La république ne tolère ni la violence ni les silences complices - Sandrine Runel
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Jeudi 12 février, Quentin Derran, étudiant Lyonnais de 23 ans, a été victime d'un lynchage d'une extrême violence. Il en est mort ce samedi. Je veux à nouveau adresser à sa famille et à ses proches nos plus sincères condoléances.
Il appartient désormais à la justice de faire toute la lumière sur ce crime épouvantable. En revanche, il est de notre responsabilité, nous élus et formation politique, de s'opposer à la violence politique et être les garant de la dignité du débat démocratique. [applaudissements] Car cette violence, qu'elle soit verbale jusque dans cet hémicycle ou sur les réseaux sociaux, physique, dans les rues est le symptôme d'un mal qui progresse, d'une brutalité qui s'installe, d'un débat démocratique qui s'abîme.
Rien ne justifie jamais la menace, la violence, le meurtre. La démocratie est un combat d'idée, pas un combat de rue. Partout où la violence surgit, c'est à chacun d'avoir le courage de la condamner sans détour, sans calcul et sans l'acheter.
Car la République ne tolère ni la violence, ni les silences complices. Ce sang versé par la violence est celui d'une blessure infligée à toute la nation qui nous rappelle Clément Mic et Fédérico Martin Aramborou. Nous n'accepterons jamais jamais [applaudissements] les meurtres ni la violence politique quelle qu'en soit la forme.
Et je veux le dire avec netteté et être entendu sur tous les bancs. Nous n'exonérerons jamais personne, aucune organisation de ces complicités ou de ses complaisces à l'égard des groupuscules violents. Chacun doit en tirer les conclusions maintenant.
Nous ne tolérons jamais le fait de mourir pour ces idées dans une démocratie. Monsieur le Premier ministre, chers collègues, un tel drame est notre affaire à tous et nul ne peut se défausser. Nous opposerons au marchand de haine et au sommeur de division ce qu'ils ne pourront jamais briser.
La force de l'état de droit, la dignité que nous devons aux victimes et le respect indéfectible de la démocratie. Monsieur le Premier ministre, au-delà des hommages et des minutes de silence, quelle garantie concrète le gouvernement compte-t-il apporter ? Comme le président VO a énoncé le fait que nous devions dénoncer aussi cette violence, violence physique dans l'hémicycle, violence à la télévision, violence sur les réseaux sociaux et j'ai une pensée pour ces journalistes qui ont été pris à partis nominativement par le leader de la France assoumise quelques heures après le décès de Quentin.
Alors d'autres que vous que nous avons dénoncé cela. Je veux penser, comme j'ai dit à monsieur Gluxman qui a été très courageux, à monsieur Gedge qui l'a dit, à monsieur Corbierre et madame Auin qui ont dénoncé le fonctionnement interne de leur propre parti auquel ils étaient adhérents à madame Delga, à monsieur de la fosse, à madame Trotman qui ont dénoncé la violence de la France insoumise. Il y a une violence incontestable entre la France insoumise et la jeune garde.
Sandrine Runel