Frappes russes: Benjamin Haddad pointe "une escalade de la part de la Russie, signe d'une fébrilité"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 20 %Défensif 15 %
Questions et réponses
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- 0:12OuverteRéponse directe
Bonsoir, Benjamin Haddad. Merci d'être là. Vous êtes le ministre délégué en charge de l'Europe.
- 0:55OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'on est à l'aube d'une confrontation directe ?
- 1:35OuverteRéponse directe
Ces incidents sont-ils liés à une fébrilité de la part des Russes ?
- 2:18RelanceRéponse directe
Est-ce que c'est une Russie affaiblie que l'on voit là ?
- 4:15RelanceÉludée
Vous étiez avec ce ministre, on va l'écouter. Dans sa déclaration, il dit l'inverse : la réaction européenne est insuffisante.
- 4:55FerméeRéponse partielle
Est-ce que ce qu'il suggère, c'est que l'Europe aille détruire la moitié des raffineries de Russie ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:35Fait
« On voit ici une forme d'escalade de la part de la Russie, mais qui est en réalité vraiment le signe d'une fébrilité. »
- 2:18Fait
« La Russie a montré, encore une fois, l'échec de sa stratégie qui consistait à diviser ou affaiblir le soutien des Européens et espérer que le temps jouerait en sa faveur. »
- 3:37Fait
« La première ligne de défense des intérêts, des sécurités de l'Europe, ce sont les Ukrainiens. »
- 4:55Chiffre
« Les Ukrainiens ont mis hors service la moitié de la capacité de raffinage de la Russie en six mois. »
- 11:53Fait
« La France propose d'élargir la dissuasion à certains pays européens. La Finlande vient de dire oui, la Suède dit oui, on discute avec l'Allemagne, on discute avec la Pologne. »
- 12:30Fait
« Nous sommes la seule puissance nucléaire de l'Union Européenne. »
- 18:27Chiffre
« Nous avons déjà doublé le fonds qui était prévu pour la pêche dans la copie initiale de la commission. »
Temps de parole
- ?100 %
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— Bonsoir, Benjamin Haddad. Merci d'être là. Vous êtes le ministre délégué en charge de l'Europe. Nous sommes toujours avec Arthur Berda, avec Paolo Lévy, Anne-Sora Dubas et Ulysse Gosset, nous j'en rejoins. Bonsoir à vous. — Bonsoir, internationale auprès de BFM TV. On a parlé d'une multiplication des incidents entre la Russie et l'OTAN. Je voudrais qu'on regarde cette image avec un drone qui a été intercepté cette fois-ci dans le ciel lituanien par l
Et pour que la liste soit complète, un hélicoptère danois a été visé par une frégate au large du Danemark, visée par des fusées éclairante, pas par un missile, mais le niveau de tension et de provocation est au plus haut. On rappelle aussi qu'un train civil à destination de Varsovie a été ciblé par un drone en Ukraine. Est-ce qu'on est à l'aube d'une confrontation directe Vous avez cité effectivement toutes les provocations russes qu'on a vues ces derniers jours que ce soit le train qui se rendait à Varsovie depuis Kiev puisqu'il faut prendre le train de nuit pour pouvoir passer la frontière pour se rendre en Ukraine, les provocations contre l ce drone qui a été abattu par un avion de l'OTAN au-dessus du ciel lituanien. On voit ici une forme d'escalade de la part de la Russie,
mais qui est en réalité vraiment le signe d'une fébrilité. La fébrilité de la Russie qui patine sur le terrain, qui voit aujourd'hui les ukrainiens grâce à leur capacité de frappe en profondeur, grâce à l'innovation qu'ils montrent dans l'utilisation des drones qui ont amené aussi cette guerre en Russie pour la première fois, en en 4 ans et demi, avec l'impact d'ailleurs que ça a sur la société russe, avec le mécontentement qui est en train de grandir en Russie et la pression sur le régime de Vladimir Poutine, des critiques qui fusent sur les réseaux sociaux, etc. Et fondamentalement, qu'est-ce que c'est ces incidents C'est une volonté d'intimider les Européens D'intimider les opinions publiques Dans notre soutien à l'Ukraine C'est-à-dire que vous jugez que ce sont autant d'actions
Qui sont liées à une fébrilité de la part des russes alors que c'est quand même une démonstration de force assez puissante non c'est montre au contraire une fois de plus l'échec de la russie a intimider les européens ça fait Ça fait 4 ans et demi que la Russie pense que le temps va jouer en sa faveur, pense que nous allons nous affaiblir, nous allons nous diviser, que les Ukrainiens vont reculer. Ça a été échec de calcul après échec de calcul de la part du régime de Vladimir Je le rappelle quand même, au début de cette guerre, il pensait prendre Kiev en quelques jours. Il pensait ensuite que très rapidement les Européens allaient se désunir, que les Américains et les Européens ne seraient plus là. Au contraire, depuis un an et demi, ce sont les Européens qui assurent
le soutien à l'Ukraine, le prêt de 90 milliards d'euros qui donne de la visibilité aux Ukrainiens sur le plan économique et militaire qui a été finalisé par les pays européens. Vous estimez qu'être à l'aube d'une confrontation directe, c'est C'est une Russie affaiblie que l'on voit là ? Mais moi, je n'irai pas dans cette surenchère rhétorique. Moi, je crois que dans ce genre de situation, vous savez, les Britanniques, ils ont cette expression « keep calm and carry on Il faut le dire aux Polonais alors Mais je crois que les Polonais J'étais avec le ministre des Affaires étrangères en Pologne il y a deux jours à Kiev et nous avons une fois de plus réaffirmé notre soutien à l'Ukraine c'est nos intérêts de sécurité qui sont en On voit aujourd'hui
la menace que fait peser la Russie, non seulement à travers son agression contre l'Ukraine, mais, vous venez de le dire, les ingérences dans nos démocraties, les incursions dans l'espace aérien, les attaques cimères. Vous avez parlé à ce ministre La première ligne, pardon, la première, et c'est un sujet important, la première ligne de défense des intérêts, des sécurités de l'Europe, ce sont les Ukrainiens. Et donc nous continuerons et nous ne laisserons pas intimider notre soutien à l'Ukraine. Mais une fois de plus, La Russie est en difficulté. La Russie a montré, encore une fois, l'échec de sa stratégie qui consistait à diviser ou affaiblir le soutien des Européens et espérer que le temps jouerait en sa faveur. Nous serons résilients dans la durée. tant le soutien à l'Ukraine.
Vous étiez avec ce ministre, on va l'écouter, ministre des Affaires étrangères. Moi, dans sa déclaration, alors on se trompe en l'écoutant, il dit l'inverse. Il dit que la réaction européenne est insuffisante. Lui, il est en train de présenter quasiment la force de guerre polonaise et de dire nous sommes prêts, écoutons-le.
Si la Russie nous attaquait et que nous décidions de ne plus nous retenir, je pense que nous la vaincrions assez rapidement. Nous disposons d'une supériorité écrasante sur la Russie en matière de puissance aérienne. Si les Ukrainiens ont mis hors service la moitié de la capacité de raffinage de la Russie en six mois, nous pourrions le faire en six semaines et neutraliser l'autre
ce qui est suggéré c'est ni plus ni moins que la partie européenne de l'armée de l'OTAN aille détruire la moitié des raffineries de Russie non pardon ce n'est pas du tout ce qu'il a dit. Il a parlé du fait que les Ukrainiens ont réussi à détruire les capacités de raffinage de la part de la Russie exactement ce que je vous disais, c'est que les Ukrainiens mettent la Russie en difficulté et après, ce qu'il dit aussi, c'est que nous n Nous n'avons aucune raison, nous, Européens, de passer notre temps à nous autoflageller ou à parler de notre faiblesse. La vérité, c'est que depuis quelques années, les pays européens réarment. Notre pays, sur les deux mandats du président de la République, aura doublé son budget de défense et il faudra continuer à accélérer le déploiement de la loi
programmation militaire et accélérer ce réarmement. Deuxièmement, nous sommes les premiers soutiens aujourd'hui à l'Ukraine. Je voudrais quand même le dire parce que rappelez-vous, il y a un an et demi quand on a eu la rencontre entre le président Trump, le vice-président 20, c'est le président Zelensky dans le bureau Oval. Tout le monde nous a dit ça y est l'Ukraine va être forcée à la capitulation, les Américains et les Russes vont faire un deal sur un coin de table et les Européens seront nulle part. Aujourd'hui, nous avons pris en charge notre sécurité. Mais pardonnez-moi, la Pologne a commandé des dizaines d'avions F-35, elle monte en puissance dans ses effectifs, elle montre ses muscles. Qu'est-ce qui est en train de se préparer ?
Là, nous ne sommes pas en train de parler de l'Ukraine mais de la Pologne. Vous répondez sur La Russie, parce que là c'était en l'occurrence un propos qui se tenait en Ukraine et où on parlait justement du soutien à l'Ukraine. Mais je vous ai dit, la première ligne de défense d'abord, nous avons réarmé, nous avons doublé le budget de défense de la France sur les demandes à l du président de la République. Nos voisins aussi augmentent leur budget de défense, nous investissons aussi dans les coopérations industrielles au niveau européen et précisément la seule façon... Vous avez un ministre des Affaires étrangères polonais qui est en train de dire on réarme pour pardonnez-moi, mais il est en train de dire voilà nos effectifs, voilà ce dont on est capable.
C'est un discours qui a l'attention et de sa population, on voit bien pour la réarmer moralement, et de la Russie. Là on parle d'un pays de lieu et de l Mais la seule façon de dissuader la menace, c'est d'être fort. Est-ce que vous croyez que si demain nous sommes faibles, désunis, est-ce que vous pensez quel message vous envoyez à celui qui aujourd'hui a une posture agressive ? La seule façon, encore une fois, pour les Européens, en particulier dans un contexte où, on le voit, les Américains ont d'autres priorités géopolitiques. Mais le sous-texte, il vous dit que vous n'en faites pas assez. Ça va d'ailleurs au-delà de Donald Trump avec les questions qui se posent sur l'avenir de la garantie de sécurité américaine et la relation transatlantique.
Les Européens doivent investir massivement dans leur réarmement, dans leur autonomie stratégique. – Monsieur le ministre, pardon, vous ne répondez pas. – Je vous dis. La meilleure façon d'assurer la sécurité de l'Europe… – Un ministre des Affaires, c'est – C'est précisément de continuer à investir dans l'armement et de dissuader la menace. – Et l'OTAN est en train quasiment de faire une déclaration en disant voilà nos effectifs, voilà de quoi nous sommes capables. – Il dit effectivement… – Il parle en notre nom. – Mais il parle, c'est la Pologne qui déjà moi je ne suis pas le porte-parole du ministre des Affaires étrangères polonais. – Ça nous engage quand même. – Mais ce que je constate c'est qu'il dit effectivement nous avons les moyens de nous défendre, nous sommes forts et arrêtons…
– Donc c'est une présentation directe. – Et arrêtons… Attendez… – Nous avons les moyens de nous défendre par rapport à qui… – Là il y a quand
évidemment les attaques qui se multiplient contre les Ukrainiens, en particulier contre les civils et les infrastructures, et de dire après que ce sont les Européens qui ont une posture agressive. Non ! Nous les Européens soutiennent l'Ukraine, qui est notre première ligne de défense, se réarment pour dissuader la menace et pour se donner les moyens d'être autonome et de pouvoir défendre nos intérêts et de pouvoir défendre nos intérêts. C'est vrai, c'est que les pays européens qui sont en première ligne, comme la Pologne ou les pays Balte se prépare à la guerre et qu'ils ont un langage dont on vient d'entendre qui laisse à penser qu'il y a une confrontation possible. Ce n'est pas votre analyse et ce qu'il y a de nouveau dans les derniers jours, c'est qu'on voit
qu'il y a un un retour à la négociation entre les Américains, les Russes et les Ukrainiens. Est-ce que vous croyez que cette négociation est possible ? Vous revenez au Kiev. Est-ce que les Ukrainiens sont prêts à négocier ? Et négocier quoi puisqu'on sait que les Russes demandent l'abandon du territoire du Donbass. Est-ce que cette négociation a une chance ou est-ce qu'elle est condamnée d'avance parce que Poutine n'en voudra pas ? Alors, d'abord, je voudrais dire quand même, répondre, la Pologne et les États baltes, ils sont en première ligne face à la menace de la russie donc je comprends leur effort à la fois de réarmement et nous sommes à leurs côtés ce sont nos alliés nous avons je le rappelle des troupes dans les pays baltes par exemple
dans le cas des opérations de l'otan nous sommes nation cadre en roumanie nous sommes aux côtés de nos partenaires précisément pour dissuader la menace et assurer la sécurité du continent européen c'est la sécurité des français qu'on assure à travers ce Et si un pays balte est attaqué par la Russie est-ce que la France va venir à l'aide des pays baltes et de la Pologne au nom de l'OTAN ? Est-ce que demain si vraiment la Pologne est attaquée frontalement, la France est engagée ? Mais c'est le sens d'une alliance. La France honore ses engagements mais la meilleure façon une fois de plus sur des sujets aussi grave, je pense qu'on peut en parler calmement avec toute l'humidité qui s'impose. La meilleure façon de dissuader précisément la menace c'est d'être fort, d'être unis,
d'être aux côtés de nos partenaires. Mais le travail que nous faisons depuis des années, précisément le travail de réarmement, le travail de présence sur le flanc est, y compris, moi je suis allé voir nos troupes en Estonie qui sont présentes aux côtés de nos partenaires. Et le travail de soutien à l l'Ukraine à travers l'aide militaire économique, vise précisément à dissuader la menace de la Russie. Et sur la négociation ? Vous le savez, la France a toujours soutenu tous les efforts diplomatiques. Nous avions d'ailleurs, lorsque les négociateurs américains était à Kiev, nous avions une équipe française à leur côté. Je constate que le président Zelensky a toujours d'ailleurs dit sa disposition à faire des compromis, à parler avec le président russe et à engager un dialogue diplomatique.
Le seul qui, depuis le début, tourne le dos à la diplomatie, c'est le président Putin. Rappelez-vous, d'ailleurs... Petite question sur l'aide à l'Ukraine. Vous avez entendu, comme nous, dans le débat politique, on est en pleine campagne présidentielle. Certains candidats, certains sympathiques, qui disent au nom de la sobriété et de l'austérité budgétaire, il faut revoir l'aide qu'on apporte à l'Ukraine, la réduire, voire pour certains carrément la supprimer. Qu'est-ce que vous leur répondez ? Mais moi je leur réponds que ce serait aller contre les intérêts de la France. Ce serait aller contre les intérêts de sécurité des Français, contre l'engagement de notre pays aux côtés de nos partenaires et de nos alliés.
Aujourd'hui, la plupart de ces mécanismes, d'ailleurs, sont des mécanismes au sein... C'est irresponsable ? Oui, ce serait irresponsable. Et ce serait surtout dangereux, dangereux pour la sécurité des Français. Aujourd'hui, ces mécanismes sont essentiellement des mécanismes de prêt dans le cadre de l'Union européenne. Sur le plan militaire, il y a après beaucoup d'achats d'ailleurs de matériel qui viennent d Moi, quand j'étais ces derniers jours en Ukraine, j'y suis allé avec des entreprises françaises dans le secteur des drones, de l'espace, des satellites, de la robotique pour voir la façon dont on peut aussi rapprocher notre base industrielle de défense de celle de l Ukraine. On voit aussi l'innovation, l'ingéniosité qui est en cours.
C'est aussi une opportunité en termes d'innovation pour nos industriels de pouvoir être présents et d'accroître leur coopération. Mais encore une fois, nous défendons... Il y a une dimension nucléaire aussi qui est nouvelle. Nous défendons nos intérêts. Il y a une dimension nucléaire qui est nouvelle, c'est que la France propose d'élargir la dissuasion à certains pays européens. La Finlande vient de dire oui, la Suède dit oui, on discute avec l'Allemagne, on discute avec la Pologne. Est-ce que ça c'est quelque chose qui permet de dire clairement à Poutine, il y a des limites, il y a des lignes rouges ? Moscou en parle comme d'un risque. Notre pays, je crois qu'il a un rôle de leadership à jouer et qu'il joue actuellement sur ces questions stratégique.
On est dans un contexte, encore une fois... Nous sommes la seule puissance nucléaire de l'Union Européenne. Vous avez raison de le dire, dans un contexte de menaces et dans un contexte, encore une fois, avec les questions qui se posent sur l'avenir de la relation transatlantique et de la garantie de sécurité, à un moment où tous les présidents américains, républicains comme démocrates, disent qu'il faut que les Européens en fassent plus pour leur propre sécurité. Notre priorité, ça va être la Chine. Nous devons en tirer les conclusions. Le discours du président de la République a li long sur la dissuasion avancée. Qu'est-ce qu'il dit ? Il dit naturellement que la dissuasion française, elle restera toujours 100 % française, dans
ses composants, dans la décision finale qui sera toujours celle du chef de l'État. Mais qu'en revanche, depuis le général de Gaulle, on a toujours reconnu qu'il y avait une dimension européenne à ce qu'on appelle les intérêts vitaux du pays. Et que bien sûr, ce qui se passe à nos frontières, ce qui se passe chez nos alliés, nos partenaires, ça a un impact sur notre sécurité. Et donc ce qu'on a proposé, c'était effectivement de lancer un dialogue stratégique avec nos voisins qui peut se concrétiser par exemple par du positionnement de forces de dissuasion françaises chez nos partenaires, par des exercices conjoints, par le fait que nos partenaires contribuent de façon conventionnelle, ce qu'on appelle l'épaulement conventionnel, par des forces conventionnelles.
Est-ce que ça peut se traduire par un partage de la décision ? Non. Qu'on soit très clair, le président, le chef de l'État a toujours été extrêmement clair là-dessus. La décision en ce qui concerne la dissuasion nucléaire, non seulement la décision, mais d'ailleurs tout ce qui vient avant, c'est-à-dire tous les composants, tout ce qui compose la dissuasion nucléaire est 100 % française. Elle sera toujours la décision seule du chef de l'État. Mais en revanche, la façon dont on peut travailler avec nos partenaires à des exercices, à l'épaulement conventionnel, sur les capacités de frappe en profondeur, sur les capacités d'alerte t'avancer, là effectivement ça contribue à notre sécurité et bien sûr à celle de nos voisins. Et encore une fois
je crois qu'on peut s'en féliciter c'est le rôle que joue notre pays On peut aussi interroger Oui bien sûr mais je voudrais vous dire quelque chose puisque vous me posez aussi la question, d'ailleurs, sur le débat présidentiel. Je voyais beaucoup en Europe et je vois nos partenaires sont reconnaissants du rôle qui est joué par la France. Reconnaissant à la fois pour l'Ukraine, mais surtout pour la sécurité de tous les Européens. Le discours de Lilong sur la dissuasion avancée, il était attendu par nos voisins, il a été accueilli avec énormément d'intérêt, énormément de gratitude pour le rôle qui est joué par notre pays. donc nous avons une responsabilité particulière
Ce que je vous dis, c'est que la Russie fait peser une menace sur les Européens Elle est déjà agressive Elle multiplie les provocations et que la meilleure façon de la dissuader c'est d'être fort C'est de rester calme, unis aux côtés de nos partenaires et de continuer notre travail de Benjamin Haddad, vous êtes également ministre en charge de l'Europe et ministre évidemment en France avec les problématiques de nos concitoyens. Vous avez vu ces images ce matin de face à face entre des pêcheurs et des CRS situation qui devient intenable, on a eu beaucoup de réactions. Et on se demande en voyant ces images, qui joue la carte du chaos ? Non mais moi je vois beaucoup d d'inquiétude, auxquelles le gouvernement répond. Le gouvernement est au travail.
Vous avez entendu par exemple la ministre de la Pêche Catherine Chabot. Il y a des dispositifs de soutien sur les carburants notamment pour les pêcheurs qui ont été mis en place. Je crois 90 des pêcheurs qui sont concernés en Méditerranée ont pu les toucher, 75 % au niveau national. Il y aura une rencontre entre la ministre et les représentants des pêcheurs dans deux jours précisément pour voir comment on peut adapter, comment on peut prolonger ce type de dispositifs. Donc c'est très important, encore une fois, de trouver des solutions concrètes. Je ne suis pas dans le commentaire, je ne suis pas là pour mettre des mots. On est là, nous, pour trouver des solutions concrètes face à une situation... On vient de parler de questions géopolitiques face à une situation
que connaissent aussi nos voisins, qui est lié à un contexte géopolitique, en particulier dans le détroit d'Hormouz. Donc l'objectif là, c'est d'y répondre. Vous avez ce soir une double casquette, vous êtes à la fois ministre du gouvernement Lecornu et en même En même temps, si j'ose dire, soutien d'Edouard Philippe, candidat à l'élection présidentielle. Est-ce que selon vous la réponse à cette crise, elle réside dans la marge dont le gouvernement va bénéficier dans la préparation du budget, c'est-à-dire là, dans les prochains jours, dans les prochaines semaines ? Ou est-ce que c'est au contraire dans la campagne présidentielle et donc c'est à Édouard Philippe que vous dites trouver les solutions plus structurelles. Comment est-ce que vous voyez les choses ?
Mais au fond, il y a deux temporalités. Vous avez raison d'ailleurs de le poser d'une certaine façon en ces termes. Il y a effectivement les mesures d'urgence que le gouvernement a prise depuis le début de cette crise pour répondre notamment par exemple aux 3 millions de Français qui sont des gros rouleurs pour pouvoir les aider. Vous estimez que c'est suffisant compte tenu de la colère Je pose de nouveau la question parce que là, je ne sais pas si on est quand même au bord. Je ne veux pas aggraver les choses, mais tous les témoignages que nous avons vraiment parlent d'une désespérance. Avec des aides sectorielles qui certes sont ce qu'elles sont, mais qui ne sont pas à la hauteur. Est-ce que vraiment vous pouvez tenir ?
– Mais le gouvernement l'a encore répété, on ne ferme aucune porte au fait de continuer d'avoir des nouvelles mesures, de le faire dans la – Y compris sur la baisse des prêts. – Pardon de vous dire ça, mais j'ai l'impression d'entendre ça depuis trois mois. On ne ferme aucune porte, j'ai l'impression que c'est une litanie qui revient. Ça, ce n'est pas spécifiquement vous, mais sincèrement, dans la bouche de la parole du gouvernement, du ministre de l'économie, on ne ferme aucune porte, on est très attentifs à l On a rallongé ces mesures. On les a rallongées dans le temps. Dans le montant, elles ont été bues. Mais bien sûr, parce qu'elles sont liées à l'institut géopolitique autour de nous. Elles sont liées à l'augmentation du baril de pétrole, qui est liée au contexte géopolitique
et qui affecte aussi d'ailleurs nos voisins. Et on le sait. Donc on doit continuer les mesures qui ont été prises. Vous le savez, il y a des mesures à la fois pour les gros rouleurs, des mesures pour les pêcheurs, pour les agriculteurs. Et le gouvernement a dit que il est sûr qu'ils ne fermaient aucune porte pour aller continuer et le dialogue va se poursuivre. On va avoir une rencontre avec les pêcheurs. Et après, effectivement, il y a des mesures structurelles. Des mesures structurelles dont on peut parler au niveau national. Mais moi, je vais vous répondre aussi au niveau européen. Si vous voulez parler, par exemple, des pêcheurs. Moi, je trouve aujourd'hui qu'il y a trop de normes sur les pêcheurs, trop de normes européennes.
Dans la complexité, par exemple, et les injonctions contradictoires. Nous, on se bat, au niveau européen, déjà pour le revenu des pêcheurs, puisqu'on est en ce moment dans la négociation de ce qu'on appelle le prochain budget européen, c'est-à-dire le cadre financier pluriannuel. – 10 ans au pouvoir pourra aujourd'hui faire un constat que tout le monde partage sur les normes ? – Non mais là c'est pas vrai puisque là je vous parle du budget à partir de 2028, la période 2028-2034, le cadre financier pluriannuel, la négociation a lieu en ce moment, c'est ma responsabilité. Nous avons déjà doublé le fonds qui était prévu pour la pêche dans la copie initiale de la commission, donc c'est la politique commune de la pêche, c'est l'équivalent de la PAC, mais pour les pêcheurs.
Nous continuons à nous battre pour pouvoir maintenir les enveloppes, maintenir le soutien aux pêcheurs dans ces enveloppes européennes. Et puis après, la vérité, c'est quand vous prenez aujourd'hui les normes qui pèsent sur les pêcheurs, quand vous leur demandez par exemple de verdir la flotte ou de préserver les ressources halieutiques. Vous avez aujourd'hui des normes qui sont tellement complexes qu'elles rendent en fait les investissements et notamment l'utilisation des financements européens dans les investissements de renouvellement de flottes beaucoup trop complexes. Et donc on demande à Bruxelles là de réouvrir ses textes comme on l'a fait d'ailleurs sur beaucoup de sujets. On demande à Bruxelles, si Bruxelles dit non on peut pas le faire.
Non mais on va se battre précisément comme on a obtenu beaucoup de textes de simplification. C'est comme le prix sur l'électricité en On a obtenu... Et si on peut pas par rapport au marché européen ? Mais c'est pas vrai puisqu'on obtient des résultats. Moi je vais vous dire sur énormément de textes qu'on a réouvert ces deux dernières années, que ce soit pour l'auto, que ce soit les textes qui pesaient sur les PME dans des secteurs comme la chimie et d d'autres, nous avons obtenu des textes de simplification. Aujourd'hui il faut simplifier au niveau européen la vie des pêcheurs en particulier pour les renouvellements de flotte et en particulier d'ailleurs pour les jeunes pêcheurs qui veulent... Merci Benjamin Adelphélas, nous n'avons vraiment pas le temps.
Benjamin Haddad