Nicolas Dupont-Aignan invité sur RTL (9 novembre 2020)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteRéponse directe
C'est quoi être gaulliste aujourd'hui en 2020, 50 ans après la mort du général ?
- 1:07RelanceRéponse partielle
Vous avez tweeté tout à l'heure sur le sujet, sur de Gaulle, comme chaque année en route vers Colombay, donc c'était tôt ce matin, en cette période, et je vous cite : un pétainiste, rendre hommage à de Gaulle est un appel à l'esprit de résistance. J'avoue que je ne comprends pas ce tweet. Ça veut dire quoi, la période pétainiste ?
- 2:57RelanceÉludée
Est-ce que ce terme de pétainiste qui est tellement chargé d'histoire, c'est pas un peu exagéré d'utiliser ça pour décrire la situation de notre pays aujourd'hui ?
- 4:17OuverteRéponse directe
Cette période d'épidémie, de menaces terroristes ultimes, de guerre, pour reprendre un mot à la mode chez les politiques, ne nécessiterait-elle pas une forme d'union nationale, Nicolas Dupont-Aignan ? Comme ce qu'a fait le général de Gaulle au lendemain de la guerre.
- 5:49FerméeRéponse directe
Vous l'avez dit, vous êtes candidat à la présidentielle. J'ai des questions assez précises à vous poser sur la gestion de l'épidémie de coronavirus. On l'a appris cet après-midi. Pfizer dit avoir mis au point un vaccin efficace à 90% selon les résultats préliminaires. Est-ce que vous seriez prêt à vous faire vacciner, Nicolas Dupont-Aignan ?
- 7:11RelanceRéponse partielle
Vous aussi, parfois vous vous trompez, vous aviez dit au mois d'août, comme beaucoup, vous pensiez que l'épidémie était en voie de disparition.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:31Invité politiqueFait
« c'est au français de décider. »
- 0:50Invité politiqueFait
« Je crois profondément en l'indépendance de mon pays, en la souveraineté du peuple, en un certain humanisme, »
- 1:13PrésentateurFait
« un pétainiste, rendre hommage à de Gaulle est un appel à l'esprit de résistance. »
- 1:23Invité politiqueFait
« je parlais de période, c'est-à-dire un état d'esprit défaitiste, »
- 1:32Invité politiqueFait
« défaitiste vis-à-vis des islamistes qui égorgent nos concitoyens, »
- 1:55Invité politiqueFait
« le pétainisme aussi, dans mon esprit, c'est de gouverner un peu par la peur et de culpabiliser les Français. »
- 3:15Invité politiqueFait
« le général De Gaulle avait le bon choix des mots, et je crois que notre pays est menacé d'effondrement. »
- 4:54Invité politiquePromesse
« j'ai proposé un référendum, faire confiance au peuple français ? »
- 5:09Invité politiqueFait
« En 2005, il a voté. On s'est assis sur son vote. »
- 6:03Invité politiqueFait
« Je ne peux pas encore vous répondre. J'attends de voir ce qu'il y aura. »
- 6:21Invité politiqueFait
« Sur le port du masque, j'ai été ridiculisé par de nombreux médias parce que j'avais porté le masque à l'envers. »
- 6:32Invité politiqueFait
« début juillet j'alertais sur la nécessité de tests rapides qui existent dans les pays d'Asie. »
- 8:46Invité politiquePromesse
« Moi, je serai ministre de la santé ou je serai président de la République, je l'aurais fait démissionner. »
- 9:13PrésentateurFait
« j'apprends avec stupeur la blessure par balle d'un prêtre orthodoxe à Lyon. Quand ces attaques anti-chrétiens s'arrêteront-elles ? »
- 9:16Invité politiqueFait
« Mais reconnaissez que quand il y a mille actes anti-chrétiens dans notre pays, quand on a égorgé un prêtre, quand on égorge de certains de nos compatriotes, »
- 10:18Invité politiqueFait
« attendons de voir le résultat définitif, qui sera tranché par les juges, »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan71 %
- Présentateur23 %
- ?6 %
≈ 39,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Il était comme chaque 9 novembre à Colombais, les deux églises, pour rendre hommage au général de Gaulle, Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et présidente de Boula France, et donc l'invité d'RTL Soir. Bonsoir et bienvenue à vous Nicolas Dupont-Aignan.
Bonsoir Thomas Soto.
C'est quoi être gaulliste aujourd'hui en 2020, 50 ans après la mort du général
? Ne
pas renoncer
et
croire en la France, si je devais résumer. Le problème c'est qu'aujourd'hui tout le monde se revendique gaulliste. Vous, Emmanuel Macron, Marine Le Pen, Jean Castex, François Hollande, tout le monde revendique le gaullisme.
Oui,
peut-être,
mais
c'est au français de décider. Mais en tout cas, tout le monde
n
'a pas voté les mêmes textes, n'a pas signé les mêmes traités, n'a pas agi de la même façon depuis qu'il est en responsabilité,
et
tout le monde n'a pas le même projet. Voilà, donc c'est au français de trancher. Moi je ne suis pas là pour décerner les brevets de gaullisme. Je crois profondément en l'indépendance de mon pays, en la souveraineté du peuple, en un certain humanisme, et pour moi c'est ma boussole gaulliste. Voilà, après, j'en tire les leçons à ma façon,
avec
humilité, mais je crois que notre pays mérite mieux qu'aujourd'hui, et je pense qu'un autre destin est possible pour la France.
Alors, vous avez tweeté tout à l'heure sur le sujet, sur de Gaulle, comme chaque année en route vers Colombay, donc c'était tôt ce matin, en cette période, et je vous cite, un pétainiste, rendre hommage à de Gaulle est un appel à l'esprit de résistance. J'avoue que je ne comprends pas ce tweet. Ça veut dire quoi, la période pétainiste ? Oh, c'est très
simple, je parlais de période, c'est-à-dire un état d'esprit défaitiste, défaitiste vis-à-vis des islamistes qui égorgent nos concitoyens, défaitiste vis-à-vis de la racaille qui tient nos cités, défaitiste vis-à-vis de la mondialisation totalement inhumaine qui est en train d'acheter nos plus belles entreprises, défaitiste vis-à-vis de
l
'Union Européenne, dont les dirigeants ne sont pas élus et qui décident à la place des nôtres,
et
c'est tout ce contre quoi je lutte.
Donc les pétainistes
d'aujourd'hui, ce sont les gens qui sont au pouvoir
?
Disons que le pétainisme aussi, dans mon esprit, c'est de gouverner un peu par la peur et de culpabiliser les Français. Et j'estime qu'aujourd'hui, un autre destin est possible pour mon pays, de résistance, une volonté beaucoup plus forte de vaincre, de passer des paroles aux actes. Et je n'aime pas la manière dont aujourd'hui on traite les Français comme des enfants. Moi je crois que les Français sont adultes, méritent mieux, et en tout cas j'aimerais avoir, enfin j'ai une exigence pour mon pays, c'est le sens d'ailleurs de ma candidature présidentielle, c'est de dire, soit la France, d'ailleurs il y
a
une série, tiens vous allez voir ce soir la télévision, j'ai regardé sur internet la série De Gaulle,
le
dernier épisode, je n
'ai
pas pu m'empêcher de regarder le dernier, et à la fin il y a une conversation entre Malraux et De Gaulle, et De Gaulle dit, il y
aura
peut-être des dirigeants intelligents, habiles, malins, parfois honnêtes, mais ils ne croiront pas assez en la France, et quand on ne croit pas assez en la France, elle s'effondre. La France
ne peut être qu'indépendante, indépendante. Mais De
Gaulle ne se servait pas de l'excès des mots pour faire passer ses idées. Est-ce que ce terme de pétainiste qui est tellement chargé d'histoire,
qui
est tellement lourd, c'est pas un peu
peut
-être exagéré d'utiliser ça pour décrire la situation de notre pays aujourd'hui, quand on sait ce qu'a été l'histoire, quand on sait ce pour quoi De Gaulle s'est lutté
? Au contraire, vous savez,
le général De Gaulle avait le bon choix des mots, et je crois que notre pays est menacé d'effondrement. Je le pense fondamentalement. Et je crois que les Français,
dans
leur ensemble, sont tristes aujourd'hui, souvent inquiets, parce qu'ils ne reconnaissent plus la France.
Et
qu'on ne sortira pas de cela
en
continuant avec ceux qui, depuis 20 ans, ont affaibli, trahi la France. Je crois qu'à un moment, je dis aux Français, il faut réagir. On ne peut pas continuer à subir. Et il y a une espèce d'édredon général, et c'est de cela dont je parlais, de période. Je parlais de période, le sens
des mots.
Je ne disais pas les hommes, les périodes. C'est-à-dire un sentiment de... Voilà, il faut laisser filer, on ne
s
'en sortira plus, on ne pourra pas, la France est une sorte de vaste petite région comme ça, balottée. Non, je crois que la France a beaucoup d'atouts. Je pense que les Français sont courageux. Je pense que notre peuple français mérite beaucoup mieux. Et c'est le grand danger aujourd'hui.
Cette période d'épidémie, de menaces terroristes ultimes, de guerre, pour reprendre un mot à la mode chez les politiques, ne nécessiterait-elle pas une forme d'union nationale, Nicolas Dupourriand ? Comme ce qu'a fait le général de Gaulle au lendemain de la guerre. Oui, mais il y avait
une
union nationale sur une exigence. Pas une union nationale sur un évanouissement. Donc l'union nationale, oui, mais autour de quoi et pour quoi faire
? Le
pétinisme était une forme d'union nationale au début, c'était le grand argument de Pétain, rassurez-vous. Et pour le pire, donc moi je crois que, oui, union nationale, mais sur un projet de résistance, d'indépendance.
Le référendum, par exemple, combien de fois
j'ai proposé un référendum, faire confiance au peuple français ? Vous savez, si les Français ne croient plus en la politique,
c
'est peut-être aussi parce que les classes dirigeantes ont méprisé le peuple français, ils ne lui ont pas fait confiance. En 2005, il a voté.
On
s'est assis sur son vote. Enfin, on, pas moi. Ils se sont assis sur ce vote. Et je pense que la fracture
vient
de là. Et moi, je veux dire à mes compatriotes
qu'un
autre destin est possible. Il n
'y a
aucune fatalité à subir. La France en a vécu beaucoup d'autres, dans des conditions encore plus tragiques. Encore plus tragiques, hein. Donc, attention.
Mais aujourd'hui,
ce n
'est
pas les mêmes époques. Je disais que c'était la même nature, mais pas le même degré, bien évidemment. Mais, vous savez, beaucoup de Français s'inquiètent. La liberté,
l
'égalité, la fraternité, tout ça est en train de s'effondrer devant nous. Il faut réagir. Et c'est rapidement. Un pays, vous savez, peut sortir de l'histoire. Et notre pays est en train de sortir de l'histoire.
Alors, vous l'avez dit, vous êtes candidat à la présidentielle.
J
'ai des questions assez précises à vous poser sur la gestion de l'épidémie de coronavirus. On l'a appris cet après-midi. Pfizer dit avoir mis au point un vaccin efficace à 90% selon les résultats préliminaires. Est-ce que vous seriez prêt à vous faire vacciner, Nicolas Dupont-Aignan ? Je ne peux pas encore vous répondre. J'attends de
voir ce qu'il y aura. En tout cas, ce dont je suis sûr,
c
'est qu'il y
a
des mesures à prendre que j'ai
proposées
dès le 26 janvier, qui ont réussi dans certains pays, notamment asiatiques, sur le contrôle des frontières. On ne nous a pas écoutés à
l
'époque. Sur le port du masque, j'ai été ridiculisé par de nombreux médias parce que j'avais porté le masque à l'envers,
c
'est vrai. Mais dès le début mars, sur les tests, début juillet j'alertais sur la nécessité de tests rapides qui existent dans les pays d'Asie. On a mis un temps fou sur les personnes vulnérables, sur les EHPAD, sur la liberté de prescription médicale.
C
'est quand même surréaliste que l'hydroxychloroquine soit interdite en France, alors qu'elle est autorisée dans beaucoup de pays.
Il n
'y a
plus une étude qui dit qu'elle est efficace.
Non,
il
n'y a
plus une étude qui dit qu'elle est dangereuse. Ce n
'est
pas tout à fait la même chose. Et
il y a beaucoup de
médecins qui estiment que c'est utile. Bref, c'est à eux de choisir. On n'a jamais vu là aussi autant d'amateurisme au sommet. Et on est en train de tuer un pays parce qu'on n'a pas pris des mesures pour cibler et contenir l'épidémie. Alors maintenant, le
mal est fait. Mais en même temps,
vous aussi, je sais qu'on vous en parle souvent,
mais
vous aussi, parfois vous vous trompez, vous aviez dit au mois d
'août,
comme beaucoup, vous pensiez que l'épidémie était en voie de disparition.
Mais alors
on a pris cet extrait vidéo, mais on n
'a
pas pris toute la vidéo. Et justement, je disais l'épidémie est finie là au début août, mais attention les amis, attention, elle peut revenir. Et je citais trois choses, contrôle des frontières, test et soins.
Et
on a isolé le début de ma
vidéo. C'est ce qui se fait
aujourd'hui. On a isolé le début de ma vidéo et on a coupé la suite. Et c'est là où c'est malhonnête de la part de certains médias qui ont fait ça. Donc moi, je ne suis pas omniscience. Je regarde ce qui marche dans certains pays et ce qui ne marche pas. Et je dis qu'aujourd'hui, c'est tragique pour d'ailleurs les Etats-Unis comme l'Europe occidentale par rapport à l'Asie. C'est que l'Asie a pris des mesures ciblées qui ont permis de contenir l'épidémie. L'Europe et les Etats-Unis, parce qu'ils ont refusé certaines mesures ciblées, sont en train de détruire tout leur pays. Après,
il y a urgence de
contenir une épidémie dans un pays totalitaire comme la Chine que dans des pays démocratiques comme les nôtres. Tout à fait, mais la Corée
du Sud et le Japon sont démocratiques. J'ajoute dernier point, où vous avez raison. C'est qu'on peut commettre des erreurs. Mais ce qui est grave, c'est de les commettre plusieurs fois. Et moi, ce que j'aimerais, c'est qu'on réussisse la sortie de ce confinement et qu'on évite un troisième confinement. L'enjeu, parce que, je vais vous dire, l'économie française et la société française ne se remettraient pas d'un nouvel échec. Donc, il
y
a urgence peut-être à changer de politique. Et quand j'entends M. Salomon, directeur général de la santé, encore ce soir, alors même qu'ils ont échoué, qu'il a échoué, j'imagine, je pense qu'à un moment, quand
on échoue... Il devrait démissionner,
Jérôme
Salomon ?
Moi, je serai ministre de la santé ou je serai président de la République, je l'aurais fait démissionner. Parce qu'à un moment, quand on commet éternellement les mêmes erreurs, il y
a
un moment où on doit changer. Il
y a
urgence à changer.
Deux questions pour finir. Je veux savoir si vous arrivez de regretter certains de vos emportements, Nicolas Dupont-Aignan. Oh, quels emportements ? Le 31 octobre, jour de l'agression d'un prêtre à Lyon, vous avez tweeté, je vous lis, j'apprends avec stupeur la blessure par balle d'un prêtre orthodoxe à Lyon. Quand ces attaques anti-chrétiens s'arrêteront-elles, comment la France a-t-elle pu en arriver là ? Nous devons réagir. En fait, c'était un règlement de compte d'un mari
trompé. Mais reconnaissez,
je
le reconnais là-dessus, mais reconnaissez que quand il y a mille actes anti-chrétiens dans notre pays, quand on a égorgé un prêtre, quand on égorge de certains de nos compatriotes, on sait,
pour
connaître ce qui se passe dans nos quartiers, l
'antisémitisme qui règne... C'est
dangereux, comme ça, de tweeter des choses qui n'ont aucun rapport
avec la réalité de la situation. Entre nous,
je
n
'ai pas dit que c'était un acte anti-chrétien, c'est une erreur là-dessus, j'en fais amende honorable, mais je vais vous dire,
je crois qu'on pêche, oh peut-être,
à l'époque il n
'y
avait pas de tweet, mais en tout cas, je vais vous dire, je préférerais avoir des dirigeants qui aient réagi à temps, plutôt que de voir ce qui se passe aujourd'hui, on laisse faire. Il y a des paroles bienvenues, enfin, je me réjouis que le président de la République ait enfin nommé le mal, mais on est encore très loin des paroles aux actes.
Et là, maintenant, il faut prendre des actes.
Dernière question, il y a le
président... Et c'est une
bonne nouvelle, si je puis dire.
Président élu, Joe Biden, président élu des Etats-Unis, est-ce que c'est une bonne nouvelle pour vous, pour la France, pour l'Europe ? Je n'en sais rien. D'abord,
attendons de voir le résultat définitif, qui sera tranché par les juges, donc moi, j'attends, et puis ensuite, je ne crois pas que la politique changera tant que cela, mais je ne peux pas vous le répondre, parce que je ne le sais pas. Et j'essaye de me taire quand je ne connais pas.
Donc vous ne tweeterez pas sur ce sujet-là,
pour
l'instant ?
Non, et je n'ai pas tweeté sur le résultat, vous le remarquerez. Comme quoi, on apprend parfois peut-être un peu de ses
erreurs.
On apprend toujours. Vous savez, l'important, c'est toujours apprendre. Et j'aimerais que nos dirigeants apprennent aussi de leurs erreurs, ou de leurs succès.
Merci beaucoup, Nicolas Dupont.
Merci à vous. Ce
soir, dans RTL Soir, à suivre l'œil de Natacha Polony, on va rester dans la thématique.
Nicolas Dupont-Aignan