"Mélenchon est ambigu sur la casse" : Guilhem Carayon (UDR) face à Sabrina Sebaihi (Les Écologistes)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous saluez l'interdiction des manifestations annoncée par Macron ?
- 1:47RelanceRéponse partielle
Est-ce que c'est une décision prudente ou liberticide ?
- 3:56OuverteRéponse partielle
Est-ce que la colère va retomber avec ces mesures ?
- 6:46OuverteRéponse directe
Quelle réponse sécuritaire proposez-vous samedi prochain ?
- 14:35OuverteRéponse directe
Demandez-vous aussi l'interdiction de la manifestation de samedi ?
- 18:55OuverteRéponse partielle
Le rapprochement se fait-il naturellement vers la France insoumise ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:38Chiffre
« Sur 1000 € de dépenses publiques, 4 € pour la justice et 10 € pour la sécurité. »
- 11:28Fait
« On manque de place de prison, donc on prononce systématiquement des peines alternatives à la prison. »
- 19:55Fait
« Quand on a proposé l'augmentation du SMIC, ils ont voté contre. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Évidemment sur cette annonce aujourd'hui d'Emmanuel Macron qui a précisé que seules les manifestations organisées à la demande des syndicats serait possible samedi sur des tracés bien définis et pour toutes les autres et bien ce sera non en sur le papier en tout cas Guillaume Caraillon Eric Sioti avait demandé mardi à l'Assemblée nationale l'interdiction des manifestations. Est-ce que vous saluez cette décision ? Oui, il était temps. Euh le gouvernement avait évidemment pas pris la mesure du degré de violence qui attendait le pays le weekend dernier. Il y a un défaut d'anticipation qui a été euh très clair et qui a même été euh observé par le ministre de l'intérieur lui-même, Laurent Nugnais. Euh nous ce qu'on dit simplement c'est que maintenant il faut réarmer l'État. On a besoin d'un
réarmement régalien. Euh on a oui, je vous prends un exemple très concret sur 1000 € de dépenses publiques, 4 € pour la justice et 10 € pour la sécurité, c'est-à-dire police gendarmerie. Nous ce qu'on dit à l'UDR avec Eric Sioti et avec le Rassemblement national, c'est qu'il faut un sursaut régalien. Il faut faire de la sécurité, une priorité politique et c'est ce que fait le gouvernement depuis des années. Je reviens à cette interdiction de manifestation. Si je reprends les propos ce matin d'Emmanuel Macron, il dit "Lorsqu' des demandes de manifestation seront faites par des gens qui n'ont aucune légitimité pour cela, elles seront interdites par les préfets. Les gilets jaunes ne sont pas légitimes à manifester pour reprendre les termes d'Emmanuel Macron parce que leur
manifestation, leur parcours, manifester manifester c'est une liberté fondamentale. En revanche comme beaucoup de liberté fondamentale, elle est encadrée et elle est encadrée notamment en cas de risque de trouble à l'ordre public. Et là en l'occurrence, on a vu le weekend dernier qu'il y avait des rises de troubur public qui sont plus que caractérisés puisqu'on a 1000 policiers et gendarmes qui ont été agressés samedi dernier. Donc oui, nous on considère effectivement que il y a les revendications sociales, il y a le dialogue social mais des manifestations qui dégénèrent et qui se transforment en chaos comme on a pu le voir un peu partout en France la semaine dernière, c'est pas acceptable. C'est une une décision qui est qui est prudente cette interdiction de
manifestation au-delà de la possibilité de le faire parce qu'encore une fois, il y a des recours qui ont été déposés et la justice a déjà suspendu une de ces interdictions aujourd'hui. Est-ce que c'est une décision prudence ou est-ce que c'est une décision liberticile ? Alors déjà, moi je suis toujours assez et [raclement de gorge] enfin c'est assez extraordinaire d'écouter la droite et l'extrême droite quand ils nous expliquent quand ils sont face à leur contradiction de nous expliquer que finalement manifester est un droit fondamental qui est dans la constitution et qu'on a le droit de s'exprimer et de manifester. Et de l'autre côté qu'on soit d'accord avec le fait d'interdire les manifestations. À partir du moment où on viendrait pas d'un syndicat, c'est pas du tout comme ça qu'on fait
habituellement. Et en réalité je pense qu'aujourd'hui ce n'est pas du tout une question de précaution. On devrait pouvoir autoriser les gens à manifester sa vie. C'est pas ce qu'on fait habituellement. Le fait est qu'il y a un contexte qu'on avait jamais connu un tel déchaînement de violence samedi dernier. Est-ce que ça nécessite pas aussi de prendre des mesures différentes de celle habituelle et de redonner la main d'une certaine façon au syndicats qui qui savent faire en terme de Il y a deux mesures à prendre en réalité. La première c'est de garantir la sécurité des manifestants et de ne pas m mettre en danger nos forces de l'ordre quand elles sont face aux manifestants ou en tout cas face à ceux qui sont venus en découdre avec les forces de l'ordre parce que je ne mets
pas absolument pas tout le monde dans le même sac. Il y a beaucoup de cortèges où ça s'est très très bien passé samedi dernier. On en parle pas beaucoup mais en réalité ça s'est bien passé. Il y a beaucoup de personnes qui ont des revendications qui sont absolument légitimes, qui ont le droit d'aller manifester et d'exprimer les revendications. Donc ça c'est la première réponse, c'est celle de dire on crée les conditions pour que tout se passe bien dans les manifestations. C'était pas le cas samedi dernier. Le ministre de l'intérial reconnu, on a mis tout le monde en danger. Ça s'est très mal passé, on a tous vu les images. La deuxième chose, c'est de répondre sur la crise sociale. Et donc le gouvernement, son rôle à lui, c'est de répondre en fait aux revendications de ses
manifestants. Les lycéens, ça fait plus d'un mois maintenant quasiment qu'ils sont dans la rue devant leurs établissements à réclamer des choses qui sont pour certaines très faciles à à revoir. Je pense à parcours supliards qu'il faudrait débloquer pour le bâti scolaire par exemple. Donc en fait, on ne répond pas et on choisit de réprimer quelque chose qui est fondamental dans notre pays à savoir le droit de manifester, le droit d'exprimer une opinion plutôt que de répondre sur le fond et sur la crise sociale. Mais vous savez que tout ça va entraîner une chose très simple, c'est que d'abord la colère va pas retomber. Ce n'est pas vrai. Pensez que parce qu'on va étouffer les gens et qu'on va les enfermer chez eux, ça va faire disparaître problème. Pour
l'instant, elle profite au Rassemblement national [raclement de gorge] en l'occurrence. Je suis pas profite à quoi. Non, mais vous dites que la colère ne va pas retomber. Le fait est que pour l'instant cette colère, elle s'exprime aussi par la tentation du Rassemblement national et de ses alliés de [raclement de gorge] pour 2027. Là où je suis quand même très étonné, c'est que en vous entendant, j'ai l'impression que samedi dernier, c'était juste une parenthèse qui a vocation à jamais se reproduire. Effectivement, la colère, elle est encore très présente dans le pays et les casseurs les casseurs samedi euh ils sont dans des rendez-vous, ils vont piller des commerces, ils vont euh incendier des bâtiments publics, ils vont agresser des policiers et des gendarmes. Enfin, en
fait, je sais pas si on se rend compte de la gravité de ce qui s'est joué le weekend dernier. Si on répond aux questions sociales, il aura pas de manifestation mairie de brûl tout ce qui représente, vous savez, vous êtes une élu de la République, vous êtes député. Tout ce qui représente aujourd'hui l'uniforme de la République et j'inclus les députés, j'inclu les élus, j'inclu les policiers, j'inclu les gendarmes, j'inclus même les pompiers qui essayent d'éteindre les incendies qui sont allumés par ces casseurs. Euh et bien tous ces gens-là sont attaqués. Toutes les figures, toutes les figures qui incarnent la République sont attaqué. D'abord moi je vous invite à vous invite d'abord à aller à côté des gens qui ont des revendications. Personnellement, j'étais en
manifestation avec eux. Il y a plein de où ça s'est extrêmement bien passé. La deuxième chose que je tiens à dire aussi, c'est par des pompiers. Il y a on a vu énormément d'images et de vidéos où les pompiers lorsqu'ils passaient, ils étaient applaudis par les manifestants. Vous ne pouvez pas dire que tout a été mélangé dans le même sac. Ce n'est pas vrai. En plus, il y avait trois publics totalement différents sur les manifestations, sur les mobilisations de samedi. Il y avait des manifestants et moi je le dis à place à la place de la République, tout a été gazé avant même le départ de la manifestation. Ça a éparpillé absolument tout le monde dans les rues autour. Ensuite, il y a eu des casseurs ou en tout cas des personnes qui étaient venues pour en décou les
forces de l'ordre et des pilleurs. Ce n'est absolument pas la même chose et on traite pas les sujets de la même manière. Et vous voyez ce qui va se passer samedi prochain. On a déclenché, on a fait venir plein d'unités d'ailleurs des unités d'élite les unités d'élite pas form à la politique du maintien de l'ordre. Vous savez pendant les gilets mais qui ne seront pas, c'est ce que dit aussi l'exécutif qui ne sont qui n'auront pas une mission de maintien de l'ordre tout comme les forces militaires sentinelles qui seront présentes pour protéger certains sites sensibles mais encore une fois qui n'ont pas vocation à être au contact avec ce que j'espère surtout c'est qu'on va débloquer vous savez les 40 compagnies de CRS qui n'ont pas été déployées samedi dernier
j'espère qu'elles seront déployées parce que moi ce que j'ai vu c'est d'abord et avant tout des forces de l'OT qui étaient dépassées avec des rues entières où il y avait pas de policiers rare d'entendre les pas policiers Mais pas du tout. Ça fait très longtemps qu'on se bat pour augmenter les effectifs de police, pour travailler sur les formations et de faire en sorte que vous connaissez qu'il y a quand même une urgence à apporter une réponse sécuritaire malgré tout à la situation même si dans un deuxième temps il y a une réponse politique à apporter mais il réporte que les manifestants et les forces de l'ordre ne soient pas en danger samedi. Ça c'est ça c'est une nécessité absolue. Moi je je crois que le gouvernement a été en dessous de tout sur la gestion de cette
crise. Il y a rien qu'à entendre le maire de Limoge Guillaume Guérin qui disait en début de semaine les forces de l'ordre à Limoge étaient dépassé au bout de 2 heures. Au bout de 2 heur avit plus de munition. Donc il y a effectivement la question du manque de Alors parce qu'on entend beaucoup les critiques de de part et d'autres et puis il y a des des Emmanuel Macron a promis de de faire la transparence sur ce qui s'est passé pour comprendre les dysfonctionnements à la fois dans l'anticipation à la fois dans le déploiement des des forces de l'ordre. Mais vous demain avec avec vos alliés du Rassemblement national au pouvoir vous êtes confronté à ce genre de situation. Quelle réponse sécuritaire dans un temps et ensuite on viendra la réponse politique, mais quelle réponse
sécuritaire vous apportez là samedi avec ces ces mobilisations ? Parce que là en l'occurrence, vous avez les arrêtés d'interdiction qui ont été pris. Bon, encore une fois, qui peuvent être toqués par la justice. Vous avez l'armée qui va être déployée, des unités spéciales. Qu'est-ce que vous faites de plus ? Il y a il y a les solutions de court terme et les solutions de moyen et long terme. À court terme, ce qu'il faut d'abord c'est un renforcement des moyens. On n pas assez de d'hommes sur le terrain. Il y a pas assez de policiers de de gendarmes sur le terrain. Ils ont pas assez de moyens pour faire leur action, pas assez de munition. Et puis il y a la question de la réponse pénale. Moi, je crois que c'est aussi un peu le symbole du weekend dernier, l'impuissance de l'État. Euh
quand vous avez des gens qui vont en comparition immédiate et qui sont libérés euh 2hures après leur interpellation, enfin on on se demande à quel point vous az eu pas mal de prisons de peine ferme aussi qui ont été prononcé. Bah vous vous savez que les peines de prison, je suis avocat, je connais un peu le le système de de justice, euh les peines de prison de moins de 2 ans dans 99 % des cas sont pas exécutées. Euh les personnes ne vont pas en prison. Donc il faut des peines qui soient certaines, des peines qui soient précoces. Après vous allez pas mettre 2500 personnes en gard en prison. Bah en tout cas si il faut construire des places de prison et il faut faire en sorte que typiquement mais ça se fait pas un claquement de doigts de construire des des prisons et
vous avez des m rassemblement national aussi qui s'oppose à la construction de de maison de prison. Effectivement encore faut-il lancer les chantiers. Emmanuel Macron en 2017 disait qu'il allait créer euh 15000 places de prison. Il y en a à peine un/3 qui ont été livrés à la fin du deuxè mandat. Une opposition aussi d'un certain nombre de ma Oui bah vous pouvez vous pouvez l'imposer. C'est aussi c'est aussi une faculté de l'État imposé au maire rassemblement national des constructions de prison. les les maires assemblée nationale dans leur immense majorité, je crois quasiment tous sont pour la construction de prison dans leur dans leur commune hein. C'est pas c'est pas un problème de créer une prison. Ça veut pas dire que vous allez créer les conditions de la délinquence et de la
criminalité dans votre ville. Par principe, ils sont incarcérés les gens qui sont en prison. Je suis vraiment atterré parce que vous voyez ces deux projets de société totalement différents. On pourrait dire que la priorité serait de réinvestir dans l'éducation par exemple parce que c'est ça la priorité, c'est de réinvestir dans le bâtis scolaire, de mettre des professeurs devant les élèves qui se battent depuis des semaines. Alors le projet du rassemblement national de ces alliés, c'est de faire des prisons. Vous voyez, c'est de deux projets de société totalement différents et c'est intéressant mais en réalité c'est ce que vous défendez depuis des années. Ensuite sur le diagnostic sur la question des forces de l'ordre, moi je suis pas d'accord. La réalité c'est
qu'aujourd'hui on a des forces de l'ordre. En tout cas, sur le maintien de l'ordre, il y en a. Sauf qu'elles sont épuisées. Donc, on est obligé de faire des rotations. Pourquoi ? Parce qu'il y a eu d'abord la visite du pape, il y a eu des manifestations pendant plusieurs semaines. On a déployé un arsenal devant les lycées qui étaiit totalement disproportionné. Contexte d'épuisement massif. C'est ce que dit le syndicat unité. Il y a des CRS qui étaient sur euh qui avaient des prix, des congés qui ont été rappelés. Donc, c'est ce qui fait qu'on avait pas assez d'effectifs en réalité sur le terrain. Donc, on les a épuisé. Ensuite, je crois que quand on veut que les choses se passent bien, il y a aussi toute la politique du m on les a épuisé mais à la fois le pape vous fallait quoi
? Fallait pas accueillir le parc des sécuris mais absolument. Mais vous voyez ça fait 3 semaines que les lycéens sont dehors. Moi j'étais devant devant certains lycées sur ma circonscription, on a déployé les CRS, on a déployé la Bravem, on a pour des lycéens des mineurs qui ne faisaient absolument rien devant leurs établissements, peut-être que c'était pas forcément utile juste un dialogue avec les enseignants, avec les chefs d'établissement, avec les parents qui étaient présents. Moi, j'étais à Nanterre avec les médiateurs, le maire, enfin, il y avait énormément de personnes qui étaient présentes. On avait pas besoin de déployer tout cela avec des bombes lacrymogènes, avec des LBD et cetera et cetera. Donc je crois que vraiment là on a épuisé pour rien en
réalité nos services de sécurité. Et ensuite je crois que sur la politique du maintien de l'ordre là on a un désaccord profond. Moi je pense qu'il y a plein de pays européens qui ne font pas comme en France. Ils utilisent plutôt la méthode de désescalade avec une présence massive avec de la médiation l'Allemagne. Il y a des critiques he aussi sur la police allemale. Oui mais la Grande-Bretagne oui mais peut-être qu'il y a des critiques mais il faudrait regarder le nombre de blessés. On a des adolescents qui ont perdu leurs mains, un adolescent qui a perdu son œil. Donc peut-être qu'il faut aussi regarder le bilan humain de l'utilisation de toutes ces armes massives pendant les manifestations. Guillaume Garillon, sur ce qui vient d'être dit, on a épuisé la police pour
rien euh euh au niveau de ce mouvement lycéen. Pour rien évidemment non. Euh effectivement, la police est épuisée, euh les forces de sécurité sont épuisées. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle un syndicat puissant parmi les policiers Alliance a déposé une plainte contre l'État. C'est quand même pas anodin. Ça dit quand même beaucoup sur la perte de confiance de l'institution policière envers l'État, envers ceux qui leur donnent des consignes. Et moi, je crois surtout que la solution, souvent les policiers disent le problème de la police, c'est la justice. C'est la question de la réponse pénale. C'est faux. Moi je crois qu'on a des aménagements de peine qui sont quasi automatiques. Je crois qu'on j'en reviens là, on manque de place de prison, donc on prononce
systématiquement des peines alternatives à la prison et puis surtout il y a il y a pas de symbole de dissuasion. Nous ce qu'on propose à l'UDR et au Remblée nationale, c'est le principe casseur payeur qui a jamais été mis en place. ou tu casses, tu payes, tu voles, tu payes aussi par exemple intéressant symbole doit être vous savez ce que le français aujourd'hui c'est des pees beaucoup plus dur sur les violeurs, les pédocriminels sur les la criminalité à col blanc comme le RN par exemple puisque vous parlez des Français, il y a un sondage Odoxa qui est paru aujourd'hui précisément sur les les violences du 17 octobre et face aux violences 60 % des Français réclament davantage de de fermeté et 65 % des Français soutiennent les poursuites les plus
sévères contre les auteurs de violence et jugent les peine aujourd'hui enfin juge les peines sévères efficaces. Mais donc est-ce que vous êtes pas à contre-courant de de ce qui est attendu par les les Français ? Je crois pas parce que parce que dans le climat actuel et suite aux images qu'on a vu samedi dernier, les images de violence qu'on a vu samedi et dimanche après avoir vu tous ces magasins pillés vider ces commerçants qui pourraent d'ailleurs un grand nombre d'entre eux avaient misé toutes les leurs économies dans ces dans ces magasins qui ont absolument tout perdu qui ne se réaleront pas. Absolument. Bien évidemment que la première tentation, c'est celle de dire "On veut des peines extrêmement dures." C'est enfin c'est c'est humain en réalité. Mais moi ce que j'entends aussi
beaucoup et d'ailleurs il suffit d'aller voir les collectifs, enfin les personnes aujourd'hui qui parlent autour de nous, c'est qu'il trouvent aussi qu'il y a une forme de justice à deux vitesses qui s'installe dans le pays avec certains qui seraient préservés, je pense à la criminalité à Colblanc où on a des vols absolument massifs d'argent et puis de l'autre côté avec des peines très fermes, très vites, très dur, je pense au Rassemblement national par exemple. Enfin, vous voyez Nicolas Sarkozy, non je je parle juste de la justice et de la manière dont la justice est faite dans notre pays. Je pense à la question de la pédocriminalité, je pense au violeurs. Vous voyez quand on a plusieurs témoignages de personnes qui nous disent voilà la personne qui m'a violé n'a absolument rien eu,
à peine du surcis. Enfin, c'est quand même on peut on peut quand même se scandaliser de cela. C'est pas c'est pas choquant de dire que on aimerait protéger nos enfants, on aimerait que les femmes soient protégées et que les personnes qui commettent ces actes soient derrière les barreaux. La la réponse pénale, elle doit être dure à l'égard de tous ceux qui commettent des infractions, des délits et des crimes. Simplement aujourd'hui, ce que les Français demandent, c'est effectivement plus de fermeté. C'est un virage sécuritaire, un virage pénal. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, il voit très bien à quel point le laxisme en matière pénale, ça donne ça. Ça donne le chaos, ça donne des scènes de chaos dans toute la France, dans toutes les grandes villes et les gens en peuvent plus. Donc
oui, moi je leur dis aux Français, vous résignez pas. Vous avez une arme qui est votre bulletin de vote que vous pourrez utiliser dans 6 mois et ce sera le moment de vous le dites au lieu d'aller manifester allez plutôt voter quoi. Bah oui parce que vous voyez les électeurs du Rassemblée nationale ils ont ils sont en colère face à l'état du pays et et leur colère elle doit se retransre non pas à travers des manifestations. J'en reviens juste au aux manifestations prévues ce weekend parce qu'il y a un autre événement à Orléan, c'est le congrès du rassemblement national. La préfecture du Loiré a pris la décision d'interdire une manifestation qui était prévue dimanche avec pour objectif de de se rapprocher vraisemblablement le plus possible de la salle où Marine Le Pen va
tenir cette réunion publique. Dans le même temps, il y a une autre manifestation qui elle se tient samedi à l'appel d'une cinquantaine d'organisations. Il y a plusieurs figures qui seront présentes. Sophie Binet pour la CCGT, Bali Bagayoko pour la France insoumise, Olivier Fort aussi pour le pour le Parti socialiste. Est-ce que vous demandez aussi l'interdiction de cette manifestation de samedi ? En fait, je vois pas pourquoi nos adversaires, au lieu de nous confronter sur le terrain des idées préfèrent nous empêcher de nous réunir, d'organiser un congrès, d'organiser un meeting ou enfin il manifeste contre la tenue du congrès. C'estàdire qu'en fait on est le seul parti, on est la seule force politique du pays qui est d'ailleurs favorie de la prochaine élection
présidentielle et on aurait pas le droit de se réunir. On a parlé tout à l'heure d'une liberté fondamentale. Je suis à l'UDR, c'est un parti qui au RN. Non parce que vous dites notre parti, on est le seul donc je comprends pas. Vous êtes ou pas ? est représenté en tout cas à travers ce meeting là, ce sera Eric Cheti qui interviendra dimanche. Il il y a une liberté qui est fondamentale. On a parlé la liberté de manifester. Il y a aussi la liberté de réunion. Les partis politiques ont le droit de se réunir. On est une force politique majeure dans le pays. Marine Le Pen est à quasiment 40 % au premier tour des intention de vote d'élection présidentielle. Elle a le droit d'organiser un meeting et je trouve ça fou en fait que les adversaires nous dénigent même ce droit
qui est fondamental. Et vous voyez, vous avez parlé de Bali Bagayoko qui sera présent samedi. C'est c'est le maire de Saint-Ni qui effectivement il y a 3 semaines disait que la violence était légitime quand la cause est juste. Non. Ouais. Non, il il a dit la violence est légitime la cause a dit la violence est légitime et quand on peut l'éviter, on l'évite. La violence peut-être légitime mais c'est mieux de l'éviter. Ouai. C'est pas différent de ce que je viens de dire. Donc la violence la violence donc la violence est légitimée à partir du moment où votre cause le mérite. C'est absolument scandaleux. En démocratie, on peut pas accepter. Il s'en est expliqué. Il a été très clair sur la condamnation des violences ce weekend. Il a il a il a visiblement il a
visiblement pas été suffisamment clair parce que sinon vous aurez peut-être pas des milliers des milliers de casseurs qui pient, qui dégradent, qui a incendie, qui agressent des policiers. Encore une fois, il est condamné clairement. Jean-Luc Mélenchon a condamné clairement aussi ce qui s'était passé en parlant d'incendie criminel à la mairie de Limoge. Non non, moi je le crois pas. Il y a eu des élus de la France insoumise il y a des élus de la France insoumise qui vont devant les fac pour arranger les jeunes pour essayer de d'inciter à la casse. Vous avez un discours qui est hyper ambigu la France justement face aux forces de l'ordre. Quand quand quand vous dites honnêtement la violence est légitime, vous vous créez les conditions de ça et et on peut pas se permettre aujourd'hui d'être
ambigueux sur cette questionlà. Il faudrait que Jean-Luc Mélenchon aille partout sur les plateaux de télévision la veille de samedi qui risque d'être un samedi noir pour notre pays en disant surtout pas de casse et il le fera jamais parce qu'il est ambigu sur cette questionlà. Là encore une fois, je vous soumets ce sondage au doa parce que cette analyse est partagée aussi par une majorité de Français puisque les Français renvoient dos à dos ados le pouvoir et la France s'insoumise dans les dans les violences du 17 octobre. 77 % mettent en cause le gouvernement et 69 % la France insoumise. Bah, je crois qu'on a assisté à une stratégie, une belle opération de communication euh du gouvernement et de ses alliés d'ailleurs parce que moi je les mets vraiment tous ensemble pour le
coup, ils votent ensemble à l'Assemblée nationale pas mal de choses. Euh une belle opération de communication qui avec un gouvernement aux abois qui n'a pas de réponse sur le fond de la crise sociale trouve des bouquins émissires. Alors d'habitude à l'extrême droite, c'est l'immigration. ce que je disais tout à l'heure là, bon, ils ont pas trop l'occasion de parler d'immigration donc on va sur LFI parce qu'on essaie de discréditer un un candidat à l'élection présidentielle. Donc voilà, c'est c'est une belle opération de communication. Aujourd'hui, je crois à moins que je ne me trompe, la France insoumise n'est pas au gouvernement. Ils ont pas de ministre, c'est pas eux qui dirigent le pays. Ils ont fait des propositions avec leurs alliés qui sont effectivement les
écologistes, le parti communiste, le parti socialiste. Et je crois qu'on a fait plusieurs propositions pour répondre sur le fond de cette crise. Des alliés oui des alliés aujourd'hui et enfin on a quand même fait le nouveau fropulaire le nouveau mais les nouveaux populah il y a plein de textes. Regardez les votes. Oui, il y a des votes qui sont absolument similaires à l'assemblance pour 2027 ils se présentent pas comme des alliés. et et les écologist je parle je parle de l'Assemblée nationale mais des textes qui sont présentés à l'Assemblée nationale. Je parle d'alliés là objectivement sur les textes qu'on défend sur le budget par exemple sur des propositions de loi. On défend enfin franchement aller regarder les votes, on vote beaucoup de choses ensemble. On a
gagné en tout cas on est arrivé en tête de l'élection législative en 2024 en étant ensemble avec le Nouveau Front Populaire. C'est une réalité. sur la prochaine élection, il y aura des candidats qui partiront de leur côté a priori aujourd'hui, en tout cas, c'est le cas dans le paysage politique, il y aura différents candidats. C'est c'est-à-dire il y aura des candidats qui partiront de leur côté. Bah, vous avez Raphaë Gluxman qui va représenter les spécialistes. Pour le moment, nous avons Marine Tondelier qui est candidate qui va maintenir sa candidature jusqu'au bout. Il y aura un processus démocratique puisqu'il y aura un vote dans notre partie du 10 au 13 décembre qui décidera de la stratégie pour la présidentielle. Et de l'autre côté, vous avez Jean-Luc
Mélenchon qui est candidat pour la France insoumise plus Fabien Roussel qui est candidat pour le parti commun. que j'entends beaucoup les écologistes être en défense de la France insoumise ces derniers jours, dernière semaine. Est-ce que le rapprochement se fait naturellement vers vers davantage que vers Raphael Gluxman ? Je crois que ce qui est le ce qui est la volonté en tout cas qui est alors il y a des débats en interne dans le parti, vous savez, on a un peu tout effectivement il y a des militants qui voudraient faire avec la France insoumise, il y en a qui voudraient faire avec Raphaël Glan, il y en a qui soutiennent absolument la coature de Marine Tondolier jusqu'au bout. Donc il y a des débats en interne, mais s'il y a des personnes qui défendent aujourd'hui en tout cas la
France insoumise, c'est parce que je vous l'ai dit, il y a une opération de communication et de déstabilisation de trouver un bouquet émissaire qui serait celui de la France insoumise. C'est encore le cas aujourd'hui quand on dévoit les prises de parole des uns et des autres. Moi ce que j'ai entendu, c'est que Jean-Luc Mélenchon a condamné effectivement les violences à plusieurs reprises. Je crois pas que ça soit son rôle d'aller faire tous les plateaux pour expliquer qu'il faut enfin il l'a fait. Donc je crois que comme tout le monde dans ce cas-là, on devrait l'exiger de tout le monde de la même manière d'aller expliquer qu'il faudrait pas faire de violence. Puis surtout, il faudrait que tout le monde apporte des réponses sur le volet social. C'est pour
ça que tout à l'heure, je disais que il y a une alliance objective entre l'extrême droite et les macronistes aujourd'hui. Puisque par exemple, quand on a proposé l'augmentation du SMIC, ils ont voté contre. Quand on a proposé de protéger les locataires par rapport à l'augmentation des loyers face au bailleurs, ils ont voté contre. Donc on ne peut pas d'un côté venir expliquer qu'on est là pour défendre le pouvoir d'achat des Françaises et des Français et de l'autre côté voter contre le pouvoir. Moi je parle de vos votes. Je enfin vraiment vous votez contre le pouvoir d'achat des français. On va les salair en baissant les charges qui vous êtes une êes une escroquerie absolue entre ce que vous racontez et ce que vous votez. Mais si c'est absolument le cas. Vous
êtes une escroquerie et et franchement et d'ailleurs la plupart des gens mais la plupart des gens vous savez quand on votre candidate marine elle a un ou deux ou 3 % mais c'est pas la question de un ou deux on ne m pas en fait sur le projet qu'on porte vous savez cro en tout cas les gens croch il croient plus à tout ça en fait vous avez vu pourquoi ils votent pour vous comment quand on pose la question à des électeurs du RN oui parce qu'ils veulent plus de pouvoirs d'achat parce qu'ils veulent qu'on fasse des économies parce qu'ils veulent plus de sécurité et parce qu'ils en ont mar du le chaos comme vous comme vous le voyez derrière ils en peuvent plus c'est pour ça peut-être que les gens il pourre vous le ch serait démultiplié parce qu'on avait aucune ron sociale. Mer moi
je pense que c'est beaucoup à tous les deux.
Sabrina Sebaihi