra notamment de recruter des agents de la police technique et scientifique qui ont un bien meilleur taux d'élucidation que toutes les caméras du monde voilà donc on va faire une approche opérationnelle et concrète c'est pas que les caméras ne peuvent jamais servir mais si elles doivent servir je pense qu'elle si elle si on veut les utiliser il faut faut que ce soit dans un cadre judiciaire si vous voulez démantler un trafic et le surveiller ok mettons une caméra mais sous le contrôle deun magistrat temporaire pour l'enquête pour les besoins de l'enquête et pas juste pour surveiller ce qui va se passer au cas où il se passerait quelque chose ça ça n'a pas de sens sur les caméras piétons je pense qu'il faut qu'on lance une une évaluation moi ma conviction c'est que ça ne sert pas à grand-chose et ça a été le résultat d'enquêtees scientifiques qui ont été faites au Canada aux États-Unis en Suisse auquel j'ai pu enfin que j'ai que j'ai lu et auquel je me suis intéressé et qui ont montré qu'en fait le bénéfice des caméras piéton était nul c'està-dire qu'il y avait des moments où effectivement ça permettait d'apaiser et il y avait des moments où ça augmentait le niveau de tension quand vous vous êtes face à un individu qui de toute façon est dans un état de tension si vous dites ah si vous continuez je vais appuyer sur le bouton pour pour vous filmer vous avez deux choix quoi soit il se calme soit ça l'énerve encore plus et en fait les analyses scientifiques ont montré ça donc à la fin ce qui fait que ça se passe bien ou pas bien c'est comment se comporte le policier et quelle technique il a à sa disposition pour éviter que ça soit dans l'escalade donc la caméra encore une fois c'est une fuite en avant pour se rassurer pour rassurer le policier pour rassurer les gens mais pas une solution donc on va remettre ça sur la table r discuter évidemment de ces caméras et puis bon les drones terminé euh voilà ça c'est pas compliqué on les redonnera aux pompiers ils ont ils saont quoi en faire eux ça leur sera utile et la sécurité civile parce que là il en a besoin de ce genre de matériel évidemment euh voilà on va on va euh sortir de cette société de surveillance pour être sur une société de de service public de service aux citoyenes et aux citoyens et arrêter de penser que tout à chacun peut être potentiellement une menace ou un risque on va s'arrêter là merci beaucoup