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Podcast / conversationyoutube.com· 9 juin 2023 60 minComplaisantMixteInstitutions & électionsSolidarités & familleEnvironnement & énergieEurope & international

« Faire de la politique : déboulez jeunesse ! » avec MC Garin, C.Guetté, P.Brun, L.Deffontaines

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 66 %Attaque 14 %Défensif 19 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:11OuverteRéponse directe

    Est-ce que selon vous la jeunesse en politique est nécessairement une vertu ou prônez-vous plutôt la nouveauté ?

  • 3:55OuverteRéponse directe

    Vous parlez d'un vieux monde politique qui se meurt. Pouvez-vous développer ?

  • 8:06OuverteRéponse directe

    Jusqu'à quand peut-on dire qu'on est un jeune politique en France ?

  • 9:27OuverteRéponse directe

    Quels modèles politiques porteurs de changement voyez-vous ?

  • 10:57OuverteRéponse directe

    Sur la question vestimentaire, comment l'abordez-vous ?

  • 11:40OuverteRéponse partielle

    Comment accompagner une jeunesse radicale sans la caricaturer ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:55Clémence GuettéFait
    « on a vécu ce matin et le symptôme pour le coup d'un vieux monde politique qui se meurt »
  • 5:22Clémence GuettéFait
    « la clé du problème doit se lire en termes de lutte des classes quand même et que donc il suffit pas de la jeunesse mais il faut aussi renouveler les profils politiques »
  • 6:51Clémence GuettéFait
    « on serait plus sujet à être décrédibilisé du fait de notre jeunage »
  • 7:26Clémence GuettéFait
    « comment je pouvais m'habiller quoi est-ce que j'étais assez bien habillé pour l'assemblée parce que effectivement on s'attend à l'école au code du costume etc »
  • 8:06Marie-Charlotte GarinFait
    « le costume de député il a pas été taillé enfin il a été taillé par les hommes pour les hommes et un certain type d'homme »
  • 8:44Philippe BrunFait
    « généralement c'est jusqu'à 50 ans en France je tiens d'une interview de Jean-François Copé une dizaine d'années qui disait je suis jeune ordinaire d'avoir 46 ans à l'époque »
  • 9:27Philippe BrunFait
    « il faut surtout pas tomber dans ce débat là voilà la jeunesse en vérité c'est avant tout la puissance de la transformation que l'on veut impulser »
  • 12:24Léon DeffontainesChiffre
    « un jeune sur cinq qui n'a pas le bac un jeune sur cinq qui est en bac professionnel »
  • 13:02Léon DeffontainesFait
    « ces jeunes aujourd'hui ils habitent pas dans les centres-villes des grandes métropoles et ces jeunes pour une grande partie aujourd'hui se reconnaissent pas dans cette envie de radicalité »
  • 15:01Marie-Charlotte GarinFait
    « quand Marie Charlotte arrive le début de son mandat en juin 2022 avec la robe de Cécile Duflot qui une dizaine d'années auparavant c'était fait huer parce qu'elle avait une robe à fleurs et qu'elle était une femme profondément parce qu'elle était une femme »
  • 53:56Fait
    « il a été élu sur un territoire en marine Le Pen en progression il n'avait pas à aucun moment le logo nu-pès sans aucune de ses affiches sans aucun de ces tracts »
  • 55:52Fait
    « moi je suis plus en master mais avec les j'ai discuté beaucoup avec ceux de première année et ce qui s'est ressortait et que moi je trouvais très touchants moi ça m'énervait beaucoup que la fac soit bloquée »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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euh c'est que vous puissiez peut-être tous venir plus proche de nous comme ça on aura le sentiment d'une d'une proximité si chacun peut peut-être avancer de quelques rangs comme ça ce sera plus agréable et pour nous et pour vous on aura le sentiment de proximité entre les élus et les lecteurs ce qui arrive parfois

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l'idée mais je vais laisser l'eau d'entamer cette introduction c'est d'avoir une discussion une heure durant avec notre 4 invités avec vous également sur le thème suivant et sur le thème de comme l'indiction titre très précisément faire de la politique débouler jeunesse et donc avec la question simple interroger le lien qui unit la jeunesse avec la pratique politique l'idée de cette conférence en tout cas pour qu'on a souhaité la faire c'est parce qu'on pense que le lien entre jeunesse et politique souffrent de trois idées répandues trois fausses idées la première c'est qu'il suffirait d'être jeune pour faire de la politique autrement pour renouveler l'art et la pratique politique on a bien vu des personnes considérées comme jeunes être

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élu et faire de la politique vraiment à l'ancienne la deuxième idée est répandue c'est qu'il faudrait être jeune parler comme un jeune pour s'adresser aux jeunes et on se questionne parce que est-ce que la défiance qu'entretienne certains jeunes à l'égard des responsables politiques touchent aussi que je ne l'ai lu troisième idée répandue la jeunesse en politique serait une valeur en soi c'est peut-être vrai mais que fait-on alors de l'expérience du temps de l'apprentissage est-ce que faire jeune est vraiment un but en soi bonjour à toutes et à tous merci beaucoup d'être venu pour cet après-midi à l'université Libé sa première édition nous sommes ravis que vous soyez que vous soyez présent et également pour les personnes qui sont en direct avec nous

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en fait sur le site de Libération sur twitch sur YouTube sur Instagram sur Tik Tok merci beaucoup je me présente je m'appelle Quentin Lafesse je suis producteur à France Culture où je présente la matinale de weekend game producteur de backsi très vite co-animé cette conférence avec Maud qui est journaliste mode benashka benaka journaliste à Libération et avec nous pour débattre quatre invités Clémence guetter député la France insoumise bonjour Clémence vous étiez à l'origine parti pour parler de microéconomie finalement on va parler de jeunesse est-ce que ça vous convient oui ça me va très bien il y aura beaucoup de choses à dire aujourd'hui avec nous également Philippe Brun député

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socialiste et apparentés nupes salut salut les jeunes aujourd'hui c'est pour faire jeune Marie-Charlotte Garin qui voulait débattre avec d'autres personnes qui voulaient que la conférence soit animé par d'autres personnes notamment des journalistes de Libération donc je suis désolé ce sera moi député écologiste bonjour bonjour

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Général des Jeunes Communistes mais secrétaire général plus pour longtemps c'est ça non je passe la main dans trois jours de cette table et ben vous nous expliquerez pourquoi première question peut-être pour vous Clémence guettait est-ce que selon vous la jeunesse en politique c'est c'est nécessairement une vertu ou est-ce que vous prêchez plutôt d'une façon générale pour la pour la nouveauté ou ni la jeunesse ni la nouveauté de vous paraissent être des des vertus et des valeurs importantes je sais pas à quel point on doit répondre rapidement mais je me permets de commencer par une parenthèse donc comme quoi je fais de la politique quasiment à l'ancienne mais je veux juste dire avec Marie-Charlotte avec

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Philippe on sort de commission des affaires sociales ce matin ou examiner la PPL d'abrogation de la réforme des retraites et je crois que ce qu'on a vécu ce matin et le symptôme pour le coup d'un vieux monde politique qui se meurt donc je voyais que je j'arrive à la thématique de la jeunesse mais vraiment au-delà de ça il y a le système dans lequel on fait de la politique les règles du jeu la Constitution de la Cinquième République qui permet la brutalité démocratique et qui amène énormément de défiance énormément de défiance notamment parmi les jeunes gens qui du coup préfèrent parfois d'autres engagements associatifs syndicaux préfèrent opter pour d'autres pratiques que celle de la politique traditionnelle

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donc elle a désobéissance civile s'engager dans les mouvements Premier ministre écologiste etc qui est quelque chose que nous politiquement on doit accompagner et donc ça m'amène à votre question je pense que il y a pas de il y a pas de vertus en soi dans la jeunesse par contre le fait d'arriver comme c'est le cas de Louis Boyard dans mon groupe à 21 ans à l'Assemblée nationale il est certain que lui et d'autres puisqu'on est plusieurs à avoir moins de 35 ans dans le groupe la France insoumise à l'Assemblée nationale ça bouleverse des codes qui sont ceux de ce vieux monde dont je viens de parler qui a été quand même préempté pendant des dizaines et des dizaines d'années notamment pour ce qui concerne l'Assemblée nationale par

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des hommes vieux blancs qui répondait à des critères de notabilité notamment et qui est et je pense que ce monde là est en train d'être bouleversé au moins dans tes schémas d'identification après ce que je pense c'est que la clé du problème doit se lire en termes de lutte des classes quand même et que donc il suffit pas de la jeunesse mais il faut aussi renouveler les profils politiques et notamment la sociologie des gens qui s'engagent politiquement donc nous on essaye de faire des choses peut-être j'aurais l'occasion de dire dans le débat mais je crois qu'une figure comme celle de Rachel keké qui entre à l'Assemblée nationale après des mois de lutte qui s'est avéré victorieuse qui était femme de chambre à l'hôtel Ibis

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des Batignolles ou Mathilde dignier qui est ouvrière l'agricole Vienne questionner viennent bouleverser les anciens codes et viennent offrir de nouvelles figures d'identification qui sont des figures très fortes politiquesment donc la jeunesse je dirais ne fait pas tout il est toutefois très très bien que les jeunes gens puissent s'engager et trouver des lieux d'accueil dans nos différentes organisations politiques avec des codes qui sont renouvelés à l'humanité je ne suis pas là pour faire de la popole comme quelqu'un de 50 ans correct je pense que le fait d'être jeune ça amène je sais pas si pareil pour mes collègues mais dans mon cas je l'ai analysé avec le fait que c'est amené une forme de charge mentale

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puisque on serait plus sujet à être décrédibilisé du fait de notre jeunage et donc c'est un peu quelque chose que j'ai toujours en tête comme ça qu'il faut contrer de se dire bon ben moi je peux pas faire ça parce que si je fais ça comme je suis jeune déjà et que je me décrédibilise tout le temps je peux pas le faire je pense que je me pose peut-être je sais pas si c'est le cas de mes collègues mais je me pose peut-être plus de questions que mes collègues de 50 ans et une fois concrètement on vous rappeler récemment d'un moment où vous a dit ah non là faut que j'y aille parce que justement si je me si je m'écoutais je m'auto censuré à cause de mon âge oui et puis et puis là la première fois que je me suis dit mais en fait j'ai pas été élu pour me comporter comme une personne

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de 50 ans comme un homme de 50 ans c'était sur un truc tout bête où je me demandais comment je pouvais m'habiller quoi est-ce que j'étais assez bien habillé pour l'assemblée parce que effectivement on s'attend à l'école au code du costume etc personne sur les 21000 électeurs qui ont voté pour toi qui a mis un bulletin de vote dans l'urne pour te dire on attend de cette personne qu'elle fasse exactement comme les aînés avant elle jusqu'à maintenant donc c'est très bête et c'est très concret mais de manière générale c'est la question que posé clémence des représentations on rentre en fait dans cet espace politique et avec ce costume moi je dis toujours le costume de député il a pas été taillé enfin il a été taillé par les hommes pour les hommes et un certain type d'homme et du coup ce

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qu'on gagne à faire c'est de faire rentrer le plus de monde et le plus de diversité possible pour que cette assemblée soit le reflet de notre société et c'est pareil en politique et aujourd'hui on n'est pas encore sur une représentation on va dire à la hauteur des enjeux qu'on attend mais c'est notre responsabilité en tout cas de faire avec ce qu'on est parce que si on rentre dans l'institution et qu'on se fait broyer par la machine aucun intérêt pourquoi moi plutôt que quelqu'un d'autre pas pouvoir rentrer dans le détail au fur et à mesure Philippe Brun à votre avis jusqu'à quand est-ce qu'on peut dire qu'on est un jeune politique généralement c'est jusqu'à 50 ans en France je tiens d'une interview de Jean-François Copé une dizaine d'années qui disait je suis jeune ordinaire

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d'avoir 46 ans à l'époque alors moi je suis peut-être un peu différent de mes deux collègues moi je crois pas tellement à l'existence d'une jeunesse en politique et moi les pierres réflexes à parachutiques et les et les comportements les plus ringards souvent chez les plus jeunes faudrait des mouvements de jeunesse des partis politiques c'est extraordinaire bon des jeunes saucisses j'adore moi je ils sont tous en costume enfin je veux dire donc il y a aussi une forme de mimétisme il y a un historien critique d'art qui s'appelle Harold Rosenberg tu es un article qui s'appelle la tradition du nouveau qui se moque en fait de finalement cette perpétuel retournement ou systématiquement une nouvelle génération qui dit nous on est plus fort que la précédente et finalement copie

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prenons deux modèles politiques qui ne sont pas de mon parti politique mais qui sont quand tous les deux contribuaient à la rénovation de la vie politique française vous avez Jean-Luc Mélenchon un vieux sénateur plan ringard qui crée qui ringard qui en fait crée la nups et réencre le Parti socialiste à gauche grâce à action et atteint moteur extraordinaire de changement politique dans notre pays et dans le même temps vous avez Emmanuel Macron jeune stylé c'est en privé et qui en fait applique le programme de Jacques Attali vous avez deux figures différentes qui sont tous les deux porteurs de changement l'un qui est jeune l'autre

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qui est vieux et finalement ce qui compte c'est bien ce qui a dit ce qui a dit tout à l'heure Clémence c'est évidemment le contenu de ce qu'on propose et donc moi je crois qu'il peut y avoir beaucoup de modernité une vraie transformation une vraie ambition de changement portée par un Bernie Sanders porté par un joli prénom portée par Gabriel Attal ou par un Emmanuel Macron et donc je crois qu'il faut surtout pas tomber dans ce débat là voilà la jeunesse en vérité c'est avant tout la puissance de la transformation que l'on veut impulser et peut-être pour faire réagir Léon des fontaines à ce que vient de dire philippin ringarde et jeunesse politique

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non bon plusieurs plusieurs choses tout d'abord sur la question vestimentaire parce qu'on a commencé à aborder ça et moi je suis le seul avec un test de costume non mais je pense pas que c'est appréhender les choses par la manière de s'habiller je pense que c'est prendre le mauvais goût y compris moi j'ai rien j'ai rien à prouver et je peux dire que j'étais si fier de moi qu'on la première fois j'ai acheté une veste de costume je me suis ruiné parce que je travaillais à Subway à l'époque à côté de nos études et pour moi c'était important la boutique c'est quelque chose d'important c'est quelque chose de sérieux pour moi c'était important justement de plus des gens que je pouvais représenter etc de pouvoir être habillé avec une baisse de costume voilà ça c'était juste sur la parenthèse du

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coup je commence également avec parenthèse sur la question vestimentaire maintenant sur sur la jeunesse moi j'ai un peu de mal à se dire enfin avec ce discours qui aujourd'hui est omniprésent y compris dans les organisations de jeunesse de gauche notamment sur cette idée que il faut accompagner une jeunesse qui aspire à la radicalité côté accompagner cette jeunesse qui est mobilisée pour le climat etc etc parce que c'est vrai qu'aujourd'hui il y a une partie de cette jeunesse souvent étudiante qui est engagé associatifs politiquement qui sont mobilisés pour les manifestations pour le climat qui ont envie justement de radicalité etc mais je pense qu'aujourd'hui ce n'est pas une majorité de la jeunesse je pense

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que j'aimerais commencer moi mes propos sur ce sujet c'est que la jeunesse est multiple et elle est diverses et aujourd'hui et je vais mettre quelques chiffres et on a un jeune sur cinq qui n'a pas le bac un jeune sur cinq qui est en bac professionnel alors et ces jeunes aujourd'hui ils habitent pas dans les centres-villes des grandes métropoles et ces jeunes pour une grande partie aujourd'hui se reconnaissent pas dans cette envie de radicalité ne se reconnaissent pas dans cette jeunesse qui se mobilise contre la réforme des retraites dans les Black Blocs etc et d'ailleurs c'est certain jeunes qui sont confrontés en premier lieu par cette réforme des retraites injustes mais qui ne se mobilisent pas parce qu'ils veulent pas être amalgamer dans cette dans cette

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catégorie la jeunesse et je pense qu'il faut qu'on puisse nous encore plus à gauche être conscient de cette diversité de la jeunesse et aller considérer cette jeunesse parce que trop souvent ne la considère pas cette jeunesse trop souvent on dit les jeunes se mobilisent pour le climat sont présents dans les manifestations des vendredis pour le climat c'est vrai une partie de la jeunesse mais pas tous les jeunes donc le premier travail que nous devons faire c'est aller considérer cette jeunesse ça les discuter avec cette jeunesse et de voir que oui bah en fait on a des jeunes qui aujourd'hui n'ont pas le choix que de prendre leur voiture parce que ils ont un stage qui a 30 bornes de chez eux que dans une entreprise dans lequel ils vont pas faire toute leur carrière qui

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doit se lever à 5h du matin pour embaucher et qui a pas de transport en commun encore moins à cette heure là bon bah à quel moment notre discours politique va aller leur parler et je vois c'est l'objectif que je me suis fixé en tant que créateur quand je suis arrivé ce créateur Général des Jeunes Communistes c'est d'aller être en capacité de structurer et d'organiser cette jeunesse de lui proposer d'adhérer et surtout de la monter en responsabilité et c'est ce que nous avons tâché à faire et je le dis aussi très calmement c'est que si on le fait pas soit ils vont se résigner au mieux à ne plus participer à aux jeux politiques soit ils vont voter Bardella et notre défi de génération à toutes et tous ici ça va être de combattre Marine Le Pen évidemment mais Jordan Bardella parce

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que c'est lui qui arrive qui est donc génération qui est à notre âge et c'est lui qu'on va devoir combattre et on le combattra justement en allant chercher cette jeunesse qui aujourd'hui se sont délaissés trop souvent délaissés y compris par la gauche c'est une réaction peut-être j'ai cru voir dans le 2 des fontaines une réaction à ce que vous disiez tout à l'heure dans le dans la façon dont vous pensiez votre pratique politique accompagnée des mouvements sociaux de jeunesse accompagné des mouvements de désobéissance civile est-ce que vous manquez pas c'est vrai une partie de la jeunesse peut-être non ou moins engagée est-ce que je peux me permettre une série de sur ce qui a été dit avant déjà je suis pas d'accord sur le fait de sous-estimer

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la puissance de ce qui est lié à la tenue vestimentaire c'est à dire que c'est ce qu'on projette au monde je reviens là-dessus ça peut paraître être un point de détail mais quand Marie Charlotte arrive le début de son mandat en juin 2022 avec la robe de Cécile Duflot qui une dizaine d'années auparavant c'était fait huer parce qu'elle avait une robe à fleurs et qu'elle était une femme profondément parce qu'elle était une femme c'est un geste politique qui est extrêmement fort extrêmement signifiant et je crois que c'est aussi notre devoir de mener des luttes comme ça qui sont symboliques et quand Louis Boyard se fait insulter par les macronistes parce que il a des baskets c'est aussi envoyer un signal sur le fait que prétendument nous

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pourrions pas entrer dans ce monde-là donc je crois qu'il y a des combats qui sont symboliques mais qui sont extrêmement importants à mener d'ailleurs les macronistes les mêmes qu'en 2017 il venait nous obliger à porter des cravates et qu'en 2022 ils veulent l'objet nos équipes nos collaborateurs à mettre des vestes de costumes ils mènent un combat symbolique de fermeture de ce monde et à mon avis c'est pas du tout anecdotique j'en veux pour preuve quand je reçois des classes de lycéens ou de collégiens à l'Assemblée nationale en visite perdure énormément l'idée ils viennent de matières conscription donc beaucoup de quartiers populaires perdur l'idée que ce monde là leur est impossible leur est fermé et m'interroge sur le niveau de diplôme qu'il faudrait la profession

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qu'il aurait fallu exercer etc et je crois qu'on doit déconstruire extrêmement fortement l'idée que veulent faire perdurer toutes celles et ceux qui dominent dans ce monde politique que ce serait un monde clos qui serait réservé à une certaine catégorie de personnes et ça c'est éminemment politique et donc il faut il faut mener ce combat là ensuite je rejoins ce qu'a dit Philippe pas sur la ringardise alors ça vraiment je m'y oppose totalement on est sur le fait que c'est le projet en fait l'important c'est qu'est-ce qu'on propose comme transformation potentielle du monde et je pense moi que la radicalité du projet son envergure dans ce qui est promis en terme transformation du monde dans ce qui est promis en terme de lutte contre le changement climatique en faveur de

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politique de jeunesse je pense à ce qui arrive en ce moment sur la réforme des lycées professionnels sur lequel il faut batailler énormément ça explique les 30% de Jean-Luc Mélenchon parmi la jeunesse au sein de la jeunesse qui était le premier candidat des jeunes et c'est pas pour rien c'est pas lié en effet à son âge c'est parce que il portait ce projet là ensuite il y a aussi une question peut-être qu'on va y venir après mais je l'aborde là qui est celle des outils politiques Jean-Luc Mélenchon il fait de la politique aussi sur TikTok aussi par hologramme etc et là où ça peut paraître anecdotique ne pas mépriser les outils qui sont ceux ordinaire de toute une génération qui les utilise au quotidien fait partie des choses qu'on a fait qui pu permettre de faire entendre notre

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programme et nos messages dans différentes sphères dans lesquelles c'est pas habituel et du coup j'ai zappé votre question à force de faire des parenthèses et je vais la rappeler c'était est-ce que vous manquez pas une partie de la jeunesse en expliquant que vous souhaitez d'abord et avant tout accompagner des mouvements sociaux bien identifiés ou des mouvements de désobéissance civile est-ce qu'il y a pas aussi toute une partie de la jeunesse qui est bien moins visible bien moins engagée et donc il faut s'occuper accompagner aussi alors sur cette question je pense que l'exemple de la réforme des lycées professionnels elle est elle est très emblématique on a estimé en tout cas moi j'estime qu'on avait fait énormément de travail par exemple dans les facultés avec les

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jeunes insoumis et que dans les lycées professionnels c'est plus compliqué alors même que nous on a on a mis au point une stratégie qui est celle d'aller chercher le bloc des abstentionnistes pour arriver au pouvoir un jour un jour ça c'est une un choix stratégique une option stratégique qu'on a fait très clairement et qui est important à rappeler or sociolog les gens qui s'abstiennent c'est situé aussi et typiquement sur la question des lycées pros si on y va pas si on n'est pas audible là-dessus on manque toute une partie de la jeunesse fondamentalement et par ailleurs je reviens aux règles de la Cinquième République tiennent à distance qui dégoûte qui favorise l'abstention et c'est pour ça que à mon avis le point central d'un programme de radicalité et

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de rupture ça doit être le changement des règles du jeu le passage à la Sixième République une nouvelle constitution et qu'on se permet ensemble de les redéfinir c'est fondamental parce que sinon on est dans une dans une 5e qui est sclérosée et qui empêchera toujours finalement l'évolution vers des formes de mobilisation politique traditionnelle ou moins traditionnel après donc voilà je pense qu'on essaie de tenir cette exigence là centralement pour en effet dans les mobilisations mais pas que et d'ailleurs il y a pas que des gens militants qui ont voté pour nous aux dernières élections et les chiffres l'ont montré donc je pense qu'on réussit à être audible sur la base du projet on a abordé la question vestimentaire on

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a commencé aussi aborder la question des outils est-ce que ça s'apprend d'être député est-ce que petit à petit ça devient un métier au sens noble du terme comment vous vivez comment vous percevez cette cette fonction et ce mandat j'aime bien dire que c'est pas un métier mais que ça doit être en service en fait rendu un collectif parce que dans le métier je pense qu'après il y a le risque qu'on le veuille à tout prix et quand on le veut à tout prix on peut potentiellement se compromettre donc moi je mets un peu de distance en utilisant pas le mode métier mais en tout cas en utilisant la notion de service est-ce que ça s'apprend déjà je crois que en tout cas je peux parler je pense pour nous trois en disant que on a des collaborateurs et des collaboratrices et

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des équipes ce qui vous permettent aussi de faire notre métier de manière extrêmement qualitatif donc moi je salue ce SMS qui sont présents dans la salle donc si on dit que tout le monde doit pouvoir rentrer à l'Assemblée ça veut dire que tout le monde doit pouvoir y accéder et qui devrait pas y avoir de voir Royal qu'on devrait pas devoir avoir fait certaines études etc pour y être ou avoir un certain capital socio-économique etc et nous on représente une jeunesse comme on disait c'est pas toutes les jeunesses et qu'effectivement on a un enjeu d'ouvrir encore plus grand la porte la question de est-ce que ça s'apprend ça s'apprend déjà à l'usage certains d'entre nous on est issus de militantisme donc on a déjà eu des petites expériences comme ça qui

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nous préparent pour y arriver après je pense que on est peut-être un certain nombre pour qui ça a été quand même un choc il y avait plein de choses auxquelles on s'attendait pas des codes qu'on connaissait pas la violence aussi du débat politique sous ce quinquennat qui est extrêmement forte moi j'ai grandi politiquement au niveau local à Lyon j'étais clairement pas prête pour ce qui m'attendait à Paris et c'est un apprentissage constant donc oui ça s'apprend ça s'apprend avec des équipes ça s'apprend sur le tas aussi très franchement enfin il y a des choses je crois qu'il y a rien qui peut nous préparer en fait à la vie qu'on a aujourd'hui parce que c'est complètement démesuré enfin c'est pas normal il y a plein de choses qui sont pas normal dans cette vie juste en campagne c'est pas

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normal d'avoir sa tête affichée partout dans sa circonscription donc ça s'apprend et est-ce qu'on voit aujourd'hui c'est que il y a des personnes qui sont plus âgées en âge mais qui sont jeunes en politique qui sont jeunes à l'Assemblée et finalement on va peut-être parfois avoir beaucoup de points communs avec des personnes qui viennent d'arriver dans le mandat qu'avec des personnes qui m'ont de la politique pas forcément dans les musiques quoi mais qui font ça depuis 10-15 ans et qui vont déjà avoir les codes etc etc donc là on en revient finalement à la notion de jeunesse en politique et pas la question de la jeunesse en âge et ça ça rejoint finalement le fil rouge qu'on déroule depuis tout à l'heure qui dit que la jeunesse en politique c'est aussi quelque chose qui va venir justement

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vous percer questionner les programmes questionner les manières de faire etc et qui va venir peut-être nous interroger sur nos pratiques de manière générale les brun vous avez accompagné Axel le maire qui était député il y a plusieurs années ensuite vous êtes devenu juge administratif vous êtes revenus vous-même en tant que en tant que député pourquoi ce ce parcours et sur la question justement qu'on lit sur comment est-ce qu'on entre en politique et comment est-ce qu'on fait de la politique pourquoi avoir choisi de revenir en politique avant de parler avant avant de parler de moi parlait quand même de la situation aujourd'hui critique de représentation politique dans notre pays 80% des députés sont des cadres mais

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sont intellectuels supérieurs alors que 80% des Français ne le sont pas bien je crois que quatre ouvriers à la semaine nationale quand il y en avait 50 dans les années 70 la situation s'empire d'années en année malgré les efforts d'un groupe politique qui est à ma droite en s'insoumise qui compte comme important par rapport aux autres groupes ouvriers et d'employés situations sociales manière générale de l'absence totale semble de profession dans la représentation nationale de ce pays et malgré tous les efforts qu'a pu faire par exemple insoumise je crois qu'il y a encore 60% des députés insoumis qui sont cadres et professions intellectuel supérieur je vous parle pas socialiste

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puisque on a 10% des marques socialistes ont moi-même donc c'est dire à quel point nous ne sommes pas représentatifs de la société alors moi j'ai créé il y a deux ans une école qui s'appelle l'école de l'engagement et tu décolle qui n'est pas accessible aux élèves de la Sorbonne une école pour les gens qui sont ouvriers employés caissières caristes préparateur de commandes garagiste des gens qui voilà sont des gens de tous les jours des gens qui travaillent et qui eux jamais ne vont se présenter une élection on va jamais les chercher et finalement n'ont pas les codes aujourd'hui pour entrer en politique qui sont bien sûr mais c'est une vraie différence avec la chance de pouvoir étudier ici qui est extraordinaire et elle est et milliers des millions de

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personnes qui n'auront pas cette chance de venir ici et donc le rappeler très fortement et permettre justement à ce que on puisse faire rentrer une nouvelle avant garde populaire au sein de l'Assemblée nationale c'est ce qu'on a retenu pendant le mouvement des gilets jaunes pourquoi vous vend des gilets jaunes il a pas fonctionné parce que finalement c'est une belle tête affiche qui qui arrivait qui sortait elle n'avait pas finalement les outils la formation pour obtenir la difficulté du combat politique et les outils de défense intellectuelles également moi j'ai beaucoup milité dans l'heure avec Ingrid Levavasseur qui est une gilet jaune gris delté formidable elle est bien plus éloquente que moi elle a plus sa place à l'Assemblée nationale que moi et pourtant finalement la difficulté qui

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a été la sienne dans ce mouvement l'a amené à devoir arrêter totalement l'engagement politique alors moi je suis favorable à ce qu'on applique le principe de parité populaire on a fait la parité femme homme et il faut continuer à la faire parce qu'on en est extrêmement loin et moi je suis favorable que les partis politiques de gauche car nous avons vocation à représenter les gens qui travaillent que nous nous imposions de réserver 40% de nos circonscriptions à des oubliés et des employés après la parité femme homme il faut aussi faire la parité populaire et moi je suis prêt à être remplacé voilà et donc je le dis moi je suis favorable au grand remplacement des énarques barent des caissières des aides-soignantes des assistantes maternelles des gens qui travaillent dur

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et qui ont vocation à représenter le pays et ça se fait comment il faut qu'on forme parce qu'il faut évidemment comme le Parti communiste l'a fait pendant des années le dernier outil vraiment de formation populaire dans ce pays c'était le Parti communiste français et le déclin relatif qu'on voudra pas électorale en tout cas du Parti communiste a fait disparaître les classes populaires de l'Assemblée les 50 députés ouvriers à l'Assemblée nationale des années 70 qui étaient tous communistes donc aujourd'hui il faut qu'on arrive à créer cette formation j'ai fait l'école de l'engagement et ça rentrait pour la deuxième promotion à Montpellier ce week-end il y a l'Institut de la Boétie qui s'y met aussi je sais que les uns les autres ont s'y met c'est un objectif qu'on doit

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avoir car la politique devient une langue étrangère et la profession politique une profession réglementée et c'est contre cela que nous devons lutter et on défendait de la question qui est posée plus fondamentalement effectivement c'est celle du rôle des parties est-ce qu'ils sont encore capables aujourd'hui de transmettre une culture et des codes politiques on sait que le Parti communiste l'a fait énormément ça vient d'être dit historiquement d'autres participantes essayez depuis la République en marche plutôt échoué et les filles a tenter aussi et ça a été assez compliqué aussi à concrétiser comme comme type d'enseignement qu'est-ce que vous prodiguez comme conseil en la matière est-ce que vous pensez que cette encore le rôle des parties ou qu'il faut créer

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comme l'Institut La Boétie et des structures dont c'est une fonction dédiée je pense que les parties ont un rôle essentiel à jouer pour répondre à ce beau défi et je vais dire sans polémique mais en fait moi mon sens c'est les parties sont les la seule clé justement pour pouvoir répondre à ce défi et permettre justement de former l'ensemble de la population aussi diverses qu'elle peut être justement à être amené à un moment un autre à apprendre des responsabilités politiques et je vais dire d'autant plus éléments que je pense que le caractère démocratique des partis politiques parce que je pense que un parti fonctionne qu'avec un fonctionnement démocratique en tout cas un sens qu'avec un démocratique

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c'est ce qui permet justement

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le rôle démocratique des jeunes communistes et essentiel non pas par une volonté purement morale d'être démocratique parce que ça fait bien des démocratiques c'est que sans caractère démocratique ça veut dire que nous ne serions plus en phase avec la jeunesse c'est bien parce que justement dans notre organisation nous avons des cadres de décision des cadres de discussion des cadres de Rencontre avec des jeunes aussi diverses qui peuvent être que chacun puisse exprimer avec des horizons différents des fois avec des idées différentes et pouvoir confronter ces points de vue ensemble et prendre des décisions de là que nous arrivons à avoir une organisation qui est le plus en phase justement avec la jeunesse dans sa diversité et moi je conçois mon exemplaire personnel je viens pas d'une

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famille du toute communiste qui est même pas qui était pas engagé politiquement et comment je me comment je suis arrivé à m'engager politiquement tout simplement parce que j'ai fait de l'aide aux devoirs d'abord dans un dans une association à côté de chez moi dans les quartiers nord d'Amiens et peu de temps après j'ai participé à ma première manifestation j'avais 17 ans à ce moment-là les jacobistes ont dit bah il y avait des jeunes communes c'était d'ailleurs qui était présent cette manif à Amiens ils m'ont dit bah écoute on fait une réunion à ce moment-là viens voir un peu ce qu'il en est j'arrive dans cette réunion et là d'un seul coup moi je vois des jeunes qui vient de lycée professionnel de lycée général des étudiants des jeunes qui sont charis d'autres qui sont

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couvrir et cetera on se retrouve tous autour d'une table et on discute pendant une heure pendant une heure ou deux heures sur la manière dont on doit nous organiser et je peux vous dire qu'il y a eu énormément de débats il y a eu énormément de confrontation mais moi à la fin j'ai dit bah où est-ce que je sais que j'adhère parce qu'en fait c'est ça aujourd'hui le sens de la politique et c'est bien justement grâce à cet espace qui est fait à la jeunesse dans sa diversité qu'on sera capable demain d'avoir une diversité de représentation politique et moi c'est ce que je dis aussi aux camarades jeunes commis je leur dis l'objectif c'est pas que de faire adhérer des jeunes qui viennent de quartier populaire c'est pas faire adhérer que des jeunes qui viennent de

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lycée professionnel c'est de regarder comment on arrive à les monter en responsabilité et les monter en responsabilité l'apprentissage veut dire de la politique c'est pas baisser le niveau politique d'une manière ou d'une autre c'est au contraire leur donner justement toutes les clés pour permettre de jouer aux jeux politiques jusque dans les plus grandes institutions le Sénat l'Assemblée nationale le Parlement européen et pourquoi même pas même la haute fonction publique c'est un sens une politique et c'est ça qui a été la force du Parti communiste la force du Parti communiste a pas été lorsqu'il y avait des ouvriers à l'assemblée de de de dire aux ouvriers venez avec votre bleu de travail à l'Assemblée nationale ça a été je vais vous on va vous donner nous la classe

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ouvrière la classe laborieuse toutes les clés de l'engagement politique toutes les clés du géopolitique pour pouvoir mieux le combattre et c'est ça qui a été notre force et c'est ça qui sera la force de la gauche de demain et je pense que d'ailleurs les jeunes n'aspirent pas justement à ce que la politique se mette entre guillemets alors niveau si je trouve que c'est très très dénigrant je dis pas que c'est plutôt ce qui a été dit mais je pense que c'est au contraire leur apporter les clés et leur apporter les clés à mon sens en premier lieu c'est ouvrir les portes de nos locaux et leur permettre justement de participer aux décisions de notre de nos organisations vous nous expliquerez pourquoi vous guider dans trois jours vos fonctions puisque vous avez encore l'énergie du

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combattant ça fait plaisir à voir est-ce on a souhaité avec Maud qu'une discussion puisse se nouer entre vous quatre et les personnes présentes dans la salle puisque largement composé de jeunes est-ce que vous avez des questions des questions à transmettre ou on fait circuler le micro il peut y avoir plein de choses il peut y avoir sur la défiance qui peut y avoir face aux élus il peut y avoir des questions est-ce que je m'engage plutôt en politique est-ce que je m'engage plutôt dans le militantisme quel n'hésitez pas à leur poser des questions et à témoigner moi j'avais une question sur est-ce que le jeune est-ce qu'en fait c'est aux jeunes de s'intéresser eux un petit je sais pas quel est votre cas vous mais est-ce que le tellement ça a été intérêt

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comme il pourrait être intérêt pour le sport ou pour tous types de choses est-ce que il devrait pas venir du jeune et ce que c'est le vraiment si les jeunes ne sont pas intéressés à la politique est-ce que finalement ce serait pas une forme de fatalité mais c'est s'il n'y va pas de lui-même est-ce que il va vraiment apporter quelque chose finalement au monde politique finalement je vous donne la parole parce qu'en plus c'est plutôt intéressant comme le parcours que vous avez eu vous avez une entrée assez fulgurante en politique donc peut-être que vous pourrez aussi partager votre votre parcours et répondre typiquement moi quand j'étais en étude il y avait les jeunes PS et

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empêchent et pour le coup je me suis fait un soir rejoint un peu ce qui a été dit tout à l'heure quand tu disais parfois il y a des jeunes qui répliquent exactement les les codes des aînés et je me suis waouh ils font exactement comme le vieux monde du coup j'avais aucune aucune aucune aucune envie d'avoir un engagement partisan à ce moment-là après j'ai déménagé je suis arrivé à Lyon et juste pardon mais c'était quoi par exemple des trucs vieux monde quand vous les voyez je sais pas est-ce que c'est dans les universités est-ce que c'était dans la rue ça représente quoi ouais c'était en fait c'était moi j'étais à Sciences Po donc pas trop loin et en fait c'était ce truc des codes c'était presque la course au costume on revient finalement aux questions

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d'Avignon je trouve ça assez intéressant mais c'était le truc du coup ça transpirait la corruption ça transpirer l'entre-soi c'était hyper fermé c'est hyper masculin moi j'étais jeune c'était ce que ça dégageait j'ai pas dit que c'était ce qu'il y avait mais c'était ce que ça dégageait de l'extérieur c'était vraiment l'image de l'entre-soi un peu magouillard vraiment les mêmes présentations clichés qu'on peut avoir quand on dit tous pourris quoi bah moi ça me faisait vraiment cet effet là moi j'étais jeune à la question écologique je me suis dit mais il y a pas fait j'avais j'estimais que j'avais pas de place en fait dans cet environnement là je déménage à Lyon pour des raisons professionnelles et là il se trouve que je me dis bah c'est il y a un ministre qui démissionne à ce moment-là

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et qui dit que la politique des petits pas ça suffit pas Nicolas Hulot et je me dis ok il me faut de l'engagement collectif il se trouve que je vais vers les écologistes à ce moment là ce qui se passe c'est qu'il y a une communauté qui se crée en fait sur un projet politique sur une campagne et moi je veux insister là dessus c'est l'importance des liens humains et des projets enthousiasmants donc tu as le volet programmatique avec le projet et il y a le volet humain les gens ils restent dans une organisation politique pas que pour le projet c'est pas vrai parce qu'en fait militer et faire de la politique c'est dur et on le fait sur un idéal ça dure mais ça dure un certain temps parce qu'on n'est pas des Marty en fait et donc on a besoin de bien humain et notre enjeu aujourd'hui

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c'est comment est-ce que les communautés militantes concrètes et communauté politique elles font de la place pour les jeunes parce que si tout est verrouillé et si demain vous vous arrivez vous passez la porte d'une de nos organisations politiques et justement moi les fait que moi j'ai eu quand j'étais en études à Sciences j'ai pas de place là-dedans donc notre job c'est de créer des communautés qui soient ouvertes et dans lesquelles les gens peuvent s'engager peuvent être formés et à terme monter en compétences et moi j'ai envie de dire aussi si on veut que les jeunes s'intéressent à la politique il va peut-être falloir qu'on leur redonne confiance mais en fait c'est pas que les jeunes c'est tout le monde c'est tous les néophytes qui pourraient s'intéresser à la politique

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on en revient à la question c'est pas forcément la jeunesse dans l'âge il voulait redonner confiance et aujourd'hui nous on dit ce qu'on a vu ce matin à l'Assemblée ça donne pas envie en fait ça donne plutôt envie de claquer la porte parce que tout est verrouillé et que c'est dégoutant et il y a moi un jour quelqu'un dans ma vie qui m'a dit mais si tous les dégoûtés partent ne restent que les dégoûtants et du coup c'est ça l'enjeu c'est de se dire qu'il faut il faut qu'on reste de toute façon pour faire un nombre et à force quand on sera de plus en plus nombreux jeunes pas jeune mais juste des personnes qui ont encore envie d'y croire qui ont encore un idéal sur le renouveau politique à force de faire non on fera signe et on permettra en fait une vraie transformation culturelle de

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la politique en France aujourd'hui mais une autre question un autre témoignage

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bonjour je suis en classe préparatoire aux grandes écoles d'ingénieurs et je remarque il y a très peu d'engagements politiques dans ma classe voire pas du tout et dans un monde qui a besoin d'une transition écologique qui passe notamment par la formation d'ingénieurs pour réfléchir à ces sujets c'est difficile de comprendre le manque d'engagement politique est-ce que vous considérez que la formation politique doit aussi passer par l'école merci et on des fontaines alors j'ai pas compris doit passer par l'école l'école de formation des parties où l'école c'est au sein même de l'école et l'université qu'on doit à culturer à la politique avec un scie politique il y a

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je vais répondre sur deux choses donc déjà sur cette question là je pense que c'est indispensable de structurer la politique dans l'ensemble des espaces aujourd'hui les jeunes sont et parmi eux les universités les écoles bien évidemment les lycées les centres de formation d'apprenti tous ces lieux là c'est important et moi je j'ai à cœur de faire la politique et je pense qu'on l'est tous ici sur cette tribune c'est de faire de la politique quelque chose qui part du réel qui part du quotidien des gens et de leur montrer comment l'engagement politique justement et le seul moyen de changer le cours des choses de changer leur quotidien et je pense que du coup c'est important de se structurer en effet au plus proche et de créer locaux à ces échelles là et qui puissent

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justement aussi amener la prise de décision ce que je disais sur le caractère démocratique au plus proche de la réalité des jeunes et donc pourquoi pas justement à cette échelle là et nous on a un corps de personnes c'est d'organiser des réunions à l'échelle de lycée à l'échelle université justement pour discuter politique à la fois sur la manière de s'engager au niveau de cette établissement scolaire par exemple en l'occurrence mais aussi de pouvoir discuter de décision et de considérations qui sont plus importantes mais parce que je pense que cette proximité est bien évidemment indispensable je pense qu'on est bien évidemment tous d'accord sur ce sujet et il y avait une deuxième chose je pense que tu évoqué dans ton intervention sur la question le rapport à la science et

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moi ça c'est quelque chose le jeu qui me paraît indispensable et je pense à l'heure où monte d'un côté l'obscurantisme quel qu'il soit via l'extrême droite qui s'exprime de différentes manières religieux mais pas philosophique etc et de l'autre on doit répondre à l'impératif écologique c'est indispensable aujourd'hui de pouvoir avoir un discours qui en premier lieu fait confiance à la science et moi je l'ai observé toutes choses égales par ailleurs mais dans le discours que vous pouvez porter Fabien Roussel lors de l'élection présidentielle on avait un discours qui faisait écho dans un certain nombre d'endroits justement et notamment des écoles d'ingénieurs lorsqu'on défend s'il y aura du débat le mix énergétique nucléaire renouvelable disons que c'est à notre sens le seul

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moyen de répondre au défi environnemental qu'on a devant nous parce que c'est une énergie qui est décarbonée et que c'est ce que nous disent les scientifiques et bien on voit que ce discours fait écho notamment à ces jeunes étudiants fac de sciences ces jeunes qui sont ingénieurs et j'ai jamais eu aussi bonne aussi bonne accueil sont les auprès des écoles d'ingénieur notamment moi je viens de Picardie lutter cette Compiègne par exemple je sais pas si tu connais mais sur lequel j'ai pu militer auquel on avait été évidemment accueilli et j'irai la science au sens large les sciences parce que la trop tendance à dire uniquement physique chimie science de la vie mais toutes les sciences y compris les sciences humaines et je pense que c'est indispensable aujourd'hui que la gauche

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puisse promouvoir justement les sciences et je pense que c'est notre rôle et d'ailleurs je salue du coup l'initiative de libération qui invite de nombreux chercheurs de nombreuses fondations ici pour cette première université qui permet justement de faire de la place à la science et qui est un journal qui se faire le relais justement des avancées scientifiques locataire je pense que c'est on essaie de continuer de le faire aussi autour du climat libétour qui est un tour de France sur les enjeux écologiques c'était le milieu pub mais c'est quand même important de le dire parce que du coup on donne beaucoup la parole aux scientifiques juste pour répondre à la question qui vient d'être posée j'ai quand même le sentiment qu'il y a des choses qui bougent l'engagement politique a été très

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traditionnellement beaucoup plus fort dans ces lieux-là que dans des écoles d'ingénieurs qui n'empêche que quand les étudiants va gros je me rappelle à Turquie et à faire ces sessions et à sortir d'un système je crois que il y a quelques semaines je sais plus si c'était HEC où les secs mais pareil une autre mobilisation dans une école ou traditionnellement en tout cas pour notre camp politique au sens très large se passe pas grand chose je pense que quelque chose est en train de se faire sur le refus d'un monde dominant qui nous est proposé et notamment sur la base des revendications écolo qui ont des implications telles en matière industrielle en matière économique en matière financière si jamais on le prend au sérieux que dans des dans des professions ou dans des types de

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professions pour lesquelles on est appelé donc pour lesquelles on fait une formation habituellement il ne se passe pas grand chose ça va commencer à émerger donc il faut aussi adapter nos propositions pour parler dans ces lieux-là et où il faut pouvoir méditer être soutenu être accompagné ensuite je voulais juste revenir sur une chose qui a dit Philippe avant c'est que je crois que les organisations politiques quelles qu'elles soient ne peuvent pas se contenter de dire il faudrait que il faudrait que il y ait davantage de jeunes il faudrait que il y ait davantage de jeunes issus des classes populaires et que donc ce que Philippe fait avec l'école de l'engagement ce qu'on essaye de faire avec l'Institut La Boétie ça doit se généraliser ça doit prendre en ampleur parce que les choses

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ne se font pas magiquement les pieds de classe de genre de race sont des réalités quand on s'intéresse un tout petit peu à ce qui se passe dans la société quand on essaye de faire de la politique différemment qu'il faut prendre en compte pas seulement avec des incantations mais avec des dispositifs très précis parce que si on compte sur la spontanéité et l'organisation au sein que ce soit des groupes locaux mais par exemple pour faire émerger des candidatures ça ne fonctionne pas les biais de rapports de force traditionnelle dans la politique pour que toute une série de gens sont éliminés au fur et à mesure des étapes ne serait-ce que par leurs conditions matérielles d'existence parce que l'idée ça prend du temps et quand votre souci c'est la survie du quotidien c'est pas

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forcément ce qui vous paraît prioritaire donc il faut aussi que les organisations politiques accompagnent ça nous ce qu'on pas la Boétie c'est donc on a mis en place une formation qui est sur un an qui est très exigeante parce que c'est un week-end par mois et ben on a eu 1400 candidatures pour 70 places la première fois qu'on a ouvert ça et c'est avec des gens qui estiment qu'ils ont besoin d'outils théoriques et pratiques donc ça va de l'introduction au matérialise comment on fait un portable et on s'organise c'est chez soi pour militer ont besoin de ces outils et que c'est de notre responsabilité de les délivrer à mon avis et ensuite j'ajouterai que il faut être réflexif donc réfléchir sur ce qui se passe au sein de nos organisations j'observe que depuis tout à l'heure en

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fait vous nous interrogez sur la jeunesse c'est sans doute parce que on milite là où on mérite mais on vous répond beaucoup par la sociologie et par la question de l'implication des classes populaires c'est notre réponse majoritaire et je pense qu'à ça elle se pose à tous âges et c'est ça qui doit nous interroger très prioritairement la jeunesse viendra avec la réflexion là-dessus et donc voilà je j'ai le sentiment qu'il faut vraiment donner des conditions matérielles qui cet engagement qui le facilite en tout cas alors qu'aujourd'hui il y a énormément de freins et ensuite dernier élément pour répondre jour il y a pas de fatalité il faut surtout pas qu'il y ait de fatalité sans doute là je réponds en militante mais je pense qu'on aurait toutes et tous la même réponse c'est la

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question de l'abstention peut surtout pas s'y résoudre j'ai répondu tout à l'heure par changer les règles du jeu la question de la 6e république qui pour moi à mon avis est fondamental et central mais allez à la conquête des gens qui sont dégoûtés en ce moment et qui ont toutes les raisons du monde d'être d'écouter c'est absolument indispensable et ça ça passe par plus de droit dans la cité quand on parle du droit de vote à 16 ans je pense que c'est parce qu'on a eu une réflexion sur le fait que ça ça permettrait ça de lever des freins de je sais pas si c'est dans l'école que ça doit se passer mais en tout cas le droit de vote à 16 ans c'est de l'éducation citoyenne et les pays qui l'ont mis en place on voit que c'est incitatif pour prendre l'habitude

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d'intervenir dans la cité pour me donner qu'un exemple sur la question encore une question évidemment j'en avais juste une petite non mais j'aimerais bien que vous répondiez relativement rapidement l'un des intérêts aussi de vous avoir eu autour de cette âme c'est pour en effet comprendre les changements qui ont lieu main maintenant ce que vous mettez en place est-ce que vous changez vous dans vos pratiques j'aimerais quand même d'être trois à représenter la nups poser une question sur enfin quatre mais je veux dire en tant que en tant que député sur sur votre travail oui oui quatre mais sur sur votre travail en collaboration

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comment est-ce qu'on comment est-ce qu'on collabore ensemble comment est-ce qu'on représente un parti et comment est-ce qu'on prend des décisions ensemble c'est pas hyper clair comme question je crois mais comment pas clairement comment est-ce que vous faites pour ensemble avec qui je crois que c'est ça la question ensemble entre nous ou ensemble entre vous entre vous concrètement sur la mise en place de est-ce que je vais travailler avec tel autre partie est-ce que je représente d'abord mon parti parce que on a vu ces derniers mois beaucoup de décisions qui ont été prises par rapport à l'opposition on avait besoin d'accord on avait besoin d'être enfin vous aviez besoin d'être ensemble ou non est-ce que dans les nouvelles générations il y a une posture qui est

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différente de ce que vous pouvez voir sur les générations dont précédé et qui sont quand même à l'Assemblée nationale j'ai réussi je pense en tout cas ce qui est clair c'est que la génération qui a été élue là 22 travaillent très bien ensemble parce que elle n'est pas finalement prisonnière des réflexes cliniques qui ont pu précéder donc ça vous le sentez fortement à nos parcours respectifs par exemple j'ai un jeune adhérent du parti j'ai adhéré en 2022 j'ai quitté le parti socialiste contre la dérive du quinquennat Hollande et ensuite j'ai été visité sans parti politique pendant des années chez moi dans l'heure candidat des élections

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c'est parti pourront des gilets jaunes enfin j'ai fait plein de choses sans parti politique et moi aujourd'hui je suis élu député je me sens député de gauche avant tout pourquoi socialiste parce que je trouve que socialiste c'est plus beau mot qu'on puisse donner à un mouvement politique donc moi j'estime que ce que je fais si ceci j'estime que la France insoumise est un parti socialiste bon et donc après on a des degrés différents pourquoi choisir parce que je trouve que ça partait démocratique et donc je j'aime bien l'idée dans une structure démocratique et donc quand je parle à Clémence quand je parle à Marie-Charlotte je parle non seulement avec des sœurs de lutte mais je parle aussi avec des gens dont je ne vois pas je ne vois pas je n'ai pas plus de différence même intellectuelle

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politique morale avec et l'autre qu'avec un certain nombre de mon parti qui peuvent avoir des positions différentes moi je m'en souviens qu'il faudrait qu'on aille plus loin que ce qu'on a fait aujourd'hui moi je pense qu'il faudrait un grand congrès fondateur de un grand parti de gauche qui s'appelle rénupes qui sont dues is the new PS c'est à dire c'est un grand trait ça fait très très jeune ça un grand un grand mouvement dans lequel on puisse discuter les uns et les autres et finalement pas dans le huis clos parlementaire pas dans le huis clos parlementaire mais de manière ouverte avec tout le monde comme on le fait ici et dans lequel les militants puissent s'impliquer en tout cas voilà ça va être très compliqué c'est c'est les grands qui décident c'est pas nous qui décidons

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encore sur ces sujets là je crois que c'est le chemin que nous devons tracer Paris Charlotte Garin vous êtes d'accord c'est les grands qui décident mais les petits si on est plein on peut faire basculer non mais je pense c'est pas une vérité générale ce que je vais énoncer mais en gros moi ce que j'observe depuis le début du mandat c'est qu'on est quand même une nouvelle génération d'élus a peut-être effectivement être moins attaché à cette histoire de clan puis à ces histoires on en revient à son métier donc de carrière donc se dire je vais faire toute ma vie du coup je vais être bien accroché à mon poste et donc si on s'unit un peu trop je risque de perdre mon poste etc je pense que nous peut-être on est un peu détaché mais ce que j'observe c'est qu'on a aussi des aînés en politique qui

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sont exactement alignés avec nous donc c'est pas une fatalité la question de l'âge et de la génération c'est vraiment une question d'idée après pour nous c'est plus facile et peut-être qu'il y a un bien dans le sens où moi j'ai jamais voté à une élection présidentielle autrement que pour faire barrage au Front national et en fait j'en ai ras-le-bol donc pour moi l'urgence de changer les choses et pour que 2027 on gagne elle est là quoi moi en 2027 je veux que la gauche soit au pouvoir parce qu'en fait j'en ai marre d'être dans l'opposition j'en ai marre de voter contre Marine Le Pen au deuxième tour des élections et j'en ai marre d'un monde qui crée avec un capable de prendre le tournant de la purification écologique et je crois que ça finalement c'est peut-être une espèce de colonne

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vertébrale qui nous oblige et aussi il faut le dire on a reçu un mandat de nos électeurs sur l'étiquette du peste donc tout ça ça nous oblige mais vraiment la notion de l'urgence sociale et d'urgence climatique en fait on n'a pas le choix maintenant on y va et pas qu'il y a pas de négociation possible quoi mais les marches sont tenues parce qu'on est obligé face à l'urgence Clémence guetter peut-être juste une réaction vous êtes dans un parti élégie où se posent parfois des questions sur les modes de délibération collectifs est-ce que vous inscrivez dans ce qui vient d'être sur la façon de jouer sur la façon même de cette génération là de d'élus de vouloir renouveler de chercher à renouveler les modes de délibération collective je pense que on tâtonne

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évidemment nous on va dire vous êtes un parti donc on est un mouvement je vous fais pas le couplet parce que là on est dans un colloque l'opération

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pour nous mais je pense en effet que ça revient aussi la question sur les pratiques et donc non nous on n'a pas de congrès de motion qui s'affrontent les unes aux autres je crois que électoralement ça nécessiterait un débat beaucoup plus long que ça mais même si on doit continuer d'évoluer et de corriger nos pratiques au fur et à mesure tout à fait prêts à faire le le résultat électoraux l'impulsion et la dynamique que ça prend dans le pays ne nous donne pas forcément tort sur toute la ligne je dis très rapidement mais après je voulais revenir sur ce qu'on dit précédemment de collègues mais pourquoi on arrive bien à travailler ensemble au centre de l'inter-groupe de la nupesse à l'Assemblée nationale parce que la nupette s'est formée sur un programme

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radical et de rupture et évidemment c'est sans doute plus facile de travailler avec Philippe en 2023 que ça n'aurait été possible avec le Parti socialiste il y a quelques années encore et ça n'est pas lui faire offense que de dire ça nous on a vu pendant les négociations avec le Parti socialiste une série de dirigeants politiques qui faisaient le bilan Hollande en toute sincérité qui faisait le bilan des choix politiques notamment sur la loi el khomri ou sur d'autres sujets ce qui a rendu possible cette alliance stratégique sur une base de rupture et donc évidemment la discussion en cela elle est facilité parce qu'ensuite on partage des grands objectifs urgences sociales urgence écologique urgence démocratique et que on voit bien à quel point le bloc

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central néolibérale et déterminée avant ce comme un rouleau compresseur notamment à l'Assemblée nationale tous les jours on voit bien l'extrême droite déroule et infuse ces thèmes dans la société et comme elle représente un danger important et donc c'est pas l'Union pour l'Union c'est l'union pour proposer un autre monde possible comme on disait pendant les différentes campagnes auxquelles on a participé l'année dernière pour pour transformer vraiment véritablement la façon dont on peut évoluer dans ce monde et ce qui est promis aux générations futures donc ça c'est éminemment radical et c'est ce qui nous permet de nous unir ensuite dans l'action parce que l'enjeu est trop grand parce que l'enjeu est trop important Léon des fontaines peut-être et puis après on conclura avec la question du

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public c'est pratique en fait d'être là que vous avez la table ça va être facile je pense que Philippe a très bien identifié la limite de la nups c'est peut-être là le la limite de cette de cette alliance non ce que bon c'est pas si ce que je voulais dire c'est et répondre aux deux interrogations qui ont pu être qui ont pu être posé sur à la fois la manière dont on a fait évoluer la manière de nous personnellement de faire la politique et et sur ça déjà moi quand je me suis engagé poétiquement très vite je me suis installé dans une forme de conformisme de gauche ou je me dis bon il faut passer sur le politiquement correct et

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il y a quelques mois quelques années vous m'aurez jamais vu par exemple parler de frontières parler de souveraineté parce que pour moi c'était des gros mots à gauche il fallait surtout pas l'évoquer et finalement il y a quelques semaines dans un très beau journal qui s'appelle lib j'ai écrit une tribune justement sur la nécessité que la gauche puisse s'emparer de ce terme des frontières et depuis se défendre justement une vision de gauche avec des cannes des frontières pour pas le délaisser justement à la droite à l'extrême droite et du coup pour répondre à cela moi je pense que la question de l'union de la gauche de la dupes peu importe la manière dont la qualifie on doit être en capacité aussi d'y mettre quelques limites et la nuit passe si ça a permis de faire élire

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davantage de difficulté de gauche de faire perdre la majorité présidentielle ça nous a pas permis pour autant d'être majoritaire et de gagner donc la question c'est comment on va s'adresser à celles et ceux qui pourraient caricaturer comme étant peuple de gauche mais qui n'ont pas voté du Pesse ouais celles et ceux qui aujourd'hui se sentent plus représentés par la gauche et qui s'abstiennent ou qui se perdent dans un vote d'extrême droite moi j'ai un territoire la somme d'une ville Amiens mon député c'est François Ruffin il a fait il a été élu sur un territoire en marine Le Pen en progression il n'avait pas à aucun moment le logo nu-pès sans aucune de ses affiches sans aucun de ces tracts parce qu'il connaît son territoire il savait que pour aller discuter avec son territoire cette

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étiquette faut être un frein à son élection je vais citer un autre député jean-marcellier c'est le seul député qui a fait perdre une circonscription rassemblement national dans le Pas-de-Calais dans le cœur du Pas-de-Calais dans le Lensois il a réussi à conquérir cette circonscription avec un discours d'une gauche qui est présent sur le terrain et qui est capable justement de s'emparer des sujets populaires et donc je pense que la priorité aujourd'hui c'est justement de pouvoir exprimer aussi la diversité de la gauche et oui aujourd'hui on a des différences à gauche ce n'est pas un problème au contraire assumons-les et assumons aussi le fait que nous nous adressons pas nécessairement à l'ensemble de la même population au même catégorie de la population et je pense que c'est essentiel de

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pouvoir l'identifier pour justement aller chercher aujourd'hui celle de ceux qui ne votent plus ou celles et ceux justement qui se perdent dans un vote du rassemblement national on a besoin de leur montrer que il n'y a pas qu'une seule voie à gauche qu'il n'y a pas une uniformité des idées à gauche il y a une uniformité en effet sur tout un tas de volts le tentation des salaires sur les services publics et encore mais je pense que on peut globalement on s'entendre mais on a des différences sont tout un sujet et aujourd'hui si on veut aller rechercher celles et ceux qui ne votent plus et bien va falloir aller chercher aussi avec des discours populaire non pas en baissant de notre niveau mais en allant justement apporter du contenu sur des préoccupations qui aujourd'hui ne

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sont plus prises à gauche une toute dernière question parce qu'on n'a pas eu de femme qui témoignait à poser des questions une question rapide une réponse rapide bonjour alors c'était des plus une remarque sur par exemple le vote à 16 ans j'ai la nationalité autrichienne ils ont abaissé l'âge de vote à 16 ans en pensant que les jeunes étaient en général plus à gauche et c'est trouvé que aux élections suivantes le candidat de l'extrême droite était quelqu'un de très jeune qui allait faire campagne aux sorties des boîtes de nuit et que c'est lui qui a finalement remporté les élections donc je pense qu'il faut quand même faire attention à cette idée de les jeunes sont forcément à gauche je pense qu'ils sont aussi plus manipulables enfin que il y a tendance à enfin même

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là avec la réforme des retraites moi j'étais à la Sorbonne il y a eu beaucoup de blocages et tout ça et j'ai enfin moi je suis plus en master mais avec les j'ai discuté beaucoup avec ceux de première année et ce qui s'est ressortait et que moi je trouvais très touchants moi ça m'énervait beaucoup que la fac soit bloquée parce que j'avais envie d'aller en cours mais c'est que l'effervescence de participer à des assemblées générales avoir des débats qui pour eux étaient très nouveau en fait de alors que le problème du lycée je pense en général c'est qu'il y a pas vraiment de place qui est donnée au débat collectif entre les les élèves et les étudiants et donc voilà c'était un peu par rapport à ça je pense que on manque de formation un peu progressive et voilà

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juste d'un mot clé c'est vous qui évoquez le vote à 16 ans réagir juste d'être à ça les jeunes plus à gauche plus manipulables en quelques mots alors c'est certainement pas pour cette raison que j'ai défendu le droit de vote à 16 ans du coup j'ai peut-être pas été clair mais c'est certainement pas parce que ça consiste ça constituerait un vivier automatique qui arrive dans notre camp au contraire je pense que peu importe les idées les opinions et ce qui va être voté il finit je le défendais par contre sur la question de la lutte contre l'abstention et de prendre des habitudes typiques dont à mon avis l'abaissement de de l'âge de vote est une des est une des modalités mais de même que on peut nous en proposer le vote obligatoire de même que on proposait qui est le RIC et

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donc l'Inter vention permanente dans la société mais donc c'était sur ce plan là que je défendais le droit de vote à 16 ans et non pas pour des perspectives électoralistes qui me paraîtrait un peu trop cynique mais à mon avis enfin d'après ce qu'on avait lu il y a aussi d'autres pays qui ont mené des études qui l'ont mis en place qui emmené des études et qui ont montré que ça crée des habitudes civiques justement plutôt vertueuses et c'est en cela qu'on le défendait réponse très courte parce qu'on doit enchaîner vraiment avec le débat suivant je pense qu'on est la seule organisation de jeunesse de gauche qui est opposée aux droits de vote à 16 ans parce qu'on pense que c'est une fausse bonne idée la première question c'est quand on regarde le droit de vote à 21 ans quand elle

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était baissé à 18 ans c'est une aspiration forte de la part de la jeunesse de vouloir partir à la chose politique est-ce que c'est le cas aujourd'hui pour les jeunes de 16 ans je ne le pense sincèrement pas et que c'est le cas pour ces jeunes là il faut se poser la question de qui sont ces gens-là souvent c'est déjà qui sont issus des lycées des centres-villes et qui viennent de manière très caricaturale parce que vite de l'élite sociale ou politique mais la question c'est comment on va faire s'intéresser à la politique l'ensemble du reste de la jeunesse et de plus les finirai là-dessus c'est aussi une fausse bonne idée c'est que aujourd'hui il y en a qui sont pour baisser l'âge de la majorité à 16 ans mais là je la majorité pénale or aujourd'hui et c'est notamment la

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proposition de monsieur Zemmour je pense que c'est dramatique aujourd'hui je pense que ce n'est pas la priorité d'abaisser l'âge de la majorité au contraire on devrait rendre obligatoire par exemple l'école jusqu'à 18 ans nous c'est notre proposition et je pense que c'est essentiel aujourd'hui de pouvoir défendre cette position là et encore une fois et je vais conclure sur ces sur cette sur cette phrase là c'est à qui on s'adresse qu'on est une organisation de jeunesse et je pense que on doit s'adresser à celles et ceux aujourd'hui qui ne s'intéressent pas à la politique et ceux qui s'intéressent pas à la politique ils ne défendent pas le droit de vote à 16 ans je pense c'est ce que je pense et pour ça je fais mon petit monde publicité parce que j'observe

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Jean-Macé là-bas il y a backside qui commence à 19h qui est une émission sur twitch qui permet d'intéresser les jeunes à la politique comme Libé je fais ma petite publicité merci beaucoup pour votre présence

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tout de suite une autre table ronde je vous laisse vous propose de rester ici il y aura un Raquel Garrido Chloé Ridel Loïc Blondieau et Sacha Houllier