Eric Zemmour déteste la France? Je debunk ses mensonges!
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 85 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:47Invité politiqueFait
« Il n'y a aucun effet de surprise, tout est prévu, planifié et inscrit à l'agenda, celui des pouvoirs publics comme celui des racailles. »
- 3:07Invité politiqueFait
« La liberté d'expression et de communication est d'autant plus précieuse pour une raison. Son exercice est une condition de la démocratie. »
- 3:51Invité politiqueFait
« La faiblesse excite la violence, la force ramènera le calme. »
- 9:14Invité politiqueChiffre
« L'immigration est surreprésentée dans les crimes et délits selon les propres statistiques du ministère de l'Intérieur et de la Justice. »
- 11:32Invité politiquePromesse
« Déchoir de la nationalité française et expulser les binationaux criminels. »
- 15:35Invité politiqueFait
« La France sera apaisée quand elle sera redevenue française. »
Temps de parole
- Éric Zemmour100 %
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Nos rues seront [musique] calmes quand les racailles auront appris à craindre la répression de l'État. La France [musique] sera apaisée quand elle sera redevenue française. Bienvenue sur le labo des sophismes. Aujourd'hui, on va parler de la dernière vidéo d'Éric Zemmour publiée en réponse aux manifestations annoncées pour le samedi 24 octobre. Le 17, en marge d'une journée contre la vie chère, un article de l'AFP relevait des violences et des pillages d'ampleur. Ici, on vérifie si chaque étape de son raisonnement tient debout comme on le ferait pour n'importe quel camp. Alors, [musique] prenez-vous quelque chose à manger pour suivre cette vidéo, on va commencer.
Mes chers compatriotes, de nombreuses villes de France s'apprêtent, une nouvelle fois, à être mises à feu et à sang.
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Il n'y a aucun effet de surprise, tout est prévu, planifié et inscrit à l'agenda, celui des pouvoirs publics comme celui des racailles. Tout est organisé, préparé pour que l'insurrection, les pillages, les agressions et [musique] les destructions se déroulent dans les meilleures conditions. Il y a même un itinéraire déclaré et une autorisation préfectorale pour donner à ce déchaînement de violence
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une patine officielle. Voici ce qu'il pose dès sa première minute. Tout serait prévu, planifié et inscrit à l'agenda, celui des pouvoirs publics comme celui des racailles. Ce qui se prépare, selon lui, c'est l'insurrection. Retenez ce mot,
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c'est le mot qui fait tout le travail. Ces manifestations ont pourtant un objet et il n'en dit pas un mot. Un article de l'AFP rapporte qu'Act 2
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avait été annoncé pour ce samedi après la journée du 17. Ce mouvement contre la vie chère a des revendications précises. Un article d'une chaîne d'information européenne résume celle de la journée du 17. On y lit le pouvoir d'achat, les moyens de l'éducation et de la santé, le climat. Le 17, l'article de l'AFP déjà cité décrivait des manifestations pacifiques et en marge des violences. De ce qui s'est passé en marge, il fait l'agenda de tous les cortèges du 24. Pour ce samedi-là, un autre article de l'AFP annonçait des manifestations strictement encadrées. Dans cette première minute, les seuls acteurs qu'il nomme sont les pouvoirs publics et les racailles.
C'est une généralisation hâtive des violences commises en marge et c'est tout un mouvement qui change de nom. Reste l'itinéraire déclaré et sa patine officielle. Le même article de l'AFP rapporte une annonce du président de la République. Seules les manifestations organisées par des syndicats seraient autorisées ce samedi-là. En droit, l'affiche officielle du service public impose aux organisateurs de déclarer préalablement la manifestation [musique] au maire ou au préfet. La déclaration qu'il présente comme une patine officielle est donc la procédure que la loi prévoit. Pour la déclaration de 1789, communiquer librement ses opinions est un des droits les plus précieux [musique] de l'homme.
En 2019, le Conseil constitutionnel a rappelé que de cette liberté découle le droit d'expression collective des idées et des opinions. [musique] Il ajoute que la liberté d'expression et de communication est d'autant plus précieuse pour une raison. Son exercice est une condition de la démocratie. Dans la même décision, il a censuré un article qui permettait à l'administration [musique] d'interdire à une personne de manifester. Présenter l'exercice de ce droit comme le plan d'une émeute est malhonnête. [musique] Sa première mesure vise la police à qui il reproche de reculer. Pour dater ce recul, il cite un nom. restés dans leurs rangs.
Depuis la mort tragique de Malik Oussekine, en marge d'une manifestation [musique] il y a 40 ans, les forces de l'ordre évitent d'aller au contact, [musique] préfèrent laisser brûler et casser plutôt que de prendre le risque d'arrêter [musique] les casseurs. Le spectacle d'une police statique sous les projectiles qui restent l'arme au pied face aux destructions enhardit les casseurs, les poussent à [musique] aller plus loin. La faiblesse excite la violence, la force ramènera le calme. Il parle de la mort tragique de Malik Oussekine sans dire comment il est mort. Une encyclopédie de référence le raconte.
Dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986, des policiers à moto doivent disperser les derniers manifestants du Quartier latin. Ces policiers voltigeurs frappent Malik Oussekine, un étudiant de 22 ans. En 1990, la Cour d'assises de Paris condamne deux de ces policiers, reconnus responsables de sa mort. Le contact qu'il regrette, c'est donc celui de cette nuit-là, des policiers lancés sur des manifestants pour les disperser. Il convoque cette mort pour dater une faiblesse et il [musique] tait ce qu'elle raconte. C'est une preuve incomplète. Il garde la date et il efface les faits. L'exemple qu'il a choisi montre le danger de ce qu'il réclame.
Reste l'idée [musique] d'une police restée à distance pendant 40 ans. Un article de la télévision publique belge rapporte qu'en mars 2019, des brigades à moto ont été créées. Leur but est d'intervenir plus vite et de disperser les regroupements dangereux. En 2021, le Conseil d'État examine le schéma national du maintien de l'ordre qui prévoit l'encerclement des manifestants. Il note que cette technique peut affecter significativement la liberté de [musique] manifester. Quant à sa maxime, "La force ramènera le calme", elle ne repose sur rien, ni chiffres, [musique] ni exemples, ni comparaisons. Parmi ces mesures pénales, l'une concerne les mineurs et elle mérite qu'on s'y arrête.
permettre de construire.
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5e, nous supprimerons le code de justice justice pénale des mineurs instauré par Éric Dupond-Moretti qui met les mineurs en situation d'impunité totale.
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Nous supprimerons les centres éducatifs fermés, véritables centres aérés gérés par du personnel associatif. Nous les remplacerons par des [musique] prisons pour mineurs gérées par l'administration pénitentiaire. Il veut supprimer le code de la justice pénale des mineurs qui les mettrait en situation d'impunité totale. Seulement, ce code juge les mineurs et il fixe des délais pour le faire. [musique] Le ministère de la Justice le précisait en 2022. La culpabilité doit être jugée en 3 mois au plus. La sanction suit dans les 9 mois, soit 12 mois au total. Il attaque un code imaginaire plus facile à démolir que le vrai, c'est un homme [musique] de paille.
Si ce code organisait l'impunité, cette chaîne le dirait. Et les prisons pour mineurs qu'il ? Le ministère de la justice en compte déjà six, les établissements pénitentiaires pour mineurs. [musique] Celui de Lavaur a ouvert en 2007 pour des détenus de 13 à 18 ans. Il faut admirer cette impunité totale qui comporte des délais de jugement et des prisons. La mécanique est simple, on décrit une impunité puis on promet comme remède d'un type de prison qui existe déjà. Reprenons un peu plus tôt dans sa liste avec une loi de 1970. Le mot qu'il choisit pour la défendre en dit déjà long. très simple. Premièrement, rétablir
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la loi anti-casseurs de 1970 abolie par François Mitterrand en 1981. Cette loi anti-casseurs permet d'instaurer une responsabilité collective Il dit lui-même ce que permet cette loi de 1970, [musique] une responsabilité collective. Il faut saluer la franchise puisque le mot qui pose problème, c'est lui qui le prononce. [musique] La responsabilité collective, c'est punir quelqu'un pour ce que d'autres ont fait. Le nom de la loi, lui, promet de viser les casseurs. La même encyclopédie en décrit le contenu, elle prévoyait la responsabilité des auteurs de violences
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mais aussi de manifestants étrangers à de tels actes. Un article de Public Sénat en cite une règle, les participants qui restaient sciemment après le commencement des désordres encouraient [musique] un mois à 2 ans de prison. C'est une équivoque, le mot casseur finit par désigner aussi celui qui n'a rien cassé. Appliquée à sa loi, la notion est simple, celui qui n'a rien cassé répond de ce qu'un autre a cassé. Une décision du Conseil constitutionnel de 1999 pose [musique] le principe inverse. Elle le tire des articles 8 et 9 de la Déclaration de 1789. Nul n'est punissable que de son propre fait.
Grattez le vernis de la loi anti-casseurs, dessous, [musique] c'est ce ce qu'il veut défaire pour des manifestants qui n'ont rien cassé. Cette loi, il y revient un peu plus loin pour dire qui paiera. Et sa réponse va bien au-delà des casseurs. C'est des gars. Grâce à la loi anti-casseurs, [musique] toutes les personnes interpellées, quel que soit leur degré d'implication, devront rembourser [musique] les dégâts causés en plus d'une amende pour dégradation. Il veut que toutes les personnes interpellées remboursent les dégâts,
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quel que soit leur degré d'implication. Dans sa phrase, une arrestation suffit pour payer. La culpabilité est posée dès le départ, sans jugement. C'est une pétition de principe. La Déclaration de 1789 répond dans son article 9. Tout homme y est présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable. Dit plus simplement, on vous arrête, donc vous payez, y compris les vitrines des autres. Quel que soit la politique pénale qu'on préfère, un raisonnement qui condamne avant de juger ne tient pas debout. Après la justice, il passe à l'immigration. Selon lui, les médias et la plupart des politiciens refusent de la voir. jours de paiement.
Enfin, il faut parler de l'éléphant au milieu [musique] de la pièce, celui que les médias et la plupart des politiciens refusent de voir, l'immigration. Le laxisme judiciaire que je viens d'évoquer et l'immigration [musique] sont les deux carburants de l'émeute. L'immigration est surreprésentée dans les crimes et délits selon les propres statistiques du ministère de l'Intérieur et de la Justice. Dans ces [musique] émeutes, elle n'est pas seulement surreprésentée, elle est omniprésente, comme en attestent [musique] les images, les cris de ralliement, les drapeaux, mais aussi les premières comparutions [musique] immédiates. Il monte en trois marches.
L'immigration serait l'un des deux carburants de l'émeute, puis surreprésentée, puis omniprésente. Ce sont trois affirmations différentes et elles n'ont [musique] pas les mêmes preuves. Prenons les statistiques qu'il invoque. Selon l'INSEE, en 2019, les étrangers représentaient 18 % des personnes mises en cause par la police et la gendarmerie. Ils représentaient 7 % de la population et 82 % des mises en cause se déclaraient Français. L'INSEE prévient que la nationalité des mis en cause n'est pas toujours vérifiable et que ces [musique] chiffres se lisent avec précaution. Ces chiffres comptent des étrangers et sa phrase parle d'immigration.
[musique] Une autre publication de l'INSEE le précise, tout immigré n'est pas étranger. En 2024, 2,6 millions d'immigrés avaient acquis la nationalité française. Puis de surreprésentée à omniprésente, la preuve change de nature. Des images, des cris et des drapeaux tiennent lieu [musique] de statistiques, c'est une preuve anecdotique. Étrangers, immigrés et émeutiers, l'amalgame se fait en trois phrases. Sur des émeutes, des chiffres ont pourtant été publiés, [musique] ceux de la fin juin 2023. Un article de Public Sénat résume le rapport d'enquête du Sénat sur ces émeutes. Il en tire une première image du profil des émeutiers, jeunes, français et primo-délinquants.
Le même article rapporte un chiffre du ministre de l'Intérieur de l'époque. Seul 10 % des personnes interpellées [musique] n'étaient pas de nationalité française. Ces chiffres mesurent la nationalité. Comme les siens, ils ne disent rien de l'origine. Un article de la chaîne parlementaire ajoute qu'un tiers de ces interpellés étaient mineurs. [musique] Pour Octobre, il invoque les comparutions immédiates sans en citer un seul chiffre. Où sont les ? Sur ces émeutes-là, il n'en montre aucune hormis des images. [musique] Parmi ces mesures contre l'immigration, l'une vise des Français et il explique lesquelles. Expulser.
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Déchoir de la nationalité française et expulser les binationaux criminels. Les personnes ayant acquis la nationalité française par naturalisation, à peu près [musique] 4 millions de personnes d'après l'INSEE, disposent par définition d'au moins une autre nationalité. S'ils commettent un crime, ils se seront montrés [musique] indignes de la citoyenneté que nous leur avions accordée. Ils en seront déchus et expulsés. Il veut déchoir et expulser les binationaux criminels. Les naturalisés auraient par définition [musique] une autre nationalité. Un crime les rendrait indignes de la citoyenneté [musique] que nous leur avions accordée. Commençons par ces deux mots, par définition.
La fiche du service public sur la double nationalité décrit autrement la naturalisation. Le futur français y indique les nationalités qu'il veut garder et celles auxquelles il veut renoncer. Un naturalisé peut donc n'avoir que la nationalité française. [musique] On ne pourrait pas déchoir celui-là sans le rendre apatride. Or, l'affiche sur la déchéance le précise, il n'est pas possible de rendre une personne apatride. La déchéance existe [musique] déjà et cette fiche sur la déchéance en fixe les délais. Elle vise des faits commis au plus tard 10 ans après l'acquisition ou 15 ans pour le terrorisme. Lui ne pose aucun délai. Venons-en au cœur de la mesure.
Pour un même crime, un français sans autre nationalité serait jugé et un binational serait en plus déchu et expulsé. C'est un double standard, deux citoyens,
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deux traitements selon qu'ils ont ou non une autre nationalité. La déclaration de 1789 veut pourtant [musique] une loi, la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens, ajoute-t-elle, sont égaux à ses yeux. Pensez à un homme devenu français il y a 30 ans qui a gardé sa première nationalité. Selon le service public, il a tous les droits et obligations attachés à la nationalité française. Dans ce programme, sa citoyenneté devient pourtant révocable et rien dans ces mots n'en limite la durée. S'il commet un crime, [musique] son voisin qui n'a que la nationalité française fera sa peine. Lui subirait la double peine, la prison puis l'exil.
Il reste sa conclusion dont vous avez entendu la fin en ouverture. La voici en entier. Des gens. La fermeté et la remigration sont les seules solutions pacifiques pour mettre fin au chaos
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que nous subissons depuis des années. Il ne servira à rien de prêcher l'apaisement
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face à des violences débridées qui se moquent de notre faiblesse. Nos rues seront [musique] calmes quand les racailles auront appris à craindre la répression de l'État.
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La France sera apaisée quand elle sera redevenue française. Il appelle la fermeté et la remigration les seules solutions pacifiques. Quelques secondes plus tard, le calme viendra de la peur quand les racailles auront appris à craindre la répression. Plus tôt, il disait déjà que la force ramènera le calme. C'est une contradiction interne et elle tient dans sa conclusion même. Qui est dupe de ce mot ? Personne pour peu qu'on relise dans l'ordre le programme qu'il vient de dérouler. Il annonce la force, il annonce la crainte, il annonce l'expulsion et il range le tout parmi les solutions pacifiques. Ce mot de remigration, il ne l'a pas inventé.
Un article d'Europe 1 cite une thèse sur le mouvement identitaire. Le terme y apparaît dès 2011 dans les réseaux identitaires. Le même article précise ce qu'il désigne chez eux. Le retour [musique] d'une majorité des immigrés extra-européens. Lui, l'employait en 2022 dans un sens plus étroit d'après le même article. Seulement une minute plus tôt, [musique] il proposait d'expulser des Français naturalisés auteurs d'un crime. Sa dernière phrase dit que la France sera apaisée quand elle sera redevenue française. Pour redevenir française, il faut avoir cessé de l'être. Il vient d'expliquer que la citoyenneté des naturalisés leur est accordée et qu'un crime suffirait à la leur retirer.
Dans sa bouche, une France vraiment française jamais définie laisse entendre que certains citoyens le sont moins que d'autres. C'est le sophisme qu'on appelle No True Scotsman, celui du vrai Écossais appliqué ici à tout un pays. La France a pourtant des textes fondateurs et ils la décrivent noir sur blanc. Le préambule de la Constitution proclame l'attachement du peuple français aux droits de l'homme définis par la Déclaration de 1789. Et l'article 1er de cette déclaration tient en une : "Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits." Le préambule de 1946 parle de la victoire des peuples libres sur les régimes qui ont tenté d'asservir la personne [musique] humaine.
Tout être humain y possède des droits inaliénables et sacrés sans distinction de race, de religion ni de croyance. La devise de la République tient en trois mots liberté, égalité, fraternité. L'égalité y tient la place du milieu et l'article 1er de la Constitution ne nomme l'origine que pour l'écarter. L'égalité vaut sans distinction d'origine. [musique] Et le service public le dit de l'étranger devenu français, il a tous les droits et obligations attachées à la nationalité française. La France telle qu'elle a été pensée, ces textes la décrivent ainsi, une égalité de droits que l'origine n'entame pas. Aucun d'eux ne décrit une France qui devrait redevenir française.
Au bout de cet examen, un ressort traverse toute sa vidéo. Chaque mot va plus loin que les faits. Les [musique] manifestants deviennent des insurgés, les interpellés des coupables, les naturalisés des Français à l'essai. [musique] Et chaque fois ces glissements retirent à quelqu'un une garantie que les textes de la République lui donnent. [musique] Les présenter comme le chemin de la paix est malhonnête. Un responsable de gauche qui promettrait l'ordre par la crainte avec [musique] ces glissements-là serait examiné de la même façon. Chaque camp a ses angles morts et cette chaîne les regarde tous avec cette [musique] méthode.
Si un passage vous paraît inexact, dites-le en commentaire avec la source. Et si une autre vidéo vous semble appeler cet examen, proposez-la aussi. Je vous laisse y réfléchir. Si cette vidéo et le relevé de cette malhonnêteté [musique] vous ont intéressé, j'ai fait une vidéo sur Django. Ce vidéaste saluait des groupes venus, disait-il, protéger les commerces ce [musique] samedi-là. Les deux vidéos parlent de la même journée, chacune à sa façon. C'était le labo des sophismes. À bientôt pour un prochain cas d'école.
Éric Zemmour