L'extradition polémique de Mohamed Amra : Bruno Retailleau insiste sur d'autres solutions
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Pierre de VillauFait
« chaque extraction non seulement consomme des moyens de gendarmerie de les moyens du ministère de l'intérieur, ça coûte cher au contribuable, mais surtout à chaque fois ce sont des risques. »
- 2:30Pierre de VillauFait
« Mohamed Amra qui a la prison de condur ultra sécurisé. Il a tué Fabrice Moello et Arnaud Garcia. »
- 3:00Pierre de VillauFait
« on va engager le GGL le raide tout un armada sécuritaire qui coûte un pognon de dingue pour faire plaisir à un magistrat »
- 3:30Pierre de VillauChiffre
« il y a une voiture de service. Mais bien sûr. Aller entendre dans la prison de Condé sur Sartre, il y a quoi ? Il y a 250 km. »
- 5:00Pierre de VillauFait
« il y a quand même des trucs. Par exemple, chez les chez les militaires, j'en sais quelque chose, même quand vous êtes militaire de réserve, on vous demande pour un déplacement de prendre votre billet de train. »
- 6:30Emmanuel BaudinFait
« Si quelqu'un était rentré dans un tribunal, avait tué des greffières ou des magistrats, est-ce qu'aujourd'hui cette magistrate prendrait la décision de faire déplacer ce détenu dangereux à Paris avec tous les risques que ça comprend ? »
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[Musique] Europin soir 19h 21h Pierre de Villau avec mes camarades de la première heure. Bonsoir Olivier d'Artigol, bonsoir Pierre, bonsoir Jean-Claude d'cier et merci de m'accompagner jusqu'à 45 puisqueaprès ça sera service Pioline et notre ami Axel avec Cédric Peline qui reviendront bien sûr sur cette victoire incroyable de Loï Boisson. Parlons donc politique et puis aussi au rayon de la police justice comme on l'appelle chez nous ce rayon dans le jargon journalistique quand même.
Comment ne pas s'étonner et quand je dis s'étonner c'est à tout le moins de l'attitude du juge euh qui ne veut pas se déplacer pour entendre Mohamed Amra et qui demande à nouveau son transfert après ce qu'on a connu, après ce qui s'est passé. Écoutez la colère, il y a pas d'autres mots, la colère du ministre de l'intérieur ce matin sur RTL Bonota. On voit bien que chaque extraction non seulement consomme des moyens de gendarmerie de les moyens du ministère de l'intérieur, ça coûte cher au contribuable, mais surtout à chaque fois ce sont des risques.
Simplement dans la loi narcotrafic, il y a un dispositif qui rendra obligatoire précisément l'audition de ces gens-là par visioonférence. C'est fondamental parce que sinon nos policiers, nos gendarmes euh les agents de la pénitentiaire peuvent risquer leur vie. Faire sortir des types aussi dangereux d'une prison, ce sont des risques majeurs.
Donc il faut que nous y adaptions et que on entende soit que le juge se déplace, soit qu'il y ait une visioconférence. Également autre son de cloche, Mathieu Valet du RN qui, rappelons-le, et commissaire de police. Mohamed Amra qui a la prison de condur ultra sécurisé.
Il a tué Fabrice Moello et Arnaud Garcia. C'est deux agents d'administration payantière dont l'un allait être papa pour Arnaud qui ne connaîtra jamais son enfant. Et on nous explique qu'il va refaire un trajet aller-retour au frais du contribuable de 260 km pour qu'un juge puisse le voir.
Mais c'est pas possible en fait qu'on le fasse en visio avec les technologies de 2025. On est en 1960 où il faut faire pédaler des gens dans la cave pour qu'on ait une vidéo et derrière on va engager le GGL le raide tout un armada sécuritaire qui coûte un pognon de dingue pour faire plaisir à un magistrat qui pourrait eux-même se déplacer mais parce que visiblement ça doit pas être à la hauteur de ce magistrat de se dire bah moi je me déplace pas il doit se déplacer alors qu'il a son transfert initialement qui a rien donné puisquil avait comparu il avait rien dit à Rouan et ben ça a donné ce qu'on ce qu'on ce qu'on connaît comme résultat. Enfin moi je comprends plus rien.
On a des magistrats qui ne pensent absolument pas ceux qui nous protègent. C'est pas vrai ? Bon alors euh on sait pas est-ce que c'est parce que c'est le schéma, j'allais dire traditionnel.
Peut-être que ce magistrat n'est même pas au courant de quoi que ce soit et qu'on lui a dit ben on va vous l'amener devant votre bureau. Soit effectivement il s'est dit "Écoutez, c'est comme ça qu'on fait d'habitude donc moi je me déplace pas." Enfin dans les deux cas, c'est aberrant après ce qui s'est passé.
En tout cas, le législateur lui a tiré enseignement de l'horreur du péage d'incarville et on a une pensée bien évidemment pour les deux agents de la pénitentiaire 3e force de sécurité du pays qui ont perdu la vie. Euh il y a un déploiement donc euh très important GIGN RA dit agent de la pénitentiaire pour cette extraction d'une personne extrêmement dangereuse. Cette extraction va se faire sous euh l'autorité du ministre de l'intérieur et Gérald Armanin garde des sauts.
C'est plutôt fait discret sur cette séquence là, défendant plutôt à bas mot son administration. Je ne comprends pas comment cette audition ne peut pas se réaliser par visioconférence. Ouais.
Ben, vous avez les mots du ministre de l'intérieur donc ça veut dire que c'est peut-être pas acté. Finalement, vous dites c'est sous l'égreur certes, mais peut-être qu'il va dire non et que ça va se passer autrement. Mais c'est ça, mais c'est ça qu'on sait pas.
Pierre, c'est ça qu'on sait pas. Jean-Claude d'asser, ça a lieu quand ? C'est demain ou après-demain ?
Non, c'est dans la semaine. C'est dans la semaine. Moi, je trouve que cette histoire n'est pas n'est pas la semaine prochaine moda prochaine.
Je crois que ça illustre assez bien ce qu'est aujourd'hui l'autorité judiciaire et que on ne peut plus s'emmêler ou dire grand-chose à ce qui peut se passer. Écoutez, le juge est souverain, il fera ce qu'il veut. Ça là-dessus, c'est incontestable.
Mais que l'idée ne lui vienne pas une seconde. Moi, je suis persuadé que il va réfléchir h de prendre sa voiture ou de prendre la voiture de service pour aller entendre. C'est ça accessoirement.
Il y a une voiture de service. Mais bien sûr. Aller entendre dans la prison de Condé sur Sartre, il y a quoi ?
Il y a 250 km. Sart. Sart.
Sartre. Sartre. Oui, c'est ça.
Oui. Pas allez entendre les les les propos de monsieur Amra. Où son silence ? ou son silence, il peut fort bien dire je ne dis pas un mot et c'est comme ça mais vraiment on a vécu une telle tragédie qui a ce point traumatiser le personnel pénitentiaire c'est terrible deux jeunes deux jeunes confrères à eux deux jeunes camarades qui qui sont morts dans des conditions scandaleuses.
Monsieur Amra est-il ou non responsable, ça sera au juge, de le dire, de décider après enquête, mais qu'il n'ait pas même l'idée de prendre sa voiture ou je le répète sa voiture de service pour aller entendre lui-même sur place dans sa prison le juge pour moi est assez révélateur de ce qu'est aujourd'hui l'institution judiciaire française. Moi je j'aimerais savoir si ce que ce que dit j'aimerais beaucoup entendre ce magistrat. Évidemment, il prendra pas la parole parce que il se retrouve quand même dans une empétré dans une dans une situation compliquée.
Après, il y a des dans l'administration administrative, si je pléonasme, il y a quand même des trucs. Par exemple, chez les chez les militaires, j'en sais quelque chose, même quand vous êtes militaire de réserve, on vous demande pour un déplacement de prendre votre billet de train. C'est un portail qui s'appelle rock.
Bon, vous allez sur rock machin, vous prenez votre billet de train et puis si vous vous plantez et ben vous êtes planté. Et puis si vous oubliez d'annuler votre billet et ben il est pas annulé mais c'est pas grave ça coûte 50 balles ou machin voà à 75 % de réduction mais c'est voyez c'est mais en fait et c'est un c'est pourquoi est-ce que je parle de ça parce que c'est l'archétype d'un vieux système. Mais tu valet tout à l'heure dit on n'est pas en 1960 et en fait si il y a des tas de trucs dans l'administration administrative je reprends mon pléonasme où c'est comme ça voilà c'est il y a un schéma personne ne le remet en cause et peut-être que ce magistrat moi je lui donne le bénéfice du doute qu'on lui a dit écoutez voilà monsieur le jur on va vous amener le prisonnier le le présumé voilà devant le prévenu pardon devant devant votre bureau parce que c'est comme ça qu'on fait voilà et puis il a dit bon bah voilà Pierre et dans cette administration administrative j'aime bien le le le concept, on a fait la il y a eu des démonstrations quand les soignants ont eu véritablement le pouvoir au pic de la crise sanitaire du Covid quand il n'y avait plus les strates administratives, l'hôpital a a a relevé le défi parce que les soignants ont pris le pouvoir.
Ils l'ont perdu d'ailleurs si tôt après la crise sanitaire évacuée. Il faudrait bien évidemment concernant la justice, concernant un certain nombre d'administrations, regarder où il y a aujourd'hui plus que des dysfonctionnements, c'est-à-dire une une épaisseur, des dysfonctionnements. Et en tout cas, peut-être que ce juge, je ne sais pas, alors il y a peut-être l'idée que le le le détenu doit se déplacer, venir initu, j'ai envie de dire, dans le bureau du juge pour montrer que Non, mais j'essaie d'imaginer les arguments pour que l'autorité judiciaire euh euh soit l'autorité judiciaire présent, j'essaie de réfléchir, ce type d'argument est donné par la magistrature. pour que le ministre de l'intérieur parle de risque majeur, je veux dire, il a dû quand même Retaillo, on connaît son franc parler mais enfin il a dû quand même prendre, j'allais dire quelques pincettes et quelques conseillers pour lui dire "Oui, monsieur le ministre, vous pouvez dire que l'opération d'carville est un basculement." Je voudrais qu'on écoute la profession encore sous le choc vend debout contre ce nouveau transfert qui est prévu donc la semaine prochaine.
Écoutez Emmanuel Baudin, secrétaire général du syndicat force ouvrière justice. C'est le drame d'incerville s'était produit pas un péage mais dans un tribunal. Si quelqu'un était rentré dans un tribunal, avait tué des greffières ou des magistrats, est-ce qu'aujourd'hui cette magistrate prendrait la décision de faire déplacer ce détenu dangereux à Paris avec tous les risques que ça comprend ? pouvait contraindre le magistrat à se rendre à coné sur Sart, entendre le détenu.
On aurait d'une dépenser beaucoup moins d'argent, pris moins de risque et puis c'est surtout le message qu'on envoie au personnel, aux familles des victimes, aux collègues blessés, aux agents. C'est que cette magistrat n'a pas pris conscience du du choc chez nous. Euh je dis que la visio oui ça doit être la règle que l'extraction judiciaire doit devenir l'exception et que pour certains profils, oui, les magistrats doivent se déplacer dans les établissements pénitentiaires.
Bon ben, on va peut-être y venir. Voilà, c'était Emmanuel Baudin, secrétaire général du syndicat force ouvrière justice. Vous restez avec nous d'Europe pas à soir.
Dans un instant, on parlera à nouveau des violences des casseurs après la victoire du PSG et cette sortie de monsieur Bairou, le premier ministre qui a proposé hier dans l'hémicycle des peines minimales. On en parle avec Jean-Claude Dacier, Olivier D'Artigle. Rester avec nous dans Rin soir 19h 21h Europin soir
Bruno Retailleau