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Discours / meetingLa parole de Jean-Luc Mélenchon· 2 septembre 2026 100 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & électionsRetraites

Conférence de Jean-Luc Mélenchon sur le moment politique

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 49 %Attaque 40 %Défensif 11 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:13Invité politiqueFait
    « On ne met pas 26 000 personnes à Saint-Denis seulement parce qu'on a une belle affiche. »
  • 5:28Invité politiqueFait
    « Des enfants qui ne sont pas protégés des pédocriminels par un système qui s'est effondré »
  • 7:52Invité politiqueFait
    « Nous avons le plus grand pays francophone du monde, qui est confronté à une épidémie épouvantable, c'est le Congo. »
  • 8:03Invité politiqueChiffre
    « Mettons qu'ils ne parlent pas tous français, mais beaucoup de monde, en tout cas. »
  • 12:02Invité politiqueChiffre
    « ils ont fini par accumuler une dette de 30 000 milliards. »
  • 14:51Invité politiqueFait
    « El Niño est en train de se mettre en route, et c'est le plus violent qu'on aura connu depuis, peut-être des siècles. »
  • 31:36Invité politiqueChiffre
    « c'est 580 000 personnes. Il y a 223 000 nouveaux arrivants, depuis le 3 mai. »
  • 32:11Invité politiqueChiffre
    « Là, il y en a 40 000 de plus depuis le 3 mai dernier. »
  • 32:15Invité politiqueChiffre
    « 19 000 personnes qui ont rejoint un groupe d'action »
  • 32:23Invité politiqueChiffre
    « Et on a créé 630 groupes de plus dans le pays. »
  • 32:40Invité politiqueChiffre
    « depuis le 3 mai, 14 millions de tracts et de lettres qui ont été distribués. »
  • 32:45Invité politiqueChiffre
    « 830 000 affiches. »
  • 32:51Invité politiqueChiffre
    « 21 000 maillots de football. »
  • 33:16Invité politiqueChiffre
    « 20 000 contributions au programme. »
  • 36:30Invité politiqueChiffre
    « plus de 300 000 patrons de ce pays »
  • 41:42Invité politiqueFait
    « Retailleau, il supprime tout. Il n a plus d'impôts, il n a plus de taxes, il n a plus rien. »
  • 43:57Invité politiqueFait
    « c'est grâce aux normes que nous allons pouvoir fermer certains marchés nationaux »
  • 46:57Invité politiqueChiffre
    « De quelque chose qui vaut plus de 500 milliards. La sécurité sociale. »
  • 48:29Invité politiquePromesse
    « Ces gens-là vont faire la TVA sociale. »
  • 48:58Invité politiqueFait
    « l'État dit « Ah, ben tiens, il faut qu'on rende ses sous à la Sécu. » »
  • 50:08Invité politiqueChiffre
    « on ne donne plus rien. Parce que vous nous coûtez 120 milliards tous les mois et on est en déficit de 150. »
  • 51:09Invité politiqueFait
    « Il n'y a pas de déficit de la sécurité sociale. »
  • 51:28Invité politiqueChiffre
    « Deux points de plus que la TVA normale. La TVA normale, c'est 20. La TVA moyenne, c'est 18. »
  • 52:36Invité politiqueChiffre
    « la part de la paie des fonctionnaires dans la richesse produite par le pays a baissé de 6 points en 20 ans. »
  • 52:46Invité politiqueChiffre
    « La part de l'État dans la ponction sur la richesse du pays a baissé de 7 points. »
  • 58:58Invité politiqueFait
    « les titres de l'État français comme dette, l'État a emprunté des sous. »
  • 1:00:07Invité politiqueFait
    « la monnaie a été créée. »
  • 1:01:54Invité politiqueFait
    « c'est interdit par les traités. »
  • 1:06:10Invité politiqueChiffre
    « La dette française rapportée au patrimoine français, c'est 17%. »
  • 1:06:13Invité politiqueChiffre
    « La dette française rapportée à sa durée étalée sur le nombre d'années où il y un titre de dette, c'est 12%. »
  • 1:07:30Invité politiqueFait
    « En 1953, les bons alliés de l'OTAN ont annulé la dette des Allemands. »
  • 1:10:02Invité politiqueFait
    « Ça s'appelle mécanisme européen de stabilité financière. »
  • 1:10:26Invité politiqueChiffre
    « 45 milliards d'euros à payer par la France, 65 par l'Allemagne. »
  • 1:19:59Invité politiqueChiffre
    « D'après Fabien Le Guay, c'est 200 milliards par an. »
  • 1:20:03Invité politiqueChiffre
    « D'après le rapporteur de la même commission qui est l'air, c'est 120 milliards. »
  • 1:20:36Invité politiqueChiffre
    « Ça coûte un milliard et demi par an. »
  • 1:23:36Invité politiqueChiffre
    « Ça fait 3 milliards et avec 3 milliards, vous achetez 30 canadaires. »
  • 1:24:21Invité politiqueChiffre
    « Il faut trouver 120 milliards. »
  • 1:24:42Invité politiqueChiffre
    « Il y en a pour 80 milliards. »
  • 1:24:50Invité politiqueChiffre
    « La TVA sociale avec deux points de puce parce que ça rapporte 80 milliards précisément. »
  • 1:29:01Invité politiqueFait
    « Pas de bol, j'ai été ministre, donc c'est pas la peine de venir me raconter la vie. »
  • 1:29:30Invité politiqueFait
    « Si vous n'êtes pas content du contenu des diplômes, balayez devant votre porte, mais ne venez pas prendre à partie le service public de l'enseignement professionnel parce que lui, il marche. »
  • 1:29:45Invité politiqueFait
    « On en reviendra aux cotisations, au rythme auquel il le faut, et nous en reviendrons à des élections avec les assurés car la sécurité sociale appartient aux travailleurs et à personne d'autre. »
  • 1:30:27Invité politiqueFait
    « Je m'étais fait traiter de colcausien en 2008 quand j'ai écrit les premiers textes où j'ai fait exprès de mettre la planification pour provoquer des cris et des hurlements. »
  • 1:30:36Invité politiqueFait
    « J'aurais pu écrire la gestion prévisionnelle, ça revenait au même et ça faisait plus brancher. »
  • 1:30:41Invité politiqueFait
    « J'ai pensé que la planification était plus robuste et mettait en quelque sorte une ambiance de travail. »
  • 1:32:06Invité politiqueFait
    « Le collectivisme, c'est s'approprier, c'est nationaliser le temps. C'est maîtriser le temps long. »
  • 1:32:20Invité politiqueFait
    « L'État doit se comporter en stratège protecteur et organisateur du temps long. »
  • 1:32:36Invité politiqueFait
    « Un autre monde est possible. »
  • 1:33:05Invité politiqueFait
    « Ils auraient pu gagner 15 ans, il leur suffisait de me donner la majorité quand j'étais membre de leur parti. »
  • 1:33:36Invité politiqueFait
    « Avec moi, plus jamais d'accord avec LFI. »
  • 1:34:06Invité politiqueFait
    « Ce que nous annonce M. Glucksmann, c'est qu'il y aura un candidat du Parti Socialiste, il en est le candidat, lui, pour la présidentielle, dans toutes les circonscriptions du pays, y compris contre les sortants insoumis. »
  • 1:36:29Invité politiqueFait
    « Voter Mélenchon, c'est élire Le Pen. »

Temps de parole

  • Jean-Luc Mélenchon93 %
  • ?7 %

≈ 74,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:14
Locuteur

Bon

0:14
Jean-Luc Mélenchon

allez c'est bon, merci les amis, merci à tout le monde pour cet accueil, merci aux députés qui sont là avec nous, vous les avez déjà tous vus, tous encouragés, donc tout va bien.

0:27
Locuteur

Bon,

0:28
Jean-Luc Mélenchon

cette rencontre mensuelle, on ne savait pas très bien ce qu'on en faisait dans le cadre de la campagne présidentielle parce que ça avait été inventé il y a, je ne pas, 3 ans, 4 ans de ça, pour une fois par mois donner une sorte de cadre, on s'était dit, je ne pas ce qu'on croyait, que bon on défilerait à tour de rôle et que ça donnerait en quelque sorte, ça permettrait de propager l'orientation, quoi, ce qu'on était en train de faire.

Et puis ça a tourné à autre chose, par les occupations des uns des autres, et qu'en faire là, ben, moi ça m'aurait manqué de ne le faire, on commençait le mois de septembre, et c'est comme ça, qu'est-ce que vous voulez, le cheval à son licol, et ben, à ses habitudes. Alors, bon, donc, on fait cette réunion et moi, elle me donne l'occasion de dire des choses, d'expliquer des choses, ce que je ne peux pas faire dans un meeting où la parole est différente et où vous avez tous compris que dans un meeting, le problème, ce n pas ce qu'on va dire. C'est ce qu'on ne pas dire, parce qu'on n'a pas le temps, parce que sinon ça durerait des heures, et ainsi de suite.

Mais j'attache beaucoup d'importance à ce que, et je ne suis pas le seul dans notre équipe d'animation, à ce que les étapes que nous franchissons soient bien comprises dans leur signification politique la plus ample et la plus profonde, et que notre campagne, en aucun cas, ne soit une espèce de suite de séquence communicationnelle, comme on peut en voir dans d'autres partis politiques, c'est-à-dire, en général, tous les autres. Parce que nous nous référons à une analyse de classe, nous nous référons à un état du monde, et de là, nous en déduisons une tactique, des stratégies. Bon, on peut dire que tout ça est un peu compliqué, peut-être bien, mais c'est comme ça.

Et c'est comme ça que nous réfléchissons et que nous tâchons de transmettre, dans une salle comme celle-ci,

2:17
Locuteur

une

2:17
Jean-Luc Mélenchon

expérience. Depuis ceux qui sont les plus jeunes et qui sont en train de constituer leur manière de regarder le monde, ils le font librement, et puis ceux qui ont déjà beaucoup guiroyé, et qui rectifient le cadre, le tamis, à mesure qu'on avance.

2:32
Locuteur

Alors

2:33
Jean-Luc Mélenchon

là, bon, c'est ça, vous le devinez, c'est une ambiance absolument étrange pour nous, parce qu'on entre dans le cinquième mois,

2:43
Locuteur

depuis

2:44
Jean-Luc Mélenchon

ma déclaration de candidature,

2:46
Locuteur

et

2:47
Jean-Luc Mélenchon

on a l'impression, à Mainsignot, d'être quasiment comme si on était dans les 15 derniers jours de la campagne. Tant il y a une ébullition, une mobilisation, des dizaines, des centaines d'initiatives qui montrent que le mouvement est devenu une réalité, le mouvement insoumis, tel que nous l'avions conçu au départ.

C'est-à-dire, non pas l'absurde organisation qui est présentée dans la presse, comme avec son gourou, qui téléphone tous les jours à tout le monde pour dire ce qu'il faut faire, mais comme un organisme dont il est extrêmement difficile d'arriver à percevoir exactement comment se font les chaînes de propagation, avec la vieille formule, la consigne, c'est n'attendez pas les consignes. Vous vous rappelez bien que j'ai jamais dit qu'il n'y pas de consignes, hein

3:32
Locuteur

?

3:33
Jean-Luc Mélenchon

Il ne faut pas se tromper. C'est vous n'attendez pas, mais ça ne pas dire qu n'y a pas. Et quand il y en a, il faut évidemment les appliquer tout aussitôt, parce que c'est aussi notre force, hein, d'être ce collectif. Alors, bon, donc on démarre comme ça, mais on ne va pas non plus devenir nombriliste, se regarder soi-même, se réjouir de ce qu'on a réussi, et on réussit à peu près tout ce qu'on entreprend, depuis le 3 mai dernier.

3:56
Locuteur

Et

3:57
Jean-Luc Mélenchon

s'il en est ainsi, ce n'est pas seulement parce que nous sommes très bons, ce qui est vrai, mais c'est surtout parce que la société est dans un état qui fait que ce type d'appel que notre militantisme politique appelle, se produit. On ne met pas 26 000 personnes à Saint-Denis seulement parce qu'on a une belle affiche. On ne met pas 10 000 personnes aux amphis comme nous l'avons fait, seulement parce que le coin est sympa. Et bien sûr, il faut le prendre dans toute sa signification. Il y a un phénomène d'osmose, puisque c'est ce à quoi nous prétendons. Nous ne prétendons pas être une direction révolutionnaire.

4:36
Locuteur

Nous

4:37
Jean-Luc Mélenchon

prétendons être un mouvement politique d'éducation populaire de masse, et notre but est d'entrer en osmose avec le milieu qui nous porte. Retenez ce mot parce qu'il fait maintenant partie du vocabulaire de la maison.

4:49
Locuteur

Et

4:49
Jean-Luc Mélenchon

cette osmose, elle, a lieu en ce moment. Nous sommes l'expression d'une exaspération populaire de masse

4:55
Locuteur

contre

4:56
Jean-Luc Mélenchon

un système injuste, brutal, violent, mais on peut le dire à cette étape.

5:01
Locuteur

Contre

5:01
Jean-Luc Mélenchon

un système qui semble être hors sol.

5:04
Locuteur

C

5:04
Jean-Luc Mélenchon

'est-à-dire avoir perdu le contact avec la réalité de la vie de la société et d'être entièrement et exclusivement dévoué à l'application de formules creuses en direction de catégories sociales extrêmement limitées.

5:17
Locuteur

Et

5:18
Jean-Luc Mélenchon

que dès lors, l'État semble avoir disparu, la responsabilité qu'il a à l'égard de la société ne plus existait, et les situations les plus invraisemblables s'empilaient les unes sur les autres. Des enfants qui ne sont pas protégés des pédocriminels par un système qui s'est effondré, des incendies qui se déclenchent alors que rien n'est prévu ni organisé par qui que ce soit pour y faire face, si bien que des centaines de pompiers sont envoyés comme ça sur la ligne de front quasi, on a l'impression qu'on leur a dit vont aller, il faut y aller,

5:47
Locuteur

mais

5:48
Jean-Luc Mélenchon

on ne sent aucune organisation collective, on ne sent pas l'État, et la société génère aussitôt des expressions de solidarité qui bouleversent tout le monde comme ça s'est passé pendant les incendies. Mais la société est disponible pour la solidarité. Ça n'a pas été sauf qui peut, débrouillez-vous chacun pour soi, après tout c'est vos villas qui crament, c'est pas les nôtres, ou c'est vos maisons qui crament, ce n'est pas ça qui s'est passé. Tout ça nous donne des indications très précieuses, d'abord parce que nous on vit tous là-dedans, tant que vous êtes, mais ça donne des indications sur ce que le collectif populaire est prêt à faire. Néanmoins,

6:24
Locuteur

il

6:24
Jean-Luc Mélenchon

n'en reste pas moins qu'il y a ce sentiment étrange

6:28
Locuteur

de

6:28
Jean-Luc Mélenchon

dire mais qu'est-ce qu'ils foutent

6:29
Locuteur

? Où

6:30
Jean-Luc Mélenchon

ils sont ? Qu'est-ce qu'ils ont prévu

6:32
Locuteur

? Regardez, tout

6:34
Jean-Luc Mélenchon

à l'heure avant de venir ici, je vois que M. Netanyahou menace l'Angleterre. Franchement, les bras vous en tombent. Ils menacent l'Angleterre, il n pas l'air de savoir à qui il a affaire là.

6:47
Locuteur

C

6:47
Jean-Luc Mélenchon

'est quand même des coriaces ceux-là. Et quand ils résistent, ils résistent pour de bon, et en général c'est eux qui ont le dernier mot. Et nous on a une dette jusqu'à la fin de l'histoire à leur égard, puisque c'est grâce à eux que nous sommes restés un peuple libre.

7:02
Locuteur

Bon,

7:03
Jean-Luc Mélenchon

je vois ça, je me dis, bon, que va faire la France ? Ben, je pense qu'elle fera rien,

7:07
Locuteur

parce

7:08
Jean-Luc Mélenchon

qu'elle ne jamais rien. Alors, vous avez vu la guerre là-bas, l'Iran, le détroit d'Ormuse, alors on a envoyé le porte-avions,

7:17
Locuteur

il

7:17
Jean-Luc Mélenchon

est revenu.

7:21
Locuteur

Qu

7:21
Jean-Luc Mélenchon

'est-ce que tout ça voulait dire ?

7:23
Locuteur

On

7:24
Jean-Luc Mélenchon

ne sait pas. Le massacre

7:28
Locuteur

continue

7:29
Jean-Luc Mélenchon

à Gaza et au Liban,

7:31
Locuteur

que

7:31
Jean-Luc Mélenchon

fait la France ? Rien.

7:33
Locuteur

Et

7:34
Jean-Luc Mélenchon

on se dit, mais peut-être qu'un jour ils vont faire quelque chose, mais quoi ?

7:37
Locuteur

On

7:38
Jean-Luc Mélenchon

ne voit pas, vu qu n'ont jamais rien fait, jusqu'à présent, qu'ils méritent d'être signalés.

7:43
Locuteur

Et

7:44
Jean-Luc Mélenchon

puis, ensuite, il y a la réalité dans laquelle, comment dire, de notre monde, notre univers à nous les Français. La zone francophone.

7:52
Locuteur

Nous

7:52
Jean-Luc Mélenchon

avons le plus grand pays francophone du monde, qui est confronté à une épidémie épouvantable, c'est le Congo. Et c'est le plus grand peuple francophone du monde. dit 100 millions. Mettons qu'ils ne parlent pas tous français, mais beaucoup de monde, en tout cas. Et nous,

8:09
Locuteur

on

8:10
Jean-Luc Mélenchon

ne sait pas. Le Québec, qui est la nation cousine, sœur, ou ce que vous voulez, pas nation, mais attention, que je fasse attention aux mots que j'utilise. La population, nos cousins. Alors eux, c'est le voisin grossier, violent, vulgaire, qui les menace.

8:24
Locuteur

Et

8:25
Jean-Luc Mélenchon

nous, les Français,

8:26
Locuteur

pareil.

8:28
Jean-Luc Mélenchon

Et tout est comme ça.

8:29
Locuteur

Et

8:30
Jean-Luc Mélenchon

vous vous dites, mais, comme si une espèce d'orage s'accumulait, et que vous vous dites, mais comment ce truc va finir ? J'essaye de trouver dans l'histoire des comparaisons de cette nature. J'en trouve quelques-unes. n pas l'intention de vous affoler davantage. Mais on a l'impression qu'une masse

8:44
Locuteur

s

8:45
Jean-Luc Mélenchon

'agglomère, qui va ensuite se traduire par des choses auxquelles nous ne serons absolument pas préparés, comme collectifs, si, pour notre malheur, elles interviennent avant 2027.

8:57
Locuteur

Et

8:58
Jean-Luc Mélenchon

puis, dans le quotidien de ce qui vient de nous arriver, quand même, notre pays a brûlé cet été.

9:06
Locuteur

Et

9:06
Jean-Luc Mélenchon

que se passe-t-il depuis, là où ça a brûlé

9:08
Locuteur

? Est

9:09
Jean-Luc Mélenchon

-ce que des moyens particuliers ont été rassemblés ? Est-ce qu'on en a tiré des leçons ? Des comités ont été réunis pour dire, la prochaine fois, on fera comme ci, comme ça, et aujourd'hui, voici ce qu'on fait avec ceux qui n'ont pas d'habitat. Voilà ce qu'on va faire pour essayer de remettre en route la biodiversité. Non, rien. Qu'est-ce qui s'est passé depuis un peu masse dans l'Aude

9:31
Locuteur

? Quoi

9:33
Jean-Luc Mélenchon

? Qu'est-ce qui s'est passé ? Je ne sais pas, peut-être que je suis mal renseigné, et qu s'est passé plein de choses. Mais est-ce que le cas le plus probable, c'est que l'élan national qui se serait affirmé, si on l'avait appelé, n'a pas pu se produire en faveur de cette population

9:48
Locuteur

?

9:49
Jean-Luc Mélenchon

Et il en va de même, Laurent Alexandre nous a expliqué ça à la réunion de l'Intergroupe, de ce qui s'est passé là-bas dans l'Aveyron. Tout d'un coup, paf, c'est un orage terrifiant, il tombe quasi comme des glaçons, des pierres qui tombent du ciel, et tous les toits, dit-il, ont été détruits. Et alors Laurent dit, bah écoute, le couvreur, il dit, mais moi comment je fais là ? Il y en a pour 5 ans de travail, je suis tout seul.

10:16
Locuteur

Que

10:16
Jean-Luc Mélenchon

va-t-il se passer ? Est-ce que le pays est capable de mobiliser 10, 20, 30, 40 couvreurs contre des situations de catastrophe de cette nature, pour dire, allez, on y va, bon, toi tu fais ci, toi tu fais là, enfin, un grand peuple avec des moyens, une organisation, un Etat ? Pas chacun se débrouille, on verra, et puis un type qui va faire le malin, là-bas en disant, oui, les assurances ne sont pas prêtes. Alors, pendant que j'en suis à parler des assurances, autre sentiment de hors-sol.

10:44
Locuteur

Mes

10:44
Jean-Luc Mélenchon

amis et camarades,

10:46
Locuteur

une

10:47
Jean-Luc Mélenchon

énorme crise financière est en train de mûrir, qui résulte de la conjonction, d'une part,

10:55
Locuteur

que

10:55
Jean-Luc Mélenchon

la masse de capitaux qui a été accumulée pendant des années et des années, et qui suit la loi du capital, c'est que le capital accumulé doit s'investir, c'est sa règle, pour être transformé en marchandises, puis en argent, et rebolote.

11:09
Locuteur

Une

11:09
Jean-Luc Mélenchon

masse s'est précipitée vers les investissements du côté du numérique et de l'intelligence artificielle,

11:15
Locuteur

dans

11:16
Jean-Luc Mélenchon

une ruée irrationnelle,

11:19
Locuteur

car

11:19
Jean-Luc Mélenchon

il n'existe aucun modèle économique qui permette d'affirmer que cette masse de capital va recevoir une rémunération et dégager des profits dans un délai raisonnable. Personne ne sait ce que cette chose peut donner. Si, nous, nous savons, une crise. Parce que, comme toutes les bulles, à un moment ou à un autre, elles éclatent. Et puis, il y a cet événement, et en même temps, il y en a un autre.

11:44
Locuteur

C

11:45
Jean-Luc Mélenchon

'est que, quand bien même les États-Unis d'Amérique disposent, par un privilège qui n'appartient qu'à eux, d'appuyer sur un bouton et de donner des dollars, quand bien même, depuis 2006, les États-Unis d'Amérique

11:56
Locuteur

ne

11:57
Jean-Luc Mélenchon

donnent plus aucune indication sur la masse monétaire qu'ils mettent en circulation dans l'année,

12:02
Locuteur

ils

12:03
Jean-Luc Mélenchon

ont fini par accumuler une dette de 30 000 milliards. Alors, même pour faire semblant, il faire quelque chose. Et alors, ils ne savent quoi

12:11
Locuteur

? Si

12:12
Jean-Luc Mélenchon

bien que, dès qu'un pays a une difficulté, qu'il dira, qu'est-ce que j'ai, moi, pour retrouver des sous, on ouvre le coffre, ah tiens, des dollars, des bons du trésor américain. Tout le monde a ça, alors si on va les vendre. Oui, mais, s'ils les vendent, comme a commencé à faire le Japon, c'est la menace pour le monde entier que le dollar lui-même s'écroule. Par conséquent, nous sommes,

12:31
Locuteur

on

12:31
Jean-Luc Mélenchon

appelle ça métastable, ça veut dire à la limite de l'équilibre. Cette bulle est à la limite de l'équilibre. Une pichenette à un endroit peut la foutre par terre. Et là,

12:41
Locuteur

comme

12:41
Jean-Luc Mélenchon

ils ne savaient que faire, ils se sont rachetés leurs dettes à eux-mêmes. Je vous fais grâce de l'explication du détail, parce qu'à chaque fois, comme je suis là, je vous vois, il en a qui ouvrent des yeux comme ça. Le moment où j'explique que la banque n pas l'argent qu'elle prête, c'est toujours le moment que je préfère, parce qu'il y plein d'états de gens qui font comme ça, genre, c'est quoi l'arnaque ?

13:00
Locuteur

Bon.

13:01
Jean-Luc Mélenchon

Alors, on en est là. Ça ne va pas se passer tranquillement, c'est impossible. À quel moment ? Personne ne le sait. Ça peut être demain matin, mais ça peut être dans trois mois, mais ça peut être dans un an. Mais nous, ça nous intéresse beaucoup, parce que comme on est dans une élection présidentielle, imaginez que, à tout le reste, en plus, on est ça, une crise monétaire mondiale. Alors, il y a des moments où on va un peu rigoler, parce qu'on les verra les mêmes, qui nous expliquait que la Banque Centrale Européenne, qui n'a même pas le droit de regarder la porte d'entrée, parce que c'est une menace, hein, pour ceux qui rentrent.

Donc, on va voir s'ils se tiennent aussi loin des événements qu'ils le prétendent. Bien sûr que non. Comme en 2008, la Banque Centrale Européenne, qui est indépendante, qu'on n'a pas le droit de lui parler, qu'on n'a pas le droit d'y donner d'indications patati patala, ah, ils ne sont pas embarrassés, sont allés carrément à des réunions, où ils ont discuté ensemble de comment ils allaient faire pour empêcher le système financier mondial de s'effondrer, aux côtés des États-Unis d'Amérique, et où ils ont racheté les dettes de tout le monde, aux tarifs de l'époque. Par conséquent,

14:03
Locuteur

il

14:03
Jean-Luc Mélenchon

y a là aussi une immense menace.

14:09
Locuteur

Et le

14:09
Jean-Luc Mélenchon

climat, pardon, mais ça ne s'est pas arrêté.

14:12
Locuteur

La

14:12
Jean-Luc Mélenchon

crise est irréversible. Je vous avais dit au mois de mai, ici même, parce que j'avais lu ça dans les revues scientifiques, qui suivent ça de manière très sérieuse, très régulière, je vous avais dit, attention,

14:24
Locuteur

le

14:25
Jean-Luc Mélenchon

courant El Niño, que la plupart d'entre vous ne savez pas de quoi on parlait, El Niño est en train de se mettre en route, et c'est le plus violent qu'on aura connu depuis, peut-être des siècles. Pourquoi ? Parce que jamais la flotte a été réchauffée, comme c'est le cas aujourd'hui, et jamais cette chaleur ne sera descendue aussi profondément dans les abysses.

14:44
Locuteur

Si

14:45
Jean-Luc Mélenchon

bien que ce courant qui résulte du réchauffement, qui tout d'un coup met en mouvement des masses de flotte considérables,

14:51
Locuteur

va

14:52
Jean-Luc Mélenchon

complètement perturber le climat, provoquant ici des sécheresses, là-bas des trombes de flotte qui tombent, d'abord dans le monde de la côte pacifique, mais comme c'est un seul et unique système, la crise va se propager partout en changeant la nature du climat. Si bien que nous ne savons pas si nous aurons un hiver absolument glacial, ou une ambiance torride dans les mois qui viennent, ou rien de ce que je suis en train de vous dire, mais encore autre chose. Parce que l'ère de l'incertitude, c'est pas pour faire plaisir qu'on a utilisé cette expression,

15:25
Locuteur

c

15:25
Jean-Luc Mélenchon

'est parce que c'est vraiment l'ère de l'incertitude. Et ces événements-là sont en train de se concentrer. Ils ont immédiatement des conséquences sociales. Je ne fais pas l'injure d'entrer dans le détail, mais tout le monde comprend que si le climat change, alors que nous-mêmes nous ne sommes plus un pays souverain du point de vue de notre alimentation, que des dizaines de pays dépendent d'une ou deux cultures, et pour le reste des échanges, si tout ça est perturbé par la sécheresse ou par la flotte,

15:52
Locuteur

les

15:52
Jean-Luc Mélenchon

productions ne sont plus là, les quantités diminuent, la taille et la qualité de ceux qui se récoltent aussi, et donc les prix augmentent, et pour la même somme, non seulement vous avez moins, mais en plus, compte tenu du fait que les fruits sont plus petits, il vous en faut davantage.

16:09
Locuteur

Tout

16:09
Jean-Luc Mélenchon

ça, c'est devant nous.

16:11
Locuteur

Si

16:11
Jean-Luc Mélenchon

bien que plus que jamais,

16:13
Locuteur

la

16:14
Jean-Luc Mélenchon

proposition qui fonde notre existence politique,

16:18
Locuteur

c

16:19
Jean-Luc Mélenchon

'est-à-dire le collectivisme,

16:21
Locuteur

la

16:21
Jean-Luc Mélenchon

planification écologique,

16:23
Locuteur

le

16:24
Jean-Luc Mélenchon

tous ensemble au lieu du chacun pour soi, est

16:26
Locuteur

non

16:27
Jean-Luc Mélenchon

seulement une philosophie, non seulement une vue sur l'existence, mais tout simplement un moyen de survie.

16:34
Locuteur

L

16:34
Jean-Luc Mélenchon

'humanité ne peut pas imaginer qu'elle va se tirer d'affaire chacun pour soi. Vous avez tous vu les images du Népal. Quand la flotte descend comme ça, il n a pas de chacun pour soi.

16:44
Locuteur

Tout

16:44
Jean-Luc Mélenchon

le monde y passe en même temps. Et dès lors, je pense que,

16:48
Locuteur

je

16:49
Jean-Luc Mélenchon

vous ai dit, la nature de notre campagne, vous ai-je dit aux Amphis, est pénétrée par

16:54
Locuteur

la

16:55
Jean-Luc Mélenchon

responsabilité que nous devons assumer, étant donné qu'on dit de nous que nous sommes des vainqueurs possibles de la prochaine élection. Et vainqueurs possibles dans la 7ème, la 6ème, la 8ème puissance mondiale, et en tout cas dans le cœur du centre capitaliste mondial.

17:12
Locuteur

Dès

17:13
Jean-Luc Mélenchon

lors, nous, il faut à chacune de ces étapes qu'on assume cette responsabilité en mettant notre discours de méthode à la hauteur de ce qui se passe. Et la première des choses que vous devrez tous faire, c'est de bien comprendre. Prenez le temps qu'il faut pour bien comprendre. Référez-vous aux meilleures explications que vous pouvez entendre. Par exemple, dimanche dernier, Manuel Bompard a fait une émission de télé qui était particulièrement réussie, où il a très bien expliqué la question de la dette sur laquelle je vais venir dans un instant pour que vous en compreniez toute la portée.

Eh bien, voilà des extraits qu'il faut que vous répandiez autour de vous, pour que les gens comprennent bien. car parmi les aspects étranges de la situation dans laquelle nous vivons, c'est, j'ai appelé ça, je ne sais pas chercher un mot

18:02
Locuteur

pour...

18:04
Jean-Luc Mélenchon

Vous connaissez le mot métaphysique, hein ? La métaphysique. Alors, métaphysique, ça veut dire au-delà de la physique. Voilà, métaphysique, c'est une idée, c'est une croyance, c'est... Voilà, c'est au-delà de la... Maintenant, il y la méta-vérité. C'est-à-dire, c'est au-delà de la vérité. C'est, tu le crois ou tu ne le crois pas, tu fais comme si tu l'avais entendu ou pas. Et la méta-vérité, c'est une bande de personnes. Au début, ça m'exaspérait parce que,

18:32
Locuteur

même

18:33
Jean-Luc Mélenchon

si on est un gladiateur, hein, ou un tribun,

18:36
Locuteur

on

18:37
Jean-Luc Mélenchon

aime bien ferrailler sur le sujet, on aime bien échanger des arguments et avoir le dernier mot rationnel. Mais l'autre jour, vois, j'explique que la dette

18:47
Locuteur

dont

18:48
Jean-Luc Mélenchon

nous parlons et que nous voulons annuler, c'est pas celle des particuliers, c'est celle qu'on a à la Banque Centrale Européenne. Le gars qui est à côté de moi,

18:56
Locuteur

il

18:57
Jean-Luc Mélenchon

est pas bête, il a fait les études et tout ça, il est très grand, il entend très bien.

19:02
Locuteur

Bon.

19:02
Jean-Luc Mélenchon

Le type, il démarre. Ce que je viens d'entendre me prouve que la France ne rembourse pas ses dettes. Il me dit, mais c'est pas vrai, mais qu'est-ce qu'il raconte ?'ai jamais dit une chose pareille. Et c'est vrai comme ça 10 fois, 20 fois, 30 fois, si bien que nous devons lutter contre si il un mur de blabla, de méta-vérité, de choses qui n'ont aucun rapport avec ce que nous disons vraiment, mais qui encombre les esprits, empêche la discussion d'avoir lieu au moment où il faut le plus que jamais que les êtres humains fassent appel à leur intelligence, à leurs raisons et soupègent les arguments.

Nous avons des arguments, nous pensons que ce sont les bons, mais nous ne sommes pas seuls au monde. D'autres gens ont d'autres arguments et ces arguments doivent être entendus. Parce que sans doute, peut-être, y apprendrions-nous des choses, nous-mêmes. Peut-être que nous pourrions ici, là, corriger une trajectoire, un tir, répondre à une question à laquelle on n'a pas pensé. Comme on le fait entre nous quand je discute avec Bompard de ce qu'on raconte sur la dette. L'échange à tous les deux fait que bon, on se rappelle d'une chose, d'une autre à quoi on n'avait pas pensé le coup d'avant et qu'on va mettre sur la table. Donc, ça c'est

20:08
Locuteur

la

20:09
Jean-Luc Mélenchon

méta-vérité. Et puis, l'agressivité, incroyable quoi. Ce qui a été fait à Sébastien de Legu est absolument inouï, que ce soit lui qui soit en garde-bue et pas les cow-boys de là-bas, mais parce que la police marseillaise, on aura la discussion quand il faudra.

20:26
Locuteur

Il

20:26
Jean-Luc Mélenchon

ne faut pas qu'ils croient qu'on n'en parlera jamais. On reparlera de la Bac dissoute, de la drogue perdue, des menaces au tribunal, des menaces sur les juges. Et puis d'arrêter des députés, les insulter, pas de salut réglementaire, pas de numéro de machin rentrant comme ça dans les immeubles. Bon, non, on en parlera. Et M. Nouniez, je lui dis, ça commence à bien faire, parce que ça fait deux, trois fois, on dit « Ah, Nouniez, quand même, c'est un bon gars, il comprend, il est un peu sévère, il est républicain. » Non, non, non, ça ne va pas du tout. Il n'écoute même pas le résultat de l'enquête, il ne sait même pas ce qui s'est passé, qu'il donne raison aux cow-boys. Ça, n pas possible.

Un ministre républicain, il fait d'abord respecter

21:05
Locuteur

un

21:06
Jean-Luc Mélenchon

député. Surtout quand le sus-dit Nouniez, dès qu'un de nos députés s'adresse à un préfet dans un département, ils s'en vont porter plainte contre nous. On en a deux ou trois comme ça, c'est du jamais vu depuis le Second Empire.

21:21
Locuteur

Non,

21:21
Jean-Luc Mélenchon

mais pour les plus jeunes, vous ne savez pas, parce que vous croyez que ça a toujours été comme ça, mais jamais de la vie

21:26
Locuteur

!

21:26
Jean-Luc Mélenchon

Jamais de la vie ! Avant, il y en avait un qui vous parlait trop fort, le lendemain, le préfet vous téléphonait pour s'excuser, parce que c'est l'État. L'État, ce n pas une bande de potes qui vont comme ça dans la rue pousser des cris, arrêter des gens, insulter des députés. Enfin, qu'est-ce que c'est que cette histoire ? On est un vieil État et républicain par-dessus le marché. Donc non, les préfets ne portent pas plainte contre les députés ou contre les maires, ça n'existe pas. L'inverse, oui,

21:51
Locuteur

mais

21:51
Jean-Luc Mélenchon

pas dans ce sens-là. Alors, bon, voilà pour Sébastien, on ne sait pas ce que ça va donner. Et Rima, vous avez vu que pour terminer, c'est des experts de l'ONU qui disent qu'il va falloir que la France arrête de persécuter les gens qui ne sont pas de l'avis de son gouvernement sur la question de la Palestine. C'est quand même inouï comme situation. Et puis, on va dire les choses comme elles sont. C'est honteux pour la France.

22:13
Locuteur

On

22:14
Jean-Luc Mélenchon

ne sort pas grandi d'une situation pareille. Alors, qu'est-ce qu'on est, une espèce de république bananière où tout le monde se met des claques

22:19
Locuteur

et

22:20
Jean-Luc Mélenchon

où, bon, une députée européenne, on s'en fout, allez, trois, quatre trucs, apologie du terrorisme. Non, mais on croit rêver. Quand on voit passer à la télévision des Begvir et compagnie l'apologie permanente du terrorisme, quiconque ne dit rien contre ces gens fait l'apologie du terrorisme. tout ça, c l'ambiance.

22:37
Locuteur

Et

22:37
Jean-Luc Mélenchon

ça m'a amené à une conclusion parce que j'ai regardé un peu les choses qui se racontent. On m'interdit absolument de regarder ce qu'il y a sur X.

22:48
Locuteur

Alors,

22:49
Jean-Luc Mélenchon

j'envoie mes tweets

22:52
Locuteur

et,

22:54
Jean-Luc Mélenchon

bon, alors il rectifie ici ou là une faute. Et si, j'ai un peu débordé, ils me disent,

23:01
Locuteur

très

23:02
Jean-Luc Mélenchon

poliment, tu devrais peut-être envisager... Mais c'est bien, c'est notre service de sécurité, c'est comme ça. Mais bon, j'en vois qu rigolent là, tu ne fais pas mieux, hein. Pardon, mais

23:13
Locuteur

je

23:14
Jean-Luc Mélenchon

pense qu'on est à égalité. Alors, j'ai regardé un peu. Et ce qui m'a frappé, c'est la grossièreté,

23:20
Locuteur

la

23:20
Jean-Luc Mélenchon

vulgarité,

23:21
Locuteur

le

23:22
Jean-Luc Mélenchon

sexisme

23:23
Locuteur

de

23:24
Jean-Luc Mélenchon

l'extrême droite.

23:25
Locuteur

Et

23:26
Jean-Luc Mélenchon

je me suis dit, je vais leur dire, au moment politique, je vais vous dire, camarades, faites tous un effort, ne leur ressemblez pas.

23:33
Locuteur

Pas

23:34
Jean-Luc Mélenchon

d'injures, pas de sexisme, pas d'insultes. Madame Le Pen,

23:45
Locuteur

du

23:46
Jean-Luc Mélenchon

fait qu'elle est une femme, vous devez prendre des précautions supplémentaires. Pas de critique physique.

23:51
Locuteur

Il

23:51
Jean-Luc Mélenchon

faut que tous ceux qui viennent là puissent voir que ce qui est moche, sale, grossier, violent, c'est l'extrême droite. Et que nous, nous sommes des gens,

24:00
Locuteur

on

24:01
Jean-Luc Mélenchon

raisonne, on discute, voilà.

24:07
Locuteur

La

24:08
Jean-Luc Mélenchon

grossophobie, j'avais pas vu que ça prenait une... Alors, aussi les personnes âgées, alors moi j'ai mon âge, tout le monde le sait, et on voit que je le porte bien, mais pas eux. Alors, chaque fois qu'ils parlent de mon âge ou d'une personne d'âge,

24:21
Locuteur

c

24:21
Jean-Luc Mélenchon

'est toujours dégradant. Les vieux sont toujours des ruines, des ruines humaines, alors peut-être que dans leur milieu c'est le cas, mais... Bah, ici il y en a, non, ça va quoi, hein, on tient le coup. Bon, alors, laissez-les

24:35
Locuteur

être

24:37
Jean-Luc Mélenchon

comme ça, grossiers, vulgaires, hostiles aux personnes d'âge. Parce que

24:43
Locuteur

ça

24:44
Jean-Luc Mélenchon

va leur rester collés à la peau. Parce que là, en France, le retournement,

24:48
Locuteur

il

24:49
Jean-Luc Mélenchon

commence à travailler dans les profondeurs. Alors, un drôle de retournement, je ne sais pas le nommer.

24:54
Locuteur

Mais

24:54
Jean-Luc Mélenchon

vous voyez l'autre, là, les ressorties du bois, avec son histoire de voile. La première chose,

24:59
Locuteur

la

25:00
Jean-Luc Mélenchon

première chose que tout le monde ressent, c'est... Oh non, pas encore ! Oh non, ça fait 15 ans que ça dure ! Et le voile par-ci, et le voile par-là, alors maintenant il y a un jeu. Voilà quatre femmes voilées, laquelle est musulmane, impossible de le savoir. Bon, même ça, tout le monde en a plein le dos. Et puis surtout, il y a le côté humiliant pour nous tous, d'être le pays où un truc pareil a lieu. Vous vous imaginez, ailleurs dans le monde, ils se disent, Ouah, il la crise, c'est terrible, ils ont des incendies, les français font ci, les français font là, les français ont envoyé leur porte-avions, il est revenu... Bon, et de quoi parlent les français ? Du voile ! Ah ! La honte !

25:41
Locuteur

La

25:42
Jean-Luc Mélenchon

honte ! Alors, franchement, je sens que ça commence à saouler tout le monde. Indépendamment du caractère qui n'est pas du tout quelqu'un... J'ai vu des gens qui disaient, c'est une digression, c'est une diversion. Pas du tout

25:57
Locuteur

! C

25:58
Jean-Luc Mélenchon

'est recommencer à diviser les français entre eux. Recommencer à dire, il y a une institution politique qui décide comment les femmes s'habillent ou ne s'habillent pas, etc. Alors, j'ai vu que cette fois-ci, pour une fois, personne ne dit qu'il n d'accord avec.

26:14
Locuteur

Même,

26:15
Jean-Luc Mélenchon

même monsieur Retailleau qui a pourtant dit, dans une réunion...

26:18
Locuteur

Ah

26:18
Jean-Luc Mélenchon

ben oui, dans une réunion payée par Israël, il avait dit, abat le voile ! Ah, ça lui est passé ! Bon. Ou bien, monsieur Attal, qui lui a dit, abat l'abaya, parce que c'est islamiste. Alors, ceux qui sont musulmans et les docteurs de la foi ont dit, écoutez, vous pensez ce que vous voulez, mais nous, si on peut se permettre de dire quelque chose, c'est que l'abaya, ce n pas une tenue islamique, mais vous faites ce que vous voulez, hein ! Bon. Alors, ces deux-là, apparemment, on les a convaincus, mais ils doivent aller plus loin. Écoutez, moi, je ne vais pas faire le malin. Il y a 20 ans aussi, je n'étais pas d'accord avec cette histoire de voile, je n'avais pas compris.

Mais que fait une personne sensée, au bout d'un moment ? Ben, vous parlez !

26:56
Locuteur

J

26:57
Jean-Luc Mélenchon

'ai rencontré des femmes

26:58
Locuteur

qui

26:59
Jean-Luc Mélenchon

portaient le voile, ou des femmes très croyantes et qui ne portaient pas le voile. Et des femmes qui n'étaient pas croyantes, mais qui disaient chacun fait comme il veut. Et on a parlé, j'ai donné mes arguments que j'avais à l'époque. Et puis, au terme de la discussion, en plus, c'était des gens souvent qui étaient de mon bord, quoi, politiquement. Et puis, pas cruche, hein, d'accord ? Oui, non, mais

27:18
Locuteur

il

27:19
Jean-Luc Mélenchon

y a un voile, mais il y a quelque chose dessous, hein, c'est un cerveau. Donc, eh bien, j'ai été convaincu, et j'ai changé d'avis, je me suis dit, j'ai fait une erreur terrible. Ce n pas la seule fois, hein, où je change d'avis sur quelque chose, où je me dis...

27:31
Locuteur

J

27:31
Jean-Luc Mélenchon

'ai tort

27:32
Locuteur

!

27:34
Jean-Luc Mélenchon

J'ai tort !

27:35
Locuteur

Quand

27:35
Jean-Luc Mélenchon

j'étais jeune homme, j'étais un bouffeur de curé, pas possible. Et j'aime mieux vous dire que je ne donnais pas dans la délicatesse, hein. Oh, il y en a quelques-uns ici, hein. Ouais, d'accord, on faisait équipe. Donc, euh... Et puis, le temps passe, j'ai été confronté au processus de la révolution révolutionnaire de l'Amérique latine. J'ai vu les chrétiens remplir les églises et ensuite remplir les manifs. Je les ai vus soutenir, au nom de la théologie de la libération, tous les régimes progressistes et anticapitalistes du continent. Bon, ben, si quand tu vois ça, tu ne réfléchis pas, c'est que, bon, on va faire autre chose. Mais ne dis pas que tu viens faire plus dans du peuple.

Donc, tu te dis, chacun marre son chemin dans la vie

28:20
Locuteur

comme

28:22
Jean-Luc Mélenchon

il croit, juste de le faire. Ce qui compte, c'est ce qu fait ensemble. C'est d'ailleurs pourquoi le mouvement insoumis n'existe pas à partir d'une doctrine, d'un dogme, d'une philosophie ou d'une foi, mais d'un programme, point final. C'est-à-dire un objet en légaux qu'on fait, refait, en ce moment, on est en train de refaire, et en novembre, ça sera prêt. Donc,

28:40
Locuteur

il

28:41
Jean-Luc Mélenchon

faut faire de tout une occasion de réfléchir. Et donc, moi, je pense que si c'est… Vous avez vu sur quel ton, là, l'autre, qui était en pleine crise de méta-vérité ? Alors, oui, monsieur Mélenchon, si j'étais à votre place… Mais tu n es pas, bonhomme, justement. Eh bien, après ce qu'a dit Mme Aubry, qui a traité de parasite et de nuisibles… … Oui, comme vous dites, bien là, je ne pouvais pas le faire, hein. Donc, je vais regarder, je me dis le pauvre, bon, vous devriez vous excuser. Je cours toujours, d'abord, c'est pas toi qui me donne des ordres,

29:15
Locuteur

et moi

29:16
Jean-Luc Mélenchon

je pense, maintenant je peux lui dire, et bien, monsieur Attal, maintenant vous avez quand même grandi, vous avez passé la trentaine, vous êtes prêt à président de la République, donc vous pourriez vous dire, j'ai dit une bêtise sur la Baya, et vous faites comme j'ai fait moi, moi j'ai dit à une tribune un jour, je regrette d'avoir dit ce que j'ai dit à cette époque-là, et je prie les femmes que j'ai pu outragées par ma manière de parler, de me pardonner et de m'excuser, il n a pas de honte,

29:41
Locuteur

il

29:41
Jean-Luc Mélenchon

n a pas de honte à faire ça, donc c'est de continuer à se comporter comme un abruti, donc il devrait leur dire, ah, j'avais pas bien compris, puis il n'abayasse pas mon truc, je sais pas, il a le droit, mais quelque chose qui dise une parole de réconciliation au peuple français, pour qu'on finisse par retomber sur nos pattes tous ensemble, même si on a des divergences totales, et on en a avec lui, hein, bon, mais ça, ça ferait du bien, et monsieur Retailleau, ça lui arracherait la bouche, il dira finalement, ah ben le voile, non, je me suis trompé, ah ben, il faut le faire, je pense qu'il devrait le faire, les autres, bon, leur situation est plus,

30:20
Locuteur

on

30:20
Jean-Luc Mélenchon

en restera là, alors, donc, maintenant, une fois que je vous ai dit cette étrange ambiance,

30:28
Locuteur

qui

30:28
Jean-Luc Mélenchon

me, il ne faut pas qu'elle vous désarme, c'est-à-dire, il faut tout le temps continuer à réfléchir, à se dire, qu'est-ce qui se passe là ? Rien, mais pourtant, c'est grave, là, il y eu encore un attentat raciste, là, il y eu encore un préfet qui pourchasse un camarade, là, qu'est-ce qui se passe ? Pour chacun des étapes, les comprendre, les assimiler, le mettre à leur place, et des fois, on a des choses, on ne sait pas, on ne sait pas où les mettre, on ne sait pas où les caser, mais finalement, le moment arrive toujours dans la vie où les choses prennent leur pancarte pour dire ce qu'elles sont, et à ce moment-là, on peut les ranger, les classer, les affronter, ou les soutenir.

Alors, nous, les Insoumis, il est certain, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, qu'on n'avait pas prévu d'avoir l'ambiance d'une fin de campagne en début de campagne. Bon.

31:14
Locuteur

Mais

31:15
Jean-Luc Mélenchon

je vous le dis avec sincérité, parce que ça modifie les données sur lesquelles nous travaillons. Mais pour que vous ayez une... Moi, je suis un militant à l'ancienne, et j'ai passé la maladie aux plus jeunes.

31:26
Locuteur

J

31:26
Jean-Luc Mélenchon

'aime bien les chiffres.

31:28
Locuteur

J

31:28
Jean-Luc Mélenchon

'aime bien comprendre ce qu'on fait. Aujourd'hui,

31:30
Locuteur

la

31:31
Jean-Luc Mélenchon

sphère insoumise, 'est-à-dire les gens se déclarant insoumis, hein, toc, toc, toc, bon, c'est 580 000 personnes. Il y a 223 000 nouveaux arrivants, depuis le 3 mai. 6 000,

31:54
Locuteur

vous

31:54
Jean-Luc Mélenchon

savez comment ça marche, le mouvement insoumis, hein, ça part des bords, on est insoumis, on fait ce qu'on a à faire, et puis ceux qui sont les plus, pendant une période, toc, ils vont se mettre, sur l'application Action Populaire. D'accord ? Là, c'est les militants. Vous avez dedans, signalé, toutes les actions, enfin, vous connaissez tout ça. Là, il y en a 40 000 de plus depuis le 3 mai dernier. 19 000 personnes qui ont rejoint un groupe d'action, parce que vous avez aussi les insoumis qui font insoumis tout seuls, ou avec leurs potes, qui ont autour. Et on a créé 630 groupes de plus dans le pays.

32:27
Locuteur

C

32:27
Jean-Luc Mélenchon

'est donc une force considérable.

32:29
Locuteur

Alors,

32:30
Jean-Luc Mélenchon

je rigole quand j'entends les chiffres des autres,

32:33
Locuteur

je

32:33
Jean-Luc Mélenchon

reconnais que ce n pas très charitable, mais bon, ne pas obligé, en plus, faire des charitables, quoi. Alors, c'est, depuis le 3 mai, 14 millions de tracts et de lettres qui ont été distribués. 830 000 affiches. Et, pour la rigolade, 21 000 maillots de football.

32:55
Locuteur

Ça,

32:56
Jean-Luc Mélenchon

c

32:56
Locuteur

'est

32:59
Jean-Luc Mélenchon

ce rat de bon part qui a trouvé cette idée. Résultat, ça fait rentrer beaucoup d'argent. Pardon, un pour rat.

33:04
Locuteur

C

33:05
Jean-Luc Mélenchon

'est pas toi qui a trouvé ça ?

33:06
Locuteur

Ah

33:07
Jean-Luc Mélenchon

bon, pas tous. Vous êtes mis à plusieurs pour trouver ça. Qu'est-ce que vous êtes malin. Bon, alors, après, il y les trucs plus... 20 000 contributions au programme. Je ne pas comment elle a fait, Clémence. Moi, je mets les pieds sous la table. Le lundi, midi et demi, il y en a deux qui arrivent. Papou, qui est par là, qui est là, et puis Clémence. les propositions sont passées à travers tous les tamis, c'est-dire le livret thématique, les camarades à l'Assemblée nationale. Alors, ils sont tombés d'accord là-dessus. Là, si ils veulent, on s'en discute. Là, d'habitude, on discute jusqu'à ce que tout le monde soit d'accord. Mais là, il faut quand même imprimer.

Donc, comme la campagne, on ne va pas attendre la fin de la campagne pour certains sujets. Donc, moi, je suis l'arbitre à la fin. Alors, parce que c'est moi qui ai dans la tête les campagnes précédentes, les machins, les trucs, les bidules, et on me demande de faire ça.

33:58
Locuteur

Ce

33:58
Jean-Luc Mélenchon

qui n pas ce que je préfère faire, mais bon, je le fais. Parce qu'il faut bien que quelqu'un le fasse. Et je pense qu'on ne doit pas avoir quelque chose. Il y a des choses avec lesquelles je peux vous dire. Je ne suis pas d'accord dans le programme. Mais bon, les camarades sont d'accord, le groupe, l'Assemblée, le machin. Bon, mais il faut... Alors, je vous rassure, c'est très peu de choses. Bon, par exemple, avec celui-ci qui est en face de moi, Saint-Martin, lui, il ne veut pas entendre parler de vols habitables

34:23
Locuteur

dans

34:23
Jean-Luc Mélenchon

l'espace. D'accord ? Et moi, oui. Alors, on a une contradiction. Enfin, c'est quand même moi le mieux placé. Donc, s'il y a un vol habitable, le premier qui monte dedans, c'est lui. Comme ça, il pourra aller expliquer à tous ceux qui croisera ce qu'il faut faire ou pas. Bon, j'arrête, parce que sinon, ça va tourner à la blague pour le reste de la soirée.

34:45
Locuteur

Donc, je

34:46
Jean-Luc Mélenchon

viens de vous donner ces résultats. Maintenant, regardons l'ambiance. Donc, mon propos n'éclusera pas toutes les questions que vous avez à l'esprit de l'ambiance que vous ressentez vous-même.

34:57
Locuteur

Vous

34:57
Jean-Luc Mélenchon

avez dû voir autour de vous des gens qui commençaient déjà six mois avant à décider pour qui ils vont voter à l'élection présidentielle alors que ce n'était pas le cas le coup d'avant. Des fois, des gens qui étaient devenus assez critiques à notre sujet et qui disent bon, c'est bon, quoi. Pourquoi ? Parce qu'ils comprennent que notre candidature a une chance d'être au deuxième tour et qui sait qu'a envie, étant de gauche, de faire un vote qui empêcherait celui qui peut arriver au deuxième tour d'y arriver. Ça met beaucoup de monde mal à l'aise, surtout ceux qui ont passé leur temps expliquer sur tous les tons que seule l'unité nous s'ouvrait pour affronter l'ennemi.

Alors, il faut aller au bout. Voilà. Mais

35:37
Locuteur

l

35:38
Jean-Luc Mélenchon

'événement que nous avons vécu, il ne faut pas le relativiser. Je ne parle même plus de nos propres mobilisations, de leur puissance. J'ai commencé par ça il y un instant.

35:47
Locuteur

C

35:47
Jean-Luc Mélenchon

'est l'événement MEDEF de l'autre soir.

35:49
Locuteur

Il

35:50
Jean-Luc Mélenchon

faut aux camarades

35:52
Locuteur

que

35:52
Jean-Luc Mélenchon

vous preniez la mesure de ce qui s'est passé. Le MEDEF, ça s'appelle Mouvement des entreprises de France, pas Syndicat des entrepreneurs de France.

36:01
Locuteur

C

36:02
Jean-Luc Mélenchon

'est un mouvement et ça prétend représenter l'entreprise en tant qu'entité

36:07
Locuteur

en

36:08
Jean-Luc Mélenchon

France.

36:09
Locuteur

Tous,

36:09
Jean-Luc Mélenchon

nous savons que des entreprises, y en a des petites et des grandes, des très riches et des très pauvres, des où il y a beaucoup de monde et des où il y a une personne, la moitié des patrons, nos pas employés. Donc nous, par définition, nous sommes méfiants à l'égard de ce concept. Mais nous ne pouvons pas sous-estimer une organisation qui prétend réunir plus de 300 000 patrons de ce pays.

36:33
Locuteur

Et

36:33
Jean-Luc Mélenchon

nous le prenons pour ce que c'est. Ils sont là, ils ont des choses à dire.

36:37
Locuteur

Mais

36:37
Jean-Luc Mélenchon

eux avaient un projet

36:38
Locuteur

qui

36:39
Jean-Luc Mélenchon

était de se donner une centralité politique.

36:42
Locuteur

L

36:42
Jean-Luc Mélenchon

'été est fini, c'est leur université d'été, voyons et comme on est important, comme ce qui nous intéresse concerne tout le monde. Et nous faisons une université et nous sommes des gens ouverts et nous invitons tous les candidats à la présidentielle, y compris le diable en personne, parce que l'année dernière, ils avaient vu un autre diable, Manuel Bompard,

37:04
Locuteur

qui

37:04
Jean-Luc Mélenchon

nous avait magnifiquement représentés,

37:07
Locuteur

parce

37:08
Jean-Luc Mélenchon

qu'il est parti là-bas en disant je ne pas leur caresser la tête. Donc moi, j'ai fait pareil, je suis allé là-bas en me disant je vais voir ce que c'est. Mais ils s'étaient donné une centralité, vous comprenez

37:17
Locuteur

?

37:19
Jean-Luc Mélenchon

Politiquement, ça voulait dire beaucoup de choses. Pourquoi

37:21
Locuteur

? Parce

37:22
Jean-Luc Mélenchon

que la droite

37:23
Locuteur

et

37:24
Jean-Luc Mélenchon

le centre, qui est la même chose, sont en crise politique.

37:28
Locuteur

Ils

37:29
Jean-Luc Mélenchon

n'ont pas de ligne politique à présenter au pays, à part faire des économies et des coupes dans les budgets.

37:35
Locuteur

Mais

37:35
Jean-Luc Mélenchon

ça, ce n pas une ligne. quand vous vous adressez à une société pour lui proposer quelque chose, dire ben ça va aller mieux pour vous ou voilà ce qu'on va faire. Là, rien. Des batailles politiciennes. Par conséquent, en surgissant sur la scène politique, en habitant les candidats, le MEDEF se faisait en quelque sorte l'arbitre des grâces et des beautés.

37:57
Locuteur

Et comme

37:59
Jean-Luc Mélenchon

j'ai pas mal roulé ma bosse,

38:01
Locuteur

j

38:02
Jean-Luc Mélenchon

'avais prévu une manière de faire.

38:04
Locuteur

et

38:04
Jean-Luc Mélenchon

puis je rentre là-dedans

38:06
Locuteur

et

38:06
Jean-Luc Mélenchon

je vois du monde littéralement jusqu'au plafond. Roland-Garros, c'est comme ça. Bon, par m'avait prévenu, il m'a dit tu vas voir, ils vont être peut-être 1000, 2000, 3000 en face de toi. Moi, en face, comme vous êtes là. Pas au plafond. Donc, c'était comme ça.

38:26
Locuteur

Woum ! Et

38:28
Jean-Luc Mélenchon

je vous parle franchement, je me dis mais qui c'est tous ces gens

38:31
Locuteur

?

38:32
Jean-Luc Mélenchon

Non, mais rigolez pas. Écoutez, si vous savez pas le faire, je vous recommande de le faire. Si vous vous jetez tête baissée dans n'importe quoi, faut pas faire chef, hein. Bon. Alors moi, je suis censé faire les choses un peu mieux que les autres depuis le temps que je l'ai fait.

38:44
Locuteur

Donc,

38:45
Jean-Luc Mélenchon

je me suis dit mais c'est qui ces gens

38:46
Locuteur

?

38:47
Jean-Luc Mélenchon

Qu'est-ce qu'ils veulent

38:47
Locuteur

?

38:49
Jean-Luc Mélenchon

Déjà, j'étais alerté par les sujets. Deux fois, les normes, les charges, gna gna gna.

38:56
Locuteur

Et

38:57
Jean-Luc Mélenchon

puis, alerté par le cadre. Tu commences, 'as droit à deux minutes.

39:03
Locuteur

Et

39:03
Jean-Luc Mélenchon

puis après, les questions, t'as quatre minutes pour répondre. Et à la fin, tu dois dire quelle est la mesure qui va relancer l'économie en deux minutes.

39:12
Locuteur

Vous

39:12
Jean-Luc Mélenchon

voyez bien, il y a quelque chose qui tourne par rond dans cette manière de faire.

39:16
Locuteur

Mais,

39:17
Jean-Luc Mélenchon

puisqu'on a accepté, on accepte et on fait le travail. Mais, j'ai pris le temps de regarder, voir comment ça applaudissait. Il y avait là-dedans

39:28
Locuteur

une

39:28
Jean-Luc Mélenchon

grosse masse pour Attal.

39:31
Locuteur

Il

39:31
Jean-Luc Mélenchon

y en avait beaucoup pour partager entre Edouard Philippe et Retailleau.

39:37
Locuteur

Madame

39:38
Jean-Luc Mélenchon

Le Pen, bien, mais elle-même, absente.

39:42
Locuteur

Je

39:42
Jean-Luc Mélenchon

ne sais pas vous dire pourquoi, mais c'était comme ça. Donc, je me dis, peu importe ce que je me dis, j'ai mon angle, je sais comment je vais m'y prendre. Parce qu'il ne peut pas être question qu'en cinq minutes, je devienne le diable officiel à qui tout le monde jette une pierre.

40:00
Locuteur

Vous

40:00
Jean-Luc Mélenchon

comprenez ce que je veux dire ? Je vous représente.

40:03
Locuteur

Vous

40:04
Jean-Luc Mélenchon

avez droit au respect.

40:05
Locuteur

Donc,

40:06
Jean-Luc Mélenchon

c'est à moi de me comporter dans des conditions telles que le respect qui viendra à ma personne vous soit destiné.

40:12
Locuteur

Et

40:13
Jean-Luc Mélenchon

nous avons besoin de ça.

40:17
Locuteur

Nous

40:18
Jean-Luc Mélenchon

ne sommes pas...

40:18
Locuteur

Allez,

40:19
Jean-Luc Mélenchon

on y va, c'est la pagaille, je te mets une gifle, tu m'en mets une autre... Ce n pas notre style. Nous allons gouverner ce pays

40:27
Locuteur

et pour

40:28
Jean-Luc Mélenchon

gouverner,

40:29
Locuteur

il

40:29
Jean-Luc Mélenchon

faut faire des compromis.

40:31
Locuteur

C

40:31
Jean-Luc Mélenchon

'est-à-dire dire l'endroit où passe la ligne indépassable.

40:36
Locuteur

Et

40:36
Jean-Luc Mélenchon

j'ai eu l'occasion de le dire

40:38
Locuteur

quand

40:38
Jean-Luc Mélenchon

je leur ai dit, avec moi, plus d'aide sans contrepartie. Et j'ai même précisé, c'est clair pour tout le monde

40:44
Locuteur

?

40:45
Jean-Luc Mélenchon

Bon, je l'ai fait. Mon raisonnement était que si je disais les choses clairement, ils les entendraient clairement parce que ces gens-là ont une expérience de la vie

40:59
Locuteur

qui

40:59
Jean-Luc Mélenchon

fait qu'ils connaissent les rapports de force et ils connaissent la manière de traiter avec quelqu'un qui n'est pas commode. Parce que dans les affaires, c'est aussi comme ça.

41:08
Locuteur

Et

41:08
Jean-Luc Mélenchon

je pense que pour la part qui nous occupe,

41:11
Locuteur

le

41:12
Jean-Luc Mélenchon

boulot a été fait. Mais ce qu'il faut regarder,

41:14
Locuteur

c

41:15
Jean-Luc Mélenchon

'est la catastrophe finale.

41:17
Locuteur

Ils

41:18
Jean-Luc Mélenchon

font une réunion pour montrer qu'ils sont le centre du monde,

41:21
Locuteur

qu

41:22
Jean-Luc Mélenchon

'ils parlent à tout le monde

41:23
Locuteur

et

41:23
Jean-Luc Mélenchon

que c'est eux qui font sauter à la corde les candidats au pouvoir. Ils écoutent

41:28
Locuteur

trois

41:29
Jean-Luc Mélenchon

personnes qui racontent des fadaises les unes derrière les autres. 'est-à-dire, Edouard Philippe, Retailleau et Attal n'ont pas arrêté une seule minute de dire des choses qui ne tiennent pas debout. Par exemple, Retailleau, il supprime tout. Il n a plus d'impôts, il n a plus de taxes, il n a plus rien. Et puis quand tu lui dis « Mais alors vous payez tout ce qu'il a là, avec quoi ? » Il te regarde genre Edouard Philippe, à un moment donné, c'était tellement dingue ce qu se racontait

41:58
Locuteur

que

41:58
Jean-Luc Mélenchon

lui-même est obligé de dire « Ah, ça va trop loin.

42:01
Locuteur

»

42:01
Jean-Luc Mélenchon

Vous avez entendu le moment où on parle des normes et vous avez quelqu'un qui dit « Ah, les normes, ce n pas possible, il n'en faut plus.

42:08
Locuteur

»

42:09
Jean-Luc Mélenchon

Plus de normes ?

42:10
Locuteur

C

42:10
Jean-Luc Mélenchon

'est une plaisanterie, non ? Tout le monde comprend que c une plaisanterie. Un monde sans normes, ça n'existe pas.

42:16
Locuteur

Et

42:16
Jean-Luc Mélenchon

lui, il produit quoi cet homme ? Plus de normes. Vous faites des écrous, monsieur ? Vous faites des boulons ? On s'en fout de la taille. Plus de normes. La résistance des aciers, on s'en fout. Et ainsi de suite. Si ça ne tient pas debout,

42:30
Locuteur

on

42:30
Jean-Luc Mélenchon

vient d'avoir des incendies partout parce que le climat a été perturbé à cause de vos bêtises.

42:36
Locuteur

Et

42:37
Jean-Luc Mélenchon

vous venez dire quoi ? Qu'il ne faut plus de normes environnementales ? Oui, oui, c'est ce qu'ils disent. Et d'ailleurs, ils ont voté à l'Union Européenne. Ils ont aboli ce qui s'appelait le devoir de vigilance, c'est-à-dire la responsabilité que chaque donneur d'ordre a, non seulement sur ce qu'il fait, mais sur les sous-traitants. Ils l'ont aboli.

42:54
Locuteur

On

42:54
Jean-Luc Mélenchon

est en plein dedans et ils abolissent. Et les voilà, très satisfaits d'eux-mêmes, expliquant que c'est eux qui créent les richesses. Ceux qui bossent, non, ils sont là pour s'occuper. Qu'est-ce que c'est que cette manière de parler à notre... Enfin, quand même. On a tous maintenant... Ça a monté le niveau. Il y a beaucoup de gens qui ont le bac.

43:14
Locuteur

Il

43:15
Jean-Luc Mélenchon

y a plein de gens qui ont une expérience de la vie. Arrêtez de nous prendre pour des imbéciles. Arrêtez de croire que parce que, comme sous l'ancien régime,

43:22
Locuteur

vous

43:22
Jean-Luc Mélenchon

aurez agité vos perruques et vos titres nobilaires, nous allons tous nous prosterner devant vous parce que c'est pas ça qui va se produire. Dans le cas où vous n'êtes pas au courant, c'est un pays assez agité, ici. Et on n'aime pas trop qu'on nous regarde du haut.

43:37
Locuteur

Mais

43:37
Jean-Luc Mélenchon

je crois que ils parlaient sincèrement et c'est ça qui m'a le plus inquiété. Je ne parle pas de ceux qui étaient à la tribune parce qu'ils faisaient un numéro pour gagner leur sympathie. Mais ceux qui étaient dans la salle, ça m'inquiète parce que, finalement, on a parlé des normes qui veulent abolir ce qui n'est pas possible ni souhaitable. J'ajoute, pour qu'ils me comprennent si jamais quelqu'un leur fait un rapport de ce que je suis en train de raconter,

44:02
Locuteur

que

44:03
Jean-Luc Mélenchon

c'est grâce aux normes

44:05
Locuteur

que

44:05
Jean-Luc Mélenchon

nous allons pouvoir fermer certains marchés nationaux,

44:09
Locuteur

que

44:09
Jean-Luc Mélenchon

certains produits de l'extérieur ne rentreront plus en France

44:12
Locuteur

au

44:13
Jean-Luc Mélenchon

profit des seuls produits français,

44:15
Locuteur

dans

44:16
Jean-Luc Mélenchon

l'agriculture, avec les pesticides, dans l'industrie, etc.

44:21
Locuteur

Dans

44:22
Jean-Luc Mélenchon

l'usage de certains produits composant certaines machines, certains objets.

44:27
Locuteur

Car

44:28
Jean-Luc Mélenchon

les statuts de l'Organisation Mondiale de la Santé permettent d'interdire, sans que ça soit répréhensible sur le plan mondial, certaines productions si elles sont considérées comme nuisibles à la santé.

44:40
Locuteur

Par

44:41
Jean-Luc Mélenchon

conséquent, la normalisation fera partie des moyens que nous allons utiliser. Car nous allons diriger ce pays,

44:49
Locuteur

non

44:50
Jean-Luc Mélenchon

pas en nous précipitant dans tous les chiffons rouges qu'on agitera devant nous.

44:54
Locuteur

Et

44:55
Jean-Luc Mélenchon

nous ne serons pas ceux qui vont continuellement provoquer la Terre entière. nous avancerons à chaque fois en nous appuyant sur nos droits,

45:03
Locuteur

sur

45:03
Jean-Luc Mélenchon

ce qui est dans le droit international. Si dans le droit international, il est dit

45:08
Locuteur

qu

45:09
Jean-Luc Mélenchon

'on peut s'opposer pendant 4 ou 5 ans

45:12
Locuteur

à

45:12
Jean-Luc Mélenchon

l'introduction en France de tel ou tel produit parce qu'il contient des plastiques qui se défont quand on l'absorbe, nous l'interdirons. Et personne ne pourra nous dire « Ah, c'est les bolcheviques français qui sont en train de faire la loi, ils sont en train de ravager et sinistrer le système mondial.

45:28
Locuteur

»

45:28
Jean-Luc Mélenchon

Voilà comment nous avancerons

45:30
Locuteur

en

45:30
Jean-Luc Mélenchon

nous appuyant sur tout ce sur quoi on peut s'appuyer. Si on ne veut pas renoncer à ces objectifs, il ne faut pas se fourrer face à des murs qu'on ne peut pas escalader.

45:41
Locuteur

Il

45:42
Jean-Luc Mélenchon

faut avoir tout le long l'intelligence des situations.

45:45
Locuteur

Je

45:45
Jean-Luc Mélenchon

vous l'ai déjà dit dans une réunion ici, je vous ai raconté comment je parlais avec quelqu'un, ça se trouve que c mon pote qui était président du Mexique. Et je lui avais dit, un peu pour dire quelque chose, je lui avais dit « Alors, c'est quoi le problème avec les gringos en ce moment ?

46:00
Locuteur

» Il

46:02
Jean-Luc Mélenchon

me regarde, il se marre, il dit « Ben comme d'hab, 3500 kilomètres de frontières communes.

46:08
Locuteur

»

46:08
Jean-Luc Mélenchon

Et ben entre-temps, les gringos sont allés déloger Maduro.

46:14
Locuteur

Donc

46:14
Jean-Luc Mélenchon

ça ne fait plus rire personne de dire

46:16
Locuteur

« Si

46:17
Jean-Luc Mélenchon

tu les provoques, t'as que je vais le faire à bon escient.

46:19
Locuteur

»

46:19
Jean-Luc Mélenchon

Parce que le plat, il passe une fois, pas deux. Voilà ce que je voulais vous dire de l'inquiétude que m'a donnée cette salle. Là-dessus, ils se mettent à parler de la TVA.

46:31
Locuteur

Vous

46:32
Jean-Luc Mélenchon

n'avez pas suivi.

46:33
Locuteur

Mais

46:34
Jean-Luc Mélenchon

il y a eu une intervention du président du MEDEF, puis une interview, puis un discours.

46:40
Locuteur

Et

46:41
Jean-Luc Mélenchon

tout le long, il a répété les mêmes choses.

46:45
Locuteur

C

46:46
Jean-Luc Mélenchon

'est-à-dire

46:46
Locuteur

qu

46:47
Jean-Luc Mélenchon

'il prévoit, il envisage une nouvelle énorme vague de privatisation. De quoi

46:53
Locuteur

? De

46:54
Jean-Luc Mélenchon

quelque chose qui vaut plus de 500 milliards. La sécurité sociale. Le droit à la retraite. L'assurance maladie.

47:03
Locuteur

C

47:04
Jean-Luc Mélenchon

'est le pactole qui leur passe sous le nez tous les mois

47:06
Locuteur

avec

47:07
Jean-Luc Mélenchon

votre feuille de paye quand vous payez les cotisations

47:10
Locuteur

et

47:11
Jean-Luc Mélenchon

que le blé repart aussitôt qu'il est venu. C'est le système par répartition.

47:16
Locuteur

Il

47:16
Jean-Luc Mélenchon

l'a expliqué sur tous les tons. Tous les candidats de droite qui étaient là ont tous dit qu'ils allaient imaginer

47:22
Locuteur

une

47:23
Jean-Luc Mélenchon

part par capitalisation

47:26
Locuteur

des

47:26
Jean-Luc Mélenchon

retraites. Alors, il me revenait de dire que si vous devez vous payer demain la retraite par capitalisation

47:33
Locuteur

et

47:34
Jean-Luc Mélenchon

que vous en attendez un niveau de pension équivalent à ce que vous touchez aujourd'hui par la répartition, vous allez sentir la douloureuse.

47:42
Locuteur

Et

47:42
Jean-Luc Mélenchon

quand l'autre dit « Moi, je rends du pouvoir d'achat aux Français », oui, pour quoi faire ? Se payer plus cher ce qu'ils avaient avant moins cher. Parce que ça ne servira qu'à ça. Et, bien sûr, les braves gens n'entrent pas dans tous ces détails. On leur dit « Ah, il faut rapprocher le salaire brut du salaire net

47:58
Locuteur

».

47:59
Jean-Luc Mélenchon

Jamais de la vie

48:00
Locuteur

! Le

48:01
Jean-Luc Mélenchon

salaire brut, c'est du salaire différent, différé. Il passe dans des cotisations obligatoires. Mais c'est votre salaire. C'est déjà votre salaire. C'est pour payer vos soins. C'est pour payer votre assurance-emploi. C'est pour payer votre retraite.

48:15
Locuteur

Ce

48:15
Jean-Luc Mélenchon

n pas un cadeau

48:16
Locuteur

qui

48:17
Jean-Luc Mélenchon

est là. Et la stratégie, je vous avais expliqué la dernière campagne présidentielle. Pas vous, je ne pas vous engueuler. Mais tous ceux,

48:25
Locuteur

tous

48:25
Jean-Luc Mélenchon

ceux qui disaient « Oui, il exagère, c'est des grands mots. Il est en train de tout dramatiser. Hein, vous vous rappelez la discussion sur l'eau ? Hein, ben c'est quand même bien ça qui s'est passé. Eh ben là, c'était pareil. Je vous ai dit « Ces gens-là vont faire la TVA sociale. » Alors, qu'est-ce que c'est la TVA sociale ? Ce n pas une TVA sympa. Ce n pas une TVA à caractère social.

48:46
Locuteur

C

48:46
Jean-Luc Mélenchon

'est la TVA

48:48
Locuteur

et

48:48
Jean-Luc Mélenchon

ils font cadeau à l'employeur des cotisations à payer

48:55
Locuteur

par

48:55
Jean-Luc Mélenchon

les travailleurs jusqu'à trois fois le SMIC.

48:58
Locuteur

Et

48:58
Jean-Luc Mélenchon

qui paye ? Parce qu'il faut que quelqu'un paye

49:02
Locuteur

tous

49:03
Jean-Luc Mélenchon

ceux qui payent les cotisations. Eh bien, l'État. Donc, les ressources de la sécurité sociale passent des mains des salariés qui se répartissent entre eux leurs salaires bruts à l'État et à la fiscalisation.

49:18
Locuteur

Et

49:18
Jean-Luc Mélenchon

avec quoi l'État paye ? Avec la TVA.

49:21
Locuteur

Si

49:22
Jean-Luc Mélenchon

bien qu'à la fin de l'année, l'État dit « Ah, ben tiens,

49:26
Locuteur

il

49:27
Jean-Luc Mélenchon

faut qu'on rende ses sous à la Sécu. Alors, tant de milliards pour la santé, tant de milliards pour la caisse de chemin, la plat plat, tant de milliards.

49:36
Locuteur

»

49:36
Jean-Luc Mélenchon

Et alors, qu'est-ce qu'ils vous disent ? Le gros de la dépense en France est consacré

49:41
Locuteur

à

49:42
Jean-Luc Mélenchon

la dépense sociale. Ça ne peut pas durer. Le système est trop généreux. Allez vous faire voir. Parce que la solution

49:49
Locuteur

ne

49:54
Jean-Luc Mélenchon

faut pas qu'il se trompe.

49:56
Locuteur

Il

49:57
Jean-Luc Mélenchon

ne faut pas qu'il se trompe sur le rapport de force.

49:59
Locuteur

Il

50:00
Jean-Luc Mélenchon

ne faut pas qu'il se trompe. Je leur ai dit, vous m'avez entendu leur dire,

50:03
Locuteur

à

50:04
Jean-Luc Mélenchon

un moment donné, j'ai dit « Ah oui, vous voulez résoudre le problème du déficit, c'est très simple, on ne donne plus rien.

50:09
Locuteur

»

50:09
Jean-Luc Mélenchon

Parce que vous nous coûtez 120 milliards tous les mois et on est en déficit de 150. Donc j'arrête de vous donner 120 milliards et il m'en manquera plus que 30. Et je vous garantis que moi, je vais les trouver dans vos poches. Voilà la vérité. Ils n'ont pas le rapport de force.

50:30
Locuteur

Le

50:30
Jean-Luc Mélenchon

gouvernement insoumis

50:31
Locuteur

vous

50:32
Jean-Luc Mélenchon

prévient d'avance

50:33
Locuteur

ou

50:34
Jean-Luc Mélenchon

vous discutez sérieusement avec nous.

50:37
Locuteur

Parce

50:37
Jean-Luc Mélenchon

qu'on a compris qu'on ne peut pas tout d'un coup remettre dans l'entreprise 120 ou 130 milliards de cotisations. Parce que, sans doute, quand on ferait tomber à genoux,

50:49
Locuteur

à

50:49
Jean-Luc Mélenchon

un nombre beaucoup trop grand. Donc on va trouver un autre moyen de faire. mais on va ramener les cotisations là où elles doivent être. Parce que, camarades, mesdames, messieurs, la sécurité sociale est à l'équilibre. Elle n'est en déséquilibre que du fait de la politique du gouvernement et des néolibéraux. Il n'y a pas de déficit de la sécurité sociale. Je l'ai dit, Patrick Martin, lui, il a dit les choses. Il les a dites. Il a dit, eh ben, nous allons faire la TVA sociale. Deux points de plus que la TVA normale. La TVA normale, c'est 20. La TVA moyenne, c'est 18.

51:35
Locuteur

D

51:35
Jean-Luc Mélenchon

'accord ? Il n'a pas dit la TVA moyenne. Il a dit la TVA normale. Deux points de plus. Tout ce que vous achetez,

51:41
Locuteur

deux

51:42
Jean-Luc Mélenchon

points de plus. 22% au lieu de 20.

51:45
Locuteur

Et

51:45
Jean-Luc Mélenchon

sinon, il se peut que vous ayez, comment dire, un peu plus de confort. Alors là, vous avez Hollande, le revenant,

51:51
Locuteur

qui

51:51
Jean-Luc Mélenchon

lui,

51:52
Locuteur

qui

51:53
Jean-Luc Mélenchon

lui a prévu de faire une TVA sociale entre 22 et 24. Hein ? Ben oui, pourquoi pas ? Pendant qu'il y est. C'est incroyable que ces gens vivent dans un monde où ils pensent qu'alors que la consommation populaire stagne, alors que nous sommes entrés en récession,

52:09
Locuteur

qu

52:10
Jean-Luc Mélenchon

'on va encore continuer à serrer le kiki, encore moins, encore moins, moins acheter de la nourriture, moins acheter des vêtements, moins de tout, tout le temps, parce que c'est le seul projet qu'ils ont à proposer aux Français. Nous allons remettre les comptes en ordre. Vous ne remettrez rien en ordre de cette manière-là. Vous ne ferez qu'aggraver les déficits et vous reviendrez dire qu'on a encore trop dépensé et qu'il y a trop de services publics. Ce n'est pas vrai. Je vous redis les chiffres que j'ai dit ce jour-là.

52:37
Locuteur

la

52:38
Jean-Luc Mélenchon

part de la paie des fonctionnaires dans la richesse produite par le pays a baissé de 6 points en 20 ans. La part de l'État

52:47
Locuteur

dans

52:48
Jean-Luc Mélenchon

la ponction sur la richesse du pays a baissé de 7 points. Et tout ce que l'État ramasse,

52:55
Locuteur

à

52:55
Jean-Luc Mélenchon

l'exception d'eux, une petite quantité, est immédiatement redistribué. Ici, du crédit pour faire de l'investissement, là-bas, des salaires, là, des équipements, là, la peinture, là, du papier. Tout est redistribué. L'État n'est pas un espèce de tas de sable dans lequel on verse l'argent qui s'y perdrait.

53:15
Locuteur

L

53:16
Jean-Luc Mélenchon

'État est le premier animateur, le premier agent économique du pays.

53:20
Locuteur

Et

53:21
Jean-Luc Mélenchon

eux, ils lui ont donné pour mission à Rakhiri. Détruisez-vous vous-même. Voilà ce qu'il va falloir inverser. Mais je préfère qu'ils sachent à qui ils ont affaire. Nous discuterons toujours sérieusement.

53:36
Locuteur

Nous

53:36
Jean-Luc Mélenchon

sommes capables d'entendre toutes les objections.

53:39
Locuteur

Nous

53:39
Jean-Luc Mélenchon

sommes capables de faire des compromis quand il le faut. Mais nous ne sommes pas capables de nous faire prendre pour des imbéciles par des gens qui, de toute façon, sont incapables de faire autre chose que de mettre le pays dans l'état de ruine dans lequel il est. Car c'est entièrement et exclusivement de leur faute. C'est parce qu'ils ont appliqué cette politique.

54:04
Locuteur

Après, vous

54:05
Jean-Luc Mélenchon

avez vu que moi et les salaires, ben je réponds, il les augmenter. Ça les fait rire.

54:09
Locuteur

Vous

54:10
Jean-Luc Mélenchon

savez, ce moment-là

54:11
Locuteur

est

54:12
Jean-Luc Mélenchon

crucial.

54:14
Locuteur

Je

54:15
Jean-Luc Mélenchon

n'ai pas de mépris pour les gens qui y avaient là. Je ne raisonne pas, comme je pense beaucoup d'entre vous,

54:21
Locuteur

en

54:21
Jean-Luc Mélenchon

termes personnels.

54:24
Locuteur

Je

54:24
Jean-Luc Mélenchon

me dis,

54:25
Locuteur

qu

54:25
Jean-Luc Mélenchon

'est-ce qui se passe dans leur vie

54:26
Locuteur

? Qu

54:28
Jean-Luc Mélenchon

'est-ce qui se passe dans le rapport qu'ils ont aux autres

54:30
Locuteur

? Pour

54:31
Jean-Luc Mélenchon

penser que quand on parle du salaire avec lequel on vit, on rigole.

54:37
Locuteur

Vous

54:37
Jean-Luc Mélenchon

n'y pensez pas, mon cher.

54:39
Locuteur

Pas

54:40
Jean-Luc Mélenchon

question. J'ai connu, moi, des petits patrons me disant, mais moi, je ne peux pas augmenter les salaires parce que je n pas assez de clients. Et d'ailleurs, dans l'enquête qui nous avait été distribuée avant qu'ils ont fait auprès des employeurs, les trois quarts, trois quarts, donnaient comme cause de leur difficulté la faiblesse de la demande.

54:59
Locuteur

c

55:00
Jean-Luc Mélenchon

'est-à-dire pas assez de clients. Comme tu n pas assez de clients, tu ne rendes pas assez d'argent.

55:05
Locuteur

Et

55:05
Jean-Luc Mélenchon

comme tu ne rendes pas assez d'argent, tu dis, je vais avoir du mal à augmenter les salaires. Mais là, on a ponctuellement un intérêt commun. Il faut qu'il y ait plus de clients

55:14
Locuteur

parce

55:14
Jean-Luc Mélenchon

que le client, il commence par se délester de 18% en moyenne qui retourne direct dans la caisse de l'État.

55:21
Locuteur

Vous

55:22
Jean-Luc Mélenchon

voyez que l'endroit où on a des choses à faire, il existe.

55:26
Locuteur

Mais

55:26
Jean-Luc Mélenchon

à la condition que tout le monde soit honnête dans cette affaire et pas les uns se font dépouiller vifs et les autres non seulement prennent tout mais en plus se moquent des gens. Et ce moment est l'échec du MEDEF. Entendez-le.

55:38
Locuteur

L

55:39
Jean-Luc Mélenchon

'échec

55:39
Locuteur

du

55:40
Jean-Luc Mélenchon

MEDEF.

55:41
Locuteur

À

55:41
Jean-Luc Mélenchon

cet instant, la classe sociale qui prétend diriger ce pays, qui prétend lui donner des leçons et des conseils, d'un seul coup,

55:49
Locuteur

elle

55:50
Jean-Luc Mélenchon

déclare la guerre de classe

55:52
Locuteur

à

55:53
Jean-Luc Mélenchon

ceux qu'elle embauche et qu'elle paye. Ils ne savent pas qu'ils ont fait ça. Mais tous, vous avez compris ça. On ne parle pas comme ça. Quittez-toi pour rire.

56:03
Locuteur

Ils

56:04
Jean-Luc Mélenchon

ont fait une erreur terrifiante.

56:08
Locuteur

Et

56:09
Jean-Luc Mélenchon

j'ai l'intention de tirer avantage de la situation. Par conséquent, vous irez répétant partout

56:16
Locuteur

que

56:16
Jean-Luc Mélenchon

ce n pas supportable d'être traité comme ça. Et puis, on en tirera les conclusions.

56:20
Locuteur

Je

56:21
Jean-Luc Mélenchon

vous les dis dans un instant.

56:23
Locuteur

Mais

56:23
Jean-Luc Mélenchon

maintenant, je viens sur un autre sujet qui est la question de la dette. Alors, vous avez tous bien compris.

56:28
Locuteur

Quel

56:29
Jean-Luc Mélenchon

bonheur

56:29
Locuteur

! Alors,

56:30
Jean-Luc Mélenchon

vous avez vu comment on fait

56:31
Locuteur

? Rôle

56:35
Jean-Luc Mélenchon

la pièce.

56:36
Locuteur

C

56:36
Jean-Luc Mélenchon

'était une réunion des médias,

56:39
Locuteur

des

56:40
Jean-Luc Mélenchon

nouveaux médias,

56:41
Locuteur

que

56:42
Jean-Luc Mélenchon

toute la casse avait dit quelle horreur

56:43
Locuteur

!

56:45
Jean-Luc Mélenchon

Il se trouve que là-dedans, quelqu'un m'a posé une question intéressante et m'a dit M. Mélenchon, vous êtes en contradiction. Vous voulez ouvrir largement les caisses en gros, je résume, mais ce n pas possible avec les traités européens.

56:59
Locuteur

Je

56:59
Jean-Luc Mélenchon

viens sur les traités européens. Le sujet n'est pas nouveau pour moi. Ça fait 10 ans qu'on explique ça. Ça fait 15 ans que c'est un débat international. Ça a commencé avec la crise de la dette argentine. Auparavant, il y avait eu une alerte avec la crise de la dette mexicaine. Et puis avant, il y avait eu une crise en Asie. Et puis, il y eu celle de la Russie. Donc, les militants qui militent depuis longtemps, comme moi, on est au courant de tout ça. On a suivi. La première fois, tu ne comprends rien, tu te fais expliquer. La deuxième, n pas sûr d'avoir bien compris. La troisième, ça y tu as compris. Et puis, tu es là, tu te rappelles, machin a dit, truc a écrit. Bon, voilà. C'est comme...

Tous les militants font comme ça. Discuter avec un syndicaliste de n'importe quelle branche, n'importe où, il sait des tas de trucs qu ne savait pas en arrivant. Parce qu'il a dû s'y intéresser. Donc, ce n pas un sujet nouveau pour nous.

57:47
Locuteur

Il

57:47
Jean-Luc Mélenchon

y a même un rapport, j'ai même été à une réunion de l'ONU à Genève.

57:52
Locuteur

Le

57:52
Jean-Luc Mélenchon

rapport qui a été fait, était fait sur la base du gouvernement révolutionnaire, de la révolution citoyenne en Équateur

57:58
Locuteur

et

57:59
Jean-Luc Mélenchon

avec l'Afrique du Sud. C'était le gouvernement de Raphaël Correa et le gouvernement de l'Afrique du Sud qui faisait un rapport sur comment on réglait le problème des dettes souveraines. Voilà. Tout ça existe. Il y des textes, machin.

58:11
Locuteur

Il

58:12
Jean-Luc Mélenchon

faut se renseigner, Dès que j'ouvre la bouche, ils sont là. Ah, il a dit la dette, il ne veut pas payer. Bon, tu vois, des animaux. Ils ne réfléchissent pas, ils ne pensent pas. Ils viennent, ils mettent la main dans la cage du tigre, ils tirent les moustaches, ils s'étonnent de s'en prendre une derrière. Mais c'est exactement ce qui leur est arrivé. Vous croyez réellement, vous me connaissez. Au moins, ils devraient se méfier. Se dire, Mélenchon dit ça, mais qu'est-ce qu'il veut dire au juste ? Quand même, c'est curieux qu'il dit ça. d'habitude, il dit des trucs. Non, allez, en avant. Un, deux, trois, quatre, cinq.

La France, dit, Édouard Philippe, n'a qu'une parole et elle honore sa parole et sa signature. Vas-y, joue de la musique, Coco, tu n rien compris.

58:54
Locuteur

Je

58:54
Jean-Luc Mélenchon

viens de te dire que ce sont les titres de l'État français comme dette, l'État a emprunté des sous.

59:01
Locuteur

Il

59:02
Jean-Luc Mélenchon

y a un titre de dette qui est marqué dessus, par exemple, 1000 euros,

59:05
Locuteur

qui

59:06
Jean-Luc Mélenchon

appartient,

59:07
Locuteur

une

59:07
Jean-Luc Mélenchon

fois que tu as donné les sous, c'est un titre de dette pour toi. Et voilà que la Banque Centrale européenne a racheté ce titre de dette.

59:17
Locuteur

Et

59:17
Jean-Luc Mélenchon

comme nous sommes membres du système financier européen et de la Banque Centrale européenne,

59:22
Locuteur

c

59:23
Jean-Luc Mélenchon

'est un titre de dette que nous nous devons. Alors, par exemple, toi Antoine, je viens te voir et tu me dis, écoute, je ne peux pas en ce moment t'aider Jean-Luc,

59:32
Locuteur

j

59:33
Jean-Luc Mélenchon

'ai une dette de 10 millions. 10 millions ?

59:36
Locuteur

Oui.

59:38
Jean-Luc Mélenchon

Bon, et à qui tu les dois ? Ben, à moi.

59:42
Locuteur

Je

59:42
Jean-Luc Mélenchon

me dis, ce garçon a perdu la boule. Allez, Antoine. Alors Antoine, il prend son premier papier de 10 millions, scritch. Qu'est-ce que ça change pour lui ? Rien. Qu'est que ça change pour moi ? Rien. Parce que la Banque Centrale, quand elle a acheté les titres de la dette française,

59:59
Locuteur

elle

59:59
Jean-Luc Mélenchon

a mis l'argent, il est allé voir le banquier à ta poêle et lui a dit, bon,

1:00:02
Locuteur

donne

1:00:03
Jean-Luc Mélenchon

1 000, ok, tiens, voilà 1 000, je prends le titre de dette. À ce moment-là, la monnaie a été créée. Ce soir, je ne vous explique pas pourquoi l'argent n'existait pas. Mais bon, d'accord ? Je t'ai donné 1 000 balles, tu les as. Qu'est-ce qu'il fait, lui, avec ces 1 000 balles que je viens de lui donner pendant que moi, à la Banque Centrale, je repars avec mon petit titre ? Qu'est-ce qu'il fait

1:00:21
Locuteur

?

1:00:21
Jean-Luc Mélenchon

Eh ben, rien. Il prend les 1 000 et il les fout dans la sphère financière. Donc, vous n'envoyez pas la couleur.

1:00:27
Locuteur

Il

1:00:28
Jean-Luc Mélenchon

n'a pas acheté des gommes et des crayons. Il n'a pas acheté une voiture. Il n pas construit une maison. Rien. Il l'a mis dans la sphère financière. Résultat, une masse considérable de pognon

1:00:38
Locuteur

a

1:00:38
Jean-Luc Mélenchon

été distribuée par la Banque Centrale, européenne, aux banques auxquelles elle a racheté les types des dettes nationales. Et tout ce fric est foutu le camp dans la sphère financière. Si bien qu'il n'y pas eu ça d'inflation. Un point d'inflation. Alors, eux, ça ne les dérange pas, la réalité. Mais pas du tout. Ils viennent tous nous dire « Ah ! Vous allez faire de l'inflation ! Non, tu as déjà dit que c'était déjà payé.

1:01:00
Locuteur

Ah

1:01:00
Jean-Luc Mélenchon

oui ? Ah bon ? Bon, là, on repart. Il faut qu trouvent autre chose. C'est interdit par les règlements européens. Ce n pas vrai.

1:01:06
Locuteur

Ce

1:01:07
Jean-Luc Mélenchon

qui est interdit par les règlements européens, c'est que la Banque Centrale, européenne, achète aux États des titres de dettes. Mais si elle veut acheter des titres de dettes aux banques privées, elle peut. D'ailleurs, elle l'a fait. Et elle en a acheté 4 000 milliards.

1:01:20
Locuteur

Et

1:01:21
Jean-Luc Mélenchon

ça n'a pas créé d'inflation.

1:01:23
Locuteur

Elle

1:01:23
Jean-Luc Mélenchon

a le droit. Ah oui, mais elle n'a pas le droit de l'annuler. Et elle fait ce qu'elle veut. 'est marqué. Dans le texte, il n pas marqué que la Banque Centrale fait des chapeaux pointus avec ou des éventails, je ne sais pas quoi. Il n'y rien marqué du tout.

1:01:34
Locuteur

Elle

1:01:35
Jean-Luc Mélenchon

fait ce qu'elle veut. Donc, si elle décide de geler cette dette ou de la foutre au feu, c'est son affaire. Donc, ce n'est pas vrai. Je le dis à direction de monsieur le directeur président de la Bundesbank, je crois que ça s'appelle, comme ça, la Banque Centrale allemande, qui dit il n'en est pas question, c'est interdit par les traités. Ben non, vous savez, nous, on a beau être français, on sait dire. Ce n pas dans les traités. C'est vous qui ne savez pas de quoi vous parlez. Parce que quand il a fallu sauver

1:02:03
Locuteur

la

1:02:04
Jean-Luc Mélenchon

monnaie internationale, vous avez tous couru où y aller. Et quand une fois, vous, la Banque Centrale allemande, vous avez fait un procès à la Banque Centrale européenne parce qu'elle avait racheté des titres de dette des États, bien sûr, à des banques privées, eh bien, vous avez dit elle n pas le droit de le faire. Il y eu un jugement et vous l'avez perdu. Alors quoi ? Vous pensez que vous l'avez gagné ? Non, non, vos affaires ne s'arrangent pas, monsieur le chef de la Bundesbank. Mais alors, mais pas du tout. Pourquoi ? Parce que le gouvernement allemand lui-même a sorti de la constitution de l'Allemagne le fait que le budget devrait tout le temps en équilibre.

Au revoir la règle d'or que Mme Le Pen veut imposer en France et dont je vais dire un mot dans un instant. Voilà. Ne croyez pas une seconde qu'on raconte des choses qui nous passent par la tête.

1:02:51
Locuteur

On

1:02:52
Jean-Luc Mélenchon

a étudié et on sait pourquoi ça donnera un avantage.

1:02:56
Locuteur

On

1:02:57
Jean-Luc Mélenchon

n jamais dit qu'on allait le faire tout seul.

1:02:59
Locuteur

Ils

1:02:59
Jean-Luc Mélenchon

choisissent l'hypothèse la plus ridicule pour pouvoir nous ridiculiser. Moi, je viens à la Réunion si c'est moi qui m'en occupe.

1:03:07
Locuteur

Je

1:03:07
Jean-Luc Mélenchon

vais aller voir les Italiens. Je vais aller voir les Espagnols. Je vais aller voir les Belges.

1:03:12
Locuteur

Qui

1:03:13
Jean-Luc Mélenchon

c'est qui me manque ? Les Grecs

1:03:14
Locuteur

! Et

1:03:16
Jean-Luc Mélenchon

je vais leur dire Didouard vous aussi vous êtes à plus de 100%

1:03:19
Locuteur

?

1:03:20
Jean-Luc Mélenchon

Ouais, ben

1:03:21
Locuteur

on

1:03:21
Jean-Luc Mélenchon

a intérêt à que ça baisse, non

1:03:22
Locuteur

? On

1:03:23
Jean-Luc Mélenchon

est déjà 4.

1:03:25
Locuteur

On

1:03:25
Jean-Luc Mélenchon

continuera. Je vais aller voir les Allemands.

1:03:27
Locuteur

Je

1:03:28
Jean-Luc Mélenchon

dis écoutez, bon fermons la porte pour pas que ça s'entende.

1:03:33
Locuteur

Mais je

1:03:36
Jean-Luc Mélenchon

connais l'état de vos finances

1:03:39
Locuteur

et

1:03:39
Jean-Luc Mélenchon

surtout l'état de votre pays.

1:03:41
Locuteur

Vous

1:03:41
Jean-Luc Mélenchon

avez 4000 ponts à réparer, 1000 ou 2000 écoles,

1:03:47
Locuteur

vous

1:03:48
Jean-Luc Mélenchon

avez 2 ou 3 écluses, il vaut mieux les réparer avant qu'elles s'arrêtent parce que la dernière fois ça a duré un an et demi, vous avez dû faire 200 km pour faire le tour de l'écluse qui ne marche plus. Donc vous êtes l'année qui vient,

1:04:00
Locuteur

vous

1:04:01
Jean-Luc Mélenchon

allez dépasser les 3% de déficit, les bons élèves.

1:04:05
Locuteur

Et

1:04:05
Jean-Luc Mélenchon

puis en 2028,

1:04:07
Locuteur

vous

1:04:08
Jean-Luc Mélenchon

serez à 4,6, je le sais, c'est pas moi qui l'ai dit, c'est le CDE. Donc vous n'allez pas être si brillant que ça. Et pour quoi faire

1:04:17
Locuteur

pour

1:04:18
Jean-Luc Mélenchon

acheter des armes, pour être la première armée conventionnelle d'Europe ? Alors moi, là, on rouvre la porte

1:04:24
Locuteur

et

1:04:25
Jean-Luc Mélenchon

je vais dire à tout le monde pourquoi faire vous voulez être la première armée conventionnelle d'Europe

1:04:29
Locuteur

? On

1:04:34
Jean-Luc Mélenchon

n pas pour.

1:04:37
Locuteur

Il

1:04:38
Jean-Luc Mélenchon

y a mieux à faire.

1:04:39
Locuteur

Il

1:04:40
Jean-Luc Mélenchon

y mieux à faire. Alors,

1:04:42
Locuteur

ça

1:04:42
Jean-Luc Mélenchon

c'est les données. Maintenant, continuons la discussion avec l'allemand.

1:04:49
Locuteur

il

1:04:49
Jean-Luc Mélenchon

va dire « Ah, mais non, nous, on est très sérieux. D'accord, on s'endette. On va s'endetter plus que la France. Ils vont emprunter plus de fric que nous l'année qui vient et l'année qui suit aussi. Mais, voilà, chacun doit se débrouiller avec ce qu'il fait.

1:05:08
Locuteur

Je

1:05:08
Jean-Luc Mélenchon

lui dirai « Ah bon, vous êtes sûr ?

1:05:09
Locuteur

»

1:05:10
Jean-Luc Mélenchon

Parce que là, vous êtes au courant que les taux d'intérêt, c'est 4. Alors nous, vous, vous êtes des Allemands, peut-être que vous avez de quoi payer comme ça, alors que vous avez tant ce que j'ai appelé la dette cachée. Parce que c'est des malins, eux. Ils ont retiré de leur budget le fric qu mettent dans les armes. C'est pas compté dans le déficit.

1:05:28
Locuteur

D

1:05:28
Jean-Luc Mélenchon

'accord ? Alors nous, on pourrait dire « Ah ben nous, on retire tout ce qu'on a mis dans l'école parce que c'est pas dans le déficit, 'est de l'investissement. » Alors, je le fais, moi, pas de problème. Donc, c'est pour dire qu'on a aussi de l'imagination. Mais je vais lui dire « Mais monsieur l'Allemand, regardez bien, 4%, nous on est riches, vous aussi,

1:05:48
Locuteur

mais

1:05:48
Jean-Luc Mélenchon

est-ce que vous êtes sûr que

1:05:49
Locuteur

tous

1:05:50
Jean-Luc Mélenchon

les pays européens

1:05:51
Locuteur

peuvent

1:05:52
Jean-Luc Mélenchon

s'encadrer une dette à 4% ?

1:05:54
Locuteur

»

1:05:55
Jean-Luc Mélenchon

Je viens de vous en citer 5, dont nous les Français, qui sont au-delà de 100% du PIB qui paraît-il est le chiffre mortel qui vous conduit directement au cœur de l'enfer. Tout ça n'existe pas, ? Tout ça n'existe pas. La dette française rapportée au patrimoine français, c'est 17%. La dette française rapportée à sa durée étalée sur le nombre d'années où il y un titre de dette, c'est 12%. Donc, tout leur truc, c'est de la flûte intégrale du début jusqu'à la fin. Et je vais vous dire que les scientifiques économistes qui ont trouvé la règle d'après laquelle tu tomberais de mort dès que as dépassé 100% du PIB,

1:06:33
Locuteur

la

1:06:34
Jean-Luc Mélenchon

thèse, elle est fausse. Et c'est un étudiant qui a fait la démonstration que les chiffres étaient plantés. C'est vous dire le niveau de rigueur scientifique de ces additions d'absurdité. L'économie, ce n'est pas de la comptabilité. L'économie, c'est un rapport de force sociale. C'est une situation civilisationnelle. Ce n'est pas de la comptabilité. C'est de la comptabilité à la fin. Mais au début, c'est d'abord du rapport de force sociale. Donc, je vais dire à l'Allemand,

1:07:04
Locuteur

si

1:07:04
Jean-Luc Mélenchon

vous pensez que les autres vont être mal,

1:07:08
Locuteur

vous

1:07:08
Jean-Luc Mélenchon

le savez, vous, qu'on est mal pour payer ces dettes, vous, les Allemands. Parce que, sous ferreur, vous avez eu du mal dans le passé, vous, les Allemands.

1:07:18
Locuteur

Et

1:07:18
Jean-Luc Mélenchon

on a vu comment vous avez réglé le problème. Non, on ne pas dire ça, on ne pas être désiraté.

1:07:23
Locuteur

Vous

1:07:23
Jean-Luc Mélenchon

avez eu du mal, vous aussi, avec la dette. Et vous avez trouvé une solution.

1:07:28
Locuteur

Vous

1:07:28
Jean-Luc Mélenchon

avez trouvé une solution. En 1953,

1:07:32
Locuteur

les

1:07:32
Jean-Luc Mélenchon

bons alliés de l'OTAN ont annulé la dette des Allemands.

1:07:35
Locuteur

Voilà

1:07:35
Jean-Luc Mélenchon

comment on a fait. Et les Grecs aussi ont levé la main. Alors, le coup d'après, quand c'était le tour des Grecs, ils ont dit, on va faire pour nous comme on l'a fait pour vous.

1:07:43
Locuteur

Les

1:07:44
Jean-Luc Mélenchon

autres ont dit, nein.

1:07:46
Locuteur

Alors,

1:07:46
Jean-Luc Mélenchon

moi, je vais juste leur dire un truc.

1:07:48
Locuteur

J

1:07:49
Jean-Luc Mélenchon

'ai été parlementaire européen

1:07:51
Locuteur

dans

1:07:52
Jean-Luc Mélenchon

9 ans.

1:07:53
Locuteur

Donc,

1:07:53
Jean-Luc Mélenchon

'ai participé à toute une série de votes.

1:07:55
Locuteur

Quand

1:07:56
Jean-Luc Mélenchon

vous dites

1:07:57
Locuteur

qu

1:07:58
Jean-Luc Mélenchon

'il faut payer les dettes qu'on a,

1:08:00
Locuteur

je

1:08:00
Jean-Luc Mélenchon

vais dire comme vous. Mais, je me rappelle d'un vote

1:08:04
Locuteur

où

1:08:05
Jean-Luc Mélenchon

vous avez dit, un pays qui décide qu'il est en banqueroute quand il a signé un accord avec ses débiteurs, si la majorité a voté l'accord, même ceux qui n'étaient pas d'accord sont dans l'accord.

1:08:17
Locuteur

Vous

1:08:17
Jean-Luc Mélenchon

comprenez ? Ça veut dire qu'ils ont prévu ce qui se passait si quelqu'un se casse la figure auprès des emprunteurs privés. Donc, s'ils y ont pensé, c'est que c'est possible. Ok

1:08:27
Locuteur

?

1:08:28
Jean-Luc Mélenchon

Et pourquoi ils ont fait ça ?

1:08:30
Locuteur

Parce

1:08:30
Jean-Luc Mélenchon

qu'il venait de se passer en Argentine,

1:08:33
Locuteur

que

1:08:34
Jean-Luc Mélenchon

l'Argentine avait réussi à éteindre sa dette et qu'un prêteur est venu et a fait des procès jusqu'à ce qu'il ait le dernier mot. Et ce prêteur, qui était malin comme un singe, il avait ramassé tous les types de dettes qui traînaient, qui ne valaient plus rien. et il s'est pointé et en disant, voilà, nous voulons la valeur faciale de ce truc.

1:08:51
Locuteur

Et

1:08:52
Jean-Luc Mélenchon

ils se sont fait un trésor sur le dos des Argentins. Donc, la terre entière s'est dit, il suffit qu'il y en ait un qui revienne et on se fait dévaliser. Donc, ils ont voté ça. Alors, que l'Union Européenne ne vienne pas dire que c'est le rassemblement des anges qui paye les dettes. Parce que ce n pas vrai. Deuxièmement, supposons que l'un quelconque des pays que je viens de mentionner dise, je ne peux plus payer. Supposons que ce soit nous.

1:09:23
Locuteur

Non,

1:09:23
Jean-Luc Mélenchon

pas nous, un autre. Qui on veut. Quelqu'un vient et dit, écoutez, je ne peux plus payer. Qu'est-ce qui se passe à ce moment-là ?

1:09:31
Locuteur

Il

1:09:31
Jean-Luc Mélenchon

y a un traité européen

1:09:33
Locuteur

qui

1:09:34
Jean-Luc Mélenchon

date de 2012, qui a été voté par l'Assemblée nationale en 2012.

1:09:38
Locuteur

C

1:09:39
Jean-Luc Mélenchon

'était la campagne présidentielle, janvier ou février. Impossible de parler de tout ça. Le sujet à l'époque, c'était la viande halal. Donc, c'était plus important, la viande halal. Alors, la viande halal sur France 2, qui avait réussi à poser un sujet dans l'actualité.

1:09:54
Locuteur

Le

1:09:54
Jean-Luc Mélenchon

truc a été voté. Et qu'est-ce qui a été voté ? Ça s'appelle mécanisme européen de stabilité financière. Si tu ne peux pas payer, toi, toi, toi, toi, toi, toi, toi, toi, toi, vous payez à sa place.

1:10:08
Locuteur

Mais

1:10:08
Jean-Luc Mélenchon

oui. Si Chypras avait dit, je ne paye plus rien, je regrette, ça me fend le cœur, mais je ne paye pas. Je ne peux pas. Les Grecs, nous, on ne s'est pas payés. Qu'est-ce qu'ils voulaient ? Et puis, on ne veut pas vendre nos îles. À ce moment-là, vous savez ce que ça voulait dire ? 45 milliards d'euros à payer par la France, 65 par l'Allemagne. Alors, je vais dire à M. l'Allemand,

1:10:34
Locuteur

si

1:10:34
Jean-Luc Mélenchon

vous continuez à prendre tout le monde à la gorge et à vouloir donner des leçons de bons comportements, vous rackerez à la sortie.

1:10:41
Locuteur

Parce

1:10:41
Jean-Luc Mélenchon

que celui qui va tomber, c les autres qui vont payer. Donc, ne nous dites pas que comme c'est interdit,

1:10:47
Locuteur

ça

1:10:47
Jean-Luc Mélenchon

n'aura pas lieu. Parce que ça aura lieu.

1:10:50
Locuteur

Vous

1:10:50
Jean-Luc Mélenchon

me suivez tous ? Vous voyez, camarades, pourquoi nous avons choisi ce sujet ? Parce que nous avons dit que nous allons remettre de l'ordre dans les comptes publics. Moi, je réponds à la question de la dette.

1:11:04
Locuteur

Je

1:11:04
Jean-Luc Mélenchon

ne raconte pas d'histoire.

1:11:06
Locuteur

Parce

1:11:07
Jean-Luc Mélenchon

que dans l'histoire, personne n'a jamais payé une dette de ce niveau-là. Et M. le maire m'a dit une fois, M. Mélenchon, vous voulez transformer ça en dette perpétuelle ? Il me dit, mais elle est déjà perpétuelle. Personne ne rembourse jamais la dette. Quand la dette arrive au bout, on réemprunte et on continue.

1:11:25
Locuteur

Mais

1:11:26
Jean-Luc Mélenchon

là-dedans,

1:11:27
Locuteur

il

1:11:27
Jean-Luc Mélenchon

y a un chef d'orchestre.

1:11:28
Locuteur

C

1:11:29
Jean-Luc Mélenchon

'est le capital financier.

1:11:30
Locuteur

Le

1:11:31
Jean-Luc Mélenchon

capital financier qui dirige le monde.

1:11:33
Locuteur

La

1:11:34
Jean-Luc Mélenchon

politique révolutionnaire et collectiviste, elle vise à ce que le capital financier n'ait plus le pouvoir sur les États, les peuples et les nations. Par conséquent,

1:11:51
Locuteur

de

1:11:51
Jean-Luc Mélenchon

la congélation de la dette et son annulation, c'est une politique contre le capital financier au profit du capital qui s'investit

1:12:01
Locuteur

dans

1:12:02
Jean-Luc Mélenchon

la production.

1:12:03
Locuteur

Car

1:12:03
Jean-Luc Mélenchon

si nous faisons baisser le niveau de la dette, alors nous pourrons emprunter à nouveau.

1:12:08
Locuteur

Mais

1:12:09
Jean-Luc Mélenchon

pour faire quelque chose avec, pas simplement pour payer des intérêts ou rembourser des types de dettes.

1:12:14
Locuteur

Nous

1:12:15
Jean-Luc Mélenchon

avons besoin de milliards à investir pour faire face

1:12:18
Locuteur

aux

1:12:18
Jean-Luc Mélenchon

conséquences de la crise climatique.

1:12:21
Locuteur

Nous

1:12:21
Jean-Luc Mélenchon

sommes totalement tétanisés avec leur organisation du budget comme elle est aujourd'hui.

1:12:26
Locuteur

Si

1:12:27
Jean-Luc Mélenchon

nous retirons 600 milliards de dettes ou même 300 milliards,

1:12:32
Locuteur

puisqu

1:12:32
Jean-Luc Mélenchon

'il y a discussion sur les chiffres, entre les deux, c'est autant de moins à financer, autant de plus qu'on peut emprunter

1:12:39
Locuteur

pour

1:12:40
Jean-Luc Mélenchon

investir. Et alors, vous autres, les patrons, petits, moyens et grands,

1:12:45
Locuteur

vous

1:12:45
Jean-Luc Mélenchon

aurez votre part dans l'investissement puisque nous allons relancer la machine. Voilà pourquoi

1:12:51
Locuteur

le

1:12:52
Jean-Luc Mélenchon

compromis que vous propose le gouvernement insoumis est autrement plus intéressant que le compromis que vous propose les gouvernements néolibéraux qui vont mettre tout le monde sur la paille.

1:13:04
Locuteur

Mais

1:13:04
Jean-Luc Mélenchon

si vous ne voulez pas, on le fera quand même. Et voici comment. Ceux qui rentrent dans le plan seront aidés. Ceux qui ne participent pas au plan à la planification écologique n'auront rien. Ils auront le droit de faire ce qu'ils veulent parce que c'est la liberté. Mais ne venez pas en plus vous faire les poches. Alors, monsieur Patrick Martin, non, jamais nous n'accepterons l'idée de la retraite par capitalisation. Si je faisais ça comme président de ce pays où le gouvernement insoumis, il vous jouerait un horrible mauvais tour. Supposons que je le fasse aujourd'hui. Supposons que je vous prenne à tous 10-1% de la paie pour le foot dans la capitalisation.

Et dans deux mois, il y a une crise financière internationale. Vous ne savez pas ce qui s'est passé la dernière fois ? Des milliers de gens ont perdu tout leur fric de toute leur vie

1:13:59
Locuteur

qui

1:13:59
Jean-Luc Mélenchon

avait été placée en capitalisation.

1:14:02
Locuteur

Ce

1:14:03
Jean-Luc Mélenchon

n pas dans un moment où la finance est folle qu'on s'en va faire de la capitalisation. La bonne vieille répartition, ça marche, ça fonctionne. Et il a une manière que ça marche encore mieux, c'est qu y plus de monde qui boxe. Point. Ne vous sentez pas.

1:14:21
Locuteur

Ne

1:14:21
Jean-Luc Mélenchon

vous sentez pas à dire « le vieux, il exagère, peut-être... » Non, nous avons de notre côté la raison. Nous avons de notre côté l'expérience. Nous avons de notre côté l'histoire qui nous a démontré tout ce que je suis en train de vous dire. Et c'est ça que nous allons faire. Parce que je suis trop vieux pour changer d'avis. Et ceux qui sont dans notre équipe non plus n'ont pas l'intention de changer d'avis. Alors,

1:14:43
Locuteur

tous

1:14:43
Jean-Luc Mélenchon

ces éléments,

1:14:45
Locuteur

ils

1:14:45
Jean-Luc Mélenchon

sont là.

1:14:47
Locuteur

Ils

1:14:48
Jean-Luc Mélenchon

vont modifier, je l'espère, les conditions du débat. Oh, pas avec le MEDEF, ni même avec M. Édouard Philippe, Atal et tout ce que vous voudrez.

1:14:57
Locuteur

C

1:14:58
Jean-Luc Mélenchon

'est le débat qui prépare le gouvernement.

1:15:00
Locuteur

On

1:15:01
Jean-Luc Mélenchon

a été demandé, le journal des révérences est allé voir le président de la Bundesbank.

1:15:07
Locuteur

Est

1:15:08
Jean-Luc Mélenchon

-ce que M. Mélenchon ? Non, absolument pas, c'est impossible. Bon. Ah, très bien, je note.

1:15:14
Locuteur

Et

1:15:14
Jean-Luc Mélenchon

il revient avec ça. On ne pas penser à lui dire « Mais monsieur, il y quand même un problème. Ce n pas vrai ce que vous dites. » Non, il pas de problème. Donc, le directeur de la Bundesbank est au courant que nous avons l'intention de faire ça. Eh bien,

1:15:26
Locuteur

nous

1:15:27
Jean-Luc Mélenchon

sommes prêts à gouverner. Puisque lui, il a entendu nos arguments. Et que nous, on a entendu les siens. Eh bien, on va pouvoir parler. Autrement dit, la campagne est une composante

1:15:37
Locuteur

de

1:15:37
Jean-Luc Mélenchon

l'action gouvernementale que nous allons entreprendre. Il n'y a pas deux temps différents. Premier temps, on convainc tout le monde. On séduit. Deuxième temps, on gouverne. C'est le même temps. Ils vont donc s'arbre-bouter contre nous. On s'y attend.

1:15:50
Locuteur

Et

1:15:51
Jean-Luc Mélenchon

qu-ce qu'on va faire ? Eh bien, on va gagner. On va essayer de gagner. On va le faire. Comme ça. Voilà comment on fait.

1:15:57
Locuteur

Qu

1:15:57
Jean-Luc Mélenchon

'est-ce que vous voulez ?

1:15:59
Locuteur

Qu

1:16:00
Jean-Luc Mélenchon

'est-ce que vous voulez qu'on fasse d'autre ?

1:16:03
Locuteur

Je

1:16:03
Jean-Luc Mélenchon

ne vais pas aller là-bas pour leur dire « Oui, oui, il faut du capital autonome à la France. va faire retraite par capital. » Non, non, ça ne sert à rien.

1:16:11
Locuteur

J

1:16:12
Jean-Luc Mélenchon

'aimerais que tous, vous compreniez bien ça.

1:16:14
Locuteur

Nous

1:16:14
Jean-Luc Mélenchon

ne sommes pas en train de câliner.

1:16:17
Locuteur

Nous

1:16:17
Jean-Luc Mélenchon

ne sommes pas en train de reculer ou de composer. Nous sommes en train d'avancer.

1:16:22
Locuteur

Quand

1:16:23
Jean-Luc Mélenchon

cette question est arrivée sur la scène, c'était une bonne chose. Bientôt, si les choses se passent comme prévu, Manuel Bompard va aller à un débat sur cette question. Et nous allons continuer avec cette affaire de la dette parce que nous voulons desserrer les taux qui se mettent en place contre notre gouvernement. Il faut commencer à desserrer les taux avant que tout le monde comprenne bien qu'on va le faire et qu'il y a un grand risque à nous provoquer.

1:16:49
Locuteur

Que

1:16:49
Jean-Luc Mélenchon

mieux vaut s'entendre avec nous, discuter avec nous,

1:16:52
Locuteur

que

1:16:53
Jean-Luc Mélenchon

de nous provoquer. Voilà le message qu'on va faire passer. Nous sommes des gens prêts à discuter,

1:16:58
Locuteur

mais

1:16:59
Jean-Luc Mélenchon

sérieusement. Pas avec des gens qui nous font des leçons de droit qui n'existent pas. Voilà tous ces éléments

1:17:04
Locuteur

mis

1:17:06
Jean-Luc Mélenchon

sur la table. Alors, je leur ai dit, les salaires.

1:17:09
Locuteur

Vous

1:17:10
Jean-Luc Mélenchon

avez vu comment ils ont réagi.

1:17:13
Locuteur

Et

1:17:13
Jean-Luc Mélenchon

j'ai entendu

1:17:14
Locuteur

sur

1:17:16
Jean-Luc Mélenchon

France Info, faux à UX, quelqu'un

1:17:21
Locuteur

que

1:17:22
Jean-Luc Mélenchon

j'ai connu autrefois, lors de ma première campagne et peut-être même avant,

1:17:28
Locuteur

qui

1:17:28
Jean-Luc Mélenchon

était déjà là, un journaliste, et qui a dit, non mais ce qui pose problème avec l'augmentation du SMIC que propose M. Mélenchon, c'est que comme ça fait monter le SMIC, il y en a qui du coup sont rattrapés et ça ne leur fait pas plaisir parce qu'ils méritent quand même de gagner plus.

1:17:46
Locuteur

Donc

1:17:46
Jean-Luc Mélenchon

les classes moyennes, qui vivent dans la jalousie

1:17:49
Locuteur

et

1:17:50
Jean-Luc Mélenchon

la surveillance des autres, gamins mal élevés, vous vous dites à vos gosses, regarde dans ton assiette, pas dans l'assiette de ta sœur ou de ton frère,

1:17:58
Locuteur

mais

1:17:59
Jean-Luc Mélenchon

eux non, regardent. Ah, il a plus de SMIC que tout à l'heure.

1:18:05
Locuteur

Vous

1:18:05
Jean-Luc Mélenchon

connaissez une seule personne qui vous dit ça, ça n'existe pas. Pourquoi ?

1:18:09
Locuteur

Parce

1:18:09
Jean-Luc Mélenchon

que quand vous augmentez le SMIC, vous augmentez tout le reste après. D'ailleurs, tous les ans,

1:18:15
Locuteur

il

1:18:15
Jean-Luc Mélenchon

y a quelque chose qui s'appelle la négociation annuelle obligatoire. Mais la négociation annuelle obligatoire, on a été voir ce qu'il avait dedans. Parce qu'on avait dit que si on gagnait en 2024, on arrivait, première chose qu'on aurait dit, le Premier ministre qu'on aurait nommé, c'est

1:18:32
Locuteur

nouvelle

1:18:33
Jean-Luc Mélenchon

session de négociation annuelle obligatoire. Vous recommencez la discussion à zéro. Mais il y a une différence,

1:18:40
Locuteur

c

1:18:40
Jean-Luc Mélenchon

'est que

1:18:40
Locuteur

si

1:18:42
Jean-Luc Mélenchon

vous n'augmentez pas globalement

1:18:44
Locuteur

de

1:18:45
Jean-Luc Mélenchon

temps, les exonérations, donnant, donnant. Vous ne faites rien, on ne fait rien.

1:18:53
Locuteur

Vous

1:18:54
Jean-Luc Mélenchon

faites quelque chose, on fait quelque chose. Voilà. Donc, on avait la clé. Comment on allait faire ? Ben là, pareil. Sauf qu'on a vu une chose.

1:19:02
Locuteur

On

1:19:02
Jean-Luc Mélenchon

a regardé dans le détail. J'ai discuté avec des camarades de la Cégète, pour être clair.

1:19:07
Locuteur

Et

1:19:07
Jean-Luc Mélenchon

je leur dis, ça se passe comment

1:19:08
Locuteur

? Ben,

1:19:09
Jean-Luc Mélenchon

ils me disent, à chaque fois, pardon,

1:19:11
Locuteur

ils

1:19:11
Jean-Luc Mélenchon

nous roulent. Pourquoi ? Ben oui, parce que globalement, ils augmentent.

1:19:16
Locuteur

Mais

1:19:17
Jean-Luc Mélenchon

comment c'est réparti

1:19:17
Locuteur

?

1:19:18
Jean-Luc Mélenchon

C'est pas tout le monde a une augmentation. C'est certains ont une augmentation, et pas les autres. Qui a une augmentation

1:19:24
Locuteur

? Les

1:19:25
Jean-Luc Mélenchon

cadres. Pourquoi ? Parce qu'il faut garder les cadres. Et pour garder les cadres, il faut les payer mieux. Voilà ce que les patrons de ces boîtes ont compris.

1:19:32
Locuteur

Donc,

1:19:33
Jean-Luc Mélenchon

c'est pour vous dire, pareil, j'espère que le message arrive

1:19:36
Locuteur

à

1:19:37
Jean-Luc Mélenchon

ceux qui nous écoutent, et qui se disent, voyons voir comment on va faire avec eux. Il faut que vous partiez de tout ça. Avec tout ça, on peut faire de la bonne besogne,

1:19:46
Locuteur

pour

1:19:46
Jean-Luc Mélenchon

le pays, et relancer l'activité. J'ai dit mettre les comptes

1:19:50
Locuteur

de

1:19:51
Jean-Luc Mélenchon

l'ordre dans les comptes. Un,

1:19:53
Locuteur

on

1:19:53
Jean-Luc Mélenchon

va en finir avec les aides, en veux-tu, en voilà, de tous les côtés. D'après Fabien Le Guay, c'est

1:19:59
Locuteur

200

1:20:00
Jean-Luc Mélenchon

milliards par an. D'après le rapporteur

1:20:03
Locuteur

de

1:20:03
Jean-Luc Mélenchon

la même commission qui est l'air, c'est 120 milliards. Bref, c'est beaucoup. Deuxièmement, les niches.

1:20:13
Locuteur

Et

1:20:13
Jean-Luc Mélenchon

les niches-niches.

1:20:15
Locuteur

C

1:20:15
Jean-Luc Mélenchon

'est-à-dire, c'est une niche dans laquelle il y en a une autre.

1:20:19
Locuteur

Alors,

1:20:20
Jean-Luc Mélenchon

par exemple, les exonérations de certaines cotisations pour les retraites par capitalisation. Expliquez-moi voir pourquoi vous autres contribuables, vous êtes en train d'aider quelqu'un à faire de la capitalisation pour sa retraite à lui. Pourquoi ? C'est pas juste, 'est pas normal. Ouais, ben ça coûte un milliard et demi par an. Regardez des sous, y en a. On va en trouver. Ne vous inquiétez pas.

1:20:42
Locuteur

D

1:20:42
Jean-Luc Mélenchon

'abord ça. Deuxièmement, desserrer les taux de la dette. Troisièmement, la relance.

1:20:48
Locuteur

La

1:20:48
Jean-Luc Mélenchon

relance, pour ça, il faut avoir un outil. Déjà, il ne pas être pris là.

1:20:52
Locuteur

Il

1:20:52
Jean-Luc Mélenchon

faut avoir un outil. L'outil existe,

1:20:55
Locuteur

c

1:20:55
Jean-Luc Mélenchon

'est

1:20:55
Locuteur

la

1:20:56
Jean-Luc Mélenchon

caisse de dépôt et consignation, 1800 milliards. Dedans,

1:21:01
Locuteur

il

1:21:01
Jean-Luc Mélenchon

y a la Banque française d'investissement à qui on a donné un mandat grotesque, faire de la valeur.

1:21:07
Locuteur

La

1:21:08
Jean-Luc Mélenchon

Banque française d'investissement, elle ne va pas faire de la valeur, elle va faire de l'investissement qui fera de la valeur. C'est-à-dire que nous allons racheter des entreprises qui produisent des choses que nous voulons produire.

1:21:19
Locuteur

Nous

1:21:20
Jean-Luc Mélenchon

allons acheter des très petites entreprises pour en faire des moyennes et des grandes si on décide. J'irai à Bordeaux et je vais choper le gars qui a inventé avec son équipe la machine à ramasser la houle pour faire de l'électricité et je vais lui dire « Monsieur, non seulement vous n'êtes pas en faillite, mais on vous rachète.

1:21:35
Locuteur

»

1:21:36
Jean-Luc Mélenchon

On vous en laisse un petit bout si vous voulez. Et puis, je vais aller voir l'autre

1:21:41
Locuteur

parce

1:21:41
Jean-Luc Mélenchon

que quand on aura mis sur la voie de chemin de fer tous les camions entre la frontière belge et la frontière espagnole, quelqu'un va venir me dire « Qu'est-ce que je fais moi ? » suis dans le massif central et je veux aller dans l'est. Elle est où la voie de chemin de fer ? Ah, trop tard, ils l'ont démontée. Eh bien, nous mettrons des dirigeables. Il y a une boîte aussi dans le sud du pays qui s'est fabriquée, les dirigeables. Donc, il n'y a pas d'exploit technique qui soit hors de portée pour nous.

1:22:04
Locuteur

Nous

1:22:05
Jean-Luc Mélenchon

sommes capables de faire des bombardiers d'eau. Nous sommes capables de faire le meilleur avion de combat du monde qui mène neuf missions possibles avec le même avion. Alors, on est capable de faire un bombardier d'eau parce qu'un bombardier d c'est tout con. C'est un avion avec une grosse citerne qu'on ouvre et tout tombe par terre. Ce n pas très compliqué. Et il y a la boîte. Premièrement,

1:22:27
Locuteur

il

1:22:28
Jean-Luc Mélenchon

y a Canadair qui a installé un truc qui est à Marseille, à Fosse-sur-Mer.

1:22:32
Locuteur

Et

1:22:32
Jean-Luc Mélenchon

puis, il y a une entreprise qui est en train de transformer en bombardier d'eau un autre avion. Donc, nous sommes certains. Bien sûr, on va accélérer les certifications, les vérifications. On va accélérer pour que ça vole et que ça bombarde. Donc, tout ce que je suis en train de vous dire,

1:22:50
Locuteur

c

1:22:50
Jean-Luc Mélenchon

'est pour vous dire que nous pouvons avoir de grandes ambitions pour le pays et que si nous savons faire des bombardiers d'eau, on va pouvoir partager avec les Marocains, avec les Algériens, avec les Tunisiens, avec les Grecs, avec les Espagnols, avec tout le tour de la Méditerranée

1:23:08
Locuteur

et

1:23:09
Jean-Luc Mélenchon

peut-être encore ailleurs.

1:23:11
Locuteur

Applaudissements

1:23:12
Jean-Luc Mélenchon

Tandis que cette bande de bons ariens

1:23:15
Locuteur

qui

1:23:16
Jean-Luc Mélenchon

n rien prévu, rien organisé et qui attend que ce soit la catastrophe pour aller faire le clown

1:23:21
Locuteur

sur

1:23:22
Jean-Luc Mélenchon

place, vous savez combien ça nous coûte les incendies ? Je vous l'ai dit, 0,1% du PIB. Je ne dis pas que tout était prévisible, je ne dis pas que tout aurait pu être paré. Vous savez combien ça fait ça

1:23:34
Locuteur

? Ça

1:23:36
Jean-Luc Mélenchon

fait 3 milliards et avec 3 milliards, vous achetez 30 canadaires. Ça vous dit quelque chose ? Voilà le prix de leur bêtise. Voilà le prix de leur insouciance.

1:23:48
Locuteur

Je

1:23:48
Jean-Luc Mélenchon

suis sûr de mon affaire. Nous ferons comme ça. Alors, les patrons, puisqu'ils sont là, on va en terminer avec eux. D'abord, alors bon, je vais régler le compte vite fait à Mme Le Pen. Mme Le Pen,

1:24:01
Locuteur

elle

1:24:01
Jean-Luc Mélenchon

a dit, en prenant sa tête, parce qu'elle était là en mission de charme, donc elle a dit, nous allons mettre la règle d'or. Alors la plupart là-dedans oubliez ce que c'est. Personne ne sait au juste en quoi ça consiste. Ça consiste à mettre de l'or dans une banque. Non, c'est la règle d'or. La règle d'or, c'est on ne présente plus de budget en déficit.

1:24:21
Locuteur

Il

1:24:21
Jean-Luc Mélenchon

faut trouver 120 milliards, ma petite dame. Elle a dit,

1:24:26
Locuteur

je

1:24:26
Jean-Luc Mélenchon

vais les trouver en 5 ans. Ça nous intéresserait de savoir où.

1:24:30
Locuteur

Pour

1:24:30
Jean-Luc Mélenchon

que vous nous disiez qu'on a une idée, qu'on se prépare, qu se mette dans l'ambiance. Parce que si vous la votez l'année prochaine, la règle d'or, vous allez donc chercher à passer de 5% de déficit à 3.

1:24:42
Locuteur

Il

1:24:42
Jean-Luc Mélenchon

y en a pour 80 milliards. Ne me dites pas, petite coquine, que vous allez faire la TVA sociale avec deux points de puce parce que ça rapporte 80 milliards précisément.

1:24:53
Locuteur

Et

1:24:53
Jean-Luc Mélenchon

surtout, peut-être que vous avez cru un instant qu'on ne savait pas faire les additions, les soustractions, ni comprendre ce que vous disiez. Madame Le Pen, la seule chose que je peux vous dire sur le sujet de la règle d'or,

1:25:02
Locuteur

c

1:25:03
Jean-Luc Mélenchon

'est ce que vous avez dit vous-même, il y a de cela quelques années,

1:25:07
Locuteur

le

1:25:08
Jean-Luc Mélenchon

14 septembre 2012.

1:25:10
Locuteur

Il

1:25:10
Jean-Luc Mélenchon

faut quand même que je vous raconte une histoire dans l'histoire. Quand ils ont commencé avec la règle d'or,

1:25:15
Locuteur

on

1:25:15
Jean-Luc Mélenchon

s'arrachait les cheveux

1:25:16
Locuteur

pour

1:25:17
Jean-Luc Mélenchon

essayer d'expliquer aux gens pourquoi ce truc était mortel.

1:25:21
Locuteur

Et il

1:25:21
Jean-Luc Mélenchon

nous est venu une idée sublime. On a dit, puisqu'ils parlent de règle d'or du matin au soir, nous, on va parler de la règle verte. Alors, honnêtement, ça avait déjà été dit chez les verts, mais les verts, vous savez ce que c'est, ils passent d'une chose à l'autre, ils oublient, donc comme ça avait l'air sympa, on a pris ça. Et après, quand même, nous, on est des gens sérieux. On s'est dit, mais qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire, la règle verte ? Alors, on a inventé une définition. On ne prend pas à la nature plus qu'elle peut reconstituer. C'est une belle phrase. Après, moi, bon, comme j'ai fait philo,

1:25:53
Locuteur

tu

1:25:53
Jean-Luc Mélenchon

vois, j'aime bien comprendre, quoi, les trucs. Je dis, oui, mais dans quel délai

1:25:57
Locuteur

? Parce

1:25:58
Jean-Luc Mélenchon

que, prenons un exemple.

1:26:00
Locuteur

Pour

1:26:00
Jean-Luc Mélenchon

faire un sac en plastique, il faut 4 secondes.

1:26:02
Locuteur

Pour

1:26:03
Jean-Luc Mélenchon

qu'il soit désagrégé dans la nature, il 4 siècles. Donc, vous pouvez dire, ouh, je fais juste un petit sac en plastique parce que la nature va reconstituer, oui, mais dans 4 siècles. Donc, il faut aussi dire les rythmes. C'est comme ça qu'on est arrivé, nous, notamment dans le bouquin, à lire et relire. Faites mieux.

1:26:21
Locuteur

À

1:26:21
Jean-Luc Mélenchon

dire que la crise écologique,

1:26:23
Locuteur

c

1:26:24
Jean-Luc Mélenchon

'était avant tout une crise des cycles

1:26:26
Locuteur

et

1:26:27
Jean-Luc Mélenchon

de leur conjonction. Et que quand les cycles fonctionnent en harmonie les uns avec les autres, c'est poétique, mais c'est surtout que ça résout la crise. Donc, on en est là. Alors, la règle d'or, je reviens à l'histoire initiale, Mme Le Pen veut faire la règle d'or, et puis M. Édouard Philippe a trouvé ça très bien aussi. M. Retailleau, comme il était déjà parti dans le décor, il trouvait ça bien aussi. Et ainsi de suite. Alors, voilà ce qu'elle a dit, et c'est avec ça qu'on va finir, de Mme Le Pen.

1:26:52
Locuteur

Le

1:26:53
Jean-Luc Mélenchon

14 septembre 2012,

1:26:55
Locuteur

la

1:26:56
Jean-Luc Mélenchon

règle d'or pèsera comme une chape de plomb. Ce sont les plus pauvres, les retraités, les classes moyennes qui paieront cette austérité imbécile.

1:27:09
Locuteur

C

1:27:10
Jean-Luc Mélenchon

'est celui qui le dit qui est, hein

1:27:11
Locuteur

? Il

1:27:12
Jean-Luc Mélenchon

s'agit de conforter l'Europe allemande qui exige des punitions, des amendes.

1:27:19
Locuteur

L

1:27:19
Jean-Luc Mélenchon

'hyper-austérité vers laquelle nous allons est le résultat de cette politique

1:27:24
Locuteur

qui

1:27:24
Jean-Luc Mélenchon

met l'idéologie et la finance au-dessus de tout. Eh bien, 15 ans après, elle dit exactement le contraire. Elle a le droit, mais elle aurait pu signaler qu'elle avait changé d'avis. Quant à nous, nous n'avons pas changé d'avis. Et nous pensons que la règle d'or est absurde parce que c'est ni une règle au sens qu'il y une valeur objective de loi de la nature, ni d'or parce qu'elle n'a aucune qualité particulière dans l'activité humaine.

1:27:49
Locuteur

Bon,

1:27:49
Jean-Luc Mélenchon

voilà, j'ai fait le tour. Les amis, j'ai encore deux choses à vous dire vite fait.

1:27:54
Locuteur

Les

1:27:55
Jean-Luc Mélenchon

patrons,

1:27:56
Locuteur

on

1:27:57
Jean-Luc Mélenchon

a discuté,

1:27:58
Locuteur

on

1:27:58
Jean-Luc Mélenchon

a tiré la leçon. Le MEDEF, oui, oui, bon, au goûter. Mais, c'est pas avec le MEDEF qu'il faut discuter.

1:28:09
Locuteur

Il

1:28:09
Jean-Luc Mélenchon

faut d'abord discuter

1:28:12
Locuteur

avec les

1:28:13
Jean-Luc Mélenchon

syndicats de la petite et de la moyenne entreprise.

1:28:16
Locuteur

C

1:28:16
Jean-Luc Mélenchon

'est GPME, U2P et

1:28:20
Locuteur

le

1:28:20
Jean-Luc Mélenchon

patronat de

1:28:21
Locuteur

l

1:28:22
Jean-Luc Mélenchon

'économie sociale et solidaire

1:28:24
Locuteur

qui

1:28:25
Jean-Luc Mélenchon

représente quand même 19% du salariat de ce pays. Deuxièmement, le MEDEF est fait de branches.

1:28:34
Locuteur

Donc,

1:28:34
Jean-Luc Mélenchon

nous discuterons avec les branches

1:28:36
Locuteur

pour

1:28:37
Jean-Luc Mélenchon

parler d'avions, pour parler de machines avec l'UIMM. C'est pas des commodes, ceux-là.

1:28:42
Locuteur

L

1:28:42
Jean-Luc Mélenchon

'union, machin chaud, des industries métallurgiques, etc. Commerce, bâtiments, les branches, branche par branche. Là, on aura une discussion sérieuse avec des gens qui parlent de choses concrètes.

1:28:56
Locuteur

Ils

1:28:57
Jean-Luc Mélenchon

ont voulu me prendre la tête dans les couloirs sur la formation professionnelle. Pas de bol, j'ai été ministre, donc c'est pas la peine de venir me raconter la vie. Je les reconnais mieux que vous. Oui, vous comprenez, les diplômes sont dépassés. Je lui dit, ben c'est de votre faute. Comment ?

1:29:09
Locuteur

Ben,

1:29:10
Jean-Luc Mélenchon

j'ai dit, oui, c'est de votre faute. Tous les diplômes professionnels du pays sont négociés entre les syndicats ouvriers,

1:29:15
Locuteur

l

1:29:16
Jean-Luc Mélenchon

'État,

1:29:16
Locuteur

et

1:29:17
Jean-Luc Mélenchon

le troisième, c'est le patronat.

1:29:19
Locuteur

Si

1:29:20
Jean-Luc Mélenchon

vous m'envoyez des bureaucrates qui n'ont pas été au boulot depuis dix ans, bien sûr qu ne savent pas comment on fait une bagnole, bien sûr qu ne savent pas ce que c'est qu'un CAP de chaudronnier aujourd'hui. Donc, si vous n'êtes pas content du contenu des diplômes, balayez devant votre porte, mais ne venez pas prendre à partie le service public de l'enseignement professionnel parce que lui, il marche. Bon, alors, les branches, quant à la sécurité sociale,

1:29:45
Locuteur

on

1:29:45
Jean-Luc Mélenchon

en reviendra aux cotisations, au rythme auquel il le faut, et nous en reviendrons à des élections avec les assurés car la sécurité sociale appartient aux travailleurs et à personne d'autre. Camarades,

1:30:04
Locuteur

j

1:30:04
Jean-Luc Mélenchon

'ai beaucoup d'espoir dans la situation

1:30:06
Locuteur

parce

1:30:07
Jean-Luc Mélenchon

que,

1:30:09
Locuteur

voyez

1:30:09
Jean-Luc Mélenchon

-vous, une bataille, c'est plein d'éléments,

1:30:12
Locuteur

c

1:30:12
Jean-Luc Mélenchon

'est la superposition de plein d'éléments.

1:30:14
Locuteur

Je

1:30:15
Jean-Luc Mélenchon

note une chose,

1:30:16
Locuteur

le

1:30:16
Jean-Luc Mélenchon

nombre de gens qui parlent avec nos mots augmente.

1:30:19
Locuteur

J

1:30:20
Jean-Luc Mélenchon

'entends le grand patronat

1:30:22
Locuteur

dire

1:30:22
Jean-Luc Mélenchon

qu'il faut s'intéresser et pratiquer la planification écologique.

1:30:26
Locuteur

Je

1:30:27
Jean-Luc Mélenchon

m'étais fait traiter

1:30:29
Locuteur

de

1:30:29
Jean-Luc Mélenchon

colcausien en 2008 quand j'ai écrit les premiers textes où j'ai fait exprès de mettre la planification pour provoquer des cris et des hurlements. J'aurais pu écrire la gestion prévisionnelle, ça revenait au même et ça faisait plus brancher.

1:30:41
Locuteur

Mais

1:30:41
Jean-Luc Mélenchon

j'ai pensé que la planification était plus robuste et mettait en quelque sorte une ambiance de travail.

1:30:47
Locuteur

À

1:30:48
Jean-Luc Mélenchon

peine on prononçait le mot. J'ai toujours fait comme ça et ça a toujours marché donc j'arrêterai pas.

1:30:52
Locuteur

Je

1:30:53
Jean-Luc Mélenchon

les entends parler de ça. J'entends même

1:30:56
Locuteur

des

1:30:57
Jean-Luc Mélenchon

gens qui pourtant

1:31:00
Locuteur

comment

1:31:00
Jean-Luc Mélenchon

vous l'appelez celui-là ? Fort. Mais non mais attendez non mais il faut féliciter les gens

1:31:06
Locuteur

quand

1:31:07
Jean-Luc Mélenchon

ils parlent comme vous. Celui-là il a dit

1:31:11
Locuteur

sur

1:31:11
Jean-Luc Mélenchon

l'annulation de la dette BCE.

1:31:13
Locuteur

C

1:31:14
Jean-Luc Mélenchon

pas rien quand même.

1:31:16
Locuteur

Le

1:31:16
Jean-Luc Mélenchon

débat mérite d'être posé et la question discutée avec nos partenaires européens.

1:31:22
Locuteur

C

1:31:23
Jean-Luc Mélenchon

'est pas mal non

1:31:23
Locuteur

?

1:31:24
Jean-Luc Mélenchon

Écoutez, faites pas la gueule.

1:31:26
Locuteur

Plus

1:31:26
Jean-Luc Mélenchon

il y a de monde qui parle comme nous. Plus il y a de monde qui pense que ce qu'on raconte ça vaut la peine de discuter. Plus on avance.

1:31:34
Locuteur

On

1:31:34
Jean-Luc Mélenchon

ne peut pas nous tout seuls dans son coup tout attraper. Donc ça avance.

1:31:42
Locuteur

Et il

1:31:43
Jean-Luc Mélenchon

a même parlé de la règle verte.

1:31:45
Locuteur

Plus

1:31:45
Jean-Luc Mélenchon

aucun budget de l'État ne devra être présenté s'il demande plus à notre terre

1:31:50
Locuteur

que

1:31:50
Jean-Luc Mélenchon

ce qu'elle ne peut nous donner.

1:31:52
Locuteur

Bon

1:31:52
Jean-Luc Mélenchon

il s un peu pris les pieds dans les doubles négations mais c'est l'intention qui compte.

1:31:58
Locuteur

C

1:31:58
Jean-Luc Mélenchon

'est pas tout. Une de mes marottes, vous savez les trucs où ils se moquent de moi gentiment.

1:32:03
Locuteur

Pas

1:32:03
Jean-Luc Mélenchon

tant que ça.

1:32:04
Locuteur

Vous

1:32:05
Jean-Luc Mélenchon

savez ce que je dis tout le temps ? Le collectivisme, c'est s'approprier, c'est nationaliser le temps. C'est maîtriser le temps long. Le temps court, c'est le temps du capital et de sa rotation infernale. Bon, le temps long, le temps court, bon voilà quoi. Eh bien, regardez, l'État doit se comporter en stratège protecteur et organisateur du temps long.

1:32:26
Locuteur

Je

1:32:27
Jean-Luc Mélenchon

suis content.

1:32:28
Locuteur

C

1:32:29
Jean-Luc Mélenchon

'est pas tout. Il a même dit,

1:32:31
Locuteur

parce

1:32:32
Jean-Luc Mélenchon

que vous vous rappelez de notre slogan de campagne de 2022 ? Ah non, vous avez oublié. Un autre monde est possible.

1:32:38
Locuteur

Eh

1:32:38
Jean-Luc Mélenchon

bien lui, il propose un autre futur est possible. Chouïa. Donc, bien sûr que ça m'amuse, parce que j'ai pourtant la consigne impérative que je me suis donnée et que d'autres m'ont donnée, on ne se dispute pas avec les gens de gauche ou qui disent qu'ils sont de gauche.

1:32:56
Locuteur

On

1:32:56
Jean-Luc Mélenchon

réserve les coûts pour la droite et l'extrême droite. Là, je n pas donné de coût.

1:33:00
Locuteur

Je

1:33:01
Jean-Luc Mélenchon

me suis réjoui de voir que enfin, ils auraient pu gagner 15 ans, il leur suffisait de me donner la majorité quand j'étais membre de leur parti.

1:33:10
Locuteur

Eh

1:33:10
Jean-Luc Mélenchon

bien, ils y viennent. Donc tant mieux. Mais,

1:33:15
Locuteur

ça

1:33:15
Jean-Luc Mélenchon

c'est,

1:33:16
Locuteur

pour

1:33:17
Jean-Luc Mélenchon

pas que vous partiez complètement déprimés d'ici. Genre, on est seul au monde, personne nous aime, on ne nous comprend pas. C'est pas vrai. Il y plein de gens qui nous aiment.

1:33:25
Locuteur

Mais

1:33:26
Jean-Luc Mélenchon

là où j'ai trouvé beaucoup plus grave,

1:33:28
Locuteur

c

1:33:29
Jean-Luc Mélenchon

'est quand leur candidat, probablement élu, M. Glucksmann, a dit, avec moi, plus jamais d'accord avec LFI.

1:33:41
Locuteur

Alors,

1:33:42
Jean-Luc Mélenchon

si, en fait, j'avais prévu de vous alerter sur cette formule et j'ai voulu trouver quelque chose avant pour un petit peu vous assouplir le cuir, dire, ah, ils ne sont pas tous mauvais,

1:33:53
Locuteur

pas

1:33:54
Jean-Luc Mélenchon

tous à fait, et

1:33:55
Locuteur

pour

1:33:57
Jean-Luc Mélenchon

vous dire ça. Parce que ça, je demande

1:34:00
Locuteur

à

1:34:01
Jean-Luc Mélenchon

tous les camarades

1:34:02
Locuteur

d

1:34:02
Jean-Luc Mélenchon

'en tirer la conclusion. Vous ne devez pas être pris au dépourvu.

1:34:06
Locuteur

Ce

1:34:06
Jean-Luc Mélenchon

que nous annonce M. Glucksmann, c'est qu'il y aura un candidat

1:34:10
Locuteur

du

1:34:11
Jean-Luc Mélenchon

Parti Socialiste, il en est le candidat, lui, pour la présidentielle, dans toutes les circonscriptions du pays, y compris contre les sortants insoumis.

1:34:20
Locuteur

Dès

1:34:20
Jean-Luc Mélenchon

lors, vous devez vous préparer à être candidat partout.

1:34:25
Locuteur

Car

1:34:25
Jean-Luc Mélenchon

l'un va avec l'autre.

1:34:30
Locuteur

Je

1:34:31
Jean-Luc Mélenchon

vous le dis comme ça,

1:34:33
Locuteur

parce

1:34:33
Jean-Luc Mélenchon

que, moi, j'ai toujours cru que la vie était la plus forte

1:34:36
Locuteur

et

1:34:37
Jean-Luc Mélenchon

qu'il faut savoir créer une ambiance de travail à intervalles réguliers. J'essaye de le faire là.

1:34:43
Locuteur

Ce

1:34:43
Jean-Luc Mélenchon

que je veux dire

1:34:44
Locuteur

pour

1:34:45
Jean-Luc Mélenchon

qu'ils l'entendent tous, cette fois-ci, nous savons

1:34:49
Locuteur

que

1:34:49
Jean-Luc Mélenchon

l'adversaire est désorganisé,

1:34:51
Locuteur

que

1:34:52
Jean-Luc Mélenchon

l'adversaire est divisé dans chacun de ses composantes.

1:34:56
Locuteur

Que

1:34:56
Jean-Luc Mélenchon

le peuple français, on a par-dessus la tête.

1:34:59
Locuteur

Qu

1:34:59
Jean-Luc Mélenchon

'il y a besoin dans ce pays d'urgence de passer à autre chose.

1:35:03
Locuteur

Et

1:35:04
Jean-Luc Mélenchon

que les planètes ont commencé à s'aligner.

1:35:06
Locuteur

Que

1:35:06
Jean-Luc Mélenchon

si l'on en croit ce qui se dit et ce qui peut s'observer, notre chance d'être au deuxième tour est réelle.

1:35:14
Locuteur

Et

1:35:14
Jean-Luc Mélenchon

donc,

1:35:15
Locuteur

ce

1:35:15
Jean-Luc Mélenchon

que nous sommes dans l'histoire de ce pays,

1:35:18
Locuteur

que

1:35:19
Jean-Luc Mélenchon

l'on soit communiste, qu'on ait été socialiste, anarchiste, ce qu'on veut, ou bien collectiviste de la jeune génération. La tentative de nous expulser de l'histoire aura échoué.

1:35:31
Locuteur

Nous

1:35:32
Jean-Luc Mélenchon

y sommes revenus en force, en nombre, en discipline, organisées méthodiquement.

1:35:38
Locuteur

Il

1:35:38
Jean-Luc Mélenchon

semble, comme je l'ai dit,

1:35:40
Locuteur

que

1:35:40
Jean-Luc Mélenchon

ce soit nous qui ayons gagné l'honneur de marcher devant. Alors, nous appelons chaque conscience

1:35:47
Locuteur

à

1:35:47
Jean-Luc Mélenchon

venir nous aider,

1:35:49
Locuteur

à

1:35:49
Jean-Luc Mélenchon

ne pas rendre impossible

1:35:51
Locuteur

ce

1:35:52
Jean-Luc Mélenchon

que nous venons de rendre possible.

1:35:55
Locuteur

En

1:35:55
Jean-Luc Mélenchon

une journée où vous êtes venus à Saint-Denis en disant,

1:35:59
Locuteur

la

1:35:59
Jean-Luc Mélenchon

veille, lisant votre journal, tout est perdu, le problème, c'est Mélenchon et autres sottises,

1:36:04
Locuteur

et

1:36:04
Jean-Luc Mélenchon

où, par vos cris, vos clameurs et votre rassemblement,

1:36:08
Locuteur

vous

1:36:08
Jean-Luc Mélenchon

avez commencé à dire on va gagner et depuis, ce slogan n'a plus quitté les nôtres.

1:36:13
Locuteur

Ne

1:36:13
Jean-Luc Mélenchon

gâchez pas cette occasion extraordinaire.

1:36:16
Locuteur

Elle

1:36:16
Jean-Luc Mélenchon

est là, elle est dans nos mains.

1:36:18
Locuteur

On

1:36:18
Jean-Luc Mélenchon

peut l'amener à maturité.

1:36:20
Locuteur

Ne

1:36:20
Jean-Luc Mélenchon

croyez pas à ceux qui n'ont plus qu'un seul et unique argument que j'ai vu l'autre jour

1:36:24
Locuteur

avec

1:36:25
Jean-Luc Mélenchon

un délice que vous n'imaginez pas, à la ligne de l'opinion. Journal libéral qui, comme il est très libéral, devrait apprendre à se passer des aides à la presse pour vivre du marché.

1:36:37
Locuteur

Nous

1:36:37
Jean-Luc Mélenchon

lui proposerons l'expérience le moment venu. Et, ben, quand même, non, non, je ne menace pas, vous me manqueriez trop l'opinion avec vos abus. Et alors, le titre, c'est «

1:36:50
Locuteur

Voter

1:36:51
Jean-Luc Mélenchon

Mélenchon, c'est élire Le Pen ». Ah, c'est tout ce qui vous reste.

1:36:54
Locuteur

C

1:36:55
Jean-Luc Mélenchon

'est tout ce qui vous reste à proposer à vos ouailles. C'est tout. Voilà où ils en sont. Et nous, nous sommes porteurs de quelque chose, évidemment, de bien plus grand, de bien plus humble. Voilà, mes camarades, j'ai un nouveau abusé, je sais, 1h36, c'est long, mais apparemment, dès que je vous rencontre, je ne sais pas faire autrement. Attendez ! Regardez ça.

1:37:14
Locuteur

C

1:37:14
Jean-Luc Mélenchon

'est un livre qui paraît cette semaine. Passe-moi le reste, s'il te plaît, Paola.

1:37:18
Locuteur

Parce

1:37:18
Jean-Luc Mélenchon

que moi, je fais marchand de bouquins aussi. Ça, c'est un camarade qui a écrit sur la doctrine économique qui lui-même est professeur d'économie et membre de l'Institut La Boétie. C'est Eric Baer. Et il a fait un bouquin sur, en gros, la doctrine qui est la nôtre. Il l'a comparée dans l'histoire. On apprend beaucoup de choses. Après, ça, c'est La Boétie aussi.

1:37:40
Locuteur

Pour

1:37:40
Jean-Luc Mélenchon

les fins connaisseurs, il y a un petit clin d'œil. C'est L'État et la Révolution Citoyenne. Donc, c'est une série d'auteurs

1:37:47
Locuteur

qui

1:37:48
Jean-Luc Mélenchon

discutent et résonnent sur la question de quelle place a l'État dans notre conception du monde, quelle place elle a dans l'État libéral. L'introduction est de l'ancien vice-président de la Bolivie, Garcia Linera. Et puis, la post-face, c moi. Et puis, au milieu, c'est beaucoup plus intéressant. C'est toute une série de camarades qui sont des sociologues, des anthropologues, des économistes et qui font le boule. Et puis, alors, c'est la sucrerie, mais ça va très loin.

1:38:17
Locuteur

C

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Jean-Luc Mélenchon

'est le bouquin de Clément sur une politique de l'amitié.

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Locuteur

D

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Jean-Luc Mélenchon

'abord, le livre, il est super

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Locuteur

et

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Jean-Luc Mélenchon

elle parle de quelque chose que beaucoup d'entre vous connaissent et que nous vivons à l'ère des familles choisies. Nous avons notre famille naturelle, comme on dit. Des fois, elle est recomposée, un peu moins naturelle et plus recomposée. Et puis, il les familles choisies, vos amis. Vous aimez leurs enfants, vous les connaissez comme ceux de vos proches.

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Locuteur

Vous

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Jean-Luc Mélenchon

avez des deuils, des fois, terribles, qui vous déchirent autant que d'un proche. Et cette nouveauté, cette nouvelle France-là, des relations humaines, de la famille choisie, quelle amitié, elle traite de ce sujet et elle dit qu

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Locuteur

'il

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Jean-Luc Mélenchon

devrait y avoir des droits. Alors, il a suffi qu'elle dise ça. Alors, elle le dit pour dire qu n pas que la famille. Aussitôt, tout ce que ces news, France Info, France Inter, maintenant aussi, France Culture, Comte de Fachos, s'est déchaînée sur le thème « Ah, elle est contre la famille ! » Bon, comme d'habitude, la caricature, non, elle n pas contre la famille, elle-même, elle une famille. Mais elle parle de ses familles choisies. Moi, je suis très fier parce qu'à un moment donné, il y question de moi et de la loi que j'ai proposée, la dernière que j'ai déposée qui est pour l'adoption sociale.

'est-à-dire, j'adopte quelqu'un et il devient membre de ma famille, je m'engage à subvenir à ses besoins s'il est dans le besoin, etc., etc. Et évidemment, elle a été infiniment plus loin que tout ce que moi j'ai pu raconter sur le sujet parce qu'elle a couvert l'ensemble du champ. Donc ça, c'est

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qui

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Jean-Luc Mélenchon

sait la Nouvelle France, comment elle est, ça, c

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'est

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Jean-Luc Mélenchon

quoi l'État

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des

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Jean-Luc Mélenchon

Insoumis et ça, c'est comment ils vont gérer la caisse. Donc, vous avez de quoi lire pendant plusieurs mois.

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C

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Jean-Luc Mélenchon

'est bientôt, arrive le bouquin de Raphaël Arnaud, on le montrera la prochaine fois. Allez, bonsoir à tout le monde.

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Locuteur

Sous