Nicolas Dupont-Aignan invité de la Matinale de LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10RelanceRéponse directe
Vous avez déclaré que vous en aviez assez, que le recueillement soit un prétexte à l'inaction. Ce matin, la place est quand même recueillement.
- 0:30OuverteRéponse directe
Et le recueillement, c'est aussi une manière de célébrer le courage d'un homme ?
- 1:00OuverteRéponse directe
Il est comme le premier Français parti à Londres, le premier à avoir dit non à une situation ?
- 1:30ComplaisanteRéponse directe
La France salue la mémoire d'Arnaud Beltrame. Nous avons besoin de figures héroïques comme lui aujourd'hui.
- 1:57OuverteRéponse directe
Et notre société est donc capable d'héroïsme ?
- 3:14FerméeRéponse directe
Est-ce que vous vous rendrez à l'hommage national aux invalides ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:48Invité politiqueFait
« j'ai pas envie que le recueillement légitime soit un moyen d'évacuer les débats indispensables en démocratie. »
- 2:00Invité politiqueFait
« Oui. Mais je ne voudrais pas que cet héroïsme soit un héroïsme médiatique au mauvais sens du terme. »
- 2:21Invité politiqueFait
« sa maman a très bien parlé à une radio en disant que son sacrifice appelle l'action. Son sacrifice ne doit pas laver nos mauvaises actions, si je puis dire. »
- 2:50Invité politiqueFait
« Vous savez, là aussi, je crois que c'est André Malraux qui disait « Être Français, c'est mourir pour la France ». »
- 3:06Invité politiqueFait
« il est mort pour la France, eh bien, il faut que la France, maintenant, n'accepte plus de se faire, j'allais dire, égorger à intervalles réguliers. »
- 4:21Invité politiqueFait
« Est-ce qu'on a tout fait ? Est-ce qu'il n'y a pas d'autre solution ? »
- 5:06Invité politiqueChiffre
« j'avais proposé 25 mesures précises. »
- 6:34Invité politiqueChiffre
« Perquisition administrative était possible sous l'état d'urgence. 4 600 perquisitions administratives. »
- 6:40Invité politiqueChiffre
« Depuis la fin de l'état d'urgence, on a remplacé ça par les visites domiciliaires. Il y en a eu 6. »
- 8:29Invité politiqueFait
« des gens qui mettent en cause la sécurité nationale et qui sont dangereux, on les expulse quand ils sont étrangers. »
- 9:32Invité politiqueFait
« M. Castaner, porte-parole du gouvernement, l'a assumé dimanche sur une télévision concurrente. Il a dit « j'assume le fait qu'ils reviennent, c'est mieux pour les contrôler ». »
- 10:00Invité politiqueFait
« ce sont des bombes volantes qu'on ramène en France. »
- 10:52Invité politiqueFait
« un bracelet électronique géolocalisé, bien surveillé, comme dans d'autres pays, me paraît élémentaire. »
- 11:32Invité politiqueChiffre
« Pourquoi la France laisse 24 mosquées salafistes dans les bouches du Rhône ? »
- 11:38Invité politiqueChiffre
« Pourquoi la France a mis 20 ans avant d'expulser un imam qui va être expulsé de Marseille, là ? »
- 12:37Invité politiqueFait
« Concrètement, le nombre d'actes antisémites qui ne sont jamais punis, le nombre de relax qu'il y a. »
- 14:07Invité politiqueFait
« on a eu ça pendant l'entre-deux-guerres, le pacifisme. »
- 14:16Invité politiqueFait
« De Munich. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan73 %
- Présentateur20 %
- ?7 %
≈ 45,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Nous sommes à trois heures de l'hommage national rendu à Arnaud Beltrame, ce gendarme devenu le héros de tout un pays en donnant sa vie face aux terroristes. Vous avez déclaré que vous en aviez assez, que le recueillement soit un prétexte à l'inaction. Ce matin, la place est quand même recueillement.
Bien sûr, parce qu'il n'y a pas d'unité possible dans l'action
si
on ne médite pas
ce
qui s'est passé et si on ne prend pas le temps du silence et du recueillement. C'est une évidence.
Et le recueillement, c'est aussi une manière de célébrer le courage d'un homme
ce matin.
Oui, parce qu'en fait, je crois que tous les Français se sont réveillés au lendemain de l'attentat en se disant, en tout cas moi, est-ce que j'aurais été capable de faire ça
?
Oui, parce que c'est une leçon de courage incroyable.
En
tout cas, moi, j'ai la même attitude vis-à-vis de lui que face à des résistants. On se dit toujours,
est
-ce que pendant la guerre, on aurait été aussi courageux que les résistants qui ont combattu le nazisme ?
Vous pensez qu
'il est comme le premier Français parti à Londres, le premier à avoir dit non à une situation
?
En
tout cas,
il a eu le courage. Il a eu le courage. Et ce courage exceptionnel, chaque Français, en tout cas, l'admire et a envie de se reconnaître dans lui. Voilà. Et je pensais à une phrase de Malraux sur Jeanne d'Arc qui disait « Le tombeau des héros est le cœur des vivants ». C'est-à-dire que c'est exactement ça. Les Français s'approprient cet homme aujourd'hui.
La France salue la mémoire d'Arnaud Beltrame. Nous avons besoin de figures héroïques comme lui aujourd'hui.
Oui.
J'allais dire pas seulement de figures. On a besoin d'héroïsme et d'esprit de résistance. Et c'est là où je fais le lien. J'ai pas envie qu
'il
soit mort pour rien.
Et
j'ai pas envie que le recueillement légitime soit un moyen d'évacuer les débats indispensables en démocratie.
Et notre société est donc capable d'héroïsme ?
Oui. Mais je ne voudrais pas que cet héroïsme soit un héroïsme médiatique au mauvais sens du terme. Vous comprenez ce que je veux dire ?
C
'est-à-dire qu
'il
nous donne bonne conscience et on continue notre petit train-train. C'est-à-dire qu'il faut qu'on soit digne, nous Français,
et
les dirigeants politiques encore davantage, qu'on soit digne de son courage. C'est ça qui est important.
Et
sa maman a très bien parlé à une radio en disant que son sacrifice appelle l'action. Son sacrifice ne doit pas laver nos mauvaises actions, si je puis dire.
Et la femme d'Arnaud Beltrame dit que
c
'est le geste d'un gendarme et le geste d'un chrétien. On ne peut pas séparer l'un de l'autre. Alors, puisqu'elle nous le dit, y voyez-vous un geste christique ?
Je
ne dirais pas jusque-là. Chacun, en fonction de sa foi, détermine ce qu'il pense. C'est un geste de Français. Vous savez, là aussi, je crois que c'est André Malraux qui disait « Être Français, c'est mourir pour la France ». Voilà. Eh bien, il est mort pour la France et c'est ça qui est important. Après, chacun, la communauté nationale se reconnaît, chacun en fonction de son passé, son histoire, ses croyances, sa vie.
Si
il est mort pour la France, eh bien, il faut que la France, maintenant, n'accepte plus de se faire, j'allais dire, égorger à intervalles réguliers.
Est-ce que vous vous rendrez à l'hommage
national
aux invaliers
? Oui, bien sûr. Bien sûr,
je m'y rendrai. Bien sûr, pour lui.
Ce
matin, donc, c'est l'heure, évidemment, au recueillement. Mais depuis quelques jours, déjà, il
n
'y
a
plus d'unanimité derrière, d'unité derrière le chef de l'État. Pourquoi vous, Marine Le Pen, Laurent Wauquiez réclamez des mesures fortes dont on va parler, comme le retour de l'état d'urgence, l'expulsion des fichiers S étrangers, le blocage des retours de djihadistes ? Franchement, il n
'y
avait pas eu d'attentat depuis de longs mois. Est-ce que vous pensez que le gouvernement fait vraiment mal son travail
?
Je crois que nous sommes dans une démocratie.
Et
je crois que dans une démocratie, il est normal qu'on se pose des questions.
Je
vais vous dire, je ne
sais
pas s'il y a des téléspectateurs qui ont regardé la séance d'hommage à l'Assemblée nationale hier.
J
'ai été effaré.
Parce
qu'il y avait un semblant d'unité nationale, mais dans un esprit de renoncement.
C
'était toujours les mêmes paroles. Toujours les mêmes paroles après chaque attentat.
Plus
de 250 morts. Est-ce qu'un jour,
les
hommes politiques de notre pays, les dirigeants, peuvent,
après
un attentat comme celui-là, au moins faire preuve d'un examen de conscience ? Est-ce qu'on a tout fait
? Est
-ce qu'il
n'y a
pas d'autre solution ?
Et l'absence
d
'attentat pendant des mois, est-ce que vous convenez ?
Il y a eu des attentats déjoués. Merci aux forces de l'ordre.
Mais pour autant, on s'aperçoit
qu
'attentat après attentat, c'est le même processus opératoire qui révèle les mêmes failles de la société française. C'est-à-dire les mêmes failles de la démission, oui, je l'assume, des gouvernements successifs face à plusieurs maux. Et ces mots, je souhaite simplement, et c'est mon rôle d'homme politique,
je
souhaite qu
'on
les traite. Et j'ai proposé, ce n
'est
pas nouveau, je ne
l'ai
pas fait là, depuis le soir de Charlie Hebdo, j'ai été voir le président de la République qui nous avait reçus, François Hollande, et j'avais proposé 25 mesures précises. Donc, je pense être dans mon rôle d'homme politique, de contribuer au débat et d'apporter des solutions.
Avant de parler des
solutions, est-ce que comme Marine Le Pen, dont vous êtes proche, vous demanderiez la démission de Gérard Collomb
?
Non, parce que je ne crois pas que ce soit le problème. Ce n
'est
pas Gérard Collomb qui est en cause. C'est la ligne suivie par le président de la République, son gouvernement, comme par celle de François Hollande.
C
'est la même. Et je pense que les décisions qui ont été prises à travers des lois successives ne répondent pas aux défis et ne traitent pas les causes du mal. Donc,
je veux
qu'on traite les causes du mal. C'est comme un malade. Un médecin doit soigner le mal, ne doit pas simplement caresser le mal
et
plaindre la famille du disparu.
Vous demandez le retour, notamment, de l'état d'urgence, arrêté en novembre dernier. Est-ce que vous pensez vraiment
qu
'avec l'état d'urgence, cet attentat n'aurait pas eu lieu ?
Alors, je vais vous dire très précisément,
je
ne suis pas de ceux qui disent « je suis capable d'empêcher tous les attentats en France ». Je ne l'ai jamais dit.
Il
n
'y a
pas de risque zéro. En revanche, j'en ai assez,
qu
'à chaque fois qu'on propose une mesure, on nous dise « ah oui, mais il y aurait pu y avoir un attentat sans cette mesure ». Alors, ça veut dire qu
'on
ne fait plus rien. Et sur l'état d'urgence, j'ai été l'un des rares hommes politiques à prendre mes responsabilités. J'ai refusé de voter la loi qui le remplaçait. Parce que j'ai dit à l'époque,
et
vous pouvez retrouver mes déclarations, qu'on allait baisser la garde. Et je vous donne un exemple précis, parce qu'il faut être précis dans ces affaires. Perquisition administrative était possible sous l'état d'urgence. 4 600 perquisitions administratives. Depuis la fin de l'état d'urgence, on a remplacé ça par les visites domiciliaires. Il y
en
a eu 6. Et si, à la suite de l'arrestation du terroriste en janvier, quand on a découvert qu'il avait une arme blanche,
on
avait fait une perquisition administrative,
on
ne
l
'aurait peut-être pas convoqué au 23 avril.
Parce
que c'est ça qui s'est passé. Le procureur
a été clair.
Oui, alors je vous donne aussi un exemple précis,
c'est
que l'ACDIM était fiché S, et fiché même FSPRT, donc c'est ceux qui sont radicalisés, il y en a 20 000 en France.
Et 40 dans ce département.
Il était toujours surveillé en 2018, mais nous dit le procureur, aucun signal de passage à l'acte, donc avec ou sans état d'urgence, il n
'y
avait aucun signal. Mais
excusez-moi, ce n
'est
pas vrai, le procureur se trompe, il a été arrêté au mois de janvier pour port d'armes blanches.
Oui, mais
aucun signal de
radicalisation. Excusez-moi, quand
quelqu'un est fiché S, donc là c'est un désaccord d'interprétation que j
'ai
avec le procureur, quand quelqu'un est fiché S, qu'il pratique une foi salafiste, que sa campagne est fichée S, qu'il a été délinquant, qu'il a été condamné, qu'on l'arrête avec port d'armes blanches,
qu
'il consule des sites djihadistes de Daesh,
vous
ne croyez pas qu'il aurait été temps de faire une perquisition administrative ? Et aujourd'hui on a découvert des armes à son domicile. Eh bien, c'est l'exemple type
d
'une faillite
du
fonctionnement de l'État. Je ne mets pas en cause les policiers et les gendarmes, je mets en cause le gouvernement qui a levé l'état d'urgence et qui a désarmé l'État face à ce type d'individus. —
Comme
Marine Le Pen et Laurent Wauquiez, vous voulez aussi expulser les fichés S étrangers. Dans ce cas-là précisément, ça ne répond pas du tout au problème,
puisque la Guime était française depuis l'âge de 12 ans. —
Mais ce que je dis, c'est qu'il y a plusieurs milliers de fichés S étrangers. Et si déjà on expulsait ceux-là, comme tous les pays normaux, vous allez dans tous les pays du monde, des gens qui mettent en cause la sécurité nationale et qui sont dangereux, on les expulse quand ils sont étrangers. —
Mais celui-ci
était français.
— Oui. Mais je parle des mesures de précaution générale. Là aussi, parce qu'au prochain attentat, il y aura peut-être le cas d'un fiché S étranger. Donc est-ce qu'on peut pas, mesure après mesure, examiner l'ensemble des dispositifs qui permettraient de réduire le risque ? Je ne dis pas risque zéro, je dis réduire le risque. Et je suis certain,
je
suis certain, madame, qu'il y a des possibilités de faire mieux. Et je suis certain que les forces de l'ordre qui se dévouent au quotidien, qui meurent pour la France, attendent du gouvernement que l'on améliore le dispositif. On peut l'améliorer. C'est pas vrai de dire « on peut rien faire ». C'est pas vrai. On peut améliorer le dispositif. On peut adapter l'État de droit.
Ça
veut pas dire le supprimer.
—
Vous demandez aussi à ce qu
'on
bloque tout retour de djihadistes de Syrie. Est-ce que vous avez connaissance de djihadistes de retour en France qui soient en liberté aujourd'hui
? —
Oui,
bien sûr.
Le
ministre de l'Intérieur l'a confirmé. Oui, oui, oui, il y a un certain nombre qui ont été incarcérés.
Il
y en a d'autres qui sont en surveillance extérieure, qui sont libres. Et là, c'est un désaccord majeur avec le gouvernement. M. Castaner, porte-parole du gouvernement, l'a assumé dimanche sur une télévision concurrente. Il a dit « j'assume le fait qu'ils reviennent, c'est mieux pour les contrôler ». Je dis « folie ». —
Donc qu'est-ce que
vous préconisez
? Vous préconisez de l'essuétard gros dans l'Irak
? — Non. Ils seront jugés par
la
justice irakienne. Oui, je sais que Mme Belloubet, garde des Sceaux, s'émeut qu'il y
a
la peine de mort en Irak. Moi, ça ne m'aime pas que des gens qui ont été égorgés nos soldats, qui ont été là-bas, assument leurs gestes. Ils se sont extraits de la communauté nationale. Il n'y a aucune raison de les accueillir en France. Aucune. Parce que, je vous le dis, ce sont des bombes volantes qu'on ramène en France. Ils vont être en prison pour les plus dangereux pendant quelques années et ils ressortiront. Et quand toutes ces centaines de personnes
qui
ont été combattres en Irak vont sortir de prison, on
va
en faire quoi dans notre pays
? Donc
c'est un geste de précaution élémentaire.
— Vous parlez aussi de bracelet électronique. Est-ce qu'un bracelet électronique, pensez-vous, vous permet vraiment d'empêcher quelqu'un de prendre un couteau, de prendre une arme et d'aller tuer
quelqu'un dans la rue ? — Oui,
on n'empêchera jamais tout, madame. Mais en revanche, Nicolas Sarkozy l'avait proposé. D'autres que les fichiers S,
qu
'on ne met pas en rétention parce qu'ils ont des profils intermédiaires et un bracelet électronique géolocalisé, bien surveillé, comme dans d'autres pays, me paraît élémentaire. On le fait pour des pédophiles ou des trafiquants de drogue.
Pourquoi on le
ferait pas pour des apprentis terroristes
?
— Vous voulez aussi interdire le salafisme. En France, ça vous fait un point d'accord avec Manuel Valls ?
—
Oui, parce que je pense que les manifestations du salafisme, c'est-à-dire l'incitation à la haine, au rejet, doivent être punies. Nathalie Kosciusko-Morizek, on ne peut pas suspecter d'être d'accord avec moi sur le reste de ma politique, avait déposé une proposition de loi sur les prédications subversives. L'Espagne a pris des dispositions. Pourquoi la France laisse 24 mosquées salafistes dans les bouches du Rhône
? Pourquoi
la France a mis 20 ans avant d'expulser un imam qui va être expulsé de Marseille, là
?
Si on ne casse pas le terreau salafiste qui est interdit... Enfin, les manifestations des frères musulmans et de certains sont interdites à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis. Et nous, dans nos banlieues, on laisse propager cette gangrène qui discrédite d'ailleurs les Français musulmans qui pratiquent leur foi paisiblement. Donc, il faut de bien un moment que la République se défende. Et je ferai remarquer que la République s'est défendue sous la troisième contre les anarchistes. Et elle a pris des dispositions sévères.
Cette semaine a aussi été marquée par le meurtre d'une dame de 85 ans, Mireille Knoll, rescapée de la rafle du Veldiv et qui a été tuée chez elle parce que de confession juive. C'est en tout cas la piste retenue par la justice. Là encore, au-delà de votre indignation, que proposez-vous pour lutter contre l'antisémitisme en France
? C'est très simple et très difficile. Mais il faut mettre un terme à la voyoucratie qui, dans nos banlieues, est ouvertement antisémite. Concrètement ? Concrètement, le nombre d'actes antisémites qui ne sont jamais punis, le nombre de relax qu'il y a. Il y a un lien entre d'un côté terrorisme, communautarisme fanatique et de l'autre, petite voyoucratie, trafiquant de drogue et qui font la jonction, notamment sur la haine des juifs, la haine des homosexuels, la haine de toutes les valeurs de l'égalité entre l'homme et la femme. Et c'est terrible ce qui se passe. Mais là aussi, c'est le fruit de notre faiblesse depuis tant d'années. Alors on peut faire des marches.
Une marche blanche, justement. Une marche blanche s'est prévue tout
à l'heure par les
organisations juives. J'invite les adhérents de
Boula France à y aller. Aujourd
'hui, à Paris, en
mémoire de Myrielle Knoll, cette marche, la plupart des dirigeants politiques iront,
à
l'exception des dirigeants du Front National et de la France Insoumise, parce qu'ils sont jugés indésirables
par le CRIF.
Ce
n'est pas
pitoyable. Je vais vous dire pourquoi. Parce que quand on organise une marche pour la tolérance, pour le respect, on invite tout le monde. Le
CRIF estime
que l
'EFM et la France Insoumise sont des mouvements antisémites.
Je
pense que la CRIF a tort.
Tous les Français, c'est scandaleux, ont quand même le droit de combattre l'antisémitisme. Et je ne vois pas pourquoi on fait des sélections. Chacun est face à sa conscience. Et en tout cas, moi je dis aux Français que d'une manière générale, face à l'antisémitisme, face à la violence, face au fanatisme, il faut manifester et puis il faut aussi que l'État ne se contente pas d'organiser des manifestations. Parce qu'on a eu ça pendant l'entre-deux-guerres,
le
pacifisme. Et hier à l'Assemblée, je trouvais que ça avait un parfum de Munich, c'est-à-dire de Daladier et de Chamberlain, qui revenaient en disant « Bravo » et tout le monde applaudissait. De
Munich.
Oui, de Munich. Mais nous sommes dans une guerre. Si nous n'éradiquons pas ceux qui veulent détruire notre civilisation, eh bien nous aurons une guerre civile dans le pays. Je ne veux pas de ça. Et je pense que nous devons être
prudents, l
'État de droit bien sûr, et armer la République. Et c'est ainsi qu'on arrivera petit à petit, ça ne viendra pas d'un coup, à être fiers de notre civilisation.
Et en tout cas cette marche, vous vous y rendrez tout à
l'heure.
J'aimerais m'y rendre, oui.
Merci Nicolas Dupont-Aignan. Merci.
Nicolas Dupont-Aignan