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Discours / meetingLe Média (sur YouTube)· 3 décembre 2018 6 minAutoproduitActualité / polémiqueSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsJustice

GILETS DEBOUT : REPORTAGE A REPUBLIQUE AVEC F. RUFFIN, F. LORDON, A. CORBIERE ETC

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00inconnuFait
    « Il s'agit de démontrer qu'il y a eu un rejet, en France, du libéralisme. »
  • 3:00inconnuFait
    « Il a été élu lui aussi dans la vague dégagiste. »
  • 4:00inconnuFait
    « Il a incarné, à mon avis avec une rouerie là dedans, mais une volonté de tourner la page du vieux monde. »
  • 5:00inconnuFait
    « Il sait très bien qu'il est carbonisé, il sait très bien que ses prochaines réformes sont sur la sellette. »
  • 7:00inconnuPromesse
    « Augmentons les salaires ! Taxons les profits ! »
  • 8:00inconnuPromesse
    « On appelle tous les quartiers populaires, tous ceux qui nous font confiance, tous ceux qui nous suivent, combat pour Adama Traoré, de venir le 1er décembre. »
  • 9:00inconnuFait
    « Qu'il dégage ! Qu'il dégage ! Le plus rapidement possible. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Le but de cette AG, c'est de réfléchir à "que faire". Ca fait quelques jours que les gens se bougent dans le pays, qu'on les regarde, Et il est temps pour nous de se bouger. C'était ça, l'objet de cette AG.

De réfléchir ensemble à ce qu'on fait demain, ce qu'on fait samedi, dans nos facs, dans nos lycées, dans nos lieux de travail, chez nos potes etc., ce qu'on fait la semaine prochaine. Parce que c'est un moment important !

Ca, le gouvernement le sait très bien ! Il sait très bien que s'il recule là-dessus, c'est par la force du peuple de France, et ce qui se joue aujourd'hui, c'est pas la taxe sur le gasoil, ce sont les réformes, ce sont les retraites, ce sont les lois Macron, c'est un combat contre l'oligarchie ! Ca, vous le savez, le gouvernement le sait, c'est le coeur du sujet, aujourd'hui, le sujet ce n'est pas la taxe sur le gasoil, c'est de commencer à voir une victoire quelque part, une victoire qui fait que ce peuple se redresse, qu'il prend confiance en lui, car la force va à la force, la volonté va à la volonté, et la victoire va à la victoire !

Il s'agit de démontrer qu'il y a eu un rejet, en France, du libéralisme. Vous avez une responsabilité. Paris a une responsabilité.

Les grandes villes de province ont une responsabilité. Pourquoi ? Parce qu'on sait que le public qui se trouve ici, est sans doute plus "éduqué", plus diplômé.

Vous appartenez sans doute comme moi à la classe intermédiaire. Qu'est-ce que la classe intermédiaire ? C'est la classe qui a le choix !

Le choix de derrière qui elle se range. Elle peut se ranger derrière le haut, Ou elle peut se ranger derrière le bas. Comme cette citation de Lénine : "Une situation pré-révolutionnaire éclate lorsque ceux d'en haut ne peuvent plus ceux d'en bas ne veulent plus Et ceux du milieu basculent avec ceux d'en bas" C'est vous, c'est nous.

Ou nous trouvons-nous ? Tant que nous sommes dans l'inaction, nous sommes avec le gouvernemet. Nous laissons faire, nous n'apportons pas le soutien à un peuple qui lui est déjà en train de bouger Voilà l'enjeu aujourd'hui.

Paris s'est certes embourgeoisé Il s'est sans doute gentrifié mais c'est quand même un Paris qui a une histoire. C'est le Paris qui a enflammé l'Europe, pas seulement la France mais qui a enflammé l'Europe entre 1789 et 1795 qui l'a a nouveau enflammé en 1848, qui l'a enflammé en 1871, qui l'a enflammé en 1936, qui s'est libéré par lui-même en 1945. C'est le Paris de Mai 68, c'est cette tradition là dont vous êtes les porteurs.

Vous êtes les porteurs de cette histoire vous devez lui faire honneur, vous devez la prolonger. Et vous devez à tout prix, à tout prix, éviter que dans ce pays il y ait une sécession entre Paris et la France. Je vous remercie.

Le peuple est en colère, et j'ai envie de dire qu'il l'était déjà durant l'élection présidentielle. Monsieur Macron doit comprendre qu'il a été élu à la tête d'un parti qui n'existait pas. Il a été élu lui aussi dans la vague dégagiste.

Il a incarné, à mon avis avec une rouerie là dedans, mais une volonté de tourner la page du vieux monde, et on est le nouveau monde. Et on voit bien qu'aujourd'hui, c'est le continuateur de l'ancien monde. Mais c'était déjà, son élection, l'expression d'une colère.

François Hollande n'a même pas pu se présenter la dernière fois aux élections, tellement cette colère il a senti qu'elle allait le balayer. Bon bah on en revient là. C'est pas parce qu'un jeune homme de 39 ans a été élu que cette colère qui existe dans le pays a été calmée et quelque part même, l'utilisation arrogante de la Ve République d'Emmanuel Macron a exacerbé cette colère.

On en est là. Déjà aujourd'hui ce qu'il faut c'est qu'il y ait une lutte gigantesque, énorme, qui touche tous les secteurs de notre camps du monde du travail, de la jeunesse, des chômeurs, des gilets jaunes. Il faut montrer qu'en réalité on est en capacité de pouvoir imposer un grand coup face à Macron.

Vous voyez comment il est ? Franchement. Il a un an, mais il tient pas le choc, il sait très bien qu'il est carbonisé, il sait très bien que ses prochaines réformes sont sur la sellette.

Et bien il faut pousser très fort, il faut pousser très fort mais pas n'importe comment, pas avec l'extrême droite pas avec les fachos, il faut pousser avec nos outils, qui sont ceux de la mobilisation, de la grève, des assemblées générales, des revendications qui favorisent notre camps. Augmentons les salaires ! Taxons les profits !

C'est ça qu'il faut faire aujourd'hui. Interdire la précarité, et accueillir ceux qui fuient les guerres que très souvent nos patrons, et nos gouvernements ont généré partout dans le monde. Vous devez tous être là présents, massivement, comme vous l'êtes ici ce soir.

Et c'est pour cela, qu'à partir de toute cette réalité, que nous appellons, samedi 1er décembre, avec les cheminots, avec l'action anti fasciste Paris - banlieues, la plateforme d'enquête militante, et d'autres militants; à partir de Saint-Lazare jusqu'aux Champs-Elysées. On appelle tous les quartiers populaires, tous ceux qui nous font confiance, tous ceux qui nous suivent, combat pour Adama Traoré, de venir le 1er décembre, à ne pas laisser la place aux racistes, aux fachos. On va être comme l'ail pour les vampires, par rapport aux fachos dès qu'ils vont nous voir, dès qu'ils vont voir nos gueules d'arabes et de noirs, ils vont fuir.

Et s'ils ne fuient pas, on les fera fuir faites moi confiance. Un mot pour Emmanuel Macron ?Je risque d'être vulgaire.

Qu'il dégage ! Qu'il dégage ! Le plus rapidement possible Salut, allez, c'est bon on a plus besoin de toi, on va se débrouiller TOUS ensemble.

Salut Manu. En fait, c'est juste pas cette société qu'on veut quoi. ♫♫ Aux Champs-Elysées ♫♫ ♫♫ Aux Champs-Elysées ♫♫ Au soleil ou sous la pluie, à midi ou à minuit il y a tout c'que vous voulez aux Champs-Elysées, ♫♫ Aux Champs-Elysées ♫♫ ♫♫ Aux Champs-Elysées ♫♫ Au soleil ou sous la pluie, à midi ou à minuit il y a tout c'que vous voulez aux Champs-Elysées,