Aller au contenu
Tous les transcripts
Conférence de presseBFM TV (sur YouTube)· 18 octobre 2026 9 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Manifestations du 17 octobre: Thomas Cazenave, maire de Bordeaux, évoque "un traumatisme"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 50 %Défensif 50 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44Fait
    « Rien jamais ne peut légitimer une telle violence et de saccager piller des commerces. »
  • 1:27Chiffre
    « C'est entre 50 et 100 commerces dont les vitrines ont été fracturé, les commerçants et les commerces pillés. »
  • 5:05Chiffre
    « 63 policiers blessés, c'est considérable pour une manifestation de cette nature. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Je dirais comme beaucoup de Bordelaises et de Bordelais un un sentiment d'infinie tristesse de voir l'état de la ville ce matin. Nous avons vécu une après-midi et une soirée très difficile. Je voudrais d'abord exprimer tout mon soutien euh d'abord à la à la préfete parce que c'est effectivement un symbole de la République qui a été attaqué ici. Je voudrais aussi exprimer tout mon soutien. On était à la rencontre des commerçants ce matin qui ont été pris pour cible. hein, c'est l'ultraviolence, c'est des casseurs. Rien rien jamais ne peut légitimer une telle violence et de saccager piller des commerces. Aucune revendication, aucun contexte. Voilà, moi je condamne avec la plus grande

0:44

fermeté ce qui s'est passé dans les rues de Bordeaux jusqu'à tard hier soir. Exprim aussi mon soutien aux forces de sécurité, à la police municipale, aux pompiers qui se sont mobilisés dans des conditions, j'ai pu le mesurer, très difficile. Je vous donnerai un seul exemple. Hier soir, quand ça s'est un peu calmé devant la place Péberlan, j'ai pu aller saluer les troupes et constater que la place Péberlan était jonché de pavé. Jonché de pavé qui traduisait la violence des affrontements qui ont eu lieu de devant la mairie. Et donc je souhaite vraiment dire au aux forces de sécurité aussi la reconnaissance de la ville de la ville de Bordeaux. Quand on va voir les commerces ce matin et on mesure l'ampleur des dégâts, c'est entre 50 et 100 commerces dont les vitrines ont été

1:27

fracturé, les commerçants et les commerces pillés sans attendre parce que la vie doit continuer quoi qu'il arrive. Dès la fin d'après-midi, nous avons multiplié les opérations de nettoyage. La course du ruban rose qui a eu lieu ce matin à 8h, elle a pu se tenir et là je tiens à les remercier parce que les services de la ville de la métropole ont tout fait. cette nuit, ce matin, remettre en état, nettoyer, sécuriser pour que la vie voilà la vie continue. C'est un un rapport de force que certains veulent instaurer avec une ultraviolence. Il faut que la République, elle reste debout euh et la ville de Bordeaux, elle fait partie de la République. Elle se tient au côté de celles et ceux qui veulent que la République demeure. Et moi, je condamne avec la plus grande fermeté. Je veux

2:10

dire, il rien, je le redis ici, aucune revendication, aussi légitime soit-elle ne peut justifier un tel débordement de violence dans nos rues. Débordement de violence, c'est un bon exemple qui commence très tôt sur les quai par le fait que les manifestants détruisent le village euh du ruban rose de de ces bénévoles qui luttent contre le cancer du sein et qui euh et qui détruisent tout et qui brûlent tout. Voilà, vous voyez, c'est-à-dire c'est vraiment de la violence pure, gratuite pour déstabiliser, pour effrayer. Voilà. Et nous nous resterons en effet unis et nous allons relever et

2:53

cette ville et cette résidence préfectorale. C'est pour ça qu'il y a eu des usages de gazimau avant le début de la manifestation hier à place de la bourse en fait, il y a pas eu d'usage de lacrimogène avant le début de la la manifestation. Il y a eu des des usages de lacrymogène quand les manifestants ont essayé de remonter de vive force dans le centre-ville pour y faire ce qu'ils ont fait finalement durant l'après-midi et qu'on avait anticipé et puis parce que les manifestants avaient commencé à saccager des bâtiments sur la place de la bourse, des bâtiments historiques et à tenter d'y mettre le feu. C'est seulement à ce moment-là que les forces de l'ordre ont employé des moyens lacrymogènes pour mettre fin à ces exactions. Vous parlez de manifestants ou de casseurs à ce

3:38

moment-là ? C'est des casseurs mais qui en fait sont sous couvert des manifestants parce que ce qui donne leur force à ces casseurs qui au final ne sont pas très courageux, c'est le couvert de la foule. Et donc la seule chose que qu'on souhaite, c'est que quand il y a des exactions comme ça, la foule quitte les lieux et ne servent pas d'abri de couvert à ces à ces casseurs qui ne qui ne viennent pas pour euh pour euh enfin pour accompagner le combat hein de et les revendications, mais qui viennent pour toute autre chose, c'est-à-dire pour casser, pour piller et pour porter atteinte à la sécurité. Ouais. sur le moment les les gens n'ont pas compris pourquoi aussi rapidement il

4:22

y a eu cet usage parce que très rapidement euh il y a eu ces exactions et ces dégradation bâtimentaires avec encore une fois une tentative d'incendie sur les bâtiments de la place de la bourse. Ouais. sur la place de la bourse. Alors moi je veux dire aussi que puisque évidemment on condamne ces actes ignobles et cette violence gratuite et cette violence d'appropriation qui fracasse les le moral des commerçants et on les comprend, j'espère que la justice, je n'en doute pas, sera jugée avec toute la sévérité qui qu'il convient. Et donc euh si euh des des riverins, des citoyens ont filmé des scènes qui permettent ensuite à la

5:05

police de les exploiter pour rechercher les auteurs, il y a peut-être une adresse à donner, monsieur le directeur. Oui, tout à fait. Alors, de nombreux riverins qui ont pu filmer des exactions nous ont fait part de leur volonté, hein, de de faire parvenir au service de police ces vidéos. Euh donc il y a une adresse qui sera qui sera mise en ligne qui permettra de faire parvenir à ceux qui le souhaitent ces vidéos pour exploitation euh qui va être mise mise en ligne sur le le site de du commissariat de la DIPN 333. Voilà. Merci madame la préfète. Est-ce que vous étiez sur place hier pendant les événements ? J'étais en salle de crise au

5:48

commissariat pour suivre les manœuvres où j'ai passé absolument toute toute la journée. Et vous avez été tenu au courant de ce qui s'est passé là encore ? J'ai vu j'ai vu que ça a été extrêmement vite. Ils étaient pas très nombreux mais je pense qu'ils savaient très bien où ils venaient et que ça fait partie des des cibles symboliques pour eux. Voilà, donc on est intervenu à l'intérieur, il y a des dégradations, mais tout n'a pas été dégradé, heureusement et euh et donc euh on a pu intervenir avec euh la police euh euh et les pompiers pour que le drame ne soit pas plus important encore. Et vous vous y attendiez à ce que ça soit frappé ici ? Non. Fini. Merci. Confirmer quel type de blessure ?

6:33

J'ai pas compris. Le nombre de blessés. Alors le nombre de blessés, 63 policiers blessés, c'est considérable pour une manifestation de cette nature. Ils ont pris, comme l' dit le marin, beaucoup de pavés, beaucoup de de d'objets dangereux. Donc voilà, ils sont il va falloir que qu'on fasse un point sur l'état des blessures, mais c'est beaucoup. Ouais. Ouais. Madame, un mot sur l'intervention du raide, ça a été décidé dans la précipitation. Pourquoi le raide ? le rêve des s'agités simplement de de faire de de boucler le moment où il fallait sécuriser ici et le moment où la gendarmerie nationale que je remercie est venu est venu prendre le relais. Voilà. Merci. On a commencé à chiffrer les dégâts ou

7:18

pas ? On a commencé à chiffrer les dégâts. Non, les les dégâts, on l'a constaté ce matin, ils sont essentiellement sur le mobilier d'espace public, station de trame, porte de Bourgogne et d'autres stations. Là, aujourd'hui, par exemple, le tramoué ne fonctionne pas correctement parce que les feux de poubelle ont endommagé le le réseau de tram. Donc, on a un réseau qui est abîmé. on est en train de de le réparer pour qu'il soit en fonction en fin de journée ou ou ou lundi. Et l'essentiel des dégâts dans l'espace public euh c'est après les commerces, voilà, qui ont été pillés, sacagés. C'est ça les le plus gros, je crois des dégâts parce que les bâtiments ont été préservés, ils ont été sécurisés aussi grâce au travail des des forces de l'ordre. Et je voudrais

7:59

réinciter sur un point ce qu'a dit monsieur Morin tout à l'heure. Je le dis à toutes les Bordelaises et Bordelais qui ont envie de s'exprimer, de participer à des manifestations, de se désolidariser tout de suite. Voilà parce que la grande difficulté de de l'exercice, c'est quand vous avez au milieu des manifestations des casseurs, alors ça devient très compliqué dans toute la ville. Donc je pense que on y arrivera collectivement si tout le monde prend ses responsabilités. D'abord les responsables politiques qui arrêtent d'attiser le feu, l'huile sur le feu et et puis de de fracturer notre société. Ils sont hélas nombreux et depuis des années et je pense qu'il va falloir qu'on prenne tous nos responsabilités dans la période si on ne veut pas revivre ce qui est un traumatisme pour

8:41

les bordelaises et bordel ce matin au réveil et qu'on a vu encore cette nuit. Voilà. Merci. sont connus toutes les forces extrêmes dans notre pays qui vivent de la désunion qui sont les forces qui veulent ou à l'extrême gauche comme à l'extrême droite qui veulent désunir notre pays qui alimentent qui alimentent la fracture de la société et qui finalement pousse aussi une forme de radicalité et voir une une violence autorisée dans notre pays. Quand vous avez autorisé la violence verbale, on voit bien à quel point il y a une forme de continuum de continuum. Donc, il est temps, je crois, que les responsables politiques, socio-associatifs, on fassent front pour que ce type d'événement ne se reproduise plus dans nos villes.