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Conférence de presseyoutube.com· 10 mars 2017 92 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Conférence de presse du 10 mars 2017 : déclaration de candidature de François Asselineau

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 71 %Attaque 23 %Défensif 6 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 16:01OuverteRéponse directe

    Comment financez-vous votre campagne avec un score à 1% ?

  • 19:00OuverteRéponse partielle

    Votre parcours administratif vous rend-il anti-système ?

  • 22:00OuverteRéponse directe

    En quoi vous distinguez-vous de Marine Le Pen sur la sortie de l'UE ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Est-ce difficile d'obtenir 500 parrainages pour un petit parti ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Dans votre programme de 2012, un chapitre sur la liberté de la presse : assurer une diversité politique parmi les journalistes. Que signifie cela ?

  • 8:00RelanceRéponse partielle

    On choisit comment les commentateurs ? On leur demande des cartes de parti ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Chiffre
    « J'ai obtenu à ce jour 524 parrainages validés, émanant de plus de 80 départements. »
  • 3:00Chiffre
    « Chaque jour qui passe, près de 1 000 personnes basculent en dessous du seuil de pauvreté. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est l'Insee. »
  • 4:00Fait
    « La Constitution française a été bafouée depuis 2005. »
  • 16:01Fait
    « Nous avons 0 € d'emprunt bancaire et que nous continuerons de cette sorte. »
  • 18:00Fait
    « Il n'y a pas à l'UPR de valises de billets. »
  • 4:00François AsselineauFait
    « Il est prévu au programme de supprimer les départements français, sans doute aux alentours de 2020. »
  • 6:00François AsselineauFait
    « On a parmi les journalistes dans les grands médias d'information le sentiment que tout le monde pense la même chose. »
  • 23:00François AsselineauPromesse
    « Si je ne suis pas au second tour, je ne me désisterai pour personne et j'appellerai les Français à voter en conscience. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Mesdames et messieurs, je suis heureux de vous accueillir dans ce siège de campagne pour l'élection présidentielle et les élections législatives qui suivront. Le Conseil constitutionnel vient de livrer la nouvelle publication des parrainages validés par cette haute institution. J'ai obtenu à ce jour 524 parrainages validés, émanant de plus de 80 départements.

Je suis donc en mesure d'annoncer officiellement que je suis candidat à la présidence de la République. (Applaudissements et acclamations) Vous noterez qu'à la différence d'une très grande majorité d'autres dirigeants politiques, j'ai respecté les échéances et j'ai attendu que les parrainages soient effectivement validés par le Conseil constitutionnel pour annoncer officiellement ma candidature. Je ne suis pas de ceux qui passent leur temps à manipuler l'opinion publique.

J'ai toujours dit que ce serait difficile d'avoir ces parrainages. Nous les avons obtenus, à la surprise peut-être d'un certain nombre d'observateurs. Mais nous, ça ne nous surprend pas, tant notre mouvement politique suscite d'espoir et se hisse de plus en plus au sommet des partis politiques français.

Nous allons franchir dans quelques instants certainement les 16 800 adhérents. Si je suis candidat à la présidence de la République, ça n'est pas par vanité personnelle. Cela fait 10 ans qu'en rupture avec la pensée dominante, en ayant le courage de remettre en question une carrière administrative et professionnelle toute tracée, en ayant le courage de renoncer à bien des avantages que pouvaient obtenir à la fois mon cursus universitaire et mon expérience professionnelle, j'ai préféré me battre pour des convictions, et – si vous me le permettez – me battre pour mon pays, c'est-à-dire pour la France.

La France ne va pas bien. Il suffit de parcourir les provinces, de s'entretenir avec les maires, de s'entretenir avec nos concitoyens pour découvrir à quel point notre pays est malade. Je rappelle que chaque jour qui passe, près de 1 000 personnes basculent en dessous du seuil de pauvreté.

Ce n'est pas moi qui le dis, c'est l'Insee. Presque chaque jour qui passe, un agriculteur se suicide. Tous les jours ouvrables depuis 10 ans, ou presque, une entreprise ferme, une usine ferme.

La crise que traverse la France est une crise économique, sociale, diplomatique, culturelle, militaire. C'est une crise multiforme. Mais c'est une crise qui, avant tout, est une crise morale.

Et pourquoi est-ce que c'est une crise morale ? Eh bien c'est parce que les Français ne se reconnaissent plus dans leur propre pays. Et pourquoi les Français ne se reconnaissent plus dans leur propre pays ?

C'est tout simplement parce que la Constitution française n'est pas respectée. Loin d'acquiescer à ceux qui voudraient passer à une VIe ou une VIIe République, je voudrais – moi – que l'on en revînt à la Ve République. Dans le préambule de la Constitution, dans le dossier – d'ailleurs, vous le trouverez –, figure cette phrase : « Le peuple français proclame solennellement son attachement aux droits de l'homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu'aux droits et devoirs définis dans la Charte de l'environnement de 2004 ».

Le préambule de notre Constitution précise qu'en vertu de ces principes et de la libre détermination des peuples, (Asselineau mélange le préambule et l'article premier) « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale ». Le premier titre de notre Constitution porte ce beau nom : « De la souveraineté ». « De la souveraineté »...

Précise que « La langue de la République est le français », que « L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge ». Il n'est pas le drapeau bleu aux douze étoiles d'or. La Constitution française précise que le « principe » est le « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».

La Constitution interdit normalement que lorsque 55% des Français votent non à la Constitution européenne, eh bien on fasse comme si de rien n'était et que l'on poursuive ensuite exactement comme s'ils avaient voté oui. La Constitution française a été bafouée depuis 2005. L'article (3) de notre Constitution précise que « La souveraineté nationale appartient au peuple (...) Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice », en particulier des commissaires européens.

Une Commission européenne peuplée de technocrates non élus et non citoyens français n'a pas le droit, selon notre Constitution, de s'attribuer notre souveraineté. L'article 4 de notre Constitution précise que « Les partis (...) politiques (...) doivent respecter les principes de la souveraineté nationale ».

Est-ce que les mots ont un sens ou est-ce qu'ils n'en ont plus ? Je répète : « Les partis (...) politiques » français « (...) doivent respecter les principes de la souveraineté nationale ».

Enfin, l'article 4 précise que « La loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis (...) à la vie démocratique de la Nation ».

Est-il admissible qu'un parti politique comme celui que j'ai créé, qui a recueilli près de 1% des suffrages et 190 000 électeurs il y a un an et demi, qui est le parti en plus forte croissance de France, qui a dépassé les 16 700 adhérents, un parti politique dont le site internet « upr.fr » est le plus consulté de tous les partis politiques français, un parti politique qui, sur Internet, recueille 8 600 000 vues sur la simple chaîne Youtube, est-il admissible que ce parti politique, depuis 10 ans, il n'en ait jamais été question – ou pratiquement jamais – dans tous les grands médias du pays, ce qui scandalise évidemment un nombre croissant de nos compatriotes et ce qui scandalise aussi un certain nombre d'observateurs étrangers ? Notre Constitution fixe également ce qu'est le président de la République.

Mesdames et messieurs, je vous invite à prendre toute la mesure de la gravité des instants que nous vivons. Il ne s'agit pas des élections législatives. Les élections législatives vont se tenir au mois de juin.

Les élections législatives vont dégager une majorité à l'Assemblée nationale d'où émanera le gouvernement et le Premier ministre. Le rôle du Premier ministre et du gouvernement est fixé par les articles 20 (à 23) de la Constitution. Le rôle et les pouvoirs du président de la République sont fixés par les articles 5 à 19 de la Constitution.

Alors je me permettrai avec vous de commenter l'article 5. « Le président de la République veille au respect de la Constitution ». C'est ce que je fais avec vous.

Puisque je brigue le poste et les fonctions et l'honneur d'être président de la République française, j'applique déjà l'article 5. Je vais au cours de cette campagne rappeler que le rôle n°1 du président de la République est de veiller au respect de la Constitution. Article 5, phrase 2 : « Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État ». « Par son arbitrage »...

Rappelez-vous le discours de Charles de Gaulle du 16 juillet 1946 à Bayeux, qui avait posé les jalons, les bases de ce qu'allait être la Constitution de la Ve République. Le chef de l'État doit se situer au-dessus des partis politiques. Il ne peut pas être un chef de clan, un chef de bande.

Il doit assurer son arbitrage. Comment les Français pourraient-ils confier ce rôle d'arbitre au-dessus des partis à des responsables politiques émanant de partis extrémistes ? Il faut avoir la hauteur de vue, la capacité de rassemblement pour exercer cette fonction.

Et je me permets de signaler ici que le parti politique que j'ai créé a été classé officiellement, et à plusieurs reprises, par le ministère de l'Intérieur...

Qui est la seule institution en France qui est officiellement chargée de donner une étiquette politique. Notre parti, l'UPR, a été classé officiellement en divers, c'est-à-dire classable au-dessus ou à côté du clivage droite-gauche. De fait, le programme que j'ai présenté...

Et que je présenterai plus en détail mardi prochain. Le programme que j'ai présenté depuis 10 ans est un programme de large rassemblement national inspiré du CNR. De fait, l'UPR est actuellement le seul parti politique français – et je mets au défi quiconque de me prouver le contraire – qui est capable de rassembler à lui des gens venus de tous les horizons, de toutes les catégories sociales, de toutes les opinions politiques ou religieuses, y compris des gens qui n'ont pas de religion.

Nous avons à l'UPR des électeurs venus de tous les anciens partis politiques ainsi que de nombreux Français dégoûtés par la politique et qui avaient décidé de choisir l'abstention. Enfin, la dernière phrase de l'article 5 de notre Constitution précise que le président de la République « est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités ». Comme le disait Charles de Gaulle à Alain Peyrefitte en 1965, avant la première élection au suffrage universel...

Il lui disait : « Le vrai sujet de l'élection présidentielle, c'est l'indépendance de la France ». À côté de celui-là, tout le reste est secondaire, parce que l'indépendance nationale, la souveraineté nationale, comme il est question dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, comme il en est question dans le préambule de la Constitution de 1946, comme il en est question dans le préambule de la Constitution actuelle de 1958, l'indépendance nationale, la souveraineté nationale sont les synonymes exacts de démocratie. Il ne peut pas y avoir de démocratie – c'est-à-dire demos-kratos : ces mots grecs qui veulent dire : kratos : le pouvoir, demos : du peuple – s'il n'y a pas la souveraineté du peuple, la souveraineté populaire, la souveraineté nationale.

J'entends au cours de cette campagne relever le niveau de la campagne présidentielle qui, actuellement, a plongé dans l'abîme. Les débats actuellement en cours sont indignes de la gravité du moment. Ce sont des débats qui sont sordides qui accaparent les Français d'un côté.

Et de l'autre côté, nous avons des responsables politiques qui présentent des programmes de Premier ministre. Que disent les autres candidats de l'indépendance nationale ? Comment est-ce que les autres candidats, qui se vautrent dans la soumission aux traités européens, vont-ils assurer notre souveraineté nationale, notre indépendance nationale ?

Qui à part moi parle de l'intégrité du territoire, c'est-à-dire de l'unité nationale, c'est-à-dire de ces réformes territoriales dont l'objectif tacite est de donner de plus en plus de pouvoirs aux régions, de moins en moins à l'État-nation, pour parvenir à la dislocation des grands États-nations à horizon de 10 ou 15 ans comme d'ailleurs le processus est entamé en Belgique, en Espagne, au Royaume-Uni et même en France, puisque le président de la collectivité de Corse, M. Jean-Guy Talamoni, a indiqué qu'il verrait de son vivant une Corse indépendante dans le cadre de l'UE. Comment peut-on être candidat à la présidence de la République et proposer de désobéir aux traités européens alors même que l'article 5 précise que le devoir n°1 du président de la République est d'être le garant du respect des traités ?

Ceux qui se permettent de promettre de désobéir aux traités européens, outre les problèmes considérables que cela poserait avec nos partenaires européens, se proposent tout simplement de piétiner la parole de la France au niveau international et aussi de piétiner la Constitution française, puisque l'article 5 fait obligation au président de la République de veiller justement au respect de la Constitution. Alors puisqu'il est question d'indépendance nationale et de « garant de l'indépendance nationale », et qu'aucun candidat à part moi ne focalise la campagne sur cette question, puisque les autres candidats sautent déjà à l'étape suivante, c'est-à-dire à la campagne législative, présentent des programmes certes intéressants en matière économique, sociale, environnementale, la santé, l'éducation...

Mais ça, ce sont des programmes de gouvernement, dont d'ailleurs ils ne sont pas sûrs de pouvoir les appliquer, puisque encore faudrait-il qu'ils aient ensuite une majorité à l'Assemblée nationale en juin. Le plus grave dans toutes ces opérations, c'est que les autres candidats, en fait, proposent un programme de Premier ministre et ne proposent pas un programme de chef de l'État. Le plus grave, c'est qu'ils font des propositions et des projets qui méconnaissent tout simplement les contraintes européennes.

Mesdames et messieurs, vous trouverez dans votre dossier un rapport daté du 18 mai 2016, rapport 330 COM(2016) de la Commission européenne, qui fixe ce que doivent être les grandes orientations de politique économique (GOPÉ) de la France pour les années 2016 et 2017. Nous allons beaucoup communiquer sur ce rapport, qui a été pris en vertu de l'article 121 du TFUE. Oui, il est vrai – je reconnais – que j'ai une particularité.

C'est que je connais mes dossiers, et je sais de quoi je parle. Je ne suis pas là pour faire un spectacle de music-hall ou pour lancer à la volée des slogans marketing. Je suis là pour rappeler ce que sont les règles de droit.

Je suis là pour expliquer aux Français comment, s'ils ont la faiblesse de voter pour un candidat du système, comment ils seront contraints dans quelques semaines et quelques mois de constater : « Caramba ! Encore raté ! Encore une fois, nous avons élu un chef de l'État qui se moque de nous ».

Vous trouverez dans ce rapport sur les GOPÉ les contraintes que le gouvernement français devra appliquer si nous restons dans l'UE. Vous découvrirez notamment qu'il est demandé à la France de poursuivre la politique de rigueur que nous poursuivons depuis 25 ans avec des brillants résultats que vous voyez. Vous découvrirez qu'il est demandé à la France de continuer à tailler en pièces nos acquis sociaux, notamment de dévaloriser voire de supprimer le SMIC.

Vous découvrirez qu'il est demandé également de diminuer les prestations de chômage, voire même de les supprimer. Et vous découvrirez qu'il est question d'avoir tout simplement des CDI qui seraient tellement amoindris que vous pourriez être chassés de votre employeur du jour au lendemain. Vous découvrirez qu'il est demandé à la France de tailler en pièces toutes les protections des professions réglementées.

Je m'adresse ici notamment à toutes ces professions réglementées : les avocats, les notaires, les médecins, les chirurgiens, les pharmaciens, les artisans-taxis, les experts-comptables, les commissaires aux comptes, j'en passe. Toutes ces professions sont en fait condamnées à une mise en concurrence frontale dans les années qui viennent à la demande de Bruxelles dans ce qu'il est convenu d'appeler maintenant l'ubérisation de la société française. J'en profite au passage pour rappeler que les lois prétendues El Khomri ou Macron ne sont en fait que l'application servile des demandes de ces GOPÉ, prises en vertu de l'article 121 du TFUE, qui est l'un des grands secrets que personne en France ne veut expliquer aux Français.

Dans notre Constitution, l'article 14 fait du chef de l'État le chef de la diplomatie, puisque c'est auprès de lui que sont accrédités les ambassadeurs des puissances étrangères, et c'est lui qui accrédite les puissances étrangères. L'article 15 fait du président de la République le « chef des armées ». Quant à l'article 16, il confie éventuellement, en cas de crise, les pleins pouvoirs au président de la République.

Vous êtes donc fondés, au moment de l'élection présidentielle, (à) vous interroger sur ce que veut le candidat à l'élection présidentielle en matière diplomatique, militaire. C'est ça qui est important : en fait, quel va être le rôle de la France dans le monde. Je connais bien entendu la propagande.

Ça fait 10 ans que j'entends des arguments de propagande comme quoi on ne pourrait pas sortir de l'UE, puisque sinon, la France serait isolée, que ce serait une catastrophe économique et sociale sans précédent. Eh bien moi, mon programme – vous le savez – consiste exactement à rétablir la souveraineté et l'indépendance nationales. Mon programme consiste à convier tous les Français à se rassembler dans un nouveau CNR, en mettant de côté tout ce qui les divise pour se rassembler sur notre plus grand dénominateur commun qui est la souveraineté, l'indépendance de la France, afin de rendre aux Français leur démocratie et leur droit inaliénable à choisir leur avenir collectif.

C'est la raison pour laquelle la colonne vertébrale de mon programme consiste à proposer aux Français de sortir de l'UE par l'article 50 du TUE : exactement ce que vont mettre en œuvre les Britanniques dans quelques semaines, ce grand peuple britannique auquel je rends hommage. Et je me permets de signaler à ce propos que les Britanniques qui ont voté non à l'UE, qui ont voté en faveur du Brexit étaient 52% et que, parmi eux, il y a eu énormément de gens de droite, mais aussi énormément de gens de gauche. Nous aurons d'ailleurs bientôt, lors du 10e anniversaire de l'UPR que nous allons fêter dans quelques jours, la présence justement de l'un des principaux responsables syndicaux de gauche, qui avait appelé à voter pour le Brexit.

Mme Theresa May, le gouvernement britannique n'est pas un gouvernement d'extrême-droite. C'est un mensonge, une calomnie, une diffamation constante que de faire croire aux Français comme aux peuples d'Europe que vouloir récupérer les grands acquis de la Révolution française, ce serait être d'extrême-droite. La vision que je propose aux Français est de revenir aux grands fondamentaux de l'histoire de France : une France ouverte sur le monde, une France ouverte à l'universel, une France dont le drapeau bleu, blanc, rouge est celui de la Révolution française, celui du peuple qui a pris le pouvoir et qui a imposé la souveraineté populaire, la souveraineté nationale contre la souveraineté de droit divin.

Loin de vouloir isoler la France, je veux au contraire réintégrer la France dans le concert des nations. La France est membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, qui compte 195 États. Lorsque la France sera sortie de l'UE, de l'euro et de l'OTAN, nous aurons dénoncé juridiquement trois traités : le TUE, le TFUE et le TAN du 4 avril 1949.

Je rappelle ou j'informe que la France est liée au reste du monde par quelque chose comme 6 686 traités, bilatéraux ou multilatéraux. Sortie de l'UE, la France restera évidemment membre de l'ONU, restera évidemment membre du FMI, de la Banque mondiale, de l'Agence internationale pour l'énergie atomique, de l'OMS, de l'UNESCO, de l'OMC, d'Interpol, du traité sur le droit de la mer, du Traité sur l'espace extra-atmosphérique, du Traité (sur) l'Antarctique, de dizaines et de dizaines d'organisations internationales. La France restera liée au reste du monde par de très nombreux traités bilatéraux.

Je comptais qu'il y a à peu près quelque chose comme 343 traités bilatéraux qui lient la France à la seule République fédérale d'Allemagne, qui fixent nos relations amicales avec la délimitation des frontières, avec les échanges diplomatiques et consulaires, la coopération industrielle, les échanges d'étudiants, les prêts d'œuvres d'art, les mariages binationaux, les problèmes familiaux, etc., etc., etc.

En bref, vouloir faire croire que faire sortir la France de l'UE, de l'euro et de l'OTAN serait vouloir la faire entrer au Carmel ou vouloir la transformer en une Corée du Nord est tout simplement une ineptie. Il suffit d'ailleurs de regarder nos voisins suisses, qui ne sont ni dans l'UE, ni dans l'euro, ni dans l'OTAN. La Suisse qui est le pays du monde qui accueille le plus de conférences internationales, la Suisse qui est classée par l'indice (de) développement humain du Programme des Nations unies pour le développement au sommet mondial, à égalité d'ailleurs avec la Norvège et l'Islande, qui sont les deux autres pays d'Europe occidentale qui ont justement refusé d'entrer dans cette prison des peuples qu'est devenue l'UE à 28, dont tout le monde sait, même nos responsables, qu'elle est absolument ingérable et que nous sommes dans une impasse historique.

Ça n'est pas moi, c'est le président de la République, qui voici quelques jours encore se réunissait pour la 2587e fois depuis 1957 pour définir une autre Europe mythique. Je rappelle que pour changer d'Europe, il faut l'unanimité des États membres. Il faut donc avoir l'unanimité de 28 gouvernements, qui négocient, qui vont négocier pendant des années pour avoir un nouveau traité.

Je rappelle par exemple que la Convention sur l'avenir de l'Europe, présidée par M. Giscard d'Estaing, avait duré plusieurs années, et que la montagne, évidemment, avait accouché d'une souris, tant les contradictions, tant la divergence des intérêts nationaux légitimes de chacun interdirent en fait toute modification substantielle. Je rappelle que même une fois que 28 gouvernements seraient tombés d'accord, encore faudrait-il avoir l'accord des 28 peuples, qui se manifeste pour la ratification des traités soit par un vote au Parlement, soit par un référendum.

Je précise donc que pour changer les traités européens, il faut tout simplement avoir l'accord unanime de 56 entités. Autant dire qu'il est absolument impossible de changer les traités de façon substantielle. Et je voudrais ici lancer un appel aux journalistes.

Lorsque vous voyez un candidat qui vous propose de renégocier les traités ou de changer d'Europe, puisque de plus en plus, un certain nombre de candidats vont dans cette direction, posez-leur une question toute simple : « Au fait, pourquoi l'Europe est-elle comme elle est ? ». Si l'Europe est comme elle est, ça n'est pas par inadvertance, ça n'est pas parce que pendant 60 ans, les diplomates français ont dormi du sommeil du juste pendant que certains préparaient les traités.

Si l'Europe est comme elle est, c'est parce qu'elle est la sédimentation depuis 60 ans d'accords innombrables, de crises de nerfs, de marathons nocturnes à Bruxelles, de crises de la dernière chance à Édimbourg, de nouveaux blocages européens à Berlin, et qui progressivement ont essayé d'échafauder un traité qui mécontente en fait tout le monde. Et ceux qui vous proposent de changer d'Europe vous proposent benoîtement de dire : « Eh bien tout ce qui s'est passé depuis 60 ans, nous allons le remettre par terre, et nous allons imposer aux autres un traité qui va favoriser les intérêts de la France ». C'est évidemment une plaisanterie, mais une plaisanterie saumâtre, puisque cela revient en fait à repousser encore et toujours le moment décisif où il faudra tirer les conclusions de cette aventure.

Et je rappelle comme je le disais tout à l'heure que chaque jour qui passe, 1 000 personnes en France basculent en dessous du seuil de pauvreté. Avant de conclure et avant de passer aux questions, je voudrais attirer votre attention sur le fait que nous devons maintenant choisir un chef de l'État, et non pas un Premier ministre, ni une majorité. Ça, ça sera en juin pour les élections législatives.

Et j'en profite d'ailleurs pour dire que l'UPR présentera des candidats dans les 577 circonscriptions. Et puisqu'il s'agit de choisir un chef de l'État, eh bien vous me permettrez de tirer les enseignements de l'histoire de France ainsi que les obligations fixées par notre Constitution pour préciser ce que sont à mon avis les 15 caractéristiques essentielles que doit remplir un chef de l'État pour convenir au peuple français. Et vous trouverez d'ailleurs dans votre dossier la liste de ces 15 caractéristiques selon moi.

La première, c'est qu'il doit aimer la France et se fixer pour premier objectif d'en assurer la survie et le rayonnement. Quel est le projet pour la France, au-delà des questions concernant l'embauche de quelques catégories supplémentaires de policiers ou de médecins, tout en disant...

Les mêmes qui vous disent ça vous disent par ailleurs qu'ils vont supprimer 100 000, 150 000 emplois de fonctionnaire. Ça, ce sont des sujets de nature gouvernementale. Mais quel est le projet pour la France ?

Quelle est la vision qu'ils ont de la France à horizon de 20 ans, de 50 ans, de 100 ans ? Quelle est la vision de la France qu'ils entendent livrer, transmettre à nos enfants, à nos petits-enfants, à nos arrière-petits-enfants ? La deuxième caractéristique d'un bon chef d'État pour les Français, c'est qu'il doit préserver la liberté et l'indépendance de la France face à tous les empires.

Je l'ai déjà dit, je le redis : au-delà de De Gaulle, qui s'inscrivait dans toute une série historique, je rappelle que Hugues Capet, lorsqu'il est monté sur le trône de France en 987 à la faveur d'une révolution de palais, avait été préféré au dernier des Carolingiens, donc avait instauré la nouvelle dynastie des Capétiens, parce qu'il avait justement refusé d'être le vassal d'Otton III, de l'empereur du Saint-Empire romain germanique, parce que les seigneurs du royaume de France refusaient que la France fût assujettie à un empire étranger. La caractéristique n°3 d'un chef de l'État, c'est qu'il doit maintenir l'unité nationale. Je l'ai dit.

Ça figure d'ailleurs dans l'article 5 de la Constitution. Quel est le projet des autres candidats sur cette question essentielle, qui va bientôt devenir au premier plan au cours du quinquennat qui arrive ? La caractéristique n°4 d'un bon chef d'État, c'est qu'il ne doit pas être partisan.

Il doit être l'arbitre. Et quand je dis ça, ça n'est pas seulement la Constitution. Je rappelle comment Henri IV est devenu l'un des rois de France les plus populaires parce que justement, il a su transcender les problèmes religieux de son époque, les guerres de religion, et qu'il a su rassembler les Français et pacifier le pays.

Un bon chef d'État en France doit rassembler tous les Français, en dehors des clivages politiques, religieux ou ethniques. Un bon chef d'État ne doit jamais, jamais semer la discorde entre les Français ! Jamais la discorde en fonction de critères religieux ou de critères ethniques ou de critères sociaux !

Son rôle n°1 est de rassembler le peuple français. Le point n°5 d'un bon chef d'État, c'est qu'il doit protéger le peuple contre les féodalités de son époque. Pourquoi Louis IX a-t-il été canonisé à la demande du peuple français ?

Parce que Louis IX rendait la justice sous son chêne. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire tout simplement qu'au milieu du XIIIe siècle, il faisait venir son mémorialiste Joinville, qui le raconte.

Il faisait venir un grand seigneur et puis un pauvre paysan. Et le cas échéant, il donnait raison au paysan contre le grand seigneur, ce qui était une innovation incroyable au XIIIe siècle. Saint-Louis a inauguré ce souhait des Français d'avoir une justice impartiale, une justice qui ne tienne pas compte de votre position sociale, une justice qui s'applique à tous, avec des principes tout simplement d'égalité et de vérité.

C'est le point n°6. Le chef de l'État doit veiller à assurer l'égalité et la justice sociale entre les Français. C'est le point n°7.

Il doit garantir des services publics efficaces et puissants. Puisque Louis IX n'avait pas fait que rendre la justice sous son chêne. Louis IX a également créé l'hôpital des Quinze-Vingts et les établissements de commun profit.

C'était en 1260. C'était il y a 750 ans. C'est l'apparition des services publics à la française.

Les Français ne sont pas des Anglo-Saxons. En France, nous considérons tous que pour les grands moments de la vie : la naissance, l'éducation, la justice, la maladie ou la mort, nous devons tous être égaux. Les Français ne veulent pas d'une médecine pour les riches et d'une médecine pour les pauvres.

Les Français ne veulent pas d'une justice pour les riches et d'une justice pour les pauvres. En bref, les Français ne veulent pas du monde anglo-saxon. Puisqu'aux États-Unis d'Amérique, il est normal qu'il y ait des différences sociales considérables, puisque finalement, eh bien si les gens sont inégaux, c'est normal.

C'est parce que c'est ainsi qu'ils ont été programmés par la providence. C'est une honte vis-à-vis de notre histoire que d'avoir des projets consistant à vouloir démanteler la Sécurité sociale. Dans mon programme figurera notamment la renationalisation de toute une série de services publics à la française : ceux qui avaient été issus de la Libération et du CNR.

Et nous inscrirons également...

Nous ferons inscrire dans la Constitution le principe de la Sécurité sociale pour tous les Français, et une Sécurité publique pour tous les Français. Nous inscrirons également d'ailleurs le principe des retraites par répartition et le principe que des grands services publics à la française seront constitutionnalisés comme n'étant pas sujets à privatisation, ce qui heurte de front – je reconnais – l'article 106 du TFUE. C'est justement une des raisons pour lesquelles nous allons sortir de cette prison des peuples qui impose aux Français un modèle économique et social qui est contraire à 8 siècles de notre histoire.

Nous inscrirons donc, et nous (renationaliserons) EDF, GDF, La Poste, la SNCF, les grandes (sociétés de gestion d'autoroutes), également les sociétés d'approvisionnement en eau. Nous déprivatiserons TF1, nous renationaliserons TF1, puisque TF1 avait été privatisée en échange d'un cahier des charges culturel qui n'a jamais été appliqué. Et puis pour le reste, je renvoie au programme que je présenterai mardi prochain.

Le point n°8 d'un bon chef d'État, c'est qu'il doit respecter le droit et d'abord la Constitution. C'est l'article 5 qui en fait l'obligation. Je l'ai déjà rappelé.

Le point n°9, c'est qu'il doit respecter la souveraineté du peuple, auquel il demande de trancher en dernier ressort. C'est la raison pour laquelle, dans le programme que je présente, dans le programme présidentiel, j'ai prévu de proposer aux Français l'instauration du référendum d'initiative populaire. 500 000 Français pourront, en déposant leur signature dans une mairie, imposer une question, qui s'imposera après validation par le Conseil constitutionnel, qui vérifiera si la question en question – justement – est constitutionnelle.

Eh bien nous aurons ainsi un système comme les votations suisses ou comme les référendums en Californie. Le point n°10 d'un bon chef d'État français, c'est qu'il doit avoir pour but d'assurer la paix entre les nations. Moi, je veux, et je me battrai si je suis élu président de la République pour redonner à l'ONU tout le pouvoir qu'elle mérite.

Je rappelle que la Charte des Nations unies interdit l'ingérence dans les affaires intérieures des autres États. Je rappelle que la Charte des Nations unies reconnaît à chaque peuple le droit inaliénable de choisir sa voie vers le développement. Je rappelle que les Nations unies interdisent de se faire justice soi-même, et que la Charte prévoit des règlements des différends pacifiques par des tribunaux internationaux ou par la Cour internationale de Justice.

La France doit donc ainsi œuvrer au respect du droit international. La France doit se retirer de toutes ces coalitions guerrières qui nous ont entraînés dans le choc des civilisations et qui nous ont entraînés et qui ont entraîné le peuple français – qui n'a d'ailleurs jamais été sollicité pour avis – dans des guerres illégales et néocoloniales, notamment au Moyen-Orient. Le point n°11 d'un grand chef d'État, c'est qu'il doit œuvrer pour la coopération internationale avec le monde entier sans distinction d'appartenance continentale, sans distinction de communauté ethnique ou religieuse.

Je rappelle que François Ier, en 1526, pour desserrer l'étau du Saint-Empire romain germanique de Charles Quint qui voulait déjà étouffer la France, je rappelle que François Ier avait fait alliance avec Soliman le Magnifique, le Grand Turc, au grand scandale d'ailleurs des autres pays alentours. Je rappelle que Charles de Gaulle, placé dans des conditions géopolitiques un peu comparables, bien sûr différentes, avait pour assurer l'indépendance et la souveraineté de la France fait un voyage mémorable en Amérique latine à l'été et à l'automne 1964. Je rappelle que Charles de Gaulle, en 1964, avait reconnu le premier la République populaire de Chine, puisque les États-Unis d'Amérique interdisaient en fait à leurs vassaux de reconnaître le régime de Mao.

Je rappelle que Charles de Gaulle avait noué des relations avec l'Union soviétique et était allé entamer la politique de détente. Eh bien c'est ce que je ferai lorsque je serai élu président de la République : nouer des relations d'amitié, de coopération avec le monde entier, et en particulier avec les pays de la francophonie. C'est la raison pour laquelle le drapeau bleu, blanc, rouge ici présent est flanqué du drapeau de l'ONU, puisque nous inscrivons notre devoir dans le cadre de l'ONU.

Mais nous avons aussi des affinités avec tous les pays qui ont en commun la langue française. Nous allons donc renouer des relations beaucoup plus étroites avec les pays francophones, à commencer par les pays d'Afrique, les pays du Maghreb, Haïti, le Liban, la Syrie, également les pays de l'ancienne Indochine française : le Vietnam, le Cambodge et le Laos, parce que la France doit défendre avec ces pays la langue française. J'observe d'ailleurs avec consternation que ce sont souvent ces pays, d'ailleurs, qui défendent beaucoup plus la langue française que nous.

J'en profite aussi pour dire au passage que contrairement à ce que l'on veut mettre dans la tête des Français, la langue française est en très forte croissance au niveau planétaire. Elle est actuellement la 8e ou la 9e langue la plus parlée au monde. Elle sera en 2060, d'après les statistiques de l'Organisation internationale de la francophonie, la 3e langue la plus parlée au monde.

Il y avait 190 millions de francophones en l'an 2000. Il y en a 240 millions en 2015. Il y en aura peut-être 600 millions en 2060.

Et pourquoi ? Parce que ça sera une langue qui sera à 90% une langue africaine et parce que dans tous les pays d'Afrique ou du Maghreb francophones, de plus en plus de jeunes, basculant sur Internet, eh bien apprennent le français, parce que sur Internet, sur Google, sur Yahoo, sur Facebook, sur eBay, sur tous les grands moteurs de recherche, la langue française est déjà la 3e ou 4e langue. Nos liens hérités de l'Histoire, magnifiés par les échanges commerciaux, économiques, migratoires, par les liens de famille que nous avons avec les pays du Maghreb, avec les pays d'Afrique, eh bien c'est un trésor pour le XXIe siècle, sur lequel la France doit reposer, non pas dans je ne sais quelle Françafrique ou dans je ne sais quelle vision néocoloniale, mais dans une vision d'amitié et de coopération du XXIe siècle.

Le point n°12...

J'ai bientôt terminé. Le point n°12 d'un bon chef d'État, c'est qu'il doit être désintéressé financièrement. J'ai passé 50 ans et je n'ai pas de Rolex.

Je suis actuellement en disponibilité pour convenance personnelle. J'ai un cursus universitaire et professionnel qui, si j'avais été intéressé par l'argent, m'aurait amené à aller pantoufler dans des grands établissements financiers où je gagnerais des fortunes. Si j'ai fait ce que j'ai fait, c'est par la conviction que nous devons collectivement sauver notre pays du désastre.

Le point n°13 d'un bon chef d'État, c'est qu'il doit avoir du courage. Il doit avoir du courage au point de savoir s'opposer si nécessaire aux plus puissants du moment pour défendre les Français : à toutes les oligarchies financières ou industrielles qui veulent capter le pouvoir, notamment par des traités scandaleux comme le TAFTA, à également tous les chefs d'État. Il s'agit d'entretenir des bonnes relations, mais il s'agit toujours de défendre l'intérêt national, parce que tout simplement, si le chef d'État, si le président de la République français ne défend pas l'intérêt des Français, personne le fera à sa place.

Le point n°14, c'est qu'un bon chef d'État doit posséder de l'expérience, doit avoir de l'érudition. Il n'y a pas de bon chef d'État qui ne soit un expert de l'histoire de son propre pays. L'avez-vous remarqué ?

Un bon chef d'État doit avoir de l'envergure, doit avoir de la carrure. Pour ce qui me concerne, j'ai été pendant 4 années de ma vie dans des cabinets ministériels. Auprès du ministre du Commerce extérieur sous la cohabitation de 1993 à 1995.

Et puis ensuite, j'ai été notamment auprès du ministre des Affaires étrangères de 1995 à 1997. J'ai accompagné François Mitterrand en Corée et au Kazakhstan. En Corée, il s'agissait notamment de vendre le TGV entre Séoul et Pusan.

Et quand je dis « j'ai accompagné », je participais à une petite délégation de quelques personnes, et j'avais participé à la rédaction des éléments en matière économique et commerciale. J'ai accompagné Édouard Balladur en Arabie saoudite. J'ai accompagné Jacques Chirac au Japon, en Chine.

Nous avons été reçus par le président Jiang Zemin à l'époque à la Cité interdite à Zhongnanhai. J'ai accompagné Jacques Chirac en Thaïlande, en Malaisie, à Singapour, au Brésil, en Argentine, en Uruguay, au Paraguay, en Bolivie. J'ai représenté la France à une canonisation en 2006 au Vatican.

J'ai serré la main de Jean-Paul II. J'ai déjeuné avec Nelson Mandela. J'ai rencontré des quantités de chefs d'État ou de gouvernement...

Pas moi, bien sûr, j'étais conseiller. Mais un des conseillers parmi deux ou trois autres personnes. Posez-vous la question de savoir, parmi les candidats qui se présentent à vous, qui a autant d'expérience professionnelle, qui comme moi est allé dans 85 pays du monde, qui comme moi a vécu à l'étranger, qui comme moi a passé 1 an et demi au Japon, qui comme moi sait un peu parler le japonais, quel candidat à la présidence de la République...

Parce que nous sommes au IIIe millénaire, il faut quand même avoir un chef d'État qui connaisse les grandes civilisations du monde, qui sache que l'on ne parle pas avec des Saoudiens comme avec des Russes, que l'on ne parle pas avec des Japonais comme avec des Boliviens, que l'on ne négocie pas avec des Allemands comme avec des Thaïlandais. Il faut de l'expérience et de la carrure. Enfin, – c'est le point n°15 et le dernier – un bon chef d'État doit se comporter dignement.

Il doit susciter le respect. Non pas par des lois ou des choses coercitives. Il doit susciter spontanément le respect, parce que c'est quelqu'un qui fait preuve d'une certaine abnégation personnelle.

Pour défendre son pays, il doit susciter le respect en France et dans le monde. Je terminerai ici cette déclaration de candidature en rappelant un magnifique proverbe chinois, que j'aime bien, et qui dit : « C'est lorsqu'un pays est en proie au chaos qu'apparaît un responsable intègre ». Je vous remercie de votre attention. (Acclamations et applaudissements) Merci.

Je suis à votre disposition pour répondre éventuellement aux questions, ou pour éventuellement accorder des interviews ou des entretiens bilatéraux, si j'ose dire, si certains souhaitent m'interroger spécialement pour tel ou tel média. — C'est pour le journal... — Tiens, micro. — Bonjour.

Marc de Boni, du Figaro. Vous avez évoqué tout à l'heure l'indépendance financière. Or... — Plus court, plus court. — Pardon.

Selon vos propres comptes, votre parti est juste en dessous des 1% au niveau national. Vous avez un très beau siège de campagne. Il y a beaucoup d'affiches.

Comment est-ce que vous financez cette campagne ? — Alors le siège de campagne ici présent, nous l'avons loué du 1er janvier au 30 juin. Sinon, nous avons un siège national de l'UPR qui se situe rue Érard, dans le XIIe arrondissement.

Le siège rue Érard fait 50 m², avec un rez-de-chaussée et un sous-sol. Et nous le louons de mémoire quelque chose comme à peu près 820 € hors taxes par mois. Ici, nous louons cet appartement, qui n'est pas gigantesque, qui est situé près...

Nous l'avons retenu ici parce qu'il est situé près de ce que l'on appelle – paraît-il – le Triangle d'or. Et donc nous espérons que ça fait venir plus facilement les journalistes. Ici, nous le louons à un tarif qui est évidemment beaucoup plus cher, mais qui n'est pas ruineux.

Je crois que c'est de l'ordre de 7 000 € par mois. Je précise que ceci figurera dans les comptes de campagne, bien entendu, de notre mouvement politique. S'agissant des affiches, nous avons fait tirer un lot de 200 000 affiches, avec un papier qui n'était pas très épais.

Et ça nous a coûté à peu près, de mémoire, quelque chose comme 14 000 € à 15 000 €. La différence entre nous et les autres partis politiques, et les autres candidats, c'est que ce sont nos militants qui collent les affiches par eux-mêmes. Je me permets de préciser qu'en matière justement de collage d'affiches, on m'a dit...

Je ne sais pas si c'est vrai, mais je crois que c'est à peu près les tarifs. On m'a dit qu'il y a des partis, vous savez, des candidats qui n'ont pas de militants. Ils ont accès parfois de façon extraordinaire aux grands médias du pays.

Mais en matière de militants pour aller coller des affiches, ça, il n'y en a pas beaucoup. Alors ces candidats, eh bien eux, ils ont recours à des sociétés de collage d'affiches, qui – paraît-il – prennent quelque chose comme 1 € par affiche collée, à peu près. Ça veut donc dire que pour coller les 200 000 affiches, il nous aurait fallu dépenser 200 000 €.

Et nous ne les avions tout simplement pas. Eh bah donc, nous, nous les avons collées par nos militants. Un dernier point au sujet de nos financements.

Les financements sont validés par un expert-comptable...

Enfin sont tenus par un comptable ici puis un expert-comptable, sont ensuite transmis à deux cabinets d'expertise comptable différents – c'est la loi qui le prévoit –, puis ensuite validés par la CNCCFP. Vous trouverez donc toutes les précisions là-dedans. Je me permets de préciser que nous avons 0 € d'emprunt bancaire et que nous continuerons de cette sorte.

Nous préférons être moins riches, mais indépendants. Les seules ressources dont nous disposons...

Puisque nous n'avons pas de financement public, puisque nous étions trop petits en 2012 pour nous présenter aux élections législatives. Et vous savez que le financement public dépend du score obtenu aux législatives. Nous avons 0 € d'argent public.

Nous avons 0 € de financement bancaire. Tout l'argent est versé par nos adhérents et sympathisants, dans la limite légale – bien entendu – de 7 500 € par an. Nous avons d'ailleurs quelques donateurs...

Pas nombreux. Ils se comptent sur les doigts de...

Même pas les doigts des deux mains. Qui nous donnent jusqu'à 7 500 €. Mais en gros, la grande majorité de nos donateurs versent 30 €.

C'est l'adhésion annuelle. 10 € pour les chômeurs, les moins de 18 ans ou les étudiants, ou les personnes en grande difficulté financière. Mais aussi un certain nombre de donateurs plus généreux, qui adhèrent avec des adhésions de soutien avec différentes formules : à 45 € pour un couple, ou 70 € pour un couple de soutien, et puis 60 € pour une adhésion individuelle.

Et puis bien entendu, rien n'empêche que nos adhérents et donateurs nous versent des dons. Je rappelle d'ailleurs que comme nos comptes sont validés et certifiés par la CNCCFP, eh bien ils ont droit, pour les personnes assujetties à l'impôt sur le revenu, à la réduction fiscale de deux tiers des sommes versées. C'est-à-dire que si vous versez 300 € à l'UPR, vous pouvez réduire votre impôt sur le revenu l'année suivante de 200 €, si vous en acquittez.

Je précise...

Est-il besoin de le préciser ? Mais oui, mais oui. Je crois que, comme disait le maréchal Foch (visiblement, c'est de Talleyrand) : cela va sans dire, et encore mieux en le disant.

Eh bien je me permets de signaler qu'il n'y a pas à l'UPR de valises de billets. Et d'ailleurs, compte tenu du programme que je présente, vous comprendrez que je doute – et vous pouvez douter avec moi – que nous ayons des financements venus de l'émirat du Qatar par exemple. — Bonjour.

Mounir Soussi, pour Public Sénat. Vous avez évoqué votre passage dans de nombreux cabinets ministériels, votre parcours aussi au sein de la haute administration. Est-ce qu'avec ce parcours, justement, vous pouvez vous considérer comme un candidat anti-système ? — Je n'ai pas...

Je ne revendique pas...

De toute façon, moi, vous savez, je ne suis pas quelqu'un qui vole les sacs des vieilles dames. Donc moi, je ne m'attribue pas tel ou tel aspect. Bon.

Il y a des gens...

Quand je vois que M. Macron publie un livre...

Je dis « publie », il a mis son nom. Je n'imagine pas un instant qu'il ait rédigé ce document. Quand je vois que M.

Macron sort un ouvrage qui s'appelle « Révolution », bon, voilà...

Donc les mots n'ont plus de sens. Je ne prétends pas être un candidat anti-système. Je n'ai pas d'ailleurs dit ça au cours de cette campagne.

Je suis quelqu'un qui n'était pas fait pour faire ce qu'il fait maintenant. Je n'ai jamais envisagé...

Quand j'étais petit, je ne rêvais pas de ça. Quand j'étais petit, ou quand j'étais adolescent, ou quand j'ai passé 1 an et demi au Japon, j'ai rêvé, je rêvais d'être un jour ambassadeur de France au Japon. J'aime énormément ce pays.

J'aime énormément d'ailleurs les civilisations étrangères. Et moi, quand j'ai un moment de temps libre, je ne vais pas fréquenter les endroits à la mode. Je ne suis pas un homme de réseau.

Je suis quelqu'un qui, quand il est...

Je suis marié. J'ai 2 enfants. J'ai une vie de famille heureuse et paisible.

Et lorsque j'ai des moments de libres, eh bien je vais de temps en temps dans des expositions. Il y en avait d'ailleurs une remarquable, mais pour les connaisseurs, qui s'est tenue à Paris il n'y a pas très longtemps, qui s'appelait « L'art de la paix », où l'on pouvait voir d'ailleurs les originaux du traité de Troyes de 1420, vous savez, où Charles VI avait déjà considéré que la France devait être bazardée et donnée à l'Angleterre. Ça, c'est moi.

Ça, c'est quand j'ai un moment de libre. Je rêve, je lis des ouvrages sur notamment les civilisations étrangères. Je connais bien, je me suis beaucoup intéressé notamment aux religions.

J'ai lu...

Pas tout, mais les grandes sourates du Coran. J'ai lu les passages les plus importants des Upanishad, les chapitres les plus importants de la Bhagavad-Gita. J'ai lu les analectes de Confucius.

Je me suis intéressé aux différents écrits du bouddhisme, et puis bien entendu les Évangiles, et puis beaucoup de choses. Moi, j'étais fait plutôt pour être un globe-trotter. Je suis allé dans 85 pays du monde.

Si je fais ce que je fais maintenant, c'est parce que j'ai constaté, après avoir été en cabinet ministériel, que notre classe dirigeante, qu'elle soit de droite comme de gauche...

Ce sont...

Je ne veux pas les accabler. Il y a des gens de qualité qui pensent faire leur métier correctement. Mais d'une certaine façon, ils sont atteints de ce que Charles de Gaulle avait stigmatisé comme étant l'esprit d'abandon.

En fait, ils ne croient plus dans la capacité que la France puisse être une puissance indépendante et souveraine. Or, comme j'aime bien mon histoire de France, je sais que ça arrive régulièrement que dans l'histoire de France, les classes dirigeantes fassent l'impasse sur leur propre pays. Et comme je le sais aussi, dans notre histoire, jamais le peuple français n'a laissé tomber la France.

C'est pour cela que je me suis mobilisé, que j'ai fait contre vents et marées, à la surprise générale, à la désapprobation générale de mon entourage professionnel notamment...

On m'a considéré...

Alors que j'étais – paraît-il – un brillant inspecteur des finances, on a compris, on a considéré que je déraisonnais. Et j'ai fait ce que j'ai fait parce que je pense...

Et je suis un homme de devoir. Je pense qu'il fallait le faire. Voilà.

Tout simplement. Je ne suis pas hors système, anti-système. En fait, je me bats pour mon pays, parce que notre pays – je pèse mes mots – est en train d'être détruit. — Excusez-moi.

Myriam V., C8. — Micro. — Sur la sortie de l'Europe, en quoi vous distinguez-vous de Marine Le Pen ? — Alors d'abord, je me distingue de Mme Le Pen sur beaucoup d'autres sujets. — Mais sur celui-ci ? — Mais sur celui-ci en particulier.

D'ailleurs, c'est une question que vous devriez poser à M. Mélenchon ou à M. Dupont-Aignan, parce qu'en réalité, Mme Le Pen dit à peu près la même chose que M.

Mélenchon ou que M. Dupont-Aignan. C'est-à-dire que Mme Le Pen, comme M.

Mélenchon, comme M. Dupont-Aignan, propose de renégocier les traités européens. Mme Le Pen n'a jamais dit qu'elle allait actionner l'article 50 (du TUE) pour sortir de l'UE, que les choses soient extrêmement claires.

Si je suis élu président de la République, le jour où je prendrai mes fonctions, je ne vais pas commencer à renégocier les traités pour avoir...

D'ailleurs, toute renégociation prendrait des années, et comme je l'ai dit tout à l'heure, déboucherait tout simplement sur rien. On aurait donc perdu 2, 3 ou 4 années. Rappelez-vous, on nous a déjà fait le coup un nombre de fois innombrable.

Rappelez-vous que M. Lionel Jospin avait axé la campagne du PS en 1997 en disant : « Je vais renégocier les critères de Maastricht ». Une fois que le PS avait obtenu la majorité, que M.

Jospin avait en effet été nommé Premier ministre, M. Jospin, bras dessus, bras dessous avec Jacques Chirac, étaient allés se rencontrer avec le chancelier d'Allemagne, avec Gerhard Schröder, qui avait dit en substance « Nein ». Tout le monde savait qu'il dirait non.

Et M. Jospin et M. Chirac étaient revenus bras dessus, bras dessous.

Et M. Jospin était passé à la télévision française en disant : « Voilà. On est allés voir les Allemands.

Et malheureusement, le chancelier d'Allemagne a dit qu'il ne voulait pas renégocier les critères de Maastricht ». Point barre. Et on est passés à autre chose.

Rappelez-vous que M. Hollande a fait la même chose en 2012, quand même. M.

Hollande avait dit qu'il renégocierait le TSCG. M. Mélenchon, d'ailleurs, avait exigé...

Il ne se désisterait pas pour M. Hollande s'il n'avait pas des certitudes qu'on renégocierait le TSCG. Rappelez-vous.

Rappelez-vous aussi ce qui s'est passé le soir du 1er tour à 20h37, où M. Mélenchon a dit : « Je me désiste pour M. Hollande sans aucune condition ».

Et puis rappelez-vous ce qui s'est passé. M. Hollande n'a même pas fait semblant de renégocier le TSCG.

Donc la question qui se pose, c'est : « Est-ce que les Français vont avoir la mémoire courte et vont croire encore les boniments de Mme Le Pen, de M. Dupont-Aignan ou de M. Mélenchon, qui a un plan A, un plan B, je ne sais plus quoi, où il est question de tout, sauf la chose la plus simple au monde, qui est de respecter les traités, comme nous y convie l'article 5, et de demander sereinement, gentiment, poliment que la France va sortir de l'UE par l'article 50 comme vont le faire les Britanniques ?

Si je suis élu, dès le premier jour de mon installation, j'enverrai une invitation aux chefs d'État et de gouvernement de l'UE pour que nous nous rassemblions. Et je leur dirai : « Voilà, la France, en m'élisant, a décidé de faire sortir la France de l'UE et de l'euro. À partir de ce jour, c'est la notification officielle qui est prévue dans l'article 50 du TUE...

À partir de ce jour commence à courir le délai de 2 ans pour mettre au point cet accord de sortie, où on essaiera d'avoir un accord de sortie en bons termes ». Rappelez-vous ce que l'on a dit aux Britanniques au mois de mai. On disait : « Ça va être la catastrophe, l'apocalypse », etc.

En fait, « l'apocalypse », il s'est rien passé du tout. Plus exactement, tous les indicateurs économiques se sont mis au vert. La livre sterling a perdu 10%.

Du coup, les exportations ont flambé. Du coup, l'emploi a redémarré. Du coup, les investisseurs internationaux se sont précipités.

On nous avait expliqué que les investisseurs internationaux fuiraient le Royaume-Uni. C'est le contraire qui est vrai : Google, Boeing, Yahoo, Nissan, qui va faire une nouvelle ligne de fabrication de la Qashqai. La production industrielle est en très forte croissance : la plus forte croissance depuis plus de 3 ans au Royaume-Uni.

Et puis on a constaté également que beaucoup de pays du monde : la Chine, la Corée, le Brésil, l'Australie, l'Inde, proposaient au Royaume-Uni, dans la perspective du Brexit, de nouer avec ce pays des accords de traités de commerce. En d'autres termes, le Royaume-Uni, eh ben c'est très bien. Merci pour lui, ça va très bien pour lui.

Je vous rassure. Il n'y a d'ailleurs...

Le gouverneur de la Bank of England, il y a quelques semaines – c'était à la mi-janvier –, a dit que toutes les prévisions apocalyptiques qui avaient été faites, c'était erroné. Le FMI, Mme Lagarde, avait dit : « Si jamais les Britanniques votent pour le Brexit dans les jours qui vont, ça va être une catastrophe sur les marchés financiers ». Il n'y a pas eu du tout la moindre catastrophe.

Le FMI, au contraire, a dû réévaluer à la hausse le taux de croissance du Royaume-Uni : le seul pays, d'ailleurs, pour lequel le FMI et l'OCDE ont dû réévaluer à la hausse le taux de croissance, toute honte bue. Et en bref, eh bien maintenant, même M. Barnier, qui (a été député européen, qui est chargé) de conduire les négociations avec l'UE, même M.

Barnier a dit que – eh bien – tout ceci allait se passer en bonne intelligence. Parce que je vais vous dire un secret. Une fois que la France sera sortie de l'UE et de l'euro, elle restera frontalière de l'Allemagne, de l'Italie, de l'Espagne.

Et donc nous n'avons aucune raison de nous fâcher avec ces pays. En revanche, quand je vois des gens comme M. Mélenchon, qui passe son temps à accuser les autorités allemandes de tous les pêchés, que c'est à cause de Mme Merkel et des dirigeants allemands que rien ne marcherait, en fait, M.

Mélenchon – je le dis comme je le pense – utilise des accents nationalistes qui sont dangereux. Moi, je ne veux pas que l'Allemagne dicte ce que les Français doivent faire. Mais je ne veux pas non plus que la France dicte aux Allemands ce qu'ils doivent faire.

En fait, M. Mélenchon voudrait une Europe à la française. Et en fait, il voudrait que la France fasse avec l'Europe ce qu'il reproche à Mme Merkel de faire avec l'Europe.

Voilà. Madame. — Est-ce que c'est difficile d'obtenir les 500 parrainages quand on vient pas des plus grands partis ?

Ça serait faux de dire que c'est facile. C'est difficile. En 2012, nous avions vaguement cherché les parrainages.

Je dis « vaguement » parce que je n'étais pas convaincu moi-même. C'était plutôt les personnes qui m'entouraient qui avaient dit : « Il faut y aller ». Mais moi-même, je n'étais pas allé rencontrer de maire.

Alors que cette fois-ci, j'ai rencontré personnellement 108 maires. Et d'ailleurs, je n'ai pas eu le parrainage des 108 maires. Je le regrette.

Mais j'ai dû en avoir personnellement – une promesse de parrainage – peut-être une vingtaine. En fait, pourquoi est-ce qu'en 2012, nous avons eu 17 parrainages et que là, nous avons réussi à avoir nos parrainages ? Pour plusieurs raisons.

La première raison, c'est qu'en 2012, nous étions un petit mouvement politique. Nous avions 600 adhérents. C'était un groupuscule.

Nous ne nous étions présentés encore à aucune élection. À l'époque également, en 2012, le programme qui consistait à dire : « Il faut que les Français, sereinement, en adultes, sortent de l'UE, mais pas du tout par xénophobie, racisme, volonté de se couper du reste du monde. Non.

Tout simplement pour récupérer notre démocratie, pour...

Regardez, est-ce que l'Islande, la Norvège, la Suisse, est-ce que ce sont des pays qui sont racistes, xénophobes, qui se coupent du reste du monde ? Non ». Mais dire cela en 2012, eh bien je peux vous dire que c'était quand même difficile.

Voilà. C'était même impossible. Énormément de maires haussaient les épaules, disaient : « Mais non.

De toute façon, on peut pas sortir de l'UE. De toute façon, ça serait la catastrophe. De toute façon, les Américains laisseront pas faire », etc., etc.

Donc 1 : nous étions très petits, nous avions donc très peu de militants, et 2 : les idées étaient...

Excusez-moi de le dire mais en avance sur leur temps. Et puis nous ne nous étions présentés à aucune élection. En 2017, les choses sont complètement différentes.

Nous n'avons pas 600 adhérents. Nous en avons bientôt 17 000. Nous sommes – je l'ai déjà dit – le 4e ou 5e parti politique français en nombre d'adhérents.

J'ai d'ailleurs demandé, et je reformule cette demande : qu'il y ait une institution, une espèce de commission indépendante mise au point par les pouvoirs publics pour aller regarder les fichiers des adhérents dans les différents partis politiques, pour donner le nombre à peu près exact du nombre d'adhérents. Alors nous avons 16 700 et quelques adhérents au moment où je vous parle, bientôt 17 000, et donc des centaines de militants et de démarcheurs qui sont allés sur place. Par ailleurs, les idées que je défends sont devenues maintenant beaucoup plus non seulement acceptables, mais beaucoup de maires et beaucoup de Français veulent que le débat ait lieu.

Puisqu'il s'est passé cet événement historique très important l'année dernière qui est le vote du Brexit par le peuple britannique, que les Français comprennent bien que les Britanniques sont un grand peuple, un pays qui a toujours été à la pointe de la défense des libertés publiques sur le continent européen depuis la Magna Carta, que les Français savent que les Britanniques ont été le dernier rempart contre le nazisme en 1940, que les Britanniques sont des gens pragmatiques. Et donc le débat sur notre appartenance à l'UE intéresse beaucoup. Et il intéresse d'autant plus que nous le désincarcérons de cet amalgame factice qui a été entretenu pendant des années qui voudrait faire croire qu'il s'agirait d'une idée d'extrême-droite ou d'une idée raciste.

Donc la deuxième chose, c'est effectivement : le Brexit nous a considérablement facilité la tâche. La troisième chose, – j'aurais dû le dire en 2 – c'est que nous avons participé à des élections. Nous avons été aux élections européennes.

On a été dans toutes les circonscriptions interrégionales. On avait rassemblé 77 000 suffrages. Ce n'était pas énorme, mais c'était plus que le NPA de M.

Besancenot. Nous avions fait 0,4% des suffrages au niveau national. Ça n'était pas énorme.

Mais faire 0,4% des suffrages si 90% des Français vous connaissent, c'est vrai que ça n'est pas énorme. Mais faire 0,4% des suffrages si seuls 1% ou 2% des Français vous connaissent, ça, c'est considérable. Nous nous sommes ensuite présentés aux élections régionales en 2015.

Et là, nous avons obtenu 190 000 suffrages, c'est-à-dire 0,9% des suffrages : une multiplication par 2,5 du nombre de nos électeurs en 18 mois, et tout ça alors même que nous n'avions toujours pas accès aux grands médias du pays. Et je vous rappelle que les élections régionales de 2015 se sont tenues dans un contexte particulièrement atroce, puisqu'elles faisaient suite aux attentats du 13 novembre et que suite aux attentats du 13 novembre à Paris, eh bien il n'y avait pratiquement pas eu de campagne électorale dans les grands médias. Donc comme nous nous sommes présentés avec 1 971 candidates et candidats dans toutes les régions de France, un certain nombre de maires nous connaissaient déjà, ce qui a aussi facilité la tâche.

Enfin, je dirai un dernier point. C'est que j'en ai peu parlé – un petit peu quand même – au cours de cette présentation. Mais au cours de la campagne qui s'ouvre, je vais beaucoup parler de la question des réformes territoriales et du fait que la révolte gronde en ce moment en France, puisque l'écrasante majorité des maires des petites communes sont vent debout contre la décision prise par les pouvoirs publics de supprimer à terme 20 000 communes de France en les faisant se rassembler de façon artificielle.

Parce que c'est ça qui est prévu au programme, de même qu'il est prévu au programme de supprimer les départements français, sans doute aux alentours de 2020. Or, les maires de France que j'ai rencontrés sont scandalisés de la façon dont on leur coupe les subventions de la dotation globale de fonctionnement et dont ils sont convoqués à la préfecture ou à la sous-préfecture pour les forcer à fusionner. C'est une politique que j'aurai l'occasion de dénoncer.

Et ceci a aussi convaincu un certain nombre de maires de me parrainer. Je précise qu'un parrainage n'est pas un vote, que parmi les maires qui ont décidé de me parrainer, il y en a qui partagent totalement mes analyses et mes propositions, il y en a qui les partagent en partie, mais il y en a quelques-uns qui ne sont pas d'accord, mais qui m'ont dit : « Vous posez des vraies questions. Je ne suis pas d'accord avec vous, mais j'aimerais bien qu'il y ait un débat pour qu'on sache, que je puisse comprendre ce que l'on vous reproche.

Je veux que le débat ait lieu », et qui donc ont parrainé sans être d'accord. C'est en fait le principe même des parrainages. Il ne s'agit pas de faire un premier vote, une présélection.

Il s'agit de proposer aux Français quelqu'un qui peut animer le débat politique et aller au fond des choses, comme le disait Charles de Gaulle, avoir un vrai débat. Et moi, j'entends qu'au moment de cette élection présidentielle...

J'entends la mettre au niveau nécessaire. Je ne veux pas passer cette campagne électorale indigne...

Qui d'ailleurs écœure les Français, où il est question de l'âge de Mme Macron, de la robe de Julie Gayet ou de je ne sais pas quel emploi de tel ou tel parent de je ne sais quel candidat. Ça, ça n'est pas digne de la gravité du moment. — Monsieur Asselineau, Valentine Letesse pour France Inter.

Dans votre programme de 2012, il y a un chapitre entier sur la liberté de la presse, dont un point : assurer une diversité politique représentative des différents courants d'opinion parmi les journalistes présentateurs d'émissions d'information. Ça veut dire quoi, M. Asselineau ? — Eh bien ça veut dire qu'actuellement, on a parmi les journalistes, dans les grands médias d'information, le sentiment que tout le monde pense la même chose.

On l'avait vu par exemple au moment du référendum sur la constitution européenne. Tous les commentateurs étaient pour. Et ça, ça n'est pas normal.

Il n'est pas normal qu'au moment d'un référendum sur la constitution européenne, tous les commentateurs, sur toutes les radios, étaient pour. Et ça se voit, parce qu'il n'y a pas seulement que les responsables politiques qui s'expriment. Il y a aussi les commentaires.

Il y a le nuage d'informations, voilà, qui est tout autour. Il n'est pas normal que ce soit de cette façon. Et beaucoup de Français – croyez-moi – ont le sentiment que quand ils écoutent les grandes chaînes de télévision, par exemple, ou de radio...

Il n'est pas normal que les Français aient le sentiment que l'ensemble des commentateurs, les journalistes penchent dans le même sens. Voilà. C'est ce que je pense. — {Autre journaliste :} Mais les commentateurs sont pas forcément des journalistes, déjà. — Comment ? — Pardonnez-moi mais les commentateurs sont pas forcément... — C'est vrai, vous avez raison.

Mais alors justement, pour... — C'est pas tout à fait la même chose. — Oui, bah c'est vrai.

Mais par exemple, les commentateurs...

On pourrait avoir des commentateurs, voilà, qui soient par exemple pour la sortie de l'UE et de l'euro. — {Marc de Boni :} Donc on choisit comment ? On leur demande de présenter des cartes de parti ?

On... — Non, on demande tout simplement aux responsables de...

Aux médias de faire appliquer par exemple la Charte de Munich de 1971. Voilà. — {Valentine Letesse :} La charte de 1971 ? — Oui, la Charte de Munich sur l'éthique du journalisme. — {Valentine Letesse :} Ah, j'ai oublié... — Bah c'est l'éthique du journalisme, madame.

C'est l'éthique du journalisme. C'est la grande charte du journalisme fixée en 1971 par des journalistes eux-mêmes. Voilà. — {Marc de Boni :} La rendre obligatoire, en application dans les grands médias... — Non mais qu'il y ait une diversité d'opinion.

De toute façon, les grands médias privés feront ce qu'ils voudront. Mais les grands médias publics...

Excusez-moi, mais puisque vous parlez de France Inter, madame, est-ce que vous trouvez qu'il est normal...

Oui, oui. Est-ce que vous trouvez qu'il est normal que lorsqu'un de nos adhérents, récemment, a demandé à M. Patrick Cohen pourquoi un mouvement politique qui a 190 000 électeurs prouvés en décembre 2015, 190 000 personnes donc qui potentiellement payent la redevance audiovisuelle...

Que ce parti qui a pratiquement 1% des suffrages, que ce parti politique est en très forte croissance...

Est-ce que vous trouvez normal que je n'aie jamais été invité une seule fois – une seule fois – en 10 ans à une matinale sur France Inter ? Et est-ce que vous trouvez normal que lorsqu'un de nos militants...

Je ne savais même pas qui c'était. Moi, je ne suis pas...

Est-ce que vous trouvez normal que lorsqu'un de nos militants demande pourquoi est-ce qu'il ne m'invite pas, M. Patrick Cohen dit : « Je m'en passe très bien. Merci beaucoup.

Il ne représente rien » ? Est-ce que vous trouvez ça normal de la part du service public ? Moi, je considère que ça n'est pas normal, de la même façon qu'il n'est pas normal que lors de la dernière semaine écoulée...

Il y a des règles, vous savez, en France, qui sont les règles de l'article 4 : les partis politiques participent de façon équitable à la vie démocratique de la Nation. Et il y a les règles du CSA, qui part du principe de l'équité. Bon.

Le CSA a précisé ce que c'était que l'équité d'accès aux grands médias. Il a dit notamment les résultats aux dernières élections : premier critère, deuxièmement la capacité d'animer Internet : deuxième critère, troisième critère : le nombre de réunions publiques, et le quatrième critère : les sondages. Puisque vous me poussez dans cette direction, je vais me permettre de faire une petite comparaison avec M.

Macron. Moi, – je l'ai dit tout à l'heure – aux dernières élections, nous avons eu 190 000 électeurs. M.

Macron en a eu 0. Et je me permets...

Ça n'est pas une blague, puisque dans les années 2002, 2003, quand on voulait avoir accès aux médias, le CSA disait : « Mais vous ne vous êtes jamais présentés à des élections. Donc vous avez droit à rien ». On s'est présentés à des élections.

Nous avons eu 190 000 suffrages, 0,9% des suffrages. M. Macron a eu 0,0% : premier critère.

Deuxième critère : la capacité à animer Internet. « upr.fr », notre site internet, est le site le plus consulté de tous les partis politiques selon Alexa Ranking.

La chaîne Youtube que nous avons, la chaîne Youtube UPR a 8 700 000 vues. Celle de M. Macron a 700 000 vues.

Sur ce deuxième critère, il n'y a pas photo. Troisième critère, ce sont les réunions publiques. Depuis 10 ans, j'ai dû faire à peu près 480 réunions publiques.

Voilà. Et d'ailleurs, depuis le 1er février, j'en ai fait 11 ou 12. M.

Macron a dû en faire 3. Et au total, il a peut-être dû faire 6 ou 7 ou 8 réunions publiques dans sa vie. Sur ce troisième critère, il n'y a pas non plus photo.

Reste le dernier critère : le critère des sondages, où là, effectivement, je n'ai même pas les mêmes sondages – en effet – que M. Macron. Je vous l'accorde.

Mais il n'en demeure pas moins que la semaine dernière, selon les relevés mêmes du CSA, M. Macron a eu droit à 78 heures de présence dans les médias, ce qui représentait 37% de tout le temps consacré à des candidats, et que moi, j'avais eu droit à 8 minutes, c'est-à-dire 0,07%, selon les relevés mêmes du CSA. Si vous trouvez que cette situation est satisfaisante, je peux vous dire en tout cas qu'elle ne satisfait pas les Français.

Oui ? — Bonjour. Maxime Perrotin, pour Sputnik.

Alors nous sommes à moins de 50 jours du premier tour. Alors comment espérez-vous, par votre candidature, donc changer la dynamique de la campagne ? — Mais écoutez, la campagne, actuellement, s'est enlisée dans l'indignité.

La campagne, actuellement, végète. Et lorsque vous demandez aux Français pour qui ils veulent voter, les gens, en fait, ne savent pas. J'ai vu des sondages qui disent que – paraît-il – il y aurait 50% des Français qui ne savent pas pour qui voter.

Donc moi, j'estime que maintenant va s'ouvrir la campagne. D'ailleurs, la campagne électorale ne va s'ouvrir qu'à partir du 20 mars. J'ai dit en préambule tout à l'heure que moi, je respecte les échéances et je respecte le droit.

Voilà. Donc les gens qui ont fait campagne...

Il y a des gens qui ont fait campagne...

J'observe d'ailleurs au passage quelque chose d'extraordinaire, quand même. C'est que finalement, moi, je suis candidat. Mais il y a quand même des quantités de gens : M.

Sarkozy, M. Juppé, M. Montebourg, qui ne sont pas candidats et qui ont eu droit à des dizaines d'heures sur les télévisions et les radios.

Parce que ce système des primaires a permis d'ailleurs aux grands partis politiques de phagocyter l'espace audiovisuel d'une façon assez extraordinaire. Donc moi, j'espère que les Français, maintenant, vont pouvoir...

On ne sait pas encore d'ailleurs qui va être candidat. On a encore des incertitudes sur un ou deux noms. Et lorsqu'il y aura la liste des candidats à partir du 20 mars, eh bien va commencer la campagne électorale.

Pourquoi voulez-vous, finalement...

De toute façon, cette campagne s'annonce différente de tout ce qu'on a déjà vu auparavant. Dans les années 70-80, les spécialistes parlaient de cristallisation de l'opinion publique à partir du mois de janvier. La cristallisation n'a pas eu lieu.

Actuellement, énormément de Français ne sont pas satisfaits du choix qui leur est proposé. C'est ça, la réalité de la situation. Il y a donc une très forte attente, une très forte demande de nouvelles têtes et de nouvelles analyses.

C'est la raison pour laquelle j'en profite pour vous dire, monsieur, que je ne suis pas candidat pour faire du témoignage, comme certains le disent. Je suis candidat pour réaliser le plus grand score possible. Et je peux vous assurer que je pense réellement...

Je ne suis pas vantard. Je ne suis pas fanfaron. Je pense réellement que je ferai un score qui va surprendre.

Monsieur. — Kyrill Kotikov, convenant de Russia Today. Si vous n'accédez pas au second tour, est-ce que vous donnerez une consigne de vote ? — Eh bien si je suis candidat, ça n'est pas par vanité personnelle.

Si je suis candidat, c'est tout simplement parce que j'estime qu'il n'y a pas parmi les candidats qui se présentent à l'élection quelqu'un qui fasse et qui propose la même chose que moi. Sinon, je rallierais un autre candidat. Donc si je ne suis pas au deuxième tour...

Je regarderai la situation, bien entendu. Mais si je ne suis pas au second tour, je ne me désisterai pour personne, et j'appellerai les Français à voter en conscience, dans leur conscience. C'est tout.

Mais ne partez pas du principe que je serai nécessairement écarté du deuxième tour. Oui. — Bonjour.

Charlie Vandekerkhove, pour BFM TV. À propos des élus qui vous ont parrainé, est-ce que vous connaissez leur couleur politique ? Est-ce qu'ils sont plutôt de droite, de gauche, sans étiquette ? — En règle générale, très généralement, de ce que je crois savoir, c'est très essentiellement des maires sans étiquette.

Pour une raison simple. C'est que malheureusement, les maires qui ont des étiquettes, comme les députés, les sénateurs, les conseillers régionaux, les conseillers départementaux, eh bien ils appartiennent à un parti politique. Or, vous savez que les grands appareils politiques demandent aux gens qui sont encartés chez eux de ne parrainer aucun autre candidat que celui du parti, ce qui d'ailleurs, en soi, est une anomalie – pour ne pas dire plus – démocratique, puisque cela revient à un détournement de procédure.

Je rappelle que l'élection présidentielle telle que l'avait conçue Charles de Gaulle revenait justement à permettre au peuple français de choisir un candidat qui serait arrivé en dehors des grands partis politiques traditionnels. Il l'avait dit. Il avait dit : l'élection présidentielle permet de court-circuiter les partis.

C'était la position de De Gaulle. D'ailleurs, il en parlait en connaissance lui-même, puisqu'il n'était justement pas l'émanation de grands partis politiques. Or, les grands partis politiques, depuis l'époque gaullienne, ont progressivement rephagocyté l'élection présidentielle au suffrage universel, en faisant passer de 100 à 500 le nombre de parrainages, ensuite en rendant publics une partie des parrainages, 500 parrainages, puis maintenant, avec la loi Urvoas, en rendant publics tous les parrainages, et en temps réel – si l'on peut dire –, de telle sorte qu'évidemment, énormément de maires sans étiquette ou avec des...

Alors les maires avec étiquette ne veulent plus apparaître, pour ne pas désobéir aux appareils politiques (desquels) ils relèvent. Pareil pour les députés, les sénateurs, les conseillers régionaux et départementaux. Et beaucoup de députés sans étiquette sont placés en porte-à-faux, parce qu'ils disent : « Oui, mais vous comprenez, avec mon conseil municipal », etc., etc.

Donc en gros, à quelques exceptions près, nous avons pour la grande majorité des maires sans étiquette. On a quelques exceptions. Mais ce que je peux vous dire : en termes de sensibilité, de ce que je crois savoir, il y a un peu de tout, me semble-t-il.

C'est essentiellement des maires ruraux que nous avons parmi nos parrains. — {Marc de Boni :} Pour rebond...

Excusez-moi. Pour rebondir sur cette question, un point technique. Votre première vague de parrainages, il y en avait 60, ensuite 0, et ensuite 320, en l'espace d'une semaine.

Comment est-ce que vous expliquez cette variation particulière ? Est-ce que vous avez reçu l'aide d'autres formations politiques pour vous présenter ? — Alors non seulement j'ai reçu l'aide d'aucune formation, mais j'ai plutôt reçu des embûches.

Deuxièmement, le problème que vous évoquez est un problème qui n'a aucun rapport ni avec l'UPR ni avec d'autres partis politiques. C'est un problème totalement inhérent au Conseil constitutionnel, qui nous a valu d'ailleurs, qui m'a valu d'ailleurs d'essayer de...

J'ai appelé M. Fabius. Mais son secrétariat m'a mis en contact avec M.

Laurent Vallée, le secrétaire général du Conseil constitutionnel, pour protester contre cette affaire. Nous avions obtenu soix...

En fait, tout vient du problème qu'il y a...

En fait, le Conseil constitutionnel devrait publier 4 nombres. Il devrait publier par candidat le nombre de parrainages reçus. Et à l'intérieur de ce nombre de parrainages reçus...

Il devrait le ventiler en trois : le nombre de parrainages validés après vérification, le nombre de parrainages non encore instruits et le nombre de parrainages invalidés, de telle sorte que les lignes 2, 3 et 4 donneraient comme total la ligne 1, si vous me suivez. Or, le Conseil constitutionnel, au lieu de publier le nombre de parrainages reçus, ou au lieu de publier les 4 critères, publie seulement le nombre de parrainages validés. C'est-à-dire que lorsqu'il y a eu 0, nous avions en fait en cours d'instruction...

Je ne sais pas, M. Vallée ne me l'a pas dit, mais il y avait plusieurs centaines de parrainages qui avaient été mis de côté. Donc je me suis manifesté auprès de M.

Vallée pour lui faire part de ce que nous sous-estimions qu'il s'agissait d'une anomalie profonde, puisque évidemment, en publiant 0 et en faisant croire qu'il s'agissait qu'on n'en avait plus, alors qu'en fait, on en avait plein, mais qui étaient en cours de traitement, évidemment, ça risquait de casser une dynamique, et ça risquait de dissuader des maires suivant ça de se dire : « Je vais le parrainer », puisque vous savez que ce sont les maires qui envoient les parrainages. Et c'est la raison pour laquelle nous avons protesté. D'ailleurs, nous n'avons pas été les seuls à protester.

Je crois savoir...

Enfin il me l'a dit, qu'un cert...

Beaucoup de gens qui avaient parrainé Alain Juppé...

Puisque rappelez-vous, dans le contexte de la semaine dernière, il y avait des gens qui souhaitaient que M. Juppé soit candidat. Donc il y a eu un certain nombre de maires qui avaient envoyé leur parrainage 2, 3 jours avant pour M.

Juppé. Ils avaient constaté que M. Juppé était crédité de 1 seul parrainage alors qu'en fait, il en avait un peu comme moi 200 qui étaient en cours.

C'est la raison pour laquelle, d'ailleurs, M. Juppé a grimpé de 200 et quelques. Et moi, comme cette semaine-là, j'avais été compté pour 0 et qu'entretemps, il y en a qui sont arrivés, ça a fait cet effet de seuil, qui est un peu saugrenu, dans lequel nous ne sommes absolument pour rien.

Et n'y voyez pas du tout un coup de main de je ne sais quel parti politique. N'y croyez pas un instant. Je crois que d'ailleurs...

Je ne sais même pas d'ailleurs quel parti politique aurait pu faire ça. — {Charlie Vandekerkhove :} J'ai une autre question sur vos militants. — Oui. — Ils sont très mobilisés sur Internet.

Et la semaine dernière, il y a un graphique de l'AFP qui a circulé sur les réseaux sociaux, sur lequel avait été ajouté votre visage, pour dire que – voilà – l'AFP, à la base, ne vous avait pas intégré. Est-ce que vous avez pas peur que ce genre d'initiative vous discrédite ? — Ouais, je suis d'accord avec vous.

Personnellement, je n'aurais pas fait ça. Ça n'est pas très très bien. Cela étant, bon, voilà.

Ça n'est pas non plus un drame, une catastrophe nationale que d'avoir fait ça. Je suis d'accord que c'est pas génial. Mais vous savez, je ne suis pas responsable de tout ce qui se passe.

Parce qu'il y a une façon très simple de discréditer un mouvement politique. Alors ça, vous pouvez aller dans tous les partis politiques, et puis vous allez voir, vous allez interviewer 200, 300 militants. Et puis vous avez – ah ! – celui qui va dire une connerie. « Eh bien – ah ! – vous voyez, c'est ça ».

Bon. Ça, c'est un truc qui est connu et qui est classique. Là, en l'espèce, effectivement, je regrette (ça), que ça ait eu lieu comme ça.

Mais bon, qu'est-ce que vous voulez ? Voilà. Ça n'est ni la première fois, ni la dernière fois qu'il y aura ce genre de trucs qui circuleront sur Internet, et pas seulement...

Quand on voit ce qui vient ailleurs...

Je considère – moi – que les gens qui vont par exemple...

D'ailleurs, je vous suggère, si vous voulez vous faire une opinion sur nos sympathisants, nos militants, vraiment, je vous suggère d'aller faire un petit tour sur la page Facebook de l'UPR. Puis vous regardez les posts, vous regardez ce qu'écrivent les gens. Et puis après, vous allez sur les pages Facebook des autres candidats.

Puis vous verrez l'état d'esprit général. Bien sûr qu'il y a des gens, de temps en temps, qui dérapent, qui disent des...

Bon. Mais vous verrez quand même que globalement, le niveau de responsabilité, le niveau de conviction, le niveau de conscience et le niveau d'ailleurs de valeurs républicaines (sont) très très très élevés chez nous, alors que vous avez d'autres pages Facebook...

Allez les vérifier. Vous verrez que ça ne vole pas en général très très haut. Écoutez, si toutes les questions sont désormais...

Là, je me permets de vous remercier de cette patience et de m'avoir écouté. Je crois qu'il y a peut-être un petit verre qui va être servi, non ? C'est ça ?

Donc peut-être de l'autre côté, vous avez un petit verre, un petit buffet qui vous est servi. Et je suis à la disposition éventuellement de celles et de ceux d'entre vous qui souhaiteraient avoir un entretien en bilatéral. D'accord.

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