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InterviewMathilde Panot· 27 juin 2025 24 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleInstitutions & électionsEurope & international

Le gouvernement Bayrou doit tomber !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteÉludée

    Est-ce que vous croyez au compromis trouvé lors du conclave sur les retraites ?

  • 2:05OuverteRéponse directe

    Quelle est votre réaction à l'annonce d'un compromis sur l'âge de départ à 66 ans et demi ?

  • 4:05RelanceRéponse partielle

    La CFDT aurait dû quitter la table comme la CGT ?

  • 6:05OuverteRéponse directe

    Faudra-t-il voter la censure avant l'été ?

  • 8:05OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous de la stratégie du RN sur la censure ?

  • 10:05OuverteRéponse directe

    Faut-il augmenter le budget de la défense à 5 % du PIB ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Marion LourFait
    « nous n'y croyons pas et d'ailleurs nous n'y avons jamais cru »
  • 3:30Marion LourFait
    « nous avons montré 1000 fois qu'il était possible de revenir non seulement à la retraite à 62 ans, mais même à la retraite à 60 ans »
  • 4:30Marion LourChiffre
    « la dette française bat toujours des records »
  • 8:30Marion LourChiffre
    « Emmanuel Macron a ramené la France à un pays qui a faim. C'est-à-dire qu'il y a un français sur trois dans ce pays qui disent qu'ils se privent régulièrement de repas pour pouvoir nourrir leurs enfants »
  • 10:30Marion LourFait
    « la langue française appartient aux différents peuples qui l'ont en commun »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Le grand entretien de France interre ce matin avec Marion Lour, notre invité et député la France insoumise du Val de Marne, membre de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale. Vos questions chers auditeurs, réaction au 01 45 24 7000 ou sur l'application Radio France. Mathilde Panot, bonjour.

Bonjour. Bonjour. De très nombreux sujets à aborder avec vous ce matin, mais partons d'abord de l'actualité sociale.

Après l'échec des négociations du conclave. Pour prendre le terme consacré, le Premier ministre recevait les trois syndicats et les représentants du patronat pour une série de réunions. Un compromis est à porter de main.

Je cite François Bairou. Est-ce que vous y croyez ? Alors, avant euh de répondre à cette question, je voudrais euh apporter tout mon soutien aux salariés de Radio France qui sont actuellement en grève contre le démantellement du service euh public de l'audiovisuel, notamment parce que démanteler le service public de l'audiovisuel, c'est affaiblir la démocratie, affaiblir le rayonnement culturel de la France et affaiblir la création.

Et nous, les insoumis, prendrons toute notre part dans l'hémicycle dès lundi contre cette réforme dans l'Assemblée nationale. Alors, pour répondre à la question, non, nous n'y croyons pas et d'ailleurs nous n'y avons jamais cru. Euh je rappelle que dès le début, nous avions euh dit que nous voulions que l'Assemblée nationale puisse voter puisque nous avons encore montré il y a quelques jours que euh l'Assemblée nationale, il existait une large majorité pour abroger la réforme de la retraite euh à 64 ans.

Et en fait, ce conclave n'a été fait que pour une seule chose, pour éviter la censure à François Bairou. Maintenant, il invente un mini conclave et donc il est urgent de censurer Bairou et ce gouvernement lorsqu'il acte la volonté d'améliorer sensiblement et immédiatement les retraites notamment des femmes et des femmes qui ont eu des enfants, des carrières hachées, quelle est votre réaction qu'il annonce qu'un compromis avait également été trouvé pour diminuer l'âge de départ en retraite à Topelin de 67 à 66 ans et demi. ne suffit en aucun cas à vous satisfaire ou à participer d'une démarche qui irait dans la bonne direction.

Alors, ça ne suffit pas parce qu'ils veulent par la même nous faire entériner le fait qu'on ne pourrait pas revenir sur la retraite à 64 ans qui n'a jamais été votée dans ce pays puisqu'elle a été passée en force contre tout un peuple, contre tout un syndicat et même contre l'Assemblée nationale par un 493. Mais surtout ça va se payer cher. Je ne sais pas si vous avez entendu qu'à partir du 14 juillet, François Baou pourrait annoncer une désindexation des retraites, c'est-à-dire de nouveau un appauvrissement des retraités et qu'il a réitéré de nouveau que ce n'était pas le travail qui devait euh financer entièrement les retraites.

Ça veut dire qu'il revient potentiellement avec son projet de TVA antisocial et nous nous sommes opposés à ce que la sécurité sociale soit financé par l'impôt le plus injuste en France, mais qu'on revienne à un système de cotisation. Et honnêtement, nous avons montré 1000 fois qu'il était possible de revenir non seulement à la retraite à 62 ans, mais même à la retraite à 60 ans. Et nous, nous tiendrons cette promesse que nous avons refaite en juin avec la NUPES suite au passage en force de cette retraite à 64 ans.

Mais quand on vous écoute, Mathilde Panot, on a l'impression que vous ne croyez pas vraiment au paritarisme parce qu'il y a des syndicats aussi autour de la table qui sont prêts à continuer à discuter. Est-ce que la CFDT par exemple aurait dû quitter la table comme l'a fait la CGT ? Bah, c'est un choix qui lui appartient.

Mais quand même, ça doit interroger tout le monde de voir qu'il y a un droit de vétof qui est donné dans ce conclave. D'ailleurs, on devrait s'interroger sur pourquoi on appelle ça conclave, mais bon, passons. Ensuite, euh deuxième chose, euh le 2è syndicat de France et le 3è syndicat de France, c'est-à-dire la CGT et FO ne sont pas dans ce concl quité.

Il y a l'AFSU, premier syndicat de l'éducation nationale qui ne s'y trouve pas. Donc je crois que sur le dialogue social, on repassera et je vous invite à regarder ce qui se passe par exemple à l'étranger où nous venons d'apprendre par exemple que Claudia Chanbom qui est présidente du Mexique a elle lancé une réforme où en 2034 il y aura une retraite à 53 ans pour les femmes, pour les enseignantes et à 55 ans pour les hommes. Preuve que on peut faire tout autrement et qu'on peut aller vers la civilisation du temps libéré.

On n pas vraiment les moyens de ça. Vous savez que la dette française bat toujours des records. Ça coûte très cher de revenir rien que sur de du départ à l'âge à à 64 ans.

Vous savez que les le trou dans la sécurité sociale a été créé par les exonérations qui ont été faites année par année. Il a été créé artificiellement. Et je dois dire que si on reprend par exemple l'égalité salariale entre les femmes et les hommes réelles, c'est-à-dire avec des sanctions, une volonté politique qui serait faite, on récupéré 6 milliards dans les caisses. 6 milliards, c'est le coût de l'abrogation de la réforme des retraites.

Si on faisait cotiser euh les dividendes qui ne cessent d'exploser dans notre pays, au point que la France est championne du versement de dividendes, on récupérait 20 milliards dans les caisses. Si on augmentait que les cotisations sur les haut salaires, on récupérerait là aussi 6 milliard 3346 milliards d'euros de dette. Mais vous savez, si on était resté au même niveau de prélèvement en 2017 que aujourd'hui en 2025 au début du mandat d'Emmanuel Macron, nous serions encore sur les 3 % de déficit public.

Donc ce qui ruine notre pays, c'est la politique qui a été faite pour les plus riches et pour les multinationales qu'on demande maintenant au peuple de payer. Et c'est ça qui est inacceptable. Nous pouvons faire d'autres choix politiques.

Il n'y a aucune fatalité dans ce que nous vivons. Faudra-t-il voter la censure avant l'été ? Avant l'été et avant le budget, ça n'aurait aucune efficacité.

C'est ce que disait à ce micro le député Rassemblement national Sébastien Chenu. Qu'est-ce que ça vous inspire ? Le rendez-vous de la censure, c'est l'automne, c'est au moment du budget, c'est là où tout se décide ?

Ouais. Vous savez, le Rassemblement national est embêté et je les comprends parce que en fait ce qui s'est passé avec le fait que le Parti socialiste est refusé par six fois de censurer le gouvernement Bairou, c'est non seulement qu'ils ont permis au budget le plus austéritaire du 21e siècle de se mettre en place, d'un gouvernement de continuer une politique macroniste battue trois fois dans les urnes, notamment avec un ministre de l'intérieur qui parle comme Souvichi de France et de papier, mais aussi ils ont permis au Rassemblement national de se cacher sur le fait que ceux qui permettent aujourd'hui à la politique macronise de continuer et bien c'est le rassemblement national et puisque le PS retrouve le chemin de la censure vous allez les suivre alors bien sûr nous voterons la censure et nous avons dit que nous voterions toutes les censures qui venaient de la gauche de l'hémicycle puisque le PS retrouve le chemin de la censure mar raison disait Jean-Luc Mélenchon exactement et bien le rassemblement national devra assumer d'être ceux qui laisse la politique macronise continuer Mathilde Pan Lucy Casté la candidate du nouveau Front populaire au poste de Premier ministre après la dissolution de l'été dernier organise un rassemblement le 2 juillet prochain pour discuter d'une candidature commune de la gauche à la présidentielle. La France insoumise n'y sera pas.

Pourquoi ? pour plusieurs raisons. D'abord parce que la première condition de l'Union, c'est d'abord euh le programme et nous nous sommes très attachés au programme de rupture et il ne vous a pas échappé que alors que nous avions signé un programme pour des législatives ensemble, alors que Jean-Luc Mélenchon venait de faire 22 % euh aux élections et toutes les autres forces moins de 5 %, nous leur avons permis d'avoir des groupes parlementaires à chacun de ces partis politiques et que nous avions signé un programme la NUPES qui a ensuite été mis de côté par le Parti socialiste que de nouveau avec le Nouveau Front populaire alors que nous donnons sans circonscription pour que cela puisse se faire au Parti socialiste.

Et que nous arrivons en tête, là aussi le Parti socialiste trahit le programme du Nouveau Front populaire. Donc la première chose c'est le programme de rupture et je ne crois pas que ceux qui ont jeté par deux fois le programme commun par la fenêtre ne le referaient pas de nouveau. La deuxième chose, c'est que eux-mêmes n'y croient pas.

Vous avez vu que Gluxman va se présenter peut-être pas l'interview comment aux législatives, ça n'était pas le résultat. Mais euh continuons sur la question de Raphaël Gluxman. Oui, justement, mais il y a eu des législatives ensuite.

Oui, j'en ai parlé aussi. Raphaël Gluxman pour dire que c'était la France insoumise qui avait permis en 2022 à chacun de ses partis politiques euh d'avoir un groupe parlementaire. Mais je continue.

Peut-être avez-v lu l'interview de Jado qui dit "En 2017 et en 2022, nous avons agité la question de l'Union de la gauche en espérant que Jean-Luc Mélenchon allait refuser et lui faire porter le mystigri de la division." Et il dit "Ça n'a pas fonctionné." Donc il il va même jusqu'à dire il faut apprendre de ses erreurs.

Donc je vais vous dire eux-mêmes n'y croient pas et le moment n'est pas à se parler entre soi, entre gens qui sont convaincus mais à convaincre l'ensemble du pays. Parce que qu'est-ce que ça crée à la fin ? Une forme de résignation cette idée que s'il n'y a pas d'union de tous les candidats, alors on n'y arriverait pas.

Alors que, je le rappelle, Jean-Luc Mélenchon a été à 420000 voix du second tour la dernière fois et que les autres candidatures qui se sont elles maintenues ont aussi une responsabilité dans le fait que nous n'ayons pas été au second tour. Mais là, on se projette en 2027. En l'occurrence, un volet du programme de place publique est consacré au travailleurs au contrat social avec des propositions dont l'augmentation du SMIC à 1600 €.

L'organisation rapide de conférence salariale. Oui, c'était dans le programme de la France insoumise. Il y a des points de convergence malgré tout entre vous ou pas ?

Mais écoutez, sur euh les 30 mesures les plus urgentes que nous avions mis dans le programme du Nouveau Front Populaire, il n'y en a 21 qui ont disparu du programme euh de monsieur Gluxman. Vous avez par exemple pas d'abrogation de parcours sup, pas de garantie d'autonomie pour les jeunes au-dessus du seuil de pauvreté, pas d'abrogation de la loi travail et je pourrais continuer puisqu'il faut citer les 21. Donc euh nous avons je crois des projets politiques différents pour le pays et je crois qu'en démocratie, il est assez normal qu'on puisse présenter des programmes et des programmes politiques différents et que nous ce que nous nous avons réussi à faire la France insoumise et chacun devrait se poser la question de comment ils ont contribué à cela, ce que nous nous avons réussi à faire c'est à faire revenir massivement vers le vote et à redonner le goût de la politique à la jeunesse, aux militants et aux habitants des quartiers populaires, aux habitants des outresemères.

Et c'est ce que nous allons continuer à faire. parce que la seule manière de battre l'extrême droite, c'est de les submerger dans les urnes. Alors, très concrètement Mathilde Panot, il y a une élection avant l'élection présidentielle qui s'appelle les municipales.

Euh c'est à Horizon 1 an et le premier secrétaire du PS notamment qui vient d'être reconduit n'écarte pas des accords avec LFI en cas de législative partial ou d'élection locale. Est-ce que vous seriez prêt vous LFI à passer des accords locaux avec le PS ou peut-être avec place publique si le cas échéant ? Mais écoutez-moi, je vais vous répondre de la même manière que j'ai répondu sur la question des présidentielles.

Nous avons nous des points programmatiques qui sont non négociabl. Donc c'est votre programme ou rien qui sont non négociables. C'est des points programmatiques.

Pas tous. Ah bah par exemple, nous n'irions jamais dans une ville par exemple dans lequel il y a des délégations de services publics au privés sur la question de l'eau, sur la question des transports. Et donc nous nous tenons au fait qu'il y ait par exemple des régies publiques de l'eau.

Nous tenons à ce que dans des villes, ce ne soi pas des villes qui pratiquent l'austérité, qu'il y ait des services publics à destination des des habitants des villes. Donc ça, ce sont des points non négociables et c'est à partir de là que les insoumis seront présents dans toutes les élections municipales sous des formes qui parfois seront différentes. Mais je vous assure que c'est nous nous sommes un mouvement jeune, nous sommes nés 2016 et bien c'est le moment où la France insoumise va s'implanter massivement et durablement dans le pays.

Il y a une interview assez passionnante de Jean-Luc Mélenchon, passionnante pour ce qu'elle dit de sa stratégie et de la stratégie de la France insoumise qui a été accordée à l'hebdomadaire le 1. Et je le cite, notre stratégie de ne pas perdre une minute à conquérir les 1000 personnes qui achètent Libération ou le monde tous les matins, ça ne nous intéresse pas. On veut être le parti des milieux populaires et des jeunes.

Est-ce que vous assumez de ne vous adresser qu'à une partie justement de l'électorat français ? Mais vous vous réduisez toujours un peu les choses. J'entends que vous avez lu la phrase de Jean-Luc Mélenchon, mais ce n'est pas c'est pas tout c'est pas assumé euh de de s'adresser seulement à une partie de la population euh française.

Nous nous adressons à tout le monde et y compris lorsque nous parlons des grands biens communs, des transversales de la société, de l'unité du peuple français face au racisme, de des biens communs que qui est par exemple l'eau sans lequel personne ne peut vivre, des services publics qui vont à la fois des quartiers populaires jusqu'aux zones rurales, et bien nous faisons justement des transversales. Nous créons ce que nous appelons la manière dont on dont on fait union autour de grandes causes qui sont les grandes causes de notre siècle et notamment le dérèglement climatique. Mais par contre, nous assumons oui que dans une élection, vous devez concentrer votre énergie et concentrer votre énergie notamment à faire que les abstentionnistes, les dégoûtés de la politique reviennent au vote.

Je sais pas si vous avez vu ce qui s'est passé à New York avec Zoran Md qui a gagné la primaire qui démocrate exactement démocrate à New York et donc qui combat férocement le génocide palestinien qui pourrait être le premier maire new yorkaais musulman et qui a ramené massivement au vote une jeunesse avec un un programme notamment de rupture. Et je le dis dans un moment où seule la gauche radicale peut battre l'extrême droite. C'est ça qui est en train de se passer.

Et pour cela, il faut faire ce que nous avons fait en juin et en juillet dernier, c'est-à-dire ramener massivement au vote les quartiers populaires, les habitants des outresemères, la jeunesse de ce pays, les militants associatifs, les militants syndicaux, les militants politiques et je crois que c'est notre tâche et notre rôle. Alors, je comprends euh l'idée de comparer la France avec le Parti démocrate new yorcais, mais je continue avec Jean-Luc Mélenchon, il dit "Bien sûr, l'histoire nous enseigne qu'il faut aussi être fort dans la petite bourgeoisie pour gagner. À la fin, ces gens-là réfléchissent, donc il faut aller à eux au bon moment, celui où leur intelligence va être en éveil plutôt que leur nombrilisme.

Est-ce que vous comprenez que ça puisse être choquant justement pour les électeurs de cette petite bourgeoisie d'être considéré comme des citoyens à conquérir par opportunisme et au dernier moment ? Mais enfin, je je juste enfin c'est de l'explication de texte pour qu'on comprenne la stratégie politique des filles. On fait on fait de l'explication de texte.

Nous nous sommes et ça a été démontré dans toutes les élections ceux qui avons l'électorat le plus transversal et nous en sommes extrêmement fier. Nous avons avec nous des intellectuels, nous avons avec nous des universitaires, nous faisons depuis quelques années, ça ne vous a pas échappé, l'Institut Labo ici qui aide à penser les grands enjeux de notre temps, y compris avec des gens qui ne sont pas insoumis. Donc oui euh euh nous nous adressons euh largement et je veux dire quelque chose qui est important et qui va dans le sens de ce que dit Jean-Luc Mélenchon, c'est que il est vrai il est vrai que face notamment on parlait tout à l'heure du service public de l'audiovisuel à des médias des milliardaires qui ne cessent de nous dénigrer et qui ont un effet ensuite dans ce qui se passe dans la tête des gens.

Et bien face à cela, nous nous voulons faire en sorte que notre nous soyons la représentation populaire d'abord des milieux populaires et généralement c'est ensuite comme ça que ça comment expliquer que la France insoumise constitue un danger pour la démocratie pour 63 % des Français. Ce sont les chiffres du politologue Bris teinturier. Bah pour plusieurs choses, peut-être parce que parce que effectivement nous sommes en danger plus fort pour les milliardaires de ce pays.

Rappelez-vous que Bernard Arnaud a été dîné avec Emmanuel Macron pour expliquer pourquoi le Nouveau Front populaire ne devait jamais avoir le pouvoir lorsque nous avions gagné les élections, notamment parce qu'il savait que nous allions augmenter immédiatement le SMIC par décret, que nous allions mettre un terme à la retraite à la réforme de la retraite à 64 ans. Donc oui, nous sommes en danger pour les milliardaires. Mais je veux aussi dire qu'il y a une responsabilité que ça quand même une responsabilité.

Oui, enfin, ils sont ils ont quand même de l'influence, la preuve, nous n'avons pas été au pouvoir. Euh il y a quand même une responsabilité aussi de l'inversion des valeurs dans le débat politico-médiatique. Et je veux quand même le dire, par exemple, moi je ne suis je suis présidente d'un groupe parlementaire et je ne suis pas président d'un groupe parlementaire dans quel dans lequel quelqu'un parle de lobby juif, d'avortement comme un génocide de masse, de supporter baboin par rapport à l'équipe de France de foot.

Ça c'est Marine Le Pen qui est président d'un groupe dans lequel se trouve Caroline Parmentier qui a tenu ces proposl. Je ne suis pas présidente d'un groupe dans lequel il y a quelqu'un qui a été un libraire qui non seulement est antisémite mais a diffusé l'antisémitisme avec une librairie négationniste. Ça c'est Frédéric Bocaletti qui est député du Rassemblement national.

Et pareil, je suis sidérée de voir qu'on a quasiment jamais parlé dans les médias des trois groupes Facebook dans lequel se trouvent euh des dizaines de députés euh Eren, vous me permettrez de le dire, dans lequel il y a par exemple ces phrases une femme voilée en photo et marqué en dessous Hitler s'est trompé d'ethnie à exterminer. Donc je crois qu'à force de faire passer les antiracistes pour des racistes, les antifascistes pour des fascistes, tout cela participe à une inversion des valeurs et ceux qui sont dangereux pour la démocratie, c'est ceux qui ne respectent pas le résultat des urnes. Féit tout sauf un barrage contre l'antisémitisme et il évoquait le cas de Jérôme Gade ju député qui avait été insulté et agressé par les amis de Jean-Luc Mélenchon à ce micro.

Mais moi, je vais vous dire, nous sommes la meilleure barrière contre l'antisémitisme. Vous pouvez lire la phrase que euh Jean-Luc Mélenchon a dit dans cette même interview sur euh les personnes juives dans notre pays. Il dit le jour où il y aura le Rassemblement national qui reviendra à ce qu'il est essentiellement, c'est-à-dire à la fois du racisme et de l'antisémitisme, et bien nous nous serons tous les jours quoi quelle que soit la situation du côté de nos confessions de de de nos concitoyens de confessions juives s'ils sont pris à parti pour leur religion.

De même que nous serons tous les jours au côté de ceux qui seraient pris à parti pour leur colère de peau, pour leur orientation sexuelle. Nous nous sommes humanistes, c'est-à-dire ceux qui refusont à tout moment qu' trient les gens selon leur couleur de peau, leur religion, leur orientation sexuelle. Donc c'est insupportable qu'on nous colle cette étiquette sur nous comme on l'a collé d'ailleurs au pape qui lui-même est antisémite pour avoir dénoncé le génocide à Gaza, comme on l'a collé à Macron un des moments et et cetera, au secrétaire général de l'ONU et beaucoup d'autres.

Alors là, on parle des autres, parlons de vous, de LFI. Donc vous disiez que vous alliez voter les censures et toutes les censures. Euh la stratégie c'est toujours de faire tomber tous les gouvernements jusqu'à ce que Macron démissionne et qu'il y a une présidentielle.

Bah oui, vous vous comprenez qu'on est dans une crise démocratique. Pourquoi ? D'abord parce que le résultat de l'élection dernière n'a pas été respecté.

Et c'est de là que vient le nœud. Je veux dire, on ne peut pas avoir un président de la République qui décide sur demande du RN de clarifier la situation politique, je reprends les termes qu'il utilisaient à ce moment-là, et de faire donc une dissolution. que qui a été gagné par nous contrairement à ce que 27 sondages sur 27 disaient à l'époque et ensuite refuser d'obéir au résultat des urbres en continuant comme si rien ne s'était passé.

Alors, on peut pas voter toutes les motions de censure. Il y a une limite au nombre de de motions de censure qu'on peut voter. Bon, vous savez, la limite, elle est assez vite explosée à partir du moment où eux ne gouvernent que par 493 puisqu'ils n'ont pas de majorité et qu'ils ont une minorité présidentielle et que dès qu'il y a un 493, la seule réponse de dignité d'une assemblée, c'est de pouvoir déposer une motion de censure.

Donc, il nous est arrivé d'en voter parfois plus de 15 dans une année. Donc, non, il y a pas tellement de limite à une motion de censure. H Et est-ce que vous diriez comme Jean-Luc Mélenchon ?

Alors là, c'est pas dans l'entretien dans le il a dit ça un peu plus tôt il y a une dizaine de jours que la France est dans un état prèrévolutionnaire. Bah en tout cas je pense que tout le monde sent qu'il y a un bouillonnement du fait à la fois d'une politique qui est haïe dans le pays, qui a été défaite dans les urnes, du fait aussi d'une situation de sociale qui est désastreuse dans le pays. Enfin, je veux dire, Emmanuel Macron a ramené la France à un pays qui a faim.

C'est-à-dire qu'il y a un français sur trois dans ce pays qui disent qu'ils se privent régulièrement de repas pour pouvoir nourrir leurs enfants. Nous n'avons jamais eu autant d'enfants à la rue. Il y a un enfant sur c qui se rend à l'école avec le ventre vide.

Nous sommes dans une situation catastrophique. On parle de 300000 emplois qui pourraient être détruits. Et donc oui, je crois que nous sommes dans un moment où la moindre étincelle peut faire repartir une colère qui existe dans ce pays et qui s'est exprimé main de fois dans les urnes et dont nous espérons bien qu'elle donnera lieu à une révolution citoyenne par les urnes.

Il y aura donc une commission d'enquête sur les liens entre la France insoumise et l'islamisme porté par Laurent Voquet, le chef de fil de la droite républicaine à l'Assemblée nationale. Ça a été validé par la commission des lois. Quelle est votre réaction ce matin ?

Écoutez, parce que pour pouvoir la la valider, ils ont dû enlever le mot France insoumise de la commission d'enquête. Je crois que nous aurons beaucoup d'auditions euh à proposer sur les liens de monsieur Sarkozi avec Kaddafi, sur le fait que par exemple ceux qui ont donné les armes à Amedi Koulibali lors des actes terroristes de 2015 et bien c'était un ancien responsable de la sécurité euh du euh Front National sur euh enfin voilà, on on va avoir beaucoup de choses intéressantes euh à regarder et je rappelle que ceux qui ont été impliqués dans trois actes terroristes ces cette dernière dizaine d'années et bien c'est le Rassemblement national et donc là aussi nous aurons des aud audition à proposer, mais je crois que c'est un précédent très dangereux que d'essayer de détourner une commission d'enquête pour essayer de la tourner contre un mouvement politique. Question qui concerne la situation internationale puisqu'il y a eu la réunion de l'OTAN, une réunion importante avec des pays qui se sont engagés comme la France a consacré plus de 3 et5 % de leur PIB à des dépenses militaires.

Vous l'avez dénoncé cette décision, il ne faut pas augmenter le budget de la défense. Ça n'est pas une urgence aujourd'hui en fait. Le budget de la défense doit être augmenté selon les les besoins que nous nous donnons, pas selon ce que Trump dicte.

Les 5 % du PIB de porter à 5 % du PIB le budget de la défense, c'est ce que Trump a dicté. Et d'ailleurs, vous avez vu le niveau de cilité des Européens et de la France qui s'appelle une humiliation quand le secrétaire général de l'OTAN écrit un message d' Tirambique au président Trump pour le féliciter des violations du droit international qui ont été faites avec les frappes sur l'Iran. Exactement. dans lequel il dit l'Europe va payer le prix cher pour ensuite dire en face à face pour le féliciter Dad papa doit parfois hausser le ton.

Ça ça dit dans quoi nous sommes et je crois que c'est une folie que la France s'aligne sur l'OTAN notamment d'autant plus nous le disons depuis longtemps que la France doit quitter le commandement intégré de l'OTAN mais notamment d'autant plus quand celui qui le préside actuellement est quelqu'un qui est un danger pour l'humanité toute entière. Alors Jean-Luc Mélenchon a proposé récemment de rebaptiser le français. Je préférerais qu'on dise que nous parlons tous le créole.

C'est ce qu'il a dit dans un colloque à l'Assemblée à l'Assemblée nationale. La langue ça ne doit pas être un patrimoine et un outil d'intégration comme le dit le ministre de la justice. Ben moi je trouve que c'est une très bonne polémique qui nous a été faite par l'extrême droite parce que alors j'explique dans quel cadre ça a été fait.

C'était un colrême droite qui conteste ça. Oui. La droite et l'extrême droite beaucoup quand même qui monte au plafond.

Euh donc c'est un colloque qui a été organisé par euh le député insoumis Aurélien Taché suite à un rapport qui avait été fait sur la francophonie. Il se trouve que la langue française n'appartient pas au seul français puisqu'il y a aujourd'hui 350 millions de locuteurs dans le monde dont 60 % se trouvent en Afrique et que d'ici 2050, on parle de 700 millions de locuteurs dont 80 pourraient se trouver en Afrique. Donc la langue française appartient aux différents peuples qui l'ont en commun.

Et donc ce que le ce que Jean-Luc Mélenchon dit avec la créolisation de la langue, la créolisation qui se fait par exemple à la fois dans les Caraïbes mais aussi au Sénégal, en Afrique du Nord, et bien c'est une proposition qu'a fait Aurélien Taché, c'est que par exemple au côté de l'Académie française, on puisse avoir une académie de la francophonie comme langue commune, ce qui je crois serait extrêmement intéressant. Mais vous entendez ce que dit l'ancien premier ministre Édouard Philippe de dire euh ce temps consacré à ça dans le débat public, c'est ridicule. Il y a bien d'autres sujets.

Il y a voilà, il y a la Non, c'est pas ridicule. Je vais vous dire parce que derrière c'est la question de la place de la France dans le monde qui est posée et dans la place de la France dans le monde c'est notamment comment est-ce que la France sort du passé colonial et construit des relations d'égalité et de respect avec les peuples et notamment avec les peuples africains. Quand vous avez un président de la République qui ose dire au président Burkinabé qu'il est parti réparer la clime lors d'une conférence de presse internationale, et bien je crois que c'est ce mépris dont on ne veut plus.

Et vous savez, c'est euh Léopold Sédar Sangor qui comme premier président sénégalais avait notamment contribué à faire qu'il y ait des institutions sur la francophonie en disant que justement la francophonie pouvait être un outil de coopération entre les peuples qui se partagent cette langue. Merci infiniment Mathieu Panu d'avoir été l'invité de France Interre ce matin à suivre la revue de presse.