ALEKSANDAR NIKOLIC est face à NATHALIE ARTHAUD sur BFM TV !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:41RelanceRéponse directe
Est-ce que vous êtes d'accord pour dire qu'il faut laisser la justice faire son travail ?
- 3:12OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous condamnez toutes les violences ?
- 4:31OuverteRéponse directe
Arthur Delaporte, une réaction ?
- 5:34RelanceRéponse directe
Est-ce que ce discours est entendable quand on voit les images et le nombre d'interpellations ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Quelle est votre réaction sur l'affaire Bardella ?
- 16:14RelanceRéponse directe
Pourquoi est-ce qu'elle a tardé à réagir comme ça ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:40PrésentateurChiffre
« 5 000 interpellations, 75 % de millions depuis un jour. »
- 7:04PrésentateurFait
« Marine Le Pen sort du silence. »
- 15:38PrésentateurFait
« J'ai totalement confiance en Jordan Bardella. »
- 22:43PrésentateurFait
« Jordan Bardella a tenu des excuses antisémites à l'égard de Jean-Marie Le Pen. »
- 25:33PrésentateurFait
« Le juif doit dominer les autres peuples, les écraser, les voler. »
Temps de parole
- Présentateur77 %
- ?15 %
- Locuteur 63 %
≈ 53,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Porte-parole du groupe à l'Assemblée, bonsoir et bienvenue à vos côtés. Alexandre Darni-Kolic, porte-parole du RN et député européen, bonsoir. Nicolas Domenac est toujours à nos côtés. Jade Zahab, porte-parole et secrétaire nationale de Renaissance, bonsoir. Et Nathalie Arthaud, porte-parole de lutte ouvrière. Je vous voyais réagir, Jade Zahab, au propos de l'avocat de ce jeune de 17 ans qui porte plainte contre ce policier pour tentative de meurtre.
Oui,
parce qu'en réalité aujourd'hui on est en train de comparer les violences, on est en train de mettre l'une face à l'autre des images qui sont toutes les deux horribles. Si effectivement ce policier a fait l'objet de coups, c'est gravissime. Et s'il a essayé de noyer cette enfance, c'est tout aussi dramatique et tout aussi grave. Et on voit bien qu'aujourd'hui nous sommes confrontés à ces images sans avoir plus d'informations que cela. C'est à la justice de rendre la justice et pas à d'éventuels procureurs médiatiques. Alors l'avocat est dans son rôle, il défend son client. Il
est dans son
rôle
quand il dit
le procureur ment
?
Écoutez, il est dans son rôle d'avocat, il a le droit, il est protégé en tant qu'avocat quand il tient de tels propos. Pardon de revenir là-dessus, on a complètement là oublié les revendications des lycéens, le mouvement lycéen qui était là au départ. Et on est aujourd'hui en train de commenter des violences qui sont absolument indignes parce qu'elles ont été encouragées, facilitées, légitimées par un certain mouvement politique. Et je le dis de manière très claire, la France insoumise qui a intérêt à ce que
dans notre pays... Je suis choqué
que nous en soyons aujourd'hui, un dimanche soir en 2026, à dire qu'est-ce qui est le plus grave ? Est-ce que c'est le fait que le policier ait subi des coups ? Ou est-ce que c'est qu'il ait essayé, si c'est effectivement le cas, de noyer un enfant
? Qu'on en soit là, vous voyez sourire,
Nathalie Arthaud, qu'on en soit là, effectivement,
c'est vrai que c'est grave. On pourrait condamner toutes les violences duquel vient. Ça me fait sourire
parce que c'est quand même le fruit de la politique du gouvernement que vous soutenez, en fait. Voilà. Et moi, non, je ne rejette pas dos à dos les violences perpétrées par un commissaire de police et celles perpétrées par des jeunes qui sont remontés comme des pendules. Donc, sans prendre un policier à terre, c'est moins grave qu'un policier qui
essaye aussi d'intervenir pour calmer les violences ? Je pense que ce qui est grave,
c
'est qu
'un commissaire agisse comme ça, en effet. Moi, ce que dénonce Harry Halimi, bien sûr, je le partage. Enfin, qu'est-ce que ça veut dire ? Il a essayé... En fait, il a cherché à terroriser ce jeune. Enfin,
il faut laisser la justice
faire son travail.
Et maintenant, on
a quand même les images. Parce que moi, vous savez, je les ai vues, vos images. Et pendant des heures et des heures, on a vu, en effet, ce commissaire être mis à terre et recevoir des coups de pied. Mais on ne savait pas qu'il y avait un début à ce film-là. On ne le savait pas. Et on le découvre là, en fait. Eh bien, c'est assez révélateur de tout ce qui se passe depuis le début, vous savez, en fait.
Mais est-ce
que vous êtes d'accord pour dire qu'il faut laisser la justice faire son travail ? Ce que je
vois, c'est que sur tous les blocus, dans tous les rassemblements de jeunes, il y a, en effet, des provocations policières. Il y a une volonté, en effet, de provoquer les jeunes. On a
vu
des mises à terre extrêmement violentes.
On
a vu cette jeune... Et on a vu aussi plus
de 400 policiers blessés
dans ces manifestations et cette autre vidéo.
Donc moi, je crois que la violence, c'est une politique du gouvernement
pour étouffer une mobilisation qui est ô combien légitime
?
Vous condamnez toutes les violences ou pas ? J'ai pas bien compris. Mais il y a des... Non mais c'est oui
ou
non, c
'est
facile. Est-ce que vous condamnez toutes les violences ? Pas du tout. Ah, très bien.
Pas du tout. Parce qu'il y a ce
qu'on appelle les forces
de l'ordre. Mais vous savez que les forces de l
'ordre,
ce sont des pères, ce sont des mères, ce sont des frères, certains ont des enfants qui sont au lycée. Elles sont censées
s
'attaquer à des jeunes qui ont 14, 15, 16 ans
pour forces de l'ordre. Ce sont des... C'est pareil, madame Arthaud, quand ils s'en prennent aux professeurs, quand ça
tire un coup de mortier sur
des profs, sur du personnel,
sur des civils, sur une dame qui
demande juste qu'on
ne détruise pas
des vitrines. Je
suis enseignante et j'ai des élèves, ils arrivent le matin plein de colère, plein de rage. Parce que dans leur vie, il
y
a des choses dures. Ils vivent des
choses
difficiles. Et donc ça
justifie de tirer un coup de mortier. Et parfois ces jeunes peuvent
être agressifs, peuvent être récalcitrants, etc.
Vous croyez que
je fonce dans le tas, que je leur rentre dedans ? C'est quoi ma responsabilité d'enseignante ? C'est justement de les faire retomber, de leur
parler,
etc. Et ça devrait être la responsabilité de ce que vous appelez les forces de l'ordre, qui sont en réalité en train de provoquer... Je
vous lis la réponse
quand même du ministre de l'Intérieur aujourd'hui. Les forces de l'ordre de la République ne répriment pas la jeunesse. Elles interviennent avec fermeté et sans délai pour faire cesser les dégradations, violences et exactions. Il parle d'accusations graves qu'on entend aussi dans la bouche de la France insoumise. Arthur Delaporte, une réaction ?
Oui,
juste dire deux choses. La première, c'est évidemment qu'aucune violence n'est acceptable. Aucune violence n'est acceptable. Et ça, je crois que tout le monde devrait s'accorder pour le dire. Mais là où j'ai, moi, un point d'inquiétude, c'est quand même qu'aujourd'hui, la responsabilité première du gouvernement, c'est de chercher la désescalade. Et c'est d'ailleurs ce qui est théoriquement au cœur de la doctrine du maintien de l'ordre en France. C'est la doctrine. Elle devrait être pratiquée. Et aujourd'hui, en fait, moi, je constate sur le terrain beaucoup de témoignages où les forces de l'ordre n'ont pas suffisamment cherché la désescalade. Et ça, c'est le moins qu
'on
puisse dire. On a... Non, non, mais je le dis, je condamne, évidemment. Moi, j'ai vu des professeurs qui ont été choqués par des jeunes qui s'en sont pris, y
compris à leur enseignant. Et donc,
voilà, tout ceci est évidemment inacceptable et choquant. Mais je tiens à dire, je tiens à dire, je tiens à dire que ceci est résiduel par rapport à l'immense majorité, à l'immense majorité de
ces lycéens
qui ne veulent qu'une chose, manifester pacifiquement. Mais
pardon, mais est-ce que ce discours est entendable
quand on voit les
images et le
nombre d'interpellations ? 5 000
interpellations, 75 % de millions depuis un jour. Mais arrêtez, combien de
suites sur ces interpellations ? Franchement, moi, je vais vous le dire à Caen. Il y
a
eu beaucoup d'interpellations. Enfin, beaucoup. Par rapport, ça ne
s'est
jamais vu sur des mouvements lycéens. Et j'ai rencontré des jeunes. J'ai rencontré ces jeunes. Ces jeunes, ils sont choqués. Ces jeunes, ils sont encore traumatisés quelques jours après. Et ils me disent, nous, on était là pour manifester pacifiquement. On n'était pas là pour se faire matraquer. On n'était pas là pour se prendre des gaz lacrymogènes à plein nez. On n'était pas là pour se faire courser
dans les... Donc les
policiers font ça pour s'amuser ?
Non, mais je dis
ici qu'il y a une doctrine
nationale qui est
dévoyée par un ministre de l'Intérieur qui dit très clairement...
C'est la faute de la police, tout ça ? Attendez,
quand le ministre de l'Intérieur dit « Tous les moyens seront utilisés, etc. », on est sur un discours qui est uniquement répressif. Je ne vois pas la désescalade, alors que c'est même ce
qui est
au
cœur de la doctrine de la police. À Pantin, les policiers ont fui devant les
casseurs. À Orléans,
ils
se sont réfugiés. On leur balançait des pierres.
Ils se sont réfugiés dans une partie de l'établissement
scolaire. Je ne nie pas et je condamne
tous les actes de violence.
Non, mais attendez. Mais j'aimerais vous entendre aussi reconnaître qu'il y a un problème dans la manière dont ce mouvement est géré de façon inacceptable par le gouvernement.
La première des choses qui aurait dû être faite... Non, mais vous allez avoir le temps de parler de vous.
De dire qu'on veut dialoguer, qu
'on
cherche à la désescalade et qu
'on
veut des manifestations qui sont pacifiques.
Je
vous donne... Oui, et on
n'y est pas encore. Non, on n'y est pas.
Et je vous donne une information qui vient de nous parvenir au sujet de ce mineur de 15 ans qui a été arrêté pour être soupçonné d'avoir dirigé ce spray enflammé en direction du visage d'une passante à Marseille qui tentait de les empêcher de s'en prendre à cet abribus que vous voyez là. Le parquet nous informe à l'instant qu'à l'issue de sa mise en examen et du débat devant le juge des libertés et de
la
détention, le mineur de 15 ans, conformément aux réquisitions du parquet, a été placé en détention provisoire à l'établissement pénitentiaire pour mineurs de Marseille. On va marquer une très courte pause. On se retrouve dans un instant.
On
va parler notamment de l'affaire Bardella, puisque Marine Le Pen sort du silence.
Je
vous ai donné le micro. Vous avez eu le temps de réagir. Sur l
'affaire précédente ? Oui. Non, non. J'ai
laissé le temps de parole à tout le monde.
Et vous allez
pouvoir réagir
sur l'affaire
suivante, Alexandre Dernicot.
Mais non, mais
vous plaisantez. On marque une
courte pause.
Sincèrement, ce n
'est
pas très sérieux, madame.
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Qui
peut rassembler ? Qui peut convaincre les électeurs ? Qui peut créer la surprise ? On a besoin d'unité,
on
a besoin d'union, on a besoin d'une seule voix. Les candidats débattront et répondront aux questions de Français indécis.
On a toujours eu une aile gauche, une aile droite, il
y a
toujours eu du débat. Et c'est ce qui fait la force du Parti Socialiste.
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Président, primaire de la gauche. Le débat décisif, ce soir, à 20h45, en direct sur BFM TV et en partenariat avec Libération.
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Marine Le Pen rompt le silence. Quelques mots laconiques à la tribune dimanche. Elle dit maintenir totalement sa confiance à Jordan Bardella, accusée d'avoir écrit des messages antisémites en 2013. C'est la première réaction de Marine Le Pen après la publication des preuves de Mediapart. Il y aura fallu 3 jours quand le reste du clan faisait bloc. Peut-être qu'on peut voir la déclaration de Marine Le Pen. J'ai totalement confiance en Jordan Bardella. Voilà ce qu'elle confie aux journalistes de la tribune dimanche. C'est service minimum, Alexander Nikolic ? Non, c'est très clair. Elle a confiance. Et on a évidemment tous confiance en Jordan.
Maintenant, je pense qu'il faut faire confiance à la justice de notre pays. On est dans un état de droit. Il y a une plainte en diffamation par rapport à ces montages sur des propos que Jordan Bardella n'a jamais tenus qui sont aux antipodes des idées du Rassemblement National et de Jordan Bardella. Laissons faire la justice. Je pense qu'on peut tous se dire qu'on peut avoir confiance en la justice de notre pays. Mais ça commence à devenir de plus en plus compliqué quand même. Mais une question quand même. Pourquoi est-ce qu'elle a tardé à réagir comme ça ?
Au moment des écrits, lorsque Mediapart révèle ses écrits de Jordan Bardella en 2013, elle réagit tout de suite en dénonçant une barbouserie, en promettant de démonter, je cite, ses manipulations bien lourdes et bien crasseuses. Elle s'en prend d'ailleurs aussi aux médias, à Mediapart. Et là, elle prend trois jours pour simplement dire « j'ai confiance ». Vous savez, elle a été interrogée tout de suite, d'ailleurs, au moment où elle faisait la visite d'un salon beaucoup plus important pour parler des problèmes des Français sur le logement. Elle a rebondi tout de suite en disant « c'est une dinguerie, évidemment, c'est n'importe quoi ».
Et ensuite, on a voulu rebondir, évidemment, sur ce que ressentent les Français en ce moment, sur la crise du carburant qui ne fait qu'augmenter, sur les émeutes qui sont en train de vivre notre pays. Et je pense que c'est ça qui préoccupe beaucoup plus les Français. C'est ce qui les touche au quotidien, la crainte qu'ils peuvent avoir dans l'avenir. Et elle a parlé de ça. Ensuite, quand elle a été réinterrogée, elle a rappelé avec clarté qu'elle a confiance, à la fois en Jordan Bardella, mais aussi en justice de notre pays, pour montrer que le journal Mediapart d'extrême-gauche a eu un parti pris total. D'ailleurs, c'est leur engagement d'essayer de combattre le Rassemblement national.
Mais comme ils n'y arrivent pas sur le fond, parce que nos idées sont majoritaires sur l'opinion, ils tentent de le faire par de montages grossiers
que la justice
démontrera et démontrera.
Ils
ont apporté leurs preuves. La défense que vous mettez en place depuis quelques jours a quand même du plomb dans l'aile. Est-ce que vous êtes convaincu par l'explication, Nicolas Domeniac,
de votre voisin ? Écoutez, il
est porte-parole du Rassemblement national. Il fait le boulot. Mais il se trouve que, chez quelques heures de vol, j'ai connu un certain nombre d'affaires importantes. et celles-ci ressemblent fort à un certain nombre que j'ai vécu de près, à savoir que vous pouvez porter des gilets en Kevlar, comme dit Mme Le Pen. Le soupçon du poison s'infiltre et finit par gagner. Et d'autres responsables du Rassemblement national en viennent à vous dire qu'ils sont ébranlés, qu'ils sont troublés, que sans doute il y a quelque chose qu'il aurait dû dire que quand il était jeune, c'était possible qu'il s'était égaré. En tout cas, ce soupçon, il corrompt terriblement.
Et je sais qu'il corrompt à la fois celui qui est visé et qui finit par être obsédé par ça et son interlocuteur, en l'occurrence son interlocutrice première, qui elle aussi ne regarde plus son interlocuteur de la même façon. Et ce que me disent, moi, des gens du Rassemblement national, c'est que pour Bardella, très probablement. Maquignon.
C
'est terminé ? C'est fini.
Si
Marine
Le Pen est élue, si Marine Le Pen est
élue,
Jordan Bardella ne sera pas forcément à Maquignon. Jordan
Bardella sera Premier ministre. Vous
en avez trop ma certitude aujourd'hui ? Oui, bien
sûr. Et je vois qu'on essaie d'évacuer le sujet, justement, de l'antisémitisme actuel en France par ces fausses accusations contre Jordan Bardella. Or, ici, sur ce plateau, nous avons M. Delaporte, M. Jadzab. Je rappelle qu'un candidat à
l
'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, sur des propos qui sont reprochés à Jordan Bardella, vous avez vu sur Pierre Moscovici, lui reprocher d'avoir sorti des thèses complotistes à Jordan Bardella. On ne démontrera que c'est faux. En revanche, ce qui est vrai, ce qui n
'est
pas démenti, c'est que Jean-Luc Mélenchon, lui, a dit que M. Moscovici n'était pas, avant d'être français, était de la finance internationale. Comme il a dit en 2024, au moment où les actes antisémites augmentaient de 300%, que l'antisémitisme était résiduel dans notre pays. Et alors, il y
aurait le bon et le mauvais antisémitisme, c'est ça que vous êtes en train de vous dire ? Non, ce que je suis en train de
vous dire, c'est que les montages grossiers sur des accusations infondées contre Jordan Bardella, et on démontrera que c'est faux, elles sont réelles, démontrées et assumées par un candidat à la présidentielle qui joue sur les noms de famille juif, sur Glucksmann, sur Einstein, assumées, et les deux personnes sur ce plateau, M. Delaporte a été élu sur une alliance avec ce candidat Jean-Luc Mélenchon, en sachant qu'il avait tenu ce type de propos, parce que ça fait déjà dix ans qu'il tient ce type de propos, et M. Jadza représente le camp macroniste, qui s'est parfois retiré pour faire gagner
des candidats... Pardon, pardon, pardon, les
accusations...
Pardon, Alessandar Nicolich, les accusations, pardonnez-moi... Les
accusations d'antisémitisme contre la France insoumise, et plus particulièrement Jean-Luc Mélenchon, on en a parlé aussi sur ce plateau,
en
l'occurrence,
on parle des accusations d'antisémitisme contre Jordan Bardella. Elles sont
vérifiées
et réelles
sur les reproches
qui sont faits à Jordan
Bardella, c'est la
justice qui déterminera s'il l'a dit ou pas. Vous
pouvez dire ce que vous voulez, mais on voit en France qu'il y a un parti qui est structurellement raciste et antisémite, c'est le Rassemblement National,
fondé par les
antisémites,
c
'est l'histoire qui le dit, et par ailleurs,
condamné
pour antisémitisme. Jean-Marie Le Pen a été condamné par la justice pour antisémitisme, et le seul qui avait dit, dirigeant politique, que Jean-Marie Le Pen
n'était pas antisémite, il s'appelle comment
? Jean-Marie Le Pen ne dirige
pas le Rassemblement National, Jean-Luc
Mélenchon dirige
la France insoumise, un moment travaillé, monsieur.
Jordan, non,
je
parle de votre président.
Attendez, Arthur Delaporte, allez au bout de
vos
propos, et
vous répondrez derrière. Je vous ai écouté, s'il y a un dirigeant politique de parti aujourd'hui qui a excusé ou dit que les propos de Jean-Marie Le Pen n'étaient pas antisémite, c'est Jordan Bardella. Donc à un moment, vous avez un dirigeant qui a excusé Jean-Marie Le Pen en disant que ce n'était pas antisémite alors qu'il avait été condamné par la justice. C'est factuel, et vous disiez croire en la justice de notre pays. Et puis moi aussi, je crois dans un deuxième truc. En démocratie, ça s'appelle la presse. Non,
mais
c'est un débat
parallèle.
Vous êtes bien
parti le Parti socialiste,
le parti de M. Frèche, le parti de M. Mitterrand qui a reçu la francisque de
Pétain. Enfin, je veux dire, on
peut faire aussi de l'archéologie politique, et vous auriez bien honte. Vous êtes
allié au Parti
communiste français
qui a
collaboré jusqu'en 1941.
On parle de votre dirigeant.
Arrêtez de dire n'importe quoi.
Comment
? Le Parti socialiste.
Vous
êtes bien allié avec
le Parti socialiste. Vous avez dit
sur une partie de Parti
communiste. Ce
n'est pas tous en même temps.
Arrêtez de
dire n'importe quoi.
Tout ce que je dis est vérifié et vérifiable. Jeanne Zaham. Non,
non, j'étais en train juste de dire un truc. Madame Le Pen, elle dit que Mediapart doit enfiler son costard en Kevlar. Elle profère des menaces à l'encontre de la presse.
Le Kevlar,
on rappelle, c'est la matière des gilets pare-balles.
Voilà,
donc c'est extrêmement menaçant. Vous êtes dans une tentative de fuite en avant. Et à un moment, vous dites
que c'est la justice qui décidera. Mais moi, je le dis, je mets
nos Français au
déficit de lire les enquêtes de
Mediapart. C'est fondé, c'est certifié par huissier. Allez,
vous allez faire une alliance avec Alès. Donc à un moment, Jordan Bardella
a tenu des excuses antisémites à l'égard de Jean-Marie Le Pen. Il a tenu des propos antisémites. Et ça ne serait pas surprenant de la part d'un parti qui a hébergé des antisémites.
Et bien la justice. Jadzab. La
façon dont le représentant du Rassemblement national renvoie ça à des alliances, il y a des gens en France qui font l'objet d'agressions antisémites
tous les jours. L'antisémite n'est pas un sujet résiduel.
Donc pardon de dire que si les propos qui sont attribués à Jordan Bardella ont effectivement été tenus par lui, et je vous donne mon sentiment, j'ai tendance à penser qu'ils le sont, parce que notamment il était effectivement l
'un
des seuls à dire que Jean-Marie Le Pen n'était pas antisémite, c'est gravissime.
Et
vous
devriez
condamner ces propos, qu'ils soient...
Je les ai déjà tenus ou non, vous devriez dire
que c'est particulièrement grave.
Les
propos qui
n'ont jamais été tenus. Jadzab. Soufflez-vous que
je finisse une phrase de grâce. La réalité c'est qu'au fur et à mesure que se rapprochent les élections, le ravalement de façade républicain du Rassemblement national s'effrite. C'est la même chose chaque année sur les femmes voilées, sur les binationaux, sur les propos qui ont été tenus selon toute vraisemblance par M. Bardella. Là en réalité ça fait des années qu'on nous parle des brebis galeuses, et bien nous avons trouvé le berger en chef, M. Bardella, d'une certaine manière.
Vous mélangez absolument tous
les sujets, entre des propos qui sont condamnables mais qui n'ont jamais été tenus par Jordan Bardella, mais qui en revanche des propos comparables ont été tenus par Jean-Luc Mélenchon, et le fait
de se dire est-ce qu'on doit ou pas laisser le voile dans les... Vous avez demandé un
référendum
sur le corps du voile dans les services publics ?
La justice déterminera si la plainte pour faux usage de faux est recevable, si la plainte en diffamation est recevable. Est-ce qu'on peut juste faire confiance dans la
justice ? Il a déjà
déposé sa plainte ou
pas ? Oui, il a déposé une plainte pour
diffamation,
mais est-ce qu'il l'a fait pour faux usage de faux ?
On rappelle, un Mediapart qui a extrait ses messages par méta, la maison mère de Facebook, sous contrôle du huissier. Mais
si je me permettez... Quelle est votre hypothèse ? Quelle est votre hypothèse
? C'est important quand on parle de si
et de la conditionnalité. Qui est ce Jordan Bardella qui a fait ses écrits en 2013 ? Je vous ai expliqué en 2013,
et d'ailleurs, vous, vous étiez dans un propos assez cohérent tout à l'heure sur l'affaire qu'on a pu voir sur la liste, mais c'était sur l'affaire du policier qui a été frappé au sol. Et là, de la même manière, vous affirmez, en fait. Donc là, moi, je vous dis, on est au conditionnel sur Jordan Bardella.
Et tout à l'heure,
vous avez parlé au conditionnel sur le policier qui a été frappé, et sur une tentative
de noyade éventuelle.
Les
autres
doivent parler au conditionnel, par contre, vous vous dites, il n'a jamais tenu. Vous,
vous
parlez
avec un niveau de sécurité.
Oui, sauf que... Mais monsieur,
mais... Mais tous vos candidats racistes, homophobes, qui ont été
investis
ces
dernières années... Attendez, attendez,
attendez. Ils sont virés
systématiquement quand quelqu'un tient des propos qui n'est pas confortable. qui ne sont pas conformes à la ligne du parti, ils sont exclus.
Et ce travail qu'on fait, aujourd'hui, n'est
pas fait dans les autres formations politiques. Du PS
à L, de LFI à LR.
J'ai juste une question, parce que quand on lit ce qu'il a écrit, le juif doit dominer les autres peuples, les écraser, les voler. Un sioniste est forcément juif et en profondeur. En France, deux beaux exemples sont BHL et
l'Atlif. Il
n'a pas écrit ça. Et ce qu'il veut, un nouvel ordre mondial dominé par Israël. Vous
savez que Jean-Luc
Mélenchon a tenu des propos convainables ? Mais si, mais si, mais si,
quand Jean-Luc
Mélenchon
dit... Est-ce que vous condamnez ça ? Est
-ce que vous condamnez ça ?
C
'est ma question.
Mais oui, je vous ai
dit
tout à l'heure que
ces propos n'ont jamais été tenus par Jean-Anne Bardella, mais que l'accusation qu'on lui prête, justement, sur ce type de propos,
si on
prend sur le fond, c'est des propos, malheureusement, qu'on a l'habitude d'entendre chez les représentants de la France Insoumise et qui sont profondément choquants. J'ai M. Guiraud qui parle de dragon
céleste... Donc pardon, mais votre...
Alexandre Nicolich, donc l'hypothèse du RN, et qu'on a entendu d'ailleurs ces derniers jours, c'est donc de dire que c'est quelqu'un qui s'est fait passer pour Jordan Bardella à l'époque, en 2013. Oui, et qu'il s'agit de montage...
Alors qu'il
était inconnu. Donc il
s'agit de capture d'écran et de montage, et la
justice... Mais est-ce qu
'on
peut juste faire confiance dans la justice de notre pays ? Ces messages...
Politiquement, Nathalie
Arthaud, qui
est également sur le
plateau, cette stratégie du RN, qu
'est
-ce qu'elle vous inspire ? Ça ne tient pas debout, voilà. Tout simplement, c'est l'évidence. Enfin, qui peut être surpris qu'un jeune, en 2013, soit antisémite, alors qu'il a choisi le Front National de Jean-Marie Le Pen, lui-même antisémite, parti, fondé par des ex de la Waffen-SS,
des ex de l
'OAS,
etc.
Franchement, il n'y a aucune surprise là-dedans. Bon, on découvre qu'il y a même des éléments de preuves, etc. Mais voilà, pour moi, il n
'y a
aucune surprise. Et c'est vrai que c'est quand même... C'est vrai qu'il faut reconnaître qu'aujourd'hui, publiquement, la haine du RN ne va plus contre les Juifs, elle va contre les musulmans. C'est vrai. Mais, bon, moi, je trouve ça aussi puant, entre nous, soit dit, parce
que... Mais on a une haine envers personne, Madame Arceau. Mais bien sûr que si. En revanche, vous, vous avez une haine anti
-policier,
comme M. Halimi, on l'entendait tout à l'heure. Policier, donc coupable.
Et en permanence,
ce qu
'on entend, c'est que, voilà, le problème en France, ce sont les immigrés. Le problème de la dette, ce sont les immigrés. Le chômage, ce sont... Mais
en fait, on peut mélanger tous les sujets et survoler... Les
lycéennes, là, c'est pareil. C'est plus, d'ailleurs, une révoque lycéenne dans votre bouche. Ça devient les émeutes urbaines.
Bah oui, mais je confirme que, malheureusement, l'extrême
-gauche a pris, domine aujourd'hui, les manifestations et les émeutes. On voit d'ailleurs les slogans, qui sont des slogans d'extrême-gauche, beaucoup plus que de revendications
lycéennes devant. Avec que les jeunes soient anti-racistes. Merci
beaucoup,
on suivra. Et comme l'extrême-gauche le fait toujours, on voit la violence qui s'exprime, qui est inhérente. Et en justice, s'il vous plaît, on prend Marine
Le Pen, si décision...