"Gilets jaunes" acte IV : Débat avec Catherine Fabre sur TV7 Bordeaux
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
l'acte iv de la mobilisation des gilet jaune c'est donc demain les autorités craignent le pire les appels au calme se multiplient édition spéciale ce soir sur tv7 avec nos trois invités on va parler de cette crise hors norme bien sûr et des moyens pour en sortir nous sommes donc avec catherine fabre député de la république en marche gironde vincent feltesse conseiller municipal élu au parti socialiste et pierre sadran politologue ancien directeur de sciences po bordeaux bonsoir à tous les trois merci est d'avoir accepté notre invitation a peut être commencé avec vous catherine fabre comment vous envisagez cette nouvelle mobilisation demain vous le redouter ce quatrième acte oui il est certain que quand on a vu la violence extrême qui s'est manifestée le week-end dernier et même ces derniers jours avec les manifestations lycéennes avec énormément de violence d'altercations des policiers attaqués des jets de pierres des jets de boules de pétanque des jets d'acide chlorhydrique c'est allé très très loin on ne peut être qu'inquiets effectivement alors je pense que ce qui est important à comprendre c'est que la colère des gis les jeunes elle a été entendue je pense à elle été comprise par l'ensemble des élus tout ce qu'il y à de légitimes à vouloir de la justice sociale de la justice fiscale est un message qui est vraiment passé et je pense maintenant qu'il faut passer à l'étape suivante qui est une étape de construction ensemble pour justement aller de l'avant vincent feltesse vous êtes donc vous ai lu l bordeaux à bordeaux métropole également un élu de l'opposition comment est-ce que vous appréhendez ce mouvement d gilet jaune vous avez lancé un appel celui des gilet blanc est-ce que vous pouvez nous expliquer ce que c'est oui moi au delà du fait d'être élu de l'opposition j'ai eu une expérience particulière parce que j'étais avec françois hollande de trois ans j'étais là qu'on a appris la mort de rémy fraises au moment des attentats ou au moment des manifestations de la loi travail et on voit bien comment me reconcentrer les prémices déjà de cette colère ce qui me marque quand même si la croissance de la violence dans la rue déjà qu'on y ait eu des manifestations en 2016 contre la loi travail toutes les forces de l'ordre nous disait que jamais elle avait connu une telle violence deux ans après il ya encore un cran supplémentaire et il ya une sorte de défoulement en france mais dans d'autres d'autres pays et moi quand j'ai évoqué cette notion de gilet blanc s'est déjà je pense qu'il faut qu'ils aient un apaisement généralisée de toutes les forces politiques mais au delà des forces politiques de la société civile des associations en 2005 comme il ya quand il ya eu les émeutes en france et dans la banlieue parisienne dans plusieurs communes à grigny à massy palaiseau dans l'essonne spontanément des associations des élus locaux des parents des grands frères se sont mis autour des équipements publics autour des crèches à la fois qu'on le protège et jour et nuit mais aussi pour faire en sorte qu'il n'y ait pas deux heures trop violents entre les forces de l'ordre et les jeunes va commencer déjà avec la mort de deux jeunes voilà et quand je dis un appel au gilet blanc comme il ya les casques blancs ou des marches blanches c'est que on se débrouille pour arriver à apaiser calmer et en plus ça c'est un mouvement spontané donc ya pas de service d'ordre organisée par les syndicats ce qui rend les choses encore plus délicat c'est pierre sadran vous êtes donc politologue est-ce que selon vous c'est comparable à quelque chose qu'on a déjà connu ce mouvement à des gilets jaunes je pense qu'il ya beaucoup d'éléments qui peuvent être retrouvés avec des événements du passé qui ont été des mouvements de protestation populaire plus ou moins vastes et plus 68 de la mission française alors on va trouver des éléments qui sont communs mais aucun d'entre eux aucun de ces événements du passé ne rassemble toutes les caractéristiques la configuration actuelle du mouvement des gilet jaune qui de ce point de vue là est totalement contemporain il s'inscrit en fait d'ailleurs d'abord dans une espèce de perte de confiance dans la représentation politique c'est une crise de la représentation avant tout me semble-t-il il s'inscrit aussi évidemment dans une société qui est marqué par le numérique est là la puissance des réseaux sociaux et tous les méfaits qu'ils peuvent causer à tous égards donc tout ça c'est très particulier et puis il est très difficile à décrypter quant à son contenu idéologique on va trouver des gens de toutes tendances je dirais politiques au sein du mouvement des gilet jaune c'est pourquoi il est difficile à analyser je pense qu'il faudra un certain recul pour en avoir une vision plus claire et plus précise la crise de la représenter de la représentation dont parle pierre sadran vous la ressentez vous à vous la comprenez en tant qu'élu oui alors on la ressent je pense qu'au delà de la défiance envers les élus existent déjà depuis un certain temps jusqu'à présent elle s'exprimer de manière plus silencieuse est plus discrète par l'abstention mais elle était quand même là cette défiance puisque ça fait longtemps que beaucoup d'électeurs ne viennent plus aux urnes pour s'exprimer donc ça veut dire que quelque part ils ne se reconnaissent pas dans les candidats pour les représenter justement on s'aperçoit aussi qu'il ya une défiance vis-à-vis d'autres corps intermédiaires comme les corps comme les syndicats le taux de syndicalisation en france il est extrêmement bas et donc finalement on a l'impression qu'il y a une envie d'expression directe de démocratie directe qui peut se comprendre et qui va bien dans l'air du temps effectivement puisque avec le numérique on voit bien qu'on peut très facilement se donner rendez-vous pour manifester mais on voit aussi très vite les limites de cet exercice puisque se rassemblent un certain nombre de personnes qui sont mécontents mais de là à pouvoir sortir de ce rassemblement un message qui est un message unique et qui permet justement de liens d'identifier les la revendication c'est très compliqué voilà quand il n'ya pas de porte parole il est très compliqué de pouvoir échanger avec les personnes je vous donne un exemple j'ai essayé de rentrée alors j'ai rencontré plusieurs gilles des jeunes à plusieurs reprises mais encore aujourd'hui j'ai essayé de revenir en contact avec des organisateurs de la première manifestation sur bordeaux qui m'ont redis nous ne sommes pas représentants des autres donc nous ne voulons pas venir échanger avec vous donc c'est très difficile de pouvoir avancer quand on n'a pas finalement un mouvement structuré enfin c'est très difficile d'engager le dialogue avec avec cg les jeunes finalement c'est ce que ce que vous dites vincent feltesse vous êtes donc un proche aussi de françois hollande avec qui vous avez travaillé quand il était président de la république est ce que cette crise finalement elle remonte pas à des décennies d'alternance entre droite et gauche et des déceptions politiques qui sont plus anciennes qu emmanuel macron et son élection oui je pense que manuel macron cristallise aujourd'hui un mouvement un mouvement de fond il a sa part de responsabilité mais cumule pas toutes les responsabilités moi je suis arrivé à une conclusion particulière au bout de trois ans d'exercice du pouvoir qu une fin que l'on connaît puisque françois hollande s'est pas représenté on n'a pas pu se représenter je pense que le monde tel qu'il est aujourd'hui fait que la vème république n'est plus adapté on a le fantasme de l'homme providentiel de la femme providentielle qui à chaque fois va changer les choses c'est à dire manuel macron ce qu'avait dit françois hollande ce qu'avait dit nicolas sarkozy ya beaucoup d'espoir et dans un monde qui est devenu assez horizontale assez différent moi j'en suis arrivé à cette conclusion assez personnelle et françois hollande à youri sur une conclusion pas très éloigné c'est très compliqué quand vous êtes présent la république parce que c'est une constitution qui vous protège beaucoup avec des sondages en berne avec des mouvements sociaux vous arrivez à continuer à faire avancer le pays mais a je pense qu'on est à un moment c'est trop tôt je pense que dans les mois qui viennent il faut que cette réflexion se fasse en profondeur pierre sadran qu'est ce que vous en pensez vous pensez qu'une sixième république ce serait la solution lemon une réforme de l'état pardon pardon ma part de 6ème république mais je rejoins tout à fait l'analyse que vient de fermer sans feltesse d'ailleurs consacré quelques enseignements ces dernières années air sûr à ce thème là je crois qu'il y a dans la configuration spécifique du mouvement un élément qui est l'élément institutionnel qui est effectivement l'élection du président au suffrage universel direct qui est à la fois d'ailleurs le vecteur le moyens d'impulser un certain nombre de changements de réforme de décisions fortes qui est aussi une protection du détenteur du pouvoir donc du président car il ya une extrême focalisation sur lui et sur sa personne contre toutes formes d'aléas politique mais qui est aussi un élément qui l'empêchent de résoudre commodément facilement les crises de la nature de celle qui se produit parce que au fond aujourd'hui qu'est ce qu'on a on a face à face deux légitimités qui sont aussi fortes une que l'autre on a la légitimité de la démocratie représentative qui est celle du président de la république a été élu il ya 18 - qui a été contrairement à ce qu'on a dit pas élu par défaut qui a été bien élu à tous égards d'une certaine façon on peut le contester on peut ne pas être d'accord avec sa politique mais il a été aussi bien élu que n'importe lequel de ses prédécesseurs il est totalement légitime et appelé à sa démission c'est se mettre dans une impasse complète est un autre côté on a un mouvement qui est populaire au double sens du terme c'est à dire que ils représentent ce que j'appellerais l'épaisseur sociologique de la population française à la fois territorialement puisqu'il est étendu sur l'ensemble du territoire ça c'était aussi une des caractéristiques très neuf de ce mouvement c'est pas qu'à paris que ça se passe et pas que dans les grandes villes que ça se passe c'est surtout les ronds-points de l'ensemble du territoire et puis il est socialement représentatif des classes moyennes moyennes inférieures si vous voulez c'est à dire de la france populaire justement de ce qu'on appelle généralement le peuple alors cette légitimité là elle existe aussi ce qui explique d'ailleurs des ralliements qui sont parfois peut-être enfin qui peuvent paraître comme folklorique polnareff un qui n'a pas payé un homme saoul d'impôts en france depuis les années qui est tout à fait favorable aux anges il est jaune pamela anderson ou au projet de bardot qui en profitent et un vent d une baisse de la tva sur les frais vétérinaires a peut-être pas tort je ne sais rien enfin tous les cas bon ça peut faire sourire mais en même temps ça prouve le no sorte de légitimité alors quand on a comme ça face à face deux légitimités qui sont opposés frontalement et très frontalement parce qu'on voit bien que la focalisation sur la personne de maquereau est forte elle est même à l'atteinte des degrés qui peuvent paraître comme choquant à bien des égards eh bien on voit pas très bien comment en sortir justement alors qu'est comment sortir de cette crise c'est la question maintenant qu'est-ce que vous pensez vous avec votre regard de politologues d'analystes de la façon dont le gouvernement a géré cette crise et surtout qu'est ce qu'il doit faire maintenant comment en sortir je vais pas donner des conseils au gouvernement ce que je peux dire comme tout le monde sait que le gouvernement a tout à donner l'exécutif ont globalement a donné le sentiment de réagir chaque fois avec un temps de retard trop peu trop tard quatre étapes vous pensez que le gouvernement a pas brillant l'ampleur de la crise des débuts je pense que c'est toujours plus facile de dire ça une fois que le mouvement s'est amplifié et dure au moment effectivement des premières manifestations dg les jeunes il était on est aussi dans un mouvement où on cherche à inscrire dans la durée certaines réformes qui me paraissent nécessaires pour le pour le pays bon pour en parler et donc c'est vrai que ce qui est très compliqué c'est de faire l' équilibre entre écouter bien sûr les électeurs et les citoyens et en même temps essayer de donner un cap à un quinquennat sur la ligne finalement de ce pour quoi on a été élu et donc je pense que la volonté du gouvernement quand il a voulu garder son cap au début c'était de dire finalement on sait qu'il est nécessaire d'aller vers la transition écologique on a fait ce choix là avec des mesures d'accompagnement social bon qui s'avère insatisfaisante mais sur le moment qui paraissait probablement à aller aller avec finalement cette cette vente de transition écologique et on va continuer à aller vers là parce que ça nous semble être le bon chemin et donc par rapport à ça moi je reviendrai sur ce que disait monsieur sadran avec cet homme providentiel et cette toute-puissance finalement du président est la cinquième république d'un côté ça permet de faire des réformes mais moi ce que je comprends avec ce mouvement et que j'avais un peu compris finalement avec en marche parce qu'en marche au départ est un mouvement fondé sur la participation du citoyen c'est que pour que les réformes finalement puisse être reconduite il faut une adhésion du peuple et donc là on a eu l'adhésion au moment des élections puisque il a eu un mandat qu'il a annoncées assez clairement ce qu'il allait faire chercheur emmanuel macron il tient plutôt ses engagements oui mais je pense en fait que pour réformer il faut beaucoup plus faire participer les citoyens à la décision au fur et à mesure finalement que le mandat progresse il me semble que là il y as peut-être quelque chose à inventer alors moi j'irais pas du tout sur la 6ème république non plus parce que je pense que la proportionnelle par exemple n'est pas forcément une bonne idée parce qu'on a bien vu par le passé que ça bloquait aussi des décisions ou que certaines coalition malheureuse et d'opportunités se met en place qui n'ont pas vraiment beaucoup de sens mais par contre je pense qu'aujourd'hui les citoyens ont une envie de participer au débat public et qu'il faut arriver peut-être à inventer une manière de l'inviter justement à ce débat public pour que au fur et à mesure qu'on avance dans la réforme finalement on embarque avec nous l'ensemble des citoyens voilà quand on veut réformer il faut qu'on embarque avec nous l'ensemble des citoyens on a cru l'avoir fait avec les élections on a cru avoir un mandat et je pense que avec cette avec ce mouvement on comprend plus profondément que ce mandat là on a besoin finalement qu'il s'accompagne au fur et à mesure de plus de débat avec les citoyens et vincent feltesse vous allez réaction part de remarques je pense qu'effectivement [Musique] emmanuel macron ne tient pas toutes ses promesses je parle pas des mesures mais dans la campagne tels que catherine femmes bladi y avait aussi une promesse de participation d'horizontalité et finalement dès qu'il accède au pouvoir pour différentes raisons qu'on peut comprendre il va dans un exercice très très très verticale et je pense qu'en tout cas là il ya eu une espèce de choc jeudi par est les mesures sont bonnes ou pas chaque arrêt chacun a son avis mais là il ya quelque chose qui n'a pas fonctionné il avait une promesse de renouveau de faire différemment de participation est en fait il revient sur une conception très classique de la vème république avant françois hollande avant nicolas sarkozy voilà autre chose moi je pense que au delà des mesures ce qui me ce qui me marque est quand même besoin aussi de symbolique et quelques jours après le début du mouvement la première réponse d'emmanuel macron c'est un grand discours à l'élysée autour de la ppe et ainsi de suite et je pense que il faut pas que ça le symbole est là quand l'arc de triomphe a été saccagé le puy en velay mais il ya aussi besoin de symbolique pour dire que qui comprend ce qui se passe il ya quand même eu trois morts je veux dire c'est pas anecdotique on a tous été choqués par les images des lycéens à mantes la jolie qui est il ya aussi au delà des mesures landreau et le public tient il est indispensable notamment demain quoi mais voilà il faut un moment c'est le président de la république qu'elle semble s des millions de personnes si elles lui de trouver on avait parlé de la réforme de l'aef non mais moi je parle des je parle des gestes des mots des attitudes je vais pas faire même affaire le l'ancien combattant mais nous qu'on a été confronté aux attentats en permanence on disait comment qu'est ce qu'on met comme dérivatif par rapport à la peur du pays c'est pas juste des mesures il ya eu des mesures d'ailleurs mauvaises comme la déchéance de nationalité mais il ya aussi eu des moments les manifestations les discours ou le pays qui avaient peur a pu se rassembler positivement et ne pas verser voilà là c'est au président de trouver les mots et les attitudes chacun sa personnalité mais je pense qu elles aussi besoin de ça je pense que lorsqu'il prendra la parole le mardi il aura à coeur effectivement d'avoir cette parole de cohésion et de et de rassemblement est symbolique avec une symbolique très forte il ne semble que là ce qui ce qui se met en place avec la concertation qui a été annoncé par le premier ministre c'est vers le fait de réunir l'ensemble des forces vives et les citoyens et les corps intermédiaires les syndicats les élus locaux l'ensemble finalement des acteurs de cette société et de et de rediscuter ensemble ce pacte social cet équilibre qu'il faut trouver entre d'un côté une justice fiscale et sociale très importante pour que les gens adhèrent à la réforme d'un autre côté tenir quand même une contrainte budgétaire qui est là parce qu'on a un état très très endetté et si on ne tient pas cette contrainte budgétaire ce sont nos enfants qui vont payer les conséquences avec peut-être plus de possibilité d'avoir des politiques publiques puissante et une autre contrainte qui s'impose à nous aussi qui la transition écologique nous avons trois obligations et ses trois obligations il faut qu'on arrive on allait porter ensemble alors que parfois le tir en sens inverse et c'est là vraiment où je trouve que c'est symbolique et c'est une symbolique positive que le premier ministre ait dit on va tous se mettre autour de la table et on va se mettre d'accord sur justement la manière dont ces trois contraintes vont être portées ensemble par notre société je pense que comme on est sur des obligations difficile à faire coexister c'est tout le problème de la réforme de l'état et des réformes nécessaires depuis finalement une trentaine d'années un c'est qu'elles sont difficiles à conduire parce que parfois le tir en sens inverse et donc pour y arriver parce qu'on a envie d'y arriver parce que je pense que c'est pour le bien des français il faut qu'on y arrive il faut qu'on arrive à trouver une cohésion autour de de ce chemin à suivre pour moi le premier ministre de ce point de vue là en parlant de concertation à à ces mots est essentiel et je pense que cette symbolique des changes et de est d'accord vert pour notre avenir est là et me paraît important c'est pas trop tard finalement on a besoin que ça bien en quasiment impossible d'engager le dialogue avec avec les gilet jaune comme comment le pouvoir comment le gouvernement peut-il faire aujourd'hui pour réussir à construire établir une relation de confiance je pense qu'il faut rétablir la relation de confiance ça va se faire très simplement non ça sera très difficile à faire je ne vois qu'une façon de faire c'est de reconstruire une réponse politique à une crise qui est politique et à une crise qui est marquée aussi par un espèce de paradoxe quand même c'est que d'un côté vous avez cette espèce de défiance à l'égard de la représentation quelle qu'elle soit et pas seulement les politiques mais la représentation syndicale enfin toutes les médiations quelconque puisque on a un mouvement là qui dit non on ne veut pas de porte parole ils sont pas légitimes on ne se reconnaît pas dans les syndicats on ne se reconnaît pas dans les associations de reconnaître n'a en rien du tout il n'y a que chaque individu en quelque sorte qui exprime sa propre colère et qu'il exprime d'ailleurs à sa manière il est il faudrait peut-être que quelqu'un le fera un jour voir quels sont les inscriptions qui sont marqués dans l'est dans le dos des gilets jaunes il ya toute une série d'inscription qui sont très différentes les unes des autres il s'agit de reconstruire finalement du collectif donc de re d'apporter une réponse politique au bon sens du terme naturellement pas une réponse politicienne mais une réponse politique reconstruire une une réponse collective en quelque sorte dans une société qui est marqué par an un individualisme profond un peu forcené d'une certaine façon chacun ayant des préoccupations catégorielles et ne se souciant pas en définitive de la cohérence de ses revendications par rapport à un projet de société et je ne vois que des instruments de démocratie participative permettant mais ça sera pas instantanée ça prendra du temps à construire mais permettant d'apporter cette réponse politique qui reconstruirait du collectif parce qu'aujourd'hui on a plus de références finalement on a plus de grandes utopies fédératrice autour de quoi autour de quelle utopie ou reconstruire est comme ça une espèce de cohésion du peuple français moi j'en vois pas pour l'instant les quatre très très difficile à faire alors je pense que la démocratie participative même si ça apparaît souvent comme une sorte une sorte de gadget et en même temps une usine à gaz il me semble qu'à une piste qui ne faudrait pas négliger parce que de façon plus ou moins implicite on ressent ce besoin dans le mouvement de gilet jaune et moi je pense que la démocratie participative est quasiment impossible au niveau national donc ça implique un mouvement de décentralisation fort je veux dire au niveau région département métropole on arrive les élus locaux arrivent à échanger au niveau national il ya des outils mais les gens considèrent que c'est trop loin qu'ils ont fait ils n'ont pas vraiment prise donc avec les députés nationaux non mais non mais voilà donc je pense que c'est pour ça il faut pas que je suis de gauche a aucun problème et il faut pas que les partis se trompe il faut pas conre commettre l'erreur que hollande il faut virer sarkozy mac on dit faut virer hollande là le problème c'est faux car et la démocratie actuelle c'est ce que disent les gens donc il faut pas qu'on se trompe de sur le moment dans lequel nous sommes d'accord pour dire que le droit de gauche c'est un peu fini non ça ça ne débouche pas d'accord là-dessus même et non mais je veux dire mais il faut pas que les partis s'amuse à des positionnements patick pour s'en sortir plus ou moins bien aux élections européennes il faut qu'on ait une conscience quasi historique du moment dans lequel nous sommes est besoin de recréer des outils de démocratie ne vous dis moi la démocratie participative au niveau national ça me parait qu nettement assez compliqué et c'est pour ça que je pense que ça passe aussi par un nouveau monde mouvement de décentralisation mais ça c'est des débats qu'il faudra nouer dans les mois qui viennent comme n'est pas de contradiction non prendre de la participation au niveau local territoriales et au niveau national bien entendu c'est plus difficile nationale s'adjuge tout à fait d'accord en tant qu'élu en tout cas vous allez quelles leçons vous allez en tirer de cette crise vous dites vous même c'est une crise historique déjà cette leçon là je crois qu'on a on est on est tous les trois d'accord pour dire qu'il faut plus inclure d'une manière ou d'une autre les citoyens dans le débat démocratique est dans une démocratie participative alors un vent en inventer les modalités moi je retiens aussi finalement de de cette crise dg des jeunes qui lie à une besoin de lien social qui s'est perdu avec une société très individualiste mais finalement on voit aussi que certains j'ai des jeunes sur le rond point bas prennent plaisir à se retrouver à se rencontrer on est quand même dans une société où les gens sont très isolés quand vous allez discuter avec des médias médiateurs sociaux discuter avec vraiment des personnes qui sont en prise avec la grande pauvreté on vous dit que les gens sont isolés chez eux mêmes dans des quartiers qui sont très denses même dans des immeubles avec eux beaucoup d'habitants et beaucoup d'états gelé gens ne se parlent plus et là je pense aussi qu'on a besoin de lien social on a besoin de remettre du lien social d'une manière ou d'une autre en organisant des débats en réfléchissant la manière de le faire vivre mais je crois que c'est une besoin une vraiment une nécessité qui a ressenti profondément par par les français pour conclure peut-être on va on va conclure là dessus quatrième journée de mobilisation quatrième acte en tout cas demain est ce que vous craignez un peu cette journée tous vous avez peur des débordements possibles bien sûr bien sûr je crois que tout le monde en a peur sauf ceux qui sont décidés à aller casser dans la capitale probablement mais tout le monde en a peur là je crois qu'il faut pas hésiter à employer les grands mots je parlerai peut-être pas de la république en danger mais je dirais qu'elle est menacée quand même elle a été très clairement dans les deux derniers épisodes surtout le dernier et elle le sera à nouveau demain ça peut se passer de façon très différente on peut imaginer que le dispositif policier sera beaucoup plus efficace beaucoup plus dissuasif il ya déjà l'appel d'un certain nombre de gillet jol juillet les jeunes modéré disons à ne pas monter à paris parce qu' il dise on peut manifester son désaccord et sa colère localement donc nous n'ajoutons pas au dispositif d'aidé menace supplémentaire mais il est très clair que notre système républicain là et est en péril pour vincent feltesse catherine va penser que la république est menacée demain non il faut faire attention moi j'ai beaucoup hésité mais finalement demain j'irai marcher pour le climat qua non mais je dire parce que je pense que il ya aussi des combats écologiques il faut aussi que la rue ne soit pas que si ni synonyme de peur de crainte là je vois bien le risque de mélange mais je pense qu il peut aussi y avoir une démarche citoyenne les organisateurs ont beaucoup réfléchi mais les manifestations c'est là ont été autorisés la police a pris les dispositions quoi et je pense pas que demain il faut qu'il soit qu'une journée de peur et de crainte il faisait déjà cette journée d'espoir l'un des mots pour contrer alors que je sais une journée à fort danger on va pas le nier effectivement il ya quand même des menaces et une volonté de la part de certaines personnes de bafouer les valeurs de la république et moi ce que je voudrais dire et insisté sur ça c'est que quand on attaque un policier un policier est là pour protéger la nation on sent on est tous rendu compte et on sentait tous rappelé lors des attentats en 2015 on a tous étaient très reconnaissants envers finalement les forces de l'ordre qui sont prêtes à prendre énormément de risques pour nous protéger là aussi dans ces manifestations la les politiques sont là pour permettre à l'expression de se faire et donc attaqué un policier s'est attaqué vraiment la république de d'une manière assez lâche en fait parce que ces forces de l'ordre elles sont là justement pour permettre une liberté d'expression donc moi c'est vraiment ce que le message que je voudrais faire passer au gilet jeunes raisonnable qui effectivement ont déjà appelé à plus tôt s'exprimer de manière locale à côté finalement de leur ville sur les ronds points comme il le faisait auparavant c'est d'être bien consciente de ça et de se désolidariser mais vraiment extrêmement clairement c'est des violences qui n'ont rien à voir avec l'expression croquer dedans mais pas maintenant merci à tous les trois d'être venu sur notre plateau d'avoir accepté notre invitation et vous restez avec nous sur tv7 l'info revient dans un instant [Musique]
Catherine Fabre