Animateurs périscolaires : "Sécuriser les enfants, c'est notre vocation", rappellent les maires de Loire-Atlantique
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:09OuverteRéponse directe
Merci d'être là, bonjour Rodolphe Amaian.
- 0:10OuverteRéponse directe
La cellule investigation de Radio France dévoile ce matin une enquête sur les violences sexuelles dans les services de périscolaire des 20 plus grandes villes de France.
- 1:17OuverteRéponse directe
Dans notre enquête à Nantes, il ressort que 4 intervenants ont été suspendus ou renvoyés l'année dernière pour des suspicions d'atteinte sexuelle.
- 1:33OuverteRéponse directe
Est-ce que les communes plus petites ont les moyens de regarder les casiers judiciaires ?
- 2:44OuverteRéponse directe
Vous avez des maires qui, à l'association des maires, se tournent vers vous pour vous demander des conseils, aide, formation ?
- 3:37OuverteRéponse directe
L'État a une part de responsabilité, selon vous, sur ce flou artistique qui peut régner parfois ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:36Invité politiqueFait
« Alors, nonobstant le sujet qui nous anime aujourd'hui, de toute façon, c'est un métier en tension. »
- 1:17PrésentateurChiffre
« Dans notre enquête à Nantes, il ressort que 4 intervenants ont été suspendus ou renvoyés l'année dernière pour des suspicions d'atteinte sexuelle. »
- 1:23PrésentateurChiffre
« 4 sur plus de 2000 personnels qui interviennent. »
- 1:58Invité politiqueFait
« Qui vivent ces situations et qui sont toujours des situations sensibles sur lesquelles il faut prendre beaucoup de pincettes. »
- 2:18Invité politiqueFait
« Mais je tiens à dire quand même qu'elles font le job. »
- 2:23Invité politiqueFait
« D'abord parce que sécuriser les enfants, c'est notre vocation, c'est ce qu'on fait tous les jours dans tous les services de la ville. »
- 3:02Invité politiquePromesse
« l'AMF nationale, et notamment en mai dernier, a demandé à ce qu'un cadre ferme et un cadre légal, évidemment, mais un cadre ferme soit posé pour savoir exactement jusqu'où on va. »
- 3:46Invité politiquePromesse
« En tout cas, nous, ce qu'on demande, c'est un cadre légal fort. »
Temps de parole
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- ?6 %
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A
8h moins le quart, l'invité d'ici Loire-Océan,
c
'est le maire de Vertoux, Rodolphe Amaian, président de l'association des maires de Loire-Atlantique. Avec vous Nicolas Creusel. Merci d'être là, bonjour Rodolphe Amaian. Bonjour à vous. La cellule investigation de Radio France dévoile ce matin une enquête sur les violences sexuelles dans les services de périscolaire des 20 plus grandes villes de France. Avec la révélation du nombre de cas de suspension ou de renvoi d'animateurs pour des affaires de ce type. Ça fait écho évidemment à ce qui s'est passé à Paris. Mais le périscolaire c'est un service qui est organisé partout dans les villes moyennes.
Les plus petites, c'est un casse-tête pour les mères de communes plus petites, le recrutement de ces animateurs et leur contrôle.
Alors, nonobstant le sujet qui nous anime aujourd'hui, de toute façon, c'est un métier en tension. Le métier d'animateur, le métier d'encadrant sur les enfants est un métier en tension.
C
'est un métier difficile avec des contraintes dans ce métier. Les horaires atypiques,
les coupures
dans la journée. De toute façon, c'est déjà un métier en tension sur lequel on a du mal à recruter. Évidemment, ces affaires et cette suspicion vient complexifier nos recrutements et l'organisation de ce service.
Dans notre enquête à Nantes, il ressort que 4 intervenants ont été suspendus ou renvoyés l'année dernière pour des suspicions d'atteinte sexuelle. 4 sur plus de 2000 personnels qui interviennent. La ville affirme passer au crible les casiers judiciaires à chaque recrutement et même ensuite pendant l'année. Est-ce que les communes plus petites ont les moyens de regarder les casiers judiciaires
?
D'abord, permettez-moi d'avoir une pensée, parce qu'on a cette discussion évidemment, mais permettez-moi d'avoir une pensée pour les familles et les enfants. Bien
sûr, mais quand tu dis 4 sur 2000, ce
n
'est
pas beaucoup, mais c
'est
4,
2,
3,
on est d'accord. Qui vivent ces situations et qui sont toujours des situations sensibles sur lesquelles il faut prendre beaucoup de pincettes. Et évidemment que les plus petites communes ont moins de moyens, moins de services pour faire en sorte que l'honorabilité, c'est en tout cas comme ça qu'on le dit, de nos encadrants soit vérifiée. Mais je tiens à dire quand même qu'elles font le job. D'abord parce que sécuriser les enfants, c'est notre vocation, c'est ce qu'on fait tous les jours dans tous les services
de la ville. Oui, bien sûr, quand il y a la canicule, quand il y a une association, une salle.
Il faut aussi sécuriser le service public. Et que si vous ne faites pas ça, vous ne sécurisez pas le service public. Or, la demande des habitants, c'est aussi d'assurer ce service public.
Vous
avez des maires qui, à l'association des maires, se tournent vers vous pour vous demander des conseils, aide, formation ?
On
a eu effectivement des discussions autour de ça. Alors après, chacun met en place des dispositifs qui lui semblent lui convenir. Mais effectivement...
Il peut
se permettre d'avoir, en fonction de la taille de sa commune
et de ses moyens. Et c'est pour ça que
l'AMF nationale, et notamment en mai dernier, a demandé à ce qu'un cadre ferme et un cadre légal, évidemment, mais un cadre ferme soit posé
pour
savoir exactement jusqu'où on va. Parce que les plus grosses communes ont sans doute un peu plus de moyens pour aller trouver des informations, ou
en tout cas vérifier exactement
plus loin. Mais il ne
s
'agirait pas qu'il y ait une espèce de vérification à double vitesse. Et donc, c'est ça qu'on essaie de mettre en œuvre.
Et vous demandez de l'aide de l'État. L'État a une part de responsabilité, selon vous, sur justement ce flou artistique qui peut régner parfois ?
En tout cas, nous, ce qu'on demande, c'est un cadre légal fort. Alors, je sais qu'il
y
a plusieurs textes qui sont en discussion, on ne
va
pas y revenir, mais il faut évidemment que l'État prenne sa part, ou en tout cas le législateur, prenne sa part dans la pose de ce cadre légal qui doit être un cadre objectif et qui doit permettre,
effectivement,
de rassurer l'ensemble des intervenants et les professionnels qui en cadrent et les familles qui laissent leurs enfants.
On
va le dire quand même, dans l'immense majorité des cas, tout se passe bien.
C'est important de le
dire
quand même, parce que là,
on pointe quelques cas spécifiques et puis un climat particulier à Paris. Malgré tout, est-ce qu'il y a des parents que cette ambiance-là, cette affaire parisienne a inquiété, qui vous le disent, vous avez ces remontées-là en tant que maire
? J
'ai ces remontées-là en tant que maire, mais aussi en tant que père. Il faut être exact. Exact. On est toujours inquiets quand ça touche nos enfants. Et donc, c'est des discussions qui
animent
effectivement les discussions entre parents d'élèves, mais aussi en dehors des parents d'élèves, au marché de Vertoux, de temps en temps, ou dans les lieux où on discute de la vie de la commune. Et donc, il faut pouvoir rassurer. Et pour ça, il faut mettre en place ce cadre légal.
Merci beaucoup, Rodolphe Amayant,
d
'être venu ce matin. Je rappelle que vous présidez l'association des maires de Loire-Atlantique et que vous êtes le maire de Vertoux, où, vous l'avez signalé, il y a un très beau marché tous les samedis et tous les dimanches.
Merci beaucoup à vous.