Violences de l'ultragauche : "Jean-Luc Mélenchon entretient les velléités de certains groupuscules"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:02OuverteRéponse partielle
Est-ce que ça vous préoccupe vous ou pas ces mouvements d'ultra gauche ? Est-ce qu'on en fait trop ou bien la menace est une réalité ?
- 3:19RelanceRéponse directe
Est-ce que les conditions aujourd'hui sont réunies pour qu'on puisse voir naître à nouveau des groupuscules comme ceux que nous avons connu dans les années 80 comme Action Directe ?
- 5:17FerméeRéponse directe
Certains qualifient d'écoterrorisme ces actions. Vous partagez ce terme ?
- 6:36RelanceRéponse partielle
Comment expliquez-vous que le PNAT n'ait pas été saisi dans cette affaire ?
- 8:01OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous que ces personnes ne soient pas placées en détention provisoire ?
- 10:02FerméeRéponse directe
Est-il encore actif, le groupe de Tarnac ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:57Fait
« Est-ce que les conditions aujourd'hui sont réunies pour qu'on puisse voir naître à nouveau des groupuscules comme ceux que nous avons connu dans les années 80 comme Action Directe ? »
- 6:36Chiffre
« Il y a à peu près 2000 militants d'ultradroite en France qui sont quand même surveillés. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Je le disais en préambule hein, c'est une information europe que nous venons d'apprendre. Des tags en couleur rouge sur la façade d'une mairie dans les Vauges. Nous sommes à Nomexie, ville de 2000 habitants dirigée par le maire Ern Yan traiteur. Les inscriptions sont sans équivoque. Yan égal fureur, noeren siamo tutti antifascistice. Cela signifie en fait nous sommes tous contre les fascistes. Voici ce qui a été écrit. Cela n'a rien d'anodauin ni d'anecdotique hein, contrairement à ce qu'on pourrait croire parce qu'une enquête a été ouverte et de cela nous allons parler. Alors, c'est vrai que l'ultra gauche, je crois messieurs que vous avez déjà travaillé sur le sujet. C'est une mouvance que vous connaissez extrêmement bien. Antonin André, Adrien
Matou, c'est une mouvance qu'on peut difficilement palper et appréhender parce qu'elle est très protéiforme Adrien Matou et à la fois dans sa manière d'agir, à la fois dans sa manière d'intervenir et à la fois au niveau de ses différentes provenances géographiques. He c'est un petit peu ça la difficulté. Ouais, c'est ça. Parce qu'on a en fait on a regroupé sous un terme ultra gauche des militants extrêmement divers. Alors, ils ont tous en commun de ne pas être des islamistes et de ne pas être des militants extrême droite. Mais ça laisse et après voilà, il y a tout un éventail d'idéologie. Vous avez les antifas, vous avez les autonomes, vous avez les black, vous avez des éc des écologistes radicaux. Euh le seul point commun qu'ils ont entre guillemets, c'est de
refuser euh de faire de la politique par des voies conventionnelles, donc électorales et d'avoir recours à la violence. Eux, ils appellent ça de la désobéissance civile. Oui. Alors, alors vous connaissez le terme, voilà. Après, il y a il y a une désobéissance civile beaucoup plus pacifique qui consiste à à s'asseoir par terre, faire des citines et cetera. Là, on sine, ils appelaient ça de la désobéissance civile, hein. Je suis pas sûr que ce soit à Ododin à Saint-Soline ce qui s'est passé. Mais en tout cas euh c'est quelque chose de très protéfor de pas centralisé. Ça qu'il faut comprendre. C'est on n pas à faire une espèce de mafia tentaculaire. Non, c'est vraiment des groupes isolés souvent dans cette petite taille. Et là encore l'éventail de violence, il
est assez large, hein. Bon là, on a des tags, des fois on a des projets d'attentat à l'autre extrémité du spectre. Euh d'autre fois c'est de dégradation de matériel. Donc voilà, c'est quelque chose d'assez diffus. Il y a un débat quand même pour savoir voilà quelle est l'ampleur de la menace. ou c'est assez difficile à caractériser les les services disent qu'ils la prennent au sérieux mais c'est vrai qu'on peut pas non plus comparer ça à l'ampleur de la menace islamist par exemple et personne ne fait ça effectivementin alors Antonin André c'est vrai que c'est est-ce que ça vous préoccupe vous ou pas ces ces mouvements d'ultra gaucheve est-ce qu'on en fait trop ou bien la menace est une réalité parce que je vais quand même en tonant André rappeler que
bien un projet on se pose la question en tout cas un projet d'attentat visant les forces de l'ordre a-t-il été déjoué c'est vrai que fin juillet, les policiers français ont interpellé h jeunes. Ils sont suspectés, ces jeunes, de s'être entraînés militairement avec des explosifs en vue d'un rassemblement contre la ligne LGV Lyon Turin en Italie. Là, c'est pas un sitting dans des champs hein, ce qui se prépare. Non, en même temps. Alors, il y a plusieurs éléments. D'abord, il faut se rappeler que l'ultra gauche et le terrorisme de l'ultra gauche est quelque chose qui existe depuis les années 50. On a connu les années de plomb en Italie avec le meurtre d'Aldomoro par exemple Action Directe qui était une émanation aussi de des extrémistes de gauche allemands et qui ont rappelez-vous
notamment assassiné le PDG de Renault George Bess. Donc il y a [raclement de gorge] une tradition terroriste de l'ultra gauche qui est héritée du trot skquisme et la pensée révolutionnaire au fond qui consiste à remettre en cause le pouvoir en place et à prendre le pouvoir par les armes, à faire la révolution. Et d'ailleurs Jean-Luc Lélenchon lui-même parle de révolution démocratique et parfois on n'est pas loin d'une sémantique pas du coup d'état mais du renversement d'un régime démocratique. Donc il y a dans la mouvance LFI effectivement et on on l'a vu avec Raphaël Arnaud avec ce qui s'est passé à Lyon un un développement de groupuscules qui sont sensibles au discours de Jean-Luc Mélenchon et probablement que l'audience de Jean-Luc Mélenchon entretient les véléités de
certains groupuscules qui sont lisement. Ça très intéressant ce que vous dites Anr parce que vous avez évoqué ces groupuscules. Est-ce que les conditions aujourd'hui sont réunies pour qu'on puisse voir naître à nouveau des groupuscules comme ceux que nous avons connu dans les années 80 comme action directe notamment ? Alors là où je enfin là où c'est très compliqué de faire une analogie c'est que à l'époque d'Action Directe, il y avait notamment tout un mouvement révolutionnaire qui était beaucoup plus en prise avec la société et qui allait jusque au territoire palestinien. C'était des mouvements qui étaient rattachés à la cause palestinienne, des mouvements qui étaient très structurés. [raclement de gorge] On n'est plus aujourd'hui dans cette dans cette forme
là. Il y a Mais en même temps, vous avez à côté de ce qu'on pourrait appeler des groupuscules qui font du trou que des attentats en réalité, mais en dehors de ces groupuscules, vous avez aussi un mouvement qui est plus structuré lui d'agite propre et de contestation de l'ordre public qui est davantage lié à la gauche écologiste. Rébellion par exemple qui est un mouvement qui a été créé en Grande-Bretagne qui est aujourd'hui un mouvement qui est mondial et qui a même des opérations de grande ampleur qui sont parfois violent des actions violentes et c'est cet aspect là des choses aussi qui est en train de de monter aujourd'hui déjà avec par exemple action rébellion dans l'écoterrorisme Antonin André certains qualificat d'écoterrorisme alors c'est Darmanin notamment pardon monsieur Darmanin
d'écoterrorisme en même temps il ne cherche pas à terroriser la population le terrorisme c'est on veut terroriser la population. Eux, ils s'en prennent à tous les symboles de l'État, de l'ordre et des dirigeants. Donc, on est on est sur mais ils peuvent être très violents et il y a d'ailleurs eu des morts notamment au moment de de G8 ou de G7 avec des pe aller jusqu'à l'élimination physique de certains responsables comme l'avait fait dans les années 80 action direct. Encore une fois, on en est pas là du tout. On en est pas là du tout. On est plutôt sur des modes d'action qui visent à interpeller des élus ou des actions contre des sommets ou contre des des des émanations de de des dirigeants politiques planétaires. On n'est pas encore dans le registre de l'attentat
ciblé qui pour le coup était vraiment terrorisant parce qu'on ne savait pas sur qui ça allait tomber. C'était vraiment des années en en Italie. Ça a été un gros traumatisme les brigades rouges. On on n'est pas dans ces mouvements-l aussi structurés aujourd'hui. Mais néanmoins mais néanmoins ça trouble l'ordre public suffisamment et la menace est [raclement de gorge] suffisamment diffuse et multiforme pour que ça occupe une partie des des services de renseignement. Sachant qu'il y a aussi la mouvance d'ultradroite qui a été aussi quantifiée. Il y a à peu près 2000 militants d'ultradroite en France qui sont quand même surveillés. Il a eu des attentats qui ont été déjoués notamment dans l'Est de la France qui représentent aussi une menace. Donc la DGSI est confrontée à à un éventail
de menaces aujourd'hui [raclement de gorge] protéiforme qui effectivement n'est plus du registre purement islamiste. Alors ces jeunes dont nous parlions en préambule et suspect de s'être entraîné militairement avec des explosifs en vue d'un rassemblement contre la ligne de TGV Lion Turin ont été remis en liberté hein. Il s'agit de 8 étudiants âgés de 17 à 28 ans. Je vous propose d'écouter Benjamin Cambouive, porte-parole d'Alternative police CFDT. C'est un syndicat de police he vous l'avez compris. Et il réagissait à cette mise en examen puis à cette remise en liberté de ces jeunes. Justement l'ultra gauche, on est sur des groupuscules violents radicalisés qui vont fumenter des des actions violentes. C'est exactement ça dont on parle dont on parle ici avec des actions destinées
donc à aller contre un projet ferroviaire à l'expè et oui les forces de l'ordre. Euh ce qu'on peut noter, c'est que l'interpellation euh a été rapide, a été efficace. Il y a même des mises en examen qui sont faites. Donc en effet pour association de malfaiteur et pour transport de produits euh incendiaires ou explosifs. Euh moi ce qui m'étonne voilà c'est une fois qu'on a remarqué ça que le le travail de police est réalisé qui sont présentés devant la justice, c'est en gros qu'est-ce qu'ils font effectivement sous contrôle judiciaire alors même que le parquet avait requis de placement en détention provisoire. Voilà, donc on s'aperçoit avec bien Benjamin Camboulive ce matin sur ces news que ces ces personnes ne sont pas des des gens qui font des sittings dans les champs, c'est
des gens bien plus dangereux. Comment expliquez-vous, Adrien Matou, directeur adjoint de Marianne, que le PNAT, le parquet national antiterroriste n'est pas été saisi parce que là, on n pas affaire à des enfants de cœur ? Bon, j'ai pas l'explication exacte évidemment, mais est-ce que ça vous surprend ? Euh ça ça interpelle. Après, je rebondis sur ce que disait Antonin sur le la qualification de terrorisme. Le le problème c'est que c'est une qualification qui fatalement sera toujours subjective. On utilise toujours le la notion de terrorisme pour voilà disqualifier quelque chose. C'est très connoté aujourd'hui en plus. Voilà, c'est très connoté. Exactement. Et donc on a bien vu euh dans notre espèce de d'exposé sur ce qui était l'ultra gauche que il y a tout un tas de
il y a un éventail de d'actions et dans lesquelles certaines peuvent être qualifiées effectivement de terrorisme mais qui sont plutôt marginales. Donc c'est les attentats et cetera. On n pas parlé de gauche prolétarienne justement qui était un mouvement français dans les années 70 qui pour le coup a fait des morts. Voilà donc tout à fait. Non, mais on est d'accord. Et donc le problème c'est qu'aujourd'hui euh le PNAT comme toute la justice est absolument submergé de travail. Et la question mais encore une fois c'est une question, j'ai pas la réponse, c'est est-ce que il y a vraiment des projets sérieux entre guillemets d'attentat ? On a pu se rendre compte que pour l'ultroite c'est parfois des individus isolés et en fait très amateurs. C'estàd qu'il se préparaient
de manière discrète l'ultra gauché peut-être légèrement plus structuré. J'aimerais un précédent avec Tarnac. Tarnac, le groupe de Tarnac qui était lui identifié comme un mouvement terroriste qui était un mouvement idéologique qui était basé euh dans le centre de la France et qui avait euh saboté un certain nombre de lignes TGV. Et là, on était face à un groupe qui avait une idéologie qui avait un mode d'action et qui a mené plusieurs actions et donc là on était en face d'une Est-il encore actif ? Alors alors il ne l'est plus. Il y a eu des procès, il y a eu des il y a eu le groupe a été démantelé mais là on était face à une forme d'embrillon d'organisation qui se voulait là plus structuré et qui voulait effectivement d'une certaine façon semer la terreur ou
en tout cas mobiliser les forces de sécurité avec des actions coordonnées qui visaient à déstabiliser l'État. H alors j'aimerais parce que ce qui est très intéressant et en même temps un peu inquiétant, c'est que alors j'ai eu dans une vie parallèle l'occasion d'aller en reportage à Soline. Tout ce que je vous dis a été documenté, messieurs Matou et et André, ces mouvements d'ultra gauche et ces personnes d'ultra gauche qui se rendent sur Saint-Soline ou des lieux comme ça sensibles sont des gens tout à fait intégrés socialement. on peut trouver des médecins, des infirmiers, des fonctionnaires. Il y a aussi beaucoup de fonctionnaires précaires effectivement qui peuvent voter pour l'extrême gauche et et et c'est vrai que
il y a peut-être un changement avec les années 80 parce qu'on est plus, pardonnez-moi l'expression, je m'excuse he bon sur des punk à chiant en Renault Trafic. Euh c'est un peu le cliché mais c'est bon l'image qu'on en avait dans les années 80. Aujourd'hui, Antonin André et Adrien Matou, ce sont des gens qui sont insérés dans la société. Euh est-ce que vous avez également ces informations-là ? Oui oui bien sûr. Alors après ceci dit je je vais nuancer parce que dans les années 70 c'était déjà pour beaucoup des gens très insérés parce que c'était souvent des gens des intellectuels en réel toujours dans les mouvements terroristes, il y a souvent des intellectuels qui qui ont la pensée et qui recrutent ensuite. Ah mais c'est oui mais c'est pas des mouvements de masse par pas par nature
c'est des mouvements marginaux qui sont souvent constitués de gens qui font des études de sociologie, de sciences politiques, d'histoire et cetera ou qui sont les rechetons de la bourgeoisie. Et ça, on a il y a eu des études qui ont été faites sur les antifas et on sait que les antifas, alors sans eux souvent ils sont dans une certaine marginalité par contre ils ont souvent des parents qui sont euh voilà des pontes de l'université ou la haute fonction publique et cetera. Ce qui explique quelque part aussi peut-être cette espèce de fuite en avant radicale qui est que on part sur des gens qui n'ont pas a priori des questions matérielles immédiates à se poser et qui se sont une espèce de fuite en avant radicale politique. Yeah.