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Interviewyoutube.com· 21 mai 2025 11 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsTravail & emploiÉconomie & entreprises

Les 4 vérités - Xavier Bertrand

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00ComplaisanteRéponse directe

    X.Bertrand, président de la région des Hauts-de-France, est votre invité, Julien. Bienvenue.

  • 0:40OuverteRéponse directe

    B.Retailleau dit que les Frères musulmans veulent faire basculer la France dans la charia. C'est un diagnostic que vous partagez?

  • 2:03RelanceRéponse partielle

    Les juges ont remis l'école Averroès dans le droit commun. Est-ce qu'il faut changer la loi?

  • 2:46FerméeRéponse partielle

    Il faut interdire le voile dans l'espace public dès 15 ans? C'est quelque chose que vous retenez?

  • 3:27FerméeÉludée

    Sur cette proposition, c'est oui ou non?

  • 4:12OuverteRéponse directe

    B.Retailleau est beaucoup critiqué. Est-ce qu'il ne pourrait pas faire davantage?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:40X.BertrandFait
    « Totalement. Les islamistes, les Frères musulmans, veulent imposer la charia, montrer que la loi religieuse est supérieure à la loi de la République. »
  • 1:19X.BertrandFait
    « Je suis comme un lanceur d'alerte à dire qu'il y a les Frères musulmans derrière le lycée Averroès de Lille. »
  • 2:03X.BertrandFait
    « La laicité fait partie, pas seulement de l'ADN républicain, mais de mon ADN personnel. »
  • 3:27X.BertrandFait
    « On va éviter les amalgames. C'est le sport des extrêmes, que ce soit LFI ou le RN... »
  • 4:56X.BertrandFait
    « Nos électeurs se disent aujourd'hui qu'il y a la possibilité de compter à nouveau... Que les idées de droite permettent de rassembler. »
  • 7:08X.BertrandFait
    « On dit aujourd'hui que tout le monde se réveille, mais bon sang, ça ne date pas d'aujourd'hui, ces combats! »
  • 9:17X.BertrandChiffre
    « On parle de 300 emplois, plus ensuite. »
  • 10:02X.BertrandChiffre
    « Des centaines de salariés sur le carreau. Des milliers veulent savoir si ArcelorMittal va rester présent en Europe pour produire de l'acier. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Les petites marques et les boutiques indépendantes se retrouvent menacées. On n'a aucune notion des prix. Ca nous paraît totalement démesuré de devoir payer 30 ou 40 euros pour un t-shirt made in Europe. - J.Ghiglia: Merci, Axel. X.Bertrand, président de la région des Hauts-de-France, est votre invité, Julien. Bienvenue. - J.Arnaud: Merci, X.Bertrand, d'être avec nous. Vous n'avez pas encore réagi depuis l'élection de B.Retailleau à la tête des LR, en télé, en tout cas. On va commencer par le rapport sur les Frères musulmans. Un rapport rendu public aujourd'hui. C'est un sujet que vous connaissez bien dans votre région. B.Retailleau dit que les Frères musulmans veulent faire basculer la France dans la charia. C'est un diagnostic que vous partagez? Vous le constatez au quotidien?

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- X.Bertrand: Totalement. Les islamistes, les Frères musulmans, veulent imposer la charia, montrer que la loi religieuse est supérieure à la loi de la République. Il n'est pas question d'accepter cela. Il est temps de prendre toute la mesure et les mesures qui s'imposent. Je suis très attaché à la laicité. Ca ne date pas d'aujourd'hui. On est en novembre 2019. Je suis avec B.Retailleau dans le bureau de C.Castaner, ministre de l'Intérieur. Il y a aussi N.Belloubet, ministre de la Justice. On me demande d'intervenir pour interdire les listes communautaristes qui s'étaient manifestées

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aux élections européennes. On dit: "Aux élections municipales, il ne faut pas ces listes communautaristes." Avec E.Philippe à Matignon, ça nous a été refusé. A la suite de l'assassinat De S.Paty, il y a eu la loi contre le séparatisme. Maintenant, il faut lutter contre l'entrisme. C'est ce que j'ai combattu. Je suis comme un lanceur d'alerte à dire qu'il y a les Frères musulmans derrière le lycée Averroès de Lille. Quand je suspends les versements que je dois faire au lycée Averroès, c'est justement pour montrer

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qu'il y a, derrière tout cela, à la fois des puissances étrangères et l'entrisme des Frères musulmans. - J.Arnaud: Les juges ont remis l'école Averroès dans le droit commun. Est-ce qu'il faut changer la loi? Il faut aller plus loin? Il y a des propositions de G.Attal pour Renaissance. Il faut interdire le voile dans l'espace public dès 15 ans? C'est quelque chose que vous retenez? - X.Bertrand: La laicité fait partie, pas seulement de l'ADN républicain, mais de mon ADN personnel. On a fait des propositions pour que soit adoptée le plus rapidement possible une proposition de loi

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pour interdire le voile dans les compétitions sportives pour être totalement raccord avec la charte de l'olympisme. On va se concentrer sur une chose: la suite de ce rapport. J'espère, sur un sujet comme celui-là, qu'il y aura moins de politicaillerie, mais un esprit républicain qui permettra de faire reculer l'entrisme. Sur le lycée Averroès, j'ai porté ce combat pendant très longtemps. J'ai été seul pendant très longtemps. Si on peut être tous ensemble pour faire reculer l'entrisme, notamment des Frères musulmans... - J.Arnaud: Sur cette proposition, c'est oui ou non? - X.Bertrand: Je ne suis pas commentateur. J'attends de voir si ces propositions seront dans le débat. Il y a un autre point très important.

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On va éviter les amalgames. C'est le sport des extrêmes, que ce soit LFI ou le RN... LFI, clientélisme électoral, et le RN, l'amalgame. On va éviter de confondre les islamistes et les 6 millions de Français de confession musulmane qui n'ont pas envie d'être assimilés aux islamistes et qui, aujourd'hui, sont dans la République. On doit bien faire la part des choses. On doit être intraitable avec les ennemis de la République que sont les islamistes. - J.Arnaud: On entend beaucoup B.Retailleau sur ce sujet et sur d'autres. - X.Bertrand: Ca ne date pas d'aujourd'hui. - J.Arnaud: Il est beaucoup critiqué.

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On dit qu'il parle beaucoup, mais il est quand même ministre. Est-ce qu'il ne pourrait pas faire davantage? - X.Bertrand: Sur ces sujets, vous avez un conseil de défense. La République veut être offensive. Je plaide pour qu'il y ait une offensive républicaine sur ces questions. Il a raison de vouloir bouger les choses. - J.Arnaud: Est-ce qu'il le fait suffisamment? - X.Bertrand: Il y aura des mesures d'ordre réglementaire qui peuvent être prises. Si on a besoin d'une loi, qu'on arrête les calculs, les arrière-pensées, qu'on vote une loi pour faire reculer ce fléau qu'est l'entrisme des Frères musulmans. - J.Arnaud: B.Retailleau, élu à la présidence LR.

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3/4 des électeurs ont voté pour lui. Vous dites que la droite est de retour, ce matin? - X.Bertrand: Nos électeurs se disent aujourd'hui qu'il y a la possibilité de compter à nouveau... Que les idées de droite permettent de rassembler. L'enjeu n'est pas seulement de rassembler les adhérents LR, mais de rassembler l'ensemble des Français. Les Français sont attachés à l'ordre, à la sécurité, mais aussi au travail. Permettre à ceux qui travaillent de gagner leur vie... Ce sont des valeurs que nous portons. C'est plus complexe que cela. La droite doit rassembler les Français qui vont bien et ceux qui vont moins bien. - J.Arnaud: B.Retailleau peut rassembler ou il est trop clivant?

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- X.Bertrand: C'est la ligne que je porte. Je crois à une droite populaire, de rassemblement. J'ai soutenu B.Retailleau dès le début. Je pense qu'il a le tempérament et les qualités pour permettre à chacun de travailler ensemble, ce qu'il a fait au Sénat au sein du groupe sénatorial. Même quand vous n'êtes pas sur la même ligne que lui, il permet de s'exprimer. Il a la sincérité de son engagement. Son rôle aujourd'hui va être de fédérer et de créer un collectif. On a des priorités devant nous. Il y a les municipales... - J.Arnaud: Est-ce qu'il pourrait incarner ce projet?

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Il va être difficile à contourner dans la course à l'Elysée. - X.Bertrand: Il est tout à fait légitime pour avoir cette ambition. Mais le moment n'est pas venu aujourd'hui de se tromper. On a élu le président des Républicains. On n'a pas désigné le candidat à l'élection présidentielle. Ca viendra en son temps. On verra qui est le mieux placé au moment venu pour rassembler. - J.Arnaud: E.Philippe serait le mieux placé, selon un sondage. - X.Bertrand: C'est un héritier du macronisme. - J.Arnaud: Il a été Premier ministre. Vous lui avez mis un petit taquet en début d'interview. Vous rappelez les faits, mais il y a un petit message politique derrière.

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- X.Bertrand: On dit aujourd'hui que tout le monde se réveille, mais bon sang, ça ne date pas d'aujourd'hui, ces combats! Ce dont je viens vous parler, les listes communautaristes, c'est 2019. - J.Arnaud: Vous dites qu'E.Philippe n'est pas légitime sur ce sujet parce qu'il ne vous a pas donné raison à l'époque? - X.Bertrand: Il faut arrêter l'angélisme. Il faut se battre contre ceux qui nous combattent. Ca demande plus d'énergie, plus de moyens. On est à 18-24 mois de l'élection présidentielle. Je n'ai pas envie que ce soit 18-24 mois d'immobilisme. Le pays est paralysé par la dissolution

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et l'absence de majorité. Ca ne peut pas continuer comme ça. Que ce soit dans le domaine du pouvoir d'achat, de l'emploi... On a eu le sommet Choose France. Ca nous permet d'avoir des investissements en France. - J.Arnaud: Quand on regarde ce sondage, B.Retailleau est loin d'E.Philippe. Il peut rattraper son retard ou il faut une candidature commune? - X.Bertrand: On est loin de l'élection présidentielle. C'est l'un des grands marronniers des médias, de la politique... On veut toujours faire l'élection avant l'élection. On sait que 2 ans avant, ce n'est jamais la photographie finale. Ce sont les Français qui décident, pas les partis. Ce sont pas les médias, pas les sondages.

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Il faut qu'on bosse en attendant ça, tous. Beaucoup sont là à dire: "Je me réserve pendant 2 ans." Il y a 2025, 2026. Il faut se mobiliser, notamment sur la question de l'emploi. - J.Arnaud: Une alliance pour les municipales, alors? - X.Bertrand: Ce seront des listes de rassemblement. On a à chaque fois des listes de rassemblement. Vous avez des personnes qui sont dans des listes et qui ne sont d'aucun parti politique. - J.Arnaud: Vous avez été maire. Vous êtes président de la région Hauts-de-France, élu local. Vous êtes au quotidien dans la bagarre pour les emplois. Il y a parfois des bonnes nouvelles, notamment l'implantation

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d'un site de camions électriques qui va arriver chez vous. Cela représenterait combien d'emplois? - X.Bertrand: J'y serai tout à l'heure. J'ai rencontré les investisseurs à différentes reprises. On parle de 300 emplois, plus ensuite. Quand l'Etat et les collectivités locales, la région notamment, les métropoles, les communes, on bosse ensemble, ça montre que l'immobilisme n'est pas une fatalité. Il faudrait qu'on parle un peu moins en milliards et un peu plus en emploi. Je vous remercie d'avoir posé la question sur le nombre d'emplois. Il y a Choose France, mais il y a aussi les dossiers sur ce qui va mal. Sur Arcelor, j'attends. Des centaines de salariés sur le carreau. Des milliers veulent savoir si ArcelorMittal va rester présent

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en Europe pour produire de l'acier. Je voudrais que tout le monde se mobilise sur ce dossier pour faire pression sur ArcelorMittal, pour les salariés licenciés, mais aussi sur la Commission européenne, pour qu'on prenne la mesure, pour protéger la production d'acier en Europe. Je ne veux pas attendre. Avec les syndicats, les élus, on va se battre. Et un coup de main du président de la République, ce serait bien là-dessus pour qu'encore une fois, on puisse agir efficacement. On ne va pas attendre 2 ans pour avoir des résultats. - J.Arnaud: On est dans une ambiance de fin de règne? - X.Bertrand: Je suis en train de vous montrer qu'on ne peut pas se permettre d'être dans une ambiance de fin de règne...