Conférence de Jean-Luc Mélenchon sur le moment politique
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:13Invité politiqueFait
« On ne met pas 26 000 personnes à Saint-Denis seulement parce qu'on a une belle affiche. »
- 5:28Invité politiqueFait
« Des enfants qui ne sont pas protégés des pédocriminels par un système qui s'est effondré »
- 7:52Invité politiqueFait
« Nous avons le plus grand pays francophone du monde, qui est confronté à une épidémie épouvantable, c'est le Congo. »
- 8:03Invité politiqueChiffre
« Mettons qu'ils ne parlent pas tous français, mais beaucoup de monde, en tout cas. »
- 12:02Invité politiqueChiffre
« ils ont fini par accumuler une dette de 30 000 milliards. »
- 14:51Invité politiqueFait
« El Niño est en train de se mettre en route, et c'est le plus violent qu'on aura connu depuis, peut-être des siècles. »
- 31:36Invité politiqueChiffre
« c'est 580 000 personnes. Il y a 223 000 nouveaux arrivants, depuis le 3 mai. »
- 32:11Invité politiqueChiffre
« Là, il y en a 40 000 de plus depuis le 3 mai dernier. »
- 32:15Invité politiqueChiffre
« 19 000 personnes qui ont rejoint un groupe d'action »
- 32:23Invité politiqueChiffre
« Et on a créé 630 groupes de plus dans le pays. »
- 32:40Invité politiqueChiffre
« depuis le 3 mai, 14 millions de tracts et de lettres qui ont été distribués. »
- 32:45Invité politiqueChiffre
« 830 000 affiches. »
- 32:51Invité politiqueChiffre
« 21 000 maillots de football. »
- 33:16Invité politiqueChiffre
« 20 000 contributions au programme. »
- 36:30Invité politiqueChiffre
« plus de 300 000 patrons de ce pays »
- 41:42Invité politiqueFait
« Retailleau, il supprime tout. Il n a plus d'impôts, il n a plus de taxes, il n a plus rien. »
- 43:57Invité politiqueFait
« c'est grâce aux normes que nous allons pouvoir fermer certains marchés nationaux »
- 46:57Invité politiqueChiffre
« De quelque chose qui vaut plus de 500 milliards. La sécurité sociale. »
- 48:29Invité politiquePromesse
« Ces gens-là vont faire la TVA sociale. »
- 48:58Invité politiqueFait
« l'État dit « Ah, ben tiens, il faut qu'on rende ses sous à la Sécu. » »
- 50:08Invité politiqueChiffre
« on ne donne plus rien. Parce que vous nous coûtez 120 milliards tous les mois et on est en déficit de 150. »
- 51:09Invité politiqueFait
« Il n'y a pas de déficit de la sécurité sociale. »
- 51:28Invité politiqueChiffre
« Deux points de plus que la TVA normale. La TVA normale, c'est 20. La TVA moyenne, c'est 18. »
- 52:36Invité politiqueChiffre
« la part de la paie des fonctionnaires dans la richesse produite par le pays a baissé de 6 points en 20 ans. »
- 52:46Invité politiqueChiffre
« La part de l'État dans la ponction sur la richesse du pays a baissé de 7 points. »
- 58:58Invité politiqueFait
« les titres de l'État français comme dette, l'État a emprunté des sous. »
- 1:00:07Invité politiqueFait
« la monnaie a été créée. »
- 1:01:54Invité politiqueFait
« c'est interdit par les traités. »
- 1:06:10Invité politiqueChiffre
« La dette française rapportée au patrimoine français, c'est 17%. »
- 1:06:13Invité politiqueChiffre
« La dette française rapportée à sa durée étalée sur le nombre d'années où il y un titre de dette, c'est 12%. »
- 1:07:30Invité politiqueFait
« En 1953, les bons alliés de l'OTAN ont annulé la dette des Allemands. »
- 1:10:02Invité politiqueFait
« Ça s'appelle mécanisme européen de stabilité financière. »
- 1:10:26Invité politiqueChiffre
« 45 milliards d'euros à payer par la France, 65 par l'Allemagne. »
- 1:19:59Invité politiqueChiffre
« D'après Fabien Le Guay, c'est 200 milliards par an. »
- 1:20:03Invité politiqueChiffre
« D'après le rapporteur de la même commission qui est l'air, c'est 120 milliards. »
- 1:20:36Invité politiqueChiffre
« Ça coûte un milliard et demi par an. »
- 1:23:36Invité politiqueChiffre
« Ça fait 3 milliards et avec 3 milliards, vous achetez 30 canadaires. »
- 1:24:21Invité politiqueChiffre
« Il faut trouver 120 milliards. »
- 1:24:42Invité politiqueChiffre
« Il y en a pour 80 milliards. »
- 1:24:50Invité politiqueChiffre
« La TVA sociale avec deux points de puce parce que ça rapporte 80 milliards précisément. »
- 1:29:01Invité politiqueFait
« Pas de bol, j'ai été ministre, donc c'est pas la peine de venir me raconter la vie. »
- 1:29:30Invité politiqueFait
« Si vous n'êtes pas content du contenu des diplômes, balayez devant votre porte, mais ne venez pas prendre à partie le service public de l'enseignement professionnel parce que lui, il marche. »
- 1:29:45Invité politiqueFait
« On en reviendra aux cotisations, au rythme auquel il le faut, et nous en reviendrons à des élections avec les assurés car la sécurité sociale appartient aux travailleurs et à personne d'autre. »
- 1:30:27Invité politiqueFait
« Je m'étais fait traiter de colcausien en 2008 quand j'ai écrit les premiers textes où j'ai fait exprès de mettre la planification pour provoquer des cris et des hurlements. »
- 1:30:36Invité politiqueFait
« J'aurais pu écrire la gestion prévisionnelle, ça revenait au même et ça faisait plus brancher. »
- 1:30:41Invité politiqueFait
« J'ai pensé que la planification était plus robuste et mettait en quelque sorte une ambiance de travail. »
- 1:32:06Invité politiqueFait
« Le collectivisme, c'est s'approprier, c'est nationaliser le temps. C'est maîtriser le temps long. »
- 1:32:20Invité politiqueFait
« L'État doit se comporter en stratège protecteur et organisateur du temps long. »
- 1:32:36Invité politiqueFait
« Un autre monde est possible. »
- 1:33:05Invité politiqueFait
« Ils auraient pu gagner 15 ans, il leur suffisait de me donner la majorité quand j'étais membre de leur parti. »
- 1:33:36Invité politiqueFait
« Avec moi, plus jamais d'accord avec LFI. »
- 1:34:06Invité politiqueFait
« Ce que nous annonce M. Glucksmann, c'est qu'il y aura un candidat du Parti Socialiste, il en est le candidat, lui, pour la présidentielle, dans toutes les circonscriptions du pays, y compris contre les sortants insoumis. »
- 1:36:29Invité politiqueFait
« Voter Mélenchon, c'est élire Le Pen. »
Temps de parole
- Jean-Luc Mélenchon93 %
- ?7 %
≈ 74,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bon
allez c'est bon, merci les amis, merci à tout le monde pour cet accueil, merci aux députés qui sont là avec nous, vous les avez déjà tous vus, tous encouragés, donc tout va bien.
Bon,
cette rencontre mensuelle, on ne savait pas très bien ce qu'on en faisait dans le cadre de la campagne présidentielle parce que ça avait été inventé il y a, je ne pas, 3 ans, 4 ans de ça, pour une fois par mois donner une sorte de cadre, on s'était dit, je ne pas ce qu'on croyait, que bon on défilerait à tour de rôle et que ça donnerait en quelque sorte, ça permettrait de propager l'orientation, quoi, ce qu'on était en train de faire.
Et puis ça a tourné à autre chose, par les occupations des uns des autres, et qu'en faire là, ben, moi ça m'aurait manqué de ne le faire, on commençait le mois de septembre, et c'est comme ça, qu'est-ce que vous voulez, le cheval à son licol, et ben, à ses habitudes. Alors, bon, donc, on fait cette réunion et moi, elle me donne l'occasion de dire des choses, d'expliquer des choses, ce que je ne peux pas faire dans un meeting où la parole est différente et où vous avez tous compris que dans un meeting, le problème, ce n pas ce qu'on va dire. C'est ce qu'on ne pas dire, parce qu'on n'a pas le temps, parce que sinon ça durerait des heures, et ainsi de suite.
Mais j'attache beaucoup d'importance à ce que, et je ne suis pas le seul dans notre équipe d'animation, à ce que les étapes que nous franchissons soient bien comprises dans leur signification politique la plus ample et la plus profonde, et que notre campagne, en aucun cas, ne soit une espèce de suite de séquence communicationnelle, comme on peut en voir dans d'autres partis politiques, c'est-à-dire, en général, tous les autres. Parce que nous nous référons à une analyse de classe, nous nous référons à un état du monde, et de là, nous en déduisons une tactique, des stratégies. Bon, on peut dire que tout ça est un peu compliqué, peut-être bien, mais c'est comme ça.
Et c'est comme ça que nous réfléchissons et que nous tâchons de transmettre, dans une salle comme celle-ci,
une
expérience. Depuis ceux qui sont les plus jeunes et qui sont en train de constituer leur manière de regarder le monde, ils le font librement, et puis ceux qui ont déjà beaucoup guiroyé, et qui rectifient le cadre, le tamis, à mesure qu'on avance.
Alors
là, bon, c'est ça, vous le devinez, c'est une ambiance absolument étrange pour nous, parce qu'on entre dans le cinquième mois,
depuis
ma déclaration de candidature,
et
on a l'impression, à Mainsignot, d'être quasiment comme si on était dans les 15 derniers jours de la campagne. Tant il y a une ébullition, une mobilisation, des dizaines, des centaines d'initiatives qui montrent que le mouvement est devenu une réalité, le mouvement insoumis, tel que nous l'avions conçu au départ.
C'est-à-dire, non pas l'absurde organisation qui est présentée dans la presse, comme avec son gourou, qui téléphone tous les jours à tout le monde pour dire ce qu'il faut faire, mais comme un organisme dont il est extrêmement difficile d'arriver à percevoir exactement comment se font les chaînes de propagation, avec la vieille formule, la consigne, c'est n'attendez pas les consignes. Vous vous rappelez bien que j'ai jamais dit qu'il n'y pas de consignes, hein
?
Il ne faut pas se tromper. C'est vous n'attendez pas, mais ça ne pas dire qu n'y a pas. Et quand il y en a, il faut évidemment les appliquer tout aussitôt, parce que c'est aussi notre force, hein, d'être ce collectif. Alors, bon, donc on démarre comme ça, mais on ne va pas non plus devenir nombriliste, se regarder soi-même, se réjouir de ce qu'on a réussi, et on réussit à peu près tout ce qu'on entreprend, depuis le 3 mai dernier.
Et
s'il en est ainsi, ce n'est pas seulement parce que nous sommes très bons, ce qui est vrai, mais c'est surtout parce que la société est dans un état qui fait que ce type d'appel que notre militantisme politique appelle, se produit. On ne met pas 26 000 personnes à Saint-Denis seulement parce qu'on a une belle affiche. On ne met pas 10 000 personnes aux amphis comme nous l'avons fait, seulement parce que le coin est sympa. Et bien sûr, il faut le prendre dans toute sa signification. Il y a un phénomène d'osmose, puisque c'est ce à quoi nous prétendons. Nous ne prétendons pas être une direction révolutionnaire.
Nous
prétendons être un mouvement politique d'éducation populaire de masse, et notre but est d'entrer en osmose avec le milieu qui nous porte. Retenez ce mot parce qu'il fait maintenant partie du vocabulaire de la maison.
Et
cette osmose, elle, a lieu en ce moment. Nous sommes l'expression d'une exaspération populaire de masse
contre
un système injuste, brutal, violent, mais on peut le dire à cette étape.
Contre
un système qui semble être hors sol.
C
'est-à-dire avoir perdu le contact avec la réalité de la vie de la société et d'être entièrement et exclusivement dévoué à l'application de formules creuses en direction de catégories sociales extrêmement limitées.
Et
que dès lors, l'État semble avoir disparu, la responsabilité qu'il a à l'égard de la société ne plus existait, et les situations les plus invraisemblables s'empilaient les unes sur les autres. Des enfants qui ne sont pas protégés des pédocriminels par un système qui s'est effondré, des incendies qui se déclenchent alors que rien n'est prévu ni organisé par qui que ce soit pour y faire face, si bien que des centaines de pompiers sont envoyés comme ça sur la ligne de front quasi, on a l'impression qu'on leur a dit vont aller, il faut y aller,
mais
on ne sent aucune organisation collective, on ne sent pas l'État, et la société génère aussitôt des expressions de solidarité qui bouleversent tout le monde comme ça s'est passé pendant les incendies. Mais la société est disponible pour la solidarité. Ça n'a pas été sauf qui peut, débrouillez-vous chacun pour soi, après tout c'est vos villas qui crament, c'est pas les nôtres, ou c'est vos maisons qui crament, ce n'est pas ça qui s'est passé. Tout ça nous donne des indications très précieuses, d'abord parce que nous on vit tous là-dedans, tant que vous êtes, mais ça donne des indications sur ce que le collectif populaire est prêt à faire. Néanmoins,
il
n'en reste pas moins qu'il y a ce sentiment étrange
de
dire mais qu'est-ce qu'ils foutent
? Où
ils sont ? Qu'est-ce qu'ils ont prévu
? Regardez, tout
à l'heure avant de venir ici, je vois que M. Netanyahou menace l'Angleterre. Franchement, les bras vous en tombent. Ils menacent l'Angleterre, il n pas l'air de savoir à qui il a affaire là.
C
'est quand même des coriaces ceux-là. Et quand ils résistent, ils résistent pour de bon, et en général c'est eux qui ont le dernier mot. Et nous on a une dette jusqu'à la fin de l'histoire à leur égard, puisque c'est grâce à eux que nous sommes restés un peuple libre.
Bon,
je vois ça, je me dis, bon, que va faire la France ? Ben, je pense qu'elle fera rien,
parce
qu'elle ne jamais rien. Alors, vous avez vu la guerre là-bas, l'Iran, le détroit d'Ormuse, alors on a envoyé le porte-avions,
il
est revenu.
Qu
'est-ce que tout ça voulait dire ?
On
ne sait pas. Le massacre
continue
à Gaza et au Liban,
que
fait la France ? Rien.
Et
on se dit, mais peut-être qu'un jour ils vont faire quelque chose, mais quoi ?
On
ne voit pas, vu qu n'ont jamais rien fait, jusqu'à présent, qu'ils méritent d'être signalés.
Et
puis, ensuite, il y a la réalité dans laquelle, comment dire, de notre monde, notre univers à nous les Français. La zone francophone.
Nous
avons le plus grand pays francophone du monde, qui est confronté à une épidémie épouvantable, c'est le Congo. Et c'est le plus grand peuple francophone du monde. dit 100 millions. Mettons qu'ils ne parlent pas tous français, mais beaucoup de monde, en tout cas. Et nous,
on
ne sait pas. Le Québec, qui est la nation cousine, sœur, ou ce que vous voulez, pas nation, mais attention, que je fasse attention aux mots que j'utilise. La population, nos cousins. Alors eux, c'est le voisin grossier, violent, vulgaire, qui les menace.
Et
nous, les Français,
pareil.
Et tout est comme ça.
Et
vous vous dites, mais, comme si une espèce d'orage s'accumulait, et que vous vous dites, mais comment ce truc va finir ? J'essaye de trouver dans l'histoire des comparaisons de cette nature. J'en trouve quelques-unes. n pas l'intention de vous affoler davantage. Mais on a l'impression qu'une masse
s
'agglomère, qui va ensuite se traduire par des choses auxquelles nous ne serons absolument pas préparés, comme collectifs, si, pour notre malheur, elles interviennent avant 2027.
Et
puis, dans le quotidien de ce qui vient de nous arriver, quand même, notre pays a brûlé cet été.
Et
que se passe-t-il depuis, là où ça a brûlé
? Est
-ce que des moyens particuliers ont été rassemblés ? Est-ce qu'on en a tiré des leçons ? Des comités ont été réunis pour dire, la prochaine fois, on fera comme ci, comme ça, et aujourd'hui, voici ce qu'on fait avec ceux qui n'ont pas d'habitat. Voilà ce qu'on va faire pour essayer de remettre en route la biodiversité. Non, rien. Qu'est-ce qui s'est passé depuis un peu masse dans l'Aude
? Quoi
? Qu'est-ce qui s'est passé ? Je ne sais pas, peut-être que je suis mal renseigné, et qu s'est passé plein de choses. Mais est-ce que le cas le plus probable, c'est que l'élan national qui se serait affirmé, si on l'avait appelé, n'a pas pu se produire en faveur de cette population
?
Et il en va de même, Laurent Alexandre nous a expliqué ça à la réunion de l'Intergroupe, de ce qui s'est passé là-bas dans l'Aveyron. Tout d'un coup, paf, c'est un orage terrifiant, il tombe quasi comme des glaçons, des pierres qui tombent du ciel, et tous les toits, dit-il, ont été détruits. Et alors Laurent dit, bah écoute, le couvreur, il dit, mais moi comment je fais là ? Il y en a pour 5 ans de travail, je suis tout seul.
Que
va-t-il se passer ? Est-ce que le pays est capable de mobiliser 10, 20, 30, 40 couvreurs contre des situations de catastrophe de cette nature, pour dire, allez, on y va, bon, toi tu fais ci, toi tu fais là, enfin, un grand peuple avec des moyens, une organisation, un Etat ? Pas chacun se débrouille, on verra, et puis un type qui va faire le malin, là-bas en disant, oui, les assurances ne sont pas prêtes. Alors, pendant que j'en suis à parler des assurances, autre sentiment de hors-sol.
Mes
amis et camarades,
une
énorme crise financière est en train de mûrir, qui résulte de la conjonction, d'une part,
que
la masse de capitaux qui a été accumulée pendant des années et des années, et qui suit la loi du capital, c'est que le capital accumulé doit s'investir, c'est sa règle, pour être transformé en marchandises, puis en argent, et rebolote.
Une
masse s'est précipitée vers les investissements du côté du numérique et de l'intelligence artificielle,
dans
une ruée irrationnelle,
car
il n'existe aucun modèle économique qui permette d'affirmer que cette masse de capital va recevoir une rémunération et dégager des profits dans un délai raisonnable. Personne ne sait ce que cette chose peut donner. Si, nous, nous savons, une crise. Parce que, comme toutes les bulles, à un moment ou à un autre, elles éclatent. Et puis, il y a cet événement, et en même temps, il y en a un autre.
C
'est que, quand bien même les États-Unis d'Amérique disposent, par un privilège qui n'appartient qu'à eux, d'appuyer sur un bouton et de donner des dollars, quand bien même, depuis 2006, les États-Unis d'Amérique
ne
donnent plus aucune indication sur la masse monétaire qu'ils mettent en circulation dans l'année,
ils
ont fini par accumuler une dette de 30 000 milliards. Alors, même pour faire semblant, il faire quelque chose. Et alors, ils ne savent quoi
? Si
bien que, dès qu'un pays a une difficulté, qu'il dira, qu'est-ce que j'ai, moi, pour retrouver des sous, on ouvre le coffre, ah tiens, des dollars, des bons du trésor américain. Tout le monde a ça, alors si on va les vendre. Oui, mais, s'ils les vendent, comme a commencé à faire le Japon, c'est la menace pour le monde entier que le dollar lui-même s'écroule. Par conséquent, nous sommes,
on
appelle ça métastable, ça veut dire à la limite de l'équilibre. Cette bulle est à la limite de l'équilibre. Une pichenette à un endroit peut la foutre par terre. Et là,
comme
ils ne savaient que faire, ils se sont rachetés leurs dettes à eux-mêmes. Je vous fais grâce de l'explication du détail, parce qu'à chaque fois, comme je suis là, je vous vois, il en a qui ouvrent des yeux comme ça. Le moment où j'explique que la banque n pas l'argent qu'elle prête, c'est toujours le moment que je préfère, parce qu'il y plein d'états de gens qui font comme ça, genre, c'est quoi l'arnaque ?
Bon.
Alors, on en est là. Ça ne va pas se passer tranquillement, c'est impossible. À quel moment ? Personne ne le sait. Ça peut être demain matin, mais ça peut être dans trois mois, mais ça peut être dans un an. Mais nous, ça nous intéresse beaucoup, parce que comme on est dans une élection présidentielle, imaginez que, à tout le reste, en plus, on est ça, une crise monétaire mondiale. Alors, il y a des moments où on va un peu rigoler, parce qu'on les verra les mêmes, qui nous expliquait que la Banque Centrale Européenne, qui n'a même pas le droit de regarder la porte d'entrée, parce que c'est une menace, hein, pour ceux qui rentrent.
Donc, on va voir s'ils se tiennent aussi loin des événements qu'ils le prétendent. Bien sûr que non. Comme en 2008, la Banque Centrale Européenne, qui est indépendante, qu'on n'a pas le droit de lui parler, qu'on n'a pas le droit d'y donner d'indications patati patala, ah, ils ne sont pas embarrassés, sont allés carrément à des réunions, où ils ont discuté ensemble de comment ils allaient faire pour empêcher le système financier mondial de s'effondrer, aux côtés des États-Unis d'Amérique, et où ils ont racheté les dettes de tout le monde, aux tarifs de l'époque. Par conséquent,
il
y a là aussi une immense menace.
Et le
climat, pardon, mais ça ne s'est pas arrêté.
La
crise est irréversible. Je vous avais dit au mois de mai, ici même, parce que j'avais lu ça dans les revues scientifiques, qui suivent ça de manière très sérieuse, très régulière, je vous avais dit, attention,
le
courant El Niño, que la plupart d'entre vous ne savez pas de quoi on parlait, El Niño est en train de se mettre en route, et c'est le plus violent qu'on aura connu depuis, peut-être des siècles. Pourquoi ? Parce que jamais la flotte a été réchauffée, comme c'est le cas aujourd'hui, et jamais cette chaleur ne sera descendue aussi profondément dans les abysses.
Si
bien que ce courant qui résulte du réchauffement, qui tout d'un coup met en mouvement des masses de flotte considérables,
va
complètement perturber le climat, provoquant ici des sécheresses, là-bas des trombes de flotte qui tombent, d'abord dans le monde de la côte pacifique, mais comme c'est un seul et unique système, la crise va se propager partout en changeant la nature du climat. Si bien que nous ne savons pas si nous aurons un hiver absolument glacial, ou une ambiance torride dans les mois qui viennent, ou rien de ce que je suis en train de vous dire, mais encore autre chose. Parce que l'ère de l'incertitude, c'est pas pour faire plaisir qu'on a utilisé cette expression,
c
'est parce que c'est vraiment l'ère de l'incertitude. Et ces événements-là sont en train de se concentrer. Ils ont immédiatement des conséquences sociales. Je ne fais pas l'injure d'entrer dans le détail, mais tout le monde comprend que si le climat change, alors que nous-mêmes nous ne sommes plus un pays souverain du point de vue de notre alimentation, que des dizaines de pays dépendent d'une ou deux cultures, et pour le reste des échanges, si tout ça est perturbé par la sécheresse ou par la flotte,
les
productions ne sont plus là, les quantités diminuent, la taille et la qualité de ceux qui se récoltent aussi, et donc les prix augmentent, et pour la même somme, non seulement vous avez moins, mais en plus, compte tenu du fait que les fruits sont plus petits, il vous en faut davantage.
Tout
ça, c'est devant nous.
Si
bien que plus que jamais,
la
proposition qui fonde notre existence politique,
c
'est-à-dire le collectivisme,
la
planification écologique,
le
tous ensemble au lieu du chacun pour soi, est
non
seulement une philosophie, non seulement une vue sur l'existence, mais tout simplement un moyen de survie.
L
'humanité ne peut pas imaginer qu'elle va se tirer d'affaire chacun pour soi. Vous avez tous vu les images du Népal. Quand la flotte descend comme ça, il n a pas de chacun pour soi.
Tout
le monde y passe en même temps. Et dès lors, je pense que,
je
vous ai dit, la nature de notre campagne, vous ai-je dit aux Amphis, est pénétrée par
la
responsabilité que nous devons assumer, étant donné qu'on dit de nous que nous sommes des vainqueurs possibles de la prochaine élection. Et vainqueurs possibles dans la 7ème, la 6ème, la 8ème puissance mondiale, et en tout cas dans le cœur du centre capitaliste mondial.
Dès
lors, nous, il faut à chacune de ces étapes qu'on assume cette responsabilité en mettant notre discours de méthode à la hauteur de ce qui se passe. Et la première des choses que vous devrez tous faire, c'est de bien comprendre. Prenez le temps qu'il faut pour bien comprendre. Référez-vous aux meilleures explications que vous pouvez entendre. Par exemple, dimanche dernier, Manuel Bompard a fait une émission de télé qui était particulièrement réussie, où il a très bien expliqué la question de la dette sur laquelle je vais venir dans un instant pour que vous en compreniez toute la portée.
Eh bien, voilà des extraits qu'il faut que vous répandiez autour de vous, pour que les gens comprennent bien. car parmi les aspects étranges de la situation dans laquelle nous vivons, c'est, j'ai appelé ça, je ne sais pas chercher un mot
pour...
Vous connaissez le mot métaphysique, hein ? La métaphysique. Alors, métaphysique, ça veut dire au-delà de la physique. Voilà, métaphysique, c'est une idée, c'est une croyance, c'est... Voilà, c'est au-delà de la... Maintenant, il y la méta-vérité. C'est-à-dire, c'est au-delà de la vérité. C'est, tu le crois ou tu ne le crois pas, tu fais comme si tu l'avais entendu ou pas. Et la méta-vérité, c'est une bande de personnes. Au début, ça m'exaspérait parce que,
même
si on est un gladiateur, hein, ou un tribun,
on
aime bien ferrailler sur le sujet, on aime bien échanger des arguments et avoir le dernier mot rationnel. Mais l'autre jour, vois, j'explique que la dette
dont
nous parlons et que nous voulons annuler, c'est pas celle des particuliers, c'est celle qu'on a à la Banque Centrale Européenne. Le gars qui est à côté de moi,
il
est pas bête, il a fait les études et tout ça, il est très grand, il entend très bien.
Bon.
Le type, il démarre. Ce que je viens d'entendre me prouve que la France ne rembourse pas ses dettes. Il me dit, mais c'est pas vrai, mais qu'est-ce qu'il raconte ?'ai jamais dit une chose pareille. Et c'est vrai comme ça 10 fois, 20 fois, 30 fois, si bien que nous devons lutter contre si il un mur de blabla, de méta-vérité, de choses qui n'ont aucun rapport avec ce que nous disons vraiment, mais qui encombre les esprits, empêche la discussion d'avoir lieu au moment où il faut le plus que jamais que les êtres humains fassent appel à leur intelligence, à leurs raisons et soupègent les arguments.
Nous avons des arguments, nous pensons que ce sont les bons, mais nous ne sommes pas seuls au monde. D'autres gens ont d'autres arguments et ces arguments doivent être entendus. Parce que sans doute, peut-être, y apprendrions-nous des choses, nous-mêmes. Peut-être que nous pourrions ici, là, corriger une trajectoire, un tir, répondre à une question à laquelle on n'a pas pensé. Comme on le fait entre nous quand je discute avec Bompard de ce qu'on raconte sur la dette. L'échange à tous les deux fait que bon, on se rappelle d'une chose, d'une autre à quoi on n'avait pas pensé le coup d'avant et qu'on va mettre sur la table. Donc, ça c'est
la
méta-vérité. Et puis, l'agressivité, incroyable quoi. Ce qui a été fait à Sébastien de Legu est absolument inouï, que ce soit lui qui soit en garde-bue et pas les cow-boys de là-bas, mais parce que la police marseillaise, on aura la discussion quand il faudra.
Il
ne faut pas qu'ils croient qu'on n'en parlera jamais. On reparlera de la Bac dissoute, de la drogue perdue, des menaces au tribunal, des menaces sur les juges. Et puis d'arrêter des députés, les insulter, pas de salut réglementaire, pas de numéro de machin rentrant comme ça dans les immeubles. Bon, non, on en parlera. Et M. Nouniez, je lui dis, ça commence à bien faire, parce que ça fait deux, trois fois, on dit « Ah, Nouniez, quand même, c'est un bon gars, il comprend, il est un peu sévère, il est républicain. » Non, non, non, ça ne va pas du tout. Il n'écoute même pas le résultat de l'enquête, il ne sait même pas ce qui s'est passé, qu'il donne raison aux cow-boys. Ça, n pas possible.
Un ministre républicain, il fait d'abord respecter
un
député. Surtout quand le sus-dit Nouniez, dès qu'un de nos députés s'adresse à un préfet dans un département, ils s'en vont porter plainte contre nous. On en a deux ou trois comme ça, c'est du jamais vu depuis le Second Empire.
Non,
mais pour les plus jeunes, vous ne savez pas, parce que vous croyez que ça a toujours été comme ça, mais jamais de la vie
!
Jamais de la vie ! Avant, il y en avait un qui vous parlait trop fort, le lendemain, le préfet vous téléphonait pour s'excuser, parce que c'est l'État. L'État, ce n pas une bande de potes qui vont comme ça dans la rue pousser des cris, arrêter des gens, insulter des députés. Enfin, qu'est-ce que c'est que cette histoire ? On est un vieil État et républicain par-dessus le marché. Donc non, les préfets ne portent pas plainte contre les députés ou contre les maires, ça n'existe pas. L'inverse, oui,
mais
pas dans ce sens-là. Alors, bon, voilà pour Sébastien, on ne sait pas ce que ça va donner. Et Rima, vous avez vu que pour terminer, c'est des experts de l'ONU qui disent qu'il va falloir que la France arrête de persécuter les gens qui ne sont pas de l'avis de son gouvernement sur la question de la Palestine. C'est quand même inouï comme situation. Et puis, on va dire les choses comme elles sont. C'est honteux pour la France.
On
ne sort pas grandi d'une situation pareille. Alors, qu'est-ce qu'on est, une espèce de république bananière où tout le monde se met des claques
et
où, bon, une députée européenne, on s'en fout, allez, trois, quatre trucs, apologie du terrorisme. Non, mais on croit rêver. Quand on voit passer à la télévision des Begvir et compagnie l'apologie permanente du terrorisme, quiconque ne dit rien contre ces gens fait l'apologie du terrorisme. tout ça, c l'ambiance.
Et
ça m'a amené à une conclusion parce que j'ai regardé un peu les choses qui se racontent. On m'interdit absolument de regarder ce qu'il y a sur X.
Alors,
j'envoie mes tweets
et,
bon, alors il rectifie ici ou là une faute. Et si, j'ai un peu débordé, ils me disent,
très
poliment, tu devrais peut-être envisager... Mais c'est bien, c'est notre service de sécurité, c'est comme ça. Mais bon, j'en vois qu rigolent là, tu ne fais pas mieux, hein. Pardon, mais
je
pense qu'on est à égalité. Alors, j'ai regardé un peu. Et ce qui m'a frappé, c'est la grossièreté,
la
vulgarité,
le
sexisme
de
l'extrême droite.
Et
je me suis dit, je vais leur dire, au moment politique, je vais vous dire, camarades, faites tous un effort, ne leur ressemblez pas.
Pas
d'injures, pas de sexisme, pas d'insultes. Madame Le Pen,
du
fait qu'elle est une femme, vous devez prendre des précautions supplémentaires. Pas de critique physique.
Il
faut que tous ceux qui viennent là puissent voir que ce qui est moche, sale, grossier, violent, c'est l'extrême droite. Et que nous, nous sommes des gens,
on
raisonne, on discute, voilà.
La
grossophobie, j'avais pas vu que ça prenait une... Alors, aussi les personnes âgées, alors moi j'ai mon âge, tout le monde le sait, et on voit que je le porte bien, mais pas eux. Alors, chaque fois qu'ils parlent de mon âge ou d'une personne d'âge,
c
'est toujours dégradant. Les vieux sont toujours des ruines, des ruines humaines, alors peut-être que dans leur milieu c'est le cas, mais... Bah, ici il y en a, non, ça va quoi, hein, on tient le coup. Bon, alors, laissez-les
être
comme ça, grossiers, vulgaires, hostiles aux personnes d'âge. Parce que
ça
va leur rester collés à la peau. Parce que là, en France, le retournement,
il
commence à travailler dans les profondeurs. Alors, un drôle de retournement, je ne sais pas le nommer.
Mais
vous voyez l'autre, là, les ressorties du bois, avec son histoire de voile. La première chose,
la
première chose que tout le monde ressent, c'est... Oh non, pas encore ! Oh non, ça fait 15 ans que ça dure ! Et le voile par-ci, et le voile par-là, alors maintenant il y a un jeu. Voilà quatre femmes voilées, laquelle est musulmane, impossible de le savoir. Bon, même ça, tout le monde en a plein le dos. Et puis surtout, il y a le côté humiliant pour nous tous, d'être le pays où un truc pareil a lieu. Vous vous imaginez, ailleurs dans le monde, ils se disent, Ouah, il la crise, c'est terrible, ils ont des incendies, les français font ci, les français font là, les français ont envoyé leur porte-avions, il est revenu... Bon, et de quoi parlent les français ? Du voile ! Ah ! La honte !
La
honte ! Alors, franchement, je sens que ça commence à saouler tout le monde. Indépendamment du caractère qui n'est pas du tout quelqu'un... J'ai vu des gens qui disaient, c'est une digression, c'est une diversion. Pas du tout
! C
'est recommencer à diviser les français entre eux. Recommencer à dire, il y a une institution politique qui décide comment les femmes s'habillent ou ne s'habillent pas, etc. Alors, j'ai vu que cette fois-ci, pour une fois, personne ne dit qu'il n d'accord avec.
Même,
même monsieur Retailleau qui a pourtant dit, dans une réunion...
Ah
ben oui, dans une réunion payée par Israël, il avait dit, abat le voile ! Ah, ça lui est passé ! Bon. Ou bien, monsieur Attal, qui lui a dit, abat l'abaya, parce que c'est islamiste. Alors, ceux qui sont musulmans et les docteurs de la foi ont dit, écoutez, vous pensez ce que vous voulez, mais nous, si on peut se permettre de dire quelque chose, c'est que l'abaya, ce n pas une tenue islamique, mais vous faites ce que vous voulez, hein ! Bon. Alors, ces deux-là, apparemment, on les a convaincus, mais ils doivent aller plus loin. Écoutez, moi, je ne vais pas faire le malin. Il y a 20 ans aussi, je n'étais pas d'accord avec cette histoire de voile, je n'avais pas compris.
Mais que fait une personne sensée, au bout d'un moment ? Ben, vous parlez !
J
'ai rencontré des femmes
qui
portaient le voile, ou des femmes très croyantes et qui ne portaient pas le voile. Et des femmes qui n'étaient pas croyantes, mais qui disaient chacun fait comme il veut. Et on a parlé, j'ai donné mes arguments que j'avais à l'époque. Et puis, au terme de la discussion, en plus, c'était des gens souvent qui étaient de mon bord, quoi, politiquement. Et puis, pas cruche, hein, d'accord ? Oui, non, mais
il
y a un voile, mais il y a quelque chose dessous, hein, c'est un cerveau. Donc, eh bien, j'ai été convaincu, et j'ai changé d'avis, je me suis dit, j'ai fait une erreur terrible. Ce n pas la seule fois, hein, où je change d'avis sur quelque chose, où je me dis...
J
'ai tort
!
J'ai tort !
Quand
j'étais jeune homme, j'étais un bouffeur de curé, pas possible. Et j'aime mieux vous dire que je ne donnais pas dans la délicatesse, hein. Oh, il y en a quelques-uns ici, hein. Ouais, d'accord, on faisait équipe. Donc, euh... Et puis, le temps passe, j'ai été confronté au processus de la révolution révolutionnaire de l'Amérique latine. J'ai vu les chrétiens remplir les églises et ensuite remplir les manifs. Je les ai vus soutenir, au nom de la théologie de la libération, tous les régimes progressistes et anticapitalistes du continent. Bon, ben, si quand tu vois ça, tu ne réfléchis pas, c'est que, bon, on va faire autre chose. Mais ne dis pas que tu viens faire plus dans du peuple.
Donc, tu te dis, chacun marre son chemin dans la vie
comme
il croit, juste de le faire. Ce qui compte, c'est ce qu fait ensemble. C'est d'ailleurs pourquoi le mouvement insoumis n'existe pas à partir d'une doctrine, d'un dogme, d'une philosophie ou d'une foi, mais d'un programme, point final. C'est-à-dire un objet en légaux qu'on fait, refait, en ce moment, on est en train de refaire, et en novembre, ça sera prêt. Donc,
il
faut faire de tout une occasion de réfléchir. Et donc, moi, je pense que si c'est… Vous avez vu sur quel ton, là, l'autre, qui était en pleine crise de méta-vérité ? Alors, oui, monsieur Mélenchon, si j'étais à votre place… Mais tu n es pas, bonhomme, justement. Eh bien, après ce qu'a dit Mme Aubry, qui a traité de parasite et de nuisibles… … Oui, comme vous dites, bien là, je ne pouvais pas le faire, hein. Donc, je vais regarder, je me dis le pauvre, bon, vous devriez vous excuser. Je cours toujours, d'abord, c'est pas toi qui me donne des ordres,
et moi
je pense, maintenant je peux lui dire, et bien, monsieur Attal, maintenant vous avez quand même grandi, vous avez passé la trentaine, vous êtes prêt à président de la République, donc vous pourriez vous dire, j'ai dit une bêtise sur la Baya, et vous faites comme j'ai fait moi, moi j'ai dit à une tribune un jour, je regrette d'avoir dit ce que j'ai dit à cette époque-là, et je prie les femmes que j'ai pu outragées par ma manière de parler, de me pardonner et de m'excuser, il n a pas de honte,
il
n a pas de honte à faire ça, donc c'est de continuer à se comporter comme un abruti, donc il devrait leur dire, ah, j'avais pas bien compris, puis il n'abayasse pas mon truc, je sais pas, il a le droit, mais quelque chose qui dise une parole de réconciliation au peuple français, pour qu'on finisse par retomber sur nos pattes tous ensemble, même si on a des divergences totales, et on en a avec lui, hein, bon, mais ça, ça ferait du bien, et monsieur Retailleau, ça lui arracherait la bouche, il dira finalement, ah ben le voile, non, je me suis trompé, ah ben, il faut le faire, je pense qu'il devrait le faire, les autres, bon, leur situation est plus,
on
en restera là, alors, donc, maintenant, une fois que je vous ai dit cette étrange ambiance,
qui
me, il ne faut pas qu'elle vous désarme, c'est-à-dire, il faut tout le temps continuer à réfléchir, à se dire, qu'est-ce qui se passe là ? Rien, mais pourtant, c'est grave, là, il y eu encore un attentat raciste, là, il y eu encore un préfet qui pourchasse un camarade, là, qu'est-ce qui se passe ? Pour chacun des étapes, les comprendre, les assimiler, le mettre à leur place, et des fois, on a des choses, on ne sait pas, on ne sait pas où les mettre, on ne sait pas où les caser, mais finalement, le moment arrive toujours dans la vie où les choses prennent leur pancarte pour dire ce qu'elles sont, et à ce moment-là, on peut les ranger, les classer, les affronter, ou les soutenir.
Alors, nous, les Insoumis, il est certain, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, qu'on n'avait pas prévu d'avoir l'ambiance d'une fin de campagne en début de campagne. Bon.
Mais
je vous le dis avec sincérité, parce que ça modifie les données sur lesquelles nous travaillons. Mais pour que vous ayez une... Moi, je suis un militant à l'ancienne, et j'ai passé la maladie aux plus jeunes.
J
'aime bien les chiffres.
J
'aime bien comprendre ce qu'on fait. Aujourd'hui,
la
sphère insoumise, 'est-à-dire les gens se déclarant insoumis, hein, toc, toc, toc, bon, c'est 580 000 personnes. Il y a 223 000 nouveaux arrivants, depuis le 3 mai. 6 000,
vous
savez comment ça marche, le mouvement insoumis, hein, ça part des bords, on est insoumis, on fait ce qu'on a à faire, et puis ceux qui sont les plus, pendant une période, toc, ils vont se mettre, sur l'application Action Populaire. D'accord ? Là, c'est les militants. Vous avez dedans, signalé, toutes les actions, enfin, vous connaissez tout ça. Là, il y en a 40 000 de plus depuis le 3 mai dernier. 19 000 personnes qui ont rejoint un groupe d'action, parce que vous avez aussi les insoumis qui font insoumis tout seuls, ou avec leurs potes, qui ont autour. Et on a créé 630 groupes de plus dans le pays.
C
'est donc une force considérable.
Alors,
je rigole quand j'entends les chiffres des autres,
je
reconnais que ce n pas très charitable, mais bon, ne pas obligé, en plus, faire des charitables, quoi. Alors, c'est, depuis le 3 mai, 14 millions de tracts et de lettres qui ont été distribués. 830 000 affiches. Et, pour la rigolade, 21 000 maillots de football.
Ça,
c
'est
ce rat de bon part qui a trouvé cette idée. Résultat, ça fait rentrer beaucoup d'argent. Pardon, un pour rat.
C
'est pas toi qui a trouvé ça ?
Ah
bon, pas tous. Vous êtes mis à plusieurs pour trouver ça. Qu'est-ce que vous êtes malin. Bon, alors, après, il y les trucs plus... 20 000 contributions au programme. Je ne pas comment elle a fait, Clémence. Moi, je mets les pieds sous la table. Le lundi, midi et demi, il y en a deux qui arrivent. Papou, qui est par là, qui est là, et puis Clémence. les propositions sont passées à travers tous les tamis, c'est-dire le livret thématique, les camarades à l'Assemblée nationale. Alors, ils sont tombés d'accord là-dessus. Là, si ils veulent, on s'en discute. Là, d'habitude, on discute jusqu'à ce que tout le monde soit d'accord. Mais là, il faut quand même imprimer.
Donc, comme la campagne, on ne va pas attendre la fin de la campagne pour certains sujets. Donc, moi, je suis l'arbitre à la fin. Alors, parce que c'est moi qui ai dans la tête les campagnes précédentes, les machins, les trucs, les bidules, et on me demande de faire ça.
Ce
qui n pas ce que je préfère faire, mais bon, je le fais. Parce qu'il faut bien que quelqu'un le fasse. Et je pense qu'on ne doit pas avoir quelque chose. Il y a des choses avec lesquelles je peux vous dire. Je ne suis pas d'accord dans le programme. Mais bon, les camarades sont d'accord, le groupe, l'Assemblée, le machin. Bon, mais il faut... Alors, je vous rassure, c'est très peu de choses. Bon, par exemple, avec celui-ci qui est en face de moi, Saint-Martin, lui, il ne veut pas entendre parler de vols habitables
dans
l'espace. D'accord ? Et moi, oui. Alors, on a une contradiction. Enfin, c'est quand même moi le mieux placé. Donc, s'il y a un vol habitable, le premier qui monte dedans, c'est lui. Comme ça, il pourra aller expliquer à tous ceux qui croisera ce qu'il faut faire ou pas. Bon, j'arrête, parce que sinon, ça va tourner à la blague pour le reste de la soirée.
Donc, je
viens de vous donner ces résultats. Maintenant, regardons l'ambiance. Donc, mon propos n'éclusera pas toutes les questions que vous avez à l'esprit de l'ambiance que vous ressentez vous-même.
Vous
avez dû voir autour de vous des gens qui commençaient déjà six mois avant à décider pour qui ils vont voter à l'élection présidentielle alors que ce n'était pas le cas le coup d'avant. Des fois, des gens qui étaient devenus assez critiques à notre sujet et qui disent bon, c'est bon, quoi. Pourquoi ? Parce qu'ils comprennent que notre candidature a une chance d'être au deuxième tour et qui sait qu'a envie, étant de gauche, de faire un vote qui empêcherait celui qui peut arriver au deuxième tour d'y arriver. Ça met beaucoup de monde mal à l'aise, surtout ceux qui ont passé leur temps expliquer sur tous les tons que seule l'unité nous s'ouvrait pour affronter l'ennemi.
Alors, il faut aller au bout. Voilà. Mais
l
'événement que nous avons vécu, il ne faut pas le relativiser. Je ne parle même plus de nos propres mobilisations, de leur puissance. J'ai commencé par ça il y un instant.
C
'est l'événement MEDEF de l'autre soir.
Il
faut aux camarades
que
vous preniez la mesure de ce qui s'est passé. Le MEDEF, ça s'appelle Mouvement des entreprises de France, pas Syndicat des entrepreneurs de France.
C
'est un mouvement et ça prétend représenter l'entreprise en tant qu'entité
en
France.
Tous,
nous savons que des entreprises, y en a des petites et des grandes, des très riches et des très pauvres, des où il y a beaucoup de monde et des où il y a une personne, la moitié des patrons, nos pas employés. Donc nous, par définition, nous sommes méfiants à l'égard de ce concept. Mais nous ne pouvons pas sous-estimer une organisation qui prétend réunir plus de 300 000 patrons de ce pays.
Et
nous le prenons pour ce que c'est. Ils sont là, ils ont des choses à dire.
Mais
eux avaient un projet
qui
était de se donner une centralité politique.
L
'été est fini, c'est leur université d'été, voyons et comme on est important, comme ce qui nous intéresse concerne tout le monde. Et nous faisons une université et nous sommes des gens ouverts et nous invitons tous les candidats à la présidentielle, y compris le diable en personne, parce que l'année dernière, ils avaient vu un autre diable, Manuel Bompard,
qui
nous avait magnifiquement représentés,
parce
qu'il est parti là-bas en disant je ne pas leur caresser la tête. Donc moi, j'ai fait pareil, je suis allé là-bas en me disant je vais voir ce que c'est. Mais ils s'étaient donné une centralité, vous comprenez
?
Politiquement, ça voulait dire beaucoup de choses. Pourquoi
? Parce
que la droite
et
le centre, qui est la même chose, sont en crise politique.
Ils
n'ont pas de ligne politique à présenter au pays, à part faire des économies et des coupes dans les budgets.
Mais
ça, ce n pas une ligne. quand vous vous adressez à une société pour lui proposer quelque chose, dire ben ça va aller mieux pour vous ou voilà ce qu'on va faire. Là, rien. Des batailles politiciennes. Par conséquent, en surgissant sur la scène politique, en habitant les candidats, le MEDEF se faisait en quelque sorte l'arbitre des grâces et des beautés.
Et comme
j'ai pas mal roulé ma bosse,
j
'avais prévu une manière de faire.
et
puis je rentre là-dedans
et
je vois du monde littéralement jusqu'au plafond. Roland-Garros, c'est comme ça. Bon, par m'avait prévenu, il m'a dit tu vas voir, ils vont être peut-être 1000, 2000, 3000 en face de toi. Moi, en face, comme vous êtes là. Pas au plafond. Donc, c'était comme ça.
Woum ! Et
je vous parle franchement, je me dis mais qui c'est tous ces gens
?
Non, mais rigolez pas. Écoutez, si vous savez pas le faire, je vous recommande de le faire. Si vous vous jetez tête baissée dans n'importe quoi, faut pas faire chef, hein. Bon. Alors moi, je suis censé faire les choses un peu mieux que les autres depuis le temps que je l'ai fait.
Donc,
je me suis dit mais c'est qui ces gens
?
Qu'est-ce qu'ils veulent
?
Déjà, j'étais alerté par les sujets. Deux fois, les normes, les charges, gna gna gna.
Et
puis, alerté par le cadre. Tu commences, 'as droit à deux minutes.
Et
puis après, les questions, t'as quatre minutes pour répondre. Et à la fin, tu dois dire quelle est la mesure qui va relancer l'économie en deux minutes.
Vous
voyez bien, il y a quelque chose qui tourne par rond dans cette manière de faire.
Mais,
puisqu'on a accepté, on accepte et on fait le travail. Mais, j'ai pris le temps de regarder, voir comment ça applaudissait. Il y avait là-dedans
une
grosse masse pour Attal.
Il
y en avait beaucoup pour partager entre Edouard Philippe et Retailleau.
Madame
Le Pen, bien, mais elle-même, absente.
Je
ne sais pas vous dire pourquoi, mais c'était comme ça. Donc, je me dis, peu importe ce que je me dis, j'ai mon angle, je sais comment je vais m'y prendre. Parce qu'il ne peut pas être question qu'en cinq minutes, je devienne le diable officiel à qui tout le monde jette une pierre.
Vous
comprenez ce que je veux dire ? Je vous représente.
Vous
avez droit au respect.
Donc,
c'est à moi de me comporter dans des conditions telles que le respect qui viendra à ma personne vous soit destiné.
Et
nous avons besoin de ça.
Nous
ne sommes pas...
Allez,
on y va, c'est la pagaille, je te mets une gifle, tu m'en mets une autre... Ce n pas notre style. Nous allons gouverner ce pays
et pour
gouverner,
il
faut faire des compromis.
C
'est-à-dire dire l'endroit où passe la ligne indépassable.
Et
j'ai eu l'occasion de le dire
quand
je leur ai dit, avec moi, plus d'aide sans contrepartie. Et j'ai même précisé, c'est clair pour tout le monde
?
Bon, je l'ai fait. Mon raisonnement était que si je disais les choses clairement, ils les entendraient clairement parce que ces gens-là ont une expérience de la vie
qui
fait qu'ils connaissent les rapports de force et ils connaissent la manière de traiter avec quelqu'un qui n'est pas commode. Parce que dans les affaires, c'est aussi comme ça.
Et
je pense que pour la part qui nous occupe,
le
boulot a été fait. Mais ce qu'il faut regarder,
c
'est la catastrophe finale.
Ils
font une réunion pour montrer qu'ils sont le centre du monde,
qu
'ils parlent à tout le monde
et
que c'est eux qui font sauter à la corde les candidats au pouvoir. Ils écoutent
trois
personnes qui racontent des fadaises les unes derrière les autres. 'est-à-dire, Edouard Philippe, Retailleau et Attal n'ont pas arrêté une seule minute de dire des choses qui ne tiennent pas debout. Par exemple, Retailleau, il supprime tout. Il n a plus d'impôts, il n a plus de taxes, il n a plus rien. Et puis quand tu lui dis « Mais alors vous payez tout ce qu'il a là, avec quoi ? » Il te regarde genre Edouard Philippe, à un moment donné, c'était tellement dingue ce qu se racontait
que
lui-même est obligé de dire « Ah, ça va trop loin.
»
Vous avez entendu le moment où on parle des normes et vous avez quelqu'un qui dit « Ah, les normes, ce n pas possible, il n'en faut plus.
»
Plus de normes ?
C
'est une plaisanterie, non ? Tout le monde comprend que c une plaisanterie. Un monde sans normes, ça n'existe pas.
Et
lui, il produit quoi cet homme ? Plus de normes. Vous faites des écrous, monsieur ? Vous faites des boulons ? On s'en fout de la taille. Plus de normes. La résistance des aciers, on s'en fout. Et ainsi de suite. Si ça ne tient pas debout,
on
vient d'avoir des incendies partout parce que le climat a été perturbé à cause de vos bêtises.
Et
vous venez dire quoi ? Qu'il ne faut plus de normes environnementales ? Oui, oui, c'est ce qu'ils disent. Et d'ailleurs, ils ont voté à l'Union Européenne. Ils ont aboli ce qui s'appelait le devoir de vigilance, c'est-à-dire la responsabilité que chaque donneur d'ordre a, non seulement sur ce qu'il fait, mais sur les sous-traitants. Ils l'ont aboli.
On
est en plein dedans et ils abolissent. Et les voilà, très satisfaits d'eux-mêmes, expliquant que c'est eux qui créent les richesses. Ceux qui bossent, non, ils sont là pour s'occuper. Qu'est-ce que c'est que cette manière de parler à notre... Enfin, quand même. On a tous maintenant... Ça a monté le niveau. Il y a beaucoup de gens qui ont le bac.
Il
y a plein de gens qui ont une expérience de la vie. Arrêtez de nous prendre pour des imbéciles. Arrêtez de croire que parce que, comme sous l'ancien régime,
vous
aurez agité vos perruques et vos titres nobilaires, nous allons tous nous prosterner devant vous parce que c'est pas ça qui va se produire. Dans le cas où vous n'êtes pas au courant, c'est un pays assez agité, ici. Et on n'aime pas trop qu'on nous regarde du haut.
Mais
je crois que ils parlaient sincèrement et c'est ça qui m'a le plus inquiété. Je ne parle pas de ceux qui étaient à la tribune parce qu'ils faisaient un numéro pour gagner leur sympathie. Mais ceux qui étaient dans la salle, ça m'inquiète parce que, finalement, on a parlé des normes qui veulent abolir ce qui n'est pas possible ni souhaitable. J'ajoute, pour qu'ils me comprennent si jamais quelqu'un leur fait un rapport de ce que je suis en train de raconter,
que
c'est grâce aux normes
que
nous allons pouvoir fermer certains marchés nationaux,
que
certains produits de l'extérieur ne rentreront plus en France
au
profit des seuls produits français,
dans
l'agriculture, avec les pesticides, dans l'industrie, etc.
Dans
l'usage de certains produits composant certaines machines, certains objets.
Car
les statuts de l'Organisation Mondiale de la Santé permettent d'interdire, sans que ça soit répréhensible sur le plan mondial, certaines productions si elles sont considérées comme nuisibles à la santé.
Par
conséquent, la normalisation fera partie des moyens que nous allons utiliser. Car nous allons diriger ce pays,
non
pas en nous précipitant dans tous les chiffons rouges qu'on agitera devant nous.
Et
nous ne serons pas ceux qui vont continuellement provoquer la Terre entière. nous avancerons à chaque fois en nous appuyant sur nos droits,
sur
ce qui est dans le droit international. Si dans le droit international, il est dit
qu
'on peut s'opposer pendant 4 ou 5 ans
à
l'introduction en France de tel ou tel produit parce qu'il contient des plastiques qui se défont quand on l'absorbe, nous l'interdirons. Et personne ne pourra nous dire « Ah, c'est les bolcheviques français qui sont en train de faire la loi, ils sont en train de ravager et sinistrer le système mondial.
»
Voilà comment nous avancerons
en
nous appuyant sur tout ce sur quoi on peut s'appuyer. Si on ne veut pas renoncer à ces objectifs, il ne faut pas se fourrer face à des murs qu'on ne peut pas escalader.
Il
faut avoir tout le long l'intelligence des situations.
Je
vous l'ai déjà dit dans une réunion ici, je vous ai raconté comment je parlais avec quelqu'un, ça se trouve que c mon pote qui était président du Mexique. Et je lui avais dit, un peu pour dire quelque chose, je lui avais dit « Alors, c'est quoi le problème avec les gringos en ce moment ?
» Il
me regarde, il se marre, il dit « Ben comme d'hab, 3500 kilomètres de frontières communes.
»
Et ben entre-temps, les gringos sont allés déloger Maduro.
Donc
ça ne fait plus rire personne de dire
« Si
tu les provoques, t'as que je vais le faire à bon escient.
»
Parce que le plat, il passe une fois, pas deux. Voilà ce que je voulais vous dire de l'inquiétude que m'a donnée cette salle. Là-dessus, ils se mettent à parler de la TVA.
Vous
n'avez pas suivi.
Mais
il y a eu une intervention du président du MEDEF, puis une interview, puis un discours.
Et
tout le long, il a répété les mêmes choses.
C
'est-à-dire
qu
'il prévoit, il envisage une nouvelle énorme vague de privatisation. De quoi
? De
quelque chose qui vaut plus de 500 milliards. La sécurité sociale. Le droit à la retraite. L'assurance maladie.
C
'est le pactole qui leur passe sous le nez tous les mois
avec
votre feuille de paye quand vous payez les cotisations
et
que le blé repart aussitôt qu'il est venu. C'est le système par répartition.
Il
l'a expliqué sur tous les tons. Tous les candidats de droite qui étaient là ont tous dit qu'ils allaient imaginer
une
part par capitalisation
des
retraites. Alors, il me revenait de dire que si vous devez vous payer demain la retraite par capitalisation
et
que vous en attendez un niveau de pension équivalent à ce que vous touchez aujourd'hui par la répartition, vous allez sentir la douloureuse.
Et
quand l'autre dit « Moi, je rends du pouvoir d'achat aux Français », oui, pour quoi faire ? Se payer plus cher ce qu'ils avaient avant moins cher. Parce que ça ne servira qu'à ça. Et, bien sûr, les braves gens n'entrent pas dans tous ces détails. On leur dit « Ah, il faut rapprocher le salaire brut du salaire net
».
Jamais de la vie
! Le
salaire brut, c'est du salaire différent, différé. Il passe dans des cotisations obligatoires. Mais c'est votre salaire. C'est déjà votre salaire. C'est pour payer vos soins. C'est pour payer votre assurance-emploi. C'est pour payer votre retraite.
Ce
n pas un cadeau
qui
est là. Et la stratégie, je vous avais expliqué la dernière campagne présidentielle. Pas vous, je ne pas vous engueuler. Mais tous ceux,
tous
ceux qui disaient « Oui, il exagère, c'est des grands mots. Il est en train de tout dramatiser. Hein, vous vous rappelez la discussion sur l'eau ? Hein, ben c'est quand même bien ça qui s'est passé. Eh ben là, c'était pareil. Je vous ai dit « Ces gens-là vont faire la TVA sociale. » Alors, qu'est-ce que c'est la TVA sociale ? Ce n pas une TVA sympa. Ce n pas une TVA à caractère social.
C
'est la TVA
et
ils font cadeau à l'employeur des cotisations à payer
par
les travailleurs jusqu'à trois fois le SMIC.
Et
qui paye ? Parce qu'il faut que quelqu'un paye
tous
ceux qui payent les cotisations. Eh bien, l'État. Donc, les ressources de la sécurité sociale passent des mains des salariés qui se répartissent entre eux leurs salaires bruts à l'État et à la fiscalisation.
Et
avec quoi l'État paye ? Avec la TVA.
Si
bien qu'à la fin de l'année, l'État dit « Ah, ben tiens,
il
faut qu'on rende ses sous à la Sécu. Alors, tant de milliards pour la santé, tant de milliards pour la caisse de chemin, la plat plat, tant de milliards.
»
Et alors, qu'est-ce qu'ils vous disent ? Le gros de la dépense en France est consacré
à
la dépense sociale. Ça ne peut pas durer. Le système est trop généreux. Allez vous faire voir. Parce que la solution
ne
faut pas qu'il se trompe.
Il
ne faut pas qu'il se trompe sur le rapport de force.
Il
ne faut pas qu'il se trompe. Je leur ai dit, vous m'avez entendu leur dire,
à
un moment donné, j'ai dit « Ah oui, vous voulez résoudre le problème du déficit, c'est très simple, on ne donne plus rien.
»
Parce que vous nous coûtez 120 milliards tous les mois et on est en déficit de 150. Donc j'arrête de vous donner 120 milliards et il m'en manquera plus que 30. Et je vous garantis que moi, je vais les trouver dans vos poches. Voilà la vérité. Ils n'ont pas le rapport de force.
Le
gouvernement insoumis
vous
prévient d'avance
ou
vous discutez sérieusement avec nous.
Parce
qu'on a compris qu'on ne peut pas tout d'un coup remettre dans l'entreprise 120 ou 130 milliards de cotisations. Parce que, sans doute, quand on ferait tomber à genoux,
à
un nombre beaucoup trop grand. Donc on va trouver un autre moyen de faire. mais on va ramener les cotisations là où elles doivent être. Parce que, camarades, mesdames, messieurs, la sécurité sociale est à l'équilibre. Elle n'est en déséquilibre que du fait de la politique du gouvernement et des néolibéraux. Il n'y a pas de déficit de la sécurité sociale. Je l'ai dit, Patrick Martin, lui, il a dit les choses. Il les a dites. Il a dit, eh ben, nous allons faire la TVA sociale. Deux points de plus que la TVA normale. La TVA normale, c'est 20. La TVA moyenne, c'est 18.
D
'accord ? Il n'a pas dit la TVA moyenne. Il a dit la TVA normale. Deux points de plus. Tout ce que vous achetez,
deux
points de plus. 22% au lieu de 20.
Et
sinon, il se peut que vous ayez, comment dire, un peu plus de confort. Alors là, vous avez Hollande, le revenant,
qui
lui,
qui
lui a prévu de faire une TVA sociale entre 22 et 24. Hein ? Ben oui, pourquoi pas ? Pendant qu'il y est. C'est incroyable que ces gens vivent dans un monde où ils pensent qu'alors que la consommation populaire stagne, alors que nous sommes entrés en récession,
qu
'on va encore continuer à serrer le kiki, encore moins, encore moins, moins acheter de la nourriture, moins acheter des vêtements, moins de tout, tout le temps, parce que c'est le seul projet qu'ils ont à proposer aux Français. Nous allons remettre les comptes en ordre. Vous ne remettrez rien en ordre de cette manière-là. Vous ne ferez qu'aggraver les déficits et vous reviendrez dire qu'on a encore trop dépensé et qu'il y a trop de services publics. Ce n'est pas vrai. Je vous redis les chiffres que j'ai dit ce jour-là.
la
part de la paie des fonctionnaires dans la richesse produite par le pays a baissé de 6 points en 20 ans. La part de l'État
dans
la ponction sur la richesse du pays a baissé de 7 points. Et tout ce que l'État ramasse,
à
l'exception d'eux, une petite quantité, est immédiatement redistribué. Ici, du crédit pour faire de l'investissement, là-bas, des salaires, là, des équipements, là, la peinture, là, du papier. Tout est redistribué. L'État n'est pas un espèce de tas de sable dans lequel on verse l'argent qui s'y perdrait.
L
'État est le premier animateur, le premier agent économique du pays.
Et
eux, ils lui ont donné pour mission à Rakhiri. Détruisez-vous vous-même. Voilà ce qu'il va falloir inverser. Mais je préfère qu'ils sachent à qui ils ont affaire. Nous discuterons toujours sérieusement.
Nous
sommes capables d'entendre toutes les objections.
Nous
sommes capables de faire des compromis quand il le faut. Mais nous ne sommes pas capables de nous faire prendre pour des imbéciles par des gens qui, de toute façon, sont incapables de faire autre chose que de mettre le pays dans l'état de ruine dans lequel il est. Car c'est entièrement et exclusivement de leur faute. C'est parce qu'ils ont appliqué cette politique.
Après, vous
avez vu que moi et les salaires, ben je réponds, il les augmenter. Ça les fait rire.
Vous
savez, ce moment-là
est
crucial.
Je
n'ai pas de mépris pour les gens qui y avaient là. Je ne raisonne pas, comme je pense beaucoup d'entre vous,
en
termes personnels.
Je
me dis,
qu
'est-ce qui se passe dans leur vie
? Qu
'est-ce qui se passe dans le rapport qu'ils ont aux autres
? Pour
penser que quand on parle du salaire avec lequel on vit, on rigole.
Vous
n'y pensez pas, mon cher.
Pas
question. J'ai connu, moi, des petits patrons me disant, mais moi, je ne peux pas augmenter les salaires parce que je n pas assez de clients. Et d'ailleurs, dans l'enquête qui nous avait été distribuée avant qu'ils ont fait auprès des employeurs, les trois quarts, trois quarts, donnaient comme cause de leur difficulté la faiblesse de la demande.
c
'est-à-dire pas assez de clients. Comme tu n pas assez de clients, tu ne rendes pas assez d'argent.
Et
comme tu ne rendes pas assez d'argent, tu dis, je vais avoir du mal à augmenter les salaires. Mais là, on a ponctuellement un intérêt commun. Il faut qu'il y ait plus de clients
parce
que le client, il commence par se délester de 18% en moyenne qui retourne direct dans la caisse de l'État.
Vous
voyez que l'endroit où on a des choses à faire, il existe.
Mais
à la condition que tout le monde soit honnête dans cette affaire et pas les uns se font dépouiller vifs et les autres non seulement prennent tout mais en plus se moquent des gens. Et ce moment est l'échec du MEDEF. Entendez-le.
L
'échec
du
MEDEF.
À
cet instant, la classe sociale qui prétend diriger ce pays, qui prétend lui donner des leçons et des conseils, d'un seul coup,
elle
déclare la guerre de classe
à
ceux qu'elle embauche et qu'elle paye. Ils ne savent pas qu'ils ont fait ça. Mais tous, vous avez compris ça. On ne parle pas comme ça. Quittez-toi pour rire.
Ils
ont fait une erreur terrifiante.
Et
j'ai l'intention de tirer avantage de la situation. Par conséquent, vous irez répétant partout
que
ce n pas supportable d'être traité comme ça. Et puis, on en tirera les conclusions.
Je
vous les dis dans un instant.
Mais
maintenant, je viens sur un autre sujet qui est la question de la dette. Alors, vous avez tous bien compris.
Quel
bonheur
! Alors,
vous avez vu comment on fait
? Rôle
la pièce.
C
'était une réunion des médias,
des
nouveaux médias,
que
toute la casse avait dit quelle horreur
!
Il se trouve que là-dedans, quelqu'un m'a posé une question intéressante et m'a dit M. Mélenchon, vous êtes en contradiction. Vous voulez ouvrir largement les caisses en gros, je résume, mais ce n pas possible avec les traités européens.
Je
viens sur les traités européens. Le sujet n'est pas nouveau pour moi. Ça fait 10 ans qu'on explique ça. Ça fait 15 ans que c'est un débat international. Ça a commencé avec la crise de la dette argentine. Auparavant, il y avait eu une alerte avec la crise de la dette mexicaine. Et puis avant, il y avait eu une crise en Asie. Et puis, il y eu celle de la Russie. Donc, les militants qui militent depuis longtemps, comme moi, on est au courant de tout ça. On a suivi. La première fois, tu ne comprends rien, tu te fais expliquer. La deuxième, n pas sûr d'avoir bien compris. La troisième, ça y tu as compris. Et puis, tu es là, tu te rappelles, machin a dit, truc a écrit. Bon, voilà. C'est comme...
Tous les militants font comme ça. Discuter avec un syndicaliste de n'importe quelle branche, n'importe où, il sait des tas de trucs qu ne savait pas en arrivant. Parce qu'il a dû s'y intéresser. Donc, ce n pas un sujet nouveau pour nous.
Il
y a même un rapport, j'ai même été à une réunion de l'ONU à Genève.
Le
rapport qui a été fait, était fait sur la base du gouvernement révolutionnaire, de la révolution citoyenne en Équateur
et
avec l'Afrique du Sud. C'était le gouvernement de Raphaël Correa et le gouvernement de l'Afrique du Sud qui faisait un rapport sur comment on réglait le problème des dettes souveraines. Voilà. Tout ça existe. Il y des textes, machin.
Il
faut se renseigner, Dès que j'ouvre la bouche, ils sont là. Ah, il a dit la dette, il ne veut pas payer. Bon, tu vois, des animaux. Ils ne réfléchissent pas, ils ne pensent pas. Ils viennent, ils mettent la main dans la cage du tigre, ils tirent les moustaches, ils s'étonnent de s'en prendre une derrière. Mais c'est exactement ce qui leur est arrivé. Vous croyez réellement, vous me connaissez. Au moins, ils devraient se méfier. Se dire, Mélenchon dit ça, mais qu'est-ce qu'il veut dire au juste ? Quand même, c'est curieux qu'il dit ça. d'habitude, il dit des trucs. Non, allez, en avant. Un, deux, trois, quatre, cinq.
La France, dit, Édouard Philippe, n'a qu'une parole et elle honore sa parole et sa signature. Vas-y, joue de la musique, Coco, tu n rien compris.
Je
viens de te dire que ce sont les titres de l'État français comme dette, l'État a emprunté des sous.
Il
y a un titre de dette qui est marqué dessus, par exemple, 1000 euros,
qui
appartient,
une
fois que tu as donné les sous, c'est un titre de dette pour toi. Et voilà que la Banque Centrale européenne a racheté ce titre de dette.
Et
comme nous sommes membres du système financier européen et de la Banque Centrale européenne,
c
'est un titre de dette que nous nous devons. Alors, par exemple, toi Antoine, je viens te voir et tu me dis, écoute, je ne peux pas en ce moment t'aider Jean-Luc,
j
'ai une dette de 10 millions. 10 millions ?
Oui.
Bon, et à qui tu les dois ? Ben, à moi.
Je
me dis, ce garçon a perdu la boule. Allez, Antoine. Alors Antoine, il prend son premier papier de 10 millions, scritch. Qu'est-ce que ça change pour lui ? Rien. Qu'est que ça change pour moi ? Rien. Parce que la Banque Centrale, quand elle a acheté les titres de la dette française,
elle
a mis l'argent, il est allé voir le banquier à ta poêle et lui a dit, bon,
donne
1 000, ok, tiens, voilà 1 000, je prends le titre de dette. À ce moment-là, la monnaie a été créée. Ce soir, je ne vous explique pas pourquoi l'argent n'existait pas. Mais bon, d'accord ? Je t'ai donné 1 000 balles, tu les as. Qu'est-ce qu'il fait, lui, avec ces 1 000 balles que je viens de lui donner pendant que moi, à la Banque Centrale, je repars avec mon petit titre ? Qu'est-ce qu'il fait
?
Eh ben, rien. Il prend les 1 000 et il les fout dans la sphère financière. Donc, vous n'envoyez pas la couleur.
Il
n'a pas acheté des gommes et des crayons. Il n'a pas acheté une voiture. Il n pas construit une maison. Rien. Il l'a mis dans la sphère financière. Résultat, une masse considérable de pognon
a
été distribuée par la Banque Centrale, européenne, aux banques auxquelles elle a racheté les types des dettes nationales. Et tout ce fric est foutu le camp dans la sphère financière. Si bien qu'il n'y pas eu ça d'inflation. Un point d'inflation. Alors, eux, ça ne les dérange pas, la réalité. Mais pas du tout. Ils viennent tous nous dire « Ah ! Vous allez faire de l'inflation ! Non, tu as déjà dit que c'était déjà payé.
Ah
oui ? Ah bon ? Bon, là, on repart. Il faut qu trouvent autre chose. C'est interdit par les règlements européens. Ce n pas vrai.
Ce
qui est interdit par les règlements européens, c'est que la Banque Centrale, européenne, achète aux États des titres de dettes. Mais si elle veut acheter des titres de dettes aux banques privées, elle peut. D'ailleurs, elle l'a fait. Et elle en a acheté 4 000 milliards.
Et
ça n'a pas créé d'inflation.
Elle
a le droit. Ah oui, mais elle n'a pas le droit de l'annuler. Et elle fait ce qu'elle veut. 'est marqué. Dans le texte, il n pas marqué que la Banque Centrale fait des chapeaux pointus avec ou des éventails, je ne sais pas quoi. Il n'y rien marqué du tout.
Elle
fait ce qu'elle veut. Donc, si elle décide de geler cette dette ou de la foutre au feu, c'est son affaire. Donc, ce n'est pas vrai. Je le dis à direction de monsieur le directeur président de la Bundesbank, je crois que ça s'appelle, comme ça, la Banque Centrale allemande, qui dit il n'en est pas question, c'est interdit par les traités. Ben non, vous savez, nous, on a beau être français, on sait dire. Ce n pas dans les traités. C'est vous qui ne savez pas de quoi vous parlez. Parce que quand il a fallu sauver
la
monnaie internationale, vous avez tous couru où y aller. Et quand une fois, vous, la Banque Centrale allemande, vous avez fait un procès à la Banque Centrale européenne parce qu'elle avait racheté des titres de dette des États, bien sûr, à des banques privées, eh bien, vous avez dit elle n pas le droit de le faire. Il y eu un jugement et vous l'avez perdu. Alors quoi ? Vous pensez que vous l'avez gagné ? Non, non, vos affaires ne s'arrangent pas, monsieur le chef de la Bundesbank. Mais alors, mais pas du tout. Pourquoi ? Parce que le gouvernement allemand lui-même a sorti de la constitution de l'Allemagne le fait que le budget devrait tout le temps en équilibre.
Au revoir la règle d'or que Mme Le Pen veut imposer en France et dont je vais dire un mot dans un instant. Voilà. Ne croyez pas une seconde qu'on raconte des choses qui nous passent par la tête.
On
a étudié et on sait pourquoi ça donnera un avantage.
On
n jamais dit qu'on allait le faire tout seul.
Ils
choisissent l'hypothèse la plus ridicule pour pouvoir nous ridiculiser. Moi, je viens à la Réunion si c'est moi qui m'en occupe.
Je
vais aller voir les Italiens. Je vais aller voir les Espagnols. Je vais aller voir les Belges.
Qui
c'est qui me manque ? Les Grecs
! Et
je vais leur dire Didouard vous aussi vous êtes à plus de 100%
?
Ouais, ben
on
a intérêt à que ça baisse, non
? On
est déjà 4.
On
continuera. Je vais aller voir les Allemands.
Je
dis écoutez, bon fermons la porte pour pas que ça s'entende.
Mais je
connais l'état de vos finances
et
surtout l'état de votre pays.
Vous
avez 4000 ponts à réparer, 1000 ou 2000 écoles,
vous
avez 2 ou 3 écluses, il vaut mieux les réparer avant qu'elles s'arrêtent parce que la dernière fois ça a duré un an et demi, vous avez dû faire 200 km pour faire le tour de l'écluse qui ne marche plus. Donc vous êtes l'année qui vient,
vous
allez dépasser les 3% de déficit, les bons élèves.
Et
puis en 2028,
vous
serez à 4,6, je le sais, c'est pas moi qui l'ai dit, c'est le CDE. Donc vous n'allez pas être si brillant que ça. Et pour quoi faire
pour
acheter des armes, pour être la première armée conventionnelle d'Europe ? Alors moi, là, on rouvre la porte
et
je vais dire à tout le monde pourquoi faire vous voulez être la première armée conventionnelle d'Europe
? On
n pas pour.
Il
y a mieux à faire.
Il
y mieux à faire. Alors,
ça
c'est les données. Maintenant, continuons la discussion avec l'allemand.
il
va dire « Ah, mais non, nous, on est très sérieux. D'accord, on s'endette. On va s'endetter plus que la France. Ils vont emprunter plus de fric que nous l'année qui vient et l'année qui suit aussi. Mais, voilà, chacun doit se débrouiller avec ce qu'il fait.
Je
lui dirai « Ah bon, vous êtes sûr ?
»
Parce que là, vous êtes au courant que les taux d'intérêt, c'est 4. Alors nous, vous, vous êtes des Allemands, peut-être que vous avez de quoi payer comme ça, alors que vous avez tant ce que j'ai appelé la dette cachée. Parce que c'est des malins, eux. Ils ont retiré de leur budget le fric qu mettent dans les armes. C'est pas compté dans le déficit.
D
'accord ? Alors nous, on pourrait dire « Ah ben nous, on retire tout ce qu'on a mis dans l'école parce que c'est pas dans le déficit, 'est de l'investissement. » Alors, je le fais, moi, pas de problème. Donc, c'est pour dire qu'on a aussi de l'imagination. Mais je vais lui dire « Mais monsieur l'Allemand, regardez bien, 4%, nous on est riches, vous aussi,
mais
est-ce que vous êtes sûr que
tous
les pays européens
peuvent
s'encadrer une dette à 4% ?
»
Je viens de vous en citer 5, dont nous les Français, qui sont au-delà de 100% du PIB qui paraît-il est le chiffre mortel qui vous conduit directement au cœur de l'enfer. Tout ça n'existe pas, ? Tout ça n'existe pas. La dette française rapportée au patrimoine français, c'est 17%. La dette française rapportée à sa durée étalée sur le nombre d'années où il y un titre de dette, c'est 12%. Donc, tout leur truc, c'est de la flûte intégrale du début jusqu'à la fin. Et je vais vous dire que les scientifiques économistes qui ont trouvé la règle d'après laquelle tu tomberais de mort dès que as dépassé 100% du PIB,
la
thèse, elle est fausse. Et c'est un étudiant qui a fait la démonstration que les chiffres étaient plantés. C'est vous dire le niveau de rigueur scientifique de ces additions d'absurdité. L'économie, ce n'est pas de la comptabilité. L'économie, c'est un rapport de force sociale. C'est une situation civilisationnelle. Ce n'est pas de la comptabilité. C'est de la comptabilité à la fin. Mais au début, c'est d'abord du rapport de force sociale. Donc, je vais dire à l'Allemand,
si
vous pensez que les autres vont être mal,
vous
le savez, vous, qu'on est mal pour payer ces dettes, vous, les Allemands. Parce que, sous ferreur, vous avez eu du mal dans le passé, vous, les Allemands.
Et
on a vu comment vous avez réglé le problème. Non, on ne pas dire ça, on ne pas être désiraté.
Vous
avez eu du mal, vous aussi, avec la dette. Et vous avez trouvé une solution.
Vous
avez trouvé une solution. En 1953,
les
bons alliés de l'OTAN ont annulé la dette des Allemands.
Voilà
comment on a fait. Et les Grecs aussi ont levé la main. Alors, le coup d'après, quand c'était le tour des Grecs, ils ont dit, on va faire pour nous comme on l'a fait pour vous.
Les
autres ont dit, nein.
Alors,
moi, je vais juste leur dire un truc.
J
'ai été parlementaire européen
dans
9 ans.
Donc,
'ai participé à toute une série de votes.
Quand
vous dites
qu
'il faut payer les dettes qu'on a,
je
vais dire comme vous. Mais, je me rappelle d'un vote
où
vous avez dit, un pays qui décide qu'il est en banqueroute quand il a signé un accord avec ses débiteurs, si la majorité a voté l'accord, même ceux qui n'étaient pas d'accord sont dans l'accord.
Vous
comprenez ? Ça veut dire qu'ils ont prévu ce qui se passait si quelqu'un se casse la figure auprès des emprunteurs privés. Donc, s'ils y ont pensé, c'est que c'est possible. Ok
?
Et pourquoi ils ont fait ça ?
Parce
qu'il venait de se passer en Argentine,
que
l'Argentine avait réussi à éteindre sa dette et qu'un prêteur est venu et a fait des procès jusqu'à ce qu'il ait le dernier mot. Et ce prêteur, qui était malin comme un singe, il avait ramassé tous les types de dettes qui traînaient, qui ne valaient plus rien. et il s'est pointé et en disant, voilà, nous voulons la valeur faciale de ce truc.
Et
ils se sont fait un trésor sur le dos des Argentins. Donc, la terre entière s'est dit, il suffit qu'il y en ait un qui revienne et on se fait dévaliser. Donc, ils ont voté ça. Alors, que l'Union Européenne ne vienne pas dire que c'est le rassemblement des anges qui paye les dettes. Parce que ce n pas vrai. Deuxièmement, supposons que l'un quelconque des pays que je viens de mentionner dise, je ne peux plus payer. Supposons que ce soit nous.
Non,
pas nous, un autre. Qui on veut. Quelqu'un vient et dit, écoutez, je ne peux plus payer. Qu'est-ce qui se passe à ce moment-là ?
Il
y a un traité européen
qui
date de 2012, qui a été voté par l'Assemblée nationale en 2012.
C
'était la campagne présidentielle, janvier ou février. Impossible de parler de tout ça. Le sujet à l'époque, c'était la viande halal. Donc, c'était plus important, la viande halal. Alors, la viande halal sur France 2, qui avait réussi à poser un sujet dans l'actualité.
Le
truc a été voté. Et qu'est-ce qui a été voté ? Ça s'appelle mécanisme européen de stabilité financière. Si tu ne peux pas payer, toi, toi, toi, toi, toi, toi, toi, toi, toi, vous payez à sa place.
Mais
oui. Si Chypras avait dit, je ne paye plus rien, je regrette, ça me fend le cœur, mais je ne paye pas. Je ne peux pas. Les Grecs, nous, on ne s'est pas payés. Qu'est-ce qu'ils voulaient ? Et puis, on ne veut pas vendre nos îles. À ce moment-là, vous savez ce que ça voulait dire ? 45 milliards d'euros à payer par la France, 65 par l'Allemagne. Alors, je vais dire à M. l'Allemand,
si
vous continuez à prendre tout le monde à la gorge et à vouloir donner des leçons de bons comportements, vous rackerez à la sortie.
Parce
que celui qui va tomber, c les autres qui vont payer. Donc, ne nous dites pas que comme c'est interdit,
ça
n'aura pas lieu. Parce que ça aura lieu.
Vous
me suivez tous ? Vous voyez, camarades, pourquoi nous avons choisi ce sujet ? Parce que nous avons dit que nous allons remettre de l'ordre dans les comptes publics. Moi, je réponds à la question de la dette.
Je
ne raconte pas d'histoire.
Parce
que dans l'histoire, personne n'a jamais payé une dette de ce niveau-là. Et M. le maire m'a dit une fois, M. Mélenchon, vous voulez transformer ça en dette perpétuelle ? Il me dit, mais elle est déjà perpétuelle. Personne ne rembourse jamais la dette. Quand la dette arrive au bout, on réemprunte et on continue.
Mais
là-dedans,
il
y a un chef d'orchestre.
C
'est le capital financier.
Le
capital financier qui dirige le monde.
La
politique révolutionnaire et collectiviste, elle vise à ce que le capital financier n'ait plus le pouvoir sur les États, les peuples et les nations. Par conséquent,
de
la congélation de la dette et son annulation, c'est une politique contre le capital financier au profit du capital qui s'investit
dans
la production.
Car
si nous faisons baisser le niveau de la dette, alors nous pourrons emprunter à nouveau.
Mais
pour faire quelque chose avec, pas simplement pour payer des intérêts ou rembourser des types de dettes.
Nous
avons besoin de milliards à investir pour faire face
aux
conséquences de la crise climatique.
Nous
sommes totalement tétanisés avec leur organisation du budget comme elle est aujourd'hui.
Si
nous retirons 600 milliards de dettes ou même 300 milliards,
puisqu
'il y a discussion sur les chiffres, entre les deux, c'est autant de moins à financer, autant de plus qu'on peut emprunter
pour
investir. Et alors, vous autres, les patrons, petits, moyens et grands,
vous
aurez votre part dans l'investissement puisque nous allons relancer la machine. Voilà pourquoi
le
compromis que vous propose le gouvernement insoumis est autrement plus intéressant que le compromis que vous propose les gouvernements néolibéraux qui vont mettre tout le monde sur la paille.
Mais
si vous ne voulez pas, on le fera quand même. Et voici comment. Ceux qui rentrent dans le plan seront aidés. Ceux qui ne participent pas au plan à la planification écologique n'auront rien. Ils auront le droit de faire ce qu'ils veulent parce que c'est la liberté. Mais ne venez pas en plus vous faire les poches. Alors, monsieur Patrick Martin, non, jamais nous n'accepterons l'idée de la retraite par capitalisation. Si je faisais ça comme président de ce pays où le gouvernement insoumis, il vous jouerait un horrible mauvais tour. Supposons que je le fasse aujourd'hui. Supposons que je vous prenne à tous 10-1% de la paie pour le foot dans la capitalisation.
Et dans deux mois, il y a une crise financière internationale. Vous ne savez pas ce qui s'est passé la dernière fois ? Des milliers de gens ont perdu tout leur fric de toute leur vie
qui
avait été placée en capitalisation.
Ce
n pas dans un moment où la finance est folle qu'on s'en va faire de la capitalisation. La bonne vieille répartition, ça marche, ça fonctionne. Et il a une manière que ça marche encore mieux, c'est qu y plus de monde qui boxe. Point. Ne vous sentez pas.
Ne
vous sentez pas à dire « le vieux, il exagère, peut-être... » Non, nous avons de notre côté la raison. Nous avons de notre côté l'expérience. Nous avons de notre côté l'histoire qui nous a démontré tout ce que je suis en train de vous dire. Et c'est ça que nous allons faire. Parce que je suis trop vieux pour changer d'avis. Et ceux qui sont dans notre équipe non plus n'ont pas l'intention de changer d'avis. Alors,
tous
ces éléments,
ils
sont là.
Ils
vont modifier, je l'espère, les conditions du débat. Oh, pas avec le MEDEF, ni même avec M. Édouard Philippe, Atal et tout ce que vous voudrez.
C
'est le débat qui prépare le gouvernement.
On
a été demandé, le journal des révérences est allé voir le président de la Bundesbank.
Est
-ce que M. Mélenchon ? Non, absolument pas, c'est impossible. Bon. Ah, très bien, je note.
Et
il revient avec ça. On ne pas penser à lui dire « Mais monsieur, il y quand même un problème. Ce n pas vrai ce que vous dites. » Non, il pas de problème. Donc, le directeur de la Bundesbank est au courant que nous avons l'intention de faire ça. Eh bien,
nous
sommes prêts à gouverner. Puisque lui, il a entendu nos arguments. Et que nous, on a entendu les siens. Eh bien, on va pouvoir parler. Autrement dit, la campagne est une composante
de
l'action gouvernementale que nous allons entreprendre. Il n'y a pas deux temps différents. Premier temps, on convainc tout le monde. On séduit. Deuxième temps, on gouverne. C'est le même temps. Ils vont donc s'arbre-bouter contre nous. On s'y attend.
Et
qu-ce qu'on va faire ? Eh bien, on va gagner. On va essayer de gagner. On va le faire. Comme ça. Voilà comment on fait.
Qu
'est-ce que vous voulez ?
Qu
'est-ce que vous voulez qu'on fasse d'autre ?
Je
ne vais pas aller là-bas pour leur dire « Oui, oui, il faut du capital autonome à la France. va faire retraite par capital. » Non, non, ça ne sert à rien.
J
'aimerais que tous, vous compreniez bien ça.
Nous
ne sommes pas en train de câliner.
Nous
ne sommes pas en train de reculer ou de composer. Nous sommes en train d'avancer.
Quand
cette question est arrivée sur la scène, c'était une bonne chose. Bientôt, si les choses se passent comme prévu, Manuel Bompard va aller à un débat sur cette question. Et nous allons continuer avec cette affaire de la dette parce que nous voulons desserrer les taux qui se mettent en place contre notre gouvernement. Il faut commencer à desserrer les taux avant que tout le monde comprenne bien qu'on va le faire et qu'il y a un grand risque à nous provoquer.
Que
mieux vaut s'entendre avec nous, discuter avec nous,
que
de nous provoquer. Voilà le message qu'on va faire passer. Nous sommes des gens prêts à discuter,
mais
sérieusement. Pas avec des gens qui nous font des leçons de droit qui n'existent pas. Voilà tous ces éléments
mis
sur la table. Alors, je leur ai dit, les salaires.
Vous
avez vu comment ils ont réagi.
Et
j'ai entendu
sur
France Info, faux à UX, quelqu'un
que
j'ai connu autrefois, lors de ma première campagne et peut-être même avant,
qui
était déjà là, un journaliste, et qui a dit, non mais ce qui pose problème avec l'augmentation du SMIC que propose M. Mélenchon, c'est que comme ça fait monter le SMIC, il y en a qui du coup sont rattrapés et ça ne leur fait pas plaisir parce qu'ils méritent quand même de gagner plus.
Donc
les classes moyennes, qui vivent dans la jalousie
et
la surveillance des autres, gamins mal élevés, vous vous dites à vos gosses, regarde dans ton assiette, pas dans l'assiette de ta sœur ou de ton frère,
mais
eux non, regardent. Ah, il a plus de SMIC que tout à l'heure.
Vous
connaissez une seule personne qui vous dit ça, ça n'existe pas. Pourquoi ?
Parce
que quand vous augmentez le SMIC, vous augmentez tout le reste après. D'ailleurs, tous les ans,
il
y a quelque chose qui s'appelle la négociation annuelle obligatoire. Mais la négociation annuelle obligatoire, on a été voir ce qu'il avait dedans. Parce qu'on avait dit que si on gagnait en 2024, on arrivait, première chose qu'on aurait dit, le Premier ministre qu'on aurait nommé, c'est
nouvelle
session de négociation annuelle obligatoire. Vous recommencez la discussion à zéro. Mais il y a une différence,
c
'est que
si
vous n'augmentez pas globalement
de
temps, les exonérations, donnant, donnant. Vous ne faites rien, on ne fait rien.
Vous
faites quelque chose, on fait quelque chose. Voilà. Donc, on avait la clé. Comment on allait faire ? Ben là, pareil. Sauf qu'on a vu une chose.
On
a regardé dans le détail. J'ai discuté avec des camarades de la Cégète, pour être clair.
Et
je leur dis, ça se passe comment
? Ben,
ils me disent, à chaque fois, pardon,
ils
nous roulent. Pourquoi ? Ben oui, parce que globalement, ils augmentent.
Mais
comment c'est réparti
?
C'est pas tout le monde a une augmentation. C'est certains ont une augmentation, et pas les autres. Qui a une augmentation
? Les
cadres. Pourquoi ? Parce qu'il faut garder les cadres. Et pour garder les cadres, il faut les payer mieux. Voilà ce que les patrons de ces boîtes ont compris.
Donc,
c'est pour vous dire, pareil, j'espère que le message arrive
à
ceux qui nous écoutent, et qui se disent, voyons voir comment on va faire avec eux. Il faut que vous partiez de tout ça. Avec tout ça, on peut faire de la bonne besogne,
pour
le pays, et relancer l'activité. J'ai dit mettre les comptes
de
l'ordre dans les comptes. Un,
on
va en finir avec les aides, en veux-tu, en voilà, de tous les côtés. D'après Fabien Le Guay, c'est
200
milliards par an. D'après le rapporteur
de
la même commission qui est l'air, c'est 120 milliards. Bref, c'est beaucoup. Deuxièmement, les niches.
Et
les niches-niches.
C
'est-à-dire, c'est une niche dans laquelle il y en a une autre.
Alors,
par exemple, les exonérations de certaines cotisations pour les retraites par capitalisation. Expliquez-moi voir pourquoi vous autres contribuables, vous êtes en train d'aider quelqu'un à faire de la capitalisation pour sa retraite à lui. Pourquoi ? C'est pas juste, 'est pas normal. Ouais, ben ça coûte un milliard et demi par an. Regardez des sous, y en a. On va en trouver. Ne vous inquiétez pas.
D
'abord ça. Deuxièmement, desserrer les taux de la dette. Troisièmement, la relance.
La
relance, pour ça, il faut avoir un outil. Déjà, il ne pas être pris là.
Il
faut avoir un outil. L'outil existe,
c
'est
la
caisse de dépôt et consignation, 1800 milliards. Dedans,
il
y a la Banque française d'investissement à qui on a donné un mandat grotesque, faire de la valeur.
La
Banque française d'investissement, elle ne va pas faire de la valeur, elle va faire de l'investissement qui fera de la valeur. C'est-à-dire que nous allons racheter des entreprises qui produisent des choses que nous voulons produire.
Nous
allons acheter des très petites entreprises pour en faire des moyennes et des grandes si on décide. J'irai à Bordeaux et je vais choper le gars qui a inventé avec son équipe la machine à ramasser la houle pour faire de l'électricité et je vais lui dire « Monsieur, non seulement vous n'êtes pas en faillite, mais on vous rachète.
»
On vous en laisse un petit bout si vous voulez. Et puis, je vais aller voir l'autre
parce
que quand on aura mis sur la voie de chemin de fer tous les camions entre la frontière belge et la frontière espagnole, quelqu'un va venir me dire « Qu'est-ce que je fais moi ? » suis dans le massif central et je veux aller dans l'est. Elle est où la voie de chemin de fer ? Ah, trop tard, ils l'ont démontée. Eh bien, nous mettrons des dirigeables. Il y a une boîte aussi dans le sud du pays qui s'est fabriquée, les dirigeables. Donc, il n'y a pas d'exploit technique qui soit hors de portée pour nous.
Nous
sommes capables de faire des bombardiers d'eau. Nous sommes capables de faire le meilleur avion de combat du monde qui mène neuf missions possibles avec le même avion. Alors, on est capable de faire un bombardier d'eau parce qu'un bombardier d c'est tout con. C'est un avion avec une grosse citerne qu'on ouvre et tout tombe par terre. Ce n pas très compliqué. Et il y a la boîte. Premièrement,
il
y a Canadair qui a installé un truc qui est à Marseille, à Fosse-sur-Mer.
Et
puis, il y a une entreprise qui est en train de transformer en bombardier d'eau un autre avion. Donc, nous sommes certains. Bien sûr, on va accélérer les certifications, les vérifications. On va accélérer pour que ça vole et que ça bombarde. Donc, tout ce que je suis en train de vous dire,
c
'est pour vous dire que nous pouvons avoir de grandes ambitions pour le pays et que si nous savons faire des bombardiers d'eau, on va pouvoir partager avec les Marocains, avec les Algériens, avec les Tunisiens, avec les Grecs, avec les Espagnols, avec tout le tour de la Méditerranée
et
peut-être encore ailleurs.
Applaudissements
Tandis que cette bande de bons ariens
qui
n rien prévu, rien organisé et qui attend que ce soit la catastrophe pour aller faire le clown
sur
place, vous savez combien ça nous coûte les incendies ? Je vous l'ai dit, 0,1% du PIB. Je ne dis pas que tout était prévisible, je ne dis pas que tout aurait pu être paré. Vous savez combien ça fait ça
? Ça
fait 3 milliards et avec 3 milliards, vous achetez 30 canadaires. Ça vous dit quelque chose ? Voilà le prix de leur bêtise. Voilà le prix de leur insouciance.
Je
suis sûr de mon affaire. Nous ferons comme ça. Alors, les patrons, puisqu'ils sont là, on va en terminer avec eux. D'abord, alors bon, je vais régler le compte vite fait à Mme Le Pen. Mme Le Pen,
elle
a dit, en prenant sa tête, parce qu'elle était là en mission de charme, donc elle a dit, nous allons mettre la règle d'or. Alors la plupart là-dedans oubliez ce que c'est. Personne ne sait au juste en quoi ça consiste. Ça consiste à mettre de l'or dans une banque. Non, c'est la règle d'or. La règle d'or, c'est on ne présente plus de budget en déficit.
Il
faut trouver 120 milliards, ma petite dame. Elle a dit,
je
vais les trouver en 5 ans. Ça nous intéresserait de savoir où.
Pour
que vous nous disiez qu'on a une idée, qu'on se prépare, qu se mette dans l'ambiance. Parce que si vous la votez l'année prochaine, la règle d'or, vous allez donc chercher à passer de 5% de déficit à 3.
Il
y en a pour 80 milliards. Ne me dites pas, petite coquine, que vous allez faire la TVA sociale avec deux points de puce parce que ça rapporte 80 milliards précisément.
Et
surtout, peut-être que vous avez cru un instant qu'on ne savait pas faire les additions, les soustractions, ni comprendre ce que vous disiez. Madame Le Pen, la seule chose que je peux vous dire sur le sujet de la règle d'or,
c
'est ce que vous avez dit vous-même, il y a de cela quelques années,
le
14 septembre 2012.
Il
faut quand même que je vous raconte une histoire dans l'histoire. Quand ils ont commencé avec la règle d'or,
on
s'arrachait les cheveux
pour
essayer d'expliquer aux gens pourquoi ce truc était mortel.
Et il
nous est venu une idée sublime. On a dit, puisqu'ils parlent de règle d'or du matin au soir, nous, on va parler de la règle verte. Alors, honnêtement, ça avait déjà été dit chez les verts, mais les verts, vous savez ce que c'est, ils passent d'une chose à l'autre, ils oublient, donc comme ça avait l'air sympa, on a pris ça. Et après, quand même, nous, on est des gens sérieux. On s'est dit, mais qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire, la règle verte ? Alors, on a inventé une définition. On ne prend pas à la nature plus qu'elle peut reconstituer. C'est une belle phrase. Après, moi, bon, comme j'ai fait philo,
tu
vois, j'aime bien comprendre, quoi, les trucs. Je dis, oui, mais dans quel délai
? Parce
que, prenons un exemple.
Pour
faire un sac en plastique, il faut 4 secondes.
Pour
qu'il soit désagrégé dans la nature, il 4 siècles. Donc, vous pouvez dire, ouh, je fais juste un petit sac en plastique parce que la nature va reconstituer, oui, mais dans 4 siècles. Donc, il faut aussi dire les rythmes. C'est comme ça qu'on est arrivé, nous, notamment dans le bouquin, à lire et relire. Faites mieux.
À
dire que la crise écologique,
c
'était avant tout une crise des cycles
et
de leur conjonction. Et que quand les cycles fonctionnent en harmonie les uns avec les autres, c'est poétique, mais c'est surtout que ça résout la crise. Donc, on en est là. Alors, la règle d'or, je reviens à l'histoire initiale, Mme Le Pen veut faire la règle d'or, et puis M. Édouard Philippe a trouvé ça très bien aussi. M. Retailleau, comme il était déjà parti dans le décor, il trouvait ça bien aussi. Et ainsi de suite. Alors, voilà ce qu'elle a dit, et c'est avec ça qu'on va finir, de Mme Le Pen.
Le
14 septembre 2012,
la
règle d'or pèsera comme une chape de plomb. Ce sont les plus pauvres, les retraités, les classes moyennes qui paieront cette austérité imbécile.
C
'est celui qui le dit qui est, hein
? Il
s'agit de conforter l'Europe allemande qui exige des punitions, des amendes.
L
'hyper-austérité vers laquelle nous allons est le résultat de cette politique
qui
met l'idéologie et la finance au-dessus de tout. Eh bien, 15 ans après, elle dit exactement le contraire. Elle a le droit, mais elle aurait pu signaler qu'elle avait changé d'avis. Quant à nous, nous n'avons pas changé d'avis. Et nous pensons que la règle d'or est absurde parce que c'est ni une règle au sens qu'il y une valeur objective de loi de la nature, ni d'or parce qu'elle n'a aucune qualité particulière dans l'activité humaine.
Bon,
voilà, j'ai fait le tour. Les amis, j'ai encore deux choses à vous dire vite fait.
Les
patrons,
on
a discuté,
on
a tiré la leçon. Le MEDEF, oui, oui, bon, au goûter. Mais, c'est pas avec le MEDEF qu'il faut discuter.
Il
faut d'abord discuter
avec les
syndicats de la petite et de la moyenne entreprise.
C
'est GPME, U2P et
le
patronat de
l
'économie sociale et solidaire
qui
représente quand même 19% du salariat de ce pays. Deuxièmement, le MEDEF est fait de branches.
Donc,
nous discuterons avec les branches
pour
parler d'avions, pour parler de machines avec l'UIMM. C'est pas des commodes, ceux-là.
L
'union, machin chaud, des industries métallurgiques, etc. Commerce, bâtiments, les branches, branche par branche. Là, on aura une discussion sérieuse avec des gens qui parlent de choses concrètes.
Ils
ont voulu me prendre la tête dans les couloirs sur la formation professionnelle. Pas de bol, j'ai été ministre, donc c'est pas la peine de venir me raconter la vie. Je les reconnais mieux que vous. Oui, vous comprenez, les diplômes sont dépassés. Je lui dit, ben c'est de votre faute. Comment ?
Ben,
j'ai dit, oui, c'est de votre faute. Tous les diplômes professionnels du pays sont négociés entre les syndicats ouvriers,
l
'État,
et
le troisième, c'est le patronat.
Si
vous m'envoyez des bureaucrates qui n'ont pas été au boulot depuis dix ans, bien sûr qu ne savent pas comment on fait une bagnole, bien sûr qu ne savent pas ce que c'est qu'un CAP de chaudronnier aujourd'hui. Donc, si vous n'êtes pas content du contenu des diplômes, balayez devant votre porte, mais ne venez pas prendre à partie le service public de l'enseignement professionnel parce que lui, il marche. Bon, alors, les branches, quant à la sécurité sociale,
on
en reviendra aux cotisations, au rythme auquel il le faut, et nous en reviendrons à des élections avec les assurés car la sécurité sociale appartient aux travailleurs et à personne d'autre. Camarades,
j
'ai beaucoup d'espoir dans la situation
parce
que,
voyez
-vous, une bataille, c'est plein d'éléments,
c
'est la superposition de plein d'éléments.
Je
note une chose,
le
nombre de gens qui parlent avec nos mots augmente.
J
'entends le grand patronat
dire
qu'il faut s'intéresser et pratiquer la planification écologique.
Je
m'étais fait traiter
de
colcausien en 2008 quand j'ai écrit les premiers textes où j'ai fait exprès de mettre la planification pour provoquer des cris et des hurlements. J'aurais pu écrire la gestion prévisionnelle, ça revenait au même et ça faisait plus brancher.
Mais
j'ai pensé que la planification était plus robuste et mettait en quelque sorte une ambiance de travail.
À
peine on prononçait le mot. J'ai toujours fait comme ça et ça a toujours marché donc j'arrêterai pas.
Je
les entends parler de ça. J'entends même
des
gens qui pourtant
comment
vous l'appelez celui-là ? Fort. Mais non mais attendez non mais il faut féliciter les gens
quand
ils parlent comme vous. Celui-là il a dit
sur
l'annulation de la dette BCE.
C
pas rien quand même.
Le
débat mérite d'être posé et la question discutée avec nos partenaires européens.
C
'est pas mal non
?
Écoutez, faites pas la gueule.
Plus
il y a de monde qui parle comme nous. Plus il y a de monde qui pense que ce qu'on raconte ça vaut la peine de discuter. Plus on avance.
On
ne peut pas nous tout seuls dans son coup tout attraper. Donc ça avance.
Et il
a même parlé de la règle verte.
Plus
aucun budget de l'État ne devra être présenté s'il demande plus à notre terre
que
ce qu'elle ne peut nous donner.
Bon
il s un peu pris les pieds dans les doubles négations mais c'est l'intention qui compte.
C
'est pas tout. Une de mes marottes, vous savez les trucs où ils se moquent de moi gentiment.
Pas
tant que ça.
Vous
savez ce que je dis tout le temps ? Le collectivisme, c'est s'approprier, c'est nationaliser le temps. C'est maîtriser le temps long. Le temps court, c'est le temps du capital et de sa rotation infernale. Bon, le temps long, le temps court, bon voilà quoi. Eh bien, regardez, l'État doit se comporter en stratège protecteur et organisateur du temps long.
Je
suis content.
C
'est pas tout. Il a même dit,
parce
que vous vous rappelez de notre slogan de campagne de 2022 ? Ah non, vous avez oublié. Un autre monde est possible.
Eh
bien lui, il propose un autre futur est possible. Chouïa. Donc, bien sûr que ça m'amuse, parce que j'ai pourtant la consigne impérative que je me suis donnée et que d'autres m'ont donnée, on ne se dispute pas avec les gens de gauche ou qui disent qu'ils sont de gauche.
On
réserve les coûts pour la droite et l'extrême droite. Là, je n pas donné de coût.
Je
me suis réjoui de voir que enfin, ils auraient pu gagner 15 ans, il leur suffisait de me donner la majorité quand j'étais membre de leur parti.
Eh
bien, ils y viennent. Donc tant mieux. Mais,
ça
c'est,
pour
pas que vous partiez complètement déprimés d'ici. Genre, on est seul au monde, personne nous aime, on ne nous comprend pas. C'est pas vrai. Il y plein de gens qui nous aiment.
Mais
là où j'ai trouvé beaucoup plus grave,
c
'est quand leur candidat, probablement élu, M. Glucksmann, a dit, avec moi, plus jamais d'accord avec LFI.
Alors,
si, en fait, j'avais prévu de vous alerter sur cette formule et j'ai voulu trouver quelque chose avant pour un petit peu vous assouplir le cuir, dire, ah, ils ne sont pas tous mauvais,
pas
tous à fait, et
pour
vous dire ça. Parce que ça, je demande
à
tous les camarades
d
'en tirer la conclusion. Vous ne devez pas être pris au dépourvu.
Ce
que nous annonce M. Glucksmann, c'est qu'il y aura un candidat
du
Parti Socialiste, il en est le candidat, lui, pour la présidentielle, dans toutes les circonscriptions du pays, y compris contre les sortants insoumis.
Dès
lors, vous devez vous préparer à être candidat partout.
Car
l'un va avec l'autre.
Je
vous le dis comme ça,
parce
que, moi, j'ai toujours cru que la vie était la plus forte
et
qu'il faut savoir créer une ambiance de travail à intervalles réguliers. J'essaye de le faire là.
Ce
que je veux dire
pour
qu'ils l'entendent tous, cette fois-ci, nous savons
que
l'adversaire est désorganisé,
que
l'adversaire est divisé dans chacun de ses composantes.
Que
le peuple français, on a par-dessus la tête.
Qu
'il y a besoin dans ce pays d'urgence de passer à autre chose.
Et
que les planètes ont commencé à s'aligner.
Que
si l'on en croit ce qui se dit et ce qui peut s'observer, notre chance d'être au deuxième tour est réelle.
Et
donc,
ce
que nous sommes dans l'histoire de ce pays,
que
l'on soit communiste, qu'on ait été socialiste, anarchiste, ce qu'on veut, ou bien collectiviste de la jeune génération. La tentative de nous expulser de l'histoire aura échoué.
Nous
y sommes revenus en force, en nombre, en discipline, organisées méthodiquement.
Il
semble, comme je l'ai dit,
que
ce soit nous qui ayons gagné l'honneur de marcher devant. Alors, nous appelons chaque conscience
à
venir nous aider,
à
ne pas rendre impossible
ce
que nous venons de rendre possible.
En
une journée où vous êtes venus à Saint-Denis en disant,
la
veille, lisant votre journal, tout est perdu, le problème, c'est Mélenchon et autres sottises,
et
où, par vos cris, vos clameurs et votre rassemblement,
vous
avez commencé à dire on va gagner et depuis, ce slogan n'a plus quitté les nôtres.
Ne
gâchez pas cette occasion extraordinaire.
Elle
est là, elle est dans nos mains.
On
peut l'amener à maturité.
Ne
croyez pas à ceux qui n'ont plus qu'un seul et unique argument que j'ai vu l'autre jour
avec
un délice que vous n'imaginez pas, à la ligne de l'opinion. Journal libéral qui, comme il est très libéral, devrait apprendre à se passer des aides à la presse pour vivre du marché.
Nous
lui proposerons l'expérience le moment venu. Et, ben, quand même, non, non, je ne menace pas, vous me manqueriez trop l'opinion avec vos abus. Et alors, le titre, c'est «
Voter
Mélenchon, c'est élire Le Pen ». Ah, c'est tout ce qui vous reste.
C
'est tout ce qui vous reste à proposer à vos ouailles. C'est tout. Voilà où ils en sont. Et nous, nous sommes porteurs de quelque chose, évidemment, de bien plus grand, de bien plus humble. Voilà, mes camarades, j'ai un nouveau abusé, je sais, 1h36, c'est long, mais apparemment, dès que je vous rencontre, je ne sais pas faire autrement. Attendez ! Regardez ça.
C
'est un livre qui paraît cette semaine. Passe-moi le reste, s'il te plaît, Paola.
Parce
que moi, je fais marchand de bouquins aussi. Ça, c'est un camarade qui a écrit sur la doctrine économique qui lui-même est professeur d'économie et membre de l'Institut La Boétie. C'est Eric Baer. Et il a fait un bouquin sur, en gros, la doctrine qui est la nôtre. Il l'a comparée dans l'histoire. On apprend beaucoup de choses. Après, ça, c'est La Boétie aussi.
Pour
les fins connaisseurs, il y a un petit clin d'œil. C'est L'État et la Révolution Citoyenne. Donc, c'est une série d'auteurs
qui
discutent et résonnent sur la question de quelle place a l'État dans notre conception du monde, quelle place elle a dans l'État libéral. L'introduction est de l'ancien vice-président de la Bolivie, Garcia Linera. Et puis, la post-face, c moi. Et puis, au milieu, c'est beaucoup plus intéressant. C'est toute une série de camarades qui sont des sociologues, des anthropologues, des économistes et qui font le boule. Et puis, alors, c'est la sucrerie, mais ça va très loin.
C
'est le bouquin de Clément sur une politique de l'amitié.
D
'abord, le livre, il est super
et
elle parle de quelque chose que beaucoup d'entre vous connaissent et que nous vivons à l'ère des familles choisies. Nous avons notre famille naturelle, comme on dit. Des fois, elle est recomposée, un peu moins naturelle et plus recomposée. Et puis, il les familles choisies, vos amis. Vous aimez leurs enfants, vous les connaissez comme ceux de vos proches.
Vous
avez des deuils, des fois, terribles, qui vous déchirent autant que d'un proche. Et cette nouveauté, cette nouvelle France-là, des relations humaines, de la famille choisie, quelle amitié, elle traite de ce sujet et elle dit qu
'il
devrait y avoir des droits. Alors, il a suffi qu'elle dise ça. Alors, elle le dit pour dire qu n pas que la famille. Aussitôt, tout ce que ces news, France Info, France Inter, maintenant aussi, France Culture, Comte de Fachos, s'est déchaînée sur le thème « Ah, elle est contre la famille ! » Bon, comme d'habitude, la caricature, non, elle n pas contre la famille, elle-même, elle une famille. Mais elle parle de ses familles choisies. Moi, je suis très fier parce qu'à un moment donné, il y question de moi et de la loi que j'ai proposée, la dernière que j'ai déposée qui est pour l'adoption sociale.
'est-à-dire, j'adopte quelqu'un et il devient membre de ma famille, je m'engage à subvenir à ses besoins s'il est dans le besoin, etc., etc. Et évidemment, elle a été infiniment plus loin que tout ce que moi j'ai pu raconter sur le sujet parce qu'elle a couvert l'ensemble du champ. Donc ça, c'est
qui
sait la Nouvelle France, comment elle est, ça, c
'est
quoi l'État
des
Insoumis et ça, c'est comment ils vont gérer la caisse. Donc, vous avez de quoi lire pendant plusieurs mois.
C
'est bientôt, arrive le bouquin de Raphaël Arnaud, on le montrera la prochaine fois. Allez, bonsoir à tout le monde.
Sous
Jean-Luc Mélenchon