Régionales 2021 - Clémentine Autain : « ouvrir l’espoir » d’une région moins inégalitaire
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« Les trois droites courent derrière l'extrême droite en voulant imposer dans cette campagne un seul thème, celui de la sécurité »
- 0:20Invité politiqueFait
« c'est une compétence régalienne d'État »
- 2:38Invité politiquePromesse
« la gratuité dans les cantines des lycées pour les foyers les plus modestes, les 4 premières tranches du quotient familial »
- 2:44Invité politiquePromesse
« La gratuité dans les transports pour les moins de 25 ans et pour tous les bénéficiaires des minimas sociaux »
- 2:50Invité politiqueChiffre
« Je vais également multiplier par 10 l'aide alimentaire, le budget qui est dédié alimentaire »
- 4:17Invité politiqueFait
« Valérie Pécresse a mené la guerre et mène la guerre contre le logement social »
- 4:22Invité politiqueFait
« Elle empêche les villes qui ont plus de 30% de logements sociaux à en construire davantage »
- 4:50Invité politiqueChiffre
« les entreprises du CAC 40 qui ont reçu des millions et des millions d'euros de la part de Valérie Pécresse depuis le début de la mandature »
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« ce sera fini. Voyez le million d'euros qu'elle a donné à Renault qui annonce dans le même temps qu'il va licencier 2400 personnes »
Temps de parole
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Des
candidats de droite, je pense que c'est assez clair, puisque d'ailleurs, elles se font la courte échelle en permanence. Les trois droites courent derrière l'extrême droite en voulant imposer dans cette campagne un seul thème, celui de la sécurité, alors que c'est une compétence régalienne d'État. Et je crois que c'est très préoccupant de voir à quel point il y a des mensonges qui sont faites aux Franciliens sur le sujet et aussi à quel point les recettes de répression, de stigmatisation de population dominent désormais à droite de façon très forte, mettant en cause, à mon sens, les principes fondateurs de la République qui doit être indivisible, laïque, démocratique et sociale.
Et souvent, on oublie le social en particulier à droite. Et ensuite, nous avons les candidatures de gauche. Et parmi ces candidatures, nous en avons trois. L'idée, pour moi, n'est pas simplement de me distinguer. Je ne cherche pas à faire le jeu des sept différences avec les deux autres candidats, avec Julien Bayou et Audrey Pulvar. J'ai plutôt envie de dire deux choses. D'abord, qu'on observe qu'il y a des convergences fortes et que l'alliance de second tour, que j'appelle de mes voeux, elle ne va pas se faire sur du sable, elle va se faire sur des propositions communes véritables. Et ça, c'est une bonne nouvelle parce que c'est ce qui peut permettre d'ouvrir l'espoir.
Valérie Pécresse est haute au premier tour, autour de 30 %, mais les trois listes font elles aussi 30 %. Et dans le cadre d'une quadrangulaire, en réalité, la situation est beaucoup plus ouverte qu'il n'y paraît en Ile-de-France. La gauche peut l'emporter. Et c'est là où peut-être je vois mon point de différence. C'est sur ma capacité, notre capacité à cette liste, pouvoir vivre en Ile-de-France, de créer au second tour la dynamique populaire qui nous permettra de l'emporter au second. C'est-à
-dire
que je suis convaincue d'incarner la candidature la plus solide, la plus cohérente, la plus rassembleuse, et celle qui peut, en créant la surprise, dynamiser finalement les quartiers populaires qui peuvent se sentir peu concernés, éloignés, peu intéressés par cette campagne. Donc je souhaite véritablement que les électeurs et les électrices me mettent en tête de la gauche le 20 juin. Et ensuite, nous faisons le rassemblement. Et je pense que vraiment, les jeux ne sont pas faits. Nous pouvons l'emporter. Première priorité, le choc de solidarité. Il faut impérativement venir en aide aux plus fragilisés dans la crise.
C'est pourquoi nous proposons dès juillet toute une série de mesures d'urgence. Par exemple, la gratuité dans les cantines des lycées pour les foyers les plus modestes, les 4 premières tranches du quotient familial. La gratuité dans les transports pour les moins de 25 ans et pour tous les bénéficiaires des minimas sociaux. Je vais également multiplier par 10 l'aide alimentaire, le budget qui est dédié alimentaire. Bloquer le prix de la licence dans les clubs sportifs parce que ce sont des biens essentiels, sport et culture. Donc, la région compensera pour les licences et créera un SAMU culturel pour venir en aide aux structures artistiques les plus fragilisées.
Ça, c'est pour le choc de solidarité. Et nous allons ensuite enclencher un grand changement en profondeur, à la fois sociale et écologique, avec une sorte de bifurcation dans notre modèle de développement. Je veux qu'on rééquilibre les moyens entre les territoires, en particulier entre l'Est et l'Ouest.
Parce
que je veux sortir de cette île de France dans laquelle vous avez des villes dortoirs d'un côté et des centres d'affaires de l'autre. Et je veux que nous enclenchions la bifurcation écologique parce que nous avons un impératif avec le climat. Et nous avons aussi un impératif avec les pollutions et la malvie qu'engendre ce dérèglement de notre écosystème. Et donc, la région doit impulser cette modification. Et donc, ça passe par de très nombreux secteurs qui vont être impactés. Changement du modèle agricole, investissement dans des cantines à 80% bio. Nous avons différents leviers.
Aussi, investir dans l'économie sociale et solidaire, dans la réparation, le recyclage, aller vers zéro artificialisation des sols nets. Valérie Pécresse a mené la guerre et mène la guerre contre le logement social. Elle empêche les villes qui ont plus de 30% de logements sociaux à en construire davantage. Et elle ne dit rien aux villes qui sont aujourd'hui hors la loi parce que ne respectant pas la loi SRU qui impose 25% de logement social dans les villes. Donc, moi, je ferai l'inverse.
C
'est-à-dire qu'avec moi, ce sont les maires qui sont délinquants aujourd'hui qui auront affaire à des menaces sur les subventions qui sont données. À propos de menaces, je termine là-dessus parce que c'est impossible de ne pas le dire dans notre programme. C'est que les entreprises du CAC 40 qui ont reçu des millions et des millions d'euros de la part de Valérie Pécresse depuis le début de la mandature, eh bien, ce sera fini. Voyez le million d'euros qu'elle a donné à Renault qui annonce dans le même temps qu'il va licencier 2400 personnes. Ce sera terminé.
Ces millions dilapidés auprès de grands groupes qui reversent des dividendes, eh bien, il sera réinvesti dans les TPE, les PME utiles, les commerces de proximité. C'est ça, notre priorité. Et c'est vraiment un changement de logique que nous allons impulser à la tête de la région.
La
bonne nouvelle, c'est que nous avons des programmes qui sont compatibles. Il n
'y
a rien d'insurmontable dans ce que nous proposons.
Il
n
'y a
pas de divergence comme il peut en exister, comme il en existe à l'échelle nationale, qui ferait qu'on ne peut pas envisager d'être ensemble. Donc ça, c'est la bonne nouvelle. Et que désormais, les deux autres candidats se sont engagés, comme moi, à faire le rassemblement s'ils sont en tête. Donc toutes les conditions, à mon sens, sont aujourd'hui réunies pour que ce rassemblement ait lieu et qu'il se fasse dans les meilleures conditions possibles. Oui, j'invite d'ailleurs tous les franciliens à nous rejoindre dimanche à 15h, place Jean Jaurès. C'est un beau symbole, pied de la mairie, la mairie dirigée par Patrice Bessac.
Et nous serons là, avec aussi le député Alexis Corbière, pour tenir ce meeting auquel je tiens. Et il n
'y
a pas de raison qu'il ne se tienne pas, parce que d'autres meetings se tiennent. Jordan Bardella le fait dans un lieu privé. Le candidat de La République En Marche sera également au parc floral. Eh bien nous, nous serons tout simplement dehors, sur la place publique, et nous tiendrons notre meeting. C'est une manifestation importante et, comptez sur moi, je pense qu'on sera nombreux et qu'on le fera avec des conditions sanitaires respectées, des gestes barrières. Et j'espère le plus en dynamique possible pour nous donner de l'élan jusqu'au 20 juin.
Clémentine Autain