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Podcast / conversationGauche Républicaine & Socialiste· 1 octobre 2026 20 minComplaisantFond programmatiqueSolidarités & familleInstitutions & électionsEnvironnement & énergieÉconomie & entreprises

Primaire : Emmanuel Maurel répond aux questions d'Hugo au Perchoir - 29 septembre 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:46OuverteRéponse directe

    Est-ce que tu penses que à l'issue de cette primaire, on va pouvoir faire ce grand parti socialiste ou cet espace où des gens qui pensent pas forcément pareil acceptent de discuter pour construire le compromis ?

  • 3:33OuverteRéponse directe

    Comment ça va depuis hier ?

  • 4:59OuverteRéponse directe

    Pourquoi la GRS vient dans cette primaire ?

  • 6:24OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que ça vous apporte aussi ces débats ? Est-ce que c'est aussi pour apporter une visibilité à la GRS ?

  • 7:47OuverteRéponse directe

    C'est quoi les propositions fortes de la GRS dans le cadre de cette primaire ?

  • 11:54OuverteRéponse directe

    Dans la 5e République, avec qui vous aimeriez gouverner pour avoir une majorité absolue ou relative ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:15Chiffre
    « la baisse du pouvoir d'achat pour les fonctionnaires selon les syndicats, c'est 16 % »
  • 7:03Promesse
    « je porte l'idée d'un grand emprunt citoyen qui s'adresse aux Français de plus de 655 ans qui ont de l'épargne disponible et qui peuvent nous aider à lever entre 250 et 300 milliards d'euros pour redresser le pays, l'électrifier, décarboner, devenir leader de la transition écologique »
  • 10:28Promesse
    « moi je pense qu'on doit augmenter les salaires à la fois le SMIC, mais le SMIC ça suffit pas. Et du coup par décret, par décret, hop. Bah oui, le SMIC c'est un décret assez rapide et mais et de la même façon l'indexation des salaires sur l'inflation »
  • 11:11Chiffre
    « les prix de l'alimentation c'est pas 2 % qu'ils ont pris, c'est on est autour de 20 25 % »
  • 11:54Fait
    « aujourd'hui, on est en train de vivre la 6e extinction des espèces »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Non speech

[musique]

0:04
Locuteur

Bonjour monsieur Morel, est-ce que vous nous entendez ? Il s'appelle il s'appelle Paul de l'âge Emmanuel. Là, il y a un truc bizarre sur mon écran. Ouais. Ouais. C'est parce qu'en fait je suis dans la manif isolé dans un café. Euh mon mon téléphone n'a plus de batterie, donc j'ai pris celui d'un camarade. Euh écoute, on va monsieur on je te je te pose la question, je vais essayer de de moi je quitte mon bureau mais j'ai ce que je disais à l'instant, j'ai malheureusement je présente mon rapport sur la sécurité sociale intégrale en commission de l'affaire social cet après-midi et donc ça va être un peu compliqué de jongler.

Écoute, je te prends pas plus de temps, je suis très content de de te passer le relais. Euh moi, j'ai une question. On a milité ensemble longtemps euh au Parti socialiste. Est-ce que tu penses que à l'issue de cette primaire, on va pouvoir et moi je le souhaite faire sinon ce grand parti socialiste, mais en tous les cas cet espace où on est capable de faire ce qu'on a connu toi et moi dans le PS dans le passé. C'est un endroit où des gens qui pensent pas forcément pareil acceptent de discuter à l'intérieur pour construire le compromis. On vient de parler de synthèse à l'instant.

Est-ce qu'on s'emporterait pas mieux de faire ça à l'intérieur d'une grande formation politique démocratique plutôt que de chacun avoir ses boutiques ? Je laisse partir du coup monsieur GCH il doit y aller et on va laisser monsieur Morel répondre. Non non, je vais écouter la réponse quand même. Là moi j'ai c'est à 15h ma commission. Bon ça va alors ? Mais moi, j'ai je j'ai toujours souhaité euh qu'on participe tous ensemble à une grande formation de gauche euh à l'image de ce qu'a Parti socialiste.

Je rappelle quand même que à la fin des années euh 70, alors pour les plus jeunes d'entre nous évidemment ça dira rien, mais il y avait des gens aussi différents que Michel Rocard et Jean-Pierre Chavenement. Et ce qui a caractérisé longtemps le Parti socialiste, c'était sa capacité à faire ce qu'on appelait des synthèses, on va dire des compromis politiques, des compromis politiques entre des gens qui pensent pas la même chose, qui ont parfois des divergences sérieuses, mais si qui sont capables à l'issue de d'une délibération collective et démocratique. Parce que moi je ce que j'aime dans les partis politiques euh c'est cette capacité qu'on a à débattre et à voter sur tous les sujets.

voter pour les gens qui vont nous représenter, voter sur des textes, voter sur des amendements. C'est très important ce ce travail patient, méticuleux, prendre au sérieux les textes, prendre au sérieux les propositions. Euh pour moi, c'est essentiel. Donc j'espère qu'on va être en capacité. Oui, bien sûr. À l'issue de cette primaire et au-delà dans dans les dans les années qui viennent, j'espère qu'on va être capable de refaire ce grand parti toute la gauche ou cette grande confédération de toute la gauche euh où des courants divers vont se retrouver mais ils vont être capables de proposer aux Français un autre chemin, un autre horizon. C'est ce à quoi j'aspire.

À plusieurs reprises, j'avais fait la proposition à différents dirigeants de gauche, y compris euh j'avais proposé même un congrès de tour à l'envers. Qu'est-ce que je voulais dire par là ? C'est que je pense qu'aujourd'hui les communistes, les écologistes, les socialistes ont beaucoup de choses en commun et à mon avis produire du commun, être en capacité de se mobiliser contre la droite et l'extrême droite, mais aussi de débattre entre nous et d'arriver à des solutions en tout cas des propositions euh pour améliorer la vie des gens. Voilà, je trouve c'est un défi exaltant. Très bien. Merci. Merci Emmanuel. Merci monsieur G. Bonne journée à vous. Nous, on va rester avec monsieur Morel. Hop.

Bon, comment ça va monsieur Morel depuis hier ? Parce que on peut dire on s'est croisé hier par hasard à l'Assemblée nationale. Comment ça va depuis hier ? Ça va très bien. Ça va très bien. Je suis en campagne et puis là je suis en manif et vous savez pour un pour un homme de gauche participer à une manifestation en plus avec un enjeu qui est très important celui de la fonction publique. Moi ça me donne toujours beaucoup d'énergie de détermination de renc ren rencontrer des gens qui ont envie de se battre.

L'enjeu de la manifestation, il est pas neutre hein, c'est qu'aujourd'hui vous avez des services publics qui ont quand même été malmenés euh voir humilié sous Macron en plus sous-doté, sous-financé. Et euh ce que je ne supporte pas notamment à la droit de l'échiquet politique, c'est cette façon de mépriser les fonctionnaires. Alors que aujourd'hui se dévouer au service public, surtout quand on est aussi mal payé, bah ça mérite le respect, ça mérite le soutien. Donc être là au milieu des manifestants euh au moment où euh le gouvernement a annoncé qu'il allait geler le point d'indice euh c'est-à-dire que il va pas augmenter les salaires des fonctionnaires.

Je rappelle quand même que depuis depuis 15 ans, c'est arrivé plein de fois et la baisse du pouvoir d'achat pour les fonctionnaires selon les syndicats, c'est 16 %. Voilà. Donc euh on a un enjeu en terme de de rémunération qui est très important. Il y a au-delà de la rémunération, il y a euh l'organisation du travail, les conditions de travail. Dans cette manive, vous avez euh des soignants euh vous avez des profs, vous avez je viens de les pompiers qui étaient en première ligne face aux incendies de cet été.

Vous avez euh les gens qui étaient aux premières ligne au moment des canicules et tout ce monde là, c'était des millions de personnes, des millions de salariés qui se sont engagés parce qu'ils croyaient euh à l'État, il croyaient aux services publics, bah ils méritent d'être soutenu. Voilà. Donc donc je vais bien parce que je suis au milieu des gens que j'admire et que je défends. Justement dans cette primaire là, vous représentez la GRS, la gauche républicaine et socialiste que vous avez cofondé en en 2019 avec Marie Noël Lindman après avoir quitté le PS en 201 fin 2018 début 2019, j'ai plus la date exacte. Pourquoi la GRS vient dans cette primaire ?

Bah, d'abord parce queil y a urgence, hein. Euh la question qui nous est posée à nous tous collectivement, c'est comment on fait pour euh empêcher le Rassemblement national d'accéder au pouvoir ? C'est un sacré enjeu quand même parce que je rappelle que jusqu'à maintenant, la seule fois où la où le l'extrême droite est arrivée au pouvoir, c'était sous Vichi, sous l'occupation et on en connaît le résultat.

Donc, il faut une mobilisation importante et ce que je crois c'est que la famille socialiste dans donc dans son accept acceptation large, elle peut être une solution [raclement de gorge] euh pour battre le RN, pourvu qu'elle ait un candidat qui soit de gauche, qui soit authentique, qui soit crédible, qui tire les leçons des erreurs du passé. Je pense notamment au dernier quinquenal, quinquenal de François Hollande, ben je pense qu'on peut être au rendez-vous de l'histoire. Euh c'est la raison pour laquelle la GRS s'est engagée dans ce processus. Hm. Il y a il y a il y a il y a beaucoup de gens qui vous ont découvert avec ce débat.

Il y en a même certains qui ont dit que vous aviez été le meilleur dans ce premier débat. Qu'est-ce que ça vous apporte aussi ces débats ? Est-ce que c'est aussi pour apporter une visibilité à la GRS, potentiellement avoir des adhérents aussi pour après cette primaire ? Non, non, mais il y a pas du tout d'ambition boutiquaire. Encore une fois, je je c'est une élection présidentielle. C'est pas péjoratif hein dans ma bouche. Non non, je sais bien mais c'est pas pour ça qu'on l'a fait. On l'a fait parce que c'est une élection présidentielle qui est inédite où où il y a vraiment un risque d'extrême droite et donc faut se mobiliser.

Euh par ailleurs, ce qui m'intéresse c'est pas tellement la visibilité de moi-même ou de mon organisation, c'est surtout la visibilité de nos idées. Aujourd'hui dans le débat, je porte l'idée d'un grand emprunt citoyen qui s'adresse aux Français de plus de 655 ans qui ont de l'épargne disponible et qui peuvent nous aider à lever entre 250 et 300 milliards d'euros pour redresser le pays, l'électrifier, décarboner, devenir leader de la transition écologique. Bah ça franchement ça vaut la peine de se battre quoi. Quand je me bat pour l'indexation des salaires sur l'inflation, euh bah ça aussi j'ai l'impression d'être dans mon rôle.

Euh quand je propose de baisser la TVA sur l'électricité parce que pour les Français ça pèse lourd euh dans dans leur dans leur factures, j'ai l'impression bah de me battre pour mes idées, pour ce pourquoi je me suis engagé. Euh voilà. Et puis quand euh j'entends par exemple monsieur Zémour expliquer que dans les épades vaudrait mieux des robots plutôt que des immigrés, ça me révole tellement, ça m'indigne tellement que ça me donne encore plus envie de me battre. Donc si je suis présent là, c'est surtout pour ça hein. H il y a quelqu'un qui vous demande si la GRS gagne cette primaire socialiste, est-ce qu'elle va braquer le volant à gauche alors qu'il tend vers le centre droit actuellement ?

Bah euh la gauche républicaine et socialiste, c'est un parti de gauche. Euh certains disent très à gauche. Moi moi je trouve qu'on est à gauche tout simplement. Euh c'est sûr que moi je n'ai je suis pas suspect de d'acquintance avec le centre droit. Et d'ailleurs, vous pouvez remarquer à l'Assemblée nationale que je suis un des plus durs contempteurs du macronisme. C'est le cas en commission des finance où on est un certain nombre à se battre contre le les projets de de réforme fiscale de Macron qui n'arrêtent pas de faire des cadeaux aux plus aisés, aux grandes entreprises, au détriment du plus grand nombre.

Et puis c'est le cas dans l'hémicycle où je fais partie de ceux qui se battent pied à pied avec le pouvoir parce que j'estime que bah d'ailleurs le macronisme dit bloc central mais bon c'est quand même la droite c'est une politique de droite et donc c'est sûr que moi je me présente pour faire une politique de gauche. Donc une politique de gauche ça veut dire quoi ? Ça veut dire déjà choisir son camp. Moi, j'ai envie que la gauche, elle représente et elle défende avant tout euh les ouvriers, les employés, les fonctionnaires, les forces de la jeunesse, les forces de la création. Voilà, c'est pour ça que je suis là aussi hein.

H Et justement, c'est quoi les les propositions fortes de de la GRS dans le cadre de cette primaire ? On rappelle votre slogan, c'est passionnément républicain, résolument socialiste. C'est quoi vos trois points forts, par exemple, vos trois propositions fortes dans cette primaire ? Bah, je viens de vous les donner cher monsieur redonner enfin oui un grand un grand emprint citoyen 300 milliards pour redresser le pays et en faire le leader de la transition écologique. Ça c'est ma proposition structurante parce que c'est une solution qui est souveraine et démocratique.

C'est un pacte entre les générations et c'est histoire d'avoir euh tout de suite beaucoup d'argent parce que la France elle est trop dépendante au pétrole, elle est trop dépendante au reste du monde. Elle est même plus capable de fabriquer fabriquer du paracétamol ou de la moxicilline. Et quand on est quand on est confronté à une crise sanitaire, c'est dramatique. Il y a besoin de réindustrialiser ce pays. Donc il faut beaucoup d'argent. Ça c'est ma première proposition, je vais dire structurante. La deuxième et je viens de le dire à l'instant, c'est que moi je pense qu'on doit augmenter les salaires à la fois le SMIC, mais le SMIC ça suffit pas. Et du coup par décret, par décret, hop.

Bah oui, le SMIC c'est un décret assez rapide et mais et de la même façon l'indexation des salaires sur l'inflation, il y a pas besoin d'un pas besoin d'une loi. C'est c'est une décision directe de l'exécutif. Ça ça c'est la deuxième proposition, c'est et et j'inclus évidemment puisque aujourd'hui c'est la manif pour la fonction publique, j'inclus le le dégel [raclement de gorge] du point d'indice pour les fonctionnaires.

Je trouve pas normal que les fonctionnaires soient aujourd'hui sous-payés et à un moment où les prix augmente fortement parce que on dit toujours l'inflation est à 2 2, 2 % mais suffit d'aller faire ses courses régulièrement, ce qui est mon cas pour se rendre compte que les prix de l'alimentation c'est pas 2 % qu'ils ont pris, c'est on est autour de 20 25 %. Donc là, il y a vraiment un enjeu un enjeu majeur.

Et puis euh 3è proposition, j'en ai beaucoup d'autres hein, euh ça va vous paraître peut-être étonnant mais je pense que dans cette dans ce défi immense de lutte contre le réchauffement climatique, d'adaptation au réchauffement climatique, il y a un truc qu'on oublie toujours, c'est la biodiversité. Aujourd'hui, on est en train de vivre la 6e extinction des espèces, hein. C'est-à-dire qu'il y a la faune, la flore, une bonne partie en train de disparaître. Bah, tout faire pour la préserver, limiter les intrans chimiques, euh les pesticides, la pollution pour qu'on continue à avoir bah des arbres, des insectes, des verrs de terre qui contribuent à la vie sur terre.

He je rappelle quand même, si vous avez plus de pollinisateur, par exemple, vous avez plus de fruits et légumes en France, hein. Donc ça ça c'est pour moi quelque chose de très important. Voilà. des propositions, j'en ai des bah vous on a je pense qu'on a le programme le plus complet de tous les candidats. Je vous invite à y aller d'ailleurs sur le sur notre site emmanuel-morel.fr et vous verrez euh on manque pas d'ambition et en même temps on manque pas de crédibilité. Hm. Et et aussi la question que j'ai posé aussi aux autres invités, dans la 5e République, il faut une majorité absolue ou relative pour gouverner. Avec qui vous aimeriez gouverner ?

avec qui il faudrait gouverner selon vous pour avoir une majorité absolue ou relative ? Bah avec ceux qui se reconnaissent dans le programme qu'on va porter. Voilà. Après, vous êtes pas sans savoir que moi j'ai toujours été unitaire à gauche, donc je suis pour une majorité de gauche qui peut s'étendre au-delà si s'il y a un accord sur le programme. Voilà. Et on nous demande est-ce que la France est-elle prête à un nouvel Emmanuel M à la présidence ? Ah, c'est une Vous savez quoi ? C'est une question qu'on me pose souvent. Ah merde ! Ouais, le chat, vous n'êtes pas original le chat. Voilà, je dénonce.

Et et euh et en effet euh figurez-vous qu' j'ai rencontré des électeurs notamment dans ma circonscription qui m'ont dit "Bah nous, on adorerait que vous soyez président mais franchement un Emmanuel M qui succède à un Emmanuel M, c'est peut-être un peu flippant." Bah, je leur dis quand même Macron Morel, c'est pas pareil. Puis franchement je je connais un peu Emmanuel Macron, on est très très différent sur les idées, sur l'idée qu'on se fait de la pratique du pouvoir. Moi, ce côté vertical, indifférent au sort des gens, un peu méprisant, je rappelle quand même que c'était le président qui a dit "Si vous voulez trouver un travail, vous avez qu'à traverser la rue.

C'est le président qui a méprisé les cahiers de doléances des gilets jaunes alors que je pense que si on les avait lu, aujourd'hui, on en serait pas là." Bref, ça sera un autre Emmanuel mais alors une politique radicalement différente. Et justement moi, petite question pour les gens qui ne s'en souviennent pas, en 2018, vous aviez affronté Olivier Fort dans le cadre du congrès du Parti socialiste avec de mémoire Luc Carvounas, c'est également le maire du M, Stéphane Lefol. C'est lui qui l'a emporté. Est-ce que vous trouvez qu'il a quand même bien gardé la baraque ? Est-ce que la baraque a été bien tenue depuis 2018 ?

Bah, il m'appartient pas de juger ce qui s'est passé au PS, vu que je l'ai quitté. Donc c'est aux militants socialistes de répondre à cette question et pour ça ils ont des congrès. Donc là franchement c'est moi je porte pas d'appréciation. Mais vous avez bien connu le PS, vous avez bien connu le l'entité. Quand on quitte une entreprise, j'ai été militant pendant 25 ans. Ouais, c'est ça. Quand on quitte une entreprise dans laquelle on a été 25 ans, on a une avis sur le repreneur de temps en temps. Euh mais moi je suis pour j'aime bien les reprises en scope et [grognement] les coopératives.

Donc à partir on parlait d'une grande force de de gauche tout à l'heure, c'est repris et dirigé par ses adhérents ou c'estes sociétaires comme dans une boîte coopérative, je trouve c'est bien. Et le PS qui deviendrait une Scope, j'avoue, il y a enfin une qui deviendrait une coopérative et du coup. Ah ça vous intéresse ça ? Ah ben moi je trouve que le problème parce que c'est une c'est une autre façon de faire de la politique, c'est donner plus de pouvoir à euh ceux qui ceux qui adhèrent, ceux qui qui décident. Euh pourquoi pas ? Est-ce qu'on a un parti qui fonctionne comme ça en France ? Peut-être lesfi, non ? Je sais pas. LFI, il y a quand même là pour le coup le PDG le PDG décide de tout.

Donc c'est pas franchement l'idée d'une scope, voyez. Euh non, je sais j'essaie de réfléchir effectivement et avec Marie-Noelle Linman. Non mais en fait vous voyez bien, c'est l'idée de quelque chose de beaucoup plus horizontal hein. Une coopérative politique, je trouve ça vachement intéressant. C'est c'est quelque chose de beaucoup plus horizontal. C'estàd que les adhérents participent quotidiennement à l'élaboration de la ligne, au choix des thèmes. Je trouve ça intéressant. Moi, en tout cas, moi ça m'intéresse. Et justement, pourquoi pas transformer la GRS en scope ? Bah écoutez, je on va déjà terminer cette primaire parce que c'est quand même beaucoup de travail hein.

C'est faut tous ces débats télés là, ça se prépare, on narrive pas les mains dans les les poches pour dire pour dire n'importe quoi. Et puis après on verra ce qu'on fait de la GRS. Hm. Et justement une proposition sur le fonctionnement parlementaire. Euh si vous deviez modifier une chose dans le fonctionnement parlementaire de la 5e République, qu'est-ce que ce serait vous qui avez été parlementaire européen et euh parlementaire à l'Assemblée nationale ? Euh bah d'abord, je pense qu'il faut qu'il y ait plus d'initiative des lois pour les parlementaires. Aujourd'hui, c'est surtout les le gouvernement qui décide.

Et puis il y a la maîtrise de l'ordre du jour aussi qui est qui est partagée mais qui est quand même largement dominée par celle de l'exécutif. Et au-delà de ça, moi je serais pour mettre un terme à un certain nombre de mécanismes du parlementarisme rationalisé. C'est-à-dire euh aujourd'hui, il y a trop d'articles dans la constitution qui font que les parlementaires, il ils ont pas suffisamment leur mots à dire.

Mais je trouve que euh là où on est en train de gagner des points, vous voyez par exemple le succès des commissions d'enquête, euh le parlement euh il a quand même des choses intéressantes à fouiller pourvu qu'il prenne le temps euh euh bah de d'auditionner des gens, de faire des propositions. De toute façon, voilà, en gros, il faut rééquilibrer le rapport de force entre l'exécutif et le législatif. Mais au-delà de ça, ce qui me paraît tout aussi important, c'est la participation citoyenne. Moi, je suis à fond pour la démocratie directe. Euh je suis à front je suis à fond pour euh la participation citoyenne. Hm. Et euh comme on arrive en en fin d'interview, il nous reste 1 minute 30.

Euh une Je sais pas si je suis bien cadré, hein, parce que là, je suis dans un café avec Vous inquiétez pas, vous êtes brillant. C'est le seul truc brillant. Vous voulez dire je brille ? D'accord. [rires] Non, parce que la lumière est juste au-dessus de vous, du coup, ça ça fait Non, mais c'est très bien. C'est très bien. Et si on devait une raison de pourquoi les jeunes devraient voter pour vous, parce qu'on sait que c'est un des trucs qui manque le plus en politique, c'est les jeunes. Pourquoi les jeunes devraient voter pour vous ? Bah écoutez, quand je vois bon, moi il se trouve que j'ai des enfants qui ont qui qui sortent de l'adolescence.

Quand je vois le monde euh qui euh auquel ils ont à faire face, un monde chaotique, euh brutal avec quand même le plus grand défi du siècle qui est le réchauffement climatique et l'extinction de la diversité, j'y reviens, euh plus l'explosion des inégalités. Euh je comprends qu'ils aient envie d'une certaine radicalité, d'une certaine rupture. Et bien moi, je propose un certain nombre de ruptures dans cette campagne.

À la fois pour euh démondialiser parce qu'il faut relocaliser la production, à la fois pour démarchandiser parce que moi je ne veux pas d'une société où tout s'achète, tout se vend, tout se jette et puis une société plus démocratique où on fait respirer le pays, les salariés dans leurs entreprises et et et les citoyens. Voilà. Donc si vous avez envie de rupture avec le système, si vous avez envie d'une autre pratique du pouvoir, si vous avez envie de plus d'égalité, bah c'est plein de raisons pour voter pour moi. Et ben parfait. Merci beaucoup Emmanuel Morel. Je vous laisse recourir à la manie parce que là faut que je retrouve les copains maintenant. Merci à vous.

Bonne journée et bonne campagne. Ouais, merci. Au revoir. Au revoir. Et voilà le chat. C'était cette émission exceptionnelle sur Hugo Perchoir, ce speed dating des candidats de la gauche. Merci de l'avoir suivi YouTube. N'hésite pas à nous rejoindre sur Twitch si tu veux poser toi-même tes questions à nos invités. Hugo Perchoir c'est en live tous les jours sur Twitch de midi à 15 16 17h. Soyez présents suivez au perchoir et venez donner de la force. Salut à tous.