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Discours / meetingLa FNSEA· 4 avril 2025 33 minAutoproduitFond programmatiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergie

27.03.2025 - Discours de clôture d'Annie Genevard Ministre de l'Agriculture - Congrès FNSEA Grenoble

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:11Invité politiqueFait
    « Quand la société a demandé moins de produits phyux, ils ont réduit la chimie et personne ne le ségré. »
  • 2:54Invité politiqueFait
    « La production alimentaire est d'intérêt général majeur et que la souveraineté qui en dépend n'est pas négociable. »
  • 4:21Invité politiqueFait
    « J'ai pris mes fonctions après de longs mois où ceux qui nourrissent les Français leur ont créé leur désarrois et leur craintte de ne plus pouvoir vivre de leur métier. »
  • 5:05Invité politiqueChiffre
    « près d'un demi milliard d'allègement de charge très attendus avec l'adoption du projet de loi de finance et du projet de loi de finance de la sécurité sociale 2025 »
  • 5:50Invité politiquePromesse
    « l'abattement fiscal de 75 % applicable aux transmissions du foncier agricole sousbaille long terme s'appliquera immédiatement »
  • 6:34Invité politiqueChiffre
    « J'ai décidé de mobiliser le relicat de 10 millions d'euros de cette enveloppe pour venir en aide d'une part aux jeunes vignerons »
  • 7:17Invité politiqueChiffre
    « Des prêts de consolidation garantis par l'État à hauteur de 70 % peuvent également être proposé par les banques. »
  • 8:01Invité politiqueChiffre
    « L'un doté de 500 millions d'euros pour les entreprises agroalimentaires, l'autre de 395 millions d'euros dénommés fonds entrepreneur du vivant pour l'amont agricole »
  • 8:45Invité politiquePromesse
    « l'État prendra également en charge la perte des vaau morné pendant l'épisodie passé comme les filières d'élevage me l'ont demandé. »
  • 9:40Invité politiqueChiffre
    « Ce sera le cas pour la FCO8 et la FCO1 pour 20 millions d'euros. Il faut bien sûr y ajouter les plus de 70 millions d'euros que l'État dépensera pour la campagne 2024-2025 pour l'influence avière »
  • 11:08Invité politiquePromesse
    « j'avais pris l'engagement de mener à son terme le projet de la loi d'orientation agricole pour la souveraineté agricole et le renouvellement des générations en agriculture. »
  • 11:52Invité politiqueFait
    « Le principe reconnu de pas d'interdiction sans solution. C'est une des rares dispositions proposées par les sénateurs qui a franchi la barre de la censure du Conseil constitutionnel. »
  • 12:36Invité politiqueFait
    « La dépénalisation des atteintes involontaires à l'environnement. Mesurez-vous bien ce que cela signifie quand vous étiez encore il y a peu, parce que la loi est promulguée, quand vous étiez encore il y a peu menacé de prison et de peine euh financièr qui excédaient les 100 1500 €. »
  • 13:19Invité politiqueChiffre
    « des objectifs ambitieux pour l'enseignement agricole avec 30 % d'apprenants en plus. La création d'une 6e mission dans l'enseignement agricole. »
  • 18:30Invité politiqueFait
    « La complexité a un prix. Lui faire la chasse est un enjeu de compétitivité et donc de revenu. »
  • 19:13Invité politiqueFait
    « Avec Véronique Louvagi, nous pensons que l'amélioration des galimes est nécessaire après la sécurisation du SRP + 10. »
  • 19:57Invité politiqueFait
    « Les contestations autour de cet indice sont intimement liées à la moyenne olympique. »
  • 21:25Invité politiqueFait
    « la France doit affirmer sa souveraineté agricole comme un enjeu régalien et réarmer sa puissance alimentaire. »
  • 22:52Invité politiqueFait
    « Produire ne doit plus être un gros mot. Moi, je veux une agriculture décomplexée qui assume la vocation qui est la scène de nourrir l'hexagone »
  • 25:53Invité politiquePromesse
    « La France, à mon initiative demande que les AMM soient désormais délivré au niveau communautaire qui autoriseraient donc les produits et pas seulement les substances. »
  • 27:05Invité politiqueFait
    « La France en partage les fondamentaux. La volonté de renforcer l'autonomie stratégique de l'agriculture européenne et de consolider notre souveraineté alimentaire »
  • 27:49Invité politiquePromesse
    « Je me battrai pour que cette PAC reste commune, préservée de toute renationalisation et des concurrence desloyales »

Temps de parole

  • Annie Genevard99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Annie Genevard

Monsieur le président de la FNSEA, cher Arnaud Rousseau, madame la préfète, monsieur le président des jeunes agriculteurs, cher Pierry Corel, monsieur le président des chambres d'agriculture France, cher Sébastien Winsor, monsieur le président du Sénégat, cher Jérôme Despé, mesdames et messieurs les parlementaires, monsieur le maire, mesdames et messieurs les conseillers régionaux et départementaux, mesdames et messieurs les présidents, les directeur. Chers amis, je suis très heureuse d'être parmi vous aujourd'hui pour ce grand moment et devant une assemblée dont je reconnais beaucoup de visages familiers devant et derrière moi.

Des visages qui me sont devenus familiers, qu'il était avant que je devienne ministre ou qui le sont devenus depuis. Le salon que nous venons de vivre ensemble il y a un mois avait pour Frontispice l'agriculture cette fierté française. Cette fierté, je la ressens profondément chaque jour depuis 6 mois à la tête de ce grand ministère des paysans, au service des paysans. Je voulais vous le dire très simplement avant toute chose. Cette fierté se double pour moi d'un sentiment de responsabilité immense que j'éprouve chaque fois qu'un agriculteur me dit ses doutes sur sa capacité à pouvoir transmettre la terre qu'on travaillait plusieurs générations avant lui.

La mission que je me suis fixée, c'est de tout faire pour que cet agriculteur ne doute plus. Qu'il ne doute plus de son rôle crucial dans la société. qu'il ne doute plus de la place que la nation reconnaît, qu'il ne doute plus de l'avenir de sa ferme ni du destin de la ferme France. Les agriculteurs ont toujours répondu présent lorsque le pays a eu besoin d'eux. Quand le pays est sorti affamé de la guerre, ils se sont retroussés les manches pour nourrir les tres glorieuses. Quand la société a demandé moins de produits phyux, ils ont réduit la chimie et personne ne le ségré. Et je suis d'accord avec vous, monsieur le président.

Aujourd'hui, on leur demande de protéger la biodiversité, c'est important, de faire tampon des inondations, de protéger les nappes ou de capter du carbone quand on leur dénit le droit de mobiliser pleinement leur capital productif alors que c'est le cœur de leur métier et le sens de leur engagement. Il est grand temps de remettre l'acte de production au milieu du village. Les agriculteurs ont besoin que soit réaffirmé sans ambigué que la production alimentaire est d'intérêt général majeur et que la souveraineté qui en dépend n'est pas négociable. Je l'affirme avec vous et je le revendique.

Et avec moi, c'est le premier ministre et le président de la République qui l'ont dit haut et fort lors du salon. J'espère que la nouvelle campagne éloignera le souvenir de l'année terrible que nous venons de vivre où rien ou presque n'aura été épargné aux exploitations du pays, du nord au sud, dans l'hexagone comme un autre maire. À cet égard, je veux partager avec vous une pensée solidaire pour vos collègues de Mayotte et de la Réunion qui viennent de verser un lourd tribut au déchaînement du climat.

Au-delà des trésoreries que cette succession d'accidents climatiques a durement éprouvé, c'est le moral des paysans et celui de tous les maillons des filières que cette succession de catastrophe a atteint. ici en Iser dont je salue votre président de la Fédération départementale. Les catastrophes ne sont pas que climatiques et je sais que les éleveurs sont régulièrement menacés par les prédations du loup. Depuis plus de 10 ans, alors que j'étais présidente de l'ANEM, l'association des nationale des élus de la montagne, depuis 10 ans comme parlementaire aussi, je travaille à la modification du statut du loup.

statut hyper protecteur alors même que l'état de conservation de l'espèce est désormais satisfaisant. J'aurais salué d'ailleurs le travail qui a été fait par Christian Lambert au niveau européen sur ce sujet. C'est pourquoi son déclassement annoncé au Parlement européen est une excellente nouvelle et assurément cela devrait modifier les dispositions relatives au prélèvement. J'ai pris mes fonctions après de longs mois où ceux qui nourrissent les Français leur ont créé leur désarrois et leur craintte de ne plus pouvoir vivre de leur métier.

Et si la situation politique a retardé le déploiement de certains dispositifs, j'ai tenu bon et comme je m'y étais engagé, j'ai fait droit aux demandes financières et législatives que vous m'aviez adressé. Ces mesures, ce sont tout d'abord près d'un demi milliard d'allègement de charge très attendus avec l'adoption du projet de loi de finance et du projet de loi de finance de la sécurité sociale 2025 et ceci malgré le contexte budgétaire particulièrement difficile dans lequel se trouve le pays. Vous en avez rappelé la liste, monsieur le président, messieurs les présidents, et je sais que vous en mesurez l'importance.

Je suis heureuse également de vous annoncer que l'abattement fiscal de 75 % applicable aux transmissions du foncier agricole sousbaille long terme s'appliquera immédiatement, y compris pour les beaux conclusant 2025. C'est du moins l'engagement que madame la ministre Améline Monchalin a pris auprès de moi et auprès de vous et j'espère que nous en aurons la concrétisation. euh dès dès ce lundi. Voilà, j'y ai travaillé avec elle. Je veux vous dire d'ailleurs que Amélie Monchalin ne ménage pas non plus ses efforts à mes côtés ou moi aussi pour faire en sorte que les choses aboutissent.

Arrivé rue de Varen 20 septembre, je ne crois pas qu'on puisse dire que les réponses aux crises multiples des vendes de la moisson et des attaques virales du début de l'été et subit des délais effroyables. Monsieur le président, pour reprendre vos termes, l'arrachage définitif des vines déployées depuis octobre à hauteur de 110 millions d'euros a répondu aux demandes des producteurs viticoles pour adapter le potentiel de production. À cet égard, j'ai décidé de mobiliser le relicat de 10 millions d'euros de cette enveloppe pour venir en aide d'une part aux jeunes vignerons qui pour certains et vous l'avez dit Pierric n'ont connu qu'une succession de mauvaise années depuis leur installation.

J'ai été touchée, vraiment touchée lors de ma visite faite en en Gironde il y a quelques jours par à la fois le courage mais aussi une forme de profonde tristesse de ces jeunes viticulteurs qui ont du mal à voir des perspectives à leur activité. Vraiment, on ne peut pas rester indifférent à eux. Et c'est la raison pour laquelle j'ai voulu flécher un dispositif pour les jeunes, les jeunes véticulteurs mais les jeunes qui viennent de s'installer. Et d'autre part, ce relica, j'ai voulu le consacrer aux pépiniéristes sévèrement atteints par la crise car le vignoble aura besoin d'eux pour rebondir.

Un soutien au tr au trésorerie fragilisé a été déployé depuis décembre grâce à une offre de prêts conjoncturel bonifié pour redémarrer la campagne pour aider les producteurs dont les trésoreries ont été dégradés plus structurellement par des successions d'aléas. Des prêts de consolidation garantis par l'État à hauteur de 70 % peuvent également être proposé par les banques. Le premier a été signé au salon par un vigneron avec le crédit agricole. Je me suis fortement impliquée pour mobiliser deux fonds au côté de Bruno Bonel.

L'un doté de 500 millions d'euros pour les entreprises agroalimentaires, l'autre de 395 millions d'euros dénommés fonds entrepreneur du vivant pour l'amont agricole, notamment pour le portage du foncier par la safaire. En réponse au graves dommage des épisodies sur les cheptovins, Bovin et Avicol, le gouvernement a bâti sa stratégie sanitaire sur deux pieds. Une réponse vaccinale tout d'abord avec la prise en charge pour 120 millions d'euros de doses gratuites pour les éleveurs pour l'IP, l'influenza avière, la fièvre hémorragique et la fièvre cataralovine et une réponse économique avec l'indemnisation des pertes directes subies par les éleveurs à hauteur de 75 millions d'euros.

À cet égard, je suis heureuse de vous annoncer que l'État prendra également en charge la perte des vaau morné pendant l'épisodie passé comme les filières d'élevage me l'ont demandé.

8:51
Non speech

[Applaudissements]

8:58
Annie Genevard

Nous devons adapter notre modèle pour plus de prévention et de surveillance, pour améliorer notre gestion des crises. C'est tout le sens des assises sanitaires animales dont nous avons partagé ensemble l'idée, cher président. Et oui, nous ferons le même exercice pour le végétal dans la foulée. Pour cette année, l'État a d'ors et déjà prévu une commande des vaccins là où les lignes de production européennes sont tendues afin de sécuriser la disponibilité de vaccin dans toute la mesure du possible. La concurrence est rude, hein, toute l'Europe veut des vaccins et les laboratoires ne sont pas si nombreux.

C'est pour ça qu'on a réservé dès que ça a été possible un nombre conséquent de de doses de vaccin. Ce sera le cas pour la FCO8 et la FCO1 pour 20 millions d'euros. Il faut bien sûr y ajouter les plus de 70 millions d'euros que l'État dépensera pour la campagne 2024-2025 pour l'influence avière sans compter les 40 millions d'ors et déjà sécurisés pour la prochaine campagne 2025-2026. S'agissant des pertes indirectes, l'État examinera favorablement le programme que lui soumettra le FMLSE dont je veux saluer moi aussi le président Christophe Chambon dont vous soulignez à raison le travail remarquable sachant que l'argent public en couvrira presque les deux tiers de la dépense.

Vous connaissez comme moi la situation budgétaire de notre pays. Notre effort de réarmement en matière de défense passera par une participation accrue à l'effort de guerre de tous les secteurs. Cette situation nous appelle à la responsabilité et contrainte nos capacités d'intervention financière. Cela doit nous encourager à rechercher de la compétitivité dans la simplification et l'allègement de la charge administrative et réglementaire. Au cours des deux derniers mois, ce ne sont pas moins de quatre textes législatifs concernant l'agriculture qui auront mobilisé les deux assemblées dans un tunnel agricole. C'est à inédit et ça m'a fait siéger au banc des semaines durant nuit et jour.

À mon arrivée au ministère, j'avais pris l'engagement de mener à son terme le projet de la loi d'orientation agricole pour la souveraineté agricole et le renouvellement des générations en agriculture. Et contrairement à tout ce que j'entends, contrairement à tout ce que j'entends et je veux le dire solennellement devant cette assemblée si nombreuse dont j'espère qu'elle sera un relais dans l'opinion. La loi n'a pas été détricotée. Le Conseil constitutionnel n'a pas à entamer la loi d'orientation d'avenir dans ses fondamentaux et je vous ségrerai de le reconnaître. Que les choses soient claires.

Le Conseil constitutionnel a validé plus de 40 articles qui vont dans le sens réclamés par les agriculteurs et notamment ceux sur lesquels vous vous êtes battus résolument FNEA et JA ensemble. Je me félicite de ces avancées notamment pour la relève et l'engagement des jeunes chers Pierric. Des avancées majeures que vous attendiez depuis longtemps sont désormais ancrées dans la loi. L'intérêt majeur, l'intérêt général majeur et l'intérêt fondamental de la nation. Ça pèsera le contentieux juridique qui souvent vous oppose à tous ceux qui veulent vous chercher querell. Le principe reconnu de pas d'interdiction sans solution.

C'est une des rares dispositions proposées par les sénateurs qui a franchi la barre de la censure du Conseil constitutionnel. Il n'a pas été censuré. Je crois que c'est un slogan que vous avez souvent prononcé et désormais la loi le reconnaît. On verra l'usage qu'en fait le juge maintenant. Le déploiement du guichet France service agriculture, la dépénalisation des atteintes involontaires à l'environnement. Mesurez-vous bien ce que cela signifie quand vous étiez encore il y a peu, parce que la loi est promulguée, quand vous étiez encore il y a peu menacé de prison et de peine euh financièr qui excédaient les 100 1500 €.

La simplification du régime des air, l'accélération du contentieux agricole quand cela prenait des années en vous mettant dans un état d'incertitude et de stress maximum. des objectifs ambitieux pour l'enseignement agricole avec 30 % d'apprenants en plus. La création d'une 6e mission dans l'enseignement agricole. Rendez-vous compte, il y avait cinq missions dans l'enseignement agricole depuis Michel Rocard. On en introduit une 6e qui s'adapte au problème de du changement climatique, des nouvelles pratiques agronomiques. Donc c'est c'est tout à fait fondamental la reconnaissance du rôle des femmes dans le monde agricole et dans le renouvellement des générations.

Et je veux vous féliciter monsieur le président pour avoir évidemment fait approuver par votre assemblée et remercier cette assemblée pour av pour avoir donné droit à une juste place des femmes dans le monde agricole que chacun reconnaît. Les censures prononcées sont essentiellement liées à de purs motifs de forme. Je les regrette bien sûr, j'aurais aimé que certaines soient adoptées, mais elle ne marque pas l'abandon des mesures proposées. Dans les textes de loi qui nous ont occupé, la PPL Le Pai, voté puis promulgué à temps, a permis de garantir l'accès des administrateurs de coopérativ au bureau des nouvelles chambres, monsieur le président Winsor.

Et je veux à ce stade de mon propos féliciter tous ceux qui ont été élus au premier rang desquels leur président Sébastien Winsor. Venons-en à la PPL du Plom Mononville qui à l'applaudimre montre bien votre niveau d'attente mais qui ne m'avait pas échappé. Euh alors, elles portent des avancées importantes. Elles sont très attendues. Elles sont autant de promesses de simplification pour le quotidien des producteurs. comme vous. J'aurais voulu que ce texte auquel j'ai beaucoup travaillé et vous le savez pour qu'il soit soutenu par le gouvernement.

J'ai travaillé pendant des semaines pour que ce texte issu du Sénat avant même d'ailleurs qu'il ne développe son étude, son examen au Sénat, soit soutenu par le gouvernement. Et je voulais qu'il poursuive son chemin rapidement. Le sujet que nous avons est celui de l'encombrement législatif. Texte sur le narcotrafical, texte simplification. Il y a des amendements, grâce à vous, il y a des amendements agricoles. J'espère qu'ils seront adoptés. Ils ne l'ont peut-être pas été comme vous le vouliez en commission. J'espère qu'ils le seront en séance. Texte simplification, texte audiovisuel, texte fin de vie. Tous piaf d'impatience sur des législations attendues par les Français.

Je vous confirme que le gouvernement cherche encore l'accord du Parlement pour une inscription de la proposition de loi la plus rapide possible. Je comprends votre impatience. Mais mesdames et messieurs, messieurs les présidents, ne vous y trompez pas. Le principal combat, c'est pas la date. Elle interviendra dans un avenir que nous voulons le plus rapide possible. C'est pas la date l'enjeu. Ce n'est pas la date, mes amis. Le vrai sujet Le vrai sujet c'est de convaincre les députés de l'adopter. C'est ça le combat. Et c'est à ça que vous devez vous employer, convaincre vos parlementaires d'adopter ce texte de loi.

Et donc le sujet, le défi, il est là et nous allons le relever, je l'espère, tous ensemble. En matière de simplification réglementaire cette fois j'ai mobilisé les services de mon ministère mais aussi les opérateurs dont j'exerce la tutelle France Agrimer et l'agence de paiement notamment pour faire bouger les lignes et alléger la charge administrative qui pèse sur les chefs d'entreprise que sont les agriculteurs comme les transformateurs parce que l'accumulation de normes d'interdits et de calendriers réglementaires dégrade leur compétitivité il Faut faire tomber les verrou qui handicapent la production sans cohérence agronomique et sans servir pour autant l'intérêt général.

L'ont tente espérer la mise en œuvre du contrôle administratif unique en octobre dernier est désormais opérationnelle partout sous l'autorité des préfets département. Merci madame la préfect d'y veiller. J'ai d'ailleurs participé à une mise en Sémarne pour me rendre compte par moi-même de la portée opérationnelle de la coordination des contrôles et j'ai été rassurée. Les rendez-vous de la simplification que j'ai lancé en novembre avec vos représentants ont déjà permis d'apporter des réponses concrètes à leur demande de bon sens concernant l'instruction et le versement des accomes de la PAC à tous, même en cas de contrôle.

Lors de la prochaine campagne de versement des accontes, vous aurez vos accomtes, même si vous êtes sous le coup d'un contrôle. Je pense que ça c'est quelque chose qui était attendu par l'ensemble des agriculteurs. La déconcentration maximum des calendriers des travaux agricoles que permet la réglementation communautaire. La meilleure compréhension du cadre juridique encadrant le curage des faussées pour sécuriser les paysans. Pour ne citer que cela.

Je sais que beaucoup reste à faire au niveau national d'abord car on ne viendra pas à bout en un jour de l'empilement des normes dont la France s'est fait une spécialité depuis des décennies mais aussi au niveau communautaire où nous soutenons les efforts que nous promet la commission pour simplifier ses propres règles. La complexité a un prix. Lui faire la chasse est un enjeu de compétitivité et donc de revenu. Le défendre est la mère des batailles comme de défendre le prix.

Ballotté par la guerre que se livrent les distributeurs, le consommateur doit réapprendre que la production agricole a une valeur et le marché doit respecter la construction du prix en marche avant, seul capable de préserver la rémunération de la matière première agricole. Avec Véronique Louvagi, nous pensons que l'amélioration des galimes est nécessaire après la sécurisation du SRP + 10. Je veux aussi que la France soit proactive sur le problème de contournement du texte par le biais des centrales européennes. Dans le panel d'outils pour mieux couvrir le risque lié aux aléas vient l'assurance récolte dont je me félicite du déploiement progressif.

Il y a bien sûr quelques sujets d'inquiétude, je les connais, vous les connaissez notamment sur l'assurance récolte en prairie. Comment pourrais-je du reste l'ignorer quand on m'en parle si souvent ? Nous travaillons avec les assureurs et vos représentants pour procéder à des ajustements qui ne remettent pas l'outil en question mais rassurent les éleveurs. J'ajoute que les contestations autour de cet indice sont intimement liées à la moyenne olympique. Je j'ai parfaitement conscience. Tout le monde me parle de l'inadéquation de la moyenne olympique. Donc moi, je vous fais confiance. Je pars toujours de la parole des agriculteurs. Pour moi, elle est le juge de paix.

Quand je vais sur le terrain et j'y vais chaque semaine, j'entends ce qu'on me dit sur le terrain et généralement c'est pour moi le juge de paix. Quand on me dit à Paris dans des administrations que vous stigmatisez un peu, monsieur le président, si si non non, vous ne pouvez pas vous ne pouvez pas englober d'un seul jugement négatif toute l'administration française. Vous savez, là où il y a pas d'administration, c'est plus compliqué que là quand il y en a une. Mais je n'ignore pas ce que vous en attendez. Et il se trouve que ce que vous en attendez, je l'attends aussi. sur sur la moyenne olympique, toutes les filières me parlent de la moyenne olympique.

C'est d'ailleurs un des premiers sujets que j'ai évoqué avec le le commissaire Christophe Hansen qui est vraiment quelqu'un de très bien et qui partage beaucoup de nos vues et j'ai bon espoir qu'on fasse bouger les choses. Alors, est-ce que ce sera à 8 ans ? Est-ce que ce sera davantage, je n'en sais rien. Est-ce qu'on prendra est-ce qu'on enlèvera les mauvaises années ? Je ne sais pas encore comment ça tournera, mais je m'y attache.

Dans ce moment, mesdames et messieurs, de profond bouleversement de l'ordre international où les grandes puissances réinvestissent massivement dans la maîtrise de leur alimentation et le poids dans la géopolitique des matières premières agricoles, la France doit affirmer sa souveraineté agricole comme un enjeu régalien et réarmer sa puissance alimentaire. Vous ne pouvez pas imaginer le plaisir que j'ai eu à entendre mes collègues du ministre de l'agriculture tenir unanimement le même discours à Bruxelles lundi où je me trouvais. L'alimentation est il a a toujours été dans l'histoire des hommes une arme de guerre quand on veut réduire une population.

Combien de fois les hommes ont affamé ceux qu'ils voulaient réduire ? C'est comme ça l'histoire nous l'a appris. L'alimentation est une arme de guerre et on le voit aujourd'hui sur le continent européen avec le conflit russeau-Ukrainien. Produire ne doit plus être un gros mot. Moi, je veux une agriculture décomplexée qui assume la vocation qui est la scène de nourrir l'hexagone mais de contribuer aussi à la sécurité alimentaire mondiale et à la paix. Car le vent de la révolution n'est jamais loin quand les ventres sont vides. L'histoire nous l'a appris tant de fois.

Il faut donc produire plus pour réconquérir l'assiette des Français, produire plus pour importer moins et garantir les standards de production que nous exigeons de nos paysans. Produire plus pour pouvoir investir mieux et ainsi produire mieux. Il faut produire plus pour rester une puissance exportatrice et jouer dans la cour des grands alors que les équilibres géopolitiques de l'après-guerre volent en éclat sous nos yeux et remettent en question la sécurité que nous croyons acquise pour toujours. Pronuire plus en faisant mentir tous ceux qui voudraient sacrifier l'indépendance stratégique de notre alimentation sur l'hôtel de la planète.

Opposer agriculture et environnement monsieur le maire est un non sens. Les agriculteurs dont le métier de travailler avec la nature l'ont compris depuis

23:23
Non speech

[Applaudissements]

23:27
Annie Genevard

longtemps. Soyez-en sûr aussi. Soyez-en sûr comme moi. Notre agriculture évolue tous les jours et continuera de le faire ces prochaines années à un rythme sans doute jamais égalé dans l'histoire ni par beaucoup de secteurs. L'adaptation au changement climatique n'est plus une option. Je sais que l'engagement des chambres la matière est résolu et déterminant pour le conseil et la diffusion des techniques innovantes. Je veux le saluer. Ces changements de pratique et ces transitions rendus nécessaires par la crise climiatique doivent être accompagné.

Nous relèverons collectivement ce défi par la recherche, l'innovation, le progrès technique et les solutions concrètes en terme de pratique culturale et pas par des mesures punitives. Le soutien de la France à l'autorisation des NGT va dans ce sens.

24:19
Non speech

[Applaudissements]

24:23
Annie Genevard

comme ma croisade pour que les producteurs français aient accès aux mêmes moyens de production et notamment aux mêmes moyens de protection des plantes que leurs voisins européens dès lors qu'ils ont été autorisés par des pays des États-membres dont on ne peut soupçonner qu'ils empoisonnent siamment leur population. Je délivre des dérogations 120 jours chaque fois que c'est nécessaire. Je me suis battu pour faire reconsidérer l'interdiction de la propisamie de parlant de 16.

Je me suis réjoui de la décision du tribunal administratif sur le pledge et j'ai dit sagesse à l'article voté par le Sénat dans la PPL du plomb Menonville pour ouvrir de manière ciblée dérogatoire et sur les filières orphelines des dérogations à l'utilisation de la cétaméprise conformément à ce qu'on avait dit le conseil constitutionnel dans la décision de Normandie. ni plus ni moins. Mais il faut sortir de cette logique nationale dans un marché construit pour être commun. C'est la raison pour laquelle la France, à mon initiative demande que les AMM soient désormais délivré au niveau communautaire qui autoriseraient donc les produits et pas seulement les substances.

25:47
Non speech

[Applaudissements]

25:53
Annie Genevard

On invoque souvent la dette environnementale que nous pourrions laisser à nos enfants, mais je ne veux pas non plus qu'on leur laisse une dette alimentaire. C'est la raison pour laquelle la perte des parts de marché français à l'international à la hausse des importations dans nos assiettes doivent sonner la mobilisation générale. La LOA porte la création des conférences de la souveraineté alimentaire dans une démarche bottom up pardon pour l'anglicisme pour laquelle chaque filière aura la responsabilité de tracer sa trajectoire de reconquête sur 10 ans. Avec ses plans de souveraineté, chaque filière saura où elle va et comment elle y va.

S'il est urgent de réduire notre dépendance sur des pens entiers de notre alimentation que nous avons su satisfaire historiquement, il est également crucial de réduire nos dépendances en matière d'intrant stratégique agricole. Je pense notamment aux engrais dont j'ai rappelé le poids dans l'économie des exploitations lundi à Bruxelles. Mais soyons clair entre nous, le sursaut de la France agricole ne se fera pas si l'Europe agricole ne se réveille pas. présenté par le commissaire Hansen, la vision pour l'agriculture européenne. La France en partage les fondamentaux.

La volonté de renforcer l'autonomie stratégique de l'agriculture européenne et de consolider notre souveraineté alimentaire en simplifiant, en améliorant la résilience de nos exploitations, en soutenant la réciprocité des normes et l'étiquetage du pays d'origine. Tout cela va dans le bon sens. Pour autant, rien de tout cela ne sera possible si nous n'avons pas un budget dédié. Un budget dédié avec des moyens confortés à la hauteur des enjeux. C'est ma bataille dans les prochains mois.

Je me battrai pour que cette PAC reste commune, préservée de toute renationalisation et des concurrence desloyales pour qu'elle soit mieux outillée pour couvrir le risque et doté d'une force de contrôle dédiée sur les produits importés. Cette pâque là n'est pas compatible avec des accords qui font de l'agriculture une variable d'ajustement comme le projet d'accord tel qu'il existe avec le mercour contre lequel le président de la République, tout le gouvernement et bien sûr votre ministre au premier rang s'emploie à le combattre comme je le fais au niveau auprès de tous mes homologues. Mesdames et messieurs, je vois que le leur tourne et je ne veux pas abuser de votre temps.

Ce combat collectif, ce combat collectif dont je viens de tracer les grandes lignes, je veux le mener avec vous. L'État a besoin de corps intermédiaires responsables pour mener le pays avec ambition et réalisme. J'ai su trouver dans votre réseau et avec ses dirigeants les termes d'un dialogue emprunt d'une franche exigence. Loin de la caricature de cogestion. Mais enfin, monsieur le président, il suffisait de vous écouter attentivement ce que j'ai fait pour écarter toute alimentation de cette idée d'une possible congestion entre nous.

Donc c'est une caricature mais cette relation cette relation est la base de toute politique publique pragmatique au service de l'intérêt général et dans les relations que j'ai avec vous et avec vous tous et avec beaucoup d'entre vous. Je reconnais des hommes et des femmes de conviction, de courage. J'ai souvent dit à tous ceux qui ont la dent facilement sévère à l'égard du monde agricole, que pas un de cela ne serait capable de consentir les efforts que vous faites pour exercer votre métier. Je vous connais depuis longtemps, je vous côtoie depuis des années et dans mon territoire, j'ai noué avec vous des relations très particulières.

très particulière parce que je crois que qui vous fréquente mesure les efforts que vous faites pour quelque chose d'infiniment précieux dont il faut toujours rappeler l'évidence qui est la belle la noble mission de nourrir la population. Que serait notre pays sans ces agriculteurs ? Que serait notre assiette sans ces producteurs ? Et donc ce respect que j'ai pour votre travail pour vous et bien il irrigue toutes les relations que je peux avoir avec vous. Elles sont pas toujours faciles parce que vous avez un niveau d'exigence qui est légitime. Je le dis, il est légitime. Il est à la mesure de ce que vous apportez à la nation.

Il est exigeant, il est franc et je peux dire que je ne ménage jamais mes efforts pour essayer de satisfaire vos demandes parce que elles sont toujours elles sont toujours parfaitement fondées. Vous ne vous ne demandez rien par hasard, vous ne demandez rien par caprice. Et vraiment, je veux vous redire mesdames et messieurs, messieurs les présidents, à quel point c'est un bonheur de travailler pour vous à vos côtés.

Ça fait maintenant 8 mois que je suis ministre et pas un jour, je n'ai franchi la porte de mon bureau ou la porte d'une exploitation ou la visite d'une exploitation d'élevage ou de grande culture ou d'arboriculture sans éprouver la joie de découvrir une nouvelle exploitation sans éprouver le plaisir de travailler à vos côtés et pour vous. Alors vous dire que c'est toujours facile, non, ça ne l'est pas. Ça ne l'est pas. Mais pour vous non plus, ça ne l'est pas.

Mais en tout cas, soyez certain de ma détermination, absolument sans faille pour continuer à vos côtés et pour la ferme France, pour notre pays dont je veux dire que s'il traverse des moments difficiles, vous le savez, et bien l'agriculture, comme me l'a dit un paysan le jour de mon de ma nomination gouvernement, il m'a dit "Vous savez Annie, l'agriculture c'est pas des que des problèmes, c'est aussi des solutions et ça, j'en suis convaincu." Merci beaucoup. Madame Annie Genevard, ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire.

32:40
Non speech

[Applaudissements]