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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 30 octobre 2026 26 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéTravail & emploiBudget & impôts

Parcoursup : vers une suppression ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:20OuverteRéponse partielle

    Le gouvernement propose de remplacer Parcoursup d'ici 2028. Êtes-vous satisfait de cette annonce ?

  • 3:48RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous admettez que la sélection se fera un jour, même sans Parcoursup ?

  • 4:32OuverteRéponse directe

    Si on supprime Parcoursup, par quoi le remplace-t-on ?

  • 5:17OuverteRéponse directe

    Faut-il mettre fin à la sélection pour permettre une université pour tous ?

  • 5:57OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut répondre aux revendications de la jeunesse à tout prix ?

  • 8:46OuverteRéponse directe

    Quelle solution magique pour redonner de l'envie aux jeunes dans les filières en tension ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:48Fait
    « Il propose une abrogation à l'issue d'un groupe de travail en 2028. »
  • 3:48Fait
    « Le gouvernement a aussi dit qu'il allait créer des places supplémentaires pour faire face à une situation où des milliers d'étudiants sont sur le carreau lorsqu'ils demandent une affectation en dans l'enseignement supérieur. »
  • 3:48Chiffre
    « Et il a annoncé 15000 places alors qu'il en faudrait 250000 selon l'intersyndical, lycéenne et étudiante. »
  • 4:32Fait
    « On peut pas faire dépendre l'avenir de notre jeunesse d'algorithme dont les modes de fonctionnement ne sont pas connus et maîtrisés. »
  • 5:57Fait
    « Vous aviez lorsque vous étiez refusé dans des filières sélectives, prépa et cetera, le droit d'aller dans une première année dans n'importe quelle université en France comme ça a été le cas pendant des décennies sans qu'il ait aucun problème. »
  • 6:40Fait
    « Je pense d'abord que le droit à la poursuite d'études supérieures doit être effectif. »
  • 7:24Chiffre
    « Qui a envie de travailler toute sa vie jusqu'à 64 ans pour à peine 1800 € en début de carrière et à peine 2500 après 35 ans de carrière ? »
  • 10:50Chiffre
    « En 2050, nous aurons un manque de plus de 30000 aides soignantes, aide à domicile, infirmière et cetera. »
  • 12:55Chiffre
    « 10 milliards vu la situation de la France, on se dit 10 milliards vu comme ça, ça paraît beaucoup mais à l'échelle du budget de la France, c'est pas grand-chose. »
  • 12:55Chiffre
    « Il a fallu mettre plus de 25 milliards pour l'armée d'ici 2030. »
  • 13:32Chiffre
    « Depuis 2017, monsieur Macron a supprimé 11000 postes d'enseignants en France. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Bonjour à tous. Ravi de vous retrouver dans ce nouveau numéro de Parlement hebbo, l'actualité à l'Assemblée nationale et au Sénat. Et vous connaissez la formule un débat entre un député et un sénateur. Aujourd'hui, nous accueillons euh un Gabriel Catala, député la France insoumise du Valdoise. Bonjour, vous allez débattre avec Marie Hashliman, sénatrice les Républicains des Hautes Scènes et on va parler de cette question. Quelle alternative à Parcours supébat sans vote a eu lieu à l'Assemblée nationale sur la plateforme d'orientation des lycéens ? La gauche demande plus de place dans le supérieur. La droite assume la sélection. Et puis le projet de loi casseur payeur adopté au Sénat mais dans une version durcie, il permet d'engager une

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responsabilité collective des participants à des attroupements violents. Le texte a été transmis à l'Assemblée. Il est au cœur de la colère lycéenne. Le dispositif Parcours Supans doute ces dernières heures. Son remplacement a été promis pour 2028. C'est l'une des réponses du gouvernement après la mobilisation de plus d'un mois. Retour sur les principales annonces avec Stéphanie Despierres. Lundi soir, plus d'un mois après le début du mouvement lycéen, le gouvernement présente une batterie de mesure. Aucune des décisions que nous prenons n'est une promesse en l'air. Tout ce que nous disons sera fait

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et la liste des promesses est longue. Un maximum de 28 élèves par classe en seconde, une heure de pause garantie à l'heure du déjeuner, des profs en plus, des places en plus dans le supérieur 15000 dont les 2/ tiers en BTS. De l'argent aussi 5 milliards pour rénover les lycées et les universités. Quelques heures plus tôt, les premiers concernés étaient reçus à Matignon. À la sortie, ils ne sont pas tous convaincus par la copie du gouvernement. Il faut être clair, il faut être cohérent. Nous avons obtenu des miettes par rapport à ce que nous demandons. On peut se féliciter de tout ça. La méthode du dialogue a gagné. On a quand même eu des annonces qui allaient dans notre sens. Les lycéens ont aussi eu la peau de Parcours Sup. Parcours sup sera remplacé pour la campagne 2028. C'est entendu.

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Mercredi, le Premier ministre a organisé un débat à l'Assemblée nationale pour discuter de l'avenir du système d'orientation. Tous les groupes sont d'accord pour la suppression de la plateforme, mais après, voulons-nous vraiment une sélection assumée ou une absence totale de sélection ? La gauche réclame plus de place à l'université. La droite veut assumer la sélection à l'entrée. Le Premier ministre lui recevra à nouveau les représentants des lycéens et des étudiants dans 15 jours. Gabriel Catala. Cela fait des années que votre parti la France insoumise réclame la suppression de parcours sup à causé de tous les mots. Aujourd'hui, on peut dire que le gouvernement vous a entendu. Vous êtes satisfaite. Alors, je ne pense pas. Parcours sub, ça a été créé par Gabriel

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Atal pour faire face à la pénurie, c'est-à-dire pour masquer le manque de place dans l'enseignement supérieur. Les lycéens et les étudiants, l'intersyndical, ils ont demandé 10 mesures phares dont l'abrogation totale de parcours sup. Ce que propose le gouvernement, ce n'est que de revoir l'algorithme et de favoriser la transparence, ce qui est demandé depuis des années, mais il propose une abrogation à l'issue d'un groupe de travail en 2028. Sauf qu'en 2028, ce gouvernement, je l'espère, ne sera plus là puisque j'espère que nous remporterons l'élection présidentielle de 2027. Et donc finalement, c'est renvoyé la question à l'élection présidentielle. Le gouvernement a aussi dit qu'il allait créer des places supplémentaires pour faire face à une situation où des milliers d'étudiants

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sont sur le carreau lorsqu'ils demandent une affectation en dans l'enseignement supérieur. Et il a annoncé 15000 places alors qu'il en faudrait 250000 selon l'intersyndical, lycéenne et étudiante. Et donc il n'y a strictement rien de nouveau. Et les lycéens ont raison de dire qu'il s'agit de miettes. Et donc moi ce que je note c'est que pour l'instant il n'y a aucune réponse politique réelle à la crise et au mouvement lycéens et faire réagir la sénatrice. Est-ce que vous êtes d'accord avec la vision des choses de Gabriel Catala ? Euh finalement euh ce ne sont que des miettes. C'est un une une mesure en trompleœuil cette annonce de réforme de parcours sup. Je crois que ce qu'il faut dire c'est qu'on peut se mettre d'accord sur l'idée que parcours sup. parcours sub, c'est l'opacité, c'est

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aussi beaucoup d'injustice et c'est trop de jeunes de lycéens qui sont lés qui n'ont pas d'orientation à la mesure de leurs objectifs et de leurs ambitions. Alors, qu'est-ce qu'on fait avec ça ? Il faut sans doute réformer ce système. Faut mettre plus d'équité, c'est évident. Il faut des critères objectifs pour que les jeunes comprennent d'abord pourquoi ils sont retenus ou pas sur telle filière et surtout qu'il se positionnent en fonction des critères locaux. Ça c'est évident. Et puis les algorithmes stoppent. On peut pas faire dépendre l'avenir de notre jeunesse d'algorithme dont les modes de fonctionnement ne sont pas connus et maîtrisés. Le problème c'est c'est c'est les algorithmes. Et si vous si vous supprimez par cours sub, vous le remplacez par quoi ? Parce qu'à un

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moment donné, il faut bien qu'il y ait une sélection. Bien, on le remplace par un droit d'accès à l'enseignement supérieur avec des moyens supplémentaires pour que toutes les places dans l'enseignement supérieur qu'il manque soit créé. Je vais vous donner un exemple. La la faculté de droit de Panthéon Assass, vous avez eu l'année dernière 19000 demandes pour aller en première année en droit à Pantéon Wassas. 19000 demandes pour combien ? 979 places. Donc vous avez des milliers de gens qui sont sur le carreau qui voudraient aller dans cette université qui essayent ensuite de se replier sur une autre université parisienne ou en Île-de-France ou dans d'autres universités ailleurs en France et qui a qui n'arrivent pas à avoir de place en droit. Moi par exemple, j'ai

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été une élève très moyenne en terminale et avec Parcours Sup, je n'aurais jamais pu aller en faculté de droit et avoir et faire 5 ans de d'étude sur le sujet. Ce que nous demandons, c'est des places supplémentaires 250000 et le retour à la situation antérieure. Vous aviez lorsque vous étiez refusé dans des filières sélectives, prépa et cetera, le droit d'aller dans une première année dans n'importe quelle université en France comme ça a été le cas pendant des décennies sans qu'il ait aucun problème. Est-ce qu'il faut mettre fin à la sélection, permettre une université pour tous comme le souhaite euh Gabriel Catala ? Euh moi je crois que c'est pas qu'une question de place.

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Je pense d'abord que le droit à la poursuite d'études supérieures doit être effectif, c'est-à-dire que les pouvoirs publics doivent donner les moyens à chaque jeune de poursuivre des études. Je crois aussi que le toute université, ce n'est pas possible parce que nous devons faire en sorte que les jeunes se forment pour occuper des fonctions, des métiers dont notre société a besoin. C'est pas le toute université, c'est aussi la revalorisation des filières professionnelles, c'est aussi travailler sur l'orientation. On a un cruel besoin de profession de santé paramédicale. Il faut faire en sorte que tout le monde trouve sa place. Oui, il y a pas assez de monde. Tout le monde veut aller dans les filières de droit, psychologie par

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exemple. Pas ne sont pas valorisées. Je prends les filières les filières qui permettent de faire des études d'infirmière par exemple. C'est un métier qui est passionnant mais qui a envie de travailler toute sa vie jusqu'à 64 ans pour à peine 1800 € en début de carrière et à peine 2500 après 35 ans de carrière. Qui a envie de faire ça ? D'être dans un hôpital paupérisé où des milliers de lits ont été supprimés où on a mal au dos, où on a de moins en moins de matériel équipé ? Toutes ces filières, il faut les revaloriser et il faut des places aussi dans tout ce qui relève des BTS, IUT qui sont des des des filières indispensable notamment pour ce que nous nous proposons, c'est-à-dire la bifurcation écologique. Tous ces métiers

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d'ingénierie, c'est tous ces métiers qui permettront de mettre en place la transition écologique sont indispensables. Il n'y a aucun investissement pour revaloriser ces filières et les rendre attractives. Mais il faut aussi inciter les jeunes à aller vers ces filières. D'autant qu'à l'heure où l'IA est partout et que certains métiers sont menacés, par exemple celui euh d'avocat, vous parlez des des filières de droit où tout le monde veut aller, mais demain, on aura peut-être plus besoin d'avocat et ces filières-là euh dans ces filières-là, il y aura besoin de de monde qu'on a pas. Alors, je pense pas qu'on ait pas besoin qu'on a qu'on ait plus besoin d'avocat du jour au lendemain puisqueil me semble que la parole à l'audience notamment est euh est indispensable et le fait que Lia

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fait énormément d'erreurs, elle est pleine de biais, donc je ne crois pas à ces à ces à ces récits-là. Il y en aura. Mais c'est ce que je disais juste avant, pour euh pour attirer des jeunes vers des filières, il faut qu'ils aient envie d'exercer le métier euh qui va en découler ensuite. Or, tant que les salaires ne sont pas revalorisés, tant que les conditions de travail de certains métiers ne sont pas meilleures, et bien vous aurez de moins en moins d'étudiants qui iront vers ces filières là. Marie Doasheman est-ce que vous avez une solution magique pour redonner de l'envie à tous ces jeunes, notamment ceux qui sont laissés sur le sur le carreau qui ne trouvent pas de de place ? C'est pas la solution miracle, mais en tout cas les pouvoirs publics doivent

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agir pour plusieurs choses. D'abord, donner une information juste précise aux jeunes sur les métiers qui recrutent pour que l'orientation soit une orientation vers des débouchés professionnels effectifs. Ça c'est important. Ensuite, travailler aussi sur l'attractivité des métiers. On a des filières, on a des métiers qui sont en tension de recrutement avéré dans tout le pays. Donc il faut travailler sur l'attractivité des métiers. Ça passe pas. les salaires évidemment, mais pas uniquement aussi les conditions de travail c'est important et en tout état de cause la sélection c'est important. Je pense qu'on pourra pas envoyer tout le monde dans certaines filières qui sont déjà embolisées alors que d'autres nécessitent que des jeunes s'y impliquent pour pouvoir aller euh

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travailler partout sur le territoire. Donc ça c'est important. Vous vous admettez que la sélection si elle se fait pas tout de suite après parcours sup, elle va se faire un jour mais la la et avec peut-être plus de désillusion encore. Mais la sélection, elle peut se faire si une personne ensuite se rend compte que cette filière n'était pas celle qu'elle souhaitait, que elle veut changer d'orientation. Mais on doit donner le droit à tous d'avoir une première année d'enseignement supérieur dans la filière de son choix. Et je je reviens au au métier qui devrait être revalorisé. Les défis du siècle, c'est le changement climatique, le vieillissement de la population et donc on devrait revaloriser tous les métiers dont la pénurie sera affolante dans les dans les

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années-avenir. C'est-à-dire que en 2050, nous aurons un manque de plus de 30000 aides soignantes, aide à domicile, infirmière et cetera. Or, ces métiers sont féminisés, mal payés, pas du tout attractifs. Nous aurons un déficit euh de de métier d'ingénieur qui fuit souvent à l'étranger parce que les salaires en France sont trop bas et que les les entre les salaires offerts par les entreprises ou par l'État ne sont pas assez attractifs. L'agriculture, vous avez un agriculteur sur 6 qui gagne moins de 600 € par mois. C'est le métier où il y a un nombre un nombre très élevé de de suicide. Et pour le tout pour le coup alors que nous avons besoin d'être souverain en matière d'alimentation et de revaloriser ce type de métier pour mettre en place une agriculture

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biologique à l'échelle du territoire. Pas programme. Est-ce qu'il faut répondre Marieou Schliman aux revendications quoi qu'il en coûte parce que la jeunesse c'est l'avenir il faut l'écouter. Ah ben c'est indispensable de toute façon de d'écouter la jeunesse et d'apporter des solutions aux difficultés qu'elle pointe. On va avoir les débats budgétaires puisque nous entrons dans une phase de discussion du budget. Vous savez bien que tout ça va coûter de l'argent, mais évidemment la jeunesse c'est notre priorité. Donc on mettra les moyens pour que on apporte des réponses aux difficultés qui sont ça veut dire des amendements à ce budget qui est en ce moment en discussion pour pour intégrer certaines certaines demandes de le gouvernement a ouvert la porte puisque il y a des annonces qui ont été

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faites pour desserrer les taux sur l'université notalement mais sur l'enseignement supérieur plus largement et donc des amendements seront déposés effectivement pour pouvoir réaliser tout cela et le concrétiser dans dans un budget. Vous n'avez pas peur que que tout ce budget que ces mesures ne soient pas retenues dans dans le budget finalement parce qu'il est en discussion, il y a pas de majorité pour l'instant pour le voter. Déposer toutes les revendications des lycéens et des étudiants sous forme d'amendement dans le budget. Une très grande partie a été balayée en commission. Le gouvernement n'a mis aucun amendement qui correspond aux annonces qu'il a fait en début de semaine au lycéens. Est-ce que demandent les lycéens, les étudiants, c'est le chèque de 10 milliards pour le bâti

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scolaire pour que il y ait des C'est beaucoup 10 milliards vu la situation de la France, on se dit 10 milliards vu comme ça, ça paraît beaucoup mais à l'échelle du budget de la France, c'est pas grand-chose. Et lorsqu'il a fallu mettre plus de 25 milliards pour l'armée d'ici 2030, il y avait les milliards sur la table. Donc pour les étudiants et les lycéens, on peut aussi mettre les milliards sur la table. Le gouvernement par exemple a annoncé qu'il allait revaloriser les bourses en fonction de l'inflation, sauf que ça fait presque 4 ans qu'elle n'avait pas été revalorisée. Donc il faut revaloriser en fonction de l'inflation depuis 4 ans et pas seulement depuis l'année dernière. Sur le bâti scolaire, le gouvernement a annoncé 1 milliard d'ici 2030 alors qu'il faut 5 milliards dès l'année

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prochaine pour rénover tous les bâtiments vettus, les toilettes, les salles de classe qui prennent l'eau et cetera. sur les les enseignants, les professeurs, il a annoncé 500 postes d'enseignants supplémentaires pour l'année prochaine alors que dans le budget que nous avons sous les yeux, il y a la suppression de 1588 postes d'enseignants. Donc ça fait toujours 1000 postes supprimés si finalement on en annule 500, sachant qu'il y en avait déjà 4000 cette année et que depuis 2017, monsieur Macron a supprimé 11000 postes d'enseignants en France. Et donc encore une fois, ce sont des annonces pour euh essayer d'apporter une réponse politique qui en réalité est inexistante face à ce mouvement. On verra bien ce qu'il en ce qu'il en restera. On va passer au deuxème thème

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de ce débat. Le projet de loi casseur payeur qui a été voté au Sénat mais dans une version très modifiée. Le texte prévoit une responsabilité collective en cas d'atroupement violent. Il autorise également la saisie des allocations familiales, des mesures qui ont suscité de très vives tensions. Comme nous l'explique Clément Guillon. Voté au Sénat cette semaine, le projet de loi Cassur Payer ressort de la chambre haute largement durcie. Entre autres, le texte permet de tenir comme solidairement responsable des individus qui ont participé à un rassemblement violent, même s'ils ne sont pas directement à l'origine des dégâts causés. Typiquement, il y a une vitrine qui est en train de se faire piller. La personne qui est à côté de la de la

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vitrine et qui encourage euh les voyou, c'est cette personne-là qui est visé. On n'arrive pas à la prendre la main dans le sac en train de piller elle-même. Par contre, elle participe à l'atroupement violent. Autre article phare du texte, les personnes incriminées pourront être amenées à verser jusqu'à 10000 € chacune à la victime des dommages. Et si elles n'ont pas les moyens, des saisis de leur prestation sociale comme les APL ou même le RSA pourront être effectués. des mesures qui ont donné lieu à deux vives tensions entre la droite et la gauche. Ce texte n'impose pas à un casseur de payer. C'est déjà le cas. Ce texte permet à celui qui était là et qui n'a rien cassé de payer. Ce texte permet que s'il est pauvre, sa famille paye avec

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les allocations prévues pour ses enfants et l'aide qui lui permet de garder son toit. Ce n'est pas une loi casseur payeur, c'est une loi manifestant bouquire. De son côté face à une gauche très remontée, Laurent Nè s'est réjoui de l'adoption de ce texte qui répond selon lui aux dégradations des derniers jours avec plus de 2500 commerces touchés. C'est aussi pour préserver le vivre ensemble, pour préserver la liberté de manifestation à laquelle il n'est absolument pas porté atteinte par ce texte, contrairement à ce que vous avez pu dire. Non, pas du tout. On vient la conforter, on vient la renforcer, on vient la garantir. Le texte tel qu'il a été voté au Sénat permet également le blocage de contenu à plant au pillage sur les réseaux sociaux ou encore l'utilisation de drones

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judiciaire pour identifier les auteurs d'infraction. Le projet de loi a été transmis à l'Assemblée nationale et doit y être examiné dans les prochaines semaines. Marido Hashliman, la responsabilité collective que ce texte crée est complètement contraire au principe fondamental de responsabilité individuelle. Ce texte est d'emblé inapplicable. Non, le texte remet du sens à la responsabilité. tu produis un dommage, tu répares. En vérité, ce qui se passe, c'est que il y a une forme d'impunité à laisser des personnes, des vandales, des voyou venir troubler le déroulement paisible d'une manifestation avec l'expression de revendication qui sont tout à fait légitimes le plus

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souvent. Pour venir mettre à sac une ville sans prendre à des bâtiments publics, casser l'outil de travail de commerçants, d'artisans qui n'ont rien demandé, il faut que ces personnes-là répondent de leurs actes. Or ceux qui sont pas directement l'auteur des violences. Aujourd'hui, qu'est-ce qui se passe ? Les personnes qui s'emprennent au bien public, aux personnes et au à l'outil de travail des commerçants par exemple sont bénéf bénéfici forme d'impunipeté. Qu'est-ce qui se passe ? C'est une l'affirmation d'une responsabilité civile solidaire. C'est-à-dire que quand on participe à une manifestation et qu'après sommation, on ne se disperse pas alors qu'on a connaissance du fait

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que des émeutes sont en train de se produire, on prend une responsabilité à se maintenir sur les lieux et on doit en répondre. Donc pour vous, ce n'est pas choquant. Ce n'est pas Ah, ce n'est pas choquant. C'est protéger le droit de manifester. Vous n'êtes pas d'accord qu'après des catalis. Évidemment, évidemment. Ce n'est pas juste c'est pas juste choquant. C'est inconstitutionnel, contraire au droit international. Cela remet en cause tous nos principes élémentaires de finalement être responsable de son propre fait. Ce qui compte, c'est lorsqu'on commet un dommage, c'est la responsabilité individuelle. On peut pas être tenu pour responsable de dommages causés par les autres. Et en fait, c'est pas une loi casseur payeur. C'est une loi pas casseur mais quand même payeur. Et quel

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est le but derrière ? Le but est d'assimiler les casseurs avec les manifestants. Le but est de dissuader les personnes d'aller en manifestation. C'est donc une atteinte à la liberté de réunion pacifique et à la liberté de manifester qui sont des droits constitutionnels. Pourquoi ? Parce que vous vous allez vous dire j'ai j'ai peur déjà que les gens ont peur du LBD, ont peur d'être gazés, ont peur d'être nassé. Maintenant, ils vont avoir peur de devoir payer pour des choses qu'ils n'ont pas connu. C'est vrai. Mais les commerçants ont peur aussi de voir leur langue politique totalement. Les commerçants, ils peuvent ils peuvent avoir des craintes. Mais les commerçants lorsque leur boutique est dévastée ou leur vitrine est cassée, c'est quoi ? C'est la responsabilité du

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gouvernement. Donc en fait le gouvernement essae de faire peser la responsabilité sur les manifestants pour effacer son propre échec, notamment le 17 octobre lors des finales de Ligue des Champions et cetera parce que le maintien de l'ordre organisé par monsieur Nunz et avant lui par monsieur Darmanin sont fait est fait d'une manière confrontationnelle qui encourage les violences. qui ne permet pas de protéger les personnes et qui finalement au contraire les met en danger. Et en parlant de ça, quand on parle de ça en fait, on parle pas des gens mutilés, on parle pas des gens ébornés, on parle même pas du monsieur qui est mort boulevard de magenta pendant la manifestation le 17 octobre. L'autopsie a révélé qu'il est mort d'un arrêt cardio-vasculaire alors qu'il n'avait

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aucun problème cardiaque à 300 m de la place de la République où des milliers de gens ont été gazés pendant plusieurs heures illégalement par la police GM. Je préférais qu'on parle de ça. Ces violences là sont sont une réalité aussi. Qu'est-ce que vous répondez à ce que vient de dire Gabriel Catala ? L'emploi de la force doit être proportionné et encore une fois les lycéens, les manifestants qui sont dans la rue paisiblement pour défendre des revendication doivent être protégés et pour qu' soit et pour qu' soit pour qu'ils soi protégés, il faut se débarrasser définitivement des vandales des voyou qui viennent perturber infiltrer des mouvements pacifiques. Et pour cela, il faut être absolument radical, ferme et sévère avec ceux qui

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viennent pénaliser l'expression démocratique dans la rue. Je parlais de la les violences de la police. Voilà. Donc vous par exemple, qu'est-ce que vous dites aux gens qui ont été mutilés, qui sont mutilés à vie parce que des vitrines, ça revient mais des yeux, des mains, ça revient jamais. Qu'est-ce que vous dites à ces personnes qui exercent leur droit constitutionnel de manifester et qui se retrouvent mutilés à vie ? Mais ça ce sont des drames humains absolument inacceptables et aucun jeune qui va manifester ne devrait ressortir de là avec une main en moins ou un œil en moins. Et pour éviter que ce type de de résultats ne se produisse, il faut absolument éradiquer les ordes de voyou et de vandales qui viennent perturber,

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infiltrer il y a des jeunes qui ont perdu un œil, qui ont perdu une main, qui ont eu la mâchoire arrachée devant leur lycée alors qu'il ne faisait strictement rien. Cela n'a strictement rien à voir avec les les cases qu'il a pu avoir. à tout avoir par contre avec des armes mutilantes qui sont interdites dans les autres pays de l'Union européenne avec une doctrine du maintien de l'ordre qui est contraire au droit international avec des policiers qui ne sont pas formés qui désobéissent parfois aux ordres qui obéissent à des ordres qui sont qui sont illégaux les enquêtes démontreront la responsabilité ou pas et établiront les faits tels qui se sont produits. Je peux pas me prononcer sur des choses auxquelles je n'ai pas assisté. Alors, vous pouvez peut-être

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vous prononcer sur l'une des mesures de ce projet de loi qui prévoit la possibilité de saisir les allocations familiales. Mais que peut-on saisir si les personnes concernées ne sont pas solvables ? S'il y a plus d'argent à prendre ? On peut pas non plus accepter l'impunité des casseurs lorsque des casseurs produisent des résultats comme ceux auquels nous avons assisté ces dernières semaines, il faut qu'ils répondent de leurs actes. La solidarité nationale qui finance les allocations familiales, qui finance les APL, qui financent le RSA ne doit pas bénéficier à des personnes qui vont s'en prendre ensuite au bien public, aux forces de l'ordre et à l'outil de travail des commerçants. Ça ce n'est pas possible. Il faut quand même qu'il y ait

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une certaine fermeté Gabriel Catala et surtout la question c'est qui doit payer toutes les réparations que les les que les les c'est l'État qui est responsable puisqueencore une fois c'est le ministre de l'intérieur qui doit payer donc nous nous en fait les Oui. C'est c'est l'État qui doit payer et ensuite vous avez des commerçants qui ont des assurances notamment quand il s'agit de grandes entreprises. Mais là aussi c'est essayer de jeter l'eau probe sur des familles. Quel est le message qu'il y a derrière ? c'est que ce sont des gens pauvres, précaires qui ont mal élevé leurs enfants et que ces enfants vont ensuite tout casser et qu'on doit faire payer toute la famille, c'est-à-dire faire plonger potentiellement dans la précarité une famille et d'autres enfants puisque il y

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a quand même la suspension des allocations familiales. C'est des atteintes à nos droits sociaux là aussi universel et élémentaires au lieu d'interroger la responsabilité de monsieur Nunz qui est un ministre de l'intérieur qui ne démissionne toujours pas quand des gens sont blessés, mutilés à vie ou même perdent la vie puisque encore une fois deux personnes sont mortes la semaine dernière une boulevard de magenta et une à Châtelé et on en parle un usage proportionné de la il n'y a eu aucun usage proportionné ces images sont extrêmement choquantes pour nos voisins de telles images n'existerait jamais en Espagne, n'existerait jamais au Royaume-Uni, n'existerait même pas en Allemagne qui est pourtant de plus un pays de plus en plus répressif et donc c'est pour

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masquer son propre échec, sa propre responsabilité et ça nous interroge plus largement sur qu'est-ce qui conduit à la démission en politique puisque tout ça visiblement ce n'est pas grave pour monsieur Nunes. Et donc on j'imagine qu'on peut aller encore plus loin, c'est-à-dire avoir encore plus de blessés, avoir encore plus d'échecs et finalement rester comme si de rien n'était. Est-ce que vous pensez Oui. A au lieu de focaliser sur monsieur Nunes, je pense qu'il faudrait se dire que l'État c'est nous. Hm. L'État c'est aussi les personnes les Français les plus modestes. Il existe un régime de responsabilité sans faute de l'État en cas d'émeutes. L'État vient réparer les dommages qui ont été occasionnés à l'occasion de ces émeutes. Mais l'État c'est nous. Donc au

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final, ça veut dire que ça aboutit à faire payer le contribuable français pour des exactions qui sont commises par des voyou, par des vandales et par des ordres de sauvage. Vous souhaitez que ce projet de loi casseur payeur soit adopté rapidement, il a été transmis à l'assemblée. Est-ce que vous savez quand pour il faut responsabiliser les personnes qui causent ces dommages ? Évidemment, le projet de loi a été durci au Sénat avec un certain nombre de mesures supplémentaires pour remettre de la responsabilité vis-à-vis des personnes qui causent des dommages et qui polluent des mouvements tout à fait pacifiques. Il sera transmis à l'Assemblée nationale et j'espère qu'il sera également adopté à On verra bien. On a toujours pas de date pour l'instant. Merci à vous deux

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d'avoir participé à ce débat. On se retrouve la semaine prochaine, même lieu, même heure et ce sera Alexandre Poussard aux commandes. Bye bye.