Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewParti socialiste (sur YouTube)· 17 septembre 2025 59 minAutoproduit

La reconnaissance de l'État palestinien et la paix maintenant ! - #Huma2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Ah, ça marche. Bonjour à tous. Euh, bienvenue à à ce dernier après-midi de fête de l'humanité.

Alors, on est certes très fatigué après ces deux jours de débat bien sûr, mais aussi mais aussi d'agréables soirées comme nous l'avons vécu dans ce même stand hier soir avec la la Léon Boom des jeunes socialistes. Je me présente, je m'appelle Morgan Morgan Bougard. Mes pronoms sont il est lui et je suis secrétaire national des jeunes socialistes en charge des relations extérieures des relations international.

Je donc je voilà je je m'occupe des questions internationales pour les jeunes socialistes et c'est c'est important pour le Parti socialiste et les jeunes socialistes de participer à la fête de l'humanité en ayant un temps important consacré à la question palestinienne, à la question de Gaza tant sur l'aspect humanitaire et du génocide qui a lieu en ce moment. euh à Gaza et plus globalement en Palestine que plus globalement traiter euh la question euh très politique de la question de du devenir des Palestiniens en tant que nation des du devenir des Palestiniens en tant que nation souveraines avec un état. Euh c'est pourquoi donc nous avons organisé ce temps de débat euh avec Benjamin du coup ici qui représente l'association Jury qui vous présentera qui est une association qui qui défend et les qui qui défend en fait la la réalité et la la mise en œuvre du droit international. notre camarade Annap qui est député de la 4e circonscription de la Manche, donc Cherbourg en Côentin et ses alentours et euh qui est et qui est des membres de la commission de la défense de l'Assemblée nationale traite beaucoup de de ces questions internationales, des questions voilà des questions d'affaires étrangères au Parti socialiste.

Et enfin Anne Tuaillon, merci beaucoup donc qui est présidente de celle qu'on ne présente plus, l'association France Palestine solidarité qui est très investi depuis très longtemps dans le soutien au mouvement palestinien en France. Alors avant de passer à la suite, je vais vous laisser vous présenter présenter vos structures aussi pour que les personnes qui sont présentes ici puissent comprendre puissent comprendre un peu ce que vous faites et et qui vous êtes et comment vous luttez pour cet objectif que nous avons tous. Merci beaucoup déjà pour cette invitation de la part des jeunes socialistes et merci de nous donner l'occasion en tout présentant de l'association JDI donc juriste pour le respect du droit international de présenter un petit peu les activités de notre association.

Donc moi je suis secrétaire général de cette association que nous avons créé il y a à peu près un an, c'était en juin 2024 et on l'a créé avec cet objet social qui est de faire respecter et de promouvoir le droit international dans le cadre spécifique du conflit israélo-palestinien. Alors pourquoi on a créé cette association ? créé à un moment où des crimes d'envergure étaient et restent commis actuellement dans la bande de Gaza.

On parlera tout à l'heure de crime de guerre, de crime contre l'humanité et tu l'as dit en prologue de génocide et on l'a fait aussi pour éclairer le débat public et pour mener des actions judiciaires concrètes devant les tribunaux français ou internationaux ou européens pour justement le faire respecter et je serai amené tout à l'heure à présenter certaines de nos actions et notamment une mise en demeure que nous avons mise en œuvre contre l'Union européenne qui a été suivi d'un recours pour l'inaction de l'Union européenne face au génocide en cour à Gaza et à son manque d'application des règles en terme de droit international humanitaire également et nous avons encore plus récemment assigné la France devant le tribunal administratif de Paris pour non respect d'une convention qui s'appelle Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide. Je serai plus disire sur cette question tout à l'heure. Bien donc j'ai effectivement je suis Annapic et je suis voilà chef de fil pour le groupe socialiste apparenté à la commission de la défense. commission dans laquelle nous n'abordons absolument pas ces sujets évidemment parce que c'est bien concrètement je crois qu'on en parle dans pas beaucoup d'endroit pas même dans la commission des affaires étrangères en réalité à l'Assemblée nationale.

C'est un sujet qui dont les politiques s'emparent à l'extérieur du parlement et c'est là aussi une question qu'on peut se poser. Par deux fois l'Assemblée nationale a voté la reconnaissance d'un état palestinien et pourtant aujourd'hui la gauche qui avait promis cette reconnaissance c'est n'a pas elle n'a pas été promulguée lorsque nous étions au pouvoir. Néanmoins, nous avons aussi un parcours dans la reconnaissance de l'existence d'un peuple palestinien parce que ça n'allait pas de soi lorsque évidemment l'État d'Israël a été créé et que même si dès le départ il était évoqué l'existence de deux états, finalement ça ne traversait pas beaucoup la tête des Européens le fait qu'il y avait un peuple un peuple palestinien.

Alors à l'époque, on était encore dans une période coloniale, voir une période de décolonisation et que la question de euh du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes n'était évidemment pas euh celle qui est qui nous occupe aujourd'hui. La même préance, c'est pas du tout la même préance mais je crois que nous devons poursuivre ce chemin. et donc avec Dylan Boutifla, notre secrétaire national aux relations internationales.

Nous avons beaucoup travaillé autour de la position du Parti socialiste et dans le cadre de cette cette vengeance de l'État du gouvernement de Benadaniaou suite aux attentats terroristes du 7 octobre. Ça a été une position qui a été affirmée par notre premier secrétaire dans l'Assemblée nationale dès le 8 octobre. Et je crois qu'il faut le rappeler qu'évidemment c'est au regard du droit international qu'on ne peut pas être dans le deux poids de mesure et que quelle que soit l'histoire douloureuse que nous avons sur ces questions et bien il faut savoir regarder avec les bonnes lunettes. [Applaudissements] Merci.

Mais moi aussi je remercie de cette invitation et de l'occasion que nous pouvons avoir d'abord d'échanger entre nous et puis d'essayer d'approfondir un peu ces questions tout à fait d'actualité, la question de la reconnaissance de l'État de Palestine. Alors, notre association, l'association France Palestine Solidarité euh est née de la fusion de deux autres associations en en 2002. Donc nous sommes une association nationale.

Nous avons 6500 adhérents et 120 groupes locaux répartis dans l'ensemble de la France. Donc nous avons donc notre raison d'exister est la défense des droits du peuple palestinien et particulièrement la défense de son droit à l'autodétermination. Et si nous avons à défendre les droits du peuple palestinien, c'est bien parce qu'ils sont violés et qu'ils sont violés par l'État d'Israël.

Donc c'est et notre boussole, c'est le droit. Euh nous organisons toutes nos campagnes, toutes nos actions en faisant référence au droit. Alors, le type d'action que nous pouvons avoir donc bon spécifiquement depuis le 7 octobre, beaucoup d'organisation de mobilisation et mais nous essayons de faire percevoir la question palestinienne par tous les biaiss, y compris le biais de la culture.

Nous organisation des festivals de cinéma. Nous essayons de faire connaître la littérature palestinienne. Nous essayons aussi de commercialiser l'artisanat palestinien ici en France.

Et puis pour ce qui est de du côté politique, nous avons de très nombreux contacts avec les partis politiques et avec les élus. et nous avons particulièrement euh des contacts avec les élus du Nouveau Front Populaire et nous avons rencontré à plusieurs reprises Olivier Forté à plusieurs reprises également aux universités d'été du Parti socialiste et de tous les autres composantes du NFP. Nous pensons que les relations que nous pouvons avoir avec les élus, que qu'ils soient parlementaires ou qu'ils soient les élus locaux sont extrêmement importantes pour les parlementaires.

Et bien parce que ce sont eux qui font la loi et que c'est aussi par la loi que nous pouvons faire avancer un certain nombre de questions pour le respect du du droit international. Nous avons aussi des relations avec les élus au niveau européen. Voilà, nous essayons de baler de toutes les manières possible la manière de faire connaître la question palestinienne.

Et puis nous avons aussi des actions là-bas avec nos partenaires palestiniens. Nos partenaires sont essentiellement les organisations de défense des droits humains comme Alhac qui est l'équivalent de la LDH en Palestine. les défenses de les associations de défense des droits des prisonniers, de défense des droits des réfugiés, de défense des droits humains en manière général et les autres très importants partenaires que nous avons, ce sont les comités de résistance populaire en Palestine, la résistance populaire non violente.

Et nous avons demandé à venir à la fête de l'humanité Mohamed Zoiré qui est un journaliste palestinien et qui est un acteur de la résistance populaire dans le sud de dans un il est originaire d'un village du sud de Bethleéhem. Et donc tout à l'heure nous pourrons lui donner la parole. Voilà.

Alors, merci beaucoup à tous les trois pour pour cette présentation et donc comme propos comme proposinaire avant de de poursuivre nos échanges et et naturellement notre notre camarade Mohamed aura aussi l'occasion d'apporter un témoignage qui se pense sera important. Euh on pose un peu donc ces deux revendications politiques. D'une part la paix, d'autre part la reconnaissance de de l'État palestinien et même derrière aussi he plus loin que la reconnaissance, c'est comment est-ce qu'on aide les Palestiniens à construire cet état et toutes les institutions et infrastructures qui vont avec.

Quel quels sont nos débouchés politiques en tant que militant politique aujourd'hui ? parce qu'on peut sentir dans le milieu militant une forme de de latitude et de désespoir où on se on ne voit pas ce que l'on peut faire d'un point de vue militant. Ça c'est une première question.

Et pour pousser un peu plus loin la réflexion, comment est-ce que même en terme de politique publique la France pourrait comment dire accélérer le chemin vers ces deux objectifs de paix et de reconnaissance de l'État palestinien ? Quelle doit être l'action de la France si demain nous socialistes étions au pouvoir ? Alors, je pense que l'une des boussoles qui est très importante à suivre, c'est justement cette boussole du droit international.

C'est vraiment ça qui doit piloter notre action. Et ça m'amène justement à amener aborder ces deux questions. En premier lieu, la question de la reconnaissance de la Palestine en tant qu'état et ensuite la question de la politique que mène actuellement la France.

Et j'aur aussi quelques mots peut-être sur l'Union européenne qui qui il me semble important d'aborder ce point-là. Pour ce qui est de la reconnaissance, vous savez qu'actuellement on a une procédure en cours avec notamment la France et l'Arabie Saoudite qui ont fait une déclaration commune à New York proposant la reconnaissance de l'État palestinien. Alors, on va tout de suite préciser que l'État que la Palestine, elle est déjà reconnue par la plupart des États du monde par 148 États.

C'estàdire la grande majorité des États. Ce qui fait que la France est très largement à la traî. Il faudrait pas donner l'impression que la France est en lead sur cette question là alors qu'en réalité, elle est vraiment à la traîne.

C'est le premier point. La 2e chose, c'est que la Palestine est déjà reconnue comme état non membre de l'ONU, donc déjà reconnu comme état au niveau certes nonmembre mais état malgré tout. Et la troisème chose, c'est qu'il faut aussi s'intéresser aux conditions même de cette reconnaissance telles qu'elles sont posées dans la déclaration de New York.

Et alors là, il y a des choses à dire parce que précisément on est très loin des standards du droit international sur plein d'aspects. Alors, je vais peut-être me limiter à une petite série d'aspects. Donc le premier point déjà, c'est que l'état de Palestine que s'apprête à reconnaître la France et un certain nombre d'autres pays, notamment des pays occidentaux, c'est un état démilitarisé.

Ce qui peut porter ce qui peut poser un certain nombre de problèmes quand à côté de soi, on a un voisin qui est manifestement actuellement en position d'agression, qui commet des crimes contre l'humanité, des crimes de guerre, des génocides qui pourraient être amené à en commettre à l'avenir. Est-ce que c'est une bonne chose en terme de souveraineté de ne pas avoir de moyennes défenses ? Ce n'est pas certain.

En tout cas, ça signifie que l'État qu'on se propose de créer est un état qui n'aura pas de souveraineté militaire. Deuxième chose, si on regarde les conditions qui sont posées pour cette reconnaissance et notamment des conditions restrictives en terme de politique, c'està-dire que il est marqué par exemple que certaines politiques pourront être appliquées et pas d'autres dans le domaine économique par exemple ou dans d'autres domaines diplomatiques et cetera. Euh ça signifie que l'État qu'on s'apprête à reconnaître en France est un état dont on aura déterminé en amont une grande une grande partie de la ligne politique.

Euh là également, ça veut dire que l'État qu'on s'apprête à reconnaître n'est pas un état sour, ce qui pose également euh un très grand problème. Euh 3è chose, euh il est proposé d'organiser des élections dans une période de 1 an, une fois que on sera arrivé au terme du processus si on y arrive. Et il est proposé que dans le cadre de ces élections, un certain nombre de partis politiques et notamment le Hamas ne soit pas représenté.

Alors là également ça pose problème au regard d'un standard du droit international qui s'appelle le droit à l'autodétermination des peuples. Et autodétermination du peuple palestinien, ça suppose que les Palestiniens ont le droit de choisir eux-mêmes leurs représentants et qui n'ont pas à choisir parmi les représentants auxquels nous on leur donne accès. Donc là, il y a dans finalement les formes qui sont prises par cette reconnaissance une forme de néocolonialisme qui du point de vue de notre association n'est pas conforme au standard du droit international.

Et c'est pour ça que les modalités selon lesquelles est proposé cette reconnaissance nous semblent être en grande partie un leure. On peut le considérer d'une avation comme une victoire parce que elle a quand même débouché finalement cette reconnaissance. Elle a émergé suite à une contestation populaire de la politique de la France et d'Emmanuel Macron.

Donc de ce point de vue, on peut le prendre politiquement comme une victoire mais quand on regarde dans les détails, c'est quand même une grande défaite pour le droit international. Ça, il faut il faut il faut l'en tenir compte. Et la deuxième chose, c'est en plus d'être un leur, il nous semble au niveau de notre association que cette reconnaissance est aussi un contrefeu.

Un contrefeu pour masquer l'inaction manifeste de la France par rapport aux crimes qui sont commis à Gaza et notamment au crimes de génocide. Et ça va me permettre de parler un petit peu des actions de notre association. Je vais essayer d'être assez bref.

Il y a une convention, j'en parlais tout à l'heure dans mes propos liminaires, qui est la convention de 1948 sur la prévention et la répression du crime de génocide. Elle s'appelle comme ça. Elle inclut notamment une obligation de prévention du crime de génocide.

C'est une obligation qui pèse sur tous les États du monde, tous les États signataires et même les non signataires d'ailleurs parce que c'est une norme impérative de droit international. On parle de norme erga et elle pèse aussi sur l'Union européenne cette obligation de prévention du génocide. La Cour internationale de justice assez récemment, c'était dans une décision du 30 avril 2024, a indiqué que cette obligation de prévention du génocide, elle obligeait tous les États, don dont la France, mais aussi l'Union européenne en vérité à mettre en œuvre, je cite, tous les moyens dont ils ont raisonnablement à leur disposition, qu'ils ont raisonnablement à leur disposition pour empêcher la commission du crime de génocide dès lors qu'il y a un risque plausible de génocide.

Ça pose donc une double question. Est-ce que la France et l'Union européenne ont conscience de l'existence d'un risque plausible de génocide ? Et deuxème question, si t le cas, est-ce que la France et l'Union européenne ont mis en œuvre tout ce qu'elle pouvait mettre en œuvre pour empêcher la commission de ce crime ?

Première question : est-ce que la France et l'Union européenne ont connaissance d'un risque plausible de génocide ? Bah oui, pour une raison simple, c'est que la Cour internationale de justice l'a dit le 26 janvier 2024, ça fait plus de 18 mois. Donc ça fait au moins à minima depuis cette date-là parce qu'on pourrait remonter avant en regarde des déclarations de certains responsables politiques israéliens.

Ça fait au moins depuis cette date-là qu'on a connaissance officiellement d'un risque plausible de génocide. Donc première question la première condition est remplie. Maintenant la deuxième question qui se pose, c'est est-ce que la France a tout mis en œuvre pour empêcher la commission de ce crime ?

Et à cette questionlà, on ne peut que répondre que manifestement la réponse est non de manière très manifeste. Et je vais prendre quelques exemples en essayant de pas être trop long. Est-ce que la France a pris des sanctions ciblées contre des dignitaires israéliens ?

Par exemple contre Benjamin Netaniaahou, par exemple contre des ministres qui tiennent des propos qui appelle ouvertement nettoyage ethnique de la Palestine. La réponse est non. Vous savez qu'il n'y a même pas un seul ministre israélien qui est déclaré sur notre seul personnel Don Grata.

Même pas ça. C'est même pire. On va même jusqu'à autoriser l'avion gouvernemental de Benjamin Netaniaou à survoler notre territoire en violation manifeste de la du statut de la Cour pénale internationale du statut de Rome qui a émis, vous savez un mandat d'arrêt contre Benjaminahou pour crime de guerre et crime contre l'humanité et qui forcerait normalement notre pays à coopérer avec cette cour et à procéder à son interception.

Là non seulement on ne l'arrête pas mais en plus on l'autorise officiellement à survoler notre territoire. Et là, je vous le dis, avec Juri, enfin avec mon avec l'association Jordi, euh on a on est en train d'entter une procédure pour avoir accès au documents d'autorisation pour savoir sur quelle base juridique euh erroné se fondent ces autorisations et pouvoir ensuite les attaquer en justice. On vient d'avoir une victoire il y a quelques jours dans le sens où la CADA, donc la commission d'accès aux documents administratifs, a ordonné à la France de nous communiquer ces documents.

Donc, on pourra prochainement les attaquer. Deuxième chose, est-ce que la France a pris des sanctions économiques contre Israël ? Non.

Euh est-ce que la France a même été capable de stopper les livraisons d'armes ? Et bien même pas, il y a des armes, ont ça a été documenté qui ont transité pour une somme qui avoisine les 30 millions d'euros qui ont transité par le port de Fusse surmer, par l'aéroport de Roissie-Charles de Gaulle et il a fallu des mobilisations de Dockers par exemple pour empêcher certaines mais pas toutes certaines de ces livraisons d'armes. Donc la France de tous ces points de vues c'est zéro.

Et c'est la raison pour laquelle au nom de notre association, nous avons saisi le tribunal administratif de Paris pour faire condamner la France pour non respect de la convention 1948 sur la prévention et la répression du crime de génocide. Et nous avons fait exactement la même chose avec l'Union européenne parce que le la question comme je le disais se pose aussi à l'échelon européen. Est-ce que l'Union européenne a pris des mesures pour empêcher la commission du crime de génocide et aussi pour faire respecter le droit international humanitaire dans la bande de Gaza et en Sjordanie ?

La réponse est manifestement non. Vous avez constaté euh comme moi euh qu'il n'a même pas été possible de s'entendre sur la suspension de l'accord de libre association avec Israël alors même que selon les services même de l'Union européenne, on a constaté une violation manifeste des droits humains qui devrait normalement entraîner la remise en cause de cet accord. Et là, on constate l'abulation du droit humain, mais on ne prend aucune mesure.

Euh c'est euh véritablement euh problématique, c'est totalement en contravention avec le droit international et c'est pourquoi il y a une procédure pendante euh devant la Cour de justice de l'Union européenne et nous espérons prochainement un succès. Donc pour résumer la position, euh pour résumer mon propos, un la reconnaissance de la Palestine, c'est important mais un euh la France n'est pas pionnière en la matière loin de là. et de les conditions de la reconnaissance proposée nous semblent difficilement acceptables au regard du droit international et deuxièmement pour parvenir à la paix et bien il faut cette boussoussole du droit international et il semble que la France et Union européenne a perdu le nord.

Donc je je vais juste rajouter quelques petites choses parce que je partage la totalité de ce de ce qui vient d'être dit. Je voudrais revenir sur cette notion de reconnaissance de l'État de Palestine. Donc vous le savez, le Parlement le Parlement français avait voté en 2014 pour demander au président de la République de reconnaître l'état de Palestine.

Je ne vous rappelle pas qui était président de la République à l'époque. Il avait dit il avait dit que ça serait fait le moment venu. Euh bon donc bon depuis nous avons mené de très nombreuses campagnes pour la reconnaissance de cet état de Palestine particulièrement au sein du collectif pour une paix juste et durable entre palestiniens et israélien.

Et je me revois encore avec notre président de l'association aller à l'Élysée avec des valises de carte postal pour la reconnaissance de l'État de Palestine et il n'était jamais temps. Ce n'était jamais l'heure. Donc nous ne faisons pas la fine bouche.

Nous avons demandé cette reconnaissance. C'est bien, il y a reconnaissance. Mais il y a reconnaissance de quoi ?

Alors, je vais ajouter des choses par rapport à ce qu'a dit Benjamin. Macron reconnaît va peut-être reconnaître. Alors, rappelons aussi que il y a un certain nombre d'États européens qui l'année dernière ont reconnu l'État de Palestine.

Donc, c'est pas comme tu l'as dit la France n'est pas à la pointe de cette reconnaissance. Macron s'apprête à reconnaître un état dont la terre est sous occupation militaire depuis 1967 dont la terre est colonisée. Le peuple vit sous occupation et sous régime d'appartide.

Que veut dire un état occupé colonisé sous appartide ? Ça n'est pas un état, c'est une coquille vide. Donc non seulement c'est un cimetière mais en plus ça ne veut un état, c'est un des aspects de l'autodétermination.

Donc quelle autodérmination y a-t-il sous occupation, colonisation et appartê ? Il n'y a pas de de d'autodétermination à ce moment-là. C'est pour ça que nous nous disons que cette reconnaissance doit absolument être accompagnée d'une campagne et d'une pression pour mettre fin à l'occupation, la colonisation et la parté.

Et ça tombe très bien puisque l'année dernière, il y a bientôt 2 ans, 124 pays ont voté à l'ONU une résolution exigeant la fin de l'occupation et de la colonisation sous un an. C'est-à-dire que dans 4 jours l'échéance arrive. Cette résolution, elle dit qu'Israël doit mettre fin à l'occupation et la colonisation.

Alors, on n'est absolument pas dû. Non seulement Israël n'a pas l'intention de le faire, mais Israël ne fait que accélérer l'occupation et la colonisation. Par contre, dans cette résolution, il y a toute une liste d'obligations des États, des obligations des États, donc de la France.

Et parmi ces obligations, des obligations destinées à mettre la pression sur Israël pour lui imposer le droit, il y a l'embargo sur les armes, il y a l'arrêt de l'importation des produits des colonies, il y a des mesures contre les entreprises et les ressortissants français qui par leurs actes contribuent à perpétrer l'occupation et l'occup et la colonisation illégale. Il y a toute une liste de d'obligations et depuis le mois de janvier, nous interpellons le gouvernement pour leur demander quelle mesure ils ont l'intention de prendre pour appliquer ces obligations. Nous avons eu tout un tas de contacts avec des parlementaires qui ont posé des questions, qui ont interpellé le gouvernement pour lui demander comment ils allaient mettre en œuvre les obligations.

Pas plus les parlementaires que nous. Nous n'avons eu aucune réponse à nos questions. Pire, nous avons eu une réponse lors d'une une audience en rendez-vous au ministère.

Tenez-vous bien, on nous a répondu. Ça n'est pas parce que nous soutenons une résolution que nous sommes tenus de l'appliquer. Voilà la conception du droit international de la diplomatie française.

C'est quand même extrêmement inquiétant. Donc voilà pourquoi nous articulons constamment parce que là nous avons l'uvier ce sont des obligations des États et ça peut permettre d'aller vers le fait que ce soit un état de plein droit. À noter qu'il y a 3 jours, le roi d'Espagne a signé un certain nombre de mesures dont l'interdiction des produits des colonies, l'embarc sur les armes, des sanctions contre les colons espagnols et contre les soldats.

Elles sont toutes ces mesures dans cette résolution de je viens de vous parler. Donc il y a des moyens, tu demandais quel moyen politique il y a, il y a l'application de ces mesures et cette résolution devait être à l'ordre du jour et appliqué à l'ONU. et Macron a réussi le tour de force de transformer la conférence qui devait appliquer cette résolution en une conférence assez fumeuse pour parler de la solution à deux États et mais sans jamais aucune mesure concrète et surtout sans jamais aucune sanction.

Et nous savons tous que tant qu'il n'y aura pas des sanctions, Israël n'appliquera pas le droit international. [Applaudissements] Bon effectivement, on est évidemment raccord sur sur ce sujet. En fait, normalement un droit est un droit.

Il n'y a pas de conditionnalité lorsque c'est un droit et encore moins lorsqu'il s'agit de droits humains ou droits international. Et ce qui est absolument extraordinaire dans ce dossier, c'est que depuis le début, il y en a qui mériteraient le droit d'exister sous condition. Et c'est à chaque instant que ça permet finalement de ne pas faire ce qui normalement devrait être fait.

C'est la conditionnalité perpétuelle. Or, ça n'existe pas la conditionnalité pour exercer son droit. ça n'est pas possible.

Sinon, évidemment, on va tous avoir des variables d'ajustement du droit qui vont être très individualisées et là c'est la fin du droit. Donc oui, nous avons vu depuis désormais quelques mois que la question de la reconnaissance de l'État palestinien est apparu tardivement comme quelque chose d'un peu symbolique parce que l'Espagne avait commencé à agir, parce que d'autres commençaient à agir et parce que finalement on ne pouvait plus tout à fait fermer les yeux, mais nous avons nous parlementaires et tout particulièrement dans l'Assemblée nationale vécu des moments extrêmement douloureux, des moments extrêmement douloureux où finalement il y avait un impossible débat sur cette question de de ce qui se passait à Gaza euh de la réponse de l'État d'Israël face aux attaques du 7 octobre, tout était mis en place pour faire comme si avant le 7 octobre, il n'y avait pas de question de l'État de Palestine, qu'il n'y avait pas de question sur la manière dont le gouvernement israélien construisait à la fois le le la relégation du peuple palestinien aussi bien en Israël, mais non plus sur la question de la colonisation. Tout ça, on a fait comme si à partir du 7 octobre comme si il n'y avait pas de questions précédemment et que donc à chaque fois qu'on a posé la question du droit international et bien on était relégué.

C'était un impossible débat et je vous dis tout de suite que pour avoir été à l'Assemblée parlementaire France-Allemagne là on pouvait même pas mettre à l'ordre du jour le sujet. Il a fallu effectivement à l'OSCE qui est pourtant un lieu où normalement on parle droits humains, paix, droit international. l'assemblée parlementaire de l'OSCE, c'est seulement euh à l'assemblée annuelle à Porto en juillet que une résolution a été adopté et finalement a été adoptée sans qu'il y ait de votes contre concernant euh les la ce qui se passait à Gaza.

Alors évidemment, c'était pas élargi à toute la Palestine, ça évidemment, mais on voit bien que il y a évidemment des leviers d'action. Les leviers d'action, c'est la c'est juste l'application du droit international et d'un certain nombre de conventions, de charges, de résolutions que nous avons signé, voté, soutenu et c'est simplement de mettre en œuvre ce que nous avons dit que nous ferions. ça n'est pas fait parce qu'il y a un usage tout à fait politicien dans le pays et puis parce que il y a une manipulation qui est celle à la fois de certains ici mais aussi au Moyen-Orient sur la question de savoir de repositionner le débat sur ce qu'il est qui est un débat de droit et un débat sur la colonisation et la territorialité.

Et depuis maintenant de nombreuses années, on essaie de poser ce débat sur le terrain du religieux et et finalement de des actions euh guerrières sur le territoire et terroriste. La question, elle est territoriale, c'est une question de décolonisation, c'est une question de droit international et ça, il faut reposer les choses dans cet angle-là sur les mesures qu'on doit absolument prendre et que évidemment un certain nombre de groupes parlementaires ont réclamé depuis maintenant bien des mois, c'est les sanctions évidemment. Alors, d'abord euh effectivement cet accord euh UE Israël qui doit être suspendu, ça c'était une mesure que normalement la France aurait dû réclamer au plus vite.

Nous ne l'avons pas entendu ce sursuget, mais euh la France peut très directement prendre des sanctions comme elle en a prise vis-à-vis d'un certain nombre de ressortissants russes. elle peut très clairement prendre rapidement des sanctions sur des entreprises sur et et de sur l'exportation de produits français vers Israël. Si elle ne le fait pas, c'est parce que évidemment elle applique une conditionnalité qui n'existe pas avec d'autres pays.

Effectiv, on voit monter l'extrait de droite dans d'autres pays et nous ne mettons pas en cause la reconnaissance de ces États parce qu'ils ne votent pas. euh parce que les populations ont voté à l'extrême droite, on pourrait parce qu'ils parfois font des choses qui sont absolument à l'encontre des droits humains. On pourrait peut-être on pourrait évoquer ces choses-là, mais en fait, il y a pas de conditionnalité pour les autres, mais il y a une conditionnalité pour l'État de Palestine.

Et puis il y a une forme finalement d'essentialisation puisque quand on rejette de cette façon là pendant des mois, c'est que pendant des mois, on a en France aussi assimilé les Gazaouis au Hamas, tous les Gazaouis au Hamas. Et de la même façon, on oublie que la Palestine, c'est pas Gaza ou la S Jordanie, c'est Gaza et la S Jordanie et c'est surtout la les Palestiniens. Et c'est vrai que évidemment que c'est un problème que de voir que de se dire que le territoire de la Palestine est en train de d'être grignoté, colonisé et d'entendre les gouvernants et les ministres israéliens dire leur volonté d'empêcher la possibilité de la création d'un état de Palestine en grignotant le territoire, c'est finalement nous dire "Ne le faites pas parce qu'il y aura plus de territoire, donc c'est pas la peine." Sauf que le droit à l'autodétermination et des peuples, ça ne dépend pas du territoire.

Un peuple existe et un état peut exister en dehors même de la territorialité. Et cette nonre reconnaissance, c'est la porte ouverte à finalement dire bah les frontières, elles n'existent que d'un côté. Les Palestiniens, les enjordanie ne peuvent passer à volonté en Israël.

Mais par contre, il n'y aurait pas de difficulté à ce que Israélien puisse passer de l'autre côté et particulièrement l'armée israélienne. Et ça c'est un problème. Cette frontière si elle existe, elle existe des deux côtés et ça il faut qu'on le réaffirme.

Le droit international ne peut pas reconnaître une frontière que d'un côté de la frontière. [Applaudissements] par rapport à l'État. Oui.

Oui. Ça a été dit à deux reprises. Un état existe s'il y a un peuple.

Et la particularité du peuple palestinien, c'est que la moitié de ce peuple vit réfugié ou en exile. Donc on ne peut pas imaginer, envisager les contours de l'État palestinien sans se poser la question de ce que deviennent ces 7 millions de réfugiés et d'exilés qui ont le droit au retour. en vertu d'une résolution de l'ONU.

Donc il faut toujours quand on parle de solution politique se rappeler qu'il y a 7 millions de Palestiniens qui ont le droit de revenir là d'où ils ont été chassés en 1948. Toujours l'avir en tête. Merci beaucoup à vous trois.

Merci aussi à AD Castillon pour sa contribution musicale à nos échanges. Avant avant d'ouvrir le le le débat à la salle, je voulais vous faire entendre un témoignage justement d'un journaliste palestinien qui est présent avec nous. Nous pouvons l'applaudir Mohamed.

Et voilà. Et je donne aussi un micro à son interprète. Merci.

Hi everyone. Sorry to speak in English. Thank you.

Julie. Bonjour tout le monde, je suis très content d'être ici. Merci et merci là pour désolé de parler en anglais.

Je suis arrivé de 6 Jordanie il y a 3 jours et je voulais vous parler de la situation qu'on à laquelle on fait face en Jordanie. Depuis le début du génocide en 6 Jordanie aussi, on vit un un génocide silencieux à cause des attaques des colons qui sont protégés par l'armée israélienne. actually the working with plan under the protection of of the army and they are having because all of the eyes in Gaza even all of the eyes in Gaza until now there is no stop genaz and west à cause de laat tension médiatique sur Gaza.

On voit moins ce qui se passe en 6 Jordanie mais malgré la tension médiatique sur Gaza, il continue de nous tuer à Gaza mais il nous tue aussi en 6h d'anné. Déjà avant le 7 octobre, nous nous nous faisions face à la violence et aux attaques quotidiennes des colons. Par exemple, le 6 octobre, c'est le village de Awara qui a été attaqué par les colons.

Euh et depuis le 7 octobre, ça s'est encore plus aggravé parce que Israël voit que il ils n'ont aucune ils ont aucune sanction, ils ont le droit de faire ce qu'ils veulent et les colons, ils sont armés par des des ils ont été armés par l'armée enfin par l'État israélien et c'est des armes américaines et même européennes. asist was avant nous en tant que militant de la résistance populaire on a on pouvait organiser des manifestations pacifiques régulièrement unfortunately we can go to more bid community because a lot of bid community they left their area because theers attack and also because theers they steals their sheep and they cut for them the water and all of that happen under the control and under the eyes and under the protection of uh the police and Et ces projets qu'on faisait pour aider aider les communautés bédouines, maintenant on peut plus les faire parce que les communautés béduines, elles ont été déplacées parce qu'elles avaient peur des elles avaient peur des attaques des colons. Enfin, pas peur en fait, elles arrivaient plus à subir les attaques.

Elles avaient peur des attaques. Donc elles ont fu en fait parce que les colons israéliens attaquent, volent les bêtes, volent le bétail, ils coupent l'eau. Donc les communautés bedéines, elles pouvaient plus vivre là où elles étaient.

Donc elles ont dû partir. Donc maintenant ils peuvent plus faire les projets pour les soutenir comme ils le faisaient avant. [Musique] a gate and this gate is under the control of the army and they didn't have any uh like when they have a bad mood they can close this gate and they cannot allow for anyone to go out of the village and for the city I am speak about personal story my village south oflahim area they bought a gate and they close all of ils ont commencé maintenant ils ont mis dans tous les villages des des barrières des barrages aux entrées des villages euh et quand ils décident parce que par exemple s'ils sont de mauvaise humeur et qu' décident de fermer le village, personne ne peut rentrer, personne ne peut sortir, que ce soi les ambulances, les les étudiants pour aller faire leurs études, c'est eux qui décident et il y a des checkpoints et des barrages et donc personne ne peut sortir s'ils veulent pas qu'on sorte. [Musique] They choose the time when the student are going to their school or the time that we are going to our work and also when the farmers is trying to reach their land.

So they want uh the farmer not able to reach their land and not able to up the olives and the grips and to go because all of the village they are farmer and they are selling the protect that they are having from the land in the city. Et aussi ils choisissent des temps qui perm enfin qui qui empêchent les étudiants pour fermer les barrières. Ils choisissent des horaires, enfin ça peut durer 4 5 he et ils choisissent des horaires, par exemple quand les étudiants doivent aller à l'université ou quand les fermiers doivent aller sur pour aller cultiver leur terre ou ou pour aller vendre leurs produits.

Euh du coup comme ça, ils peuvent pas euh cultiver les olives, récolter les olives, récolter le raisin ou aller le vendre à la ville. Et donc du coup ça fait des des pertes de revenus très très importantes. our [Musique] giving to us after we and this summer they decision to cut off the water and they didn't send all of uh the water the half of the amount of the water they send it.

We have a big problem with the water because even steals it and they control how much we can have a water in the same time without anyone. aussi euh l'État israélien euh contrôle notre eau, il nous vole notre eau et il revendent une seule une partie, pas pas tout, mais ils en revendent une partie à l'autorité palestinienne qui après nous redistribue et des fois il ils coupent tout et on a rien. Par contre, les colons eux, ils ont accès à toute l'eau qu'ils veulent comme ils veulent.

Il y a aucun contrôle. [Musique] aussi ils peuvent vous arrêter au ils peuvent nous arrêter au checkpoint par exemple pour 1 heure juste parce queils aiment pas ils aiment pas la couleur de notre voiture ou ils aiment pas le modèle de notre voiture juste pour contrôle d'ident identité, ça peut durer 1 heure, des heures. [Musique] from SM which is giving them of like money to get more land and to build new settlement and we can see in my village like the settlement was so far but this years they starting to become more and more just before one month they demolition my auntie home because they are near the settlement they are near the new settlement aussi les colons récupèrent de volent de plus en plus de terre et la colonisation et construisent des colonies de plus en plus.

Avant le 7 octobre, ça prenait un an pour construire une colonie. Maintenant, en 3 mois, ils arrivent à construire une colonie et toutes ces ces constructions, elles sont soutenues par euh par Smotrich, donc un ministre israélien euh qui euh qui en fait il subventionne la construction des colonies et euh il donne toutes les autorisations qu'il faut. Et euh un il a donné un exemple personnel, l'exemple de sa tente.

Ils ont détruit sa maison. Ça ça faisait 20 ans qu'elle avait construit sa maison et ils ont détruit sa maison pour pouvoir prendre sa terre et pour pouvoir construire une colonie. In the West Bank we really face genocide and they enter the city A.

En 6 Jordanie, on vit vraiment un génocide silencieux. Tous les jours, ils rentrent dans les même dans les grandes villes de Si Jordanie. Ils font des raides dans les grandes villes de Sijordanie.

Euh normalement euh il y a il y a des zones euh zone A, zone B, zone C euh avec euh un contrôle de l'autorisé. Certaines ont un contrôle de l'autorité palestinienne, mais même n'importe quelle zone maintenant, ils entrent partout, ils font des raides partout. [Musique] Et aussi les colons, il ils volent tout ce qu'ils peuvent nous voler.

Ils volent nos nos bétails, nos cultures et après il ils prennent notre mode de vie et ils vivent à notre place sur nos terres. more et tous les jours ils font des raides dans les grandes villes particulièrement à Génine et Tulkarcarem et tous les jours, ils arrêtent des dizaines et des dizaines de personnes et là maintenant il y a des milliers de personnes qui ont été arrêtées. et to try to take real action to stop the genaz and also very important to stop the attack because it's very shame that until now uh the Europe country they are welcome them here in France and in every city and they come to have a holiday here then they go back and killing more and more children and woman par euh de chose avant mais ça y c'est c'est important que que vous agissiez que vous prenez des actions euh pour empêcher le génocide et même si c'est important de continuer à regarder ce qui se passe à Gaza et de de d'agir pour stopper le génocide à Gaza, c'est aussi important de de de regarder ce qui se passe en 6 Jordanie et de faire en sorte que les pays européens agissent parce que pour l'instant les colons, ils viennent en vacances, ils sont acceptés pour venir en vacances en 6h en Europe et ils viennent se reposer en vacances et après ils reviennent en Palestine pour nous tuer.

And really it's very important to take real action on the land and to be with the Palestinian on the land against all of that we have been facing and thank you very much to to let us have some voice in this very great uh like international event and we hope that uh one day the last occation in will be and keep us in mind and keep going with us to keep our merci merci beaucoup Mohamed pour pour ce témoignage qui en fait vient donner du corps à notre à notre réflexion. Euh alors euh on voulait à l'origine ouvrir la discussion avec la salle mais vu le temps, on me fait signe que ouais, ça va être compliqué. Peut-être si vous souhaitez tous les trois conclure euh avant de voilà de clore cette table ronde suite à l'intervention de Mohamed notamment.

Je vous laisse dans le même ordre que tout à l'heure. Voilà. Enversant voilà, pourquoi pas ?

Oui. Dans dans le titre de cette table ronde, il y avait le mot paix. et paix.

Maintenant, je vais peut-être dire une banalité, mais il n'y a pas de paix sans justice. Et c'est encore plus vrai pour le peuple palestinien. Ça fait maintenant 77 ans que le peuple palestinien a été chassé de sa terre.

On l'a dit que la moitié d'entrevivent en exil ou réfugié. Ça fait 77 ans qu'ils sont victimes de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et maintenant du crime le plus ignoble qui est le crime de génocide. Et ça fait 77 ans que la communauté internationale ne fait rien pour arrêter Israël.

Donc oui, il faut une paix mais il faut une paix juste. Donc il faut commencer par réparer les injustices. Quand je parlais du droit au retour tout à l'heure, c'est ce que je voulais dire.

Il faut mettre fin à cette colonisation qui est un crime de guerre. N'oublions pas que la colonisation est un crime de guerre et il faut également mettre fin à ce régime d'appartide. Ce régime d'apartide qui fait qu'il n'y a pas égalité des droits entre les citoyens qui vivent, entre la mer Méditerranée et le fleuve Jourdain.

Quand nous disons la fin de la parte, c'est ça que nous voulons dire. Les citoyens doivent être égaux en droit sur la terre sur laquelle ils vivent et leur droit en tant que peuple doit être reconnu. Mais la peine n'a pas de sens s'il n'y a pas de justice. [Applaudissements] Je vais aller dans le même sens en affirmant effectivement que le mot clé, je pense un des mots clés en tout cas de la situation, c'est celui de justice et que cette justice, elle passe justement par le respect des normes impératives de droits international les plus évidentes, notamment la répression de tous les génocidaires, de tous les auteurs de crimes internationaux, que ce soi des crimes contre l'humanité, des crimes de guerre ou du crime de génocide. la prévention du génocide dont je parlais tout à l'heure.

Et j'aimerais rappeler à cet égard là et je conclai par là que cet appareil de droit international dont participe notamment cette convention 1948 pour la préhension à l'impression du crime de génocide, c'est un droit qui a été façonné en grande partie au sortir de la Seconde Guerre mondiale face aux atrocités qui avaient été commises et c'était un moyen pour nous d'affirmer notre propre humanité de dire qu'il y a des choses qui sont tellement horribles qui révulsent tellement notre conscience qu'on se droit de les refuser. Et dans ce sens-là aujourd'hui, défendre les droits du peuple palestinien, que ce soit son droit à la vie, son droit à la santé, son droit à l'autodétermination, c'est aussi défendre notre humanité. N'aura échappé à personne que ces dernières années, nous vivons le retour des grande puissance qui entendent se servir de l'usage de la force pour remodeler le monde.

Évidemment, le conflit et ce que nous vivons aujourd'hui au Moyen-Orient, ça n'est pas, on l'a dit, d'il y a quelques mois, mais le soutien de ces grandes puissances qui vont à la confrontation guerrière, à ce gouvernement de Benjamin Netaniaou, à cette extrême droite israélienne qui mène la danse désormais, participe finalement de la mise à mal du droit international, ce qui est pour nous républicains absolument intolérable, c'est de constater que la France, ce pays qu'on a souvent appelé le pays des droits de l'homme, ce pays qui dans ces termes a souvent été un modèle pour des peuples qui justement souffraient de l'inégalité, de l'injustice et du refus des droits. Et bien ce pays aujourd'hui ne prend pas le chemin qui permettrait justement de poser les bases d'une paix juste et durable. Pour qu'elle soit durable, cette paix, cela a été dit, il faut qu'elle soit juste.

Sinon, évidemment, elle ne le sera pas. Ce sera une capitulation pour les uns. Ce sera un cesser le feu potentiellement, mais elle ne construira pas le chemin de la paix.

Il nous faut retrouver ce que nous sommes. Ce que nous sommes dans la République, c'est ceux qui fonde l'égalité en droit. Et ce que nous exigeons pour nous-mêmes, nous devons l'exiger pour le reste du monde.

Nous n'aurons aucune plusvalue, nous européens qui revendu le droit normalement si nous ne sommes pas capables de porter cette cet impératif au niveau international, comment être crédible face à ces grandes puissances qui nous attaquent si finalement nous fermons les yeux sur ce qui se passe au Moyen-Orient ? Si nous acceptons que des ministres d'un gouvernement expliquent que oui, ils ont un plan, celui de bombarder aussi le Liban, celui de bombarder aussi le palais présidentiel en Syrie et quel que soit ce que l'on pense de de du nouveau chef d'état syrien de finalement décider que l'on peut comme ça pour des raisons de politique intérieure aussi et bien aller attaquer les pays d'à côté. Et pour vous dire la vérité, j'ai rencontré il y a quelques temps ces experts de la sécurité israélien qui conseill conseillent le gouvernement de l'État d'Israël aujourd'hui.

Il l'avait prévu déjà de bombarder le Liban, la Syrie et cetera et il y en a d'autres derrière. Ils ont juste attendu attendu un petit peu de temps entre le moment où ils nous l'ont dit entre quatre murs et le moment où ils l'ont proclamé beaucoup plus médiatiquement. Il nous faut absolument aujourd'hui, il c'est de une véritable question de ce que nous sommes comme républicain que ce que représente la France que de poser des sanctions lorsque le droit international est bafoué.

Sinon, nous serons ce petit pays qui euh finalement accepte l'idée que des grandes puissance que ceux qui ont les armes remodèlent le monde en dehors de tout droit et en de en dehors de tout multilatéralisme. Merci beaucoup. Merci beaucoup pour votre présence.

Euh nous vous remercions d'avoir été là pendant tout ce weekend à écouter euh à écouter ces échanges que nous avons pu avoir et puis euh on vous dit à l'année prochaine. Au revoir. Merci bien sûr à tous les bénévoles et à et à tous les permanents qui ont qui ont tenu le stand.

C'est grâce à vous qu'on a pu avoir ce super weekend et on sera d'attaque l'année prochaine. Ouais vous je peux laisser moi c'est la fin de l'hum Ah mais

La reconnaissance de l'État palestinien et la paix maintenant ! - #Huma2025 — Anna Pic · Pourquijevote