UMP - Edouard Courtial - Français établis hors de France
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« nous avons 2 millions à 2,5 millions de nos compatriotes qui résident à l'étranger. »
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« la Commission va se réunir le 29 février prochain, a priori, vont faire état d'à peu près 1,74 millions d'électeurs inscrits ayant choisi de voter à l'étranger »
- 1:27Invité politiqueChiffre
« ces 800 000 en 2007 ont participé aux élections à peu près à hauteur de 43 % »
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« les Français établis hors de France sont donc de 1 million à 2,5 millions aujourd'hui »
- 4:07Invité politiqueChiffre
« C'est un chiffre qui est en augmentation de 50% sur les dix dernières années. »
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« Rien que pour l'année 2011, la population des Français établis hors de France a augmenté de 6%. »
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« Les bourses représentaient 50 millions d'euros en 2007. Elles sont de 92 millions d'euros aujourd'hui. »
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« la PEC représente en plus à peu près 30 millions. »
- 7:14Invité politiqueChiffre
« une aide à la scolarisation pour les enfants français à l'étranger, qui est passée de 50 millions d'euros en 2007 à 125 millions d'euros en 2012. »
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« ce réseau des 480 établissements français répartis dans 130 pays du monde, qui accueille chaque jour 300 000 élèves, dont seulement 100 000 Français »
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Bien,
mes chers amis, je vous prie d'excuser mon retard. Vous le savez peut-être, j'étais aux obsèques de la femme de notre ami Luc Châtel. Je tenais
néanmoins
à passer ce moment avec vous
pour
vous dire plusieurs choses. La première, mais sans doute ont déjà été dites par Roger et par Jean, c'est que cette élection présidentielle
qui
s'annonce, ne croyez pas qui que ce soit d'autre que le président de la République et qui
a
un peu d'expérience à la matière, elle va se jouer à quelques points.
Elle
va se jouer à quelques points. Et donc le message que je délivre
dans
toutes les fédérations sur le territoire national,
comme
lorsque j'ai des réunions militantes dans mes voyages à l'étranger,
c
'est qu'il s'impose donc à nous tous d'aller chercher les voies une à une. Chercher les voies une à une, ça veut dire faire acte de militantisme et s'organiser
pour
le faire.
Alors nous
avons aujourd'hui un réservoir incroyable. C'est que nous avons 2 millions à 2,5 millions de nos compatriotes qui résident à l'étranger.
Et
les listes électorales qui ont été closes le 31 décembre dernier et la Commission va se réunir le 29 février prochain, a priori,
vont
faire état d'à peu près 1,74 millions d'électeurs inscrits ayant choisi de voter à l'étranger,
et
pour les présidentielles, et pour les élections législatives.
Ils
étaient à peu près 800 000 en 2007.
Et
ces 800 000 en 2007 ont participé aux élections à peu près à hauteur de 43 %.
Le
travail qui a été fait par nos chancelleries consulaires depuis un peu plus d'un an a été un travail fastidieux,
parce
que non seulement il a fallu faire des démarches, et vous savez que ça a été en particulier mon action avec tout un tas d'élus, d'ailleurs quelles que soient leurs opinions politiques, que de faire en sorte qu'il
y ait
un peu de pédagogie et d'inciter nos compatriotes à aller s'inscrire sur les listes. Donc il a fallu à la fois avoir cette démarche d'inscription et puis aussi nettoyer les listes électorales de tout un tas de gens, et vous le savez bien, vous qui vivez dans certains de ces pays éloignés, qui ne résident plus dans ces pays depuis longtemps et qui figuraient encore sur les listes électorales. Donc ça veut dire que ce chiffre
en
forte augmentation cache une réalité qui est que nous avons tendance à penser que la participation va très fortement augmenter. Donc déjà la masse d'électeurs potentiels est importante, et en plus de ça, nous avons pu, en nettoyant les listes, retirer de ces listes un certain nombre de gens qui n'avaient plus à y être. Alors non seulement ce vivier électoral est important, mais en plus de ça, on peut leur parler, nous, à l'UMP, parce qu'il y a un vrai bilan s'agissant des Français de l'étranger, vous le savez bien, le président de la République, qui d'ailleurs a pu le faire lors d'une première en adressant ses voeux aux Français de
l
'étranger il y a 15 jours à Madrid, et je sais normalement que vous avez dû avoir le discours qui vous a été transmis il
y
a quelques instants, discours que d'ailleurs moi, en tant que secrétaire d'État, je vais transférer partout dans le monde à nos compatriotes qui ont laissé leur adresse mail sur les registres consulaires. Mais le président de la République est sans doute le président qui aura apporté le plus d'attention à nos ressortissants à l'étranger.
Il
leur a apporté une attention d'abord sur le plan institutionnel, en créant 11 circonscriptions des Français de l'étranger. C'était une attente forte, là encore, au sein de l'Assemblée des Français de l'étranger, partagée par tout un tas d'élus conseillers. J'en salue certains présents dans cette salle.
Il
l'a fait aussi en nommant au sein du gouvernement un jeune garçon de talent, énergique, engagé.
Voilà
tout ce que je voulais vous dire, chers amis. Donc...
Merci,
Roger. Il l'a fait évidemment en consacrant un portefeuille ministériel pleinement dédié aux préoccupations de nos ressortissants à l'étranger. Donc sur le plan institutionnel, il a accompagné l'augmentation très forte de cette population. Vous savez que les Français établis hors de France sont donc de 1 million à 2,5 millions aujourd'hui. C'est un chiffre qui est en augmentation de 50% sur les dix dernières années. Rien que pour l'année 2011, la population des Français établis hors de France a augmenté de 6%.
Et
donc il a tenu à accompagner sur le plan institutionnel cette évolution démographique, avec les députés des Français de
l
'étranger, avec un secrétariat d'État dédié à leurs préoccupations, pour essayer justement d'avoir de la veille juridique et parlementaire ou des initiatives parlementaires à l'Assemblée nationale, comme il peut y en avoir déjà depuis longtemps au Sénat, et puis avoir quelqu'un qui essaye de coordonner une politique interministérielle sur les grands sujets de préoccupation qui sont les vôtres, à savoir la scolarisation, l'aide sociale, la simplification administrative et la sécurité.
Alors,
s'il y a bien un point sur lequel on peut s'appuyer, c'est celui de la scolarisation en particulier.
Vous
savez que le président de la République s'était engagé à mettre en place la prise en charge. Vous savez que la prise en charge relève d'une volonté que l'ensemble des jeunes Français, où qu'ils soient dans le monde, profite au même titre que les jeunes Français sur le territoire métropolitain ou outre-mer, d'une gratuité scolaire.
Il
a fallu le faire d'abord avec les élèves de terminale, ensuite ceux de première, ceux de seconde.
Le
chemin sur lequel on est engagé est excessivement clair. Aujourd'hui, les contraintes qui sont liées aux dépenses publiques ne nous permettent pas d'aller aussi loin et aussi vite qu'on le voudrait. Mais néanmoins, il a réaffirmé dans son discours le chemin sur lequel il nous avait engagé, qui permet, moi je l'ai vu dans beaucoup de mes voyages, à un certain nombre de nos ressortissants de pouvoir garder le lien non seulement avec la France, mais avec la francophonie.
On
a des pays dans le monde dans lesquels des Français depuis des générations n'avaient plus les moyens de scolariser leurs enfants dans des lycées français. Et donc, étant scolarisés dans des lycées internationaux ou nationaux dans les pays dans lesquels ils résidaient, eh bien ce lien, cette francophonie se coupait. Donc c'est une des premières vertus de la PEC, au même titre qu'il y en a un certain nombre d'autres. Vous savez par exemple que nos PME qui essayaient de s'implanter à l'étranger ne n'y arrivaient pas forcément, faute de pouvoir trouver des candidats français à l'expatriation.
Si elles ne les trouvaient pas, ces candidats, c'est bien souvent parce qu'ils n'avaient pas les moyens d'absorber les frais de scolarité de leurs enfants sur place. En ayant levé ce frein-là, on a pu aussi faciliter l'implantation de nos PME.
Les
aides à la scolarisation, donc, c'est non seulement la PEC, c'est évidemment, et j'allais dire surtout, les
bourses
sociales.
Et
vous savez que la plupart de nos détracteurs disent que la PEC s'est faite au détriment des bourses. La réalité est toute autre.
Les
bourses représentaient 50 millions d'euros en 2007. Elles sont de 92 millions d'euros aujourd'hui. Et la PEC représente en plus à peu près 30 millions. Donc si nous, alors même que le contexte des finances publiques est celui que vous connaissez, alors même que beaucoup de lignes budgétaires ont été rabotées, nous pouvons mettre en avant une aide à la scolarisation pour les enfants français à l'étranger,
qui
est passée de 50 millions d'euros en 2007 à 125 millions d'euros en 2012.
Je
suis désolé, mais si ça, on n'arrive pas à le vendre sur un sujet qui a une vraie résonance chez nos compatriotes à l'étranger, c'est qu
'on
se débrouille mal.
Donc
c'est quelques mots pour vous dire qu
'avec
ce renforcement du réseau indicatif à l'étranger, avec ces aides à la scolarité, il y
a
une attention particulière portée sur ce qui est un fer de lance de notre pays à l'étranger, un outil diplomatique exceptionnel, qui est ce réseau des 480 établissements français répartis dans 130 pays du monde, qui accueille chaque jour 300 000 élèves, dont seulement 100 000 Français, c'est-à-dire que nous avons 200 000 nationaux des pays en question, ou nationalités tiers, qui fréquentent chaque jour des établissements français réputés pour leur excellence, et qui par là même
créent un
lien indéfectible avec notre pays.
Donc
vraiment, le président de la République,
en
accompagnant sur le plan institutionnel l'augmentation de la population,
en
prenant soin d'une des préoccupations majeures de nos ressortissants à
l
'étranger, qui est la scolarisation malgré un contexte de finances publiques difficile,
en
ayant à cœur de simplifier sur le plan administratif les contraintes qui s'imposent à nos ressortissants à l'étranger, en particulier nous travaillons en ce moment sur les simplifications liées aux certificats de vie, en faisant en sorte qu'il y ait aussi des facilités au retour, avec un guichet unique pour l'aide au retour, bref,
en
ayant vraiment une politique spéciale pour nos compatriotes à l'étranger, alors même que François Hollande vous a totalement fait disparaître de son projet, si tant est qu'il en ait un d'ailleurs, mais la réalité c'est qu'à aucun moment il n'évoque les préoccupations de nos compatriotes établis hors de France, et bien nous, à l'UMP, on a un vrai bilan à revendiquer, on a un projet sur lequel on continue à travailler, à mettre en place et à vendre, et ça nécessite
pour
les militants que vous êtes, que nous sommes, et bien de nous structurer, de nous organiser pour justement, et bien essaimer toutes ces idées et faire campagne partout sur nos territoires respectifs. Finalement, le délégué général aux fédérations, et je change de casquette que je suis, n'a pas d'autre message à vous adresser que celui que je peux adresser en Ariège, dans la Creuse, pas dans l'Oise, parce que c'est très très bien géré, j'y suis secrétaire départemental,
mais
en tout cas, pas d'autre message que celui que j'adresse en France métropolitaine ou en Outre-mer, c'est que nous avons notre part de responsabilité individuelle dans la bataille qui est devant nous.
Nous
avons toutes et tous à aller chercher les voies une par une. Pour ça, il va falloir qu'on ait une UMP qui soit opérationnelle, qui soit organisée. Désolé de vous dire que depuis 4 mois que je suis au gouvernement, et depuis 4 mois étant allé dans plus de 20 pays, dans plus de 25 villes, de plus d'un million d'habitants, j'ai vu des situations sur le plan militant qui étaient, on va dire pour être gentils, contrastées.
La
réalité, c'est qu'on ne peut pas accepter, je suppose que Jean Simonetti, avec son œil orageux, vous l'a dit tout à l'heure, d'avoir des gens qui se sont créés une petite UMP de copains, en ayant juste 4-5 militants copains pour s'assurer d'être réélus à chaque élection interne, et surtout faire en sorte que ça ne grossisse pas pour garder la place au chaud. Moi, je suis désolé, mais ce n
'est
pas comme ça qu'on doit fonctionner.
Et
celui qui vous parle sait vraiment de quoi il parle, parce que lorsque j'ai été élu député de l'Oise dans cette 7e circonscription, si facile pour nos idées,
parce
que Jospin faisait 56% en 1995 dans cette circonscription, le jour où Chirac a été élu avec 54% ou 53%, eh bien dans cette circonscription si difficile, lorsque j'ai été élu, j'avais une armée de militants qui comptaient à peu près 40 personnes.
Aujourd
'hui, cette circonscription compte 1170 militants. C'est la seule circonscription de France, messieurs, mon cher Roger, à avoir gagné plus de militants chaque année que l'année d'avant.
Et
donc, si je vous parle, c'est en connaissance de cause. Je sais le travail que ça représente. Je sais ce qu'il faut faire. Mais franchement, c'est essentiel que nous mettions toute notre âme, toute notre énergie à le faire. Ça veut dire que dans tous les dîners dans lesquels vous allez, dans toutes les rencontres que vous faites dans vos pays dans lesquels vous résidez, vous vous interrogez de savoir autour de la table, celles et ceux qui sont proches de nos idées, pourquoi est
-ce
qu
'ils
ne font pas cette démarche militante, et les convainquent de le faire. Et derrière, en plus de ça, vous avez, je vous l'ai dit, un vrai bilan sur lequel vous appuyez, et puis aussi un vrai projet. Donc c'est vraiment de notre responsabilité individuelle que de construire nos forces sur le terrain. Ça va être essentiel dans cette bataille qui s'annonce, qui va être ô combien passionnante,
qui
va nécessiter que lorsque le candidat se sera déclaré, eh bien nous soyons toutes et tous opérationnels dès maintenant.
Et
donc vraiment, voilà, je salue notre secrétaire général sur les applaudissements nourris de l'assistance.
Il
me dit « Termine », mais j'en avais presque terminé. Mais en définitive, retenez à la fois que le secrétaire d'État chargé des Français de
l
'étranger, que je suis, vous dit que vous avez un vrai bilan sur lequel vous appuyez. Vous avez des biscuits pour aller dans ce combat qui va nécessiter votre implication forte à chacune et chacun d'entre vous, une implication totale, parce que cette élection, quoi qu'on en dise, va se jouer à quelques points. Elle nécessite une implication individuelle totale, je l'ai dit, un militantisme forcené pour aller partout, dans toutes les réunions, les dîners où vous vous trouvez dans vos pays respectifs, porter la bonne parole et essayer de convaincre. Donc vraiment, merci de m'avoir écouté avec attention.
C'est aussi l'occasion de vous redire à quel point je suis heureux que le président de la République m'ait confié ce portefeuille. Je mesure depuis 4 mois la richesse que représentent nos Français hors de France, loin de l'image parfois que certains cherchent à faire véhiculer, l'image de Nabab avec une pina colada à la main, avec 4 ou 5 boys à côté. Ah ! Il n
'y
en a qu'un seul dans l'assistance, alors ! Il
y en
a
pas
de pied,
là ! Mais
la réalité, elle est toute autre. C'est 2 millions à 2,5 millions de Français qui vivent hors de France, qui sont autant d'ambassadeurs de notre pays, qui participent pleinement à sa croissance, qui véhiculent une image, une culture. Donc vraiment quelques mots pour vous redire à quel point je suis heureux qu'on m
'ait
confié cette responsabilité-là. C'est en plus de ça quelque chose de facile à porter, parce que le président de la République est le président qui en aura fait le plus pour les Français établis hors de France. Et en plus de ça, comme délégué général aux fédérations, sous le contrôle de notre bien-aimé secrétaire général, vous redire à quel point le message que je vous adresse ici est le même que celui que je peux adresser en Ariège ou dans la Creuse. C'est que notre responsabilité individuelle, à nous toutes et tous, responsables locaux de l'UMP, est la même. Nous devons faire un combat de rue.
Nous devons aller chercher les militants un à un, les électeurs un à un, parce qu'en gonflant les rangs de l'UMP devant la campagne qui s'annonce, eh bien vous êtes certains non seulement de faire gagner nos idées, mais de faire gagner la France. Merci.
Merci. Merci. Merci. Merci. Merci.
Édouard Courtial