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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 24 juin 2026 63 minAutoproduitActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesSantéSolidarités & famille

THOMAS MÉNAGÉ : « Le nucléaire est une chance pour améliorer la situation du climat ! » (France 5)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 41 %Attaque 39 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:17OuverteRéponse directe

    Si vous êtes élue présidente, quel plan pour la climatisation ?

  • 3:02OuverteRéponse directe

    Changement profond ou conjoncturel sur le climat ?

  • 3:26RelanceRéponse partielle

    Votre parti est-il devenu écologiste ?

  • 11:55RelanceRéponse partielle

    Avez-vous changé d'avis sur le GIEC ?

  • 14:36OuverteRéponse directe

    La clim est-elle une maladaptation ?

  • 21:13RelanceRéponse directe

    La clim est-elle une diversion ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:21Invité politiquePromesse
    « Si je suis élue présidente de la République, je mettrai en place un plan massif de climatisation, en commençant par les espaces où il y a les gens les plus vulnérables, les hôpitaux, les EHPAD, les écoles. »
  • 2:52PrésentateurChiffre
    « On parle de 20 milliards d'euros d'ici à 2030. »
  • 19:05InvitéChiffre
    « On estime que la climatisation a sauvé à peu près 200 000 vies dans le monde sur les dix dernières années. »
  • 19:25InvitéChiffre
    « On estime que dans le monde la climatisation ça représente à peu près 7% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. »
  • 26:02Invité politiquePromesse
    « On a un dispositif qui s'appelle 100% Rénov sans conditions de ressources avec des prêts de long terme à 0%. »
  • 26:04InvitéPromesse
    « 100% Rénov sans conditions de ressources avec des prêts de long terme à 0%. »
  • 26:33InvitéChiffre
    « L'État ne paye que les intérêts la différence entre les emprunts sur les marchés et ce qu'il prête à 0%. »
  • 26:45InvitéChiffre
    « Il y a près de 6 millions de bouilloires et de passeurs thermiques aujourd'hui. »
  • 37:34InvitéChiffre
    « 40 milliards je crois en termes de productivité près de 50 milliards par an en termes de recettes fiscales. »
  • 46:08InvitéChiffre
    « 15 000 morts. »
  • 46:09InvitéFait
    « La climatisation sauve des vies elle empêche qu'on se retrouve avec des scènes traumatisantes et des drames comme il y a eu en 2003. »
  • 47:23InvitéChiffre
    « On a divisé par trois le budget du fond vert ces trois dernières années. »
  • 48:35InvitéFait
    « Gouverner c'est prévoir. »
  • 48:55InvitéPromesse
    « On aurait pu faire des réunions interministérielles on aurait pu concevoir un plan. »
  • 49:03InvitéFait
    « On sort d'une période de silence politique total qui a duré 3 ou 4 jours. »
  • 52:57InvitéFait
    « Il y a un ouvrier de 19 ans qui est mort sur un chantier à cause de la canicule. »
  • 1:00:01InvitéPromesse
    « On atteint la neutralité carbone en 2050. »

Temps de parole

  • Invité28 %
  • Invité 218 %
  • Invité 317 %
  • Invité 416 %
  • Présentateur15 %
  • Invité 54 %

1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous, soyez les bienvenus sur le plateau de C'est ce soir. Des records de chaleur qui tombent les uns après les autres, des nuits suffocantes, des morts par noyade, une quarantaine en cinq jours, a dit ce matin Sébastien Lecornu, et un débat politique qui se focalise, lui, sur la climatisation.

0:21
Thomas Ménagé

Si je suis élue présidente de la République, je mettrai en place un plan massif de climatisation, en commençant par les espaces où il y a les gens les plus vulnérables, les hôpitaux, les EHPAD, les écoles.

0:34
Invité

Ce qui est sûr, c'est qu'il y a deux choses à ne pas faire. Laissez les choses dans l'État, et deuxièmement, aggravez le mal en croyant vous soulager. Alors allez mettre de la clim partout, vous allez voir le résultat. Moi, je ne mets pas mon gosse ou ma petite fille ou mon arrière-petite-fille, là où c'est de la clim du matin au soir. En fait, la clim, c'est simple, c'est ni un tabou, ni une solution à tout.

0:54
Présentateur

Marine Tondelier qui tente d'arbitrer le duel Mélenchon-Le Pen sur la clim, devenue ces derniers jours une obsession à la fois pour les Français, qui cherchent de la fraîcheur à tout prix, et pour les hommes et les femmes politiques qui cherchent à trouver un moyen de répondre à cet épisode de chaleur insupportable. Tout sauf anecdotique, cette passe d'armes en dit long sur le rapport des uns et des autres au dérèglement climatique et à la façon de le combattre. Nous allons en débattre ce soir avec nos invités.

La climatisation des lieux publics, notamment, est-elle la solution indispensable et inévitable, comme le pensent les uns, ou une manière de faire diversion pour ne pas s'attaquer au problème de fond, comme le rétorquent les autres ? Ce débat est-il le symbole de notre impréparation collective face à la vague de chaleur la plus violente de notre histoire ? Climatiser est-ce une adaptation nécessaire ou l'illustration de ce que certains appellent la mal-adaptation ? En tout cas, nous en parlons. Ceux qui prétendent gouverner le pays dans un an en débattent. Et ça, c'est peut-être la seule bonne nouvelle de ces derniers jours. C'est ce soir, c'est parti.

Mardi 23 juin 2026, c'est ce soir avec Laura Adler. Bonsoir, Laura.

1:53
Auditeur

Bonsoir, Karim.

1:54
Présentateur

Avec Arthur Chevalier. Salut, Arthur. Bonsoir, Karim. Alors que nous avons vécu la nuit dernière la nuit la plus chaude jamais enregistrée en France depuis qu'on mesure, depuis 1947, et que celle qui commence, et peut-être que vous le ressentez déjà chez vous, risque d'être encore plus difficile. Canicule les corps à cran. C'était la lune de Libération ce matin. Bonsoir, Lorraine Prevaux, bienvenue. Bonsoir, merci. Directrice adjointe de la rédaction du journal. Libé qui consacre depuis plusieurs jours, c'est une à cet épisode de chaleur extrême, mais celle d'hier, résonne totalement avec le débat que nous allons avoir ce soir.

Il faut politiser la canicule, citation du climatologue Christophe Cassou, c'est vous qui signez l'édito. Et vous écrivez, politiser la canicule, c'est exiger un chemin, là où on nous tend un éventail. Édito très critique, des réponses politiques apportées jusqu'ici, que ce soit celles du gouvernement notamment, ou celles du RN par exemple. Le RN, représenté ce soir sur ce plateau par Thomas Ménager. Bonsoir, bienvenue. Bonsoir. Député RN du Loiret, porte-parole de votre groupe à l'Assemblée nationale. Votre parti qui se prévente un peu comme, on a entendu Marine Le Pen, le parti de la clim, avec la proposition d'un plan pour climatiser la France et pour la rénovation thermique.

On parle de 20 milliards d'euros d'ici à 2030. On va en débattre, mais ce qui est aussi intéressant, c'est que votre parti semble changer de discours sur le changement climatique à la faveur de cette canicule. Alors, est-ce un changement profond ou conjoncturel ? On va, j'imagine, en parler ce soir. Également avec nous pour en débattre l'un des grands visages du GIEC ces dernières années. Bonsoir, François Jomène, bienvenue. Bonsoir. Chercheur en géopolitique de l'environnement, professeur à HEC, vous avez été l'un des auteurs du sixième rapport du groupe des experts de l'ONU pour le climat.

Parler du climat sans plomber l'atmosphère, c'est le titre de votre dernier livre, qui vient de sortir et qui résonne aussi, évidemment, avec notre débat. On voulait aussi avoir ce débat avec vous, Marie Churot, bonsoir. Bonsoir. Bonsoir, activiste pour l'écologie et pour la justice sociale, vous incarnez ce qu'on a appelé à l'époque la génération climat, qui s'est engagée dans le sillage notamment de Greta Thunberg il y a une dizaine d'années. Vous vous battez donc depuis une dizaine d'années. Et une génération qui demande aujourd'hui des comptes aux hommes et aux femmes politiques.

Et vous pointez, vous, je l'ai déjà dit le mot une fois, le risque de maladaptation, illustré selon vous, par exemple, par cette généralisation de la climatisation. Et puis nous voulions enfin avoir avec nous ce soir Théodore Talan. Bonsoir, bienvenue. Chercheur en sciences politiques à Sciences Po, votre réflexion porte-vous sur la question de l'acceptabilité des politiques climatiques dans les territoires. Autrement dit, quelles sont les conditions à la fois sociales et politiques qui permettent l'action ou qui favorisent l'inaction face aux dérèglements climatiques ? Merci beaucoup à tous les cinq d'être là ce soir.

Avant d'entrer dans le débat sur la nécessité ou pas de climatiser et surtout sur ce que ça raconte de notre rapport aux uns et aux autres à la question climatique, un mot de ce que provoque peut-être François Gemmène, cette canicule d'une intensité extrême, dont on comprend jour après jour qu'elle est sans doute la première du reste de notre vie et l'une des conséquences de cette vague de chaleur. Peut-être que vous êtes venu au mois de mai, lors de la première canicule de la saison.

4:32
Invité

Je viens toujours chez vous quand il y a des événements extrêmes.

4:34
Présentateur

Quand il y a des très bonnes nouvelles. À l'époque, on en avait parlé ensemble d'ailleurs, il y avait beaucoup d'attaques contre les scientifiques notamment, il y avait beaucoup d'attaques climato-sceptiques ou climato-dénialistes. J'ai le sentiment que cette fois-ci, la façon dont nos corps ressentent la canicule pour reprendre la une de Libération a au moins cette vertu-là qui est peut-être celle de faire reculer le scepticisme face à la réalité du dérèglement climatique. Est-ce que c'est votre sentiment à vous aussi ?

4:57
Invité

Je ne serai pas aussi optimiste que vous malheureusement. Je pense que ça va durer un temps et puis les températures vont redescendre la semaine prochaine. Le sujet disparaîtra de l'actualité médiatique et nous nous retrouverons, je l'espère, à nouveau sur ce plateau d'ici un mois ou deux pour une nouvelle canicule ou des incendies ou des inondations. Et on dira à nouveau, on n'est pas prêt. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi n'a-t-on pas écouté les scientifiques ? Je crains qu'on ne se convainque soi-même en réalité que les choses ont changé, qu'une sorte de bascule s'effectue.

Mais on avait déjà dit ça lors de l'été 2022 qui lui aussi avait été caniculaire avec des incendies, des sécheresses. Là, on s'était dit, on va enfin commencer à engager des plans d'adaptation. Nous prenons conscience de notre propre vulnérabilité. Et puis le problème, c'est qu'on a une fâcheuse tendance à oublier.

5:45
Présentateur

Vous n'avez pas le sentiment que cette fois-ci, encore une fois, je reprends ce que disait Libération, nos corps ressentent les choses de manière différente

5:51
Invité

ou c'est juste moi qui suis dans mon... Non, non, il est tout à fait possible que nos corps ressentent les choses de manière différente. Il y a évidemment un impact très lourd sur les organismes. Il y a un impact aussi très lourd sur la productivité, sur nos capacités cognitives, un impact hélas sur les violences domestiques, intrafamiliales également, un impact sur la santé mentale et sur le taux de suicide ou de tentatives de suicide. Donc tout ça est parfaitement documenté. Mais le problème, c'est que je pense que nous sommes naïfs si on s'imagine que notre expérience des impacts du changement climatique nous rendra davantage enclin à vouloir lutter contre le changement climatique.

Et en tant que chercheur, j'ai documenté beaucoup d'épisodes, effectivement, de catastrophes climatiques. Et on constate parfois, après, une montée du déni climatique parce que souvent, le discours sur le changement climatique est un discours que ne veulent pas entendre ceux qui sont victimes des catastrophes parce qu'ils veulent des responsables, ils veulent des politiques, ils veulent des coupables en réalité.

6:46
Présentateur

Votre regard aux uns et aux autres là-dessus, Lorraine Provost, sur ce que peut provoquer cette vague de chaleur dont j'avais le sentiment qu'elle était un peu différente de celle du mois de mai dans la réception de l'opinion publique de la population.

6:57
Invité

Ce qui est peut-être différent avec le mois de mai, c'est que là, on se retrouve avec un pays qui est quasiment à l'arrêt ou en incapacité. Et pour beaucoup, ça va nous ramener à ce qui a été la période du confinement où il y a eu des prises de conscience sur cette épidémie, l'impréparation de la France à cette épidémie et les conséquences sur le vivant. Il y a eu une prise de conscience à ce moment-là. Et là, dans ce qu'on raconte, nous, journalistes, au quotidien, ça ressemble à ce qu'on racontait pendant le confinement.

Des gens qui sont enfermés chez eux parce qu'ils ne peuvent pas sortir, qui sont calfeutrés, des transports qui ne fonctionnent plus, des gens qui essaient de quitter les villes caniculaires pour essayer de chercher de la fraîcheur. Des écoles qui ferment. Des écoles qui ferment, des parents qui se retrouvent sans solution avec leurs enfants et qui ne peuvent plus travailler, la consommation qui est directement impactée par cette canicule, cette vague de très forte chaleur. En fait, ça, est-ce que c'est un moment de bascule ? On peut être optimiste et penser l'inverse de ce que vient dire François Gemmène. Derrière, est-ce que c'est vraiment aux gens de prendre conscience d'eux, tout seuls ?

Est-ce qu'on ramène encore une fois les Françaises et les Français à leur responsabilité individuelle ou est-ce qu'on parle de politique et de choix collectifs ?

8:15
Présentateur

Et de politiser la canicule. Et on va y revenir. Vous réagissiez, Ted Ortalent, tout à l'heure.

8:19
Invité

Je suis tout à fait d'accord. Dans les travaux de sciences politiques, on a beaucoup étudié l'impact des événements climatiques extrêmes sur les attitudes politiques et les choix électoraux. Et en fait, on se rend compte malheureusement que ce qu'on a pensé vrai pendant des décennies, c'est-à-dire qu'il y avait un impact important, les études empiriques montrent que ce n'est pas vraiment le cas. Malheureusement, effectivement, à très court terme, il peut y avoir une augmentation de la science de l'enjeu environnemental dans les débats publics. Les gens commencent à se dire qu'il y a peut-être un problème avec les changements climatiques.

Mais la réalité, c'est que, comme disait François Gemmène, quelques semaines, quelques mois après, on va passer à autre chose. En octobre, en novembre, il va pleuvoir. En décembre, en janvier, il va neiger. Et quand on va arriver aux élections présidentielles, aux élections législatives, les gens seront un peu passés à autre chose. En fait, ce qui est intéressant, c'est que c'est quelque chose qui, je pense, nous a traversé pendant des décennies de pensées qui ne suffisait qu'un jour il les ait fait du changement climatique au quotidien et qu'on allait agir.

En réalité, ce n'est pas vrai parce que, comme ça a été dit, le problème, c'est qu'agir, ça peut être coûteux, ça peut être difficile, ça ne peut pas forcément être réaliste au niveau individuel. Et je prends juste un exemple très intéressant d'une chercheuse américaine qui s'appelle Carrie Marie Norgard qui avait fait un travail très intéressant en Norvège. Elle était dans une communauté qui dépendait de la neige pour son économie et son identité parce qu'on imagine la Norvège, le ski de fond. Et du coup, elle s'est dit, logiquement, dans ce territoire-là, s'il fait chaud, les gens vont se rebeller. Et en fait, ce qu'elle a remarqué, c'est que les gens vivaient dans le déni.

C'est ce qu'elle appelle « living in denial ». Et ils vivent dans le déni. Pourquoi ? Parce que certes, ça perturbe l'économie locale, ça perturbe leur identité proche de la neige. Mais le problème, c'est qu'ils n'ont pas des réponses parce que reconnaître le problème et dire qu'il faut agir, c'est reconnaître qu'on a été responsable de la propre dégradation de son écosystème, de son environnement. Et ensuite, on fait quoi ? On ne peut pas rénover tout seul ses logements. On ne peut pas tout seul passer un véhicule électrique. On ne peut pas tout seul se passer, arrêter de manger de la viande, etc. Et du coup, les gens vivent dans un déni qui est organisé.

Et tant qu'on n'aura pas de réponse en termes de politique publique, malheureusement, je pense que cette canicule, elle ne va pas forcément passer. C'est précisément pour ça que c'est intéressant qu'on ne sort pas du déni en l'absence de réponse. C'est intéressant. Et c'est vraiment pour ça que le discours sur le climat est souvent inaudible pour les victimes parce que c'est comme si on les rendait responsables elles-mêmes de ce qui leur arrive et s'il n'y a pas les solutions, effectivement, on se retrouve

10:19
Présentateur

Je disais que c'est peut-être la bonne nouvelle, c'est que je trouve les discours climato-sceptiques où des nihilistes sont moins importants, moins audibles qu'il y a un mois. Déjà, est-ce qu'il y a une part d'optimisme chez vous ? Est-ce que la crise a cette dimension salutaire ou pas ? Et après, j'irai vers la parole politique.

10:35
Invité

Moi, je pense que oui, on se rend compte que le changement climatique est réel. Effectivement, il a trait sur notre corps, sur notre habitudes, les hôpitaux qui dysfonctionnent, les rails de train qui se déforment. Ça montre que c'est en train de défoncer la société, en vérité. C'est ça, la réalité du changement climatique. Mais par contre, moi, je trouve que la réponse qui est donnée effectivement sur ces climatiseurs et tout, c'est la réponse est individuelle. On va trouver des solutions individuelles, chacun dans son appartement avec sa petite lime et ça va bien se passer. Non, ça ne va pas bien se passer, en fait.

Il faut un changement collectif et ça, François Gemmène est très bien placé pour le savoir. Ça fait depuis les années 50 que les scientifiques alertent sur la question. Ça fait des années et des années que nous, activistes, on se mobilisent et à chaque fois qu'on se mobilise, on est traité d'éco-terroriste, on est bombardé par des gaz lacrymogènes, par des LBD.

Il y a des gens qui vont jusqu'à aller dans le coma parce qu'Emmanuel Macron, à part nous proposer de boire de l'eau, en fait, il préfère réprimer les militants plutôt que d'écouter les militants, les scientifiques qui alertent sur la question depuis des années et la réponse, elle est collective, elle n'est pas individuelle sur des questions de climatisation et tout. Et moi, je pense que cette période-là, je me rends compte aussi que les gens ne sont pas si dupes que ça sur le fait que oui, en fait, la clim, ça ne va pas tout changer et que oui, il faut des réponses collectives.

11:42
Présentateur

La clim et votre plan clim, on en parle dans un instant, mais je le disais en vous présentant, toi, Ménager, je parlais de votre partie et vous aussi, vous faites partie de ceux qui semblent avoir changé de discours. Vous allez me dire si c'est le cas ou pas. Il y a trois ans, vous disiez par exemple que c'était sur France Inter, on ne peut pas se baser uniquement sur les données du GIEC, ils ont parfois tendance à exagérer. Ça, c'était en août 2023. Et puis, vous disiez hier, plus récemment, ou il y a deux, trois jours, ce que dit le GIEC est incontestable.

Et vous disiez sur France Inter quand on vous a mis face à cette contradiction, ben oui, c'est vrai, il faut dire quand on a dit des bêtises et quand on a changé d'avis. Est-ce que c'est le cas ? Est-ce que vous avez changé d'avis ?

12:17
Invité

Non, je n'ai pas changé d'avis dans le sens où, en fait, quand on reprend la totalité de l'émission il y a trois ans, six mois après mon élection, pendant 20 minutes, je parle du dérèglement, du réchauffement climatique. À un moment, on me fait réagir et j'ai un propos qui est malheureux, qui est une bêtise, je peux le dire aujourd'hui. C'est-à-dire que, dans mon esprit, je ciblais plutôt parfois certaines prises de position d'experts du GIEC qui parfois avaient des engagements politiques en parallèle et parfois allaient proposer ou soutenir des candidats qui, pour moi, n'allaient pas dans le bon sens.

Mais les données du GIEC, et je me suis exprimé au moins dix fois depuis que j'avais rencontré Valérie Basson-le-Delmotte juste après, qui était co-auteur du GIEC, parce qu'on a tous besoin aussi d'apprendre quand on est politique, on n'est pas des spécialistes de tous les sujets. C'était mon cas. Et d'apprendre, et d'évoluer, et de travailler sur la question. Mais jamais je n'ai remis en cause le dérèglement ou le réchauffement climatique. Et encore moins aujourd'hui, je pense que ça n'existe plus où quelques-uns, quelques complotistes qui ne se rendent pas compte, qui n'ouvrent pas les yeux. Et si certains ne s'en sont pas rendus compte, tant mieux.

Et on devrait tous se satisfaire aujourd'hui s'il y a une réponse. Par contre, moi je vais revenir, je pense qu'il ne faut pas opposer les deux gens qu'il faut aujourd'hui développer. La première, c'est de lutter contre les émissions de gaz à effet de serre. C'est-à-dire de limiter au maximum, donc de changer nos modes de production, nos modes de consommation, de déplacement, et de faire évoluer la société en la matière. Mais il n'empêche qu'il faut des adaptations.

Il faut des adaptations qui, en France, peuvent être passives, des stores, des fibres solaires, et surtout l'isolation des bâtiments, mais aussi des adaptations actives, parce que c'est là où j'ai un désaccord avec Madame en face. On serait aux Etats-Unis ou dans d'autres pays où l'énergie, elle est carbonée, où on va cramer du gaz et du pétrole pour climatiser. Ça serait une dinguerie parce qu'en final, on accentuerait le problème. Aujourd'hui, en France, je pense qu'on a la grande chance, grâce à notre mix énergétique et grâce notamment, spécialement, au nucléaire, de pouvoir améliorer la situation.

Mais c'est vrai que si on ne fait que la climatisation sans réfléchir à tout un mécanisme global et à des adaptations pour globalement éviter d'accentuer ce dérèglement climatique et ce réchauffement climatique, c'est suicidaire. Mais donc voilà, il faut avoir une vision ensemble. Je pense qu'il ne faut pas opposer, il ne faut pas se diviser et au contraire, on devrait se rassembler pour essayer de trouver les bonnes solutions.

14:36
Présentateur

En quoi est-ce que la clim, c'est un débat intéressant et je pense aussi pour ceux qui nous regardent, c'est pour vous de la maladaptation, Marie Chereau. Et puis on fera évidemment tourner la parole.

14:42
Invité

Il y a énormément d'études scientifiques qui viennent montrer qu'en fait, ça vient empirer le problème parce que si on met des clims dans tous les appartements, derrière, elles vont rejeter la chaleur dans la rue et il y a des études qui montrent très clairement qu'en fait, en termes de degrés, ça augmente. Il y a des études qui montrent que par exemple à Sydney, c'est plus de degrés dans la rue. Donc en fait, in fine, c'est un exemple de maladaptation parce que ça ne fait que engendrer un problème plus important.

Mais vous n'avez pas laissé les gens mourir dans leur appartement alors que la nuit, selon les études, dans des secteurs très denses, d'après ce que moi j'ai lu, je me base sur les scientifiques. Il y a plein d'études qui semblent dire que c'est la nuit dans des secteurs très durs. C'est marrant quand même le Rassemblement National qui vient dire je me base sur les scientifiques alors qu'il ne passe tout le temps à cracher sur les scientifiques. Répondez madame, je vous pose une question. Vous allez laisser les gens mourir, des personnes âgées mourir, des gens suffoqués parce que vous ne voulez pas augmenter d'un ou deux degrés la nuit. Mais le sujet est très clair.

Moi je suis tout à fait favorable au fait de climatiser les écoles ou les épisos. Il n'y a aucun débat là-dessus. Par contre, je trouve ça absolument aberrant qu'on ait aujourd'hui un député du Rassemblement National qui s'érige en grand champion de l'écologie alors qu'il passe son temps à dire que les activistes, que les scientifiques sont des alarmistes et que derrière vous, vous votez 80% de vos votes à l'Assemblée Nationale sont pour le pétrole, sont contre le climat, sont pour les cancers, pour les pesticides.

En fait c'est ça la réalité du Rassemblement National et donc aujourd'hui je trouve ça aberrant que d'ailleurs vous soyez là et que vous nous donniez des leçons sur les émissions de Gata FESER. Non, non, non, vous nous donnez des leçons sur les émissions de Gata FESER. Et on fait le droit de fixer

16:00
Présentateur

mais avec des mots et pas en bloquant le pays ou en ambiance. Ce qui est intéressant et j'assume totalement ces invitations, c'est que les débats soient intéressants avec aussi celles et ceux qui ont des propositions qu'elles soient contestables ou pas, pour le coup. Je parle pour le fait qu'ils soient présents sur ce plateau d'automénager, pour le coup. Votre regard là-dessus François Gémen, et que raconte ce débat sur la clim ? Est-ce qu'il est, j'ai dit qu'il n'était pas anecdotique mais vous pouvez me contredire, est-ce qu'il est anecdotique ? Non, c'est pas... Ou est-ce qu'il raconte

16:21
Invité

des choses intéressantes ? Anecdotique. Cela étant dit, je crains que ça devienne un peu une sorte d'épouvantail idéologique et je pense qu'il faut revenir à du pragmatisme sur la question de la climatisation. Donc si je reprends les choses, la climatisation n'est pas la réponse à l'ensemble du problème. D'abord parce que c'est une solution d'adaptation qui ne s'attaque pas évidemment aux émissions de gaz à effet de serre et on a encore tendance dans le débat volontiers à opposer décarbonation et adaptation alors que les deux doivent évidemment aller de pair. Il s'agit d'éviter ce qui serait ingérable mais il faut aussi gérer ce qui est d'ores et déjà inévitable.

Et puis c'est une solution d'adaptation individuelle qui ne peut pas remplacer des solutions d'adaptation collective, évolution des normes d'urbanisme et d'architecture, végétalisation des villes, aménagement des horaires de travail, etc. Cela étant dit, au niveau français et je pense que c'est très important de distinguer la discussion en France du reste du monde, on a globalement quatre reproches qui sont faits à la climatisation. Le premier, c'est la consommation d'électricité.

On l'a dit, l'électricité en France est largement décarbonée et donc l'impact est relativement limité même s'il y a parfois des tensions sur les réseaux électriques et il faut parfois avoir recours à des centrales à gaz. A l'inverse, si vous installez une climatisation réversible comme une pompe à chaleur, cela va vous permettre de réduire les émissions liées au chauffage. Donc vous faites d'une pierre deux coups, vous décarbonez et vous adaptez. Deuxième reproche sur les gaz fluorés réfrigérants qui jusqu'il y a peu de temps étaient effectivement très nocifs pour le climat. Là, la technologie a évolué, notamment grâce aux règlements européens.

Il faut pouvoir dire merci l'Europe sur ce coup. Les règlements F-Gas de 2015 et puis de 2024 qui ont progressivement éliminé les gaz les plus nocifs pour le climat. Troisième problème, celui qu'on a évoqué, les rejets locaux de chaleur qui effectivement dans des habitats très denses peuvent aller jusqu'à une augmentation de 2 degrés en ville. Ça c'est important de dire, c'est un inconvénient mais c'est un problème local. Ça n'impacte pas le climat global. C'est un problème pour les gens qui travaillent dans la rue, les coursiers, les ouvriers. C'est un problème pour les sans-abri, il faut pouvoir le dire, ils sont souvent oubliés.

Mais ça n'a pas d'impact sur le climat global et il faut reconnaître que pendant les canicules nous habitons plus volontiers à l'intérieur qu'à l'extérieur. Et puis, il y a cet argument idéologique qui moi me gêne un peu, l'idée que si on souffrait moins de la chaleur, si on ressentait moins dans nos organismes les impacts du changement climatique, ça affaiblirait la cause de la décarbonation, les gens se sentiraient moins concernés. Là je pense qu'on peut être un peu plus intelligent que ça et comme l'a dit, la recherche ne montre pas que notre niveau d'exposition aux impacts nous rend plus enclin à lutter contre ça.

Donc il y a certains inconvénients liés à la climatisation mais je pense que ces inconvénients sont malgré tout relativement limités eu égard aux bénéfices énormes en termes de santé publique. Il faut rappeler qu'on estime que la climatisation a sauvé à peu près 200 000 vies dans le monde sur les dix dernières années donc il y a un impact sur la santé publique qui est énorme. Par contre au niveau mondial et j'en termine avec ça, là la climatisation c'est une catastrophe pour le climat parce que quand vous l'installez dans des pays dont le mix électrique n'est pas décarboné, ça ajoute des émissions de gaz à effet de serre.

On estime que dans le monde la climatisation ça représente à peu près 7% des émissions mondiales de gaz à effet de serre et surtout le nombre de climatiseurs est en train d'exploser. On annonce 5 milliards de climatiseurs à l'horizon 2050 ce qui veut dire que l'explosion de la climatisation dans le monde risque d'effacer les progrès qu'on a fait dans l'industrie, dans l'agriculture, dans le logement, etc. C'est pour ça qu'il faut absolument travailler à des solutions de rafraîchissement décarboné.

Le problème c'est que quand vous le faites comme je l'ai fait l'an dernier avec Saint-Gobain on vous traite de vendu à l'industrie parce qu'il ne faut pas travailler à l'industrie parce que l'industrie c'est mal, etc. Et je pense que là je m'excuse de le dire et de revenir sur mon cas personnel mais je pense qu'on sous-estime grandement l'impact que va avoir l'explosion de la climatisation dans le monde. Alors moi je voulais ajouter deux inconvénients à la climatisation qui sont les inégalités face à la climatisation. On parle au niveau s'équiper chez soi. En fait c'est pas donné à tout le monde. Qui va pouvoir s'offrir une climatisation ? Qui peut s'offrir à Paris ?

Et il faut être propriétaire ? Alors, propriétaire pour l'installer et aussi choisir d'acheter une climatisation à 500 euros avec votre fenêtre ouverte et un tuyau qui s'en échappe. Vous pouvez choisir de faire ça. Les moins chers sont les moins efficaces. Voilà, mais dans tous les cas qui a aujourd'hui l'argent pour faire cette installation ? Encore une fois ça va créer une inégalité économique et donc la climatisation poser la question de pouvoir installer une climatisation chez soi ou non c'est un problème de riches.

Et on sait aujourd'hui que les premières personnes à souffrir et à mourir de la chaleur ce ne sont pas les personnes riches et ce sont dans des quartiers populaires avec des passoires thermiques et un autre sujet c'est que mettre des climatiseurs dans des logements bouilloires thermiques des passoires énergétiques c'est comme coller un pansement à une jambe de bois. Ça ne sert pas à grand chose.

21:13
Présentateur

Théodore Talley en votre regard là-dessus. Vous disiez en préparant l'émission c'est un débat qui doit durer deux minutes normalement.

21:17
Invité

Pour moi c'est un peu une tempête dans un verre d'eau organisée par les acteurs anticlimat avec à leur tête le Rassemblement National. L'idée c'est que c'est pour moi ce que j'observe le débat autour de la climatisation c'est une diversion et une stratégie de diversion et d'obstruction mais je dirais même une diversion pour l'obstruction de la part du Rassemblement National.

Je ne le dis pas de point vidéologique je le dis d'un point de vue quand on analyse les discours du Rassemblement National depuis des années ça s'opérationnalise on est des chercheurs en sciences sociales on peut mesurer que le parti qui les informe le plus et le parti qui passe le plus de temps à conflictualiser l'enjeu écologique c'est le Rassemblement National.

Sur la climatisation ce qui est intéressant c'est que c'est un enjeu de diversion parce que ça empêche de parler des causes qui sont quand même nos activités humaines et donc le changement climatique qui est causé par nous-mêmes dont beaucoup au Rassemblement National nous expliquaient qu'on n'était pas vraiment sûr que c'était la faute de l'homme voire même le Marine Le Pen qui expliquait que... Vous savez qu'on n'a pas été au gouvernement donc la situation actuellement de notre pays et du monde entier de la planète elle n'est pas liée au Rassemblement National je vous laisse finir mais je comprends

22:10
Présentateur

j'ai l'impression qu'on était dans le métaverse Je vous laisse répondre dans une seconde mais Marine Le Pen qui disait quoi parce que je n'ai pas toutes les phrases de Marine Le Pen

22:15
Invité

qui était très alarmiste et donc en fait on nous a expliqué pendant longtemps qu'il n'y avait pas forcément de problème mais du coup parler de la climatisation c'est donc ne pas parler des problèmes pourquoi est-ce qu'on a un changement climatique et ne pas parler des solutions et les solutions c'est quand même s'attaquer au logement au chauffage à la production d'énergie donc parler des énergies renouvelables à l'alimentation à la mobilité etc.

Donc en réalité quand on parle de la climatisation moi je n'ai pas de problème je pense qu'on est quasiment tous d'accord ici pour dire on va climatiser les hôpitaux on va climatiser les EHPAD on a des grands-parents moi j'ai une grand-mère j'ai pas envie qu'elle meure enfin juste à un moment personne ne dit ça enfin c'est pas vous prendre votre défense mais personne ne dit qu'on a envie que tout le monde meure du fait des vagues de chaleur donc personne ne pense ça on est tous d'accord sur le fait qu'il faut climatiser la question c'est que voilà le vrai problème maintenant c'est qu'est-ce qu'on fait pour lutter contre le changement climatique et s'adapter et ça ça veut dire parler des solutions et l'intérêt de parler de la clim notamment pour la Rassemblement Nationale c'est de ne pas avoir besoin de parler des solutions c'est de dire ah ben vous savez on a la clim donc c'est bon on a résolu le problème et du coup c'est pour ça que je dis diversion pour obstruction c'est que c'est une manière de faire de l'obstruction sur ce qui est nécessaire pour faire l'action climatique ça ça a été mesuré par tout un tas de chercheurs en sciences sociales à travers le monde entier il y a un livre très intéressant publié à Oxford University Press qui le montre l'obstruction climatique c'est une stratégie pour dire non non on n'a pas le problème avec le changement climatique mais et là il y a tout un tas de mets et du coup on va dire mais non en fait on a une solution géniale c'est la clim et on a besoin de parler du reste et du coup moi j'ai un peu peur parce que là on parle de la clim j'ai pas de problème avec la clim mais j'aimerais quand même qu'à un moment on parle du vrai problème qui est comment ça va mais vraiment c'est tout un tas de solutions parce que moi je ne sais pas qui vous défendez avec la clim mais moi pendant mon terrain pendant ma thèse j'ai rencontré des viticulteurs des agriculteurs des ouvriers du bâtiment de toute façon pour ne pas climatiser leur environnement professionnel donc moi j'ai peut-être quand même de la climatisation pour les EHPAD pour ces gens là c'est quoi la réponse et comment on baisse nos émissions de gaz à effet de serre et moi c'est ça j'aimerais qu'on parle de ça en fait

23:56
Présentateur

on parle de ça on en parle souvent sur ce plateau et par ailleurs la clim était une porte d'entrée pour aller sur la question de la politisation de la canicule et de l'adaptation je vous laisse répondre toi Ménager sur la critique de la diversion qui vous est faite

24:08
Invité

Depuis toujours le Rassemblement National parle d'une question qui est la désindustrialisation de notre pays alors même que 50% des gaz à effet de serre sont liés aux importations depuis 95 les gaz à effet de serre en France ont diminué de 30% donc on peut être très fier c'est largement pas suffisant et ce ne sera jamais suffisant mais dans tous les cas malheureusement quand l'Inde la Chine les Etats-Unis pèsent 50% même si on fait encore plus ça sera toujours mieux mais ça ne suffira pas mais pendant le même temps les gaz à effet de serre liés aux importations ont continué d'augmenter de 32-33% on ira vérifier les chiffres donc depuis des années on parle de réindustrialiser je suis désolé mais je pense qu'on a un programme qui n'est peut-être pas peint en vert mais qui est un programme qui est vertueux quand on parle du nucléaire quand on défend le nucléaire qu'on défend les énergies renouvelables non intermittentes oui on n'est pas fan et on assume vous savez moi j'ai aucun problème à dire que l'éolien fabriqué en Chine ou du photovoltaïque fabriqué en Chine ou même aujourd'hui on est favorable à terme à des véhicules électriques mais des véhicules électriques tant qu'on n'a pas des gigafactories en France qu'on n'a pas la capacité de gérer la totalité de la chaîne de la valeur il faut voir la globalité c'est à dire que vous pouvez nous critiquer les climatiseurs sont fabriqués au Japon il y a un sujet industriel et ça vous avez totalement raison et on a un problème c'est d'avoir vendu peut-être aussi Atlantique à une firme japonaise et américaine et que on aura et je rebondis là-dessus toute une question de cette filière mais tant dans la rénovation énergétique où on a besoin de créer des filières qui tiennent la route en matière de matériaux matériaux pour sourcer fabriquer en France il faut des matériaux et aussi des personnes pour les installer on aura un deuxième problème et nous on le dit dans le cadre de notre volonté climatisée il y a aussi un problème de formation dans notre pays c'est à dire qu'aujourd'hui même si on veut climatiser et nous on assume aussi de dire avoir un discours de vérité quand on dit il faut climatiser et on va tout faire pour climatiser tous ceux qui le veulent tous ceux qui le peuvent et vous avez une question c'est le vrai sujet c'est pour ça que nous on a un dispositif qui s'appelle 100% Rénov sans conditions de ressources avec des prêts de long terme à 0% Vous avez pensé que le fond vert qui est censé faire ça en fait Non madame le fond vert déjà vous avez déposé un amendement pour diminuer le budget dédié au fond vert qui est censé justement aménager les écoles les hôpitaux Non parce que déjà la climatisation est exclue du fond vert Déjà c'est le premier point Mais même regardez ce que vous faites concrètement Votre programme c'est super mais nous on regarde les faits On a un contre-programme qui est 100% Rénov qui permet aux français et aux collectivités d'emprunter sur le long terme à 0% L'Etat ne paye que les intérêts la différence entre les emprunts sur les marchés et ce qu'il prête à 0% parce que les subventions Ma prime Rénov 350 000 je crois Rénovation globale C'est un échec alors qu'il y a près de 6 millions de bouilloires et de passeurs thermiques Aujourd'hui les subventions l'argent magique déjà il n'y a plus de fric et deuxième point les subventions ça déresponsabilise il y a un problème d'abus de dossiers frauduleux nous on propose un dispositif qui est beaucoup plus ambitieux et qui en fait répond aux objectifs de Pisaniféri et là vous ne pourrez pas nous reprocher d'essayer d'atteindre ces objectifs

27:05
Présentateur

Ce qui est intéressant et on va en parler c'est que ça met on a entendu RN ce soir mais ça met tous les hommes et les femmes politiques face à leurs paroles d'avant face à leurs actions inactions et de ce point de vue là c'est intéressant mais je laisse Laure et Arthur intervenir

27:17
Invité

Oui non moi j'avais une question pour vous parce que je trouve que c'est intéressant de faire le point sur ce qui est vraiment l'humanité parce qu'après tout on connait les sociétés qui sont totalement climatisées il suffit d'avoir vécu un peu dans les pays du Golfe par exemple on pense qu'on veut de ces pays mais enfin ce sont des pays qui collectivement vivent sous climatisation en permanence quand vous sortez dans la rue vous n'y passez pas plus de 5 minutes non mais c'est un mode de vie je veux dire on ne sait pas que ça existe mais c'est un mode de vie

27:38
Présentateur

Et on parle d'un pays pour revenir à ce qui était dit qui n'est pas climatisé grâce au nucléaire

27:43
Invité

Non absolument aux Etats-Unis par ailleurs à part la ville de Phoenix qui fait beaucoup d'efforts pour essayer de végétaliser son environnement la plupart des villes fonctionnent avec une climatisation permanente dans les transports en commun dans la moindre habitation dans tous les centres commerciaux et les faits sont là les gens vivent plutôt bien et à l'aise de cette façon je veux dire spontanément ils vivent comme ça et ça ne les gêne pas Vous qui avez l'air très engagé et je pense que vous avez raison parce que c'est une question d'avenir et qu'il faut bien réagir sinon personne ne le fera Quel regard vous portez sur cette humanité qui ne veut pas des solutions que vous proposez ?

Moi je ne pense pas que ce soit une question de je ne pense pas que l'humanité ne veut pas des solutions qu'on lui propose Vous ne croyez pas qu'elle cherche tout le temps le confort ? Mais en fait depuis un quart de siècle un demi-siècle les scientifiques proposent concrètement des solutions de confort justement pour pouvoir assurer des conditions de viabilité sur Terre Les scientifiques parlent des gens qui existent vous voyez donc en fait les scientifiques peuvent avoir des idées des propositions mais il faut qu'elles soient adoptées Oui bien sûr Moi je pense qu'il y a tout à fait un manque de courage politique dans la mise en place de certaines solutions je suis d'accord

28:43
Présentateur

Pour vous c'est un échec de politique ? Bien sûr C'est un échec de l'adaptation ?

28:49
Invité

Moi je pense qu'il y a une autre façon il faut réfléchir à comment on nourrit des narratifs qui font envie et qui sont envieux pour effectivement une société qui ne soit pas basée sur des solutions techniques parce qu'apparemment on agite une solution technique comme si c'était la solution de réchauffement climatique c'est pas le cas ça en fait on ne fait que retarder si vous voulez l'échéance parce que derrière effectivement les sociétés du Golfe elles utilisent le pétrole pour pouvoir climatiser mais à un moment donné il n'y aura plus de pétrole en fait et ça continue Je ne les prenais pas comme exemple en tant que tel la grande différence c'est que les sociétés que vous mentionnez sont des sociétés qui ont été conçues dès le départ dans les bâtiments dans l'habitat dans les villes pour résister au chaud or en France nous avons conçu les villes et les bâtiments avant tout pour résister au froid et aujourd'hui on se rend compte que le climat du pays change et donc il va falloir changer de paradigme et adapter nos villes nos bâtiments mais aussi nos styles de vie nos habitudes notre alimentation au chaud et ça c'est un changement de société complet j'aimerais juste ajouter une chose moi il y a un truc que je constate c'est qu'à la fois il y a des évidences physiques là cette canicule on la vit physiquement on voit bien qu'on ne peut rien faire dans ces conditions c'est impossible il n'y a pas d'avenir et dans le même temps je vois bien que vous vous pensez que c'est la folle des politiques moi j'ai tendance à penser que les politiques font des choses qui suscitent de l'adhésion ils font un truc parce que les gens le veulent parce que c'est leur intérêt vous voyez ce que je veux dire donc s'il n'agisse pas que les politiques je pense que s'il n'agisse pas sur le climat c'est parce qu'il n'y a pas de réaction des populations alors je ne vais pas faire en sciences politiques ça c'est une façon de voir les choses on peut penser que tout vient du bas et que les élites politiques récupèrent ce qui se passe sur le terrain ce n'est pas complètement vrai la majorité des travaux de sciences politiques depuis 50 ans montre que ce qui se passe plus tôt c'est qu'il y a des idées dans la société il y a des opinions assez diffuses qui ne sont pas très saillantes et des acteurs politiques viennent politiser des enjeux créer du conflit sur certains enjeux et typiquement la climatisation ce n'est pas un sujet qui émerge tout seul c'est des acteurs politiques ou économiques ou ça peut être le société civile qui vient se cire d'un enjeu le politique et dire c'est ça le sujet et du coup après on en parle sur les plateaux télé les partis politiques sont obligés de se positionner les écologistes sont amenés à se positionner donc je ne suis pas tout à fait d'accord sur le fait que les acteurs politiques sont juste en réaction on pourrait très bien imaginer des acteurs politiques qui décident en pleine canicule de dire ok on a un plan on va tout faire on va végétaliser on va créer climatisation pour EHPAD hôpitaux on va accélérer massivement l'électrification pour passer à petits véhicules électriques rénovation du logement isolation on peut penser à repenser les pratiques agricoles etc et on pourrait imaginer que ça se passe comme ça et on dit on a la réponse pareil sur la guerre la guerre en Iran des acteurs politiques auraient pu décider de se dire maintenant c'est bon on arrête on fait la transition écologique parce que c'est dans l'intérêt économique de pouvoir d'achat pour les français et de souveraineté et c'est pour ça que c'est pour ça qu'on fait le plan d'électrification voilà c'est parce qu'on s'est dit ah non il faut agir et là les français peuvent être en réponse positive à ces sujets là moi quand je rencontre des gens sur le terrain pendant ma thèse il y a des opinions qui sont là mais il y a une demande d'action après quelle action on va leur proposer ça c'est la question je ne fais pas la politique mais la question on pourrait imaginer que la réponse du quotidien là c'est pas la clim c'est la clim et tout un tas de choses notamment faire la transition écologique Laure moi je trouve ça super intéressant que ça soit deux personnes très jeunes qui prennent en charge notre avenir et qui pensent collectivement à notre destin j'appartiens à une génération qui n'a jamais imaginé que le climat puisse être un problème quand j'étais jeune je me souviens du livre d'Emmanuel Leroy Ladurie qui est un très grand historien qui avait fait une histoire du climat tout le monde se foutait de sa gueule en disant que ça n'avait aucun intérêt de s'intéresser à un sujet comme le climat je me souviens de René Dumont qui était aussi complètement brocardé par l'ensemble de la communauté

32:20
Présentateur

qui était le candidat écolo en 1974 voilà

32:22
Invité

et qui parlait déjà de ses problèmes mais là aussi tout le monde se foutait de sa gueule et je trouve que si vous avez réussi votre une de libération en disant il y a une politique de la canicule je crois qu'il y a une espèce de morale de la canicule c'est à dire que il y a une chose on n'adhère pas à l'idée de la climatisation parce que nous humains on se dit ça veut dire que on va augmenter augmenter la souffrance pour le collectif qui est notre humanité donc ça ne nous plaît pas et en même temps on est devant le réel de notre souffrance individuelle alors quel est le chemin ou le cheminement pour pouvoir prendre en charge politiquement ce sujet qui a hauteur humaine et psychologique politique au sens le plus le plus élevé du terme

33:15
Présentateur

C'est intéressant parce que le chemin c'est un mot que vous utilisez dans votre édito

33:18
Invité

Exactement En fait on a choisi pour répondre à Laure sur cette une notre travail ça va être de raconter au quotidien cette crise que traverse la France et d'essayer d'en tirer du sens la première une forte qu'on a faite sur le sujet on a souhaité raconter la grande débrouille des français et le parallèle à ça c'est de se dire s'ils sont en train de se débrouiller à coller des couvertures de survie à leur fenêtre et à acheter à se cotiser entre parents d'élèves pour mettre un ventilateur dans la classe de maternelle c'est bien parce qu'ils sont laissés seuls donc quand on a fait la une de lundi quand on a décidé des sujets qu'on allait mettre à la une on s'est dit l'étape d'après c'est d'interpeller pour dire en fait il faut que ce moment ça ne soit pas simplement les bouts de ficelle la grande débrouille ça ramène nos responsables politiques à la nécessité de prendre leurs responsabilités et de proposer un chemin comme je l'ai écrit et de nous tendre autre chose qu'un climatiseur un éventail un ventilo et de nous proposer vraiment un chemin politique avec des mesures et j'ai fait cet édito dimanche pour l'édition de lundi la une de demain justement c'est sur la réponse politique donc on a bien fait de faire

34:35
Présentateur

parce qu'ils vous ont répondu

34:35
Invité

alors on ne va pas avoir la présomption de penser qu'ils nous répondent à nous mais ça a mis du temps on était face à un silence qui a été vertigineux tout au long du week-end pour vous dire on a cherché des politiques on a trouvé on a trouvé quelqu'un chez Météo France on cherchait des gens là aujourd'hui il s'est passé des choses à l'Assemblée il y a eu les propositions du parti écologiste qui évidemment sur le congé climatique alors il y a eu le congé climatique qui a été extrêmement moqué quand il a été prononcé dans le week-end et en fait là où j'en veux aussi à nos hommes et nos femmes politiques c'est d'avoir laissé le champ libre au Rassemblement National où Marine Le Pen en fait on lui a laissé un boulevard pour faire du populisme climatique avec sa clim climatisé parce qu'en fait il n'y avait rien d'autre donc oui quand on transpire moi on me parle de climatisation je tends l'oreille on tend l'oreille les français tendent l'oreille et on ne va pas les rendre coupables de climatiser ou d'écouter

35:27
Présentateur

Pourquoi du populisme climatique ? Est-ce que...

35:30
Invité

Parce que c'est une opportunité regardez si on prend des... Parce que son combat ce n'est pas contre le réchauffement climatique c'est contre le Rassemblement National Non mais moi je n'ai pas de combat je suis journaliste Je n'ai pas de... Oui mais je suis journaliste je n'ai pas travaillé qu'à Libération et je suis journaliste je ne viens pas avec un combat moi je viens expliquer ce qu'on a fait comme travail journalistique monsieur Donc... Quand on a une cellule dédiée contre l'extrême droite ce que vous appelez l'extrême droite est-ce qu'on n'est pas à Libération Bon très bien je pense que c'est pas le...

Mais il n'y a pas de soucis je trouve votre ruine intéressante mais globalement ne me dites pas que vous n'êtes pas dans un combat Je suis en train de vous dire que vous avez eu un... On est très intéressants de pouvoir les explorer les décrypter et on est très heureux que vous vous intéressiez à l'écologie et vraiment ça va nous donner beaucoup de travail dans la cellule qui s'occupe de l'extrême droite voilà c'est évident

36:17
Présentateur

On essaie de ne pas rentrer dans des matchs s'il vous plaît les uns avec les autres mais sur la question de politiser la canicule de l'aménager parce que vous êtes élu à l'Assemblée nationale vous ambitionnez de gouverner ce pays dans un an il y a des élections présidentielles quel que soit votre candidat ou votre candidate est-ce que vous êtes d'accord avec ça et vous seriez de LFI du PS de Renaissance je pense que la question serait la même pour se dire que la question de la canicule n'est pas une question apartisane que chacun a ses responsabilités chacun a ses réponses et que ça doit être

36:47
Invité

peut-être le débat majeur de la prochaine présidentielle C'est l'un des débats majeurs et tout le monde aura sa responsabilité déjà face à la glace mais face à l'histoire face à la planète et donc bien entendu il faut prendre à bras le corps cette problématique qui va nous dépasser parce que nous on sera mort globalement tous autour du plateau que le problème continuera on ne sait pas mais ce que je veux dire et là je vous rejoignais c'est qu'il y a un dernier point qu'on n'a pas évoqué encore c'est la question aussi de la perte de productivité et la perte de recettes fiscales et ça va vous rejoindre sur ce que vous dites parce que le vrai sujet c'est-à-dire qu'en fait quand il y a une augmentation d'après les études alors il y en a une qui est d'alliance de la température et que chaque degré supplémentaire c'est de la perte de productivité et de la perte de recettes fiscales pour l'État il y a une étude d'alliance qui dit des chiffres qui sont vertigineux 40 milliards je crois en termes de productivité près de 50 milliards par an en termes de recettes fiscales derrière c'est autant d'argent de moins dans les caisses de l'État dans notre système social pour aussi accompagner les plus pauvres les plus vulnérables donc c'est aussi pour ça que j'ai un désaccord sur la question de la climatisation même si clairement ce n'est pas la solution à tout et clairement ce n'est pas parfait de toute façon il n'y a aucune mesure qui est parfaite en politique à chaque fois vous êtes obligé de poser le pour et le contre et vous dire qu'est-ce qui est le mieux c'est que derrière il y a des gens qui vont souffrir et on va être dans un cercle vicieux et non verteux en matière sociale et en matière environnementale vous voulez réagir François-Jéves je pense qu'effectivement la question des pertes de productivité c'est un des points aveugles du débat moi je suis frappé

38:16
Présentateur

c'est-à-dire que depuis 50 ans vous auriez dû dire ça comme argument

38:19
Invité

je ne suis même pas sûr en fait que ça n'a pas parce qu'on réagit parce qu'il y a des pertes de recettes fiscales je suis frappé de voir les débats sans fin qu'on a sur la question de la productivité comment est-ce qu'on augmente la productivité est-ce qu'il faut supprimer un jour férié il faut que les français travaillent plus les français sont des feignasses etc etc etc et puis d'un côté vous avez cette canicule qui pour chaque degré additionnel au-delà de 30 degrés va entraîner une perte de productivité de 3% c'est absolument gigantesque et ça se traduit par des pertes y compris des pertes fiscales gigantesques on a l'impression que cette discussion sur l'augmentation et des pertes humaines aussi et des pertes humaines aussi mais ici on...

et on a l'impression que cette discussion sur comment augmenter la productivité des français c'est une discussion l'héliputienne à côté de l'éléphant dans la pièce qui est quand même la perte de productivité liée à la canicule donc la question c'est comment effectivement allons-nous adapter le travail allons-nous adapter nos villes allons-nous adapter nos bâtiments allons-nous adapter nos rythmes scolaires potentiellement pour effectivement éviter cette perte économique gigantesque qui s'ajoute évidemment aux pertes humaines il faut rappeler l'impact des canicules sur la santé publique c'est quand même l'impact numéro un

39:26
Présentateur

Marie Chirot sur cette question de la politisation de la canicule je le disais un peu dans le souvenir mais est-ce que c'est peut-être la seule bonne nouvelle de ces derniers jours et peut-être même depuis trois jours puisque entre samedi et aujourd'hui c'est passé des choses c'est passé des choses est-ce que c'est le titre là sur l'écran c'est la fin du déni politique est-ce qu'il y a quelque chose de cet ordre là selon vous ?

39:47
Invité

oui moi je pense qu'il y a la fin d'un déni politique je pense que les gens prennent conscience et je pense que ça montre aussi qui sont les acteurs qui depuis des années en fait alertent et ont des solutions à proposer et qui sont les acteurs qui d'un coup se découvrent les plus grands écologistes de France agitent la climatisation le dernier objet technique en disant nous on va être le parti de la climatisation et on va tout changer ça montre bien moi je pense que les gens sont vraiment pas dupes sur le fait que en fait c'est pas comme ça qu'on va changer les choses et que collectivement on va changer ce que vous disiez sur les réseaux de solidarité qui s'activent dans les crèches dans les hôpitaux sur toutes les personnes qui moi j'avais mis mes voisins ont mis du blanc de meudon sur la fenêtre voilà on a appris des techniques je pense que ces réseaux de solidarité ils sont hyper importants et peut-être qu'on a perdu ça aussi et le fait de créer du lien de créer de la solidarité dans la crise ça permet aussi de créer du lien pour derrière continuer et pour le coup mettre en place des meilleures solutions d'adaptation et de lutter concrètement contre les changements climatiques et je trouve que ça vient aussi montrer à quel point en fait les écologistes les militants écologistes et les scientifiques ont raison depuis des années et j'insiste là-dessus mais vraiment il y a des solutions concrètes qui sont mises en place là je pense à l'A69 qui est en train d'être construite l'autoroute A69 l'autoroute A69 qui est en train d'être construite alors que ça bétonne 400 hectares de terre que ces hectares-là c'est moins de végétalisation c'est l'équivalent d'un département de la surface d'un département français qui disparaît sous le béton tous les 10 ans parce qu'on continue de bétonner on continue de bétonner alors même qu'on a besoin de fraîcheur on a besoin de re-réfléchir à comment on aménage les villes comment on aménage les campagnes et en fait on voit bien que là moi je trouve que c'est vraiment le moment où on se rend compte à quel point il y a des gens qui sont hypocrites des gens qui sont des incapables en fait et qu'il y a une volonté sciemment assumée que de mettre en danger la population concrètement

41:28
Présentateur

T'es un autre talent sur cette question de la politisation de la canicule je rejoins ce que vous disiez

41:32
Invité

je veux qu'on parle des solutions ça passe par là tout à fait je vois justement à la fin du déni politique en fait la grande question de la science politique c'est que là on a une montée de la science donc là on commence à parler de l'enjeu climatique de manière beaucoup plus présente on a des émissions sur le plateau tous les partis politiques doivent se positionner y compris des partis parfois climatisceptiques ou qui votent contre le pacte vert au Parlement européen et la question c'est à quoi ça va amener est-ce que ça va juste amener un pic d'attention des acteurs politiques et médiatiques on va parler du sujet et puis après on va passer à autre chose quand il y aura une autre crise un nouveau chamboulement à cause de Donald Trump etc.

ou une crise sociale ou alors est-ce qu'on va aboutir à des conclusions enfin des politiques publiques qui vont changer des choses et ça pour moi c'est quelque chose qu'il faut qu'on suive dans les semaines à venir c'est est-ce qu'on va juste faire quelques mesurettes d'adaptation en disant ah mais maintenant on va essayer de faire des plans pour adapter les hôpitaux d'ouvrir des logements d'urgence des refuges climatiques ou alors est-ce qu'on va mettre en place des politiques publiques et en fait le problème c'est que j'ai bien peur qu'on ne mette pas en place de politiques publiques tout simplement une raison qu'il n'y a pas de majorité claire au Parlement et qu'on n'arrive pas à adopter beaucoup de politiques publiques mais il y a une campagne électorale voilà mais il y a une campagne électorale le problème c'est qu'une campagne électorale elle n'est quand même pas tout à fait maintenant elle va quand même accélérer plus tôt à l'automne et moi j'ai quand même hâte j'espère qu'on va réussir à bien marquer dans la tête des gens que le sujet est prioritaire et que quand on aura des partis y compris votre parti mais vous n'êtes pas le seul on va essayer de remettre le sujet sur la table et là c'est la question à avoir pour tous les journalistes de voir est-ce qu'à partir de l'automne on va pouvoir maintenir la pression sur ce sujet là moi j'ai peur que non et moi je pense qu'on devrait basculer les élections présidentielles en juillet c'est même pas une blague c'est pas vraiment une blague c'est que là je pense que s'il y avait l'élection présidentielle dimanche je pense que le débat serait passionnant et je pense que là on aurait une majorité et là Marine Le Pen gagnerait avec ses climes ça c'est sûr je pense qu'elle serait surtout obligée de se positionner et même globalement parce que le dernier sondage qui est sorti qui est Harris qui n'est pas un institut du rassemblement national montre qu'on est largement en tête sur la politique environnementale à 40% avec Marine Tourdelier qui semble plus correspondre selon vous à ce qu'il faudrait proposer même si je pense que c'est une écologie punitive elle parle du sujet depuis plus longtemps oui mais avec les mauvaises solutions et les mauvaises réponses si c'est l'écologie punitive et à la moitié du score est à 19 ou 16% ça marche juste pas comme ça parce que les sondages quand on mesure ces questions là les gens ont tendance à répondre sur leur affiliation partisane donc comme vous avez une base de 40% à peu près vous êtes les plus compétents ça on le voit sur après tout si on mesure en termes de sondage les gens ont tendance à trouver compétent le parti pour lequel ils votent je pense que si jamais il y avait une campagne ils ne trouvent pas compétents ben voyons présentiel ça reste quand même le premier parti de France on en pense qu'on en veut mais c'est quand même la réalité et la question écologique est tellement importante que ce que dit Marine Le Pen de toute façon doit bien recueillir un écho quelque part sinon ça ne marcherait pas à ce point là j'aimerais vous poser une question justement sur la politisation de la canicule parce que dans le magnéto qu'on a mis au début on a mis en scène une opposition une dualité donc entre Marine Le Pen vive la clim et de l'autre côté on a qu'à beaucoup Marine Le Pen mais enfin quand même écoutons un peu ce que dit Jean-Luc Mélenchon et on ne sera pas déçus qui dit quand même moi mes petits enfants et mes enfants je ne les mets pas dans une école où il y a la climatisation je précise qu'hier 53 degrés c'est le record qui a atteint une école sans clim en France c'est pas sa déclaration la plus aspirée non non c'est celle-ci hélas on est comptable de ce qu'on dit dans la vie à un moment donné parfois on a entendu donc moi je veux bien qu'on se moque de Marine Le Pen en disant que tout ça est un peu du populisme enfin je veux dire imaginons un peu que l'autre ligne qui pourrait se dessiner pour une campagne présidentielle ça serait et elle serait dite aux français donc il y a des français qui ont chaud avec des enfants moi je ne mets pas mes enfants dans une école qui est climatisée est-ce que vous ne croyez pas que disons qu'entre ces deux lignes-là on n'est pas tout à fait certain que ce soit la ligne Mélenchon écologique qui gagne vous voyez pour des questions de bon sens c'est très intéressant que vous les rameniez dos à dos et ça a été en effet la polémique petite phrase politique l'une contre l'autre du week-end mais ce qui est intéressant on les a opposés sur ça ils disent deux choses très différentes ce qui est intéressant c'est que dans l'entre-deux le débat sur la climatisation il s'est déplacé c'est pas oui let's go ou non non je suis contre en fait ce qui s'est passé avec cette clim et on ne va pas encore revenir refaire ce débat-là mais quand même ça dit quelque chose il y a eu un bouger sur cette climatisation même Marine Tondelier qui faisait partie des gens qui ne voulaient pas en entendre parler il y a quelque temps aujourd'hui a ouvert ses chakras sur la climatisation parce qu'aujourd'hui en fait et les climatologues et tout le monde est d'accord pour dire à un moment donné oui il va falloir climatiser on ne pourra pas climatiser partout mais il va falloir climatiser parce que les personnes vulnérables reprenons la canicule de 2003 derrière une des mesures phares ça a été les salles climatisées dans les EHPAD ça a sauvé des vies bien sûr aujourd'hui à chaleur égale il y a 2019 par exemple par rapport à 2003 c'est 10 fois moins de morts et ça c'est grâce à la climatisation donc oui la climatisation 15 000 morts voilà et oui la climatisation sauve des vies elle empêche qu'on se retrouve avec des scènes traumatisantes et des drames comme il y a eu en 2003 c'est évident mais le fait de voilà il y a eu il y a eu vous mettez dos à dos ces deux là est-ce que voilà est-ce qu'on peut dépasser cette question là de juste la climatisation qui est un un énorme arbre qui nous cache la forêt et de se dire en fait que propose chacun chacune est-ce que Marine Le Pen elle sera que sur les climatiseurs est-ce qu'elle proposera autre chose est-ce que LFI qui là a renouvelé son plan canicule a fait une mise à jour de ses plans canicules voilà a profité de ce moment là pour proposer d'autres choses que alors ou alors la déclaration malheureuse aussi de Jean-Luc Mélenchon sur faites comme les Andalous pour dimanche comment c'est plus par la fête de la musique c'est des petites phrases qui vont forcément attirer l'attention voilà nous on a dit bah super moi j'ai vécu en Andalousie je sais ce que c'est vivre comme des Andalous ça m'a fait beaucoup rire et ça fait beaucoup parler mais derrière qu'est-ce que que vont dire les autres moi je suis à l'écoute là toute la semaine de ce qui va se passer demain il y a sur le logement le ministre du logement qui va parler qui va faire des propositions j'ai écouté avec attention et l'enjeu fait sur le bâti qui dit c'est pas ma faute sur le bâti scolaire en fait c'est les collectivités territoriales trop dommage on a divisé par trois le budget du fond vert ces trois dernières années ça c'était des choix qu'il pouvait défendre à son niveau voilà je suis intéressée par ce que les autres vont dire et pas seulement les ramener dos à dos

47:33
Présentateur

c'est intéressant parce que je l'ai déjà dit plusieurs fois mais ça ramène chacun chacune face à ses propositions face à ses responsabilités dans le dossier de Libé et dans l'ITO il n'y a pas uniquement le RN je disais c'est une question

47:45
Invité

ah non c'est plutôt les responsables qui gouvernent vous l'avez dit et en premier

47:48
Présentateur

est-ce qu'on paye puisque vous l'évoquiez est-ce qu'on paye aujourd'hui si ce débat prend autant d'importance qu'on soit pour qu'on soit contre d'ailleurs c'est parce qu'on paye notre impréparation François Gémen et j'allais dire le mot n'est pas le bon mais notre j'allais dire incurie politique en la matière mais je mets des guillemets bien sûr

48:05
Invité

non il y a une responsabilité politique qui est énorme et qui est largement partagée il y a 15 ans en 2011 je publiais avec quelques collègues un bouquin qui s'appelait Anticiper pour s'adapter le nouvel enjeu du changement climatique c'était l'époque où on ne faisait pas des retirages donc l'éditeur devait un peu anticiper le nombre de ventes potentielles de l'ouvrage on en a vendu quelques dizaines même les politiques vendaient plus de bouquins que nous et donc on a dû assister à la mise au pilon de centaines de milliers d'exemplaires de ce livre parce qu'effectivement le problème c'est que gouverner c'est prévoir et donc chaque fois je suis frappé qu'on attend d'être au pied du mur on attend d'avoir des problèmes avant de se demander ce qu'on va faire et là je suis désolé mais sans même revenir 15 ans en arrière on avait quand même l'opportunité il y a un mois lors de la première canicule de se demander ce qu'on allait faire on aurait pu faire des réunions interministérielles on aurait pu concevoir un plan et là encore et vous l'avez rappelé on sort d'une période de silence politique total qui a duré 3 ou 4 jours comme si tout le monde était à nouveau pris par surprise par cette nouvelle canicule et hélas je crains que ça ne soit la même chose lors de la prochaine canicule des feux ou des inondations parce que ce qu'on fait aujourd'hui c'est de la gestion de crise la question c'est pourquoi

49:15
Présentateur

la question c'est pourquoi parce qu'on fait

49:17
Invité

de la gestion de crise on joue les pompiers et on éteint l'incendie et dans ce qu'on se trouve extrêmement bon on se trouve extrêmement bon en gestion de crise et on l'est puisqu'il y a moins de morts ils se voient moins ils ne se voient pas immédiatement ce ne sont pas des personnes âgées ou des personnes isolées qui meurent et qu'on doit stocker dans des chambres mortuaires à Rungis comme en 2003 en fait il n'y a plus ce scandale sanitaire du nombre de morts ou le nombre de morts du Covid ça ça a changé donc aujourd'hui on dit on fait des messages de prévention on va apprendre aux gens à nager parce qu'il y a beaucoup trop de noyades et on va dire aux gens qu'il ne faut pas laisser les enfants dans la voiture parce que ça cause des drames et on va dire oui on a réussi on est sorti de cette canicule il y a eu beaucoup moins de morts qu'en 2019 il y a eu beaucoup moins de morts qu'en 2003 et on va se trouver extrêmement grandi politiquement en fait ça ne suffit plus mais il y a un éléphant qui est quand même qui est un défi on ne parle pas c'est le vrai sujet en fait qui met en difficulté les politiques quels qu'ils soient c'est la question du financement de tout ça c'est à dire comment on fait évoluer à la fois ce que je vous disais pour réduire les gaz à effet de serre c'est à dire nos modes de production nos modes de consommation nos modes de déplacement comment on rénove comment on adapte nos villes comment on adapte nos villes comment on arrive à donner les moyens aux collectivités de végétaliser les cours moi j'ai mes mairies sur mon territoire là qui ont un plan de végétalisation des cours d'école pour pouvoir limiter bien entendu l'impact de mettre aussi des films sur les fenêtres en attendant de développer progressivement la climatisation parce que c'est aussi très coûteux et donc c'est aussi la question qu'on doit se poser aujourd'hui c'est comment demain on arrivera à financer toute cette transition et donc c'est pour ça que nous c'est une question politique de priorité c'est pour ça qu'avant tout ça et j'invite ceux qui nous entendent ce soir et voir nous on avait développé pour la partie rénovation énergétique un plan 100% réno avec en fait on partait du principe que l'Etat s'endettait un tout petit peu juste en payant les intérêts sur les marchés et en prêtant à taux zéro et que même ceux qui n'ont pas d'argent ils peuvent rénover s'ils ne peuvent pas rembourser ils rembourseront au moment de leur décès au moment de la mutation du bien s'ils vendent leur bien mais parce qu'en fait on ne peut plus donner d'argent on n'a plus d'argent et donc il faut trouver des mécanismes un peu innovants pour essayer de donner les moyens et d'éviter que ça soit les plus riches parce que nous globalement là par exemple ce soir on est à la climatisation on ne pourrait pas faire cette émission je précise on ne pourrait pas faire cette émission avec le nombre de caméras et d'appareils avec toutes les lumières ce serait impossible mais globalement tous ceux qui sommes autour de nous tous je ne sais pas vous mais on est quand même globalement à travailler dans des bureaux dans des établissements à l'université pour certains dans des rédactions qui sont je pense climatisées malheureusement pas et justement je me suis directement climatisé je me suis directement confronté dans mon travail au quotidien sur l'incapacité pour mes équipes de travailler correctement parce que nous n'avons pas de climatisation et en étant à l'université c'est pareil donc on se retrouve ça dépend des sites on aurait pu écrire sur nous-mêmes moi je suis d'HC qui est considéré comme une université très bien dotée et je peux vous dire que les bâtiments ne sont pas climatisés on ne peut pas faire quoi on va dire qu'on est quand même globalement en capacité de prendre du télétravail d'aller se poser dans un pas oui on est privilégié mais bien entendu on ne travaille pas sur les chantiers c'est évident mais dans tous les cas la climatisation ne réglera pas le problème justement moi je suis aussi heurtée par toute la séquence politique du week-end qui a consisté chez les éditorialistes de droite et d'extrême droite à se moquer de tout ce qui est droit de retrait climatique congé climatique les premières propositions là c'était chez les insoumis et chez les écologistes sur le travail dans ces conditions là ça a été moqué comme la gauche déteste le travail elle ne veut pas travailler elle a trouvé une nouvelle excuse pour ne pas travailler la canine et c'est pas que ça madame moi je serais très heureux alors même que tout à l'heure on a dit que déjà l'augmentation allait nous faire perdre des recettes fiscales et de la productivité comment on pourra financer ça moi aussi on parle de vie on parle de vie vous nous parlez de financement on vous parle de vie il y a un ouvrier de 19 ans qui est mort sur un chantier à cause de la canicule on parle de vie il faut adapter les horaires mais rendez-vous compte de ce que vous dites mais madame c'est facile à votre place venez votez le budget présentez vos élections à un moment on ne vit pas dans le monde des bisounours à un moment il faut bien à la fin avoir un budget il faut bien les financer c'est-à-dire moi si vous me donnez la solution de pouvoir financer le congé climatique faites-moi le budget proposez-moi un contre-budget à la rentrée et je le vote si vous arrivez à le financer il va falloir faire des économies des économies sur le train de vie de l'Etat sur les agences sur l'immigration il va falloir trouver de l'argent ailleurs désolé

53:28
Thomas Ménagé

à l'immigration

53:28
Invité

je laisse Marie Chou

53:31
Présentateur

répondre

53:31
Invité

d'ailleurs sur l'immigration je veux bien qu'on en parle juste deux minutes parce que je suis assez étonné qu'on parle de votre programme écologique comme si vous étiez les champions du climat et que ça allait laver votre image en fait et que derrière finalement vous étiez compétent sur la question écologique alors de un vous n'êtes pas compétent sur la question écologique mais de deux moi votre écologie je n'en veux pas votre écologie qui sauve des phoques mais par contre laisse 30 000 personnes mourir en Méditerranée c'est hors de question en fait et donc il va falloir se rendre compte aussi de quelle écologie on veut et dans quelle vie et dans quel pays on veut vivre dans les prochaines années et donc en fait c'est pas possible derrière de venir parler et là depuis tout à l'heure moi je suis un peu honnêtement je suis un peu heurtée par la façon dont on est tous à discuter des propositions du Rassemblement National alors que en fait de un vous êtes vraiment mais regardez vos votes à l'Assemblée Nationale 80% de votes pour le pétrole 80% vous insultez tous nos électeurs c'est pas l'idée c'est pas l'idée c'est pas l'idée vous voulez pas débat mais moi je vous écoute vous avez le droit de démonter mes mesures et ça c'est la démocratie mais en fait sauf si vous êtes pas démocrate et vous voulez un régime dictatorial qui interdit des partis et il y aurait que la partie de Mme Tondelier et le vôtre et vos idées qui seraient en place ça je comprends pas comment vous pouvez remettre en cause

54:37
Présentateur

une fois de plus que ce débat vous étiez tous et toutes au courant des invités qu'il y avait et que cette discussion vous saviez qu'elle aurait lieu Marie-Chur je suis choqué qu'on parle des propositions du RN mais il faut parler on est en période préélectorale Libération quand elle fait saline sur politiser la canicule ou demain sur les propositions il y aura les propositions de tous les partis donc je pense que c'est intéressant de discuter de dialoguer des propositions des uns et des autres

54:59
Invité

non ceci dit là où je pense qu'il y a un point qu'elle dit qui est très important c'est qu'on peut pas séparer l'écologie des positions internationales sur des enjeux sociaux etc on peut pas faire comme si l'écologie était une sorte de navire qui vogue dans les terres et qui soit qui puisse être dissocié d'opposition sur l'immigration d'opposition sociale d'opposition sur les affaires étrangères etc je pense que l'enjeu précisément de l'adaptation c'est de remettre aussi l'écologie comme un problème économique social et politique fondamental et je pense qu'une des raisons pour laquelle on n'en a pas fait assez ni pour la décarbonation ni pour l'adaptation c'est qu'on a considéré que c'était un truc un peu à part que c'était un truc d'écologie d'environnement et que donc ça ne touchait pas aux vrais enjeux de la société que c'était un truc un peu secondaire qu'on pouvait faire quand on en avait les moyens quand il y avait la paix dans le monde etc et que c'est ça qui explique aussi que l'écologie donne l'impression d'être passée un peu au second plan alors qu'elle touche à des sujets fondamentaux de productivité de santé de vie humaine d'immigration et je pense qu'effectivement on ne peut pas dissocier les choses ça va déterminer toutes nos conditions d'existence dans les prochaines années et dans les décennies à venir en fait et donc il y a un enjeu à se rendre compte de ce que c'est l'écologie au sens primaire du terme ça veut dire la relation entre les êtres vivants et leur territoire donc ça parle des relations entre tous les êtres vivants et donc moi je ne veux pas d'une écologie qui divise je ne veux pas d'une écologie qui laisse des personnes de côté et je vous rejoins madame c'est que l'écologie et d'où le fait aussi qu'il y a une urgence à traiter la matière environnementale et de réduire les émissions de gaz à effet de serre c'est qu'il va y avoir énormément de réfugiés climatiques et qu'on n'arrivera pas non plus à les gérer et donc d'où l'intérêt d'accentuer aussi et qu'on partage cette vision de réduire les émissions de gaz à effet de serre pour réduire le dérèglement et le réchauffement qu'on connaît aujourd'hui parce qu'on ne sera pas en capacité d'accueillir tous ceux qui vont fuir à cause du dérèglement climatique je suis désolé

56:45
Présentateur

mais là vous avez raison que c'est la spécialité de François-Gemmènes

56:47
Invité

les réfugiés climatiques

56:48
Présentateur

vous voulez y réagir tout à l'heure quand t'es sur la question

56:50
Invité

la politique c'est l'écologie c'est tout un tas d'autres sujets et les difficultés c'est que là je mets notre travail de recherche en ce moment on se rend compte en mesurant avec des milliers de répondants que les gens ont tendance à voter sur d'autres enjeux que les enjeux écologiques donc là on en parle juste maintenant mais on sait que la période électorale va s'organiser autour de tout un tas d'enjeux parce qu'on a mesuré depuis quelques années que l'écologie c'est plutôt un sujet dont on ne parle pas qui explique d'ailleurs la préparation c'est que c'est un sujet dont on ne parle pas si on ne parle pas d'un sujet on ne va pas se préparer en cas de canicule mais sur les autres sujets ce qui est intéressant justement c'est que moi je répète tout le temps qu'il faut rentrer par l'écologie en partie rentrer sur l'écologie par les autres sujets si on prend pouvoir d'achat santé, souveraineté on va s'arrêter à ces trois là si on parle de tous ces autres sujets là on parle d'écologie aussi et du coup ça forcera l'électorat à se dire est-ce qu'un parti par exemple qui a des positions assez favorables à Donald Trump et à Vladimir Poutine est un parti qui est désirable pour répondre à mon problème de souveraineté est-ce qu'un parti et il y en a plein de partis qui font ça qui promeuvent les pesticides on a quand même une grande coalition à l'Assemblée nationale et au Parlement européen qui s'allie pour remettre en place des pesticides est-ce que si moi je consacre que la santé c'est important et on sait que dans l'électorat c'est dans le top 2 des priorités est-ce qu'on a envie de voter pour un parti qui promeut les pesticides qui nous amènent à plus de cancers ou le cadmium ou l'épiphase etc et le troisième point sur le pouvoir d'achat pendant la guerre en Iran les gens ont vu leur facture exploser du fait de l'essence et là pareil j'en veux dire parlons pas que de l'écologie si vous voulez le changement climatique si ça ne mobilise pas les gens je peux comprendre parce que les gens ils ont des priorités à très court terme ils ont des conditions matérielles c'est difficile et pas pareil donc parlons le pouvoir d'achat pourquoi ça coûte cher c'est parce qu'on n'a pas fait la transition vers véhicules électriques parce qu'il y a des partis qui ont expliqué que le véhicule électrique c'est une mauvaise idée et donc je pense que sur tous ces sujets là moi je n'ai pas de problème parlons le pouvoir d'achat santé, souveraineté tout ce que vous voulez et là on va se rendre compte que la transition écologique répond au top 3 des préoccupations des français et ça c'est fondamental parce que tous les gens qui ont acheté une voiture électrique au printemps ils ne sont pas d'un coup devenus écolo simplement ils ont vu le lit d'essence à 2 euros à la pompe et c'est comme ça pour plein de trucs le plan d'électrification c'est sans doute ce qu'Emmanuel Macron aura fait de plus important pour le climat sur son mandat il n'appelle pas plan climat il appelle ça un plan de souveraineté quand Joe Biden fait son grand plan climat il ne l'appelle pas non plus plan climat il l'appelle inflation reduction act plan de lutte contre l'inflation et donc en fait quand on va toucher à ces intérêts immédiats associés à la transition que ce soit la décarbonation ou l'adaptation vous pouvez créer un vrai consensus c'est intéressant parce que ça rejoint ce que vous disiez sur ce plateau il n'y a pas longtemps

59:05
Présentateur

merci de souligner la cohérence non non non vous disiez vous réfléchissiez à la manière dont vous aviez vous militant climat ou chercheur scientifique échoué d'une certaine manière à parler du sujet et ça rejoint un peu ce que vous venez de dire tout à fait je pense qu'aujourd'hui il faut créer

59:23
Invité

le problème c'est qu'on en a parlé en pensant qu'on allait le faire pour le climat alors qu'on va le faire surtout pour la santé pour la souveraineté pour le pouvoir d'achat pour la compétitivité etc du coup il faut obliger à des partis à nous expliquer quelle est leur position pour amener le pouvoir d'achat le Climate Change Committee du gouvernement britannique c'est un peu comme le Conseil pour le climat a montré que si on fait la transition de la mobilité et du logement on rénove tous les logements mais de propage à l'air et on passe aux véhicules électriques on économise en moyenne par foyer 1400 par donc 1700 euros moi je ne connais pas beaucoup de politiques publiques qui font économiser 1700 euros par an à des foyers donc moi j'aimerais que tous les partis y aient à se positionner est-ce que vous voulez faire économiser à des gens plus de 100 euros par mois pour leur pouvoir d'achat si oui alors faisons la transition on va à l'électrification on va à véhicules électriques on va à la rénovation mais alors on l'a fait et le net zéro que tout le monde attaque et bien on le fait on atteint la neutralité carbone en 2050 et on améliore les conditions de vie des gens la santé la souveraineté de l'Europe et le problème c'est que dans la littérature scientifique on appelle ça les co-bénéfices de la transition alors qu'en réalité c'est l'intérêt premier et de façon presque provocatrice j'aurais presque envie de dire le co-bénéfice aujourd'hui c'est pour le climat c'est ce qu'on va observer pendant cette présidentielle en fait enfin c'est ce tour de chauffe de la présidentielle qui va commencer juste après l'été tout dépend de comment l'été va se passer soit on restera dans une urgence écologique mais regardez 2022 les incendies qu'il y a eu derrière les voeux d'Emmanuel Macron 2023 c'est qui aurait pu prédire donc bon on voit que ça n'a pas fonctionné mais si on arrive sur les neuf mois de préparation de cette présidentielle à avoir cet enjeu qui est en fond de tous les autres peut-être que peut-être qu'on pourra parler d'écologie in fine en tout cas vous êtes bien placé pour le savoir c'est pas évident hors des périodes de vagues de chaleur où ça immobilise un pays vous avez beau inviter régulièrement François Gemmène c'est pas évident de faire beaucoup de une ou beaucoup d'émissions sur ce sujet donc oui d'une certaine façon là il y a un moment il y a un momentum il y a un moment où les gens écoutent ne parlent que de ça subissent ça ne dorment pas à cause de ça donc à nous de le mettre à l'agenda qu'on soit journaliste expert ou militant et politique évidemment mais il y a un moment

1:01:27
Présentateur

c'est un sujet qui nous engage toutes et tous merci d'être venu dialoguer ce soir merci Marie Churot d'être venu sur ce plateau merci à vous tout aménagé d'être venu débattre avec nous député RN du Loiret Lorraine Provo Libération je n'ai pas la ligne de demain mais elle sera consacrée à ce que proposent les hommes et les femmes

1:01:43
Invité

ce sont les propositions de la gauche uniquement de la gauche on va toutes les examiner mais on va faire un focus sur ceux qui ont proposé des choses très concrètes aujourd'hui

1:01:50
Présentateur

François Jemaine parler du climat sans plomber de l'atmosphère publié chez Odile Jacob merci à vous on espère que vous en vendrez plus que les quelques dizaines de 2011

1:01:59
Invité

j'espère

1:02:00
Présentateur

et puis merci à vous d'être venu ce soir Laure Arthur merci à vous pour ce soir et puisque c'est votre dernière de la saison à tous les deux un immense merci d'avoir été à mes côtés cette année encore Laure je te retrouverai à la rentrée Arthur c'est ta dernière en tant que chroniqueur merci à toi pour ces trois ans passés ici je serai le meilleur quel que soit je ne le sais pas d'ailleurs ta destination merci à toute l'équipe c'était formidable merci à toutes et à tous et on se retrouve demain ce sera vers 22h50 je crois ciao

1:02:28
Invité

vous avez décrypté l'actualité en regardant C'est ce soir avec Renault Espace inédit sur France T