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Podcast / conversationLe Média (sur YouTube)· 14 janvier 2019 49 minAutoproduitActualité / polémiqueSolidarités & familleSécuritéÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

GILETS JAUNES : LA PITOYABLE DIVERSION DE MACRON, ACTE 9 : REPORTAGES À BOURGES ET PARIS

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Fait
    « le gouvernement n'a plus aucune légitimité »
  • 5:20Promesse
    « nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises »
  • 10:00Fait
    « le gouvernement a perdu toute sa légitimité »
  • 13:20Fait
    « le gouvernement n'a plus aucune légitimité de deux places »
  • 16:00Fait
    « il va falloir que le peuple se soulève un moment donné »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] bonsoir à toutes et à tous nous sommes le lundi 14 janvier au menu de cette nouvelle édition spéciale gilet jaune du média un reportage de serge faubert sur l'acte 9 du mouvement à paris gilet jaune plus fort que la répression aude lancelin était elle à bourges ce samedi vous retrouverez ce reportage le gouvernement n'a plus aucune légitimité et enfin nouveau format de rémy kenzo pagès et d'arnold kenty les banlieues sont elles gilet jaune réponse à la fin de ce journal hier emmanuel macron adressé une lettre aux français à la veille du lancement de ce fameux grand débat national qui devrait se clôturer le 15 mars prochain le président n'a pas eu un mot pour ceux qui ont perdu la vie ont été blessés depuis le début du mouvement mais il évoque longuement l'immigration et la laïcité des sujets pourtant absente des revendications des gilet jaune concernant la fiscalité un sujet au coeur des revendications des gilet jaune qui demande pour beaucoup le rétablissement de lier s'est fait un impôt plus juste le président a en revanche été très clair je le cite nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises et pour conclure émana les mâcon a rappelé que ce grand débat national n'était je le cite encore ni une élection ni référendum les gilet jaune que nous avons rencontré ce week-end ne se font aucun l'heure sur ce grand débat samedi dernier l'acte 9 du mouvement des gilet jaune a été une vraie réussite deux mois après le début du mouvement malgré une répression inédite des milliers de personnes se sont réunies à rouen bordeaux nantes ou encore lille le ministère de l'intérieur a compté quatre-vingt-un 4000 manifestants dans toute la france dont 8 mai à paris des chiffres sûrement revu à la baisse en tout cas il y avait du monde beaucoup de monde serge faubert était à paris si vous n'avez pas encore vu son reportage que nous avons diffusé hier gilet jaune plus fort que la répression monté par camille chastrusse le voici [Musique] [Musique] le rendez vous avait été donné la veille au soir sur les réseaux sociaux à bercy devant le ministère des finances une manifestation déclarée est donc autorisée en attendant le départ on commente les sorties du président de la république et du gouvernement sur les gilet jaune oui on haineux racistes homophobes fachos en les on est tous en fête et on va en plus nous on est breton alors on apprend de mon pote est alors en plus il paraît que vous fait pas d'efforts ah oui ah oui j'ai entendu ça il a dit ça y est on fait pas d'efforts on va travailler et on ne fait pas d'efforts non ses comptes et en compte nos sous tous les mois nous non content ce qu'il nous reste sur notre compte tous les mois on compte avec nos enfants bratman outre il est là bah oui / non - dont il doit demander l'avis aux peuples c'est comme ça on l'a élu homme ainsi moi j'ai pas voté pour les uns je le dis je suis fier de le dire j'ai pas voté contre mais bon moi au premier tour mélenchon deuxième sur mes patrons mélangeant mais elle a quand même 50 % des revendications détient déjà c'est mélenchon on va dire ce qui est c'est la réalité on vous croit rêver au deuxième tour j'ai voté blanc mais bon vous avez vous été macro non non j'ai pas voté patron et je voulais pas voter blanc parce que je savais que ça lui lui donnerait du poids donc bah je suis pas fier de moi mais j'ai voté marine le pen et je compte devenir j'avais qu'elle passerait pas mais au moins lui il aurait pas m'avoir voilà je savais très bien que toi ce n'est pas donc le trop dur tout ce que vous pensez que marine le pen soutient les gilet jaune vraiment emballé les rien à la bonne voie la gauche laïque et nous emmerde enfin le cortège s'ébranle le mouvement a gagné en maturité à preuve l'autodiscipline qui règnera dans le défilé tout au long du parcours un vrai service d'or reconnaissable à son brassard blanc s'est mise en place il évitera à toute confrontation avec la police y compris devant ce commissariat il est vrai que les manifestants en ont assez de la violence mais ils restent déterminés comme au premier jour peut-être davantage l'état crée ses propres mots et l'entrain de 13 à fouler 9 à notre été mal on n'est pas des freinages mais il va nous pousser à devenir fou quand les espoirs sa rentrée au calme pas gentil pour l'instant mais gentil ça se passe bien aujourd'hui mais ça se passe très bien tout le temps quasiment tout le temps ça se passe la plupart du temps très très bien et globalement il faut pas montrer du doigt ce qui se passe mal les prix par des gens ces gens comme vous et moi qui veulent juste eu changement pour avoir une vraie démocratie ce que tout c'est l'arrivée à la bastille la foule compacte remplit aisément la place le gouvernement est montré du doigt accusé de multiplier les provocations c'est quelqu'un qui souffle sur les braises à chaque fois il n'est pas dans son rôle en fait je pense qu'il devrait au contraire essayer de calmer le jeu je comprends pas ce qu'ils cherchent tous les gouvernements à tous ensemble en fait à chaque fois ils attisent les braises ne comprends pas cette politique s'est passé pas raisonnable c'est pas ils sont pas leur place dans ce compartiment le président macro j'ai beaucoup de respect pour la fonction j'ai très peu de respect pour l'homme parce qu'il a très peu de respect pour nous il est méprisant ce qui fait que en retour mois chez téléfilm miroir j'ai beaucoup de mépris pour lui faut qu'ils lâchent un peu le pouvoir ça ça va être difficile pour lui ce serait difficile hein je pense et le cortège reprend son périple dans paris les manifestants sont maintenant sur les grands boulevards à proximité des grands magasins pour le plus grand bonheur de ses touristes asiatiques qui ne perdent pas une miette de cette rencontre inattendue avec les fameux yellow jacket la protection de l'environnement n'est pas totalement absente des préoccupations se manifestant considère que la justice sociale et l'écologie vont de pair on est convaincu qu' il faut taxer les carburants mais il est qu il est absolument injuste que ce soit les personnes qui ont peu de moyens les personnes qui ont besoin de se déplacer tous les jours qui en pâtissent alors que par exemple le kérosène est absolument pas taxés et que les plus gros pollueurs au revoir on fait rien pour les empêcher de par exemple de total qui va forêt en amazonie en guyane française voilà la poignée le projet de la montagne danse et un singe vrai scandale est donc c'est ça qu'il faut une réaction au premier on n'oublie pas l'ancien boxeur christophe dettinger le nouveau spartacus des gilets jaunes et aussi si on le libère pas faut qu'on mette en taule au maine allain et puis et puis en mieux dans ces cas là tout le monde soit traité de la même manière qu ait pas deux poids deux mesures à cet instant les gilets jaunes ont réussi leur pari ils sont nettement plus nombreux que la semaine précédente et au moins autant qu'au début du mois de décembre malgré la violente répression et les manoeuvres dilatoires le gouvernement n'a pas réussi à casser le mouvement impeccable y a pas de débordements et reims et c'est génial est-ce que vous avez le sentiment d'être une foule haineuse a pas du tout alors là surtout pacifique l'instant place de l'étoile la station de métro est fermée les forces de l'ordre barre les issues ne laissant partir les manifestants qu'au compte gouttes la confrontation devient tignes évitables en haut de l'avenue wagram crs et gendarmes interviennent très brutalement pour autant ils ne sont que quelques dizaines de manifestants a vraiment affronté les forces de l'ordre à la différence des précédents rassemblements le reste des gilet jaune observe sans désapprouvé charge grenade blessés l'enchaînement de ces derniers mois se répète malgré les bonnes volontés qui tente de calmer le jeu comme cet ancien militaire qui a enfilé le brassard blanc du service d'or oh voyez-vous côté fouet aux directs payés pour déclencher la guerre est oui voudraient quand j'irai guerre n'a rien fait on n'a rien fait les gars parmi ces noms mais la base est là bas mais vous tirer sur nous a maintenant pris dans la gueule ce policier a reçu une poche de plastique remplis de peinture aucun dommage si ce n'est pour son amour propre la charge a occasionné de nombreux blessés la confusion est extrême les policiers reboux ceux qui tentent de porter secours aux victimes [Musique] les journalistes sont sorti manu militari ce manifestant déguisé en panda est inconscient [Musique] les crs étrennent leur nouvelle arme un lanceur à répétition de la firme open arms ce flash ball de calibre 40 tirs indistinctement des grenades lacrymogènes et des balles de défense c'est au tour du lanceur d'eau d'entrer en action tandis qu'une porte secours en un blessé un groupe de gilet jaune et copieusement arrosé [Musique] [Applaudissements] les tirs de grenades lacrymogènes se font plus intenses la foule a toujours autant de mal à quitter la place les unités en civil interpellent au petit bonheur la chance au total 167 personnes ont été arrêtées à paris donnant lieu à 155 garde à vue la violence devient gratuite les balles de défense font de nombreuses victimes au soir de la manifestation ont dénombré 24 blessés dont deux dans un état grave après deux mois de manifestations des centaines de blessés et des milliers d'arrestations le mouvement ne faiblit pas démontrant s'il en fallait une preuve supplémentaire que la répression n'est pas la réponse adéquate [Musique] aude lancelin et antoine birot étaient deux à bourges dans le cher où une grande mobilisation de gilet jaune a eu lieu à l'initiative de maxime nicole et de précéder à ludo ce qui vous pouvez retrouver l'interview de maxime nicole alias fly rider membres de la france en colère la veille de la manifestation au niveau de l'ancien sur les réseaux sociaux du média samedi la manifestation était attendue elle s'est tenue à l'extérieur du centre historique puisque la préfecture avait interdit tout rassemblement dans le centre ville le gouvernement n'a plus aucune légitimité reportage à bourges [Musique] toi de ce fait que le gilet jaune devienne un mouvement alors je sais que ça fait peur au gens parce que je ne veux pas de la politique mais il faut se politise est pas pour faire de la politique mais pour se structurer pour s'organiser je sais que je vais sur un terrain très glissant mais moi je pense d'abord aux syndicats parce que aujourd'hui n'existe pas parce qu'ils font pas leur travail il faut qu'on soit capable mieux j'y ai joué d'avoir des hommes forts qui se prépare entre eux qui sont mis et qui avec les bras qui leur disent écoutez on n'y arrivera pas son slip je sais que même au sein des lits des jeunes on a des gens qui diffèrent dans leur idée mais ce qui fait la force des jeunes c'est que même s'ils sont différents ils sont au centre il faut qu'on soit capable de le faire au niveau national d'être ensemble avec les syndicats on soit capable d'être ensemble avec les policiers avec les infirmiers avec les haies avec les écoles avec la santé tout ça il faut qu'on s'unisse tous ensemble et on peut pas y arriver sur n'est pas une et c'est pour ça que les gens ont peur lui mais on va se faire récupérer non ils feront le problème à l'envers on va pas se le récupérer parce qu'aujourd'hui c'est nous qui semble en position aussi les jaunes et on peut aller les voir écouter aujourd'hui si vous n'êtes pas là c'est parce que nous on est et si vous voulez être travaillons ensemble unissons nous parce qu'aujourd'hui la stratégie de l'état s'est divisée priori c'est bien connu aujourd'hui les forces de l'ordre ils ont eu ce qu'ils voulaient parce que les gilets jaunes étaient dans la rue et qui l'état a besoin des portes de l'eure mais demain ils auront pas plus de voiture ils n'ont pas plus d'hommes londres accusent équipements ils auront peu plus d'heures supplémentaires briller ils seront pas mieux et et c'est ça qu'on leur dit nous il est joli sais c'est pas grave on vous en veux pas aujourd'hui vous êtes à la boîte du gouvernement mais venez avec nous si nous les gilet jaune on arrive à des cartes tout ça ça ira mieux pour vous m la suite du mouvement elle dépend vraiment de la mobilisation pas que dans les sondages mais affiché dans la rue par le par les gens au niveau fiscal il ya trop d'abus quoi les gens on leur donne les cice pas le cadre par exemple carlos ghosn je sais pas et gagne 80 plaqués leur make up 40 sous le tapis bonjour la théorie du premier de cordée quoi s'y attaquer comme je dis ça y est c'est fini quoi wade a voulu nous faire croire un mac contre les gens si on leur donnait des soupes à ce qui s'était milliards da ns les médecins dans l'économie qu'il allait commencer à mesurer le mondial l'incidence m delà de la théorie au bout de deux ans je crois qu'avec carlos ghosn s'est pliée quoi on a le résultat avant la laitue dans le gouvernement donne l'impression d'être fort en demi la même d'anciens ministres gpl nom qui est qui dit qu'il faut tirer à balles réelles dans les séries dans les instants les plus les plus durs donc ça se durcit ça continue à se durcir on peut croire qu'un gouvernement sera le plus fort moi je pense que le peuple serait plus qu on sera plus fort que le gouvernement parce qu'on est très très nombreux et encore tout le monde ne restez pas mais le soutien est quand même très populaire et donc je pense qu'on on arrivera à faire tomber le gouvernement ce qui m'attend objectif de quasiment tous les gilets jaunes on a oublié un petit peu on a mis de côté leurs revendications le pet le gasoil etc et là maintenant ce qu'on veut c'est que le gouvernement dégage comme le dit la fameuse affiches qu'on envoyait tout à l'heure qui a fait tant parler d'elle et le gouvernement a perdu toute sa légitimité il est brutal il est violent avec nous là bourges s'est calmée à paris je peux dire que c'est partout à chaud et tout le monde le voit sur les vidéos c'est très brutal et c'est incroyablement brutale est de plus en plus de pays autour de nous mais comment ça d'ailleurs à à dire qu'il ya un petit problème en france donc le gouvernement n'a plus aucune légitimité de deux places on ne pourra plus gouverner donc il faut qu'ils tombent allez [Musique] il va falloir que le peuple se soulève un moment donné faut que ça s'arrête nous en tant que femme et en tant qu'homme il va falloir que ça bouge que rester ferme et puis voilà musulin que si ça continue encore 9 semaines et un mois avoisine mon père ma mère mes frères et soeurs mes collègues de travail puisque je suis dans le dos minutes sanitaires et sociales tout ce que je côtoie tout haut bas haut tous tous les jours ça me touche donc je me dois d'être là même si je ne suis pas d'accord avec tout en réalité je ne me toisait bien alors pour moi je sais très important qu'on soit soutenu par tout le monde par des citoyens lambda je dirais parce que c'est ce qui fait notre force parce qu'on sait qu'on est pas là pour rien et qu'on se bat pour quelque chose à [Applaudissements] tout était bien parti tranquillement ce matin mais des deux manifestations cgt gilet jaune se sont convergé vers le bas et ensuite eh bien il a fallu que je ne sais pas ce qui s'est passé à un moment donné dans le quartier de saint bonnet sécurité sociale la barbarie comme c'est que là bas il ya eu de charges lacrymo et tout ça donc ça a commencé là donc après ça dégénérait ça dégénère cd genève et le pire et le pire dans tout ça c'est des c'est la police juste en brassard qui seront casque s'est passé dp les batteries j'en sais rien je sais je sais écrire politiquement à mon avis si s'il ne met pas de l'eau dans son vin et s'il ne s'il n'accède pas aux revendications des gilets jaunes on va vers le chaos ni plus ni moins tous les politiciens vous diront qu'il faut absolument sortir de cette cette spirale parce que dans le cas contraire ça peut durer ça peut durer des mois aujourd'hui mâcon et les criaient les gens qu'on payait sa campagne qu'ils ont mis la banque tiennent absolument à ce qu'il y reste le pauvre macro est un polichinelle de ces gens là à mon avis s'ils avaient le choix ça fait maintenant 10 à partie si l'assemblée nationale est dissoute qu'est-ce qu'on repart sur des élections lakrouf qui dégage aussi le peuple ne veut plus macro c'est clair et net on va dissoudre l'assemblée nationale qu'est ce qu'on va rentrer ce qu'on va repartir et des partis politiques qu'on a eu depuis 30 40 ans on en a eu en laye où des partis politiques depuis 30 40 ans qu'ils ont en un pays à ce chaos c'est toute une politique de trente années de cliquer ou theron a fait rentrer dans la mondialisation en 1983 nous en sommes arrivés à ce chaos là les salaires ne suivent l indice de google et puis ça c'est du blanc nous sommes en train de crever le peuple crève niña rives ont pu nous survivons m'ont obligée de gratter à droite à gauche on arrive les gens me disent de 15 et après ils ont plus rien à manger ça pouvait durer comme ça et ce tableau il se garde c1 mais c'est le mot juste se gaver le signe qu'on arrive quelque chose là on a donné quoi des miettes encore c'est nos impôts on prend l'argent de nos impôts pour redonner à une certaine catégorie de sanaa de de population de salariés soit au bien commun mais ils vont nous irons vous bien sûr on va la reprendre c'est pas pareil on va le reprendre s'il démissionnait [Musique] [Musique] c'est la fin de cette autre 20h rester avec nous dans quelques instants vous retrouverez un format inédit de rémy kenzo pagès et arnold endgame si animé par romain m'a dude les banlieues sont est gilet jaune pour tenter d'y répondre nos journalistes ont passé la semaine dernière avec des gilets jaunes en seine saint denis dans le 93 et sont allés à la rencontre des comités gilet jaune de la courneuve et de montreuil et du comité à damas qui avait appelé à la jonction entre lige les jaunes et les quartiers populaires dans une assemblée du 93 ils ont écouté les discussions et palper l'ambiance ils ont aussi vu comment les gilet jaune se structure et se sont rendus sur un rond point entre la courneuve et le bourget voir comment les gilet jaune sont perçues par les habitants et travailleurs de la banlieue ce soir nos deux journalistes font le point pour répondre à nos interrogations ce sera juste après la fin de cette édition spéciale avant de vous quitter je voudrais vous parler d'une pétition lancée par le média nous demandons l'aministie pour les gilets jaunes interpellé arrêté par les forces de l'ordre cette pétition a été déjà signée par un grand nombre de personnalités intellectuels artistes et écrivains comme annie ernaux gilles perret alain badiou ou encore à ça traoré vous pouvez la semis en vous rendant sur le site amnistie gj point fr en voici un extrait un grand nombre d'entre eux verront leur vie brisée à jamais nous ne pouvons accepter qu'une protestation contre une politique massivement rejeté par la population détruisent ainsi d être pris pour bouc émissaire nous ne pouvons accepter qu'un pouvoir qui a sciemment fait le choix de la confrontation se servent d'eux pour intimider tout un peuple nous ne pouvons accepter l'idée d'une vengeance d'état c'est pourquoi nous appelons le président de la république emmanuel macron et son premier ministre edouard philippe à mettre à l'ordre du jour une loi d'amnistié en faveur des hommes et des femmes aujourd'hui persécutés mis en examen ou détenues pour avoir participé à ce mouvement social d'ampleur historique samedi dernier encore 167 personnes ont été interpellées à paris selon les chiffres de la préfecture de police et 155 ont été placés en garde à vue parfois simplement parce qu'ils portaient des équipements de protection ou parce qu'ils étaient au mauvais endroit au mauvais moment avec un gilet jaune je vous rappelle que le média est un média indépendant des puissances financières et politiques il est financé par des citoyens que nous appelons des socios qui permettent à ce qu'ils ne sont pas d'avoir accès gratuitement à tous nos contenus pour nous aider à exister vous pouvez devenir socios à partir de 5 euros par mois ou bien faire un don sur le site de média tv.fr c'est la fin de ce journal je vous laisse en compagnie de rémi kenzo pagès et d' arnold el guendi contenté de nous dire si les banlieues son gilet jaune bonne soirée mais la banlieue dans tout ça et bien on se pose la question la banlieue qui est en train de rejoindre ce mouvement d'habitants de la banlieue parisienne brigitte assistantes maternelles est totalement solidaire du mouvement des gille et joli 7h48 et cette question que vous êtes peut-être posé ce matin où sont les bons lieu dans la mobilisation des gilets jaunes ont dépassé qu'une en gagnant il comme elle est [Applaudissements] [Musique] salut arnold sa durée me salue vous avez enquêté pendant une semaine dans le 93 le département de seine saint denis en vous demandant si la banlieue étaient gilet jaune donc vous avez été à plusieurs endroits donc d'abord dans une assemblée du 93 qui était organisée par le comité gilet jaune de montreuil ensuite sur le terrain sur un rond point avec des gilet jaune du comité de la courneuve et enfin à la rencontre d'almamy kanouté porte-parole du comité à damas alors not pourquoi avoir été à sa rencontre spécifiquement faut donner à la rencontre semble en passe quand même le comité avait le comité d'avoir fait avaient appelé sur les réseaux sociaux à une jonction entre les cartes populaire l'ailé gilet jaune je me sens qu'elle était très relevée par les médias et donc qu'on voulait on a voulu savoir ce que ça en était comment ça s'était passé se demander s'il ya vraiment une jonction et je pense qu'on peut dire que nous n'avons quand on a commencé à se poser la question de faire ce reportage on s'est dit et ce que les banlieues son gilet jaune voilà par l avait pas plus pas plus que ça on y allait très naïvement l'assemblée du 93 et on s'est rendu compte que c'est beaucoup plus complexe que cela mais déjà avant d'aller plus loin en se devait de commencer par cette question de ce commencer par là donc c'est pour ça qu'on rentre dans notre reportage via via ce biais bah franchement à chaque fois j'entends des gens dire quand est ce que les banlieues vont venir et moi dans les manifs de gilet jaune des banlieusards à des banlieusards de gens voient vraiment beaucoup je croise énormément de gens qui viennent du 93 je croise beaucoup de gens du 94 et puis beaucoup de gens du 77 et bien sûr qu'ils aient changé les jaunes moi je vois le nombre de gens qui m'arrêtent dans la rue ou qui lorsqu'ils me voient ue sur les télés ou qui l'ont acculé une façon tous les sujets de conversation c'est léger les jaunes et on est avec vous et on va réussir et on va gagner et vous avez raison et on en a marre et on peut plus supporter et il était temps et les gens ça couvait depuis longtemps seulement il savait pas de quel manière pouvoir l'exprimer et en fin de compte moi je vois même quand on manifeste les gens ils se mettent aux fenêtres les gens des véhicules y aura le même pas qu'on les blocs qui klaxonnent il s'arrête des gens qui n'étaient même pas dans les manifestations qui étaient sur les trottoirs du coup ils vont dans les cortèges et y suivre donc ça ça suscite un engouement alors que d'habitude il n'y a pas grand chose qui fait discuter dans la jeunesse des lycées professionnels l'a réellement le mouvement 'y la colère des gilets jaunes s'ils sont reconnus y participer c'est un autre niveau ils ont participé à leur façon avec des mouvements de la jeunesse ou en réalité c'était pas tellement les réformes qui attaquent le lycée professionnel et qui d'ailleurs sont des réformes de mépris de classe mais c'était cette ambiance générale de colère populaire qui les a agité alors ça a pris des aspects un peu émeutiers dans certains dans certains cas mais en tout cas c'était vraiment une rage et qui rejoint complètement à mon avis celle exprimée par la révolte des filets jaunes je crois que c'est même pas une chanson c'est que c'est une colère commune c'est une colère commune en disant voilà on peut plus s'en sortir et pour la jeunesse des quartiers populaires c'est que l'avenir que nous propose cette société là elle est complètement bouché c'est une impasse ce gouvernement là il nous promet que des coûts 1 le ministre de l'éducation nationale il a quand même expliqué que pour les lycées professionnels en gros le français ça doit être au service de leur futur métier et tu veux apprendre la culture générale avoir les moyens d'une expression critique tout ça c'est pas fait pour eux et ça elles le ressentent ils ressemblent dans leur trip 1 les jeunes des quartiers populaires donc c'est même pas une convergence et que c'est une colère commune qui s'expriment contre une société qui est la société des riches quoi il ya un comité et des gilets jaunes à montreuil encore ce bois ça que nous sommes en train de faire consciemment train de faire la liaison entre la chromite et et puissent s'en tire avec une coordination et des gilets jaunes et du 93 comme on vient de le voir la plupart des habitants des quartiers populaires se revendique gilet jaune mais alors qu'est ce qui les différencie finalement du reste de la population et pourquoi est ce qu'on appelle la banlieue à converger avec les jets les jaunes en fait la première chose constaté dans les différentes qu'on compte fait c'est que ils se sont reconnus dans le mouvement car elle pose des questions très concrètes par rapport à leur quotidien la question des conditions de vie et la question de la vie chère etc donc forcément les habitants des quartiers populaires en banlieue ils se sont sentis concernés par ce mouvement il se sentit gilet jaune parce que ça soulever ces questions de survie en fait pour les quartiers pour les gens de bien sûr que leur partage les mêmes idées que que les jeunes il ya des points communs mais aussi leur part leurs revendications spécifiques sont spécifiques de l'amo le ddrrr des revendications qui sont d'ailleurs un peu différente de celle de certains gilet jaune même si au fond c'est un seul et même combat en fait parce que souvent on a la sensation que politiquement à ce que revendiquent les banlieues c'est halak uniquement sur les questions liées au racisme et aux discriminations mais il ya des questions très concrètes des questions matérielles en fait qui qui sont au premier plan des revendications portées par tes porté par les jeunes de banlieue ici à quasiment que des ouvriers et des ouvrières et la question c'est la question de la pauvreté c'est la question des galères quotidiennes qu'ont subi en tant que mon oeil aux arrêts banlieusarde de la misère dans laquelle on est et difficultés à se loger et difficultés à nourrir nos enfants et difficultés ben qu'on a on parce qu'on travaille loin de chez nous on prend le rer le matin à 6h30 qui est bondé donc non la question de la banlieue ce n'est pas uniquement la question du racisme et on a tout à fait c'est pour ça qu'on a tout à fait notre passe aussi dans l'ensemble du mouvement social au cameroun il ya une dimension c'est celle des quartiers c'est celle des quartiers des métropoles où les frais fixes pour les gens qui galèrent plus ou moins c'est le loyer et cette question n'a pas assez émergents le plafonnement des loyers c'est l'encadrement des loyers est un truc qu'il faut mettre en avant c'est pas un truc qui concerne les gens dans la creuse au caire mais c'est un truc qui nous concerne à la limite plus que certaines dépenses d'essence et a donc ça veut dire qu'il faut qu'on le porte tu veux savoir aussi que les transports sont très chers moi chaque fois que l'on va sur paris on prend une mobilis à nous coûte 12 euros parce que vous pensez bien que je peux pas prendre un aller et un retour il me faut quelque chose pour pouvoir circuler vu que on change plusieurs fois dans la journée de deux lieux et faut pouvoir accéder à tous les systèmes de transport en commun le service public qu'on veut dire par exemple il y avait 1 et un bureau d'aidé f à la peau neuve ca et à la loupe convention mais maintenant il n'est pas là peut pas se dire on n'est pas là où plat et beaucoup de bureaux sont en train de fermer est-ce que ça c'est une politique est ce que c'est une politique de proximité maintenant alors il ya un sujet qui est souvent revenu dans vos échanges avec les personnes que vous avez rencontrés pendant cette semaine de reportage c'est celui des violences policières pourquoi en banlieue en fait ils ont par exemple dû conduire ans ils ont pas ils la subissent depuis des années voilà donc ils n'ont pas attendu le mouvement des gilets jaunes ou qu'on en parle à la télévision pour pour alerter fait de la leyre déjà depuis des années des années et ils ont ce sentiment de ne pas être entendus maintenant il ya le mouvement des jeunes qui vont arriver et c'est là que les gens commencent à en parler comment ça on peut prendre conscience qu'on s'en fait de sa reprise sont en solidarité avec les jeunes qui subissent les violences policières en fait ils se sentent encore plus gilet jaune parce que ils savent ce que c'est que d'être brutalisés par la police et quand ils voient les images des ddd gilet jaune les autres gilet jaune quoi elle se faire à leur tour frappé agressé par la police ils se sentent solidaires mais en fait ils savent ce que c'est quoi ils se sentent concernés finalement à ouaga nous c'est sûr que l'on bâtit la police on ne s'attend pas à la voir on est au courant déjà ben je sais pas je parlais avec justement quelqu'un qui a intéressé enfin par le mouvement et qui a déjà fait des manifs il ya deux jours qui me racontait les violences policières qu'ils avaient subies suite aux émeutes de 2005 et c'était extrêmement violents s'étaient tenues en joue par la police plaqué au sol avec pas droit de bouger une oreille sinon il se faisait tabasser mois au quotidien à la violence policière et si je la vois je la vois sur mes voisins cet été je me suis j'étais avec un enfant de 6 ans un enfant de 8 ans s'est fait braquer par un flash-ball de police et j'aime vraiment très très peur donc ici on a vraiment effectivement l'habitude de la subir on n'est pas étonné par sa mais du coup c'est vrai qu'il ya beaucoup de gens autour de moi aussi qui hésite un petit peu aussi aller en manif parce qu'ils savent très bien qu'ils vont s'en prendre plein la gueule et que du fait qu'ils viennent du 93 ils vont rester un peu plus longtemps en garde à vue voire qui risque d'être placé en préventive et les répressions policières que nombreux citoyens français blanc je le précise sont en train de découvrir depuis certains moments je veux pas dire qu'on est habitués à prendre des coups de matraque mais je pourrais me dire tout ça on le connaît mais par contre quand nous on le signalait on le on le l'exprimer ouvertement on nous regardait un petit peu qu'un air interrogatif la masse tout plein d'énergie qui en banlieue ne vous inquiétez pas elle est très attentif sur ce qui se passe est tellement hâte at il que sept mois cela c'est que si nous nous retrouvons majoritairement au front ben on sait ce qu'on va manger on sait ce qu'on va manger puisque on mange déjà donc c'est malheureusement c'est triste de le voir comme ça c'est pas plus mal d'observer la situation actuelle parce que ça permettra de réajuster les les a priori qui existait ou non c'est à dire ça m'a rien juste et les choses et vous voyez là on est dans le même bourbier c'est là où on a de plus en plus de personnes qui qui était distant avec nos revues des revendications commence à avoir une réflexion différente sur cette question là en fait ne rajoutez pas en fait il n'avait pas les positions victimaire en fait il lui disait la vérité sur cette répression sur cette forme après tout est relatif mais c'est sous cette forme d'apartheid social que nombreux citoyens habitant les quartiers populaires ont pu apporter ou témoigner c'est une réalité ce que vous me dites aussi c'est qu'en fait vous vous êtes posé beaucoup de questions sur la légitimité des interlocuteurs que vous avez choisi puisque en fait on peut se demander est-ce que donc ses porte-paroles ces comités ces assemblées que vous avez rencontrés même le comité à damas qui est très médiatisée puisqu'il est à l'origine de l'appel justement à la convergence est à la jonction entre le combat des quartiers populaires et les combats des gilet jaune est ce qu'ils sont représentatifs est ce qu'ils sont légitimes pour parler au nom de la banlieue dans son intégralité c'est toute la question et c'est pas évident d'y répondre nous mêmes on n'a pas forcément la réponse en tout cas une chose est certaine si eux ne le sont pas personne ne l'est et ça pose un dilemme pour nous parce que ça veut dire qu'on a aucun interlocuteur à qui poser nos questions et pour y répondre que je pense pour la question de la légitimité chose qui arrivera je pense très rapidement c'est la notion de concertation c'est à dire quand une action est lancé et qui commence à vraiment faire l'effet boule de neige dans la spontanéité on n'a pas le temps de se dire ouais est ce que il nous représente ou non l'initiative pour moi reste quelque chose de noble et de quelque chose de 2 de positif pour justement faire remonter ce que ce que ce que les cols blancs ne veulent pas prendre en considération et ensuite au fil du temps ce qui s'est fait dans les derniers jours il ya eu des alliances entre des initiatives gilet jaune ou non et là quand on observe des alliances qui aboutisse à quelque chose de constructif et de solides là on peut commencer à parler de légitimité mais quand les choses se font dans la spontanéité il est trop tôt pour parler de légitimité pour ma part en tout cas je me permettrai pas de prendre la parole au nom des quartiers populaires si je n'ai pas fait l'effort de me concerter avec les différents acteurs actrices organisations qui sont en place depuis un certain nombre d'années dans ce quartier on sait une assemblée représentative d'une partie de la population malheureusement nous n'avons pas encore suffisamment de monde et notamment les quartiers populaires qui sont pas encore représentée pour des raisons qui tiennent probablement au manque de confiance entre les uns et des autres peut-être aussi au fait qu' ils n'ont peut-être pas toutes les informations et peut-être qu'il ya de la peur parce qu'il y aurait des racistes dans les gilets jaunes on ne devrait nous non blancs ne prend pas de ne pas prendre part à cette mobilisation qui nous concerne aussi parce que à force après je peux comprendre certains à force d'être exclu à force déçu des propos et des actes d'exclusion ont ce touriste lui nous mêmes donc pour moi moi personnellement j'ai pris part à la mobilisation des jeunes mais pas avec n'importe qui je me suis approché des organisations syndicaliste uno ou des associations qui ont pour habitude de se mobiliser quand il ya des appels de banlieusards quand il s'agit d'actions initié et mis en oeuvre par des habitants de banlieue donc c'est soit on décide à un moment donné de faire en sorte que nos différences ou nos divergences devienne une force ou soit on continue à rendre service au système qui en face de nous qui continue à nous envoyer droit dans le mur en fait ce que vous dites vous interviewez c'est que le fait même de leur poser la question de savoir si les quartiers populaires vont converger avec les gilet jaune c'est bizarre parce que finalement eux ils sont dans tous les mouvements sociaux et quand on leur pose cette question là ils ont l'impression de ne pas faire intégralement partie de la société puisque on les appelle à converger dans des mouvements sociaux dans lesquels ils sont déjà quand pose la question est ce que les banlieues son gilet jaune lorsque les banlieues vont j'en ai au moins des jeunes bien c'est comme si déjà en fait on est déjà en train de les exclure il harangue on les considère comme des citoyens à part deux secondes ariza de seconde zone et donc du coup c'est vrai m'arrive là on arrive à ce problème là en fait nous l'exploitation la vie aussi on vit on vit les galères quotidiennes que tous les ouvriers et tous les prolétaires de france yves et en plus de ça bien entendu on est bien on est complètement dans des territoires qui sont délaissés par l'état chez nous il ya l'état il est présent uniquement par la police et puis les pompiers de temps en temps les lycéens sont fait énormément de manifestations parce que avec parcours supplée lycéens du 93 pas du tout accès aux études supérieures et sont discriminés de par là où ils habitent donc oui on fait tout à fait partie du mouvement les cheminots le personnel hospitalier si on gratte bien si les journalistes font correctement leur boulot ils se rendront compte que de nombreux habitants de quartiers populaires font partie de ces travailleurs et travailleuses parce que l'idée c'est après ça devient plus une question de couleur oui les non blancs les noms ya plus à se poser cette question parce que nous faisons partie intégrante de cette société et les banlieusards ne sont pas obligé d'arriver avec des étendards ne soit obligé d'arriver avec des banderoles ne sont pas obligées de l'affiché il est hors de question de d'attendre une invitation de qui que ce soit c'est un moment donné on exclue depuis un certain nombre d'années dans des dans les concertations dans les mobilisations et autres aujourd'hui on est en capacité de s'imposer en fait on demande l'avis à personne vous vous en êtes arrivé à remettre en cause l'idée même d'interroger la banlieue de vous questionner de façon spécifique sur la banlieue car en fait le problème c'est de se poser cette question est justement de savoir si la banlieue et là ça pour vous c'est en fait c'est un héritage quelque part des clichés coloniaux en fait la banlieue les diverses on y retrouve différentes composantes de la société des classes sociales différentes nous souvent on a l'image du banlieusard comme étant un jeune de moins de 30 ans qui porte un sweat et une capuche qui écoutent du rap qui soit noir soit arabe sauf qu'en fait ça c'est une construction coloniale c'est un imaginaire collectif comporte mais qui n'est pas représentatif de la réalité des banlieues parler de jonction comme si la banlieue étaient à part elle pose déjà le problème en fait de la banlieue est un cas à part mais c'est ça c'est aussi une construction qui vient qui vient de l'école une construction sociale etc qui vient également de la presse de du traitement médiatique fait sur la banlieue des choix éditoriaux des différentes rédactions en voit dans les médias qui titre la banlieue grande absente du mouvement des gilet jaune la banlieue hésitent à rentrer dans le mouvement des gilet jaune comme si la banlieue en fait c'était une entité spécifique et qui n'était pas là en temps normal ça prouve en fait une représentation qui faussent de la banlieue ça fait des années et des années des années qu'il ya la propagande de la part des gouvernements de la part des médias sur les banlieues et du cou enfin effectivement il ya des problèmes de racisme dans mouvement mais c'est d'autant plus important que nous soit là qu'on soit présent de façon à pouvoir résoudre ses contradictions là dans la lutte un point ce serait de ne pas se la poser et de mettre les choses sous le tapis je pense que c'est une équipe en imposant les problèmes les questions de racisme qu'on peut les résoudre les médias quand ils tiennent ce genre de discours ou de titres comme je le précisais tout à l'heure c'est qu'il souhaiterait voir je pense un peu plus de non-blancs et c'est marrant que de devoir qui cherchent à provoquer cette forme d'interrogation parce que ces différents médias ont été les premiers à faire la une de leurs différents papiers avec en première page des non-blancs visage cagoulé en train de se battre avec la police est en train de tout crâne et dont paris des citoyens français ou des institutions encore du mal à comprendre qu' il faut considérer ces zones qui ont été exclus politiquement les voir comme des citoyens lambda et non de seconde zone et c'est vrai que ça pose problème encore aujourd'hui qu'une personne comme moi puisse avoir un discours politique ou même m'engager dans des échéances électorales où est ce que je veux dire on me verrais plus dans une association organiser des événements festifs culturels en restant entre les quatre murs de mon quartier alors que chez nous il ya des bonnes volontés qui en qui ont si on cette ambition de d'émerger de de bousculer les choses bousculer les choses et de continuer à provoquer à créer des alliances élargir les réseaux et pour pouvoir frapper plus fort du coup donc au terme de cette semaine de reportage vous qu'est ce que vous en tirer tout ça justement dont des rapports entre le mouvement des jeunes et jaunes et les appels à la banlieue à ce qu'elles rejoignent ce mouvement etc nous on est journaliste donc déjà on a apporté des éléments de réponse des éléments de réflexion surtout pour essayer d'y répondre personnellement moi je crois que on pourra avancer sur ces questions uniquement quand on aura changé totalement radicalement nos représentations de ces territoires en fait le problème aujourd'hui c'est que le mouvement social doit évoluer sur ces questions là on a ri temps de considérer la banlieue comme étant un territoire à conquérir la banlieue n'est pas un territoire à conquérir elles vont lui être un territoire comme un autre comme comme le sont les campagnes comme le sont les grandes villes et c est seulement à partir du moment où on aura compris que la banlieue c'est un territoire comme le territoire voisin que finalement ce regard un peu biaisé l'un sur l'autre cette défiance qui existent se sentir une marginalité que ressentent les habitants des quartiers de banlieue seulement à ce moment là on pourra avancer et une jonction existera dans les faits mais qui serait une jonction pas forcément théorisé dans les têtes ou dans les écrits mais qui serait une sanction faite naturellement par la force des choses en fait moi ce que je pourrais juste c'est que les legends cars scolaires fait songer les jeunes depuis des années pour moi c'est ce que je pense c'est qu'il y en ait plus d année pendant les révolte pour en prenant les violences urbaines de 2005 c'était en fait on va dire un mot c'était pour moi c'est un mouvement de contestation un peu semblable au mouvement des jeunes donc pour moi cette époque là il était gilets jaunes ont certes c'était différent sais pas c'était pas sur paris sur les champs elysées mais il était c'était en mesure d'aider les jeunes mais dans leur quartier qui veulent se faire entendre pour un but spécifique toujours les mêmes raisons qu'on retrouve en 2018 plus de justice sociale et c'est là plus de justice plus de moyens plus de moyens dans les quartiers dans les quartiers de plus de 2 - dans les écoles plus d'activités pour les jeunes - de répression policière enfin plus de répression policière tout court d'ailleurs nous mêmes on a dû se remettre un petit peu en question pendant ce temps ce sujet parce que nous même en est parti avec un biais celui de vouloir interroger la banlieue comme si la banlieue c'est quelque chose un bloc politique homogène sauf que la banlieue elle est concernée par tout ce qui se passe en france parce que les politiques publiques elle touche la banlieue comme d'autres territoires parfois certaines politiques touche encore plus la banlieue que d'autres territoires on l'a vu par exemple avec parcours sur l'un des départements les plus touchés par parcours sub c'était les lycées de seine-saint-denis où il y avait des des proportions énormes de lycéens qui n'avait eu satisfaction d'aucun de leurs voeux cet été ou pour la rentrée et donc forcément ils sont concernés par tous les mouvements sociaux quand il ya un mouvement social en france mais la banlieue est lié mais seulement la banlieue elle n'a pas besoin de s'afficher pour y être mais pas merci du coup pour cet échange très constructif merci à toi