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InterviewLCP — La Politique et moi (sur Podcast)· 30 mai 2024 13 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsSolidarités & familleEnvironnement & énergieÉconomie & entreprises

Antoine Vermorel Marques, l'écologiste de droite

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:33OuverteRéponse directe

    À l'adolescence, vous avez fait pression sur votre père pour aller à un meeting de Nicolas Sarkozy à Clermont-Ferrand ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Vous avez fait votre stage de troisième chez le député de votre circonscription ?

  • 1:36OuverteRéponse directe

    Vous êtes tourné vers l'engagement associatif et vous avez fondé plusieurs associations. Qu'est-ce qui a alimenté cette frénésie d'action aussi jeune chez vous ?

  • 2:02RelanceRéponse directe

    Qu'est-ce qui a alimenté cette frénésie d'action aussi jeune chez vous ? C'était quoi votre moteur ?

  • 2:40OuverteRéponse directe

    Votre principal fait d'arme associatif est la création du collectif « Touche pas ma bourse, je la mérite ». Ça vous a valu votre première télévision.

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Cette bataille contre la ministre de l'Éducation, vous l'avez gagnée. Cette victoire a-t-elle changé beaucoup de choses dans votre vie ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42Invité politiqueFait
    « Exactement, et c'était le premier meeting de ma vie, c'était un meeting sur la ruralité. »
  • 1:04Invité politiqueFait
    « Exactement, Yves-Nicolas, j'ai fait un stage d'une semaine avec lui, c'était mon stage de troisième, qui était député de ma circonscription de 1993 à 2017. »
  • 1:42PrésentateurFait
    « Vous avez notamment créé un réseau social d'entraide territoriale qui s'appelle l'annuaire Rouenet. »
  • 1:46PrésentateurFait
    « Vous avez mis aussi en place un réseau d'aide aux devoirs pour des jeunes demandeurs d'asile à Dijon. »
  • 1:52PrésentateurFait
    « Et puis, vous avez assigné Bouygues Télécom pour publicité mensongère sur son taux de couverture 4G dans votre département pour améliorer la couverture du réseau de téléphonie mobile. »
  • 3:00InvitéFait
    « Antoine Vermorel a désormais un peu de mal à joindre les deux bouts. »
  • 3:04InvitéFait
    « Je suis fils d'éleveur laitier, je viens d'un milieu plutôt modeste. »
  • 3:06InvitéChiffre
    « J'avais eu mon baccalauréat avec 18.3 de moyenne. »
  • 3:08InvitéChiffre
    « Et donc, j'avais une bourse de 1 800 euros par an, environ 200 euros par mois pendant mon année universitaire. »
  • 3:35PrésentateurFait
    « Vous avez obtenu l'annulation de la circulaire en allant devant le Conseil d'État. »
  • 3:53Invité politiqueFait
    « Puisque si, avec mes collègues étudiants, on n'avait pas attaqué cette décision au Conseil d'État, la bourse en mérite, aujourd'hui, elle n'existerait pas et elle a été rétablie grâce à cette décision. »
  • 5:37Invité politiquePromesse
    « La dernière promesse de campagne, je me souviendrai toujours avec ma suppléante Fanny Fénoux, c'était de dire « Quoi qu'il arrive dimanche prochain, on se souviendra d'où l'on vient ». »
  • 6:07Invité politiqueFait
    « Oui, et ça a été effectivement la rencontre avec Michel Barnier, qui est resté aujourd'hui un ami, que j'ai accueilli chez moi pendant le Congrès des Républicains. »
  • 10:27Invité politiqueFait
    « J'en ai fait une, par exemple, sur la suppression des allocations aux parents maltraitants, qui m'a valu un rendez-vous avec la secrétaire d'État en charge de l'enfance. »

Temps de parole

  • Antoine Vermorel-Marques59 %
  • Présentateur36 %
  • Invité3 %

3,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

On dit souvent qu'en politique, il faut savoir faire et faire savoir, agir et communiquer. C'est le leitmotiv de mon invité qui compte incarner la relève de la droite à l'Assemblée. Bonjour Antoine Vermorel. Bonjour. Alors à l'adolescence, à 14 ans, quand la plupart des ados cherchent à faire pression sur leurs parents pour pouvoir sortir le samedi soir, vous, vous avez fait pression sur votre père pour pouvoir aller à un meeting de Nicolas Sarkozy à Clermont-Ferrand, c'est ça ?

0:42
Antoine Vermorel-Marques

Exactement, et c'était le premier meeting de ma vie, c'était un meeting sur la ruralité. On était en 2007, c'était la pleine folie sarkoziste, on croyait en l'homme. Mon père qui n'était jamais à un meeting électoral, qui n'a jamais été encarté. C'est vous qui l'y avez emmené. Moi, je lui ai dit je ne peux pas conduire, donc il faut que tu m'emmènes, je veux y aller, etc.

1:00
Présentateur

Et alors au même âge, vous avez aussi fait votre stage de troisième chez le député de votre circonscription.

1:04
Antoine Vermorel-Marques

Exactement, Yves-Nicolas, j'ai fait un stage d'une semaine avec lui, c'était mon stage de troisième, qui était député de ma circonscription de 1993 à 2017.

1:11
Présentateur

Ça donne juste l'impression que vous avez toujours su que vous feriez de la politique.

1:15
Antoine Vermorel-Marques

J'avais ça en moi, je ne sais pas d'où ça vient, j'ai quelques idées. Mais effectivement, dans ma famille, on n'a jamais fait de politique, on n'a jamais été encarté ou élu. Et pour autant, depuis tout petit, mon premier souvenir politique, ça reste 2002, j'avais 9 ans.

1:28
Présentateur

Le 21 avril 2002, Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle. Alors le problème, si on peut dire, c'est qu'on ne peut pas se présenter à une élection avant d'avoir 18 ans. Du coup, vous êtes tourné vers l'engagement associatif et vous avez fondé, présidé plein d'associations. Vous avez notamment créé un réseau social d'entraide territoriale qui s'appelle l'annuaire Rouenet. Vous avez mis aussi en place un réseau d'aide aux devoirs pour des jeunes demandeurs d'asile à Dijon. Et puis, vous avez assigné Bouygues Télécom pour publicité mensongère sur son taux de couverture 4G dans votre département pour améliorer la couverture du réseau de téléphonie mobile.

Qu'est-ce qui a alimenté cette frénésie d'action aussi jeune chez vous ? C'était quoi votre moteur ?

2:09
Antoine Vermorel-Marques

Moi, je suis fils d'éleveur laitier. J'ai toujours habité à la campagne. J'ai aussi vu ces injustices territoriales qui arrivaient et qui sont aujourd'hui flagrantes dans notre pays. Et j'ai voulu, à mon échelle, m'engager. J'ai été délégué de classe, des engagements qui étaient très modestes, très humbles. Des professeurs qui m'ont aussi tendu la main, qui, à un moment donné, m'ont montré cette voie de l'engagement associatif et qui ont fait que je me suis dit, on peut essayer de changer les choses à notre échelle par les associations. Et donc, c'est pour ça que je me suis engagé dans différentes.

Et puis, ensuite, j'en ai créé aussi quelques-unes qui sont d'ailleurs toujours d'actualité aujourd'hui.

2:40
Présentateur

Et alors, votre principal fait d'arme, si l'on peut dire, dans le domaine associatif, c'est la création d'un collectif « Touche pas ma bourse, je la mérite », collectif contre la suppression de la bourse au mérite en 2014. Et ça vous a valu de faire votre première télévision.

2:55
Invité

Antoine Vermorel a désormais un peu de mal à joindre les deux bouts. Je suis fils d'éleveur laitier, je viens d'un milieu plutôt modeste. J'avais eu mon baccalauréat avec 18.3 de moyenne. Et donc, j'avais une bourse de 1 800 euros par an, environ 200 euros par mois pendant mon année universitaire. Depuis cet été, la mobilisation a grossi. Courrier aux députés français, pétition sur Internet intitulée « Touche pas ma bourse, je la mérite ». Enfin, sur le plan européen, Antoine et ses amis souhaitent créer une bourse européenne et doper ainsi la mobilité.

3:30
Présentateur

Alors, cette bataille contre la ministre de l'Éducation de l'époque, vous l'avez gagnée. Vous avez obtenu l'annulation de la circulaire en allant devant le Conseil d'État. Cette victoire, elle a changé beaucoup de choses dans votre vie ?

3:43
Antoine Vermorel-Marques

C'était un moment fondateur à la fois de mon engagement politique. C'est le moment où je passe de l'associatif au politique. C'est aussi le moment où je me rends compte que l'engagement peut avoir de vrais résultats. Puisque si, avec mes collègues étudiants, on n'avait pas attaqué cette décision au Conseil d'État, la bourse en mérite, aujourd'hui, elle n'existerait pas et elle a été rétablie grâce à cette décision.

Et ça m'a permis aussi d'assumer pleinement qui j'étais, d'où je venais, pourquoi j'étais engagé en politique et ce que certains avaient pu me faire voir, notamment dans mes études supérieures à Sciences Po, comme une sorte de difficulté sociale, le fait que je vienne d'un milieu où très peu, ensuite, font des études supérieures. C'était le moment de dire, oui, je suis fils d'éleveur laitier et j'en suis très fier. Et je reste très fier de mes racines agricoles comme je l'ai toujours été. Et malgré ce mépris social qu'on peut avoir parfois, d'en faire une force plutôt qu'un handicap.

4:32
Présentateur

Vous n'avez jamais envisagé de reprendre la ferme de votre père, je crois ?

4:36
Antoine Vermorel-Marques

Non, pour autant, j'aidais. J'ai toujours ce souvenir-là. À la maison, c'était les devoirs d'abord. Et une fois que les devoirs étaient finis avec maman, mon père m'emmenait à l'extérieur. Et puis, j'allais l'aider à la ferme. Mais vous savez, c'est un métier qui est difficile. La traite, c'est le matin et le soir. Je me souviens que les repas de famille, le dimanche midi, on devait rentrer plus tôt parce que mon père avait la traite. Et puis aussi, cette crise de 2009, la crise laitière, où malgré tout le travail que vous fournissez, vous n'avez pas de revenus suffisants pour faire vivre votre famille. Et donc, c'est pour ça que ces différentes raisons ont fait que...

Mais je suis très content que mon père ait probablement retrouvé quelqu'un là pour la retraite, pour reprendre l'exploitation. Et c'est une vraie richesse familiale.

5:14
Présentateur

Mais ce milieu social dans lequel vous avez grandi, ça nourrit votre engagement politique aujourd'hui ?

5:21
Antoine Vermorel-Marques

Oui, parce que j'ai vécu aussi cette forme de déconnexion de certains élus. Ou le reproche que mes parents peuvent faire parfois à des élus aussi. Et je fais attention de ne pas leur ressembler, évidemment. Mais c'est toujours un risque d'être dans les instances parisiennes et d'oublier d'où l'on vient. Et d'ailleurs, la dernière promesse de campagne, je me souviendrai toujours avec ma suppléante Fanny Fénoux, c'était de dire « Quoi qu'il arrive dimanche prochain, on se souviendra d'où l'on vient ». Et ça, je pense que c'est une belle promesse aussi qu'on peut faire à tous les électeurs

5:49
Présentateur

qui nous font confiance au moment d'une élection. Alors, pour revenir à ce combat contre la suppression de la Bourse au mérite, ça vous a aussi permis de rencontrer plusieurs responsables politiques de la droite, parlementaires. Éric Ciotti, Laurent Wauquiez, Michel Barnier, dont vous êtes resté assez proche politiquement. Ça vous a aidé donc à vous lancer en politique ?

6:07
Antoine Vermorel-Marques

Oui, et ça a été effectivement la rencontre avec Michel Barnier, qui est resté aujourd'hui un ami, que j'ai accueilli chez moi pendant le Congrès des Républicains, qui encore aujourd'hui, on déjeune, on se voit régulièrement, on échange. Pour moi, son expérience, c'est une source d'enrichissement très importante. Et ça a été effectivement l'occasion de rencontrer aussi les élus, la droite, que je suivais depuis beaucoup plus longtemps, évidemment, mais à un moment où on se dit « Tiens, pourquoi pas moi ? »

6:33
Présentateur

Et en 2017, vous devenez collaborateur parlementaire de deux députés LR, Robin Reda et Damien Abad. Damien Abad qui est devenu, quelques temps plus tard, le président du groupe Les Républicains à l'Assemblée. Et là, vous avez pris du galon, si l'on peut dire. Vous êtes devenu collaborateur de groupe. Toutes ces années vous ont permis, j'imagine, d'apprendre un peu sur le fonctionnement du Parlement, sur les techniques parlementaires. Mais au-delà de cela, quelle leçon vous en avez tirée sur le mandat de député ?

7:00
Antoine Vermorel-Marques

Cette nécessité qui est à la fois, pour des députés de l'opposition, de faire des propositions, de faire vivre le débat public, et aussi cette importance d'être enracinés localement. Damien et Robin sont deux députés qui, maintenant, ont fait d'autres choix politiques que moi. Mais pour autant, ils restent très enracinés dans leur circonscription.

7:18
Présentateur

Dans la majorité présidentielle aujourd'hui.

7:19
Antoine Vermorel-Marques

Ils restent très enracinés dans leur circonscription, très proches aussi de leurs habitants. Et j'ai appris ça de leur part aussi, en plus de mon engagement personnel.

7:27
Présentateur

Alors, on a vu que vous avez dû patienter avant de vous lancer en politique. Mais alors, une fois que vous vous êtes lancé, tout est allé très vite. Vous avez été élu adjoint au maire de votre commune Renaison en 2020. Puis vice-président de l'agglomération de Rohan. Conseiller départemental également. Ça donne l'impression qu'il y a un petit côté homme pressé chez vous.

7:44
Antoine Vermorel-Marques

C'est ce que mes opposants disent. Après, ce que les habitants aussi reconnaissent, c'est mon dynamisme, mon énergie, la volonté de faire bouger les choses.

7:51
Présentateur

Donc c'est pressé d'agir. Mais pressé quand même, on sent qu'il y a une impatience.

7:55
Antoine Vermorel-Marques

Oui, j'ai envie de faire. J'ai envie de faire bouger les lignes. J'ai aussi envie qu'une nouvelle génération arrive. Et je me félicite au département. D'ailleurs, il y a des élus de l'opposition qui sont jeunes comme moi. Et je sens très bien qu'ils ont cette volonté-là aussi de faire bouger les lignes. Peut-être différemment que moi. Mais il y a une volonté de la nouvelle génération d'y aller. Et c'est plutôt une bonne chose, je pense, vu le taux d'abstention et vu souvent le désintérêt de la jeunesse vis-à-vis de la politique.

8:20
Présentateur

Alors pendant la campagne des législatives, vous avez mis un point d'honneur à vous rendre dans chacune des 91 communes de votre circonscription. Et vous n'avez pas manqué de le faire savoir en posant devant les panneaux à chaque fois. On sent que la communication en politique, alors ce n'est pas toujours très bien vu, mais vous, vous l'assumez.

8:37
Antoine Vermorel-Marques

Je l'assume et je considère que c'est un gage de transparence aussi. Et c'est souvent ce qu'on me dit aussi. Au moins vous, on sait ce que vous faites. Après, on n'est pas toujours d'accord avec moi, avec mes votes et tout ça, mais je ne me cache pas de ce que je fais et de ce que je porte. Et je pense que c'est important. Vous savez, Victor Hugo disait, la communication, c'est le fond qui remonte à la surface. Et donc l'enjeu, ce n'est pas uniquement de communiquer pour communiquer, c'est juste de faire et ensuite de faire savoir. Et c'est ça que je me fixe comme objectif dans mes mandats.

9:06
Présentateur

Et puis alors, on a pas mal parlé de vous au début de votre mandat parce que vous avez décidé de tenir vos permanences dans un camping-car pour aller à la rencontre de vos concitoyens. Mais là aussi, ça peut faire un peu gadget peut-être, un peu communication à bon prix.

9:23
Antoine Vermorel-Marques

Ce n'est pas gadget. Je n'ai pas de permanence parlementaire physique. Donc c'est un choix personnel. J'ai un bureau qui fait 3 mètres par 3 mètres. Certains de mes collègues ont des bureaux beaucoup plus grands et c'est un autre choix. Mais ma volonté, ma circonscription du nord au sud, d'Est en Ouest, elle fait une heure et demie. Je sais d'ores et déjà que dans mon mandat, il y a des personnes que je ne pourrais pas rencontrer. Et c'est ce choix que j'ai fait. Je ne suis pas le seul d'ailleurs. Il y a d'autres députés d'autres bords qui l'ont fait. Et aujourd'hui, je rencontre même des chefs d'entreprise qui me disent, ah bah tiens, j'ai vu votre permanence mobile.

Je ne pensais pas venir vous voir. Je n'ai rien à vous demander. J'ai des choses à vous proposer. Et j'en profite. Et donc, ça permet de rencontrer et d'affirmer cet enjeu de la proximité.

9:59
Présentateur

Alors, on sent que vous êtes pressé d'agir, pressé d'avoir des résultats. À l'Assemblée, en même pas 10 mois, vous avez déposé 12 propositions de loi. C'est énorme. C'est plus que ce que la plupart des députés présentent en 5 ans. Mais combien ont été mises à l'ordre du jour de l'Assemblée ?

10:14
Antoine Vermorel-Marques

Alors, il faut se battre pour qu'elles le soient. Ou qu'elles soient intégrées ensuite dans les textes législatifs. Après, pour moi...

10:19
Présentateur

Elles n'ont pas été examinées, on est d'accord. Non, mais bon... Donc, ça sert à quoi ? C'est ma question.

10:23
Antoine Vermorel-Marques

Il y a déjà... La première chose, c'est que c'est un acte politique fort. J'en ai fait une, par exemple, sur la suppression des allocations aux parents maltraitants, qui m'a valu un rendez-vous avec la secrétaire d'État en charge de l'enfance, qui m'a dit qu'on étudie cette proposition pour l'intégrer dans le projet de loi de finances de la Sécurité sociale à l'automne. Donc, il y a des propositions de loi qui peuvent être transformées en amendements...

10:41
Présentateur

Donc, c'est de la communication au service de l'action.

10:43
Antoine Vermorel-Marques

Et c'est aussi... J'en ai déposé une récemment sur la Nationale 7 à Mabli, qui est un sujet local qui m'intéresse, qui est un moyen de pression vis-à-vis du gouvernement. Et pour moi, la proposition de loi, et on le voit d'ailleurs dans les niches, elle est vraiment d'abord et avant tout un outil politique au service d'une cause. Et c'est comme ça que je l'envisage. Et c'est pour ça que j'utilise cet outil, comme tous les autres qui sont à ma disposition en tant que député.

11:04
Présentateur

Il y a un dernier point aussi qui m'a intéressé, c'est que vous ne voulez pas laisser le monopole de l'écologie à la gauche. Vous êtes d'ailleurs en charge de l'écologie dans le contre-gouvernement qui a été mis en place par Éric Ciotti chez Les Républicains. Vous avez le sentiment que c'est un enjeu que la droite a trop longtemps négligé, l'écologie ?

11:21
Antoine Vermorel-Marques

Oui, et on n'arrête pas de dire, vous savez, nous sommes un parti de gouvernement. Gouverner, c'est prévoir. Si on ne prévoit pas la crise climatique qui arrive, est-ce qu'en 2027 ou en 2032, on sera encore un parti de gouvernement ?

Et pour moi, l'important, c'est que la droite puisse porter une voix différente de celle de la gauche, et notamment de la gauche radicale, sur la question de l'écologie, pour défendre aussi cette industrie décarbonée, pour défendre aussi le Made in France, pour défendre aussi notre mode de vie qui est en train de changer, de s'adapter aussi aux changements climatiques et à la question des sécheresses, du manque d'eau, du risque d'incendie, de l'acidification des océans. Et on a des choses à porter, on l'a porté par le passé. Georges Pompilou qui crée le Premier ministère de l'Environnement, Jacques Chirac avec la Charte de l'Environnement, Nicolas Sarkozy avec le Grenelle de l'Environnement.

Et donc c'est à nous de mettre toutes ces forces historiques et puis des nouvelles propositions pour incarner quelque chose en 2027 sur le sujet.

12:08
Présentateur

On va passer à notre quiz à présent, si vous le voulez bien. Le principe est assez simple. Je vais commencer une phrase et vous allez devoir la compléter. Les réseaux sociaux et moi ?

12:18
Antoine Vermorel-Marques

Favorables pour le contact avec les habitants, pour Twitter un peu plus sceptiques.

12:22
Présentateur

Quand les gens me parlent de mon âge, ça vous énerve ?

12:28
Antoine Vermorel-Marques

Ça m'énerve, ça m'agace, autant que ça m'agacera quand j'aurai 70 ou 80 ans. Ce n'est pas parce que j'ai 30 ans que je dois m'occuper de la jeunesse. Ce n'est pas parce que vous êtes une femme que vous devez vous occuper de la diversité ou de l'égalité des sexes. Et donc quand vous êtes jeune, vous devez porter l'intégralité des sujets et pas uniquement ceux qui sont liés à votre âge.

12:45
Présentateur

Si j'arrête la politique, je me lance dans ?

12:47
Antoine Vermorel-Marques

La création d'une ONG.

12:49
Présentateur

Vous y avez déjà pensé ?

12:50
Antoine Vermorel-Marques

J'y ai déjà pensé, c'était déjà dans mes plans. C'est mon engagement associatif d'avant. Qui reviendra. Et qui reviendra le jour où j'arrêterai.

12:57
Présentateur

Merci beaucoup Antoine Vermorel d'être venu dans La Politique et moi. Merci à vous.