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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 21 septembre 2024 64 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileÉconomie & entreprisesEurope & international

Gouvernement Barnier : à droite toute ? #cdanslair 20.09.2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:43OuverteRéponse directe

    M.Barnier avait-il réellement l'intention de claquer la porte?

  • 2:02OuverteRéponse directe

    Pourquoi et comment la situation s'est-elle débloquée?

  • 3:26OuverteRéponse directe

    M.Barnier, en fin tacticien, a-t-il réussi son coup?

  • 4:46FerméeRéponse directe

    213 députés pour une majorité qui en compte 289. Que signifie ce chiffre?

  • 5:30OuverteRéponse directe

    Quelles ont été les victimes de ces compromis?

  • 7:36OuverteRéponse directe

    Personnalité préférée des Français: M.Barnier. Comment analysez-vous cette popularité soudaine?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:44C.CornudetFait
    « E.Macron a réalisé que si Barnier partait, c'était son échec à lui et que tout le monde se tournerait vers lui pour dire que maintenant, c'était lui en instabilité. »
  • 3:39C.CornudetFait
    « La réunion qu'a organisée M.Barnier ne s'est pas si bien passée que ça. G.Attal n'a pas été autant convaincu par les garanties qu'il donnait sur les impôts et l'immigration que ce qu'il a bien voulu dire à la fin. »
  • 4:35A.de VillainesFait
    « On n'a pas la liste officielle du gouvernement. C'est une forme de tour de force d'avoir réussi, après cette réunion dont parlait C.Cornudet où tout pouvait arriver... On pouvait sortir de là sans accord. »
  • 5:28A.de TarléChiffre
    « 213 députés pour une majorité qui en compte 289. »
  • 7:36A.de TarléFait
    « Personnalité préférée des Français: M.Barnier. »
  • 9:48J.JaffréFait
    « L'entrée en force des Républicains. Le grand changement par rapport à janvier est qu'en janvier, on proposait à des Républicains d'entrer comme supplétifs des macronistes au gouvernement. Là, ils prennent le contrôle des opérations. »
  • 11:15A.BouilhaguetFait
    « Il y a non seulement L.Wauquiez et G.Attal, mais également F.Bayrou au MoDem... Les 4 prétendants pour 2027 se retrouvent en dehors du gouvernement. »
  • 26:47C.CornudetFait
    « On crève tous les plafonds. Dans le ministère de l'Economie et des Finances, il n'y avait pas que ça. Il y avait la réindustrialisation... La France va plutôt bien au niveau du chômage. »
  • 28:58C.CornudetFait
    « E.Macron a bloqué pas mal d'économies, mais c'est lui qui en porte la responsabilité. »
  • 35:53B.RetailleauFait
    « Cet article revient à régulariser des gens qui ont fraudé à nos frontières. C'est paradoxal de vouloir lutter contre l'immigration irrégulière tout en voulant régulariser cette immigration irrégulière. »
  • 36:38M.BarnierFait
    « On va traiter cette question grave et sérieuse avec de la rigueur et de la ténacité, un souci de maîtriser l'immigration, et avec humanité. »
  • 37:20M.BarnierFait
    « J'ai proposé un moratoire. Il faut donner un coup d'arrêt immédiat à un certain nombre de flux et même à tous les flux. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

de cette sinistre affaire qui intéresse le monde entier. ... - A.de Tarlé: Bonsoir. Enfin un gouvernement et un sacré retournement, puisqu'hier matin, on parlait d'une possible démission de M.Barnier et hier soir, on avait une liste fournie de ministres de la future équipe Barnier. Un tour de force au vu des exigences et des lignes rouges de chacun. Pourquoi et comment la situation s'est-elle débloquée? M.Barnier avait-il réellement l'intention de claquer la porte? Même si, attention, la composition de ce gouvernement avec notamment la présence de B.Retailleau, à l'Intérieur fait tiquer l'aile gauche de la Macronie. A quoi va ressembler ce gouvernement Barnier? Pour quelle politique? Quelle sera sa durée de vie? Nous accueillons J.Jaffré, politologue et chercheur associé au Cevipof. A.de Villaines, vous êtes journaliste,

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productrice sur France Culture. C.Cornudet, éditorialiste politique aux "Echos". A.Bouilhaguet, vous êtes éditorialiste politique à France Télévisions. Merci de participer à cette émission en direct. Hier matin, on faisait des émissions pour savoir si M.Barnier allait démissionner. Hier soir, on avait une liste de ministres. - C.Cornudet: Je pense que cette menace de démission, c'est ça qui a fait bouger les choses. Il était exaspéré par le début de la semaine et les montées

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au créneau et en tension de G.Darmanin et G.Attal. Il était près de claquer la porte, même s'il n'en avait aucune envie, parce que c'est le job de sa vie. Il en a rêvé toute sa vie. E.Macron a réalisé que si Barnier partait, c'était son échec à lui et que tout le monde se tournerait vers lui pour dire que maintenant, c'était lui en instabilité et que c'était à lui de rendre des comptes. - A.de Tarlé: E.Macron, hier, a réalisé que la menace allait se retourner contre sa personne. - C.Cornudet: La réunion qu'a organisée M.Barnier ne s'est pas si bien passée que ça. G.Attal n'a pas été autant convaincu par les garanties qu'il donnait sur les impôts et l'immigration que ce qu'il a bien voulu dire à la fin. La consigne était: on calme le jeu. Cet accord a abouti. Chacun fait un pas en avant. E.Macron en fait un beaucoup plus grand que M.Barnier. Certes, il y a plus de ministres macronistes qui vont rentrer au gouvernement, mais ce ne sont pas des poids lourds,

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alors que, côté LR, ce sont de grosses personnalités, comme B.Retailleau. Sur le plan de la politique, on est très loin sur les impôts comme sur l'immigration de la tasse de thé macroniste. Ca va être très compliqué. - A.de Tarlé: Votre vision sur cette séquence politique... M.Barnier, en fin tacticien et vieux politicien, a-t-il réussi son coup et est-il sorti gagnant de ce bras de fer engagé avec la Macronie et E.Macron? - A.de Villaines: Restons prudents. On n'a pas la liste officielle du gouvernement. C'est une forme de tour de force d'avoir réussi, après cette réunion dont parlait C.Cornudet où tout pouvait arriver...

4:04

On pouvait sortir de là sans accord. C'est une alliance de LR et Renaissance, d'une partie du bloc central et de la partie de LR la plus à droite, qui n'était pas encore ralliée à la Macronie et qui, en janvier, quand R.Dati avait été décrochée par E.Macron, qui joue à ça depuis son élection... Tout le monde criait à la traîtrise. Je retiens la clarification dont parlait E.Macron au moment de la dissolution. Il finit d'attraper la droite dans cette...

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Ce n'est pas une majorité. J'aime bien le terme "socle de majorité relative". Ca ne veut rien dire. - A.de Tarlé: 213 députés pour une majorité qui en compte 289. - A.de Villaines: Attention. Le MoDem a encore mis des conditions pour entrer ou pas au gouvernement. Ils ont visité, vu le profil très conservateur de certains qui pourraient y rentrer. On va peut-être être dans une forme de cohabitation au sein même du gouvernement entre des gens de droite très conservatrice qui n'ont rien à voir sur le plan des valeurs sociétales avec des gens du MoDem, de l'aile gauche ou d'Horizons.

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- A.de Tarlé: Chacun a fait un pas vers l'autre. Il y a eu des compromis de faits. Quelles ont été les victimes de ces compromis? G.Darmanin a été très dur en début de semaine. - A.Bouilhaguet: Il a joué. Il a fait de la politique. Il a un peu perdu. - A.de Tarlé: Il voulait rester? - A.Bouilhaguet: Il a dit tout et son contraire ces derniers temps. A un moment, il voulait quitter le gouvernement, puis rester, puis il voulait le Quai d'Orsay. Il n'y a pas de mécontents au Quai d'Orsay. Il n'y a pas de mauvaises nouvelles. - A.de Tarlé: Les Affaires étrangères, c'est noble. - A.Bouilhaguet: Il vaut mieux être au Quai d'Orsay qu'à Bercy. Pour lui, ça aurait été une manière de rester au gouvernement sans trop

6:08

être marqué, pouvoir être un peu en surplomb et préparer 2027. Ce pauvre M.Barnier, c'était une mission délicate, voire impossible. C'était un chemin de croix. Il ne devait gérer que des contraintes. Pas de majorité. Il fallait enlever les irritants. On parle de G.Darmanin, L.Wauquiez, les 2 qui étaient des oukases pour le RN ou le MoDem. Exit L.Wauquiez. Il fallait doser les sortants. - A.de Tarlé: Le nom de R.Dati a circulé pour l'Education nationale. - A.Bouilhaguet: Ca a bien fait de circuler. Ils se sont rendu compte...

6:51

Ca aurait un peu tremblé au sein du ministère. - A.de Tarlé: Qui voulait que R.Dati reste dans le gouvernement? - A.Bouilhaguet: Plutôt le président, qui est attaché à R.Dati parce qu'il pense qu'elle incarne quelque chose. Elle a une fibre populaire. Il pensait qu'il fallait qu'elle reste. - A.de Tarlé: Donc elle restera à la Culture. - A.Bouilhaguet: Effectivement, probablement à la Culture. M.Barnier entretient de bonnes relations avec elle, en sachant que R.Dati, c'est de la nitroglycérine. On ne sait jamais ce qui peut se passer. Elle devrait rester.

7:36

- A.de Tarlé: Hier, il avait le blues, M.Barnier. A-t-il été réconforté... Est-ce qu'il n'a pas pas démissionné suite à ce sondage tombé du ciel? Personnalité préférée des Français: M.Barnier. Il n'a pas dû en croire ses yeux. - J.Jaffré: C.Cornudet soulignait son âge, un peu sévèrement peut-être. C'est une divine surprise pour Barnier, qui sombrait dans l'oubli depuis quelques années et qui se retrouve en tête des sondages de popularité, Premier ministre. Sur le bilan politique de ce qui vient de se passer, je relève 3 choses, en complément ou en accord avec les analyses

8:20

qui ont été présentées. M.Barnier a réussi à imposer un domaine partagé au président de la République. Ce n'est pas rien. Ca change par rapport aux cohabitations précédentes. - A.de Tarlé: Dans quels domaines? - J.Jaffré: La défense. On reconduit S.Lecornu, mais on l'accole d'un ministre délégué, un spécialiste de la défense des Républicains. Ce sera un binôme au Quai d'Orsay. G.Darmanin en rêvait. Probablement qu'E.Macron on lui avait laissé entendre que ça pourrait se faire. C'est J.-N.Barrot du MoDem qui sera au Quai d'Orsay. Il s'entendra, je pense, très bien avec E.Macron. - C.Cornudet: Le ministère à l'Europe sera directement rattaché à M.Barnier. - J.Jaffré: Je ne vais pas jusque-là. Il n'y a pas de désaccord fondamental entre Macron et Barnier sur la politique européenne, l'Ukraine, la politique internationale. Mais M.Barnier, c'est le domaine partagé. 2e élément: l'entrée en force des Républicains. Le grand changement par rapport à janvier est qu'en janvier, on proposait

9:48

à des Républicains d'entrer comme supplétifs des macronistes au gouvernement. Là, ils prennent le contrôle des opérations. Ca change tout. Le parti en tant que tel rentre au gouvernement et prend le poste de Premier ministre et le ministère de l'Intérieur avec B.Retailleau. Il faut ajouter les anciens Républicains, qui portent toujours l'idéologie des Républicains. S.Lecornu, R.Dati... Ca déplace complètement l'axe de ce gouvernement vers la droite et vers les Républicains, beaucoup plus fortement, d'où beaucoup de macronistes qui en souffrent. Le dernier élément, c'est le rôle des partis par rapport à M.Barnier.

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C'est nouveau, sous la Ve République, habituée au scrutin majoritaire, au président et au Premier ministre qui s'accordent et à la majorité qui doit suivre. Vous disiez exit L.Wauquiez, Axel. Il y a la surveillance conjointe d'Attal et Barnier, pour L.Wauquiez. Attal est président du groupe parlementaire Ensemble pour la République. - A.de Tarlé: G.Attal a dit que le parlement décidait et que le gouvernement exécutait. C'est un renversement complet de la façon dont on fait

11:15

de la politique depuis des décennies. - A.Bouilhaguet: Il y a non seulement L.Wauquiez et G.Attal, mais également F.Bayrou au MoDem... Les 4 prétendants pour 2027 se retrouvent en dehors du gouvernement. Ca veut dire que M.Barnier, ça va être "bon courage" pour lui. Il y aura une liberté de parole totale. Le pouvoir va se déplacer de l'exécutif au Parlement de manière évidente. On voit ce qui s'est passé avec G.Attal, qui se permet de faire fuiter les noms des ministres. C'est un peu hallucinant, ce qu'on a vu.

11:55

- A.de Tarlé: Toute cette liste qu'on a là... - A.Bouilhaguet: L.Wauquiez et G.Attal ont fait fuiter, ont répandu autour d'eux... - A.de Tarlé: M.Barnier devait être furieux. - A.Bouilhaguet: Souvent, on avait des pistes. Là, je trouve qu'avoir une liste aussi ferme alors qu'il n'y a toujours pas eu de petit pas de danse du secrétaire général devant l'Elysée... Je n'avais jamais vu ça. - C.Cornudet: On a quand même proposé à L.Wauquiez le ministère de l'Economie et des Finances. Il préférait Beauvau, mais entre le ministère de l'Economie et être au Parlement pour mener son combat et préparer sa campagne présidentielle de 2027, il préfère ça.

12:38

- A.de Tarlé: Il a estimé que c'était plus judicieux d'être à la tête des Républicains au Parlement. C'est bientôt la fin du suspense. 2 semaines après sa nomination, M.Barnier va dévoiler son casting dont on commence à connaître les contours. Beaucoup de macronistes, une poignée de LR et, à la fin, un gouvernement toujours dépourvu de majorité. - Ca ne sera toujours pas pour aujourd'hui, mais d'ici dimanche, promet Matignon. En attendant, une partie de la composition a déjà fuité. Un gouvernement de 38 ministres dont 16 de plein exercice

13:20

avec comme répartition... - F.Riester: Il ne faut pas qu'un bloc écrase les autres et qu'il y ait une représentation arithmétique du poids de chaque groupe au sein du gouvernement. - S.Rousseau: Il l'a fait à l'envers. C'est l'alliance des perdants au gouvernement. - Dans le casting version M.Barnier, il y aurait les nouveaux entrants, des macronistes comme V.Spillebout à l'Education ou A.Armand, un énarque, à Bercy. A l'agriculture, LR, A.Genevard et un ténor de la droite, B.Retailleau, au ministère de l'Intérieur. Le patron des sénateurs LR est déjà critiqué par la gauche qui promet un bel accueil à ce gouvernement: une motion de censure. - M.Panot: On perçoit une extrême droitisation de la Macronie très inquiétante dans les noms. Ca va être le gouvernement de la manif pour tous. Il y a C.Vautrin, B.Retailleau. - Certains peuvent dormir sur leurs 2 oreilles

14:44

car ils devraient conserver leur poste. S.Lecornu, toujours aux Armées. R.Dati, toujours à la Culture. Promotion pour J.-N.Barrot des Affaires européennes aux Affaires étrangères. C.Vautrin passerait du Travail à un portefeuille consacré aux Territoires. *-F.Hollande: Pourquoi y a-t-il une dissolution pour avoir les mêmes personnages? Non seulement il n'y a pas un gouvernement qui correspond aux Républicains, mais c'est pire. On devait avoir un changement et on a une restauration. - L'extrême droite a obtenu gain de cause. Ni E.Dupond-Moretti ni X.Bertrand. C'était une exigence de M.Le Pen, mais l'enthousiasme n'y est pas.

15:29

Dans le gouvernement proposé par M.Barnier, il y a aussi les recalés. Remercié, G.Darmanin, qui bataille pour obtenir le Quai d'Orsay. Eliminé, mais paraît-il de son plein gré, L.Wauquiez. Depuis quelques heures, le MoDem, le parti de F.Bayrou, allié historique d'E.Macron, est en pleine crise de conscience. 80 % du groupe refuseraient de participer à un gouvernement jugé trop à droite. L'ancien parlementaire J.-L.Bourlanges supplie sa famille politique. La composition du gouvernement de M.Barnier, toujours au conditionnel, est toujours suspendue aux vérifications de la Haute Autorité pour la transparence de la vie

16:09

publique qui doit donner son feu vert avant les nominations. - A.de Tarlé: On a vu les états d'âme d'un F.Bayrou face à un gouvernement qu'il jugerait trop à droite. On parle d'une "droite Trocadéro" au pouvoir. C'est quoi? - A.de Villaines: C'est ce qu'on disait tout à l'heure sur les valeurs sociétales. B.Retailleau, P.Hetzel, député LR du Bas-Rhin dont le nom commence à être écarté, et L.Garnier, sénatrice... Tous les 3 ont soutenu la Manif pour tous, ont été

16:53

contre l'IVG dans la Constitution. Certains ont refusé de voter contre l'interdiction des thérapies de conversion qui existent dans certains milieux catholiques ultraconservateurs. - A.de Tarlé: C'est "guérir" l'homosexualité. C'était L.Garnier qui était contre son interdiction. - A.Bouilhaguet: Et B.Retailleau aussi. - A.de Villaines: La "droite Trocadéro" fait référence à F.Fillon, le 16e arrondissement, tous ceux qui manifestaient à ce moment-là et qui représentent une petite fraction du pays. On a quand même oublié de dire qu'il y a un problème par rapport aux dernières élections législatives. Se retrouvent à gouverner des gens qui ont été désavoués par les urnes

17:36

et qui n'ont pas participé au front républicain. Si on peut tirer au moins 2 leçons des élections législatives, c'est que la France s'est mobilisée pour faire barrage au RN, et que, très clairement, LR est arrivé en 4e position avec 5 ou 6 % des voix. Ca bloque. Beaucoup de gens en Macronie et au MoDem sont opposés à cette droite conservatrice et à ses valeurs. - A.de Tarlé: La droite libérale avait déjà rejoint Macron. La droite conservatrice achève de basculer dans le camp

18:14

du pouvoir. - A.de Villaines: Il ne faut pas oublier l'importance du RN dans cette Assemblée. 142 députés avec les ciottistes. Beaucoup de députés ou d'électeurs du RN sont bien plus ouverts d'un point de vue sociétal que la droite républicaine au pouvoir. - A.de Tarlé: Est-ce qu'on peut s'interroger sur la légitimité? H.Guaino l'a fait. M.Panot aussi. Elle dit qu'on recycle les perdants des élections. - J.Jaffré: C'est un raisonnement un peu dangereux. Tout gouvernement issu de cette Assemblée nationale sera un gouvernement minoritaire.

18:58

Aucune formule ne peut être considérée comme majoritaire. Il faut bien arriver à en sortir. Le péché originel qui demeure est que le NFP n'a pas eu la possibilité de présenter... Sa Première ministre virtuelle, L.Castets, devant l'Assemblée nationale pour que celle-ci tranche. L'article 8 de la Constitution dit que le président de la République nomme le Premier ministre. Lui, il l'entend comme "choisit le Premier ministre". Il a voulu maintenir ça. C'est contestable. Un mot par rapport à cette droite Trocadéro qui est un concept qu'E.Philippe avait utilisé pour lutter contre elle. C'est amusant. E.Philippe a été très maltraité... - A.de Tarlé: C'est la droite Fillon. - J.Jaffré: Il y a un rôle important du Sénat, de G.Larcher, dans ce changement de gouvernement. Nous avons tout un bloc sénatorial, des sénateurs qui sont ministres.

20:18

Si L.Wauquiez nous dit: "J'aurais accepté volontiers l'Intérieur, mais je n'ai pas voulu de Bercy", il laisse entendre qu'un accord Barnier-Larcher l'a écarté au profit de B.Retailleau. Ca se sous-entend. Nous avons un déport de l'Assemblée nationale par le Sénat alors que le problème est à l'Assemblée nationale. Sur la question de la légitimité, il faut faire attention. Tout gouvernement serait contesté et critiqué à cet égard. - A.de Tarlé: Il n'empêche que la faute d'E.Macron serait de ne pas avoir donné sa chance à L.Castets et de l'avoir lui-même biffée, estimant qu'elle n'aurait aucune chance.

21:02

E.Macron est en déplacement et cherche à apaiser les choses. "Macron appelle tous les groupes politiques à aider M.Barnier et à le laisser travailler. C'est son gouvernement." C'est comme s'il souhaitait ardemment la réussite de M.Barnier dont il ne partage probablement pas toutes les idées. - A.Bouilhaguet: M.Barnier a laissé entendre qu'il avait peut-être un peu péché par naïveté ou candeur. Il a découvert qu'il pensait qu'il aurait la Macronie acquise derrière lui. On a vu que G.Attal sera son meilleur ennemi. Il faudra qu'il gère avec G.Attal, qui a son ambition, et n'a aucun intérêt à ce que M.Barnier réussisse.

21:46

Il y a le rôle d'E.Macron. Dans un 1er temps, tous les signaux de l'Elysée... On disait que le président présiderait, que le gouvernement gouvernerait, qu'il avait carte blanche. Il y a eu un travail de sape. Des noms ont été proposés. Ca n'allait pas. C'était trop à droite. Jupiter était toujours là. E.Macron, à un moment, s'est dit: "S'il échoue, il se passe quoi après?" Il faudrait remettre sur scène... Ce serait catastrophique... Pour M.Barnier, pas si grave. Il retourne en Savoie. Il pourrait dire: "J'ai tout fait. On ne m'a pas aidé." E.Macron se retrouverait lui avec un sacré problème. - A.de Tarlé: L'échec De M.Barnier serait celui d'E.Macron? - C.Cornudet: Oui. Le pire serait que ça échoue maintenant. Ce serait l'échec d'E.Macron. Il va laisser M.Barnier faire. Quand vous entendez dans les coulisses, il y a peu de macronistes qui pensent que ce gouvernement peut durer

23:12

très longtemps. E.Macron le sait et prépare sans doute d'autres alternatives pour un peu plus tard si besoin. Si M.Barnier tombe, sur le budget, l'immigration ou autre, ce sera plus la responsabilité de Barnier que de Macron aujourd'hui. - A.de Tarlé: L'un des grands dangers qui menacent le gouvernement Barnier est l'adoption du budget. Il y aura forcément des mesures impopulaires. Qui pour diriger ce ministère qui sera hautement stratégique? - A.de Villaines: En préambule, le fait que L.Wauquiez ait refusé... Bercy est le pire poste aujourd'hui.

23:57

C'est le ministère des mauvaises nouvelles. Je pense que les électeurs potentiels de L.Wauquiez ne vont pas lui faire de cadeau. Il fallait accepter ce poste. Il n'est pas simple, vu la situation des comptes publics, la minorité à l'Assemblée. Il y a une forme de courage à aller au gouvernement. C'est peut-être ça que les Français disent quand ils parlent de personnalité politique préférée. Ils veulent une stabilité. - A.de Tarlé: L.Wauquiez peut donner l'impression de se défiler face à la difficulté. - A.de Villaines: Je trouve. A.Armand est évoqué pour Bercy. Il a 33 ans. Il est énarque et député de Haute-Savoie Ensemble

24:41

pour la République. - A.de Tarlé: 33 ans! - A.de Villaines: Inspecteur des finances. - A.de Tarlé: Inconnu. - A.de Villaines: C'est pour ça que j'ai mes notes. Il est né en 91. Il a travaillé sur un texte sur la souveraineté énergétique qui n'a jamais vu le jour. - A.de Tarlé: C'est lui qui va manoeuvrer. - A.Bouilhaguet: Le directeur de cabinet de B.Le Maire se retrouve directeur de cabinet de M.Barnier. Il y aura peut-être une petite tutelle. - A.de Tarlé: Après B.Le Maire à Bercy, qui était le vice-président du gouvernement et qui faisait de l'ombre à G.Attal, on a A.Armand, 33 ans... - A.de Villaines: Je ne confirme pas...

25:23

- C.Cornudet: Ca a l'air d'être ça. C'est un peu humiliant pour B.Le Maire d'être remplacé par quelqu'un que personne ne connaît. Manifestement, Bercy et le budget vont être séparés, et le budget va être rattaché directement à M.Barnier. Ca va être très intéressant. - J.Jaffré: C'est tout à fait nouveau. - C.Cornudet: C'est sans précédent. Ce sera compliqué. Il a l'air très attaché à ça, M.Barnier. - A.de Tarlé: Tout ce qui est impôts et dépenses publiques, c'est M.Barnier.

26:02

- C.Cornudet: Ca échappera à la sphère Macron-Bercy. Ca sera discuté avec Matignon et le Parlement qui élaboreront de façon inédite un budget sous nos yeux à partir du 9 octobre. - A.de Tarlé: Vous parliez de B.Le Maire qui pourrait prendre ombrage du fait qu'il est remplacé par un junior de 33 ans, d'autant que son arrivée... Il doit donner des cours à Lausanne, en Suisse. Il serait mal accueilli. "Bruno, casse-toi!" est écrit sur les murs de l'université. "Qu'est-ce que vous voulez qu'il nous apprenne après avoir

26:47

coulé l'économie de son pays?" - C.Cornudet: On n'est pas habitué aux universités suisses... - A.Bouilhaguet: Ce déficit... Votre journal annonce qu'on serait à 6 %. On crève tous les plafonds. Dans le ministère de l'Economie et des Finances, il n'y avait pas que ça. Il y avait la réindustrialisation... La France va plutôt bien au niveau du chômage. Elle s'est engagée vers une meilleure direction. - A.de Tarlé: Pays le plus attractif d'Europe dans ce domaine. - C.Cornudet: Les impôts ont baissé. Si on les fait baisser, l'attractivité... - J.Jaffré: L'éditorialiste des "Echos" fait un lien entre

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l'attractivité et les impôts... Il y a une formule de M.Barnier qu'il faut décrypter. On s'est beaucoup moqués de lui. Il a dit: "La situation budgétaire très grave que je découvre." On s'est dit: "Le pauvre homme. S'il en est à découvrir..." Il faut comprendre que la phrase cruelle qu'il aurait pu prononcer et qui cassait la Macronie et B.Le Maire eut été: "La situation budgétaire très grave dont j'hérite." M.Barnier a mis la pédale sur le frein et a simplement dit "que je découvre". - A.de Tarlé: Il y a des cadavres dans les placards. - J.Jaffré: B.Le Maire mal accueilli à Lausanne,

28:15

au moins par ce tag, risque aussi d'être l'homme sur qui tout le monde s'essuie les pieds dans les prochaines semaines et les prochains mois en disant: "C'est difficile d'attaquer Macron lui-même. C'est l'héritage B.Le Maire." - A.de Tarlé: C.de Courson l'appelait "monsieur Mille milliards", comme 1000 milliards de dettes. - C.Cornudet: Il a depuis longtemps alerté sur la dérive pour espérer que la dette et les déficits soient fléchés sur l'Elysée et la responsabilité d'E.Macron, mais il n'y est pas complètement arrivé. - A.de Tarlé: Les absents ont tort, en plus. - C.Cornudet: Sans doute qu'E.Macron a bloqué

28:58

pas mal d'économies, mais c'est lui qui en porte la responsabilité. - A.de Villaines: C'est V.Pécresse, aussi, qui a longtemps dit qu'E.Macron avait cramé la caisse. A un moment, on entendait son nom pour Bercy. Elle l'a déjà été. On parle d'un ministre des Comptes publics en la personne de M.Lefèvre, peut-être. - J.Jaffré: C'est devenu aux dernières nouvelles L.Saint-Martin. Grande surprise. Il a été battu aux législatives de 2022. C'était un député Renaissance très proche de la Macronie, rapporteur général du budget. On amènerait à ce poste un député battu en 2022

29:36

pour s'occuper des comptes publics. - A.de Villaines: Une personnalité pourrait faire son entrée à la Justice: Didier Migaud. Il me semble tout tracé pour Bercy. Il a été président de la Commission des finances à l'assemblée socialiste sous F.Hollande. - C.Cornudet: Je ne suis pas sûr qu'il en avait envie. - A.de Villaines: Il a été premier président de la Cour des comptes. - A.de Tarlé: Comment apprend-on qu'on est ministre? R.Bachelot était l'invitée de "Télématin". Elle a raconté comment on vous prévient ou pas que vous êtes ministre. - R.Bachelot: On peut être averti au dernier moment.

30:19

On peut même, quelquefois, quand le secrétaire général descend l'escalier de l'Elysée, voir les listes changer et les gens avertis au tout dernier moment, et même ne pas être avertis. On peut être appelé. Ca m'est arrivé en 1995. J.Chirac m'a appelée pour me dire que j'étais ministre de la Coopération, puis il m'a retéléphoné pour me dire que les chefs d'Etat africains ne voulaient pas d'une femme comme ministre de la Coopération et que je serai donc ministre dans le pôle social. Finalement, le secrétaire général descend et je ne suis pas dans le gouvernement. - A.de Tarlé: C'est incroyable. C'était le cas déjà sous F.Hollande? - A.de Villaines: C'est comme ça de toute éternité.

30:59

C'est pour ça que je mettais des précautions d'usage au début. Tant que la liste n'est pas publiée par communiqué, envoyée à l'AFP ou la presse de l'Elysée, rien n'est fait pour personne. On parle de conjectures. On fait des suppositions. On a des fuites de presse. C'est tout à fait possible que tout ce qu'on est en train de dire se retourne d'ici à dimanche. Il peut y avoir des changements au dernier moment. E.Macron lui-même, quand il a été nommé à Bercy ou en tant que secrétaire général adjoint de F.Hollande, n'était pas sûr de rentrer jusqu'à la dernière minute. Je me souviens de la scène du secrétaire général, soulagé, qui dit "ouf, ça y est." Tant que ce n'est pas dit, rien n'est fait. - A.Bouilhaguet: J'ai vécu de l'intérieur la nomination d'un ministre. J'ai été journaliste pour le service politique de France 2. On m'avait dit d'aller passer la journée avec J.-L.Borloo. Je l'ai fait. Il était toujours avocat. Il n'avait aucune certitude.

32:20

A chaque fois que son téléphone sonnait, la caméra se mettait en marche. A un moment, le téléphone a sonné. J'ai entendu: "Bonjour, monsieur le Premier ministre." C'était une incertitude totale de sa part. Il était dans les tuyaux, mais est-ce que le tuyau débouche sur quelque chose? - A.de Tarlé: Les bonnes nouvelles sont en général annoncées par le Premier ministre ou le président et les mauvaises par les conseillers. - A.de Villaines: C.Vautrin a rencontré à l'Elysée B.Macron et E.Macron. Elle était Première ministre dans sa tête.

33:02

Elle est revenue à Reims chercher un tailleur et c'était E.Borne. - A.de Tarlé: R.Bachelot était partie pour être ministre de la Coopération, puis à la Culture ou à la Santé... Ca ne manque pas de nous étonner. On se dit qu'il faut être spécialiste du sujet. On a l'impression qu'on vous fait passer désormais au Budget en un claquement de doigts. - J.Jaffré: C'est J.Chirac qui appelle R.Bachelot. Pour J.Chirac, ce qui compte, c'est d'être un ou une politique. Un ou une politique peut occuper n'importe quel ministère. L'époque où il fallait mettre un amiral à la marine et un ancien normalien à l'Education nationale qui s'appelait

33:45

l'Instruction publique, sous la IIIe République, ça ne fonctionne pas. Les grands ministères régaliens, on regarde de très près. Ca fait partie des équilibres politiques. Pour Chirac, la Coopération, la Santé... C'est la même chose. "Roselyne, je te mets là." Elle conclut douloureusement en disant qu'au bout du compte, elle n'est pas ministre. - A.de Tarlé: Elle l'aura été par la suite. - C.Cornudet: Il y a eu des erreurs. Boucheron a été ministre. La secrétaire s'est trompée. C'était un autre Boucheron qui était visé. Il y eut 2 ou 3 exemples comme ça.

34:29

- A.de Tarlé: C'est dire si ces listes peuvent être démenties jusqu'au dernier moment. Ce sera un des dossiers en haut de la pile de M.Barnier: l'immigration. B.Retailleau devrait remplacer G.Darmanin. Une figure très à droite pour une question sur laquelle le RN compte peser de tout son poids. - Pas un mot pour les journalistes hier en sortant de Matignon. - Monsieur Retailleau? Doit-on vous appeler monsieur le ministre? - Et si B.Retailleau était le prochain premier flic de France? Lui, le chef de file des sénateurs LR, rêve peut-être secrètement

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du ministère de l'Intérieur depuis longtemps. Proche de F.Fillon qu'il a soutenu jusqu'au bout lors de la présidentielle de 2017, le Vendéen incarne la droite dure de son parti, inflexible sur les questions de sécurité et d'immigration. Insensible aussi il y a encore quelques semaines aux sirènes de la Macronie. - B.Retailleau: Nous ne souhaitons entrer ni au gouvernement ni dans une coalition. - B.Retailleau, place Beauvau. Exit G.Darmanin avec lequel le patron des sénateurs LR a ferraillé durant l'examen de la loi immigration l'hiver

35:53

dernier. Le texte est jugé trop laxiste par l'ancien protégé de P.de Villiers qui érige en ligne rouge la régularisation des sans-papiers dans les métiers en tension. - B.Retailleau: Cet article revient à régulariser des gens qui ont fraudé à nos frontières. C'est paradoxal de vouloir lutter contre l'immigration irrégulière tout en voulant régulariser cette immigration irrégulière. - Le texte est adopté, mais quelques semaines plus tard, le Conseil constitutionnel censure de nouvelles mesures imposées par la droite. - B.Retailleau: Oui, il y a une forme de colère.

36:38

Nous avions un texte de gouvernement qui comportait 27 articles. Certains allaient dans le bon sens. Nous pensions qu'il n'était pas en mesure de nous permettre de reprendre le contrôle du désordre migratoire. - L'immigration, le dossier prioritaire de B.Retailleau, est le plus inflammable pour le nouveau Premier ministre M.Barnier. A peine arrivé à Matignon, une rumeur circule: celle du retour d'un ministère dédié. L'ex-négociateur du Brexit tente de calmer les esprits. - M.Barnier: On va traiter cette question grave et sérieuse avec de la rigueur et de la ténacité, un souci de maîtriser l'immigration, et avec humanité. - M.Barnier tente peut-être de faire oublier sa position radicale sur l'immigration lors de la primaire LR en 2021. - M.Barnier: J'ai proposé un moratoire.

37:20

Il faut donner un coup d'arrêt immédiat à un certain nombre de flux et même à tous les flux. Au lendemain de l'élection, je demanderai au gouvernement de préparer une série de règlements et une série de lois. Une série de règlements sur des sujets comme le regroupement familial, que nous limiterons drastiquement, la question de la fraude, qui sera engagée tout de suite, et nous stopperons les régularisations massives de sans-papiers. - Garder le soutien des macronistes tout en donnant des gages au RN, tel est son défi. Selon M.Le Pen, il serait sur la même ligne que le parti d'extrême droite. Le RN maintient en même temps la pression sur le locataire de Matignon. - J.Bardella: La France est le pays le plus accueillant d'Europe,

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l'un des pays qui accueillent le plus. A fortiori, c'est l'un des pays dont la faiblesse en termes d'exécution des OQTF est la plus faible. Le défi migratoire est peut-être le plus grand qui se pose aujourd'hui à la France et à l'Europe. Je veux que la France reste la France et qu'elle puisse maîtriser ses frontières. - M.Barnier s'inspirera-t-il du voisin allemand? Il y a quelques jours, l'Allemagne a surpris ses voisins européens en rétablissant des contrôles à ses frontières pour 6 mois après la percée de l'extrême droite aux dernières élections. - A.de Tarlé: Vous pouvez poser vos questions en flashant le QR code.

38:43

La télé est inversée par rapport à ce que je vois. Question. - J.Jaffré: Les relations entre B.Retailleau et P.de Villiers sont mauvaises depuis longtemps. P.de Villiers s'était opposé à ce que B.Retailleau entre dans le gouvernement Fillon il y a 15 ans. Ca laisse des traces. Idéologiquement, il y a une proximité. De ce point de vue, si la nomination de B.Retailleau se confirme au ministère de l'Intérieur, ça donne une coloration idéologique très forte à ce gouvernement. C'est le poids lourd du gouvernement dans cette affaire,

39:26

B.Retailleau. Sur les problèmes sociétaux, il a des positions très conservatrices. Ministre de l'Intérieur, c'est la sécurité, l'immigration, éventuellement la loi électorale qui pourrait être modifiée. 3 dossiers absolument majeurs. La sécurité, c'est une obligation pour Les Républicains de démontrer qu'ils sont capables d'améliorer la situation de la sécurité. Le Rassemblement national ne souhaitera probablement pas que ce gouvernement tombe trop tôt,

40:10

car il faudra faire la démonstration qu'il ne réussit pas, avec des Républicains dedans et qui le contrôlent. Pour le RN, ça peut démontrer qu'il faut bien changer les choses. L'immigration... B.Retailleau veut revenir sur la loi que le Conseil constitutionnel avait censurée. Le Conseil constitutionnel avait refusé le référendum sur l'initiative citoyenne que l'article 11 permettait, en disant qu'il n'était pas recevable. Par ce biais, Les Républicains voulaient reprendre les mesures de la loi immigration. Nous avons un bras de fer devant nous. Est-ce que le Parlement voterait un texte de loi durcissant les choses? Est-ce que le groupe Attal accepterait?

40:55

Ce n'est pas évident. Est-ce que le Conseil constitutionnel l'accepterait? Pas évident. Il y a le débat pour savoir s'il faut aller ou pas vers la proportionnelle. Par tradition, Les Républicains n'y sont pas très favorables. - A.de Tarlé: Si L.Wauquiez et B.Retailleau souhaitaient aller à l'Intérieur, c'est parce que c'est un ministère stratégique. Le RN maintient la pression sur l'exécutif. - A.Bouilhaguet: Pour moi, c'est presque le vice-Premier ministre.

41:39

Le ministère de l'Intérieur... On sait tout de ce qui se passe naturellement en France, mais aussi dans le milieu politique. On a aussi des accès privilégiés avec le président de la République, avec le Premier ministre. On est le coeur battant du pouvoir. C'est pour ça que L.Wauquiez n'avait aucune chance d'arriver au ministère de l'Intérieur. J'allais faire un lapsus en disant "ministère de l'Immigration"... Je pense qu'il y aura un marqueur sur la sécurité, la laïcité. Ce ne sera pas juste le ministère de l'Intérieur. Il y a des choses qui vont être très importantes en termes de symboles. L.Wauquiez, c'est trop dangereux de le mettre dans ce ministère, trop dangereux pour E.Macron.

42:23

Il a été rejeté. - A.de Tarlé: Parce qu'il est peu malléable et que ça irait au clash? - A.Bouilhaguet: Oui. On est au coeur du pouvoir. L.Wauquiez veut 2027. Ca a été le tremplin pour N.Sarkozy, le ministère de l'Intérieur, pour après s'envoler et devenir président de la République. Un clash permanent avec J.Chirac. B.Retailleau, c'est un homme plus loyal, qui a une relation de confiance avec M.Barnier. On parlait de G.Larcher. G.Larcher n'est pas là, mais en sous-main, c'est aussi lui qui tisse tout ça. B.Retailleau est l'homme de la situation pour le RN.

43:08

C'est la droite dure. C'est lui, le rédacteur du projet de loi sur l'immigration. Ce sont ses mesures qui ont été retoquées par le Conseil constitutionnel. Les quotas migratoires, la réforme des prestations sociales, la caution pour les étudiants étrangers... C'est la main de B.Retailleau. Le Conseil constitutionnel l'a censuré. Ce sont les propositions du RN. C'est aussi une manière de s'assurer les bonnes grâces du parti de M.Le Pen. - A.de Tarlé: A.Bouilhaguet parlait du "ministère de l'Immigration". M.Barnier a semé le trouble en évoquant la possible création

43:49

d'un ministère de l'Immigration. On l'a vu dans ses propositions en 2021. Pour un ancien commissaire européen, il voulait sortir des traités, pour pouvoir créer un moratoire sur l'immigration. - A.de Villaines: Et tout le monde s'est étouffé à Bruxelles. Il faut se remettre dans le contexte de la primaire des Républicains en 2021. C'était la course à l'échalote sur les thèmes de la sécurité, de l'immigration ou de l'islamisation. Dans les émeutes de juin, B.Retailleau a tout de suite parlé d'immigration et pas d'intégration. B.Retailleau a plein de mesures.

44:32

Dans son pacte législatif qu'il a proposé en juillet avec L.Wauquiez, il parlait de réformer la justice pénale pour les mineurs. Il est favorable à la prison. Il disait "fini, le laxisme". - J.Jaffré: Les peines planchers... - A.de Villaines: C'est très "facile" de se présenter devant la presse et de dire "fini, le laxisme". G.Meloni disait pareil, en Italie. Si B.Retailleau est à l'Intérieur, je l'attends sur un seul point: les OQTF. G.Darmanin aussi disait "fini, le laxisme", mais il n'a pas réussi à faire appliquer ces OQTF. Plus de 90 % ne sont pas appliquées. Ils sont dans l'opposition depuis des années. Si B.Retailleau arrive place Beauvau, quel sera son bilan? On n'en est pas encore à faire des lois immigration. Il y en a une qui est passée en décembre. En un claquement de doigts, le gouvernement peut tomber. On a le pire de la Ve République et de la IVe. On a l'instabilité potentielle de la IVe République. Je crois qu'il y a aussi un sujet pour les institutions qui se pose. Dans cette Ve République, avec les 3 blocs,

46:00

on n'arrive pas très bien à se repérer. Il y a des gens qui étaient tombés dans les oubliettes et qui reviennent d'un coup au pouvoir. Jusqu'à quand? C'est la question. - A.de Tarlé: Le RN maintient la pression sur l'exécutif. Quelle sera la politique de M.Barnier sur l'immigration? Il a parlé de rigueur et d'humanité. Ce sera plutôt le 1er ou le 2e mot? - C.Cornudet: Plutôt le premier. Il a parlé de rigueur et d'humanité devant les macronistes, pour les rassurer et qu'on aboutisse à cet accord qu'on a vu se dessiner hier. En réalité, il a aussi reçu G.Larcher, puis Y.Braun-Pivet.

46:40

Il leur a dit qu'il voulait aller très fort sur l'immigration et qu'il voulait remettre au goût du jour les mesures censurées l'an dernier parce que, dit-il, elles avaient été censurées pour des questions de forme. "Si on les écrit mieux, elles passeront mieux." Ce sera un point de bienveillance du RN. Ce sera un point d'extrême fébrilité avec le groupe macroniste. B.Retailleau aura une autre difficulté. Pour des raisons budgétaires, une des mesures qui coûtent beaucoup, ce serait de reporter tous les financements

47:24

de la loi de programmation, notamment dans la police, votée sous G.Darmanin. G.Darmanin a fait voter beaucoup d'argent pour les policiers, pour améliorer leur matériel, les voitures... Ce serait décalé dans le temps. Cette année, on stopperait les financements. Ca a l'air très avancé dans la préparation du budget. Si c'est ça, il va débarquer à Beauvau avec les policiers pas contents du tout. - A.de Tarlé: On imagine que M.Barnier a lu ce sondage... L'Allemagne a rétabli le contrôle à ses frontières. 77 % des Français seraient favorables à ce qu'on fasse comme les Allemands. - C.Cornudet: B.Retailleau regarde de près ce qui s'est fait en Allemagne. Ce n'est pas un gouvernement de droite

48:08

qui a fait le rétablissement aux frontières. C'est une coalition avec les sociaux-démocrates. Il y a un lien direct qui est fait entre immigration et extrême droite, AfD. En France, M.Barnier et B.Retailleau font le même lien. - A.de Tarlé: Face à un gouvernement en sursis, elle prépare déjà la suite. M.Le Pen fait le pari d'une nouvelle dissolution d'ici un an et met son parti en ordre de marche. - Un samedi matin, 9h, à l'Assemblée nationale. Voilà pour le décor de rentrée, cette année, au RN. Décor studieux. - On a connu des rentrées plus festives au RN?

48:53

- Ce n'est pas la fête. On a fêté nos victoires électorales lors de différentes élections. - Au travail, à condition de retrouver la porte d'entrée et ses habitudes. Le parti à la flamme autorise la caméra le temps d'une matinée, le temps de la photo de classe. - M.Le Pen: Je rappelle qu'il y a 26 mois, nous étions 6. - Aujourd'hui, ils sont 126. Pas question de se faire remarquer. - M.Le Pen: On ne suit pas les commentaires des uns et des autres. "Est-ce que vous êtes de gauche, de droite..."

49:35

Tout cela n'a aucun intérêt. Ne vous laissez pas ballotter par les bla-bla. - Hors micro, les députés sont invités à éviter de s'exprimer dans la presse et de prendre note du nouveau programme économique. Une dose de libéralisme pour les entreprises, une dose de social-populisme. Le parti proposera l'abrogation de la réforme des retraites le 31 octobre à l'Assemblée. - S.Chenu: Cette réforme des retraites est rejetée par 93 % des actifs. On a une niche parlementaire.

50:19

Nous allons proposer l'abrogation de la réforme des retraites. Quiconque voudra la voter en liberté la votera. - La gauche suivra-t-elle? Et sur l'immigration, que fera le gouvernement Barnier pour convaincre le RN de ne pas le censurer? L'extrême droite est au centre du jeu politique, et elle le sait. Au programme du 2e jour, comment s'imposer définitivement aux prochaines élections. - J.Bardella: Nous sommes désormais incontournables. Il est important qu'on remonte à cheval, qu'on reparte au travail. Cet état d'esprit de la campagne permanente, qui a connu une parenthèse avec la trêve olympique, doit reprendre.

51:02

- Le RN lance sa campagne permanente, un meeting par mois et 577 candidats à trouver d'ici fin mars, en ordre de marche, si leur rêve de nouvelle dissolution se réalisait. - J.Bardella: L'instabilité politique du moment ne va pas nous empêcher de continuer à avancer. On démarre cette année avec 2 bonnes nouvelles. Premier parti en nombre de voix, en nombre de députés à l'Assemblée nationale et au Parlement européen... Nous allons continuer de travailler, d'avancer avec un objectif qui ne change pas, celui de conquérir et d'exercer le pouvoir. - Le parti fait aussi le ménage, récemment avec une députée qui reconnaît avoir utilisé son enveloppe parlementaire pour payer la garde de ses chiens ou encore un abonnement sur un site de rencontres.

51:46

En juin, plusieurs dizaines de candidats aux législatives avaient été épinglés pour racisme et antisémitisme, notamment. - Quelqu'un qui a dit quelque chose d'ambigu il y a 10 ans, avant, la presse ne s'y intéressait pas et nos adversaires s'y intéressaient moins. Maintenant, il faut qu'on soit nickel. On est en position de favoris. - Mais cette mise à l'écart de certaines "brebis galeuses", comme les appelle J.Bardella, n'est pas au goût de tout le monde. Vous êtes d'accord avec le terme de "brebis galeuses"? - Non. - J.Bardella l'utilise beaucoup. - Je pense qu'il se trompe sur ce point.

52:25

Il y a des gens qui ont peut-être fait une erreur. Aujourd'hui, il y a des jeunes qui font des selfies, des choses comme ça, qui se retrouvent après sur leur CV... C'est un casier judiciaire pratiquement ineffaçable. S'ils avaient égorgé père et mère, ça pourrait être gommé ensuite par le fait qu'ils aient purgé leur peine, qu'il y ait une amnistie. - Autre ombre au tableau pour le RN: l'affaire des assistants parlementaires au Parlement européen. Plusieurs cadres, dont M.Le Pen, seront jugés pour détournement

53:08

de fonds publics. - A.de Tarlé: Question. - J.Jaffré: Tôt ou tard, il le fera, mais j'ai tendance à penser que c'est plutôt tard que tôt. On ne peut pas dissoudre l'Assemblée nationale avant l'été 2025. Il faut calculer le temps nécessaire par rapport à l'hypothèse de la dissolution, l'objectif proclamé du RN. Je crois aussi que les Français souhaitent assez nettement qu'on le laisse faire un moment, qu'on le laisse agir, qu'on retrouve une forme de stabilité politique dans cette Assemblée ingérable

53:51

et ces institutions qui fonctionnent mal. Pour le RN, l'idée, c'est qu'avec le budget tellement difficile à faire passer... Quand il y a un 49-3, vous pouvez toujours ne pas voter la censure, en disant que vous êtes contre le budget mais que vous ne votez pas pour le chaos institutionnel. "Mais vous ne perdez rien pour attendre." Peut-être qu'ils attendent la baisse de popularité du gouvernement, une forme d'échec de B.Retailleau dans des mesures qu'il n'arrive pas

54:35

à faire adopter ou qui ne donnent pas des résultats très efficaces. A ce moment-là, ce sera la censure que le RN sera prêt à voter. La question, c'est de savoir si le Nouveau Front populaire voudra voter la censure. - A.de Tarlé: Censure, est-ce que ça veut dire automatiquement dissolution? E.Macron a déjà dissous une fois. - C.Cornudet: Même s'il y a une censure, il n'a pas le droit de dissoudre avant juin prochain. - A.de Tarlé: Ce serait son intérêt de redissoudre? Ca ne lui a pas réussi la 1re fois. - C.Cornudet: Il dit à ses proches qu'il n'a plus l'intention de dissoudre.

55:19

Mais le jeu de M.Le Pen peut être... Il y a un élément: quand elle sera prête. Vous avez rappelé les brebis galeuses et le procès... Ils ont besoin de temps pour être prêts. Une censure... La politique paraît tellement fragile qu'on ne sait pas jusqu'où ça embarque tout le monde. Est-ce que ça embarque dans une présidentielle anticipée parce qu'E.Macron ne peut pas résister à une pression qui dirait qu'il faut qu'il parte parce qu'on est dans une situation difficile? On ne sait pas. Une censure peut avoir des conséquences très importantes.

56:04

- A.de Tarlé: Elle ne voudrait pas en être tenue responsable. - C.Cornudet: Il faut qu'elle soit prête. Elle a besoin de faire croire qu'elle peut, à tout moment, faire tomber le gouvernement. C'est de ça qu'elle joue aujourd'hui. - A.de Tarlé: On a revu J.Bardella, l'échec de J.Bardella au soir du 9 juillet... - J.Jaffré: 7 juillet. - A.de Tarlé: C'était le signe d'un RN qui n'était pas prêt? - A.de Villaines: Je crois. Il y a eu une mobilisation extraordinaire des Français. 20 points de plus de participation par rapport à 2022. On était à 46 % et là, c'est 66 %. Ils se sont pris le front républicain de plein fouet. Ils ne l'avaient pas vu venir.

56:48

Ils étaient sur une autoroute de la victoire, avec le bon score aux élections européennes. Il y a eu le réflexe du front républicain. On a parlé des brebis galeuses, mais il y a eu d'autres éléments de fond bien plus importants. Eux-mêmes se sont sentis presque à Matignon, puisqu'ils sont arrivés en tête au 1er tour des législatives. Ils ont pu paniquer sur le programme. Un exemple avec les retraites. Le RN était très opposé à la réforme des retraites. Ils ont encouragé les gens à manifester. Là, il y a une niche RN. C'est facile de proposer l'abrogation

57:30

de la réforme des retraites. Ils espèrent que la gauche va voter avec eux, et pendant la campagne, au Medef, quand on a demandé à J.Bardella s'ils allaient abroger la réforme des retraites, à côté d'E.Ciotti, qui était pour la retraite à 65 ans, les masques tombent. Il y a eu aussi ces dérapages sur l'ancien programme du RN, que S.Chenu n'avait visiblement pas assimilé, sur les binationaux. Ca a beaucoup crispé le pays. Il y a eu beaucoup de gaffes de porte-paroles, d'élus, de représentants du RN qui disaient que ce ne serait pas possible d'être binational et ministre. J.Bardella a une part de responsabilité là-dedans. C'est quelqu'un de très jeune. C'est monsieur Selfie. Matignon, c'est le poste le plus difficile de la Ve République. C'est stratégique. C'est une immense administration. Il faut une expérience extraordinaire. Le RN n'a jamais gouverné. Ils ont intérêt à temporiser et à faire des séminaires pour se remettre en selle, s'ils y arrivent. - A.de Tarlé: On revient à vos questions. Question.

58:55

Demain, la gauche manifeste. F.Hollande parle de restauration. M.Panot dit qu'on recycle les perdants. La gauche a des regrets? - A.Bouilhaguet: Son coeur doit pencher à gauche. C'est Annie, en Gironde... La gauche a eu une part de responsabilité. Quand elle ne cesse de répéter que c'est L.Castets ou rien, que c'est le programme, rien que le programme... Ca manque un peu de souplesse. L'option Cazeneuve, qui a été sur la table du président de la République, était une option viable, possible. On a dit qu'E.Macron n'en voulait pas. Y compris du côté d'E.Macron... Lui cherchait une solution. Les 66 députés socialistes, avec O.Faure à leur tête, ont pesé de tout leur poids. O.Faure appelait sans cesse E.Macron pour lui rappeler à quel point, pour lui, B.Cazeneuve, ce n'était pas possible.

1:00:17

Il y a une responsabilité de la gauche de se dire: "Qu'est-ce qu'il vaut mieux? M.Barnier, un gouvernement de droite, ou un gouvernement social-démocrate qui n'est pas L.Castets, mais à qui on va donner des possibilités en étant plus accommodant sur les retraites..." C'est trop simple de crier au déni de démocratie. - A.de Tarlé: Une gauche pure, une droite dure... Est-ce qu'il pourrait y avoir une scission à gauche? L'option Cazeneuve pourrait se représenter. C'est ce qu'écrivait "Le Figaro" ce matin. - C.Cornudet: Manifestement, autour d'E.Macron, il y a déjà des réflexions engagées.

1:01:02

Voyant bien que ce gouvernement aura du mal à naviguer et à embarquer les macronistes au Parlement derrière lui, il y a des réflexions avec des personnalités de gauche pour préparer un plan B au cas où ça tombe et que cette fois, ce soit prêt et que ça puisse naviguer. - A.de Tarlé: Question. - A.de Villaines: Les élus macronistes, c'est le "en même temps". Il y en a qui sont ravis de retrouver leurs petits camarades. Il y en a qui disent que M.Barnier, c'était la seule option. Il y a aussi 2027 qui se joue. - A.de Tarlé: Des députés Ensemble pour la République

1:01:45

rejoignent S.Houlié et quittent le groupe. - A.de Villaines: Et G.Attal joue sa propre partition. Il a essayé d'entamer un bras de fer avec M.Barnier dès la passation de pouvoir. A mon avis, il s'est fait recadrer. "Tu ne peux pas te mettre d'un coup dans l'opposition." Tout le monde est revenu à la raison. Cet accord LR-Ensemble, on verra combien de temps ça tient. Les uns ont besoin des autres. - A.de Tarlé: G.Attal a accordé une interview au "Point". Il a dit qu'il avait une histoire à écrire avec les Français. - J.Jaffré: La modestie n'est pas son fort. - A.de Tarlé: On retient les présidentielles. - J.Jaffré: L'obsession présidentielle

1:02:29

est une maladie politique française. G.Attal a le droit d'y penser. Est-il intelligent d'en parler aujourd'hui, alors qu'il y a un gouvernement qui commence, qu'il a un rôle fondamental comme chef parlementaire, le plus important du groupe gouvernemental minoritaire? Je pense que c'est sur la ligne politique de ce gouvernement qu'on attend G.Attal, plutôt que sur ses ambitions présidentielles. Vous auriez pu citer E.Philippe, qui est manifestement assez maltraité, et ses troupes aussi,

1:03:13

dans ce nouveau gouvernement. La préparation de la présidentielle gâche un peu la vie politique française. Elle occupe en permanence le débat politique. - A.de Tarlé: E.Philippe a lui aussi fait acte de candidature alors qu'E.Macron cherchait un Premier ministre. Il pensait toujours ne jamais le dire. Merci d'avoir participé à cette émission. Restez sur France 5. Bonsoir. Au programme? - A.-E.Lemoine: Ce soir, A.Duhamel nous explique pourquoi il pense que M.Barnier va devenir à Matignon le berger d'un troupeau, non pas de brebis, mais de chèvres.

1:03:57

Il y aura L.Thilleman, qui a accompagné pendant 12 ans sa grand-mère.