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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 5 octobre 2026 12 minComplaisantActualité / polémiqueÉducation & rechercheSolidarités & familleSécurité

Aurélien Taché (LFI) défend la mobilisation lycéenne : “Nous n’arrêterons pas”

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Réaction au mot du ministre de l'enseignement supérieur craignant un embrasement national ?

  • 5:38OuverteRéponse directe

    Point sur la situation au lycée Vauclin dans le 13e arrondissement ?

  • 7:48OuverteRéponse directe

    Chiffres sur les interpellations et bilan des violences ?

  • 9:58OuverteRéponse directe

    Position sur les violences perpétrées par des participants aux mobilisations ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:57Aurélien TachéChiffre
    « 600 millions en moins pour les lycées. »
  • 1:57Aurélien TachéChiffre
    « Près de 2000 postes d'enseignant supprimés. »
  • 7:48Chiffre
    « Près de 5000 personnes ont été interpellées depuis le début du mouvement. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Aurélien Tachon et bienvenue. Merci d'être en direct sur France député insoumis du Valdoise. J'aimerais en tout premier lieu vous faire réagir au mot du ministre de l'enseignement supérieur, c'était ce matin qui a dit craindre un embrasement national. Comment vous prenez comprenez ces mots ? Écoutez, je pense que le ministre devrait plutôt se préoccuper des des réponses à à apporter plutôt que d'employer un un champ lexical qui encore une fois est dans le registre de la peur. Moi ce que je voudrais dire d'abord c'est que effectivement ce mouvement lycéen, il a une puissance inédite et aussi une certaine forme de de de beauté très forte dans le sens où effectivement ces jeunes cette fois expriment très clairement leur solidarité les uns envers les autres.

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Les images que vous avez démontré le montrent juste avant et j'ai eu l'occasion de le constater dans dans plusieurs établissements. Moi, je suis député à Sergie dans le Baldoise, là où les là où les lycées vont vont très mal et j'ai vu effectivement entre Paris et là où je suis élu député une grande solidarité entre les jeunes. C'est assez inédit et ça inquiète beaucoup ce gouvernement qui a l'habitude de diviser pour mieux régner. Et cette fois-ci, la jeunesse fait front en disant "Nous ne nous ne nous n'arrêterons pas notre mobilisation t ne serons pas entendus pour tout le monde, pour l'ensemble des établissements et il y en a absolument besoin." Vous posiez la question des moyens juste avant. Écoutez, le lycée sur lequel je me suis rendu par exemple

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qui était bloqué euh jeudi à à Sergie, euh c'est un lycée où il n'y a pas de porte dans les toilette. C'est un lycée où effectivement euh les conditions matérielles euh de l'établissement sont dans un état qui n'est pas admissible pour notre jeunesse. C'est un lycée où il manque énormément de professeurs et où les jeunes sont en plus dans l'angoisse par rapport à parcours suport à la réforme bancaire. Donc vous voyez bien que ce ministre de l'enseignement supérieur, monsieur Baptiste, est complètement à côté, qu'il essaie de faire peur, qu'il essaie d'agiter les craintes car il n'a aucune réponse à à apporter. Car la réalité, c'est que dans le budget qu'on va commencer à examiner, il y a au total, si on prend en compte l'inflation, près d'un milliard d'euros en moins pour l'éducation et

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l'enseignement supérieur et c'est 600 millions en moins pour les lycées. Donc le mouvement ne pourra pas s'arrêter tant que des réponses de fonds ne seront pas apportées à ces questions-là. près de 2000 postes d'enseignant supprimés, ça n'est pas possible dans un contexte où déjà tant de lycéens sont inquiets pour leur avenir. Aurélien Taché, on a vu euh hier le premier ministre écrire une un courrier, une espèce de feuille de route qu'il a transmis à à ses ministres. Après dans cette feuille de route, il y a notamment la question du traitement prioritaire des absences longues et postes non pourvus chez les professeurs, les une réunion qui a été convoqué mardi sur la rénovation des établissements, la question de l'amélioration de parcours sup avec des demandes de solution d'ici

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la fin du mois d'octobre. Est-ce que ça c'est un premier pas qui va dans le bon sens de la part du premier ministre ? Je pense que c'est surtout la preuve que le premier ministre et son gouvernement sont extrêmement inquiets de l'ampleur de la mobilisation et donc ils essay effectivement de gagner du temps en en en posant comme ça quelques sujets. Mais ces sujets-là, ils sont connus depuis longtemps. Personne n'a besoin d'une réunion pour savoir qu'effectivement il y a tout un tas de lycées qu'il est impératif de rénover et le et le gouvernement ne peut pas faire comme il le fait dans ce courrier simplement renvoyer la balle aux conseils régionaux. Il faut un plan massif pour engager la rénovation thermique des lycées. Personne ne peut croire un instant non plus qu'en supprimant 800

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profs dans le secondaire comme c'est prévu dans ce budget, on va répondre au on va pouvoir répondre aux absences qui sont effectivement très nombreuses dans beaucoup de lycées, particulièrement dans en en banlieu, dans des endroits comme Sergie, là où je suis élu. Donc tout ça c'est de la poudre aux yeux, les lycéens le savent. Et ne parlons même pas de parcours sup. Parcours sub, c'est pas les réponses qu'il faut, c'est une abrogation immédiate. Vous savez, moi euh j'ai pas eu la chance d'aller au lycée. J'ai repris des études avec une capacité en droit plus tard, avec un système comme parcours sup. Je n'aurais jamais pu reprendre d'études. Les les jeunes le sentent ça. Les jeunes le sentent que ce gouvernement, leur priorité n'est pas qu'ils puissent étudier, n'est pas qu'ils puissent

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accéder au métiers dont ils peuvent rêver, mais que c'est plutôt de les envoyer le plus vite possible au travail, là où finalement il y a des emplois précaires à combler parce que c'est plutôt la vision qu'ass au gouvernement. Et ça ça n'est pas acceptable. C'est pour ça que ce mouvement va durer. C'est pour ça que ce mouvement a une ampleur inédite et les réponses politiques qui sont aujourd'hui amenées par monsieur le Cornu sont très très très loin de ce que j'ai pu constater en échangeant avec ces jeunes. Vous serez dans la rue demain Aurélien Taché euh avec cette cette mobilisation qui est à la base à l'appel des lycéens et des étudiants qui a été euh rejointe par d'autres syndicats. Vous serez au côté de ces jeunes ? Oui, nous serons en soutien. Nous serons

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évidemment avec les parlementaires de la France insoumise et et j'espère d'autres en soutien de ces jeunes car il faut manifester à leur côté ne serait-ce que pour s'assurer que les choses se passent bien parce que malheureusement nous avons aussi vu que les choses peuvent déborder hein avec des cas de violence policière encore avérés. Donc nous serons à leur côté pour euh euh simplement être en en soutien des revendications de de cette jeunesse. Euh nous pensons véritablement qu'elle doit être la priorité des priorités euh pour les années à venir. Il y a énormément de difficultés qui se posent à cette génération qui a connu le Covid, qui a des problèmes euh de même en en terme de santé mentale, en terme de qui qui sont absolument inédits. Nous n'avons jamais

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connu ça nous quand nous avions 18 ou 20 ans. Il faut entendre la souffrance de cette jeunesse et nous nous tiendrons évidemment à leur côté pour exprimer notre solidarité. Aurélien Taché, restez avec nous en direct si vous le voulez bien. On va aller faire un tour du côté du 13e arrondissement de de Paris. Vous parliez de violence et pour reprendre vos termes de violence policière, on va y revenir dans un instant. On va parler d'un autre type de violence dont a été sujet ce cet établissement du 13e arrondissement de de Paris. Sopia Doleté, vous êtes sur place depuis ce matin. Sopia, est-ce que vous pourriez peut-être nous refaire le point sur la situation actuelle aussi et ce qui s'est passé pour cet établissement du 13e arrondissement ? Bien, écoutez, la situation actuelle,

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c'est que ici tout est terminé. En fait, les incidents qui ont eu lieu ont eu lieu ce matin, tout d'abord à 7h50. Vous allez le constater sur les images de Clément Hospital à la caméra. À 7h50, une dizaine d'individus est arrivé et a jeté des poubelles, des canapés ou encore des vélos disponibles en libre service que vous voyez ici. Et puis l'approviseur de l'établissement Vauclin situé dans le 13e arrondissement de de la capitale nous a expliqué que 1 heure plus tard, une 3è une deuxème attaque et puis une trè sont survenus. toujours une dizaine d'individus masqués qui ont ensuite et bien incendié euh les euh objets, les mobiliers urbains que vous pouvez voir sur nos images. Je vous

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propose d'ailleurs d'écouter euh la proviseur euh du lycée euh qui s'est exprimé à notre micro un peu plus tôt dans la matinée. On a senti une odeur particulière. Donc on on s'est douté qu'il y avait un liquide inflammable certainement qui avait été qui avait été déversé et puis il y a eu une une mise à feu. Euh voilà donc ça a été très rapide, très violent très vite. Il y avait pas de discussion et je précise, ce sont pas des élèves de l'établissement hein, c'était un groupe extérieur organisé, déterminé euh et et et vraiment moi, c'est la rapidité avec laquelle ils ont ils ont agi qui qui nous a beaucoup surpris. Ce que nous a expliqué la proviseur,

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c'est que de mémoire de proviseur, depuis le début de sa carrière, elle n'avait jamais connu une telle violence dirigée vers l'un de ces établissements. La proviseur qui nous a expliqué que pour la journée, les cours ici au lycée Vuclin seraient suspendus. Bonjour. Merci. Merci beaucoup Sopia pour ces précisions. Un mot Noémi sur la situation parce que c'est vrai que ces derniers jours on a eu une espèce de montée en tension en marge de ces mobilisations lycéennes et étudiantes avec des termes de violence urbaine utilisé par le gouvernement, les termes de violence policière utilisé par la France insoumise. Si on parle des faits, des chiffres dont on dispose à ce stade justement sur les violences de façon générale, qu'est-ce qu'on peut dire ? On peut dire que près de 5000 personnes

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ont été interpellées depuis le début du mouvement. un chiffre qui va sans doutre augmenter puisque rien que ce matin pour le lycée Vaclin, il y a eu cinq interpellations pour la dégradation de la façade du lycée Vauclin. Après, il va falloir voir euh ce sur quoi vont aboutir toutes ces interpellations, mais il y a effectivement eu des faits de violence commis par certains casseurs participants lycéens. C'est c'est toute la difficulté. On pense bien sûr à à ces images qui ont beaucoup choqué. ce policier roué de coup, cette passante à Marseille aspergée par une bombe aérosol à laquelle un un jeune avait mis le feu. Et là, les personnes interpellées sont des mineurs et lycéens. Donc il y a effectivement euh y compris du côté des lycéens des dérapages. Et puis euh on

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parle effectivement la France parle de violence policière. Alors en Nunes défend lui euh ce que font ce que le travail de la police en disant que ça n'est que de la que la réponse est proportionnée à la violence en face et que les les forces de l'ordre interviennent quand il y a de la violence, des dégradations, des débuts d'incendie. Euh ce qu'on peut dire en tout cas, c'est que cinq enquêtes ont été ouvertes par les GPN, la police des polices, notamment après des des faits concernant des des jeunes mutilés. On parle d'un jeune qui a reçu un un tir dans la bouche et qui a perdu plusieurs dents et un autre qui a été touché sans doute par un sans doute par un lanceur de balle de défense mais ça c'est l'enquête qui devra le déterminer à l'œil des faits qui étaient qui remonent

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à la semaine dernière. Donc à ce stade, cinq enquêtes ouvertes par l'IGPN pour regarder effectivement les les circonstances de de l'interpellation et de blessures sur certains jeunes. Aurélien Tacher, évidemment, j'ai envie de vous entendre sur ces questions-là et notamment euh sur la question des violences en marge de ces mobilisations par une partie des personnes qui ont été arrêtées. On voyait encore cet exemple ce matin dans le 13e arrondissement de de Paris. Quelle est votre position là-dessus ? On a entendu votre avis sur la question euh de ce que vous appelez vous les violences policières et ce pourquoi vous nous avez parlé de ça, mais sur les violences qui sont perpétrés par des personnes qui soit font partie des mobilisations, soit s'agrègent à ces mobilisations.

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Qu'est-ce que vous avez envie de de nous dire ? Quelle est votre position ? Non mais écoutez, il n'y a il n'y a jamais de de violence qui soit qui soit bonne, qui soit acceptable. Simplement, on ne peut pas tout mettre sur le même plan. Vous euh vous venez de parler à l'instant de ce jeune qui avait eu euh euh la bouche cassée, les dents cassés, c'est chez moi, c'est à Saint-toi Lomone, c'est là où je suis parlementaire. Donc on sait très bien ce qui s'est passé. Le policier effectivement alors qu'il n'y a aucune raison de s'en prendre à ce jeune qui est assis dans son coin, vient leer avec plusieurs de ses collègues et finit par sortir un flashball et lui tire dans la bouche. Est-ce que les gens qui sont censés protéger nos enfants et faire respecter l'UR peuvent se comporter

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ainsi ? Non, ils ne le peuvent pas et pourtant il n'y a aucune réponse sérieuse d'apporter. Et pour le reste, oui, il y a pu avoir des violences ici ou là commises par des jeunes. À chaque fois, d'ailleurs, c'est quelque chose qui est utilisé par les pouvoirs en place, hein, les quelques débordements ou quelques personnes qui se greffent pour faire de la violence, ce que nous condamnons totalement à la France insoumise et évidemment le pouvoir en place l'utilise pour décrédibiliser les revendications du mouvement dans son ensemble. Donc nous ne tomberons pas dans dans ce piège. Euh encore une fois, la solution c'est le dialogue. Moi je leudi dernier quand j'ai été sur un lycée bloqué euh euh sur le lycée Galilée Sergie par exemple, j'ai demandé à voir le proviseur. Je suis

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parlementaire, est-ce que vous trouvez normal que le proviseur refuse de me recevoir ? Les jeunes le voient ça. Les jeunes se disent "Mais c'est quoi en fait cette démocratie ? C'est quoi ce pays où même quand le député se déplace, le proviseur refuse et reste dans son lycée et ne veut pas discuter avec les élus, donc encore moins avec les élèves et leurs représentants. Tout ça ne peut créer que de la tension. Tout ça est une stratégie du pourrissement qui est organisée par ce gouvernement qui ne veut pas apporter les réponses de fond à ce mouvement. Et on a on a évoqué euh les les réponses qu'il devait apporter, elles sont très nombreuses. Simplement, il ne veut pas dégager de moyens, il ne veut pas prioriser cette jeunesse et il préfère lui envoyer la police. Donc

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effectivement, il y a ensuite des cas où ça dégénère. Nous serons toujours nous vigilants à ce que ce soit le moins local possible. Nous sommes sur le terrain, nous essayons d'empêcher ces violences de de faire une médiation. Ce n'est même pas à des élus comme comme nous de le faire normalement. Mais aujourd'hui, nous le faisons parce que nous voyons bien euh qu'il y a un besoin et que nous ne laisserons pas cette jeunesse abandonnée. Elle doit pouvoir être entendue. Merci. Merci Aurélien Taché de nous avoir fait part de de votre position en direct sur France Info.