Un socialiste Premier ministre ? "Un bras d’honneur à la démocratie" (Laurent Jacobelli)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Quelles seront les décisions d'Emmanuel Macron ? Est-ce qu'il va enfin comprendre qu'il est déconnecté ?
- 5:00FerméeRéponse directe
Quelle sera votre position par rapport au futur Premier ministre ? Le censurerez-vous immédiatement ?
- 7:00FerméeRéponse directe
Pensez-vous pouvoir réunir 289 députés en cas de dissolution ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Que pensez-vous de l'idée d'un Premier ministre socialiste ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Que pensez-vous du changement de mode de scrutin vers la proportionnelle ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:30Laurent JacobelliFait
« Une surprise d'ailleurs plutôt agréable puisqu'il y a eu plus de vote contre que prévu. »
- 5:30Laurent JacobelliFait
« La catastrophe économique dans ce pays, c'est Emmanuel Macron. La catastrophe migratoire, elle porte un nom, Emmanuel Macron. »
- 7:30Laurent JacobelliChiffre
« Les socialistes ont fait 1,67 % à la dernière présidentielle. C'est aujourd'hui un groupuscule. »
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[Musique] Europin soir 19h 21h Pierre de Villau avec autour de la table Jean-Michel Salvator et Sébastien Lini. Bonsoir messieurs. Bonsoir.
Bonsoir Pierre pour commenter l'actualité bien sûr brûlante à l'Assemblée nationale 364 députés sur 577 ont voté contre la confiance de François Bairou. Jean Christopher Roland est là également. Bonsoir, vous êtes constitutionniste, maître de conférence à l'université Paris Nanterre et nous partons.
Justement, il est quelque part entre l'Assemblée nationale et les studios de télévision, Laurent Jacobelli est là. Bonsoir Laurent Jacobelli. Bonsoir Pierre de Vill.
Merci d'accorder quelques minutes de de votre temps avant le déluge qui va s'abattre en Moselle dont vous êtes le député. C'est le déluge qui s'est donc abattu sur l'Assemblée nationale. Laurent Jacobelli.
Oh non, c'est pas un déluge, contrairement à celui qui risque de s'abattre sur mon beau département. Celui-ci était prévisible depuis déjà au moins 2 semaines. C'était chronique de la mort d'un gouvernement annoncé.
Nous n'avons pas eu de surprise ce soir. Une surprise d'ailleurs plutôt agréable puisqu'il y a eu plus de vote contre que prévu. Mais au final, le départ de monsieur Beirou était prévisible.
Ce qui compte maintenant, c'est comment on sauve notre pays, qu'est-ce qu'on fait ? Quelles seront les décisions d'Emmanuel Macron ? Est-ce qu'il va enfin comprendre qu'il est complètement déconnecté par rapport aux attentes des Français ?
Est-ce qu'il va prendre sa part de responsabilité ou est-ce qu'il va s'enfermer dans l'auto glorification et nommer à nouveau un premier ministre macroniste pour mener cette politique délétaire dont les Français ne veulent plus ? Alors justement, je prends la balle au bon. Gabriel Atal a appelé un accord d'intérêt général entre force républicaine.
Qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce que vous êtes prêt à collaborer avec lui ? Mais ça fait 8 ans qu'on entend ce discours euh insipide où les LR, des PS repentis, des centristes euh sans cap se réunissent pour faire une politique dont les Français ne veulent pas.
Je pense que à élection après élection, les Français ont été clairs, ils ont placé le Rassemblement national comme première force politique. Les questions de la sécurité, de l'immigration, de la résoption de la dette comme des sujets fondamentaux. Le Emmanuel Macron dans sa bulle ne comprend pas.
Vous savez, nous nous aimons beaucoup notre République et nous sommes finalement les garants de nos institutions. La 5e République dans son esprit dit que lorsqu'un président de la République est désavoué par le peuple, il part. Emmanuel Macron, lui pense que c'est le peuple qui a tort.
Je crois qu'il n'a pas compris l'esprit de notre République et c'est bien ça le problème. Sébastien Ligier de valeurs actuelles. Oui, Laurent Jacobie justement puisque on on l'a compris à travers vos discours notamment celui de Marine Le Pen tout à l'heure à la semaine nationale, vous souhaitez une dissolution.
Donc ma question est assez simple. Quelle va être votre position par rapport au futur premier ministre ? Est-ce que vous nous dites ce soir, peu importe l'identité de ce futur premier ministre, qu'il soit issu du bloc central, qu'il soit issu de la droite, qui soit issu de la gauche, vous le censurez immédiatement pour forcer une dissolution ou est-ce que vous nous dites que vous ferez comme vous avez fait avec Michel Barnier, comme vous avez fait avec Michel avec François Berou, que vous laisserez sa chance au produit et que vous laisserez le futur premier ministre vous présenter une feuille budgétaire.
Quelle est votre position ce soir ? Nous serons respectueux des institutions mais pas naïfs. C'est-à-dire qu'effectivement, nous attendons de voir ce que le Premier ministre propose.
Est-ce qu'il est ouvert à négocier avec le premier parti de France ? Est-ce que sur la question migratoire, il est prêt à faire des avancées ? Est-ce qu'il s'engage à ne pas diminuer le pouvoir d'achat des Français et arrêter cette radicalité fiscale qui enfièvre la Macronie ? s'il est d'accord avec ça, nous le laisserons travailler.
Si en revanche, comme monsieur Barnier puis comme monsieur Berérou, il nous dit "Nous ne changerons pas le fonctionnement, nous changerons pas le cap mais nous nous en prendrons classe moyenne, nous en prendrons au retraiter." Alors évidemment ce gouvernement comme les deux précédents sautera. Mais vous savez, on va parler beaucoup du casting, hein.
Qui va remplacer ? Monsieur Berou, est-ce que c'est monsieur Champion ? C'est pas monsieur Tarmpion, c'est Éric Lombard et Xavier Bertrand par exemple.
Xavier Bertrand ? Non, Xavier Bertrand on laissera pas faire, je vous le dis tout de suite. Non, mais euh honnêtement, moi je veux je veux bien qu'on parle du casting.
Le problème, c'est le scénario. Tant qu'on aura un scénario macroniste dans ce film là, et bien la fin sera une mauvaise fin pour la France. Le problème, c'est Emmanuel Macron.
Et parce que une fois encore, nous sommes pour sauver ce qu'il y a de sauvable. Vous savez, s'il n'y a pas de dissolution et nous réclamons la dissolution pour donner une majorité à la France, s'il n'y a pas de dissolution, nous aurons 18 mois très longs à vivre. Et nous voulons que ces 18 mois jusqu'à l'alternance de 2027 soient la le moins douloureux possible pour les Français.
Nous jouerons notre rôle de première force d'opposition, d'opposition républicaine et responsable, mais nous sommes sans illusion. Une fois encore, le problème c'est Emmanuel Macron. La catastrophe économique dans ce pays, c'est Emmanuel Macron.
La catastrophe migratoire, elle porte un nom, Emmanuel Macron. Et donc, tant que le problème ne sera pas réglé, on mettra des pansements sur des jambes de bois. On fera nous en sorte que ça soit le moins douloureux possible.
Mais une fois encore, nous on se prépare à l'alternance. Jean-Michel Salvator. Alors, l'autre l'autre solution, ça serait donc comme vous venez de le dire, une dissolution qui euh qui ouvrirait à des élections législatives.
Actuellement, vous avez 140 députés avec vos amis de d'Éric Sioti. Euh pour avoir la majorité absolue, il faut en avoir deux fois plus hein, 289. Est-ce que vous pensez que s'il y avait une dissolution puis des législatives, vous seriez capable de réunir 289 députés pour soutenir Jordan Bardella, votre candidat à Matignan ?
Laurent Jacobelli ? Non seulement je le pense, mais j'ai l'impression que tous les partis qui s'allent contre nous le pensent aussi. Pourquoi lors des dernières législatives, il y a eu cette association improbable de tous les faillitaires de la France de l'extrême gauche à ce qui s'appelle la droite ?
Pourquoi ? parce qu'il savait qu'on avait des chances d'arriver au pouvoir et que ça leur faisait peur. Peur pour leurs indemnités, pour leur cocardes, pour leur voiture et pour leur bureau.
Et donc il y a eu une association, j'allais dire de malfaiteurs de la République pour empêcher et bien ils feront la même chose s'ils le veulent mais ça ne marchera plus. Et donc comme eux le reconnaissaient hier, moi je le reconnais à votre micro aujourd'hui, oui, nous pouvons avoir la majorité. Oui, nous devons avoir la majorité et je crois que euh Jordan Bardella prendra les bonnes mesures, celles que tous les premiers ministres qui nous ont gouvernés depuis au moins 20 ou 30 ans n'ont jamais prise.
Oui, mais souvenez-vous des des sondages en 2024, aucun ne vous donnait une majorité absolue. Gabriel Atal, qui n'est pas ma référence principale en politique, vous pouvez l'imaginer, a lui-même dit "J'appelle toutes les forces politiques à se désister pour le candidat qui est face au Rassemblement national car le Rassemblement national pourrait avoir la majorité. Quand vos ennemis reconnaissent que votre victoire est possible, je crois que la moitié du chemin est fait.
Quand on voit euh différents visages apparaître notamment sur les écrans de télévision, Jean-Yve leedant, Éric Lombard, Bernard Casneuve, on il y a quand même cette petite musique d'un d'un possible premier ministre d'obédience socialiste. Vous dites quoi alors en Jacobie ? Les socialistes ont fait 1,67 % à la dernière présidentielle.
C'est aujourd'hui un groupuscule qui ne survit que par la bonne volonté de la France insoumise et euh euh j'allais dire la lâcheté électoral du bloc central. Bon euh si c'est la vision de la démocratie d'Emmanuel Macron de donner à un parti qui a fait moins de 2 % les règnes du pouvoir, c'est pas la nôtre. Pour nous la donc dès que ça se pointe, dès que vous voyez le petit le petit orteil arrivé d'un d'un premier ministre socialiste, vous censurez, vous dites non.
Bah a priori on dit non. On verra de quoi serait composé le le gouvernement. Mais une fois encore, si le président de la République joue cette carte là, ce n'est pas raisonnable.
Ça veut dire que c'est un président tacticien qui joue sa survie. Mais c'est différent Laurent Jacoblique entre Afuera tout de suite ou OK, c'est quoi votre plan ? Mais comment voulez-vous que que nous acceptions que la gauche prenne les reines d'un gouvernement alors qu'elle est ultra minoritaire, alors que les Français n'en veulent plus ?
Les Français veulent moins d'immigration et moins d'impôts. Et on va leur mettre au pouvoir des immigrationnistes échelés et des fanates de la taxe qui vont arriver avec des points pour faire des saigners dans le porte-feuille des Français. Ce serait une pure folie.
Le président Emmanuel Macron ferait, je crois, une forme de bras d'honneur à la démocratie. Alors, j'ai bien compris que la démocratie c'était pas son fort, qu'il avait plutôt envie de se maintenir en poste. Mais une fois encore, les Français ne veulent pas des socialistes, ne veulent plus des socialistes.
Et si euh effectivement on nous montre à nouveau des socialistes au gouvernement, il y aura probablement un processus naturel de rejet. Vous savez, la nature est bien faite. Bonjour Jean-Michel Salvator.
Alors, il y a un scénario qui qui court là, qui courait cet après-midi, c'est que le c'est qu'un nouveau premier ministre serait nommé et que son premier acte, ça serait de proposer à l'Assemblée nationale de voter un changement de mode de scrutin pour passer à la proportionnelle. Qu'est-ce que vous pensez de cette de cette idée ? Non, mais écoutez, je vais vous répondre mais on jugera une fois encore si ce projet arrive.
Monsieur Berou nous a promis la proportionnelle à peu près tous les mois. Non, mais là, il est plus là. Il est plus là.
D'accord. Mais on nous fait le coup depuis longtemps et vous savez mais vous savez pourquoi on nous fait le coup ? Ils disent on va leur promettre la proportionnelle comme ça le Rassemblement national va être calme et on va pouvoir pendant ce temps-là mener notre politique.
Bienvenue au majorité à l'assemblée pour voter la proportionnelle. Mais une fois encore, moi je veux bien qu'on parle de tripatouillage de tout ce que vous voulez. Là il y a des mesures urgentes à prendre.
Voilà 18 milliards à les trouver dans le coût de l'immigration, des dizaines de milliards dans le fonctionnement de l'État, 5 milliards dans le budget de l'Union européenne. Faut agir agir maintenant. Ça c'est plus urgent que la proportionnelle que pour pour le coup vous réclamiez à Cors et à CRRI.
On est bien d'accord, nous voulons la proportionnelle, mais est-ce que si on nous donne la proportionnelle, nous obéirons comme des toutous à un budget qui nous paraît aller contre les intérêts de la France ? Bien évidemment non. Merci beaucoup Laurent Jacobelli d'avoir été avec nous.
Une pause, une pause la formation et on retrouve Jean-Christopher Roland constitutionnaliste pour nous donner son avis justement sur cette je pas appeler ça une une chimère ou une légende de la de la dissolution. Comment ça peut se passer ? Je vous signale que la grande famille Europe 1 vous donne rendez-vous pour une nouvelle saison avec deux nouvelles voix.
Christine Kellic, Lellie Mathias, Marie Estelle Dupont, d'autres qu'on aime retrouver Sonia Mabrou pour la grande interview c'est news Europain. Demain à 8h10, ça sera Charles de Courson du groupe Liot qui sera l'invité politique. Restez avec nous dans un instant, le rappel des titres.
Ah.
Laurent Jacobelli