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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 13 octobre 2026 44 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheBudget & impôtsTravail & emploiÉconomie & entreprises

Éducation : un ministère mal géré ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 35 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:06OuverteRéponse directe

    Est-ce que les lycéens ont raison de continuer à se mobiliser selon vous ?

  • 5:28OuverteRéponse partielle

    Le mouvement s'essouffle-t-il selon vous ?

  • 6:46OuverteRéponse directe

    Les conditions d'enseignement sont-elles déplorables ?

  • 7:31RelanceRéponse directe

    Quelles sont les causes structurelles des pénuries d'enseignants ?

  • 8:15ComplaisanteRéponse directe

    Bravo aux lycéens pour avoir installé l'éducation au cœur de la présidentielle ?

  • 8:59OuverteRéponse directe

    Les annonces du gouvernement sur les 3000 profs remplaçants sont-elles cohérentes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:14Fait
    « « Pour nous, ce qu'on leur dit, c'est qu'on ne va pas plier, qu'on ne va pas arrêter tant qu'il n'y aura pas les 10 milliards sur la table tant que nos revendications ne seront pas écoutées. » »
  • 4:45Fait
    « « C'est pour cela que les puissants nous craignent, parce que jour après jour, nous démontrons qu'une voie différente est possible, qu'elle fonctionne, qu'elle porte ses fruits. » »
  • 7:31Élise HuiriChiffre
    « « Les candidats aux concours de professeurs des écoles et aux concours de professeurs certifiés ont été divisés par 3 en 20 ans. » »
  • 10:16Olivier PacoChiffre
    « « 2018, on a donc la première année, le premier budget Macron, c'est 50 milliards d'euros en gros. Aujourd'hui, on est à 65 milliards d'euros hors cas, c'est-à-dire les pensions de retraite, la participation complémentaire. » »
  • 10:59Olivier PacoChiffre
    « « Il y a 0,02 % de hausse salariale. 25 millions d'euros sur 65 milliards d'euros. » »
  • 12:26Élise HuiriChiffre
    « « En France, nous avons 3 élèves de plus par classe en 5 élèves de plus par classe au collège. » »
  • 17:50Christophe QuéreroFait
    « « L'éducation, c'est un investissement. C'est le plus sérieux des investissements d'avenir. » »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:10

Bonjour à toutes et à tous, bienvenue. C'est Sens Public, débat, chronique, reportage, expertise de nos invités. C'est ce que l'on vous propose tous les jours sur Public Sénat pour donner du sens à l'actualité et aux mutations de notre société avec au sommaire de ce 13 octobre le mouvement lycéen rejoint par les étudiants et certains professeurs les manifestants continuent de réclamer 10 milliards d'euros supplémentaires est-ce forcément une question de carnet de chèque la baisse de la démographie justifie t elle de supprimer des postes d'enseignants faudrait-il au contraire en profiter pour réduire le nombre d'élèves par classe on en débat dans une minute et puis dans la seconde partie de ce sens public cette question comment l'espagne et le portugal ont-ils réussi à réduire

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fortement leurs déficits tout en relançant la croissance pour le premier ministre espagnol l'austérité n'est pas la solution l'espagne prouve qu'un autre modèle économique est possible. C'est pour cela que les puissants nous craignent, parce que jour après jour, nous démontrons qu'une voie différente est possible, qu'elle fonctionne, qu'elle porte ses fruits. Et dans les années 2010, pour échapper à la crise de la dette, l'Espagne et le Portugal ont mené des réformes très dures. La France peut-elle ? Doit-elle ? S'en inspirer, ne ratez pas l'analyse. Et la confrontation de nos experts sur ce thème, ce sera dans trois quarts d'heure. Et participez à l'émission comme tous les jours en scannant notre QR code. Soutenez-vous ce mouvement lycéen qui continue.

1:31

Que pensez-vous de ces 3000 profs remplaçants sortis du chapeau du ministre de l'Éducation dans les manifs ? Aujourd'hui, cette annonce était jugée insuffisante. Clément Guillauneau. Marseille, Nantes, Lille ou encore Rennes, 480 000 personnes ont manifesté partout en France aujourd'hui selon l'intersyndicale pour l'acte V des mobilisations lycéenne. C'est de 161 500 personnes, selon le ministère de l'Intérieur. Quelques tensions ont à nouveau éclaté, notamment à Paris, où deux cortèges distincts se sont élancés, ou encore ici, à Lille. À ce jour, l'IGPN a ouvert 36 enquêtes pour des violences policières ayant eu lieu depuis le début du mouvement. Malgré une mobilisation en baisse selon le gouvernement, lycéens et étudiants sont décidés à ne rien lâcher jusqu'à obtenir des réponses

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à leurs revendications. « Pour nous, ce qu'on leur dit, c'est qu'on ne va pas plier, qu'on ne va pas arrêter tant qu'il n'y aura pas les 10 milliards. sur la table tant que nos revendications ne seront pas écoutées. Et on sera encore plus rejoints massivement. Aujourd'hui, il y a les lycéens, les profs, les étudiants, les pompiers, les agriculteurs. Demain, le 17, on sera avec les gilets jaunes et à tous les Français, les Françaises. Ce n'est pas une question d'étiquette. C'est une question que les Français en ont marre, donc là c'est l'occasion pour relever la tête de ces dix ans de macronisme qui nous ont tous abattus. Alors on va rien lâcher. Du côté des universités, l'Union syndicale revendique 90 % des établissements perturbée, tandis que le ministère communique sur un petit 35%.

2:49

Ce matin à Paris, la militante suédoise Greta Thunberg a apporté son soutien aux jeunes dans la rue. « On nous vole notre avenir et comme on a pu le constater ici, les écoles ne reçoivent pas les investissements dont elles ont besoin. Cela envoie un signal aux jeunes, dans notre société vous n'êtes pas une priorité. Alors qu'est-ce qu'on est censé faire abandonner ? Bien sûr que non. Je suis extrêmement fière des étudiants français. Plusieurs organisations étudiantes et lycéennes doivent être à nouveau reçues jeudi après-midi par les ministres de l'éducation et de l'enseignement supérieur. Reste à savoir quelle suite sera donnée au mouvement alors que les vacances scolaires débutent ce vendredi Soir. Parle-t-on à propos de l'éducation nationale d'un ministère bien ou mal géré ?

3:30

Voilà la question centrale de notre débat. J'accueille Olivier Paco. Bonsoir. Vous êtes sénateur LR de Loise et rapporteur spécial des crédits de la mission enseignement scolaire ici au Sénat. Louise Touré, bonsoir, bienvenue. Vous êtes journaliste spécialisée en questions d'éducation, productrice de l'émission Être et Savoir sur France Culture et vous publiez le meilleur pour nos enfants. C'est aux éditions de l'Atelier. Élise Huiri, bonsoir, Bienvenue, heureux de nous accueillir. Vous êtes économiste, professeur des universités à l'université Paris-Dauphine et à l'école normale supérieure, spécialiste de l'éducation de la pauvreté, des inégalités sociales et de l'évaluation des politiques publiques. Ça tombe bien, on va vraiment évaluer une politique publique, dans le cas précis.

4:06

On est également en duplex avec Christophe Quérero, ancien recteur de Paris. Bonsoir, bienvenue à vous. Vous êtes cofondateur du parti de l'école et vous publiez « L'école n'a pas dit son dernier mot ». C'est aux éditions Robert Laffont. Et Jonathan Boucher-Pettersen, bonsoir Jonathan, bienvenue éditorialiste, politique à libération et pour sens public. Un mot de ce mouvement Olivier Paco qui continue, mobilisation encore assez forte aujourd'hui, les lycéens, les étudiants, des professeurs aussi ? Est-ce qu'ils ont raison de continuer de se mobiliser, d'après vous ? Ou est-ce que ça devrait s'arrêter ? Je pense qu'ils devraient retourner un petit peu en cours. Ils ont fait entendre leurs revendications. Si leur revendication, c'était plus de moyens,

4:45

c'était une meilleure organisation de leurs emplois du temps, c'était une réforme de parcours sup, on l'a bien compris. Donc je pense que le a commencé à apporter quelques éléments de réponse, par exemple en nous disant qu'il allait amender lui-même le propre budget qu'on n'a même pas commencé à examiner. Moi, je commence en tant que rapporteur spécial, mes auditions demain. Et je sais déjà qu'il y aura des amendements sur le milliard et demi en plus qui a été apporté au budget de l'éducation nationale dans la première copie. Bon, je pense sincèrement que le dialogue doit être renoué. Est-ce qu'il l'a été suffisamment ? Je ne sais pas, mais au bout de trois semaines de manifestation,

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il me semble que les élèves doivent retrouver les cours. – Oui, Stouré, vous avez suivi la manifestation parisienne aujourd'hui. Le mouvement, il est en train de s'essouffler ? Pas du tout ? Comment vous l'avez ressenti ? C'est difficile à dire. On a l'impression d'être au milieu de jeunes gens quand même assez déterres, comme ils disent eux-mêmes. Et il y a beaucoup d étudiants qui ont rejoint le mouvement, ce qui peut un peu quand même changer la donne. Je crois que ça va un peu au-delà des questions de budget, même si elles sont très importantes concernant l'éducation nationale, dont on sait qu'elle a des besoins croissants. Et je crois que c'est ça qui doit rentrer dans la discussion, c'est-à-dire qu'on a des chiffres, mais ce qu'on n'arrive pas tellement à chiffrer,

6:05

c'est tous les besoins de l'éducation nationale pour faire face à ces publics qui changent. Vous avez dit Élise Huilleri est spécialiste de la pauvreté, ce serait bien d'en parler parce que les élèves pauvres, c'est plus compliqué. Il y a des boursiers, il y a aussi toute la question du handicap, des élèves qu'on n'a pas très bien su et franchement, il faut écouter les enseignants qui en parlent, intégrés dans les classes primaires, collèges, lycées donc toutes ces questions là elles ont fait aussi changer d'école ce qui fait que est-ce qu'on peut réfléchir vraiment que sur des budgets qui évolueraient avec des situations équivalentes ? Non, elles ne sont pas équivalentes les situations.

6:46

Est-ce que finalement ce que décrivent les lycéens depuis trois semaines, Elise Huiri, c c'est effectivement des conditions d'enseignement qui sont pour certains déplorables, enfin on a parlé du bâti dans cette émission à de nombreuses reprises, c'est des causes assez structurelles, vous parlez de causes structurelles ? Oui, ce sont des causes structurelles, ça fait des années que les économistes de l'éducation alertent sur des pénuries d'enseignants qui sont liées à des manques de salaire des enseignants, qui sont liées à une dégradation depuis des décennies, ça a l'air relatif au reste de la population qualifiée, mais aussi relatif aux autres pays. Et donc, pour vous donner un exemple d'une cause structurelle,

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les candidats aux concours de professeurs des écoles et aux concours de professeurs certifiés ont été divisés par 3 en 20 ans. Donc, nous n'avons plus la capacité, avec les salaires actuels des enseignants, de pourvoir les postes, tout simplement. Il y a environ 10 à 15 % des postes chaque année et donc ça se cumule d'année en année qui ne sont pas pourvus. Alors, l'attractivité, on y revient dans un instant. Je vous redonne la parole. Ne vous inquiétez pas, mais je voudrais qu'on commence à aborder la question budgétaire quand même. C'est un peu l'angle qu'on a choisi parce que ça fait plusieurs jours qu'à chaque émission, on décrit ce mouvement lycéen. Donc on essaye de se concentrer un peu sur le budget. Je me tourne une première fois vers vous, Christophe Quérero.

8:15

Vous avez été directeur de cabinet de Jean-Michel Blanquer. Vous êtes donc cofondateur du Parti de l'école. C'est un mouvement dont le but, c'est vous qui le dites, est d'installer des questions éducatives au cœur de la campagne présidentielle. Finalement, vous dites bravo aux lycéens, aux étudiants qui sont en train de l'installer au cœur de la campagne, ces questions notamment budgétaires. – Peut-être que nous n'avons pas suffisamment parlé à la jeunesse ni de la jeunesse, et je crois que les lycéens s'invitent dans le débat de la présidentielle parce qu'ils veulent simplement nous dire que leur avenir est importants et que nous ne pouvons pas construire l'avenir de la nation sans eux. Je pense que c'est d'abord ça, le message, au-delà bien sûr de toutes les revendications

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que vous avez relayées. Et donc, le parti de l'école avec Vanessa Duchâtel, avec Damien Baldin et des sans-têtes d'autres membres. Nous voulons vraiment peser dans le débat public parce que sans éducation, qui est la mère de toutes les politiques publiques, il n'y a pas d'avenir pour le pays. Voilà, d d'abord ce que je voulais dire en introduction. – Alors, je reviens vers vous et vous toutes, vous êtes avec nous tout au long de ce débat. Je vous propose d'entendre un des manifestants, un professeur, tiens pour une fois, professeur de mathématiques au lycée Paul-Éloard de Saint Oui, je pense que quand même les lycéens, ils ont mis un bon coup de pied dans la porte avec ce mouvement. Évidemment, pour l'instant, les annonces du gouvernement, c'est pinot.

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On voit que les 3000 profs annoncés, ce n'est pas du tout cohérent. On a des collègues qui ont été affectés dans leur matière qui n'était pas la leur. Nous, ce qu'on veut à un moment, c'est qu'ils sortent le carnet de chèques et qu'ils donnent enfin des moyens pour l'éducation. Alors on reviendra sur les 3000 professeurs supplémentaires. Ce sera l'objet de la chronique de Stéphane Duguay dans un instant. Sortir le carnet de chèque, je veux bien vous entendre les unes, les autres. Olivier Paco pour commencer. Sortir le carnet de chèque, il faut voir d'où l'on vient. 2018, on a donc la première année, le premier budget Macron, c'est 50 milliards d'euros en gros. Aujourd'hui, on est à 65 milliards d'euros hors cas, c'est-à-dire les pensions de retraite, la participation complémentaire.

10:16

Donc il y a quand même une hausse de 15 milliards d'euros. Ce n'est pas négligeable et parallèlement à ça, on a eu une baisse qui s'accentue de la démographie scolaire. Je prends simplement deux chiffres. La rentrée prochaine, 180 000 élèves de moins et sur les trois dernières rentrée, 450 000 élèves de moins en trois ans. On a l'occasion, on a l'opportunité de mieux payer les professeurs parce que madame a tout à fait raison, nos professeurs sont très mal payés. Mieux payer les professeurs. Et là, dans le nouveau budget qu'on nous a présenté, malheureusement, il y a 0 ,02 % de hausse salariale. 25 millions d'euros sur 65 milliards d'euros. Donc mieux payer nos professeurs.

10:59

Moi, je me bats pour ça en tant que rapporteur générale spéciale du budget depuis 4 ans. Continuer à baisser le nombre d'élèves par classe, c'est-à-dire le taux d'encadrement, il continuera à baisser. Mais pour réussir à dégager des manoeuvres, il faut légèrement, qu'on le veuille ou sinon, que ça plaise ou pas, réduire le nombre d'enseignants. Ce qui n'est pas le cas dans le budget, parce que là, ce que je peux vous dire, c'est qu'ils vont augmenter le nombre de... Alors, ce n'est pas ce que dit le ministre, je vais vous proposer effectivement, il y a ce chiffre pour l instant qui est à plus 1 ,2 ou encore un peu plus, milliards d'euros prévus dans ce budget de 2027, ça va évoluer, on l'a bien compris et plus de 1500, 1588 postes d 'enseignants supprimés.

11:42

Sur France Inter, c'est de l'ordre de quelques dizaines de millions d'euros. Mais ce n'est pas ça qui compte. Ce qui compte d'abord, c'est que c'est un projet de loi de finances, un projet qui va être discuté par le monde et notamment sur l'équilibre entre l'école, le collège et le lycée. Moi j'ai toujours dit, mais ça on le savait déjà, qu'il n'y aurait pas de poste supprimo au lycée parce qu'au lycée vous avez encore un pic démographique. A l'école, on va perdre 110 000 élèves. C'est Dire que sur 110 000 élèves, ça a conduit à supprimer quelques centaines de postes de professeurs. Ce n'est pas complètement déplacé. Alors je reprends votre constat, 450 000 élèves en moins en 3 ans, Élise Huiri. Est-ce que ça justifie des suppressions de postes ou pas ?

12:26

Alors ça ne justifie pas justement des suppressions de postes dans la mesure où on part d'une situation où en France, nous avons 3 élèves de plus par classe en 5 élèves de plus par classe au collège, donc la déprise démographique, elle invite à deux choses, un maintien du nombre de postes pour premièrement baisser la taille des classes et la ramener à un niveau où les enseignants peuvent efficacement développer des pratiques pédagogiques comme dans les autres pays. C'est très important de ramener la taille des classes à ce que c'est dans la moyenne européenne parce que les études montrent que, justement, on parlait d'évaluation des politiques publiques, la réduction de la taille des classes, c'est des meilleurs apprentissages pour les élèves. C'est prouvé statistiquement.

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Donc il ne faut surtout pas réduire le nombre de postes, il faut permettre à la taille des classes de se réduire et il faut effectivement ajuster sur le territoire parce qu'il y a des des endroits où les tailles de classe sont plus petites que d'autres et donc il faut les ajouter sur le territoire. Donc ça nécessite des mouvements d'enseignants pour avoir des tailles de classe réduites au global, surtout là où elles sont surchargées actuellement. Donc surtout pas réduire le nombre de postes. Tant qu'on n'aura pas atteint un nombre d'élèves par classe suffisant, je n'ai pas parlé du lycée général et de technologie qu'on est à 30 élèves par classe, tant qu'on n'aura pas atteint des tailles de classes comparables à ce que font les autres pays européens,

13:39

nous ne pourrons pas espérer avoir des apprentissages au même niveau que les autres pays. Alors, on a deux solutions qui sont bien opposées. Je vous redonne la parole et je reviens vers Louis-Stouret juste après. Moi, je veux bien maintenir le nombre de professeurs exactement au même niveau. Mais il y a un mot qui n'a pas du tout été prononcé, c'est l'endettement du pays, le déficit. Vous savez, j'espère, que jadis, il y a encore un ou deux ans, le budget de l'enseignement scolaire était le premier budget de l'Etat, ça ne l'est plus. C'est désormais malheureusement la charge de la dette qui va cette année arriver, on ne sait même pas à combien, mais qui sera aux alentours de 70-75 milliards d'euros. Alors qu'il y a trois ans et demi, elle était à 30 milliards d'euros.

14:20

Donc il faut se trouver des marges de manœuvre, qu'on le veuille ou non. Ça passe par des mesures dans beaucoup de domaines, mais au niveau de l'éducation, qu'on le veuille ou non, effectivement, il faut avoir un peu moins d'élèves par classe, mais la baisse démographique le permet avec une très légère... Et on ne maintient pas les postes, non. Il faut maintenir les postes pour que ça baisse le nombre d'élèves par classe. Pas du tout ! L'expression qui consiste à dire qu'on le veuille ou non, en fait, moi je trouve qu'elle ferme tellement le débat parce qu'on a des visions de la société, on a des priorités budgétaires qui peuvent varier. L'idée de dire qu'il y a une dette, ça tout le monde en est conscient

14:55

mais en revanche s'il s'agit de raboter de façon mécanique tous les postes sous prétexte qu'il y a la dette, sans se dire qu'il y a dans l'ambition qu'a un pays pour sa jeunesse mais tout simplement pour lui-même un certain nombre de dépenses qui sont des dépenses d'investissement et peut-être que la logique comptable, la logique rationnelle qui doit s'appliquer dans beaucoup de domaines. Là il y a une opportunité démographique sur laquelle il faut peut-être profiter à fond parce que c'est pas simplement qu'il faut arriver à mettre un petit peu de grâce et il faut rattraper plusieurs décennies d'une dérive que vous êtes le premier à constater dans certains de vos rapports. Il y a eu des dédoublements quand même de classes.

15:24

Il y a eu quelques dédoublements mais qui ont consisté en Pour déshabiller Pierre, pour habiller Paul aussi. On n'a pas entendu... Donc encore une fois, il n'y aurait qu'une seule solution. On n'a pas entendu Louis Stouré depuis un moment. Et encore, le dédoublement de classe, on ne sait pas si dans le temps, l'avantage pour les élèves se maintient. Il y aura tellement de choses à dire. Mais moi, je ne suis pas économiste. Mais si on veut parler de la dette, peut-être que le sous-investissement dans l'enseignement supérieur depuis des années voire des décennies, il explique aussi la baisse de compétitivité de l'économie française. Peut-être que l'éducation, qui est un investissement, n'est pas assez pris comme tel. On parle de l'avenir des jeunes et c'est aussi pour ça que les jeunes

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manifestent et d'une certaine vision de ce qu'est l'école qui ne peut jamais être une variable d'ajustement. En plus, on peut dire tout ce qu'on veut sur le nombre de profs. On peut dire tout ce qu'on veut sur les dépenses de l'éducation nationale. Il se trouve qu'il y a des élèves qui vont dans des établissements où les plafonds leur tombent sur la tête. Donc à partir de ce moment-là, on on peut sortir tous les chiffres qu'on veut. Ça, ce n'est pas le budget de l'éducation nationale, madame. Je sais très bien, ce sont les régions qui gèrent le département, etc. C'est aussi pour ça que les élèves manifestent. Non, ce que je veux dire, c'est que quand on a un enfant dont le prof de maths n'est pas remplacé pendant six Quand on a un enfant qui est en terminale

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générale et qui n'a pas de prof de philo, quand on a un enfant qui n'a pas de prof en lycée pro et qui ne trouve pas de stage parce que personne ne peut l'aider à en trouver, vous pouvez sortir tous les chiffres que vous voulez, on ne peut pas dire autre chose que ça ne se passe mal, ce n'est pas bien géré, ce n'est pas bien organisé. – Alors voilà, on est tous d'accord sur le constat, après la question qu'on se pose dans le débat c'est est-ce qu'il y a une question aussi de gestion, peut-être de gestion des ressources humaines du ministère de l'éducation nationale. On va ouvrir ce débat notamment à propos de ces 3000 enseignants remplaçants qu'Edouard Geffray a d'un seul coup pu proposer aux lycéens.

17:10

Mais alors il y a une question qui nous vient de Montargis et Quentin qui demandent à combien chiffre-t-on les revendications des lycéens. Il y a ce chiffre de 10 milliards supplémentaires qui a été exprimé par un certain nombre de manifestants. Je voudrais redonner la parole une fois à Christophe Kerrero sur peut-être cette question-là, ce débat qu'on avait autour de l'évolution démographique et du nombre de professeurs. Est-ce qu'il faut profiter de cette évolution démographique pour réduire le nombre de professeurs ou au contraire les garder pour réduire le nombre d'élèves par classe ? Votre avis ? D'abord, vraiment, le combat à mener, c'est de bien préciser que ce n'est pas une dépense. L'éducation, c'est un investissement. C'est le plus sérieux des investissements d'avenir.

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Ensuite, d'où venons-nous ? Nous avons investi historiquement beaucoup sur le lycée et nous dépensons plus que nos voisins, mais nous investissons beaucoup moins que nos voisins sur la petite enfance et sur l'enfance, et même jusqu'au collège. Et la réalité, c'est que malgré les efforts de ces dernières années, on parle des dédoublements, je vais bien entendu ne pas contester que c'est une avancée majeure, nous avons baissé un peu le nombre d'enfants par classe dans le primaire, mais nous sommes encore à deux ou trois élèves de plus que nos voisins. Donc il faut qu'on poursuive cet investissement-là. Il y avait encore jusqu'à récemment 30 élèves en maternelle par classe, qu'elles travaillent peut-on véritablement mener sur les apprentissages premiers,

18:35

sur l'acquisition du vocabulaire, de la langue, sur le raisonnement, sur les compétences psychosociales à 30. Donc il faut poursuivre cet investissement dans le premier degré et nous avons donc l'occasion avec la démographie de maintenir, voire de poursuivre cet effort qui est tout à fait essentiel. Pour faire le bilan de l'action de Jean-Michel Blanquer au ministère de l'Éducation nationale, mais il a quand même été en poste pendant 5 ans et que vous étiez pendant une partie de cette période son directeur de cabinet. À quel moment il n'a plus été suivi, où il n'a plus eu les moyens, où il y a eu une rupture dans la logique qui était celle du début ? Effectivement le doublement des des profs dans les classes primaires en ZEP par exemple.

19:14

Non mais l'école c'est du temps long, il faut poursuivre l'investissement et puis il n'y a pas que la question des moyens, il y a aussi la formation des professeurs. Nous n'avons pas suffisamment, et je pense qu'il y a un consensus maintenant, il faut le saluer, nous n'avons pas investi suffisamment sur le traitement des enseignants. Nous sommes à 20 % de moins que les autres pays de l'OCDE. Il faut donc poursuivre les investissements. Ça a un coût pour la nation, mais c'est un choix. Ce choix, nous le faisons bien pour nos armées, pour défendre la nation. Nous avons une loi de programmation pluriannuelle qui est consensuelle. Moi, nous militons pour qu'au parti de l'école, il y ait cette même loi de programmation

19:56

pluriannuelle d'investissement pour l'éducation. Alors merci et restez avec nous Christophe Carrero. Une question qui nous vient d'Amiens et qui ouvre ce chapitre consacré aux profs remplaçants. Comment le ministère a-t-il fait pour déployer 3000 profs remplaçants du jour au lendemain ? C'est le thème de la chronique tout de suite, comme promis de Stéphane Duguay. C'est parti.

20:27

Avec donc l'une des demandes des élèves mobilisés. Bonsoir Stéphane. Bonsoir Thomas. C'est le remplacement de leur professeur absent. Tout à fait, c'est en tout cas ce que disent les contributions reçues par le gouvernement à l'occasion de la consultation nationale lancée après le début du mouvement lycéen. 28 ,5 % des messages abordent précisément cette question des professeurs absents et de leur remplacement. C C'est ce qu'indique le premier ministre. Et avant même la fin de cette consultation à la fin du mois d'octobre, le ministre de l'éducation nationale a annoncé en fin de semaine dernière que 3024 professeurs, très exactement, des professeurs remplaçants sans affectation seraient envoyés devant les élèves dans les jours à venir.

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Il y avait donc des professeurs sans affectation alors que certains élèves n'avaient pas d Oui, leur nom de code c'est TZR pour titulaire sur zone de remplacement, un vivier de professeurs mobilisables comme leur nom l'indique pour assurer des remplacements dans les établissements. Écoutez comment les décrivait le ministre de l'éducation, c'était vendredi dernier. Ces remplaçants ce sont des titulaires, donc ce sont des gens qui ont passé les concours et par ailleurs on est effectivement en train de recruter des contractuels et qui seront évidemment recrutés dans des conditions de qualité suffisantes avec évidemment une audition par les inspecteurs etc comment le ministère a-t-il découvert c'est plus de 3000 professeurs disponibles alors

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grâce à un nouveau logiciel doté d est développé depuis un an par le ministère de l'Education nationale. Il permet d'établir une liste avec les lycées en manque de professeurs et, de l'autre, les enseignants remplaçant leur géolocalisation et le temps de trajet qu'il mettrait pour aller dans ses lycées parce que ces professeurs, ils peuvent être affectés n'importe où dans leur académie et même dans des académies limitrophes et donc ils pourraient devoir exercer assez loin de là où ils habitent. Et ces affectations, elles ont déjà commencé ? Oui, le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray, a annoncé ce matin que 35 % des enseignants remplaçants ont été affectés dans un lycée. Ça fait un peu plus de 1 000 enseignants sur les 3 000 promis

22:22

et le ministère a aussi déjà recruté une centaine de contractuels pour compléter les remplaçants. Alors il y a quand même une question centrale sur la discipline enseignée par ces professeurs remplaçants. Oui parce qu'il y a eu plusieurs témoignages notamment chez nos confrères de France Info ou de BFM TV avec des professeurs de français envoyés pour assurer des cours de mathématiques ou inversement, en tout cas des professeurs censés enseigner une matière qui sont envoyés sur une autre matière que leur spécialité. Alors ce matin sur France Inter, Edouard Jeffrey a tenu à minimiser ces cas de figure. Écoutez, leur définition n'a pas mis en vocation à être mobilisés sur leurs spécialités. En revanche aussi, et c'est important, ils peuvent aussi être mobilisés toujours dans

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leur spécialité, une fois encore pour venir prendre en charge des petits groupes et pas pour forcément remplacer un professeur absent au C'est-à-dire que s'ils sont disponibles dans un établissement, on leur dit « restez chez vous », on leur dit « venez prendre en charge des petits groupes ». – D'accord, mais donc là, cette professeure de maths à qui on demande d'enseigner le français ? – Je ne vois pas comment elle pourrait enseigner le français. Et donc je vais vérifier, mais ça me paraît absolument improbable. Voilà, donc le déploiement des enseignants en plaçant se met en place, se poursuit, mais cette réponse en urgence du gouvernement révèle surtout les dysfonctionnements des ressources humaines au sein du ministère de l'Éducation nationale.

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– Merci beaucoup Stéphane pour toutes de ces informations. Est-ce qu'il y a une forme de déni, Louis Stouret, du ministre ? Notamment sur la question des affectations. Non, déni, mais ça me fait rigoler parce que dans les années 90 On n'avait pas l'intelligence artificielle et les profs étaient remplacés. Donc il y en avait plus. Après, il y a toujours... Et ça, ça a toujours... C'est toujours remonté dans les témoignages que j'ai eus. Il y a plein d absurdité dans les rectorats on sait pas pourquoi on est à ce moment-là muté là pas là et c'est vrai que un peu plus de transparence dans la manière dont les professeurs vont se retrouver dans tel ou tel établissement ce serait pas mal et je pense que là ils peuvent travailler sur vraiment un logiciel plus solide

24:09

et aussi je pense des interlocuteurs humains parce que ce dont se plaignent les profs c'est d'être face à une administration extrêmement opaque de parfois pas pouvoir parler à des gens les élèves disent la même chose oui oui et quelque part ça s'est empiré alors qu'on a plus de moyens peut-être pour fluidifier les choses avec le numérique c'est bien pire qu'avant non mais c'est désagréable de travailler parce qu'on ne sait pas on ne sait pas à qui on a affaire on ne sait pas pourquoi on va là on ne sait pas pour quoi faire on tombe dans des équipes où on ne connaît pas les gens qui sont extrêmement fragiles parce que tout le monde part des établissements tout le temps donc on ne peut pas faire un travail déjà collectif c'est un petit peu mal géré

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c'est vrai alors justement cette question de la gestion est-ce que moi je s simplifie en disant est-ce qu'il manque un bon DRH à l'éducation nationale évidemment c'est caricatural mais derrière ça il y a quand même c'est quand même une interrogation légitime vous voulez dire un mot je m'attends je m'en voudrais de ne pas vous donner la parole et monsieur le sénateur après on est quand même sidéré on est quand même sidéré en fait quand on entend ça parce qu'après on peut ajuster est-ce que c'est le bon nombre pointer les cas limites effectivement de gens qui sont affectés à des matières qu'ils maîtrisent pas mais on a quand même le sentiment d'une biricole un truc bidouillé et de dire effectivement comme disait louise c'est à on nous met en

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avant un logiciel magique qui tout d'un coup aurait permis de quoi d'identifier que des professeurs sont pas sont pas affectés qu'on sache dans quelle région et qu'on puisse les affecter quelque part enfin on a l'impression que ce problème il est l'éléphant au milieu de la pièce depuis quand même longtemps il y a des mobilisations et donc c'est pas un manque de profs c'est une mauvaise affectation mais je pose la question la seule réponse qui a parlé monsieur le sénateur vous disiez faudrait peut-être retourner en cours et ont listé effectivement un certain nombre de revendications celles concernant le remplacement. La seule réponse qui est mise sur la table en disant « regardez, on a répondu », ça apparaît comme une bricole absolue dans la façon de faire, dans l'ampleur de la réponse par

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rapport à la question. Donc voilà, je trouve qu'il y a quand même… On est face à un problème qui ne va pas pouvoir se régler. par une petite annonce par-ci, une petite annonce par-là. Il y a quelque chose de systémique dans le dysfonctionnement. Ça doit se poser à ce niveau-là. – Votre avis Olivier Paco sur la gestion de ce ministère, mauvaise ou bonne ? – En tout cas là, sur ce cas précis, moi je suis comme la plupart des Français, j'ai vu le ministre de l'Education nationale sur le plateau de TF1 annoncer 3000 professeurs qui n'étaient pas devant les élèves, j'ai été stupéfait. C'est en plus que six mois avant, je rendais un rapport sur la problématique du remplacement qui dénoncent le fait que depuis des années le nombre de

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remplaçants est stable mais la problématique de maladie et de plus en plus de maladies dans l'enseignement dans l'éducation nationale et donc il aurait fallu augmenter le nombre... – Ça, c'est révélateur du malaise des profs. – Mais bien sûr, mais bien sûr. Alors que les profs sont moins absents que la majorité des fonctionnaires et que le privé en général. Ils sont moins absents. – Mais ils sont moins absents en général, mais le nombre d'absences est en train d'augmenter. Oui, tout à fait, et de façon considérable. Et donc concrètement, les fameux TZR, il y en a à peu près 27 500. Et donc sur les 27 500, il y en avait 3 000 qui, soi-disant, n'étaient pas affectés. Le vrai problème, c'est qu'en fait, ils n'étaient pas affectés dans la matière qu'ils enseignent.

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On n'avait pas besoin de profs de français, par exemple, et donc le prof de français restait chez lui. Et c'était 3 000. On va effectivement les mettre devant des classes, mais pas forcément dans leur matière. Alors, est-ce que c'est la bonne solution ? Je ne sais pas. Ils vont essayer de faire du point de croix, entre guillemets, c'est-à-dire qu'un professeur de maths ira faire un peu de physique, un professeur de physique remplaçant ira faire un peu de Dans certains cas, ce qu'a nié le ministre de l'Education nationale, un professeur de français pourra peut-être prendre une classe dont le professeur de mathématiques n'est pas là, mais il ne leur fera pas de mathématiques. Il fera du du soutien en français ou autre.

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Mais il y a eu un problème de gestion de ressources humaines, c'est clair. Je reprends les propos d'Edouard Geffrey qui dit que c'est marginal et qui doute de la réalité de ces cas. Mais bon, voilà, c'est sa défense. Est-ce que ce ministère pourrait être mieux géré – Alors, il va falloir qu'on… – Sur les ressources humaines, sur les affectations des professeurs. – Le ministère gère de la pénurie depuis des années et des années. Donc, la mauvaise gestion du ministère, elle est essentiellement liée au fait qu'il manque d'enseignants. Il manque d'enseignants et qu'ils gèrent la pénurie avec des contractuels qui doivent être recrutés aux pieds levés parce qu'on manque d'enseignants. Avec des remplaçants qui ne sont plus assez nombreux parce qu'on manque d'enseignants.

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Alors, je me permets de reboucler parce que j'ai pas pu répondre sur ce qu'il faut, ce qu'il manque. Donc on a fait un travail avec plusieurs économistes. Romane Paris, ma co auteur fondé sur plein de travaux de recherche, de ce qu'il faudrait, de ce qui manque à l'éducation en termes budgétaires. Nous sommes arrivés en ne faisant que vraiment pallier les dépenses, par exemple, remonter le salaire des profs au niveau de européen, baisser la taille des classes au niveau européen, permettre d'avoir des places dans l'enseignement supérieur au niveau qui convient au nombre d'étudiants. On arrive à 12 milliards. Je ne sais pas d'où sortent les 10 milliards. Il se trouve que nous, nos travails basé sur la recherche et la statistique publique, on arrive à 12 milliards.

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Et tout le monde l'a dit, mais c'est important que j'insiste, premièrement, c'est un investissement rentable, c'est-à-dire que c'est un investissement qui, d'après les travaux d Dans les meilleures revues d'économie montrent que l'impact de long terme d'un euro dans l'éducation, c'est plusieurs euros de recettes publiques plus tard. Donc ce n'est pas seulement des bénéfices pour les personnes éduquées, ce sont des recettes fiscale plus tard pour l'État. Donc, l'État s'enrichit à moyen et à long terme en investissement... Comment vous le financez ? Alors, comment on le finance ? Parce qu'en fait, ce que je veux dire par là, c'est qu'on n'a pas de problème de moyen terme et long terme, on a un problème de court terme. Je prends l'exemple de la façon dont nous nous finançons parce

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qu'il est hors de question d'aggraver le déficit public. Il faut trouver des recettes fiscales pour le réduire. Il y a des recettes fiscales à prendre sur le fait que les plus riches sont moins taxés que les autres. Les entreprises qui font le plus d'un profit sont moins taxées que les autres. Donc il y a des recettes fiscales à prendre pour réduire le déficit public. Vous vous basez sur les travaux de l Et alors, notre proposition à nous pour l'éducation, c'est que si on taxe à 50 % au lieu de 30%, les héritages au-delà de 6 millions d'euros, nous Nous arrivons, même en baissant la taxation des petits héritages, nous arrivons à 12 milliards.

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Il me semble qu'il serait normal, quand on hérite d'un très gros patrimoine, de partager au-delà de 6 millions d'euros un peu plus avec les autres pour que la jeunesse puisse se former dans de bonnes conditions, de la maternelle jusqu'à l'enseignement – On va faire un débat héritage dans cette émission dans quelques jours, peut-être un mot de réponse là-dessus Olivier Paco, ça ne nous éloigne pas complètement puisque c'est la question du financement de ce que vous proposez. Effectivement si on dit il manque 12 milliards où est-ce qu'on va les chercher Moi je pense qu'aujourd'hui il faut faire plutôt des économies plutôt que d'envisager plus de prédation fiscale entre guillemets. Mais c'est un mauvais calcul à moyen et à long terme,

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vous faites moins de croissance pour demain et après-demain. Je crois que le candidat de votre parti a posé la somme de 190 milliards d'économies, pour que tout le monde y voit clair. Oui, alors... — Non, mais on va laisser Olivier Pacoua. Je suis cerné entre guillemets par les socialistes. Vous êtes à l'air ? Pardon, hein. Mais j'assume. Allez, on va lutter, monsieur le sénateur. Développer sa pensée. Allons-y. Bien sûr qu'il faut faire des économies, que moins on en fait dans l'éducation, mieux je me porte aussi. Je suis agrégé d'histoire, je suis professeur ça m'embête toujours de devoir réduire le nombre de professeurs mais je Je serais irresponsable de vous dire qu'avec 180 000 élèves de moins, il faut faire zéro professeur en moins.

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180 000 élèves de moins, si on prend une classe à 20 élèves par classe, il faudrait, si on suit la mécanique 9000 suppressions de postes c'est pas du tout ce que je prône mais je pense que l'éducation nationale doit participer alors où est-ce qu'on va faire des économies dans d'autres domaines ça va être dans le domaine par exemple de la redistribution sociale. Il y a des efforts à faire à ce niveau-là aussi, évidemment, mais c'est un autre débat. C'est un autre débat, c'est un débat budgétaire. Mais une société où les pauvres sont plus pauvres, ça va poser des problèmes à l'école.

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Il y a beaucoup de redistribution. Et si on veut garder ce haut niveau de redistribution... Tout ça pour ne pas taxer davantage les 1 % ? Moi, je ne veux pas surtout que les 1%, ils partent, en fait. Parce que vous dites qu'ils ne payent pas d'impôts. Ce n'est pas vrai. Ils en payent. Mais si vous voulez, vous reviendrez dans le débat héritage. Ils payent moins que les autres. Mais c'est totalement faux ce que vous dites là. Je vais être désagréable, tout le monde parle en même temps, quand tout le monde parle en même temps, personne ne comprend rien, monsieur le sénateur. – Non, non, je vous invite à lire les travaux de Gabriel Zuckman. – Bah voilà, mais non, mais bon, voilà, c'est un débat très intéressant. – En fait, je vous invite à lire les travaux de l'Institut des politiques.

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– Non, mais M. Zuckman… – Sur la fuite des riches sous la pression fiscale, il n'y a aucune étude. Jonathan, merci. Ce n'est pas notre débat, donc je vais reprendre la main et on va revenir sur l'école. Et encore une fois, on fera un débat héritage dans quelques jours dans cette émission. Il promet d'être passionnant. Je vais volontairement, peut-être passer pour quelqu'un qui n'a rien compris, mais mettre les pieds dans le plat avec deux chiffres. Il y a en France du primaire au lycée 852 000 enseignants. On va voir ce chiffre. Et il y a 12 12 ,6 millions d'élèves. Ça fait un professeur pour 15 élèves en moyenne. Alors je sais bien qu'à partir du collège, il y a plusieurs profs par élève, mais comment on explique ce décalage ? Élise Huiri.

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Alors le taux d'encadrement de 15 professeurs au collège est nettement moins bon qu'ailleurs. Parce qu'un enseignant, il doit... Il a 18 heures statutaires quand il est certifié, il a 15 heures statutaires quand il est agrégé et donc il faut évidemment plus d'enseignants pour qu'un élève qui a 28 heures de cours, vous voyez bien que par définition déjà un enseignant ne peut pas faire les 28 heures de cours avec toutes les matières etc. Donc en fait ça n'a aucun sens de dire que 15 élèves pour un enseignant c'est bien ou c'est mal si on compare pas avec ce qui se fait ailleurs. Or ailleurs ce taux d'encadrement est meilleur, il est meilleur qu'en France de la même

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manière que pour les enseignants du primaire, nous avons moins d'enseignants par élève qu'ailleurs, d'où notre taille de classe qui est trop importante et qui a des effets négatifs sur les apprentissages des élèves. C'est aussi simple que ça et c'est pour ça que tant qu'on n'aura pas réduit le nombre d'élèves par classe au niveau européen, on doit maintenir le nombre d'enseignants. Vous êtes d'accord qu'il ne cesse de baisser quand même le nombre d'élèves par classe ? Bien sûr, si on maintient les postes, si on maintient les postes. Même en baissant un tout petit peu le nombre... On peut réduire plus vite ? Au lieu de moins 9 000, qui aurait été le chiffre, si on réduit de moins 2 000, vous allez passer progressivement à moins 2 000 par Moi, mon souhait, c'est qu'on y aille plus vite.

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Vous passerez progressivement à 17, 16, 15 élèves par classe ? Non mais là, on est à 22, on voudrait arriver à 18-19. Pas dans le primaire ? Dans le primaire, nous sommes à 22, vous pouvez vérifier Christophe Queiroirot, ancien recteur de Paris. Je reviens sur la question de la gestion. Est-ce que vous saviez en temps réel combien de professeurs, par exemple les professeurs remplaçants, étaient disponibles matière par matière ou est-ce que c'était un peu opaque ? Avant de vous répondre, je pense qu'il faut marteler que nous sous-investissons dans le primaire en France. Et je pense qu'on a tous intérêt à s'appuyer sur les travaux et de la recherche. Ça fait des décennies que les économistes, comme Ekman, disent qu'il faut investir le plus tôt possible et que c'est un investissement

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beaucoup plus rentable pour la nation. Je pense qu'il faut qu'on en prenne conscience et qu'on investisse là dessus. Bon, ensuite, sur la question que vous me posez, bien sûr que nous avons les indicateurs, je ne voudrais pas laisser penser que cette maison, qui est une très belle maison, l'éducation nationale, d'un million 200 000 personnes, est mal gérée. C'est tout de même un petit miracle que cette troisième ou quatrième institution au monde, derrière les chemins de fer indien, l'armée chinoise, permettent tous les jours qu'il y ait ce petit miracle qui fait que vous avez des adultes en face, des professeurs en face des élèves. Il faut rendre hommage aussi à tout ce travail tout à fait considérable qui a lieu.

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Ensuite, il y a de l'optimisation et le ministre le dit, et c'est ce qu'il fait avec ses annonces de ces dernières heures. Mais n'oublions pas malgré tout que le gros sujet, c'est l'investissement et que c'est le manque d'attractivité du métier de professeur parce que nous payons beaucoup moins, et là tout le monde le dit, nos professeurs que nos voisins. Et c'est aussi le malaise du professeur qui se sent seul qu'il faut qu'on traite. Il n'y a pas que la question des moyens, il y a aussi ce qu'est aujourd'hui un professeur, ce que sont les contenus, il faudrait aussi qu'on en parle. Vous avez l'âge budgétaire, il y a d'accord le solaire,

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c'est très Il nous reste 5-6 minutes et je voudrais qu'on entende Jonathan. On a commencé à l'évoquer sur l'attractivité du métier d'enseignant, évidemment question centrale. Oui, question centrale qui va très au-delà des moyens, qui devrait tous nous alerter, c'est pas un scoop, c'est quelque chose qu'on évoque très régulièrement, qui s'accentue année après année. C'est une réalité qui est très bien documentée, notamment par un rapport qui n'a pas été écrit par le Parti socialiste, mais par le commissariat au plan en 2025, qui pose un état des lieux qui est assez dramatique. Donc on l'a évoqué, l un chiffre, rien ne se rend compte de ça. C'est vrai dans beaucoup d'administrations. Les candidatures insuffisantes pour couvrir les postes offerts au concours.

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Ça, ça note quand même le fait que derrière ce statut soi-disant si enviable, il y a quand même de vraies difficultés. Donc il faut y prendre des pincettes quand on entend des annonces de recrutement, de création de postes. Parce que fondamentalement, ces postes-là ne font pas envie. Je crois que le chiffre 2 divisé par 3 en 20 ans a été évoqué. Il est confirmé. Les départs volontaires en cours de carrière qui ont longtemps été un phénomène marginales sont aussi en forte augmentation. Ça, c'est aussi le signe d'une profession qui va mal. Alors on a évoqué le nombre de contractuels. Oui, la question des contractuels. Jus 43 % entre 2015 et 2022 dans le secteur public. Ça a augmenté en flèche. On a suivi au fur et à mesure des vagues de recrutement,

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des circonstances de speed dating paroques où on voyait qu'en gros tout et n'importe qui avait la possibilité d'eux. Ça ne veut pas dire que massivement l – L'éducation est devenue un métier où n'importe qui peut enseigner, ce n'est pas ça. Mais quand on tente de colmelle-télébrèche, on a senti que par des dispositifs d'urgence, on avait manqué un tout petit peu de vigilance. Et pour ne rien arranger, il y a certes une dimension démographique dans la nombre dans la baisse du nombre d'élèves. Il y a aussi un vieillissement accru de la population enseignante avec des départs massifs à la retraite, ça vaut pour tous les secteurs, ça vaut aussi pour l'éducation nationale. Et quand on regarde les filières universitaires qui, de façon directe ou indirecte, mènent traditionnellement au métier

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de l'enseignement, elles attirent de moins en moins. Bref, ça va mal. Évidemment, avec la question de la rémunération, qu'est-ce qu'on peut en dire ? À chaque fois, c'est à peu près le seul sujet qu'on pose sur la table. Quand on voit les différents programmes à la présidentielle, c'est à qui mieux mieux en termes de rémunération c'est vraiment le on est face à un jeu de bento un peu un peu bizarre c'est évidemment un levier déterminant parce que un décalage s'est créé entre les années 80 90 et aujourd'hui notamment par rapport à la moyenne européenne et c'est vrai sur beaucoup de domaines on a toujours le sentiment qu'en france l'éducation est quelque chose de particulièrement chérie particulièrement choyer particulièrement glorifiée sur quasiment tous les indicateurs on est en dessous

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de la moyenne de l'ocde Ça ne veut pas dire simplement de se comparer à l'Allemagne, la moyenne de l'OCDE. Et le mal, en fait, il est beaucoup plus profond que la seule question de la rémunération, même si elle est centrale. Il faut toujours souligner l'engagement parce que ça, c'est quand même quelque chose qu'on vit tous quand on a des enfants au quotidien, l'engagement, le sentiment d attachement à leur mission, formulée et concrétisée par la plupart des enseignants. Ce que pointe le rapport du plan, pour dire les choses un peu pudiquement, c'est un déséquilibre structurel entre l'exigence du métier, la reconnaissance accordée, les rémunérations et les conditions concrètes d'exercice. Tout ça assez naturellement. Ça alimente un sentiment de déclassement et d'abandon qui est assez

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délétère pour l'attractivité de ce métier, qui est un métier qui est si important pour la société. Chacun en conviendra. Aujourd'hui, on est quand même dans une situation où seuls 7 % des enseignants français estiment leur profession valorisée par la société. C'est quatre fois moins, une fois de plus, que la moyenne de l'OCDE. Donc au-delà des salaires, on sent qu'on est dans autre chose comme type de réponse. Il y a un véritable pacte social à refonder avant que les enseignants, pas seulement des grandes phrases lyriques sur la beauté du métier de prof. Ça, ça fait des années qu'on l'entend et ça n'a pas l'air de convaincre grand monde aujourd'hui. Et en gardant à l'esprit, on l'a beaucoup dit, mais je le répète une dernière fois,

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qu'une dépense dans l'éducation, c'est un investissement pour l'avenir. Merci beaucoup, Jonathan. Vous parliez de l'OCDE. Il y a un chiffre. On l'a déjà donné sur ce plateau et je veux bien vous entendre là-dessus, Élise Huiri, pour qu'on comprenne bien ce décalage. La France dépense 28 % de plus que la moyenne des pays de l'OCDE pour le lycée. On parle vraiment des lycées depuis le début de ce mouvement. Comment ça s'explique, ça ? Alors déjà, moi, je ne prends pas l'OCDE dans son ensemble. Quand je fais des comparaisons, je prends 15 pays qui sont les 15 pays les plus riches en Europe, les États-Unis et le le Canada. Tout simplement parce que dans l'OCDE, vous avez le Costa Rica, le Chili, le Mexique, des pays qui ne sont vraiment pas comparables.

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Donc je pense qu'il faut se comparer à 15 pays du même rang, les plus riches en Europe et les Etats-Unis-Canada. Quand on compare avec ces pays Donc effectivement, on dépense 20 % de moins par élève en primaire, 18 % de moins par élève au collège, mais 15 % de plus par élève au lycée. Et à nouveau 15 % de moins dans le supérieur par étudiant. Au Au lycée, qu'est-ce qui se passe ? Nous avons deux lycée, nous avons un lycée pro, nous avons un lycée général et technologique. Le lycée pro a 18 élèves par classe. Super encadrement avec des enseignants qui sont pour une part plus importante agrégés qu'au collège. Donc nous avons de phénomènes mieux payés. 1000 euros de plus en moyenne par rapport à un enseignant certifié par mois.

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Donc nous avons un lycée professionnel très bien doté et tant mieux, je pense que là nous n'avons pas envie de dépecer le lycée professionnel, mais le lycée professionnel effectivement tire à la hausse la dépense par élève au lycée, tandis que le lycée général et technologique lui a 30 élèves par classe. Donc c'est pas du tout le même niveau. Et si on faisait la dépense pour des élèves en lycée général et technologique, on n'aurait pas ce surcroît de dépense par rapport. Donc ça vient du lycée professionnel et du surcroît d'enseignants agrégés qui sont mieux payés que les enseignants certifiés. C'est ça la la dépense supplémentaire au lycée par élève. Merci beaucoup, explication très claire. Qu'est-ce que vous proposez, on va terminer là-dessus Olivier Paco,

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pour contrer cette crise des vocations dont on parlait ? Augmenter les salaires comme beaucoup d autres candidats le proposent. Non, l'augmentation des salaires c'est obligatoire. Ça a été une des rares promesses tenues par Emmanuel Macron d'arriver à 2000 euros pour les professeurs débutants, mais à l'époque c'était Bac plus 5, c'était vraiment bien maigre. Donc il faut effectivement mieux payer les professeurs. Après il y a une... On parle des conditions de travail qui effectivement dans beaucoup de cas, les burn-out se multiplient. Il y a une tout à l'heure a été évoquée la problématique de l'école inclusive avec l'arrivée d'enfants. Tout ça a considérablement modifié la façon de fonctionner de l'école

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et aujourd'hui beaucoup de professeurs n'y arrivent pas, n'y arrivent plus. Donc il faut repenser en fait l'enseignement dans beaucoup de cas, passer d'une logique on disait de compensation du handicap à une logique d'accessibilité, mieux prendre en considération les demandes aussi des enseignants. Il y a énormément de choses à faire mais la base quand même qu'on le veuille ou non c'est mieux les payer. Merci beaucoup à tous, à toutes, désolé de ne pas pouvoir vous redonner la parole. Les politiques doivent dire du bien des professeurs, pas qu'on change les couches en maternelle ou des choses comme ça, ça fait beaucoup de mal à la profession donc il faut que l'exemple vienne des politiques aussi. Ici on essaie de sortir des caricatures, merci beaucoup.

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Je vais rappeler le titre de votre livre, Louise Touré, le meilleur pour nos enfants, édition de l'atelier et Christophe Cairo qui était avec nous en duplex « L'école n'a pas dit son dernier mot » c'est publié aux éditions. Robert Laffont, merci encore et à bientôt sur Public Sénat. Merci.