La République est en danger.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:11OuverteRéponse directe
Quelle réponse politique aux violences ? Le dispositif policier était-il adapté ?
- 1:10OuverteRéponse directe
Qu'attendez-vous du président de la République dans son allocution ce soir ?
- 2:28RelanceRéponse directe
Le président de la République a-t-il une responsabilité dans les scènes de violence ?
- 3:06RelanceRéponse directe
Vous faites un lien direct entre les propos du président et les scènes de violence ?
- 3:48RelanceRéponse partielle
Sur quoi vous fondez-vous pour dire que les émeutiers venaient des banlieues ?
- 4:32RelanceRéponse directe
Vous liez les violences à la Nouvelle-France de Mélenchon ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:10Bruno RetaillotFait
« Il est président de la République, il est le garant de nos institutions et je lui demande de protéger la France des héens. »
- 2:28Bruno RetaillotFait
« Pour la première fois de notre histoire, un syndicat policier a déposé plainte contre l'État. »
- 3:48Bruno RetaillotFait
« J'en ai vu d'autres jeter des pavés sur des camions sapeur pompiers. »
- 5:15Bruno RetaillotFait
« Il y avait cette convergence, non pas la convergence des luttes, mais la convergence de l'extrême gauche très organisée depuis le matin. »
- 5:57Bruno RetaillotFait
« Certains vont être quasiment ruinés, d'autres sont en chômage technique. »
- 8:28Bruno RetaillotFait
« Je le dis depuis des mois bien sûr, malgré le fait que Jean-Luc Mélenchon dise pas de pillage, pas de sacage. Mais vous vous voulez rire, il vaporise en permanence, il brumise de la violence. »
- 9:07Bruno RetaillotFait
« Il y a une sous-estimation certaine certaine je suis pas sûr que à Paris on ait eu suffisamment d'ailleurs de force mobile. »
- 10:28Bruno RetaillotFait
« Il faut accepter cette idée que il y a à l'intérieur de la République des antirépublicains, des ennemis de la République. »
- 12:23Bruno RetaillotFait
« Les morts n'avaient rien à voir euh à des faits de violence dans la rue. »
- 13:01Bruno RetaillotFait
« On a changé totalement d'échelle et croyez-moi, j'en avais tiré les conclusions et pour les mouvements bloquons tout et j'avais demandé aussi aux forces de l'ordre d'être très réactive. »
- 15:00Bruno RetaillotFait
« Barbare pour moi, c'est quelqu'un qui est décivilisé. Qui est décivilisé. »
- 15:44Bruno RetaillotPromesse
« Il faut appeler toutes les forces politiques à voter par exemple la loi anticasseur pour rendre coresponsable responsable collectivement sur le plan pénal comme sur le plan civil. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour, bonjour à tous. Je suis très heureux de vous retrouver pour Fran Jeu, votre grande émission politique hebdomadaire du service public chaque dimanche sur France interre et sur France 2 et je reçois cette semaine le président du parti les Républicains et candidat à l'élection présidentielle. Bonjour Bruno Rotaillot. Bonjour Benjamin Madamel. Merci d'avoir accepté notre notre invitation au lendemain d'une journée de chaos dans plusieurs grandes villes de France. Des scènes de pillage, de violence, des mairies prises d'assaut, cell de Limoge incendié et de nombreuses questions en suspend. Quelle réponse politique à ces violences ? Le dispositif policier était-il adapté ?
On va bien sûr longuement en parler tout au long de cette de cette émission et vous en débatterez Bruno Retaillot dans quelques instants avec la patronne des écologistes et elle aussi candidate à l'élection présidentielle Marine Tondelier. Elle était hier dans les cortèges à Paris et ce matin, elle demande la démission du ministre de l'intérieur, Laurent Nunis. Voilà le programme de l'émission Franc Jeu numéro 8 avec Bruno Retaillot. C'est parti.
Bruno Retaillot, les Français ont donc assisté hier à des scènes de violence débridé, des images spectaculaires de de pillage, des lieux symboles des institutions attaquées, 1800 interpellations, dans le même temps, 550000 manifestants selon le ministère de l'intérieur. On va prendre le temps de comprendre comment on a pu en arriver là. Mais d'abord, il y a quelques instants, Bruno Rotaillot, on a appris que le président de la République prendrait la parole ce soir à 20h à l'occasion d'une d'une allocution solennelle. Qu'est-ce que vous attendez du du chef de l'at du chef de l'État ? Et au fond, cette prise de parole, elle dit le la gravité du moment et des scènes que l'on a pu voir hier.
Bah, je j'ai qu'un mot à lui dire, ça suffit la Chian. Il est président de la République, il est le garant de nos institutions et je lui demande de protéger la France des héens. Euh quelque chose m'a beaucoup frappé. J'ai été ministre de l'intérieur, comme vous le savez, pendant un peu plus d'un an. J'étais abassourdi lorsque je l'avais entendu mettre en accusation finalement les policiers pour leur demander d'avoir plus d'empathie. C'était mettre en accusation. Ils l'ont ressenti comme cela.
Alors pour être très précis Bruno Rota Laurent Nunes c'était effectivement fait le porte-voie de ce que le président avait dit dans l'enceinte du conseil des ministres qui était de demander que les forces de l'ordre aient de l'empathie en ce qui concernait les mouvements lycéens. Voilà exactement ce qu'avait dit le chef de l'État. Depuis le départ. Le mouvement lycéen est aussi gangrainé, tout le monde le sait, par des casseurs. Tout le monde le sait. Il y a qu'à regarder les images que vous avez vous-même diffusé ici à France Télévision. Donc voilà, moi je pense qu'il y a une responsabilité énorme. Pour la première fois de notre histoire, un syndicat policier a déposé plainte contre l'État.
Vous vous rendez compte ce que ça veut dire ? Je connais beaucoup de policiers et croyez-moi, on était au bord de la rupture. Donc ce que je demande au président de la République, c'est de changer de discours mais pour et c'est d'assumer et c'est d'assumer l'ordre républicain.
Et pour que les choses soient claires, Bonillot, vous considérez qu'il y a donc une responsabilité du président de la République euh quant aux scènes que l'on a pu voir hier, puisque vous faites visiblement le lien entre euh ce qui a été dit euh à Laurent Nunes, le ministre de l'intérieur, de faire preuve de davantage d'empathie là encore pour ce qui concernait le mouvement des lycéens et les scènes de pillage, de violence qu'on a vu hier. Vous faites un lien direct.
Je considère que lorsque vous avez une hypervolence, vous devez commander vos hommes et les femmes, c'est-à-dire les forces de l'ordre, c'est-à-dire les policiers, compagnie de CRS engagé, c'est-à-dire les gendarmes, gendarmes mobiles. Et dans des conditions extrêmes, ils ont besoin d'être commandés, c'est-à-dire d'avoir une clarté absolue des consignes. À partir du moment où vous introduisez un doute où le chef de l'État lui-même dit "Attention, il va falloir prendre des précautions, prendre des prudences, c'est-à-dire de l'empathie". Mais quand on est policier, on doit pas avoir de l'empathie vis-à-vis des des Français, y compris quand il y a des situations de violence.
Quand on est policier, quand on est gendarme, on intervient et on empêche les racailles, on on empêche les ultras de nuire au bien aux personnes. La consigne, c'est l'ordre républicain. Pas ce qui a été fait hier selon vous. Ils ont fait du mieux qu'ils pouvaient, croyez-moi. Aujourd'hui, le dernier bilan du ministre de l'intérieur à 11h, il fait état d'au moins 500 blessés force de l'ordre plus sapeur pompier. J'ai vu sur des images hier ces individus, ses racailles s'interposaient devant un camion de sapeur pompier pour l'empêcher d'avancer. J'en ai vu d'autres jeter des pavés sur des camions sapeur pompiers. Aujourd'hui, c'est grave parce que je pense que la République est en danger.
Les Françaises et les Français d'ailleurs ont vu ont eu un aperçu de la fameuse Nouvelle-Fance. La Nouvelle-Fance de monsieur Mélenchon, en réalité, c'est cette convergence entre l'extrême gauche et les racailles des banlieux sous le haut patronage de LFI. La Nouvelle France, la Nouvelle France, c'est cette France de la violence, des incendies. Voilà. Et pardonnez-moi Bruno Rotaillo, mais là il y a beaucoup de choses dans ce que vous êtes en train de dire.
Euh d'abord vous faites donc le lien direct entre ce concept avancé par Jean-Luc Mélenchon et les scènes que l'on a pu voir hier et vous dites des racailles de banlieu vous avez des des informations chiffrées sur les profils de de celles et ceux qu'on a pu voir hier dans la dans la rue ? Vous avez des informations que peut-être nous n'avons pas à Bruno les images et et aussi les témoignages des policiers et de nombreuses personnes qui étaient précisément sur les ces lieux-là. Il y avait cette convergence, non pas la convergence des luttes, mais la convergence de l'extrême gauche très organisée depuis le matin. C'est ce qui a rendu d'ailleurs très difficile le maintien de l'ordre.
D'ailleurs, faut pas parler de maintien de l'ordre parce qu'on avait des scènes des meutes urbaines et ensuite des groupes venus de banlieu qui sont venus faire leur courses en pillant les magasins. Je voudrais simplement avoir un mot, non seulement pour les forces de l'ordre, ils ont été fabuleux comme d'habitude, mais aussi pour celles et ceux qui ont perdu leur outil de travail. Voilà, certains vont être quasiment ruinés, d'autres sont en chômage technique.
Pardonnez-moi d'y revenir Bruno Rotaillot quand on a été ministre de l'intérieur, qu'on est candidat à l'élection présidentielle et que sur la base des images comme vous venez de le faire, on dit c'était les raquets de banlieux qui sont allés faire leur course. Là encore, sur quoi est-ce que vous vous fondez pour dire ça ? Sur les profils et peut-être que dans les jours qui viennent, les informations qu'on aura sur les comparitions immédiates permettront d'établir le profil de ceux qui s'en sont pris au au bien et aux personnes. Mais jusque-là, qu'est-ce qui vous permet de le dire ? Les images et les information. Qu'est-ce que vous voyez sur les images ?
information dont j'ai à ma disposition. Benjamin du voilà et ben les informations simplement il y en a marre tous les français ont vu. Vous savez aujourd'hui vous faites la fine bouche ici. Je fais pas la fin j'essaie de j'essaie d'être sur les fait si si mais je vais vous dire êes les français les français ils en ont marre parce que il y a une réalité qui s'impose hier je vais vous dire hier soir la conclusion qu'ils ont tirent c'est pour ça que c'est très grave ils se demandent aujourd'hui si l'État si la République est encore en capacité de les protéger.
Donc il va falloir, on va en reparler, il y a des propositions, j'ai des solutions, il va falloir changer d'échelle, changer de braquer parce que sinon on sera submergé à court terme. Et on va en parler Bruno Rotum et pour rester sur la mise en cause de Jean-Luc Mélenchon que vous avez faite il y a un instant, Jean-Luc Mélenchon hier soir écrit "Ceux qui partagent notre combat n'ont rien à faire dans le pillage, le le sacage et on a vu dans le même temps des élus insoumis de gauche manifester dans les dans les cortèges. Vous ne croyez pas à cette phrase ?" Non, voyez, je suis pas naïf. Je suis pas naïf.
Quand j'entends monsieur Mélenchon mettre en cause le préfet de police pour dire que ou bien c'est un un provocateur aux ordres ou bien un incompétent dangereux quand on connaît le préfet de police qui est un homme remarquable, on en doute. Je vais vous donner un certain nombre de tweets de la France insoumise depuis ces derniers jours avant le 17 octobre. Je précise pour ceux qui nous écoutent sur France Interre que vous avez votre téléphone à la main et que donc vous apprêtez oui parce que je les ai pas appris par cœur parce que ce que dit la France insoumite c'est bizarre ma mémoire a du mal à le retenir.
Monsieur Mélenchon abattez la cidadelle Rimassan il n'y a qu'une seule solution c'est la désobéissance civile. Monsieur Bali Bagayoko, la violence peut-être légitime, madame Alma Dufour, la fin justifier les moyens Antoine Luman, les manifestations prennent la forme qu'elles veulent. On ne va pas jouer les pompiers et cetera et cetera. Vous voyez bien qu'ils ont armé la violence avec leur mot d'ordre. Donc il y a une responsabilité directe de la France insoumise ? Écoutez, je le dis depuis des mois bien sûr, malgré le fait que Jean-Luc Mélenchon dise pas de pillage, pas de sacage. Mais vous vous voulez rire, il vaporise en permanence, il brumise de la violence.
Voilà, j'ai toujours considéré, je le dis depuis le départ, que il a manipulé le mouvement des lycéens, pas seulement pour des quelques voix de plus, mais surtout pour faire une sorte de répétition générale du 3e tour de l'élection présidentielle. On on a exactement cette répétition générale sous nos yeux.
Bruno Retaillot, il faut qu'on parle du du dispositif policier puisque la question que se pose peut-être ceux qui nous regardent et nous écoutent est de savoir si euh les violences et le risque de violence a été sous-estimé euh quand on a des témoignages de policiers qui se disent totalement dépassés, quand on entend le maire de Marseille expliquer qu'il a manqué de moyens avec une seule compagnie de CRS, le maire de Limoge tenir à peu de choses près les mêmes propos, est-ce que vous dites oui, le gouvernement, le ministre de l'intérieur ont sous-estimé la menace et les risques de violence ?
Il y a une sous-estimation certaine certaine je suis pas sûr que à Paris on ait eu suffisamment d'ailleurs de force mobile. Il y en avait une trentaine de ce que je sais euh au pic des gilets jaunes, il y en avait 70. Mais ce que je veux dire, c'est que euh nos services de renseignement ont été sans doute pris à défaut parce que on n'a pas l'autorisation aujourd'hui euh d'aller chercher les informations là où elles se trouvent. Par exemple, sur la messagerie cryptée, commistre de l'intérieur dans la loi narcotrafice. J'avais tenté de faire passer le dispositif. et même le Rassemblement national s'était opposé à cause des libertés publiques.
Mais aujourd'hui, qui en France en appelle aux libertés publiques quand il y a par exemple des interceptions sur les téléphones classiques, sur les téléphones satellitaires. Voilà. Donc il faut en fait l'État s'est désarmé. On a désarmé l'État et il va falloir le Mais donc sous-estimation du gouvernement, [raclement de gorge] venez-vous de dire est-ce que le gouvernement a perdu le contrôle de la situation hier le contrôle a été vraiment perdu. Mais au-delà du maintien de l' je pense qu'il y a il y a trois éléments qui doivent s'emboîer. Je pense que il y a d'abord un changement de discours, un changement de de climat aussi.
Euh dans le changement de discours, j'en parlais avec les mots d'ordre notamment de l'extrême gauche et de l'FI, mais il faut accepter cette idée que il y a à l'intérieur de la République des antirépublicains, des ennemis de la République. Donc mais ça concrètement parce que pardon Bruno Rillo mais ça ce sont des mots. Ça veut dire que vous auriez été vous auriez été ministre de l'intérieur, vous auriez été président de la République. Qu'est-ce que vous auriez fit différemment pour que ces scènesl n'arrivent pas dans les rues des grandes villes de France ? - jamais jamais je ne me serai dissocié des forces de sécurité.
Jamais j'aurais par exemple annulé l'emploi provisoire d'ailleurs parce qu'il y a eu un retournement, il y a eu un virage sur l'aile des grenades des for pour dire les choses très précisément sur les grenades assourdissantes, elles ont été temporairement interdites dans le cadre de la mobilisation des lycéens et Laurent Nunz est revenu dessus pour la pour les manifestations d'hier. Donc donc manque de clarté, vous voyez bien, j'ai parlé du propos de du président de la République, j'ai été mis sur de l'intérieur lorsque au mouvement bloquant tout, croyez-moi, j'avais même fait une confiance de presse tôt le matin. J'avais essayé d'anticiper dès 5 ou 6h du matin.
J'avais demandé aux forces de l'ordre de se prépositionner pour empêcher. Et j'avais fait une confiance de presse devant des blindé de la gendarmerie. On en a pas vu beaucoup. Il avait pas suffisamment de mobiliser. Les fameux Sentor. Il faut montrer la force les canins à eau parce que donc donc vous pensez Bruno R attendez c'est important ce que vous dites. Vous pensez que une conférence de presse de Laurent Nunes devant des centors aurait empêché des manifestants de rentrer dans la mairie de Marseille de mettre le feu à la mairie de l'image ?
que je dis c'est que la les forces et notamment les blindés, les canons à eau ont été très discrets, trop discrets et que il faut en même temps dissuader. Le maintien de l'orme, c'est un équilibre des forces, c'est une proportion des forces. Et si vous apparaissez en faiblesse, malheureusement les notamment les gendarmes ou les policiers avec les consignes quelques jours avant avaient été sans doute déstabilisé. Mais surtout nos blindés en fait, on on les a caché, ils étaient dans des rues adjacentes. H euh pardon Bruno Rota mais moi j'ai le souvenir de vous comme ministre de l'intérieur subissant les violences après la victoire du PSG, c'était fin mai 2025.
à l'époque, je rappelle le bilan, deux morts, des centaines de véhicules incendiés, plus de 500 interpellations. Euh, est-ce que c'est pas un peu facile voir des mago d'expliquer que si on avait été au aux affaires, tout cela ne serait pas arrivé ? Les morts n'avaient rien à voir. Non, non, attendez. Les morts n'avaient rien à voir euh à des faits de violence dans la rue. Première chose, vous saviez combien il y avait eu de magasins pillés ? Il y en avait eu un ou deux. Aujourd'hui, on est à quelques centaines, voir à quelques milliers. Hier soir, le maire du 2e arrondissement de Lyon me disait que pour son seul arrondissement, c'était sans doute 200 magasins pillés.
On a changé totalement d'échelle et croyez-moi, j'en avais tiré les conclusions et pour les mouvements bloquons tout et j'avais demandé aussi aux forces de l'ordre d'être très réactive, d'être très mobile et je leur avais dit je vous couvre. Ne supportez pas les violences, ne supportez pas les dégradations. Dès que vous pouvez, vous allez au contact. Avant de poser avant de de poser aussi la question des revendications des manifestants, deux questions rapides. Vous débatterez dans quelques instants avec Marine Tondelier qui demande la démission de Laurent Lunes du ministre de l'intérieur. Est-ce que la question se pose de savoir s'il peut rester en fonction ?
Écoutez, j'ai une ligne, je ne m'en suis jamais des parties, je ne demande jamais d'émission. Je pense aujourd'hui que le responsable, c'est le chef de l'État lui-même. Lui-même par ses propos, il a déstabilisé le maintien de l'ordre. Mais je pense qu'il faut aller beaucoup plus loin. Il y a la question de reconnaître, d'ouvrir les yeux, euh arrêter l'angélisme. Il y a la question du maintien de l'ordre qui doit obéir à des une doctrine très claire. Et il faut revoir, y compris en révisant la Constitution, notre arsenal parce qu'on a désarmé l'État. Il va falloir réarmer l'État.
Et et deuxème question, Bruno Rota il y a le Bron Piv dit il faut une commission d'enquête parlementaire pour savoir ce qui s'est passé en terme de maintien de l'ordre, en terme de dispositif. Est-ce que ça vous y êtes favorable ? Très bien. Je pense que le Parlement contrôle le gouvernement devant des actes aussi graves. Voilà, c'est parfait. Sauf que aujourd'hui, on doit agir et à jour très vite parce que ce qui s'est passé hier soir euh c'est simplement une leçon et euh l'extrême gauche mais aussi euh ceux qui ont pillé les racailles, ce que j'appelais les barbares, ils reviendront parce que ils ont vu que l'État était faible et donc il va falloir réarmer l'État très rapidement.
Pardon Brun Et là encore les mots sont importants. Quand quand vous utilisez le mot de barbare. Barbare ça veut dire étranger. Ça implique l'idée que c'est quelqu'un qui vient d'ailleurs. Non. Barb barbare pour moi, c'est quelqu'un qui est décivilisé. Qui est décivilisé. C'est ça la définition de barbare. Maintenant ce que je veux dire, c'est que je pense que très très vite, il faut appeler toutes les forces politiques à voter par exemple la loi anticasseur pour rendre coresponsable responsable collectivement sur le plan pénal comme sur le plan civil. Hm. ceux qui se trouvent dans unement qui dégrade ou qui va qui vont commettre des violences.
Il faut aussi avoir, j'avais proposé un texte contre les Black Blocks. Le Conseil constitutionnel l'avait à l'époque censuré parce que le gouvernement avait, si j'ose dire, euh brouillé un petit peu les choses. Je pense qu'il faut remettre les interdictions administratives de manifester. Quelqu'un qui est pris dans une manifestation et bien le préfet lui interdire de manifester ensuite. Pareil, il y a d'autres choses qu'il va falloir évidemment mettre en place. La justice est mineure. Regardez juste un mot, le laxisme, franchement le laxisme, il y a eu il y a eu 8000 gardes à vue, 2700 poursuites, il y a eu 26 ou 27 détentions provisoires. 26 détentions provisoires sur Bruno Rota.
Je suis et on entend vos propositions. Moi je suis frappé de quelque chose depuis le début de cette émission. C'est et je rappelais ce chiffre en début de d'entretien, il y a 550000 personnes qui ont manifesté euh dans la rue pour l'immense majorité pacifiquement et qui peut-être en vous écoutant ou en vous regardant sur France Inter et sur France 2 se disent "Mais euh au fond Bruno Rotaillot, il se moque parfaitement des revendications contre la vie chère pour le pouvoir d'achat, pour la mobilisation des lycéens, tout ça, ça ne vous intéresse pas, ça n'existe pas." Mais vous voulez vous voulez rire ? Non, je ris pas. Mais vous voulez rire ? Si c'est une blague. Non non c'est pas une blague.
Non franchement votre question n'est pas une blague. Ah bah je vous ai pas entendu depuis le début de cet entretien sur ceux qui ont marché pacifiquement et La question que doivent se pos La question que se doivent se poser les manifestants. Pourquoi leur discours, pourquoi leurs mots d'ordre sont inaudibles ? Mais à cause de ces individus ? La République c'est la protection d'un droit constitutionnel qui est le droit de manifester. Pardon ? Mais est-ce que vous entendez quand même est-ce que vous entendez leur mot d'ordre ? Mais bien sûr, mais chacun.
Mais précisément, il ne peut pas y avoir de mots d'ordre qui puisse être audible, de manifestation paisible euh dans cette guerre civile, dans cette insurrection, dans ces émeutes. C'est ça qu'il faut comprendre. C'est ça que je leur dis. Non pas que je néglise et donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ça veut dire que maintenant il y a au fond il y a une sorte de fatalité à ce que quand on fait une manifestation y compris quand on est un manifestant pacifique, on prend le risque de se retrouver né dans les gaz lacrymogènes, même si on est dans une manifestation déclarée et parfaitement pacifique.
Madumel, c'est ce que je veux briser parce que là c'est pire que le respect du droit constitutionnel de manifester. On en est plus là, vous voyez, on en est à une République est en train de vaciller. On en est un état qui ne parvient plus à protéger les biens et les personnes. Et donc un, il y a un discours à changer. Il y en a marre de ceux qui propagent la haine antiflic. Reconnaître que la République a des ennemis. Deux, il y a une doctrine de main d'ordre à clarifier avec une main qui doit être intraitable.
Et enfin, une révision constitutionnelle pour faire en sorte que par exemple la euh majorité pénale des mineurs ce soit 15 ans pour faire en sorte qu'on met des peines minimal pour faire en sorte que ceux qui font cela, ils aient la certitude que la sanction va tomber, que la prison sera au rendez-vous. Pardon d'insister Bruno Rotaillot, mais si on prend l'exemple des lycéens, moi j'ai entendu vos prises de parole ces derniers jours et ces dernières semaines. Je vous ai entendu dire qu'il y avait aucun problème de moyens, que le sujet c'était l'héritage de mai 68 et l'autorité du professeur.
Il s'avère que vous publiez un livre avec des lettres au français, il y a une des lettres qui est lettre à ceux qui pensent que je suis réac. Est-ce que en pointant du doigt mes 68, vous ne au fond vous n'alimentez pas ce discours et c'est peut-être ce que vous considérez comme étant des procès d'intention. Vous auriez dû lire euh une lettre juste après que j'ai intitulé lettre euh pour que pour les parents qui ont des enfants en difficulté à l'école. Oui, je je réitère. Je pense que le problème le premier problème de l'école aujourd'hui, c'est pas un problème de moyens. D'ailleurs, vous savez, dans nos services publics, on n' jamais autant dépensé d'argent public en France.
On n jamais eu des services publics autant à la peine. Voilà, vous le savez parfaitement. Donc je pense moi que ce que je veux c'est briser le collège unique parce que les enfants sont pas dans le même loup. Quand on vous parle des professeurs qui manque des 20 millions d'heures, qui manquent de lycées qui sont en état de décrépitude, ça c'est des sujets qui vous paraissent secondaires. Sauf que ce qui est principal d'abord c'est l'autorité. J'assume par exemple pour des élèves violents qui passent d'établissement en établissement qui font des violences sur leurs camarades de créer des interna disciplinair je l'assume.
Mais vous voyez bien que c'est pas ça fait pas partie des revendications des lycéens ça. Non mais écoutez c'est pas parce que ils ont des revendications qu'il faut leur donner raison. D'accord ? Simplement j'assume de casser le collège unique pour donner une place à chacun. J'assume de faire de l'apprentissage et de la formation professionnelle une filière d'excellence. Vous savez le pire de tout ça a été je pense le fameux le fameux mot d'ordre 80 % d'une classe d'âge au bac. Non ça c'est c'est ça a envoyé des jeunes à l'échec. Je pense qu'il faut 100 % d'une classe d'âge précisément qualifier. On a dévalué en France les métiers manuels. Voyez ceux qui ont l'intelligence de la main.
Bien moi, je veux réhabiliter cette filière. Je la confierai non pas à l'éducation nationale mais aux régions, aux entreprises concrètement comme en Allemagne. Voilà, on aura beaucoup moins de jeunes qui seront au chômage. Juste avant d'accueillir Marine Telier et de poursuivre ce ce débat intéressant hein sur la doctrine de maintien de l'ordre. Euh un mot politique euh puisque si l'on regarde les sondages, vous n'êtes pas franchement en dynamique, c'est le mot qu'on puisse dire. Vous êtes à la fois derrière Édouard Philippe et Gabriel Atal. Il y a un sondage qui a donné David Lissnard, le maire de Cann devant vous, même si un autre a montré un écart différent.
À quel moment vous vous direz là, j'arrête les frais, ma candidature, elle ne sert plus à rien. Alors, c'est extraordinaire parce que le sondage que vous montez que vous montrez, c'est un sondage qui a plusieurs jours et depuis il y a eu plusieurs sondages qui ont contredit ce sondage. Et vous reconnaissez Bron que je viens de le dire dans ma question. Ouais. Oui. Non mais c'est drôle, c'est c'est un sondage qui est effectivement celui où David vous. Je le dis aux téléspectateurs, je le dis aux téléspectateurs ça découle d'un choix éditorial. Un choix éditorial.
Bruno Rillo, je viens de citer les autres sondages où David était devant mais c'est une façon habile de ne pas répondre à ma question. Vous À quel moment est-ce que vous direz "J'arrête les frais". Au fond, ma candidature, elle ne sert à rien. Je porte un projet qui est un projet de rupture et je pense que les gens et depuis hier soir, ils veulent à la fois une radicalité je veux renverser la table sont pas les anciens premier ministres pour mais parce que ça a pas commencé et ça commencera très tard, très très tard la campagne pour que les gens s'en saisissent. Vous savez aujourd'hui c'est la vie chère, c'est l'angoisse et ils sont sidérés de ce qu'ils ont vu hier soir.
Je porte à la fois un projet radical, je veux renverser la table et c'est pas les deux premiers ministres de monsieur Macron qui portent si je dire son héritage qui pourront le faire. Et la crédibilité et ça madame Le Pen ne porte aucun projet de crédibilité. Mais si Bruno Retaillot David Linstar passe devant vous, est-ce qu'à ce moment-là vous direz puisque vous le qualifiez d'ami bah écoutez mon ami, je me retire et je me rallie à à ta candidature parce que j'imagine que vous le tutoyez. Nous nous verrons oui en suoi depuis très longtemps.
Ça fait des années des années mais j'ai la certitude que mon projet est singulier et je veux j'ai la certitude que mon projet et le bon projet pour relever la France c'est un projet qui donnera plus de pouvoirs d'achat quasiment de mois j'assume de sortir des 35 heures. J'assume de dire aux français pour 30 minutes de plus de travail par jour, ce sera quasiment deux moisinettes par an de plus. Est-ce que vous pourriez vous retirer pour David Lisnard ? Non je porte je suis en train ça fait trois fois vous me posez la même question. Et ça fait trois fois que vous répondez. Voulez-vous que je m'exprime en espagnol, en italien, en anglais, en allemand.
Euh toute langue que je maîtrise pas nécessairement très bien. Euh mais je vous ai répondu, je pense que ce projet-là, il est singulier et en terme d'économie, de pouvoir d'achat et d'ordre public. Donc donc il y aura un bulletin Bruno Retaillot le 18 avril 2027. Il y aura chacun pourra effectivement voter dans l'ure. Bruno Retaillot. Les choses sont dites. L'heure est venue Bruno Rotaillot du grand débat dans France je sur France Inter et sur France 2. Elle est comme vous candidate à l'élection présidentielle secrétaire national des écologiste. On accueille tout de suite Marine Tondelier.
[musique]
Bonjour Marine Tolier. Bonjour. Bonjour monsieur Retaillot. Merci. Merci d'avoir accepté de de débattre face à à Bruno Retaillot dans dans Fran jeu. Je le disais, vous étiez hier dans les dans les cortèges à Paris. Euh vous avez entendu ce qui a pu être dit par Bruno Rota depuis le début de cette de cette émission. Euh, qu'est-ce que vous avez envie de lui dire ? Sur quoi avez-vous envie de d'interpeller celui qui est candidat comme vous à l'élection présidentielle ?
Bon, il y a plusieurs euh choses sur lesquelles je reviendrai dans le cours du de l'échange, mais commencer évidemment par vous dire la stupéfaction euh des écologistes et la mienne en particulier parce que j'étais présente que notre local est au milieu du 11e arrondissement et que j'ai pu assister à des scènes de désolation hier euh en allant euh sur les plateaux télé, ce matin en voyant l'état des rues et je personne ne peut tolérer ça. Et en fait, il y a pas de gagnants de la journée d'hier, il n'y a que des perdants.
des manifestants dont les revendications n'ont pas été entendu alors qui venaient pacifiquement et qui ont fait l'objet pour certains et pour beaucoup trop de monde de gazage de de nassage qui sont des pratiques qui interrogent quand même sur le main de en France. Les policiers qui ont été attmet monsieur les policiers qui ont été blessés, les commerçants qui ont été vandalisés, moi j'ai eu plusieurs retours là du 11e arrondissement qui sont intolérables et qui montrent le le double échec du gouvernement et évidemment tout le pays finalement les Français qui ont vu ces scènes à la télé et qui sont extrêmement choqués comme je pense on doit tous l'être.
Moi ma première manifestation c'était il y a 25 ans en 2002 parce que Jean-Marie Le Pen était au 2e tour de la présidentielle. J'ai manifesté à lance comme lycéenne euh et jamais j'aurais pensé que manifester pouvait être une mise en danger de sa sécurité, de sa santé, qu'on pouvait en revenir mutil comme cinq personnes l'ont été depuis le début du mouvement lycéen. Et donc, je voulais vous demander que pensez-vous qu'il s'est passé en 25 ans pour qu'on en arrive là, pour engager le débat avec vous ?
Parce que moi sincèrement, je je me demande à quel moment on s'est habitué à ne plus avoir le droit de manistifester, à voir ces images et finalement à une situation qui ne peut convenir à personne et dont vous êtes en partie responsable puisque vous êtes à la tête d'un parti qui a été au gouvernement, vous avez été vous-même ministre de l'intérieur et les choses ne se sont jamais amélioré ni sur la justice sociale, ni sur le maintien de l'ordre, ni sur la sécurité des manifestations qui sont même interdier, c'est vous vous amis vos amis de LFI parce que on sait bien comment ça va se terminer. Ça se terminera avec monsieur Mélenchon, mais vous aussi par vos déclarations.
Par vos déclarations. Quand vous disiez par exemple en 2023 qu'il avait chez les forces de l'ordre un racisme systémique lorsque vous avez accusé un policier d'avoir voulu noyer un jeune à Bfort alors même que le procureur de la République avait dit mais non, c'est certainement pas ça. Vous qui encore une fois hier vous appeliez à revoir le maintien de l'ordre sans doute parce qu'il était trop soft. Non, trop doux. Oui, bien sûr. Vos amis, vos amis, madame Rousseau, madame Rousseau qui appelait les forces de l'ordre au calme. Donc, vous voyez, madame Tondolier, vous avez vraiment une responsabilité qui est énorme par votre discours parce que c'est toujours la même chose.
Non, les forces de l'ordre, vous voyez, c'est le bouclier de la République et moi je protège ceux qui nous protègent. Moi je pense que la République doit être protégée et dans ses symboles et dans ses valeurs. Et hier, elle n'a été protégée ni dans ses symboles. On a vu les images terribles de l'image qui la faute, je ne vous ai pas coupé, monsieur Raillot, ni dans ses valeurs puisque dans les valeurs de la République, il y a aussi le droit de pouvoir manifester pacifiquement. Moi, je suis arrivé garde du nord hier à 12h17 avec mes enfants que évidemment qui allaient pas manifester avec moi vu comment ça se préparait mais qui voilà qui venait pour m'accompagner ce weekend.
déjà à Gare du Nord euh c'était le gazage, le nassage parce que la situation était hors de contrôle à 12h euh puis euh à République où j'allais juste rejoindre le cortège des écologistes, les gens ont été nassés et gazés dont l'orchestre du monde 400 personnes avec des instruments de musique qui veulent juste de la musique. Et donc moi je demande, attendez, non mais juste comment on fait que les l'orchestre du Nouveau monde des musiciens 400 qui viennent mettre de la joie de la convité la manif sont gazés et nassés dès midi et que par contre les pillages personne ne sait les arrêter. C'estàd que c'est un double échec. C'est un double échec pour le matin d'ordre pour les françis.
Si vous me permettez et je vous laisse répondre dans un instant Bron Taillot pour que les choses soient clair puisque vous dites il faut ralbol de cette doctrine du maintien de l'ordre puisque vous êtes candidate à l'élection présidentielle et pour que ça puisse être projet contre projet ça veut dire quoi dans ce casl une doctrine de main de tous les monsieur a aussi dit que cette doctrine de maintienord n'allait pas vous voulez plus de la durcir encore plus moi ce que je dis c'est que elle n'est pas utilisée à boncient hier je je discute avec des commerçants du du 11e de 19h à 1h du matin, ils ont vu passer en tout et pour tout boulevard Voltaire deux voitures de police qui ne se sont pas arrêté qui ne se sont pas arrêtés.
Ils ont dû défendre leur commission eux-mêmes et une dame, celle du Carrefour City dont le fils a défendu seul le magasin me dit "Moi, j'ai j'ai on nous a dit en fait, on appelait la police, disait "Défendez-vous tout seul, on peut pas venir." Et donc, elle défend ce magasin elle-même et à la fin quand les CRS finissent par arriver dans la nuit, elle est victime de coup de matraque parce que usage indistinque de la force, elle finit avec 12 points de futur après avoir défendu toute la soirée son magasin. Donc elle elle dit "Moi hier, il y avait pas d'état pour moi." À Paris, il y avait plus d'État. C'était le chaos. Et dans d'autres villes de France aussi. Attendez.
Et donc, comment vous expliquez qu'il y avait autant de police sur les manifestants et que les manifestants n'ont pas pu défiler sereinement les pacifistes ? Donc eux, ils ont fait l'objet d'une répression forte et par contre les commerçants ont été livrés à ce qui est inacceptable. Vous pouvez pas trouver ça normal. Madame Tondelier, euh le maintien de l'ordre, ça ça commence d'abord, ça débute d'abord dans le discours. Euh je vous ai entendu à deux reprises à l'instant dénoncer le gazage et le nassage. En gros, dénoncer des actions policières. À aucun moment vous n'avez répondu à ma question. Qui est responsable de ces pillages de ces incendies ? Qui je le note, je deuxième chose.
Est-ce que vous pensez que ce sont les manifestants ? Laissez-moi parler. Laissez-moi parler. Brun s'il vous plaît. Brun ensuite vous dites, vous décrivez une situation en disant "Mais il y a pas d'état, pardon. C'est vous, c'est vous qui participez à désarmer l'État. Voyez, c'est vous par exemple à Saint solide. Mais mais bien sûr à Saint-sol Solide, quand vous prêchez par exemple la désobéissance civile, voilà, vous ébranlez en réalité les piliers de la République et on le voit bien, c'est jamais est-ce que vous êtes capable de dénoncer les pilleurs ?" Quel constat la faute hier ? Évidemment, pour qui me prenez-vous, monsieur Rou ?
Qui pensez-vous qui parce que j'en ai été victime et que je trouve inadmissible dans un pays dont voilà dont dont la liberté de manifester est un droit fondamental. Vous ne laissez jamais terminer. s pas dire que vous avez entendu pas tous en même temps mar termine et on a un échange apaisé conuc que dans une répuique dans notre démocratie on ne puisse plus manifesté de manière apaisée et que les manifestants pacifiques fassent l'objet de plus de répression que les commerçants qui se font piller ne sont protégés et donc attendez monsieur c'est l'expérience concrète que j'ai vécu donc si vous dites que je mens il se trouve que c'est c'est mon vécu.
Non, mais Marine juste pour que les choses soient précis, est-ce que ça veut Attendez s'il vous plaît Bruno R s'il vous plaît est-ce que ça veut dire concrètement qu'il faut par exemple interdire les grenades des encerclements, les grenades assourdissantes dans le cadre de ce type de situation de maintien d'ordre ? Est-ce que ça veut dire interdire les LBD pour là encore essayer d'être concret sur ce que vous appelez de vos vœux, c'est-à-dire une nouvelle doctrine de ma pays d'Europe qui utilisent le LBD contre des manifestants non violents et de manière indistinte, il y en a quand même pas beaucoup. Donc ça la question doit être posée.
Moi je veux poser trois choses pour être assez sereine dans le débat parce qu'en fait mais est-ce que je peux je peux juste terminer moi je je trouve que François Surau pose des mots très très justes sur euh la liberté fondamentale et le fait qu'on y renonce euh pour des raisons d'ordre et de sécurité ce qui peut être entendu dans des circonstances exceptionnelles mais aujourd'hui en France l'exception devient la norme et devient le droit et et et devient notre quotidien. Et donc on devrait s'habituer à ne plus pouvoir manifester sereinement, avoir des manifestations interdites.
Je ne m'y habituerai pas comme plein de personnes qui plus d'un million hier quasiment sont venu manifester avec nous. Ce que je dis aussi c'est que débatz tout seul débat avec Benjamin du force. La force publique elle est là pour protéger les citoyens y compris quand ils souhaitent contester un gouvernement. Ils ont des tas de raisons très légitimes de le faire. La force publique, elle est pas là pour protéger l'état des contestations et je fais bien la différence entre les entre les entre les manifesteurs non violents et les casseurs que je condamne évidemment. Alle, vous venez d'entendre par exemple voilà les LBD ça, il ne faut euh plus les utiliser dans ce type de situation.
Voilà ce qui est porté par Marine Tondelier. Évidemment qu'il faut des ce qu'on appelle des instruments intermédiaires parce que sinon les policiers quand ils seront d'eau au mur, ils n'auront plus que leur arme létale. Donc c'est fondamental d'avoir ce qu'on appelle des forces intermédiaires. Simplement si hier vous avez été gazé, c'est pas parce que les policiers vous ont visé. Est-ce que vous avez vu les images, la violence avec lesquelles les policiers recevaient sur la tête des pavés, des barres de fer ? Et quand ils envoient une grenade quand ils envoient une grenade lacrymogène c'est pas simplement parce qu'ils ont envie de le faire, c'est pour protéger y compris les manifestants.
Vous savez Marine Tolier, craignez craignez le moment, craignez le moment, craignez le moment où tous ces jeunes policiers, tous ces jeunes gendarmes un jour déposent le bouclier parce qu'ils sentiront que on a plus confiance en eux. Et vous verrez à ce moment-là, vous n'aurez plus une seule manifestation dans les rues. Le monsieur, la confiance envers la police, faut la protéger. Mais ça passe aussi par par être irréprochable à une doctrine qui soit une hypocrisie incroyable. vous déconstru la désobé en science civile. Il y a encore quelques mois, j'ai vu des é des élus écologistes qui ont signé notamment contre des agriculteurs en disant sur les bassines et cetera, allez-y.
Vous voulez vous voulez si vous voulez, on va s'arrêter sur ce point Marine Tolier, moi je vous ai effectivement entendu dire c'était fin août, envisager la possibilité si Marine Le Pen était élu de pratiquer et d'assumer de pratiquer une forme de désobéissance civile. Attendez, la désobéissance civile, c'est dans les fondamentaux écologistes, mais notre mouvement notre mouvement notre [rires] mouvement a toujours revendiqué la non violence.
laence et je constate monsieur je constate monsieur et après j'aimerais qu'on puisse parler d'autres choses que de ça parce que ce mouvement il y a autre chose derrière mais vous la tolérez quand elle vient des agriculteurs et pas quand elle vient non pas des casseurs où on est tous d'accord mais des lycéens les lycéens qui avaient des revendications justes avec lequel je pense que vous pouvez être d'accord les classes les plus chargées d'Europe les professeurs les mois bien rémunérés d'Europe pas de papier et même parfois pas de porte dans les toilettes pas assez de table pas assez de chaise et parcours sub qui est anxiogène. Il pose des questions légitimes.
Qu'est-ce qu'on leur répond au niveau du gouvernement ?
votre parti être représenté votre partie être représenté on leur envoie des forz tout à l'heure comment se fait-il qu'il y a eu 8000 interpellations et seulement vous dites seulement 27 enfin 8000 voilà de gens qui sont interpellés et seulement 27 ou 26 détention provisoires poursuite et peut-être parce que les gens étaient arrêtés de manière indistincte alors que comme beaucoup me l'ont dit ils n'avaient rien fait toujours c'est toujours la police qui est en défaut excusez-moi monsieur Rillot ces jeunes au lieu de leur envoyer des réponses politiques On leur envoyé des forces de et ça c'est pas c'est pas un truc contre la police, c'est un truc contre les le gouvernement et les décisions qu'il prennent et la manière dont ils ont géré ce conflit social et aujourd'hui on en arrive là.
C'est pas comme ça qu'on gère un conflit social. Il faut des réponses politiques au revendication. Marie Tolier, le moment est grave et je pense que et vous et moi on est attaché à la devise républicaine. On est attaché à la répées symboles valeur aujourd'hui. Exactement. Aujourd'hui vraiment aujourd'hui et regardez félicitations pour le petit Léon et j'imagine que pour lui vous voulez le meilleur mais aujourd'hui c'est la violence et est-ce que demain par exemple quand le texte anticasseur passera est-ce que vous donnerez la consigne à votre groupe de le voter ?
En fait, ce qui est assez sidérant, c'est que votre seule réponse à tout ce qui se passe en France depuis un mois, mais en fait depuis 10 ans, elle est sécuritaire et on ne répand pas un mouvement social en n'ayant qu'une réponse sécuritaire. Et je pense que vous voulez répondre, vous voulez répondre une question, vous voulez répondre à ces racaill et cetera justement en leur faisant les yeux doux. Franchement, franchement, après avoir la doctine de maintien de l'ordre qui échoue hier et a protégé les manifestants et à protéger des commerçants, double échec et double peine pour les Français, c'est vous qui l'avez mise en place. C'est vous qui l'avez mis en place depuis monsieur Sarkozi.
Bah, c'est vous étiez mis de l'intérieur quand le nouveau schéma directeur a été mis en place. Monsieur Sarkozy, suppression de la police de proximité et toujours plus de réflexion, toujours moins de dialogue. Résultat, on en arrive là et ça c'est le bilan de votre parti et de toutes ces participations gouvernement. S'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît. Je veux juste intervenir là pour que les choses soient claires. Bruno Rillo vous pose une question sur la loi anticur.
Je précise et je crois comprendre que c'est dans votre esprit aussi ce qu'a dit le premier ministre sur la loi dit casseur payer, c'est-à-dire un texte de loi qui permet au fond d'engager la responsabilité de ceux qui participent à un attroupement qui peut aboutir à des violences, y compris si ce n'est pas la personne qui les commet directement. Est-ce que ça Marine Tondelier quand ce texte sera présenté aux députés écologistes, vous le soutiendrez ? Alors, il va commencer au Sénat si je ne me trompe pas bientôt et ensuite à l'Assemblée nationale. Oui. Non mais il y a pas de problème.
Je je f pas la réponse et je vous dis nous ne voterons pas ce texte parce que la réponse sécuritaire toujours plus forte un est un échec et deuxièmement que cette loi elle est pas constitutionnelle [rires] juste quelqu'un peut comprendre quelque chose pour ceux qui ont envie de comprendre et qui nous écoutent cette loi anticasseur qu'est-ce qu'elle dit ? Et monsieur Caner l'expliquait très bien hier dans un débat avec moi sur une autre chaîne. Monsieur Caner hier s'est retrouvé dans les rues de Lî à protéger sa permanence. Juste à côté, il y avait des jeunes qui cassaient un magasin.
La loi anticasseur, elle dit que si vous étiez dans un groupe, à côté d'un groupe qui commet des des pillages, des sacages, [grognement] vous en êtes responsable avec eux. Oui, mais comment vous jugez qui est dans le groupe ou pas ? En fait, la réalité aujourd'hui, c'est qu'avec les nassages, avec les les mouvements de foule, dans des manifestations où plus personne ne comprend rien parfois, moi hier, j'essayé de sortir de la manifestation pendant 10, 15, 20 minutes, j'étais dans une manifestation parfois itinéraire bis, pacifiste, parfois sauvage. On ne comprenait plus rien, c'était le chaos.
Et donc si tu te retrouves au mauvais endroit, au mauvais moment, alors tu tu te retrouves euh sanctionné comme des casseurs qui étaient vraiment venus avec l'intention de libérer de casser. Et donc en fait votre problème, monsieur Retaillot, c'est qu'à la fin vous êtes indistant sur la répression et vous mettez en danger l'état de droit. Mais j'ai noté que vous disiez que l'état de droit n'était ni intangible ni sacré quelque part. Votre réponse est cohérente avec ces propos. J'assume. Bah c'est absolument en fait vous voulez qu'on aille plus manifesté faut dire comme ça mais pas du tout. Je veux que on puisse aller manifester tranquillement, paisiblement.
Mais vous vous voyez c'est terrible parce que je vous équipe enfin je vous écoute. L'écologie c'est une belle cause. Pourquoi est-ce que vous l'abîmez justement avec cette espèce de gauchisme cette culture de l'excuse ? Pourquoi ? Monsieur Retaillot, je condamne sans réserve les actes hier. J'apporte mon soutien sans réserve aux policiers, aux commerçants, aux manifestants mais je trouve que parce que vous êtes le candidat du chaos. Vous l'avez organisé. Vous l'avez vous avez organisé l'injustice sociale, une doctrine très dure et le bilan, ça c'est le vot et c'est celui de Macron, de le cor et de monsieur Nunz. Mais le votre aussi monsieur. Merci, on a vu vos vos oppositions.
Merci Bruno Rotaillot d'avoir été l'invité de fran jeu. Merci Marineelier d'avoir accepté de débattre. Tout de suite sur France Inter, vous trouvez Denich sous pour CO2 mon amour sur France de Laurent de Laus pour 13h15 au programme du cœur au don d'organe un magnifique document [musique] consacré au don d'organe fran je reviens la semaine prochaine même lieu même heure. le débat et vive la politique.