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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 28 mars 2018 15 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsImmigration & asileJustice

Nicolas Dupont-Aignan invité de la Matinale de LCI

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10RelanceRéponse directe

    Vous avez déclaré que vous en aviez assez, que le recueillement soit un prétexte à l'inaction. Ce matin, la place est quand même recueillement.

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Et le recueillement, c'est aussi une manière de célébrer le courage d'un homme ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Il est comme le premier Français parti à Londres, le premier à avoir dit non à une situation ?

  • 1:30ComplaisanteRéponse directe

    La France salue la mémoire d'Arnaud Beltrame. Nous avons besoin de figures héroïques comme lui aujourd'hui.

  • 1:57OuverteRéponse directe

    Et notre société est donc capable d'héroïsme ?

  • 3:14FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous vous rendrez à l'hommage national aux invalides ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:48Invité politiqueFait
    « j'ai pas envie que le recueillement légitime soit un moyen d'évacuer les débats indispensables en démocratie. »
  • 2:00Invité politiqueFait
    « Oui. Mais je ne voudrais pas que cet héroïsme soit un héroïsme médiatique au mauvais sens du terme. »
  • 2:21Invité politiqueFait
    « sa maman a très bien parlé à une radio en disant que son sacrifice appelle l'action. Son sacrifice ne doit pas laver nos mauvaises actions, si je puis dire. »
  • 2:50Invité politiqueFait
    « Vous savez, là aussi, je crois que c'est André Malraux qui disait « Être Français, c'est mourir pour la France ». »
  • 3:06Invité politiqueFait
    « il est mort pour la France, eh bien, il faut que la France, maintenant, n'accepte plus de se faire, j'allais dire, égorger à intervalles réguliers. »
  • 4:21Invité politiqueFait
    « Est-ce qu'on a tout fait ? Est-ce qu'il n'y a pas d'autre solution ? »
  • 5:06Invité politiqueChiffre
    « j'avais proposé 25 mesures précises. »
  • 6:34Invité politiqueChiffre
    « Perquisition administrative était possible sous l'état d'urgence. 4 600 perquisitions administratives. »
  • 6:40Invité politiqueChiffre
    « Depuis la fin de l'état d'urgence, on a remplacé ça par les visites domiciliaires. Il y en a eu 6. »
  • 8:29Invité politiqueFait
    « des gens qui mettent en cause la sécurité nationale et qui sont dangereux, on les expulse quand ils sont étrangers. »
  • 9:32Invité politiqueFait
    « M. Castaner, porte-parole du gouvernement, l'a assumé dimanche sur une télévision concurrente. Il a dit « j'assume le fait qu'ils reviennent, c'est mieux pour les contrôler ». »
  • 10:00Invité politiqueFait
    « ce sont des bombes volantes qu'on ramène en France. »
  • 10:52Invité politiqueFait
    « un bracelet électronique géolocalisé, bien surveillé, comme dans d'autres pays, me paraît élémentaire. »
  • 11:32Invité politiqueChiffre
    « Pourquoi la France laisse 24 mosquées salafistes dans les bouches du Rhône ? »
  • 11:38Invité politiqueChiffre
    « Pourquoi la France a mis 20 ans avant d'expulser un imam qui va être expulsé de Marseille, là ? »
  • 12:37Invité politiqueFait
    « Concrètement, le nombre d'actes antisémites qui ne sont jamais punis, le nombre de relax qu'il y a. »
  • 14:07Invité politiqueFait
    « on a eu ça pendant l'entre-deux-guerres, le pacifisme. »
  • 14:16Invité politiqueFait
    « De Munich. »

Temps de parole

  • Nicolas Dupont-Aignan73 %
  • Présentateur20 %
  • ?7 %

≈ 45,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Nous sommes à trois heures de l'hommage national rendu à Arnaud Beltrame, ce gendarme devenu le héros de tout un pays en donnant sa vie face aux terroristes. Vous avez déclaré que vous en aviez assez, que le recueillement soit un prétexte à l'inaction. Ce matin, la place est quand même recueillement.

0:18
Nicolas Dupont-Aignan

Bien sûr, parce qu'il n'y a pas d'unité possible dans l'action

0:23
Locuteur

si

0:24
Nicolas Dupont-Aignan

on ne médite pas

0:24
Locuteur

ce

0:25
Nicolas Dupont-Aignan

qui s'est passé et si on ne prend pas le temps du silence et du recueillement. C'est une évidence.

0:30
Présentateur

Et le recueillement, c'est aussi une manière de célébrer le courage d'un homme

0:34
Locuteur

ce matin.

0:35
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, parce qu'en fait, je crois que tous les Français se sont réveillés au lendemain de l'attentat en se disant, en tout cas moi, est-ce que j'aurais été capable de faire ça

0:45
Locuteur

?

0:45
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, parce que c'est une leçon de courage incroyable.

0:50
Locuteur

En

0:50
Nicolas Dupont-Aignan

tout cas, moi, j'ai la même attitude vis-à-vis de lui que face à des résistants. On se dit toujours,

0:54
Locuteur

est

0:54
Nicolas Dupont-Aignan

-ce que pendant la guerre, on aurait été aussi courageux que les résistants qui ont combattu le nazisme ?

0:59
Locuteur

Vous pensez qu

1:00
Présentateur

'il est comme le premier Français parti à Londres, le premier à avoir dit non à une situation

1:04
Locuteur

?

1:04
Nicolas Dupont-Aignan

En

1:04
Locuteur

tout cas,

1:04
Nicolas Dupont-Aignan

il a eu le courage. Il a eu le courage. Et ce courage exceptionnel, chaque Français, en tout cas, l'admire et a envie de se reconnaître dans lui. Voilà. Et je pensais à une phrase de Malraux sur Jeanne d'Arc qui disait « Le tombeau des héros est le cœur des vivants ». C'est-à-dire que c'est exactement ça. Les Français s'approprient cet homme aujourd'hui.

1:30
Présentateur

La France salue la mémoire d'Arnaud Beltrame. Nous avons besoin de figures héroïques comme lui aujourd'hui.

1:36
Locuteur

Oui.

1:38
Nicolas Dupont-Aignan

J'allais dire pas seulement de figures. On a besoin d'héroïsme et d'esprit de résistance. Et c'est là où je fais le lien. J'ai pas envie qu

1:46
Locuteur

'il

1:46
Nicolas Dupont-Aignan

soit mort pour rien.

1:47
Locuteur

Et

1:48
Nicolas Dupont-Aignan

j'ai pas envie que le recueillement légitime soit un moyen d'évacuer les débats indispensables en démocratie.

1:57
Présentateur

Et notre société est donc capable d'héroïsme ?

2:00
Nicolas Dupont-Aignan

Oui. Mais je ne voudrais pas que cet héroïsme soit un héroïsme médiatique au mauvais sens du terme. Vous comprenez ce que je veux dire ?

2:08
Locuteur

C

2:08
Nicolas Dupont-Aignan

'est-à-dire qu

2:08
Locuteur

'il

2:09
Nicolas Dupont-Aignan

nous donne bonne conscience et on continue notre petit train-train. C'est-à-dire qu'il faut qu'on soit digne, nous Français,

2:15
Locuteur

et

2:16
Nicolas Dupont-Aignan

les dirigeants politiques encore davantage, qu'on soit digne de son courage. C'est ça qui est important.

2:21
Locuteur

Et

2:21
Nicolas Dupont-Aignan

sa maman a très bien parlé à une radio en disant que son sacrifice appelle l'action. Son sacrifice ne doit pas laver nos mauvaises actions, si je puis dire.

2:30
Présentateur

Et la femme d'Arnaud Beltrame dit que

2:32
Locuteur

c

2:32
Présentateur

'est le geste d'un gendarme et le geste d'un chrétien. On ne peut pas séparer l'un de l'autre. Alors, puisqu'elle nous le dit, y voyez-vous un geste christique ?

2:43
Locuteur

Je

2:43
Nicolas Dupont-Aignan

ne dirais pas jusque-là. Chacun, en fonction de sa foi, détermine ce qu'il pense. C'est un geste de Français. Vous savez, là aussi, je crois que c'est André Malraux qui disait « Être Français, c'est mourir pour la France ». Voilà. Eh bien, il est mort pour la France et c'est ça qui est important. Après, chacun, la communauté nationale se reconnaît, chacun en fonction de son passé, son histoire, ses croyances, sa vie.

3:06
Locuteur

Si

3:06
Nicolas Dupont-Aignan

il est mort pour la France, eh bien, il faut que la France, maintenant, n'accepte plus de se faire, j'allais dire, égorger à intervalles réguliers.

3:14
Présentateur

Est-ce que vous vous rendrez à l'hommage

3:16
Locuteur

national

3:16
Présentateur

aux invaliers

3:17
Locuteur

? Oui, bien sûr. Bien sûr,

3:17
Nicolas Dupont-Aignan

je m'y rendrai. Bien sûr, pour lui.

3:20
Locuteur

Ce

3:20
Présentateur

matin, donc, c'est l'heure, évidemment, au recueillement. Mais depuis quelques jours, déjà, il

3:23
Locuteur

n

3:23
Présentateur

'y

3:23
Locuteur

a

3:23
Présentateur

plus d'unanimité derrière, d'unité derrière le chef de l'État. Pourquoi vous, Marine Le Pen, Laurent Wauquiez réclamez des mesures fortes dont on va parler, comme le retour de l'état d'urgence, l'expulsion des fichiers S étrangers, le blocage des retours de djihadistes ? Franchement, il n

3:39
Locuteur

'y

3:39
Présentateur

avait pas eu d'attentat depuis de longs mois. Est-ce que vous pensez que le gouvernement fait vraiment mal son travail

3:45
Locuteur

?

3:46
Nicolas Dupont-Aignan

Je crois que nous sommes dans une démocratie.

3:48
Locuteur

Et

3:49
Nicolas Dupont-Aignan

je crois que dans une démocratie, il est normal qu'on se pose des questions.

3:52
Locuteur

Je

3:52
Nicolas Dupont-Aignan

vais vous dire, je ne

3:53
Locuteur

sais

3:53
Nicolas Dupont-Aignan

pas s'il y a des téléspectateurs qui ont regardé la séance d'hommage à l'Assemblée nationale hier.

3:59
Locuteur

J

3:59
Nicolas Dupont-Aignan

'ai été effaré.

4:00
Locuteur

Parce

4:01
Nicolas Dupont-Aignan

qu'il y avait un semblant d'unité nationale, mais dans un esprit de renoncement.

4:06
Locuteur

C

4:07
Nicolas Dupont-Aignan

'était toujours les mêmes paroles. Toujours les mêmes paroles après chaque attentat.

4:11
Locuteur

Plus

4:12
Nicolas Dupont-Aignan

de 250 morts. Est-ce qu'un jour,

4:14
Locuteur

les

4:16
Nicolas Dupont-Aignan

hommes politiques de notre pays, les dirigeants, peuvent,

4:19
Locuteur

après

4:20
Nicolas Dupont-Aignan

un attentat comme celui-là, au moins faire preuve d'un examen de conscience ? Est-ce qu'on a tout fait

4:25
Locuteur

? Est

4:27
Nicolas Dupont-Aignan

-ce qu'il

4:27
Locuteur

n'y a

4:27
Nicolas Dupont-Aignan

pas d'autre solution ?

4:28
Présentateur

Et l'absence

4:29
Locuteur

d

4:29
Présentateur

'attentat pendant des mois, est-ce que vous convenez ?

4:31
Locuteur

Il y a eu des attentats déjoués. Merci aux forces de l'ordre.

4:34
Nicolas Dupont-Aignan

Mais pour autant, on s'aperçoit

4:36
Locuteur

qu

4:37
Nicolas Dupont-Aignan

'attentat après attentat, c'est le même processus opératoire qui révèle les mêmes failles de la société française. C'est-à-dire les mêmes failles de la démission, oui, je l'assume, des gouvernements successifs face à plusieurs maux. Et ces mots, je souhaite simplement, et c'est mon rôle d'homme politique,

4:55
Locuteur

je

4:55
Nicolas Dupont-Aignan

souhaite qu

4:56
Locuteur

'on

4:56
Nicolas Dupont-Aignan

les traite. Et j'ai proposé, ce n

4:58
Locuteur

'est

4:58
Nicolas Dupont-Aignan

pas nouveau, je ne

4:59
Locuteur

l'ai

4:59
Nicolas Dupont-Aignan

pas fait là, depuis le soir de Charlie Hebdo, j'ai été voir le président de la République qui nous avait reçus, François Hollande, et j'avais proposé 25 mesures précises. Donc, je pense être dans mon rôle d'homme politique, de contribuer au débat et d'apporter des solutions.

5:15
Locuteur

Avant de parler des

5:16
Présentateur

solutions, est-ce que comme Marine Le Pen, dont vous êtes proche, vous demanderiez la démission de Gérard Collomb

5:20
Locuteur

?

5:20
Nicolas Dupont-Aignan

Non, parce que je ne crois pas que ce soit le problème. Ce n

5:23
Locuteur

'est

5:23
Nicolas Dupont-Aignan

pas Gérard Collomb qui est en cause. C'est la ligne suivie par le président de la République, son gouvernement, comme par celle de François Hollande.

5:30
Locuteur

C

5:31
Nicolas Dupont-Aignan

'est la même. Et je pense que les décisions qui ont été prises à travers des lois successives ne répondent pas aux défis et ne traitent pas les causes du mal. Donc,

5:41
Présentateur

je veux

5:42
Nicolas Dupont-Aignan

qu'on traite les causes du mal. C'est comme un malade. Un médecin doit soigner le mal, ne doit pas simplement caresser le mal

5:50
Locuteur

et

5:51
Nicolas Dupont-Aignan

plaindre la famille du disparu.

5:53
Présentateur

Vous demandez le retour, notamment, de l'état d'urgence, arrêté en novembre dernier. Est-ce que vous pensez vraiment

5:59
Locuteur

qu

5:59
Présentateur

'avec l'état d'urgence, cet attentat n'aurait pas eu lieu ?

6:02
Nicolas Dupont-Aignan

Alors, je vais vous dire très précisément,

6:04
Locuteur

je

6:04
Nicolas Dupont-Aignan

ne suis pas de ceux qui disent « je suis capable d'empêcher tous les attentats en France ». Je ne l'ai jamais dit.

6:09
Locuteur

Il

6:10
Nicolas Dupont-Aignan

n

6:10
Locuteur

'y a

6:10
Nicolas Dupont-Aignan

pas de risque zéro. En revanche, j'en ai assez,

6:13
Locuteur

qu

6:13
Nicolas Dupont-Aignan

'à chaque fois qu'on propose une mesure, on nous dise « ah oui, mais il y aurait pu y avoir un attentat sans cette mesure ». Alors, ça veut dire qu

6:19
Locuteur

'on

6:19
Nicolas Dupont-Aignan

ne fait plus rien. Et sur l'état d'urgence, j'ai été l'un des rares hommes politiques à prendre mes responsabilités. J'ai refusé de voter la loi qui le remplaçait. Parce que j'ai dit à l'époque,

6:27
Locuteur

et

6:27
Nicolas Dupont-Aignan

vous pouvez retrouver mes déclarations, qu'on allait baisser la garde. Et je vous donne un exemple précis, parce qu'il faut être précis dans ces affaires. Perquisition administrative était possible sous l'état d'urgence. 4 600 perquisitions administratives. Depuis la fin de l'état d'urgence, on a remplacé ça par les visites domiciliaires. Il y

6:44
Locuteur

en

6:44
Nicolas Dupont-Aignan

a eu 6. Et si, à la suite de l'arrestation du terroriste en janvier, quand on a découvert qu'il avait une arme blanche,

6:55
Locuteur

on

6:55
Nicolas Dupont-Aignan

avait fait une perquisition administrative,

6:57
Locuteur

on

6:58
Nicolas Dupont-Aignan

ne

6:58
Locuteur

l

6:58
Nicolas Dupont-Aignan

'aurait peut-être pas convoqué au 23 avril.

7:00
Locuteur

Parce

7:01
Nicolas Dupont-Aignan

que c'est ça qui s'est passé. Le procureur

7:02
Locuteur

a été clair.

7:03
Présentateur

Oui, alors je vous donne aussi un exemple précis,

7:04
Locuteur

c'est

7:04
Présentateur

que l'ACDIM était fiché S, et fiché même FSPRT, donc c'est ceux qui sont radicalisés, il y en a 20 000 en France.

7:11
Locuteur

Et 40 dans ce département.

7:12
Présentateur

Il était toujours surveillé en 2018, mais nous dit le procureur, aucun signal de passage à l'acte, donc avec ou sans état d'urgence, il n

7:18
Locuteur

'y

7:18
Présentateur

avait aucun signal. Mais

7:19
Nicolas Dupont-Aignan

excusez-moi, ce n

7:20
Locuteur

'est

7:20
Nicolas Dupont-Aignan

pas vrai, le procureur se trompe, il a été arrêté au mois de janvier pour port d'armes blanches.

7:25
Locuteur

Oui, mais

7:25
Présentateur

aucun signal de

7:26
Locuteur

radicalisation. Excusez-moi, quand

7:28
Nicolas Dupont-Aignan

quelqu'un est fiché S, donc là c'est un désaccord d'interprétation que j

7:32
Locuteur

'ai

7:32
Nicolas Dupont-Aignan

avec le procureur, quand quelqu'un est fiché S, qu'il pratique une foi salafiste, que sa campagne est fichée S, qu'il a été délinquant, qu'il a été condamné, qu'on l'arrête avec port d'armes blanches,

7:44
Locuteur

qu

7:44
Nicolas Dupont-Aignan

'il consule des sites djihadistes de Daesh,

7:47
Locuteur

vous

7:47
Nicolas Dupont-Aignan

ne croyez pas qu'il aurait été temps de faire une perquisition administrative ? Et aujourd'hui on a découvert des armes à son domicile. Eh bien, c'est l'exemple type

7:55
Locuteur

d

7:55
Nicolas Dupont-Aignan

'une faillite

7:56
Locuteur

du

7:57
Nicolas Dupont-Aignan

fonctionnement de l'État. Je ne mets pas en cause les policiers et les gendarmes, je mets en cause le gouvernement qui a levé l'état d'urgence et qui a désarmé l'État face à ce type d'individus. —

8:07
Locuteur

Comme

8:08
Présentateur

Marine Le Pen et Laurent Wauquiez, vous voulez aussi expulser les fichés S étrangers. Dans ce cas-là précisément, ça ne répond pas du tout au problème,

8:17
Locuteur

puisque la Guime était française depuis l'âge de 12 ans. —

8:19
Nicolas Dupont-Aignan

Mais ce que je dis, c'est qu'il y a plusieurs milliers de fichés S étrangers. Et si déjà on expulsait ceux-là, comme tous les pays normaux, vous allez dans tous les pays du monde, des gens qui mettent en cause la sécurité nationale et qui sont dangereux, on les expulse quand ils sont étrangers. —

8:35
Locuteur

Mais celui-ci

8:35
Présentateur

était français.

8:36
Nicolas Dupont-Aignan

— Oui. Mais je parle des mesures de précaution générale. Là aussi, parce qu'au prochain attentat, il y aura peut-être le cas d'un fiché S étranger. Donc est-ce qu'on peut pas, mesure après mesure, examiner l'ensemble des dispositifs qui permettraient de réduire le risque ? Je ne dis pas risque zéro, je dis réduire le risque. Et je suis certain,

8:57
Locuteur

je

8:57
Nicolas Dupont-Aignan

suis certain, madame, qu'il y a des possibilités de faire mieux. Et je suis certain que les forces de l'ordre qui se dévouent au quotidien, qui meurent pour la France, attendent du gouvernement que l'on améliore le dispositif. On peut l'améliorer. C'est pas vrai de dire « on peut rien faire ». C'est pas vrai. On peut améliorer le dispositif. On peut adapter l'État de droit.

9:15
Locuteur

Ça

9:15
Nicolas Dupont-Aignan

veut pas dire le supprimer.

9:16
Locuteur

—

9:17
Présentateur

Vous demandez aussi à ce qu

9:18
Locuteur

'on

9:18
Présentateur

bloque tout retour de djihadistes de Syrie. Est-ce que vous avez connaissance de djihadistes de retour en France qui soient en liberté aujourd'hui

9:24
Locuteur

? —

9:24
Présentateur

Oui,

9:24
Nicolas Dupont-Aignan

bien sûr.

9:25
Locuteur

Le

9:25
Nicolas Dupont-Aignan

ministre de l'Intérieur l'a confirmé. Oui, oui, oui, il y a un certain nombre qui ont été incarcérés.

9:32
Locuteur

Il

9:32
Nicolas Dupont-Aignan

y en a d'autres qui sont en surveillance extérieure, qui sont libres. Et là, c'est un désaccord majeur avec le gouvernement. M. Castaner, porte-parole du gouvernement, l'a assumé dimanche sur une télévision concurrente. Il a dit « j'assume le fait qu'ils reviennent, c'est mieux pour les contrôler ». Je dis « folie ». —

9:48
Locuteur

Donc qu'est-ce que

9:49
Présentateur

vous préconisez

9:50
Locuteur

? Vous préconisez de l'essuétard gros dans l'Irak

9:53
Nicolas Dupont-Aignan

? — Non. Ils seront jugés par

9:54
Locuteur

la

9:54
Nicolas Dupont-Aignan

justice irakienne. Oui, je sais que Mme Belloubet, garde des Sceaux, s'émeut qu'il y

9:59
Locuteur

a

9:59
Nicolas Dupont-Aignan

la peine de mort en Irak. Moi, ça ne m'aime pas que des gens qui ont été égorgés nos soldats, qui ont été là-bas, assument leurs gestes. Ils se sont extraits de la communauté nationale. Il n'y a aucune raison de les accueillir en France. Aucune. Parce que, je vous le dis, ce sont des bombes volantes qu'on ramène en France. Ils vont être en prison pour les plus dangereux pendant quelques années et ils ressortiront. Et quand toutes ces centaines de personnes

10:23
Locuteur

qui

10:24
Nicolas Dupont-Aignan

ont été combattres en Irak vont sortir de prison, on

10:27
Locuteur

va

10:27
Nicolas Dupont-Aignan

en faire quoi dans notre pays

10:29
Locuteur

? Donc

10:30
Nicolas Dupont-Aignan

c'est un geste de précaution élémentaire.

10:32
Présentateur

— Vous parlez aussi de bracelet électronique. Est-ce qu'un bracelet électronique, pensez-vous, vous permet vraiment d'empêcher quelqu'un de prendre un couteau, de prendre une arme et d'aller tuer

10:41
Locuteur

quelqu'un dans la rue ? — Oui,

10:42
Nicolas Dupont-Aignan

on n'empêchera jamais tout, madame. Mais en revanche, Nicolas Sarkozy l'avait proposé. D'autres que les fichiers S,

10:48
Locuteur

qu

10:49
Nicolas Dupont-Aignan

'on ne met pas en rétention parce qu'ils ont des profils intermédiaires et un bracelet électronique géolocalisé, bien surveillé, comme dans d'autres pays, me paraît élémentaire. On le fait pour des pédophiles ou des trafiquants de drogue.

10:59
Locuteur

Pourquoi on le

11:00
Nicolas Dupont-Aignan

ferait pas pour des apprentis terroristes

11:02
Locuteur

?

11:02
Présentateur

— Vous voulez aussi interdire le salafisme. En France, ça vous fait un point d'accord avec Manuel Valls ?

11:08
Locuteur

—

11:08
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, parce que je pense que les manifestations du salafisme, c'est-à-dire l'incitation à la haine, au rejet, doivent être punies. Nathalie Kosciusko-Morizek, on ne peut pas suspecter d'être d'accord avec moi sur le reste de ma politique, avait déposé une proposition de loi sur les prédications subversives. L'Espagne a pris des dispositions. Pourquoi la France laisse 24 mosquées salafistes dans les bouches du Rhône

11:32
Locuteur

? Pourquoi

11:33
Nicolas Dupont-Aignan

la France a mis 20 ans avant d'expulser un imam qui va être expulsé de Marseille, là

11:38
Locuteur

?

11:38
Nicolas Dupont-Aignan

Si on ne casse pas le terreau salafiste qui est interdit... Enfin, les manifestations des frères musulmans et de certains sont interdites à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis. Et nous, dans nos banlieues, on laisse propager cette gangrène qui discrédite d'ailleurs les Français musulmans qui pratiquent leur foi paisiblement. Donc, il faut de bien un moment que la République se défende. Et je ferai remarquer que la République s'est défendue sous la troisième contre les anarchistes. Et elle a pris des dispositions sévères.

12:06
Présentateur

Cette semaine a aussi été marquée par le meurtre d'une dame de 85 ans, Mireille Knoll, rescapée de la rafle du Veldiv et qui a été tuée chez elle parce que de confession juive. C'est en tout cas la piste retenue par la justice. Là encore, au-delà de votre indignation, que proposez-vous pour lutter contre l'antisémitisme en France

12:26
Nicolas Dupont-Aignan

? C'est très simple et très difficile. Mais il faut mettre un terme à la voyoucratie qui, dans nos banlieues, est ouvertement antisémite. Concrètement ? Concrètement, le nombre d'actes antisémites qui ne sont jamais punis, le nombre de relax qu'il y a. Il y a un lien entre d'un côté terrorisme, communautarisme fanatique et de l'autre, petite voyoucratie, trafiquant de drogue et qui font la jonction, notamment sur la haine des juifs, la haine des homosexuels, la haine de toutes les valeurs de l'égalité entre l'homme et la femme. Et c'est terrible ce qui se passe. Mais là aussi, c'est le fruit de notre faiblesse depuis tant d'années. Alors on peut faire des marches.

13:06
Locuteur

Une marche blanche, justement. Une marche blanche s'est prévue tout

13:09
Présentateur

à l'heure par les

13:09
Locuteur

organisations juives. J'invite les adhérents de

13:10
Nicolas Dupont-Aignan

Boula France à y aller. Aujourd

13:11
Locuteur

'hui, à Paris, en

13:13
Présentateur

mémoire de Myrielle Knoll, cette marche, la plupart des dirigeants politiques iront,

13:19
Locuteur

à

13:19
Présentateur

l'exception des dirigeants du Front National et de la France Insoumise, parce qu'ils sont jugés indésirables

13:23
Locuteur

par le CRIF.

13:24
Nicolas Dupont-Aignan

Ce

13:24
Locuteur

n'est pas

13:24
Nicolas Dupont-Aignan

pitoyable. Je vais vous dire pourquoi. Parce que quand on organise une marche pour la tolérance, pour le respect, on invite tout le monde. Le

13:33
Locuteur

CRIF estime

13:33
Présentateur

que l

13:34
Locuteur

'EFM et la France Insoumise sont des mouvements antisémites.

13:37
Nicolas Dupont-Aignan

Je

13:37
Locuteur

pense que la CRIF a tort.

13:37
Nicolas Dupont-Aignan

Tous les Français, c'est scandaleux, ont quand même le droit de combattre l'antisémitisme. Et je ne vois pas pourquoi on fait des sélections. Chacun est face à sa conscience. Et en tout cas, moi je dis aux Français que d'une manière générale, face à l'antisémitisme, face à la violence, face au fanatisme, il faut manifester et puis il faut aussi que l'État ne se contente pas d'organiser des manifestations. Parce qu'on a eu ça pendant l'entre-deux-guerres,

14:06
Locuteur

le

14:06
Nicolas Dupont-Aignan

pacifisme. Et hier à l'Assemblée, je trouvais que ça avait un parfum de Munich, c'est-à-dire de Daladier et de Chamberlain, qui revenaient en disant « Bravo » et tout le monde applaudissait. De

14:15
Présentateur

Munich.

14:15
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, de Munich. Mais nous sommes dans une guerre. Si nous n'éradiquons pas ceux qui veulent détruire notre civilisation, eh bien nous aurons une guerre civile dans le pays. Je ne veux pas de ça. Et je pense que nous devons être

14:28
Locuteur

prudents, l

14:30
Nicolas Dupont-Aignan

'État de droit bien sûr, et armer la République. Et c'est ainsi qu'on arrivera petit à petit, ça ne viendra pas d'un coup, à être fiers de notre civilisation.

14:40
Présentateur

Et en tout cas cette marche, vous vous y rendrez tout à

14:41
Locuteur

l'heure.

14:41
Nicolas Dupont-Aignan

J'aimerais m'y rendre, oui.

14:43
Présentateur

Merci Nicolas Dupont-Aignan. Merci.